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JOURNAL
DE
BOTANIQUE
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JOURNAL
DE
BOTANIQUE
Directeur : M. Louis MOROT
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Docteur et sciences, assistant an Muséum d'Histoire naturelle.
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BUREAUX DU JOURNAL
9, rue du Regard, 9
PARIS, VIU A RRL
16' ANNÉE. N" i. JANVIER iyo2.
JOURNAL DE BOTANIQUE
Directeur : M. Louis MOROT
SUR LE GENRE BECCARINE
DE LA FAMILLE DES DENDROPHTHOACÉES
Par M. Ph. VAN TIEGHEM.
Telle qu'on l'a limitée dans un travail antérieur (i), la famille
des Dendrophthoacées comprend toutes les Loranthinées qui
ont la corolle gamopétale et l'ovaire uniloculaire à loge oblitérée.
D'après l'insertion de l'anthère sur le filet, qui est tantôt basi-
fixe, tantôt dorsifixe et oscillante, et d'après la présence ou
l'absence d'un albumen autour de l'embryon, les genres s'y
groupent, comme on sait, en trois tribus. Les Dendrophthoa-
cées à anthères basifixes et à embryon pourvu d'un albumen
forment la tribu des DendrophlJwées. Celles qui ont les anthères
basifixes avec un embryon dépourvu d'albumen composent la
tribu des Aétanthées . Celles qui ont les anthères dorsifixes et
oscillantes constituent la tribu des Siphanthémées. C'est à la
première de ces trois tribus, celle des Dendrophthoées, qu'ap-
partient le genre qui fait l'objet de cette Note.
De toutes les Loranthinées récoltées à Bornéo par M. Beccari
et qu'il m'a très obligeamment permis d'étudier dans son Her-
bier, la plus remarquable est assurément celle dont j'ai fait,
en 1894, le type d'un genre nouveau, que je lui ai dédié sous le
nom de Beccarine (Beccariua) (2). Elle a été trouvée à la
1. Ph. Van Tieghem : Sur les Phanérogames sans grajnes formant le
groupe des Inséminées (Comptes Rendus, 29 mars 1897) et Éléments de Bota-
nique, 3* édition, II, p. 288, 1898.
2. Dans ma Note de 1894 {Bull, de la Soc. Bot., 14 décembre 1894, p. 597),
me fondant sur l'existence de trois paires de sacs polliniques et plus tard de
trois loges à chaque anthère, j'ai donné à ce genre nouveau le nom de Trithe-
canthera. Depuis, m'étant assuré que ce caractère n'était qu'accidentel et que
normalement l'anthère a d'abord quatre sacs polliniques et plus tard deux loges,
comme à l'ordinaire, j'ai dû retirer ce nom, que j'ai remplacé par celui de
Beccarina {Bull, de la Soc. Bot., 22 mars 1805, p. 249).
2 JOURNAL DE BOTANIQUE
source du Batang-Lupar, province de Sarawak, en mars 1867, et
porte le numéro 3.148. A en juger par les sommités de branches
qui constituent les échantillons et qui mesurent 10 à 15 milli-
mètres de diamètre, la plante est très vigoureuse et de grande
taille. La fig. 1, A, représente une de ces sommités, réduite au
cinquième de la grandeur naturelle.
Les feuilles y sont verticillées par quatre au sommet. Le
verticillese compose, en réalité, de deux paires de feuilles oppo-
sées, insérées l'une un peu plus bas, l'autre un peu plus haut.
Elles sont grandes, brièvement pétiolées, à limbe épais, coriace,
ovale, atténué à la base et au sommet, penninerve, à bord
entier, à nervures latérales espacées, concaves vers le sommet,
bien visibles sur les deux faces, qui sont dissemblables. Le
pétiole mesure 2,5 à 3 centimètres de long, le limbe 27 à
30 centimètres de long sur 10 à 12 centimètres de large.
Fortement épaissi et cutinisé sur la face supérieure, l'épi-
derme du limbe n'a de stomates que sur la face inférieure. Palis-
sadique sur deux rangs en haut, son écorce renferme dans son
épaisse couche lacuneuse des cellules silicifiées groupées en
nodules et des sclérites étoilées, à membrane très épaissie et
lignifiée, dont quelques-unes enfoncent leurs branches perpendi-
lairement dans la couche palissadique jusqu'au contact de l'épi-
derme. Les méristèles y sont dépourvues de fibres péridesmiques.
Au-dessus du verticille foliaire, la branche se continue en
une inflorescence terminale (fig. 1, A). Ou bien le bourgeon
terminal avorte au centre du verticille et c'est à l'aisselle des
deux feuilles de la paire la plus haute que se forment deux ra-
meaux florifères, qui divergent en forme de V. La région termi-
nale florifère de la branche ou chacun des rameaux latéraux
florifères mesure 35 à 40 centimètres de long et se compose de
deux régions bien distinctes.
La région inférieure, arrondie ou, plus exactement, octo-
gonale à angles émoussés, mesurant 10 à 15 centimètres de
long avec plus d'un centimètre de diamètre à la base, porte
des bractées rigides et noires, creusées en forme de sabot ou
de demi-nacelle, disposées par verticilles de quatre, régulière-
ment alternes, dont il y a de six à huit ; les bractées d'un même
verticille sont parfois situées à des hauteurs un peu différentes.
La région supérieure, quadrangulaire, longue d'environ
Ph. Van Tiegheji. — Sur le genre Beccarine. 3
25 centimètres, atténuée progressivement vers le sommet, où
elle finit en pointe mousse, ne porte aucune bractée. Elle
Fig. 1. — Beccarina xiphostachya v. T. — A, sommité d'un rameau portant un verticille
de quatre feuilles et terminé par un épi tlorifère. En bas, les fleurs sont épanouies, quel-
ques-unes ont même déjà perdu leur corolle et leur androcée ; plus haut, elles sont encore
en bouton; plus haut encore, le rameau est stérile, en forme de dague. — B, corolle
détachée et coupée en long, montrant les étamines épipétales concrescentes avec elle
jusque dans ses segments, avec anthères presque sessiles. — C, ovaire infère, détaché
après la chute de la corolle staminifère, surmonté du calice tubuleux et du long style
persistants, et entraînant avec lui à sa base la bractée mère en sabot (1/5 grand, nat.).
constitue un long- appendice stérile, comparable à celui de
l'inflorescence de beaucoup d'Aracées. Ce caractère, unique
4 JOURNAL DE BOTANIQUE
jusqu'à présent, non seulement clans la famille des Dendroph-
thoacées, mais dans l'ordre tout entier des Loranthinées, permet
déjà de reconnaître ce genre entre tous.
Terminaison directe de la branche feuillée ou rameau axil-
laire d'une de ses feuilles supérieures, l'axe florifère a, dans la
zone interne de son écorce, une couche presque continue de cel-
lules scléreuses lignifiées. Les faisceaux libéroligneux de la
stèle sont petits et ont chacun en dehors d'eux un gros faisceau
fibreux péricyclique. La moelle renferme aussi des cellules
scléreuses, groupées en un petit nombre de gros nodules.
A l'aisselle de chacune des bractées en nacelle de la région
inférieure de l'axe florifère se trouve enchâssée une grande
fleur sessile ; l'inflorescence est donc un épi.
Le calice est gamosépale tubuleux, à bord obscurément
quinquélobé. Les cinq sépales qui entrent dans sa constitution
sont dépourvus de méristèles, comme d'ordinaire dans cette
famille; l'écorce y renferme, à quelque distance de l'épiderme
inférieur ou externe, une couche presque continue de cellules
scléreuses à membranes lignifiées, correspondante à celle qui
existe à cette même place dans l'axe florifère.
La corolle, épaisse et coriace, est gamopétale en forme de
long tube souvent arqué, à cinq lobes alternes avec les lobes
calicinaux. Elle mesure 13 à 15 centimètres de long : 9 à 1 1 pour
le tube, 4 environ pour la partie libre des pétales (fig. 1, B).
Comme les sépales, les pétales ont dans leur écorce, à quelque
distance de l'épiderme inférieur ou externe, une couche sclé-
reuse presque continue ; mais ils ont chacun une méristèle, qui
est dépourvue de fibres péridesmiques.
L'androcée a cinq étamines épipétales, dont le filet est con-
crescent avec le pétale superposé, non seulement dans toute la
longueur du tube, mais encore jusque vers le milieu de la partie
libre du pétale (fig. 1, B)\ aussi l'anthère est-elle presque ses-
sile. Elle est basifixe, étroite et longue, mesurant 16 à 17 milli-
mètres de long sur 2 millimètres de large. Elle porte sur sa face
interne deux paires de sacs polliniques, s'ouvrant par autant de
fentes longitudinales. Simple dans le filet, dont l'écorce n'a pas
de couche scléreuse, la méristèle de l'étamine, dépourvue de
fibres péridesmiques, se divise en cinq branches côte à côte
dans l'anthère.
Pu. Van Tieghem. — Sur le genre Beccarinc. 5
Le pistil se compose de cinq carpelles alternipétales, ou-
verts et concrescents bord à bord dans toute leur longueur, de
manière à circonscrire en bas une seule loge ovarienne, de
bonne heure oblitérée, et à se prolonger en haut en un style
aussi long que la corolle, mesurant par conséquent jusqu'à
15 centimètres, et légèrement renflé en sphère au sommet. Sous
le fond de la loge oblitérée se développent plusieurs macro-
diodes, produisant autant de prothalles femelles, qui s'allon-
gent vers le haut à la rencontre des tubes polliniques. Au-
dessous de ces prothalles s'étend, comme d'ordinaire, une
cupule lignifiée ou hypostase, qui prend dans le cas actuel, où
elle est fort épaisse, la forme d'un verre à boire. Son rôle est,
ici, comme partout ailleurs, d'arrêter vers le bas en la forçant
à se reporter tout entière vers le haut, la croissance d'abord
des prothalles femelles et plus tard de l'albumen issu de
la mésocyste après la formation de l'œuf et du trophime (1).
Chaque carpelle, dépourvu de cellules scléreuses, a une méri-
stèle sans fibres péridesmiques, qui s'y prolonge jusqu'au som-
met du style.
Ainsi constitué, le pistil est concrescent avec les trois verti-
cilles externes, eux-mêmes concrescents entre eux, dans toute la
longueur de l'ovaire, qui est infère. Après la chute de la co-
rolle et de l'androcée, cet ovaire infère, dont la surface est lui-
sante et noire, et qui mesure environ 1 centimètre de long, de-
meure surmonté par le tube court, long de 3 à 4 millimètres, pro-
venant du calice persistant, et par le style, également persistant
et rigide, dont la base est entourée d'un bourrelet pentagonal.
Quand il se détache de l'axe de l'épi, l'ovaire infère entraîne
avec lui la bractée mère de la fleur, noire et rigide comme lui,
et renflée en une large bosse dorsale (fig. 1, C).
La composition de cette fleur peut être résumée par la for-
mule : F = [(5 S) + (5 P + 5 Ep) + (5 C)].
D'après l'appendice stérile quadrangulaire, qui prolonge l'axe
de l'épi en forme de dague ou de fleuret, j'ai nommé cette plante
Beccarine xiphostache (Beccarz')ia xiphostachya) (2). C'est,
jusqu'à présent, la seule espèce connue de ce remarquable genre.
1. Voir sur ce sujet : Ph. Van Tieg-hem : L' Hypostase, sa structure et son
rôle constants, sa forme et sa situation variables (Bulletin du Muséum,
décembre iqoi).
2, De £îcpoç, épée, et CT?yijç, épi.
6 JOURNAL DE BOTANIQUE
NOTE SUR LES MOUSSES NOUVELLES
RÉCOLTÉES A LA GUADELOUPE ET A LA MARTINIQUE
PAR LE R. P. DUSS
Par M. Ém. BESCHERELLE.
Le R. P. Duss, professeur au Collège diocésain de la Basse-
Terre (Guadeloupe), bien connu des botanistes par ses travaux
sur la flore phanérogamique de la Guadeloupe, s'est adonné
dans ces dernières années à la recherche des Cryptogames de
cette île. M. Patouillard s'est chargé de déterminer les Cham-
pignons. M. Corbière a bien voulu étudier les Hépatiques et
c'est à moi qu'est incombé le soin de nommer les Mousses. J'ai
reçu du P. Duss, depuis 1898 jusqu'à la fin de 1900, quatre cents
numéros de mousses de la Guadeloupe et une vingtaine de
la Martinique. Après les récoltes de L'Herminier et celles de
M. Husnot, il y avait peu d'espoir de trouver de nouvelles
espèces. Le plus grand nombre des échantillons appartient en
effet à des types déjà décrits et indiqués dans ma Florule des
Antilles françaises. Cependant j'ai été assez heureux pour
découvrir dans les envois du P. Duss onze nouvelles espèces,
dont sept appartiennent à la Guadeloupe et quatre à la Marti-
nique. La diagnose de ces espèces est ci-après.
1. Leucobryum perangustum Besch. sp. nov.
L. angusto brasiliensi simile, sed foliis albido-viridibus longius
lanceolatis cuspidatis saepe curvulatis.
Martinique, sur un arbre, route de la Trace, des fonds Saint-Louis
aux Deux Chous (P. Duss, n° 5, stérile).
2. Gonomitrium Dussianum Besch. sp. nov.
Dioicum! perpusillum, viride, plerumque simplex. Folia erecto-
patentia, 10-12 juga, lanceolata, latiuscule cuspidata, fere undique
immarginata, integerrima, cellulis minute quadratis obscuris ad
margines rotundis prominentibus, costa cum apice finiente; lamina
vera folii médium haud superans margine basi sensim limbatula; lami-
na dorsalis angusta basi rotundata. Capsula in pedicello inferne geni-
eulato vix 1 millim. longo tenui erecta, ovato-cylindica, minuta, setate
rufa, operculo conico, rectirostro, calyptra minutissima, conica, laevis
Km. Beschekelle. — Mousses de la Guadeloupe et de la Martinique. 7
styllidio longo persistente. Flores masculi in axillis foliorum nascentes,
minuti, foliis concavis subito longe attenuatis. Folia perichaetialia
caulinis superioribus similia, sed angustiora, erecta.
Martinique, camp de l'Aima, sur les arbres pourrissants (P. Duss,
n° 1.3).
Espèce très voisine du C. hemi'loma, en diffère par l'inflo-
rescence dioïque, les feuilles moins aiguës, sublimbées seule-
ment de la base au milieu dans la lame ventrale {lamina vera).
3. Brachymenium (Peromnion) mnioides Besch. sp. nov.
Dioicum. Cespites laxi, brèves. Caulis erectus vix 1 centim. altus,
simpliusculus, superne prolifer, rosulato-foliosus. Folia mnioidea,
apice rotundo-spathulata, basi angusta, siccitate flexuosa, undulata,
limbo tricellulato flavido tantum apice denticulato late marginata,
cellulis hexagonis latis ab basin rectangulis et subquadratis hyalinis
reticulata , costa perlonga excedente cum apice curvato finiente per-
cursa. Folia perichaetiala intima minora, lanceolata, cuspidata, vix
marginata, integerrima, archegoniis copiosis. Flores masculi ex femi-
neis proximi, nidulantes sed distincti radicantes, fasciculosi minutis-
simi foliis apice rosulatis parvis ovato-lanceolatis integerrimis elim-
batis costa brevi vel obsoleta; antheridia pauca brevia. Capsula in
pedicello rubro 1 centim. longo cylindrica, 2 millim. longa, rufescens,
operculo conico elongato recto, annulo composito. Peristomium
duplex. Exostomii dentés externi elongati, opaci, fuscescentes. En-
dostomii dentés in membrana obsoleta supra capsulas orificium haud
producta, longi lineares punctulati.
Guadeloupe, sur les arbres, Chemin du grand Etang, 260 m.
ait. (P. Duss, n° 1018).
Se rapproche par le port du B. Pi'ttierfR.ç.n. et Card. de
Costa Rica, mais s'en éloigne dès l'abord par la brièveté des
pédicelles, la capsule cylindrique et les feuilles arrondies en
spathule au sommet.
4. Brachymenium Martinicae Besch. sp. nov.
Dioicum?, dense cespitosum, rufescenti-tomentosum. Caules
parvi, conglomerati, 1 centim. vix longi, simplices vel innovantes.
Folia rosulata, sicca flexuosa, e basi ad marginem usque tantum den-
ticulatum flavidum late marginata, inferiora ovato-rotundata, superiora
magis acuminata, cellulis regulariter hexagonis inferne rectangulis
reticulata; costa crassa in pilum longum flavidulum producta. Capsula
in pedicello 6-8 millim. longo rubro erecta, ovata, minuta, brunnea, sub
ore coarctata. Peristomium et operculum desunt.
8 JOURNAL DE BOTANIQUE
Martinique, sur les arbres, au Morne rouge, 520 m. ait. (P. Duss,
n° 1623).
5. Distichophyllum Dussii Besch. sp. nov.
Dioicum? Cespites densi, late gregarii, aurati. Caulis perpusillus,
2-3 millira. longus, dichotomus. Folia rosulata, flexuosa, spathulata,
basi longe angustissima, ovato-oblonga, late acuminato-cuspidata,
flavida angustissime hyalino-limbata, integerrima, cellulis parvis
rotundo-hexagonis parietibus incrassatis, costa folii medio evanida.
Folia perichaetialia 2-3, minutissima, ovato-lanceolata, longiuscule
acuminata, integerrima, latiuscule limbata. Capsula in pedicello
perbrevi (2 rnill.) apice curvato ruguloso incrassato minutissima,
ovata, urceolata, ore ampliore, fuscata, inclinata vel aetate horizon-
talis. Cetera ut in D. aurato.
Martinique, sur les bois pourris, Camp de l'Aima (P. Duss, n°4).
Cette petite espèce diffère des/). Mariei Besch. et D.par-
vulus Sch. parle port, parles feuilles flexueuses, plus longues,
d'un jaune doré, à limbe marginal moins épais, par les cellules
foliaires plus grandes , régulièrement hexagonales, moins
épaisses, et par la petitesse des tiges et des pédicelles. Elle se
rapproche davantage du Mniadelphus aurahis C. Mûll. de Tri-
nidad, mais s'en éloigne par les feuilles supérieures plus larges
au milieu, plus étroites à la base, à marge moins épaissie et
moins large, à acumen plus long.
6. Distichophyllum longipilum Besch. sp. nov.
Caulis semiuncialis, adscendens, dichotomus, crassus. Folia erecto-
patentia, siccitate crispula, rufescentia superne flavida, mnioidea, e
basi latiuscule ovato-lanceolata, undulata, limbocrassiusculo in acumen
longum tenuissimum curvulum producto marginata, cellulis amplis
regulariter hexagonis parietibus incrassatis ad basin versus costam
longe rectangulis ad margines longe rhombeis hyalinis, costa longa
infra apicem evanida. Folia perichaetialia minuta, pana, ovatc-lanceo-
lata, longe acuminata, limbo tenui vel obsoleto marginata, integerrima
undique laxe reticulata. Capsula in pedicello 3-4 millim. longo cur-
vulo rubro inclinata, ovato-urceolata, lœvis, irregularis, ore ampliore,
operculo brevi rostrato. Cetera ignota.
Guadeloupe, sur les arbres pourris, vallée de Saint-Louis (P. Duss,
n° 1817).
Diffère de ses congénères des Antilles françaises par la gran-
deur des feuilles à nervure s'évanouissant près du sommet et à
Em. Bescherecle. — Mousses de la Guadeloupe et de la Martinique. 9
acumen très long; se rapproche par le port du D. Krausei
Lortz, de Valdivia.
7. Hookeria Dussii Besch. sp. nov.
Dioica? Cespites lati, luteo-virides, depressi. Caulis aune elongatus
uncialispinnatusramisbrevibusdivisus apice simplex radicans,nuncde-
pressussemiuncialisraraiserectis dense foliosisacutis parce divisus.Folia
compressa, ovata, elongate acuminata, inflexa vix oispulasicca corru-
gatula, dense erecto patentia et erecta apice dentibus brevibus ob
papillara skigulam terminalem subgeminatim dentata ; costis angustis
divergentibus infra apicem evanidis dorso laevibus apicibus prominen-
tibus; cellulis laxe rhombeis pellucidis basi rectangulis. Folia peri-
chaetialiacaulinisbreviora, longe ligulato-cuspidata,geminatim dentata,
ccostata. Calyptra apice rugulosa. Capsula in pedicello 1 cent, longo
gracili tantum apice ruguloso rubro horizontalis, ovata, minuta.
Operculum?
Guadeloupe, route de Matclgone à la Savane aux Ananas, sur la
terre, 900 m. ait. (Duss, ^939).
Voisin de V Hookeria gnadahipeiisis (Brid.), mais différent
au premier abord par la couleur d'un vert jaunâtre, par les
feuiiles brièvement acuminées, non subulées, par les pédicelles
capsulaires et la coiffe légèrement verruqueux.
8. Pilotrichidium Dussii Besch. sp. nov.
Caulis repens; rami secundarii penduli, 6 cent, longi, pinnati
ramulis 1-2 cent, longis saepe bifurcatis obtusis atro-viridibus divisi.
Folia distichia, erecto-patentia, plana, laevia, basi late ovato-lanceo-
lata, late acuminata, apice obtusiuscula, integerrima, cellulis minute
quadrato-rotundatis obscuris laevibus inferioribus quadratis hyalinis
reticulata, costis supra folii médium evanidis lœvibus. Folia perichae-
tialia breviora, angustiora, acuta, integerrima. Capsula in pedicello
2 cent, longo purpureo apice tuberculoso curvato horizontalis, pendu-
lave, ovata, sub ore coaretata, brunnea, laevis, operculo longe
rostrato.
Guadeloupe, vallée de Saint-Louis, sur les arbres (Duss, n° 1808).
Diffère notamment du P. Antillarum Nob. par sa ramifica-
tion pinnée, ses feuilles plus longues, largement acuminées au
sommet, à nervures plus courtes et lisses.
9. Rhaphidostegium tenuissimum Besch. sp. nov.
Monoicum, densissime cespitosum, repens. Caulis brevissimus
io JOURNAL DE BOTANIQUE
ramis 2-3 millira. longis erectis viricliusculis divisus. Foliatenuissima,
minuta, madore erecto-patentia, sicca erecta, e basi angustissima
longe attenuata in cuspidem tenuissimam integram producta, ecostata,
cellulis inferioribus vesiculosis tribus albescentibus, superioribus
longe hexagonis epapillosis areolata. Folia perichoetialia caulinis fere
similia, curvula, longius cuspidata apice serratissima, inferne remote
denticulata. Capsula in pedicello laevi rubro 6-7 millim. longo
llexuoso inclinata, ovata, minuta, infra apicem coarctata, laevis, oper-
culo longo rectirostro. Exostomii dentés in conum incurvi, brèves,
lanceolati, papillosi. Endostomii dentés vix breviores, cilia?
Guadeloupe, vallée de Saint-Louis, sur bois pourri (P. Duss,
n° 1804).
Se rapproche par le port du Microcalpe corticina (?) Mitt.,
des Andes (Spruce n° 888), mais en diffère par les feuilles cauli-
naires plus allongées et plus ténues et les feuilles périchétiales
fortement dentées ; s'éloigne également du R. inicrostegùim
Sch., de la Guadeloupe, par la ténuité de toutes ses parties et
notamment par ses feuilles caulinaires plus petites, plus étroites,
entières, et par les feuilles périchétiales fortement dentées en
scie du milieu au sommet.
10. Taxithelium (?) thelidiellum Besch. sp. uov.
Dioicum ; caulis repens ramis patentibus laxissime pinnatis inaequi-
longis divisus. Folia patentia, scariosa, remota, llexuosa, minuta,
concaviuscula, ovata, sensim lanceolata, denticulata, ecostata, cellulis
elongatis seriatim papillosis (3-4) alaribus ad basin infimam quadratis
paucis hyalinis. Folia perichaetialia caulinis longiora, longe cuspidata,
margine nodoso-dentata, obsolète papillosa vel laevia. Capsula in
pedicello 8-13 millim. longo laevi rubro horizontalis pendulave,
minuta, ovata sub ore coarctata; operculo brevirostrato apice obtuso.
Peristomii exostomium siccitate incurvum, dentibus margine cristatis
apice longe attenuatisscaberrimis ; endostomium dentibus aequilongis,
ciliis binatis brevioribus.
Guadeloupe, sur un arbre, au Trou aux trois Diables (P. Duss,
11M364).
Offre le port et la couleur de X Ectropothecùuu lougisetum
Sch., de la Guadeloupe, mais en diffère totalement par les
feuilles caulinaires plus étroites, par les cellules foliaires pluri-
papilleuses et par les pédicelles capsulaires de moitié plus
courts; se rapproche aussi de VHypnum Mspidulum Brid.,
mais s'en éloigne par les cellules distinctement papilleuses.
N. Patouillaru et P. Hariot. — Le Bovista ammophila Lév. n
ii. Stereophyllum Matoubae Besch. sp. nov.
Dioicum ; cespites lati, deplanati, virides, sericei, intricati. Caulis
erectus, uncialis, ramis brevibus divisus. Folia lateralia erecto-paten-
tia, e basi angustiora, anguste coraplanata, concava, longe ovato-
ligulata, apice piano obtuse acuminata, denticulata, cellulis inferio-
ribus ad angulos minute pluribus pellucidis superioribus chlorophyl-
losis longis areolata, costa supra folii médium evanida. Flos femi-
neus gemmaceus foliis paucis basi late concavis subito in ligulam
longam apice obtusam denticulatam obsolète costatam producta. Cetera
desunt.
Guadeloupe, Matouba (Ed. Marie, n° 654) ; Bois du Nez Cassé,
sur les arbres (P. Duss, n° 16 1 3) .
Cette Mousse présente le port du ,S. contorte-operculatiim
C. Mùll., de Costa Rica, mais elle s'en éloigne par l'inflores-
cence dioïque et les feuilles dentées ; elle se rapproche aussi du
►S*, leptostegium Hpe du Brésil (Glaziou, n° 7423), mais cette
dernière a les feuilles entières et largement cuspidées, tandis
que l'espèce de la Guadeloupe a les feuilles dentées et obtusé-
ment acuminées.
LE BOVISTA AMMOPHILA LEV.
Par MM. N. PATOUILLARD et P. HARIOT.
Décrit et figuré par Léveillé dans les Annales des sciences
naturelles , 1848, p. 129, le Bovista ammophila est resté à peu
près inconnu et il ne paraît guère en exister actuellement d'autre
exemplaire que celui qui est conservé à l'Herbier cryptoga-
mique du Muséum de Paris. L'examen que nous en avons fait
va nous permettre de compléter la description de Léveillé, qui a
donné lieu à des appréciations aussi diverses qu'inexactes.
Quélet [Enchiridion, p. 240) en fait une simple forme de
son Globariaplumbea. Les botanistes américains l'ont fréquem-
ment signalé, mais le Champignon qu'ils prennent pour le
Bovista ammophila en est de tous points différent. M. de Toni
(Sylloge Fungorum, VII, p. 98) le considère comme « Bovistœ
plumbea.' affinis ». M. G. Massée (Journ.of Botany , 1888, p. 133)
12
JOURNAL DE BOTANIQUE
le décrit d'après un spécimen déterminé par Berkeley et qui
paraît se rapporter à une tout autre espèce.
Nous reproduisons ci-dessous la diagnose donnée par Léveillé:
Bovistelta ammophila. — A, Echantillon de l'Herbier du Muséum (état actuel, gr. nat.). —
B, Coupe longitudinale du même, montrant la base lacuneuse. — C, Spores. — D, U n
filament du capillitium.
Bovista ammophila loc. cit. t. 9, f. 5-6. — « Receptaculo
globoso-turbinato tomentoso verruculoso'albo, mycelio funicu-
liformi suffulto ; sporis globosis laevibus tenuissimis filamentis
que parenchymaticis olivaceis. — Hab. : Autumno ad terram
arenosam prope Burdigalam in loco dicto « Tète de Buch ».
« Obs. La forme globuleuse turbinée, la co uleur, le duvet,
N. Patouillard et P. Hariot. — Le Bovista ammophila Lév. 13
les légères verrues qui recouvrent le réceptacle, le long- mycé-
lium radiciforme enfin rendent cette espèce parfaitement recon-
naissable ; elle mesure en moyenne omo3 de diamètre et omo4 de
hauteur. Si on la compare au B. piumbea, la seule espèce avec
laquelle on puisse réellement la confondre, on la distingue
facilement, et au premier coup d'œil, à sa forme particulière. »
Cette diagnose peut être complétée comme il suit : péridium
remarquablement dur et rigide, ne s'affaissant pas sous le doigt ;
gleba n'occupant pas toute la cavité du péridium, mais limitée
à la moitié supérieure, la moitié inférieure formant une base
stérile lacunetise , dure, de coloration blanchâtre ; capillitium
analogue à celui des espèces typiques de Bovista, mesurant de
6 à 8 ;x de diamètre dans les gros filaments du tronc, s'allongeant
en branches de plus en plus grêles terminées en pointe ; spores
ovales de 4 a 5 X 4 !S munies d'un hile allongé.
Le caractère tiré de la présence d'une base stérile (fig. B)
montre que ce Gastéromycète doit être séparé du genre Bovista
pour prendre place dans le genre Bovistella, qui réunit la base
stérile de certains Lycoperdon et le capillitium des Bovista. Ce
sera le Bovistella ammophila.
Le genre Bovistella comprend actuellement trois espèces :
i° Bovistella radicata Pat. Bull. Soc. mycol. 1899, p. 55,
t. IV, f. 2.
Syn. Lycoperdon radicatum DR. et Mont., Syll. Crypt.,
p. 287; Massée loc. cit., p. 715.
Mycenastrum ohiense Eli. et Ever. J. of Mycol., I, p. 89.
Scleroderma ohiense De Toni Sylloge, VII, p. 137.
Bovistella ohiensis Morgan y. ofthe Cincinnati Soc. of Nat.
Hist., XIV, p. 141, t. V, f. 1-3.
Algérie ; Etats-Unis.
20 Bovistella paludosa Pat. loc. cit., p. 56.
Syn. : Bovista paludosa Lév. Ami. se. nat., 1846, p. 163.
Calva lia paludosa De Toni Syll., VII, p. 106.
France (Malesherbes).
30 Bovistella ammophila.
Syn. : Bovista ammophila Lév. loc. cit., De Toni Syll., VII,
p. 98 (non Massée nec Quélet).
France (La Teste de Buch).
14 JOURNAL DE BOTANIQUE
Nous ajouterons à cette note sur le Bovista ammophila
quelques observations qu'il nous a été donné de faire relative-
ment à des espèces peu connues, rapportées au même genre.
Bovista abyssinica Montagne, Ann. se. nat., 1845, p. 363.
— Base stérile très nette ; péridium verruqueux, spores et capil-
litium de Lycoperdon.
B. ASPERA Lév. loc. cit., p. 162. — Doit être considéré
comme un Lycoperdon. La base stérile, bien que réduite, est
nettement lacuneuse ; le capillitium ne présente pas de gros
troncs ramifiés-étoiles ; les spores globuleuses et lisses ont un
hile cylindrique très court. Dans la plante jeune le péridium est
recouvert de verrues dressées pyramidales, plus ou moins con-
niventes par le sommet, qu'on retrouve à la partie supérieure
dans les individus adultes.
B. bicolor Lév. loc. cit., 1846, p. 162. = Lanopila bicolor
Pat. Bull. Soc. myc.j 1899, p. 203.
B. FUSCA Lév. loc. cit., 1846, p. 303. — La diagnose de
cette plante a été omise dans le Sylloge de M. Saccardo, aussi
la reproduisons-nous ici : « Receptaculo globoso fusco sessili
vertice déhiscente, parenchymatis filamenta dichotome ramosa
sursum sensim attenuata sporisque globosis purpureo-nigrican-
tibus. — Hab. regn. Novae-Granatae ad terram. Just. Goudot
(Herb. Mus. Par.). »
C'est un vrai Bovista. Les spores sont globuleuses, lisses,
ayant de 4 à 5 u-, à hile très grêle, allongé, mesurant de deux
à trois fois la longueur de la spore; le capillitium est très
foncé, presque opaque, très rameux, avec les gros troncs
mesurant 12-16 \i-.
L'aspect général est celui du Bovista nigresceus, mais
il en diffère par ses spores nettement plus petites et par le
capillitium formant une masse laineuse qui se sépare faci-
lement de la paroi, mais jamais au même degré que dans
un Lanopila.
Le type de Léveillé est originaire de la Nouvelle-Grenade.
Le Bovista fusca a été retrouvé au Mexique par Salle et plus
récemment par d'autres mycologues américains.
F. Guéguhn. — Anatomie du style et du stigmate des P/ianérog-auies. 15
ANATOMIE COMPARÉE DU TISSU CONDUCTEUR
DU STYLE ET DU STIGMATE DES PHANÉROGAMES
(I. MONOCOTYLÉDONES, APÉTALES ET GAMOPÉTALES)
[Suite)
Par M. F. GUÉGUEN.
Chap. m. — Tissu conducteur des Apétales
Urticacées (PL 9) (i)
Le style du P arietarïa officinalis est faiblement aplati à la
base, et va s'élargissant jusqu'au sommet, où il se termine par
un stigmate à deux lobes verticaux formés par le reploiement de
la feuille carpellaire autour de son plan de symétrie. Ce stigmate
(ûg. i) porte deux sortes de poils, les uns urticants et les autres
collecteurs. Les poils urticants (fig\ 2) ressemblent à ceux de la
feuille des Orties, mais en diffèrent par leur pointe aiguë et fai-
blement barbelée : on n'y observe pas la disposition décrite par
Haberlandt dans les poils d'Ortie, et destinée à faciliter leur
rupture (2). Les collecteurs sont à peu près cylindriques (fig. 3) :
la membrane en est mince, et le suc cellulaire tient en dissolution
une matière colorante d'un rouge violacé qui existe également
dans un grand nombre des cellules de l'épiderme stigmatique,
et communique à cet organe sa couleur vive. Les poils urticants
sont surtout abondants et développés à la face antérieure du
stigmate ; les collecteurs se trouvent massés sur la face opposée,
suivant la ligne d'accolement des bords carpellaires : ils pa-
raissent toujours situés entre deux rangées de poils urticants.
Le tissu conducteur intrastylaire est à peu près semblable à celui
du Ficus que nous allons décrire.
1. F. Cohs, Die Caprification der Sykomoreii (58e [ahresb. Schles. Gesells. f.
Vaterl.Cultur, i88o);Breslau 1881. — Rudo\v,Z>/c Caprificationder Feigcu (DieNa-
tur, 1881, n° 18). — Tschirch et Œsterle, /. cit., fasc. 3 et 6, 1884. — H.-W.Ward,
The fertilisation of figs : stoncs in trees (The Gardner's Chronicle, nouv. série,
XXIV, 1885). — Beauvisage, Diœcie du Mûrier blanc (Bull. Soc. Bot. de Lyon,
XI, 1893, n°y). — Giov.Briosi et Fil. Tognini, Intorno alla auatomia del Canapa
[Cannabis sativa L.] ; Ricerche partie, sugli organi sessuali (Atti del R. Ist.
Bot. délia Univ. di Pavia, Sér. II, Vol. III, 1894). — Zinger, Zur Kennlniss d.
weiblichen Blùthcn und Inflorescensen bei Cannabincen (Flora, 1898).
2. Cette disposition consiste, comme l'on sait, en un amincissement oblique de
la paroi du poil un peu au-dessous de son sommet.
i6 JOURNAL DE BOTANIQUE
Dans le Fictis carica, l'ovaire est surmonté d'un style aplati
dans le sens antéro -postérieur, et terminé par deux branches
cylindriques subulées très inégales, dont l'une avorte fréquem-
I'l. 9. — Urticacées, Polygonacées.
i, Parietaria ojjïcinalis, ovaire et style; 2, poil urticant ; 3, poils collecteurs. — 4, Ficus
carica, coupe transversale du sommet du style ; 5 a 7, coupes successives du sommet à
la base du style, montrant l'épaisissement progressif de l'épiderme. — 8, Dorstcuia n/a-
citlata, ovaire très grossi ; 9, extrémité d'une branche stigmatique. — io, Salix ca-
praea, ovaire coupé verticalement; 11, paroi ovarienne en coupe longitudinale, avec
l'assise mécanique m. ; 12, coupe radiale d'un ovule, montrant le sac embryonnaire faisant
saillie au sommet du nucelle nue; 00s. , oosphère, n. s., noyau secondaire du sac. — 13,
Polyoonum Bislorta, extrémité d'une branche stigmatique; I-), coupe transversale de la
même.
ment. Des coupes transversales, menées à différentes hauteurs
(fig. 5 à 7), montrent que l'ovaire et le style sont parcourus par
un seul faisceau très réduit. Le style est recouvert d'un épi-
derme formé de cellules à parois externes épaisses et lisses, et
dont la hauteur augmente du sommet à la base de l'organe. Le
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 17
tissu conducteur est central, et. formé de collenchyme dont les
éléments isodiamétriques possèdent un lumen obscurément
hexagonal (fig. 4).
La cavité ovarienne n'est limitée du côté opposé à la nervure
que par l'épiderme qui réunit les bords carpellaires : elle est
occupée en grande partie par l'ovule. Le tissu conducteur est si-
tué dans l'angle de cette cavité opposé au faisceau libéroligneux.
Le Dorstenia maculata possède un style gynobasique sur-
monté de deux branches cylindriques subég-ales (fig. 8). On
observe ici un tissu collecteur nettement différencié, formé de
papilles claviformes appliquées (fig. 9); le tissu conducteur du
style est identique à celui du Ficus.
Les Urticacées sont donc caractérisées par un stigmate bifide,
dont l'appareil collecteur peut être plus ou moins papilleux : le
centre du style est généralement occupé par du tissu conducteur
plein.
Pipéracées (i).
La fleur du Piper nigrîim est pourvue d'un style très court
surmonté d'un stigmate trilobé : la surface de ces lobes, en con-
tinuité avec un canal stylaire étroit, est tapissée de poils en massue
qui se raccourcissent peu à peu en pénétrant dans le style. Dans
le Peperomia prostraia, l'ovaire uniloculaire est piriforme avec
effilure supérieure : la partie amincie ne constitue pas à propre-
ment parler le style, mais seulement un prolongement latéral de
l'ovaire. C'est en effet à la base de cette effilure, et sur le côté
externe delà fleur, que se trouve un stigmate sessile, qui consiste
en une touffe de poils cylindriques simples, implantés sur un tissu
dont les éléments isodiamétriques sont plus petits que ceux du
reste de la paroi ovarienne : le centre du tissu conducteur est
percé d'un étroit canal.
La position latérale du stigmate de cette espèce n'est que
l'exagération de ce que l'on constate dans d'autres Peperomia,
entre autres dans le P. blanda ; dans cette dernière espèce,
d'après Bâillon, le sommet de l'ovaire serait seulement incliné,
et pourvu d'un stigmate oblique.
1. Schmitz, Die Blùthenentwicklung der Piperaccen (Bot. Abhandl., ri,
1872 1. — Tschikch et Œsteri.e, /. cit., fasc. 5, p. 25.
i8 JOURNAL DE BOTANIQUE
Salicées (PI. 9).
L'ovaire du Salix caprœa est aplati latéralement, et s'étire
en une sorte de long- bec terminé par un stigmate bilobé, hérissé
de papilles simples, digitiformes, toujours couvertes de nombreux
grains de pollen.
Une coupe radiale de l'ovaire (fig. 10) montre qu'il est sur-
monté d'une portion stylaire courte, dont le centre est formé
d'un parenchyme à peine différencié, parcouru par deux faisceaux
libéroligneux. La cavité ovarienne est très allongée, les ovules
anatropes n'en occupant qu'une faible partie (fig. 10). Ils sont
insérés par une large base sur deux placentas hérissés de poils
simples, raides, aigus, et ressemblant entièrement, quoique de
taille un peu moindre, à ceux qui tapissent extérieurement l'o-
vaire. Ces trichomes sont destinés à former plus tard les longues
soies qui aident à la dissémination de la graine : cette der-
nière, en se détachant, entraîne donc avec elle une petite
portion du placenta, puisque les poils ne sont pas implantés sur
le funicule lui-même.
L'ovule est unitégumenté; le sommet renflé du sac em-
bryonnaire vient faire saillie à l'orifice du nucelle ; il est en
contact direct avec la face interne du tégument (fig. 12).
La paroi ovarienne, protégée par un épiderme pilifère,
comprend une assise hypodermique à cellules allongées vertica-
lement, puis deux couches de parenchyme arrondi, et enfin une
rangée d'éléments très cloisonnés (fig n, in) qui ne sont autres
que les cellules de l'assise mécanique, dont le jeu provoquera la
déhiscence du fruit par enroulement des deux valves vers
l'extérieur. L'assise mécanique est doublée d'un épiderme
interne, formé de cellules fortement allongées dans le sens
vertical, et qui joue vraisemblablement un rôle conducteur.
Polygonacées (PI. 9 et 10) (1).
Le style du Polygonum Bistorta se divise dès la base en trois
branches divergentes correspondant chacune à l'un des angles
de l'achaine: ces branches ont une section triangulaire arrondie,
et sont terminées par une tête sphérique supportée par un léger
1. Korshinsky et Monteverde, Pollinisation chez le Sarrasin (Bot. Ctbl.,
1900, n° 1).
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. ig
étranglement (P1.9,fig. 13). La surface de ce stigmate est formée
de cellules polygonales, qui donnent à l'organe un aspect réticulé-
chagrine, et le rendent éminemment propre à retenir le pollen.
En coupe transversale (PI. 9, fig. 14), chaque branche se
PL. 10. — POLYGONACEES (fin) : CHÉNOPODIACÉES.
1, Rheam officinale, stigmate en coupe longitudinale (gr. = 30); 2, fragment de la même
coupe. — 3, Rumex Hydroiapathum, branche stigmatique ; 4, pénétration de deux tubes
polliniques. — 5, Atriplex portnlacoides, coupe verticale schématique d'un jeune ovaire,
avec l'assise oxalifère ox en pointillé ; 6, portion grossie de la même coupe. — 7, Anta-
rantns crislatus, ovaire ; S, coupe verticale du même; ç, papille du même.
montre formée d'un parenchyme à parois minces presque sans
méats. La partie correspondant à l'angle ovarien est occupée par
un faisceau libéroligneux dont le bois se réduit à une ou deux
trachées ; le centre de l'organe, formé de petites cellules hexa-
gonales, paraît n'être pas la seule région conductrice, car dans
les fleurs âgées on aperçoit quelquefois des tubes polliniques
-o JOURNAL DE BOTANIQUE
parcourant le reste du parenchyme stylaire. L'épiderme est
faiblement ruguleux.
Si l'on pratique une série de coupes transversales vers le
point de réunion des divisions stigmatiques, on observe que
celles-ci se soudent complètement entre elles sur une portion
très réduite de leur longueur, de manière à donner, par leur
réunion, un tissu conducteur formé de cellules à parois un peu
épaissies, analogues à celles que l'on trouve dans le style àxxFïats.
Un peu au-dessous de ce point, la cavité ovarienne apparaît et
s'élargit brusquement.
Dans le stigmate du Rheum officinale, nous assistons à
l'apparition d'un rudiment de papilles collectrices. Chacune des
divisions du style est très courte, recourbée vers le bas, et
s'épanouit en un large stigmate réniforme rabattu jusque sur la
paroi de l'ovaire (PI. 10, fig. i). Cet organe persiste jusqu'à la
maturité de l'achaine, comme dans bon nombre de Polygonées:
on le trouve souvent garni de nombreux grains de pollen, qui
enfoncent leurs tubes dans les anfractuosités delà surface.
En coupe longitudinale, chaque tète stigmatique est recou-
verte d'un épidémie à parois minces, et à cellules verticalement
allongées formant une surface raboteuse (fig. 2) : chacune d'elles
est munie d'un noyau central, avec protoplasme réfringent. Le
tissu sous-jacent consiste en files d'éléments allongés convergeant
vers le centre de la fleur. Les bases des branches stigmatiques,
surplombant la cavité ovarienne, forment dans celle-ci, par leur
juxtaposition, une sorte de tampon assez analogue à l'obturateur
décrit par Bâillon dans les Euphorbiacées. Ce tampon, à travers
lequel cheminent les tubes polliniques, vient se mettre en rapport
avec le bord renflé du tégument de l'ovule : la continuité du trajet
conducteur se trouve ainsi réalisée.
Le stigmate du Rtimex Hydrolapatlmm est encore plus
profondément différencié. Chacune des divisions de cet organe
forme un pinceau dont chaque poil est un long trichome
massif analogue à ceux que l'on observe chez les Graminées,
c'est-à-dire rendu noueux par les extrémités arrondies des
cellules qui le composent (PI. 10, fig. 3). Une telle structure est
éminemment propre à favoriser la pollinisation (1) : à la surface
1. On observe aussi sur de tels stigmates la présence constante de corps
étrangers (poils de diverses plantes, conidies g-ermantes de Mucédinées, etc.).
F. Guéguen. — Anatojnie du style et du stigmate des Phanérogames. 21
de ces poils, on trouve généralement (PI. 10, fig. 4) un grand
nombre de grains de pollen qui germent en pénétrant dans leur
intérieur. Au-dessous de cette sorte de pinceau, l'épiderme du
style est lui-même prolongé en papilles courtes et irrégulières
qui lui donnent un aspect bosselé ; la membrane de ces papilles
est pourvue de très fines aspérités.
En résumé, on assiste dans les Polygonées, de la Bistorte
aux Rumex,2L une différenciation de plus en plus grande du tissu
collecteur ; on observe à la fois, dans cette famille, des ovaires
nettement acropylés (Rheiun) et des ovaires clos (Polygomtm).
Il n'y a là qu'une différence de degré, due à la réunion plus ou
moins complète des branches stigmatiques.
Ghénopodiacées (PI. 10 et 11) (i).
L'ovaire de V Alriplex portulacoides est surmonté de trois
lobes couverts de papilles en doigt de gant : au centre de ce
stigmate sessile existe un canal à parois accolées, courtement
pilifères, qui s'ouvre au sommet de la cavité ovarienne où il
débouche au milieu d'une sorte de bourrelet tapissé de cellules
papilleuses : ces cellules se continuent jusqu'à une certaine dis-
tance de l'orifice du canal.
Une particularité intéressante réside dans la présence d'une
assise oxalifère située immédiatement au-dessous de l'épiderme
interne, et formée de cellules à sable (PI. 10, fig. 5 et 6, ox) qui
enveloppent toute la cavité de l'ovaire à l'exception de la région
qui avoisine le canal conducteur. Cette région, formée de cel-
lules plus petites que le reste de la paroi, ferme l'ovaire à son
sommet comme un bouchon percé au centre. 11 n'existe donc pas
de véritable style, mais seulement une prolifération profonde
du tissu sous-jacent aux papilles stigmatiques.
Le Beta vulgaris offre une structure analogue. Les trois
lobes stigmatiques forment un infundibulum dont les parois
sont recouvertes de poils simples très allongés et distincts à la
périphérie, de plus en plus courts et enchevêtrés vers le centre
de l'entonnoir : il n'existe pas ici de bourrelet au plafond de
l'ovaire. L'assise oxalifère présente la même répartition que dans
1. Ad. Brongniart, Mémoire sur la génération et le développement de
l'embryon dans les végétaux phanérogames (Ann. Se. nat., irc série, 1827,
t. XII). A étudié le Basella rubra.
22
JOURNAL DE BOTANIQUE
XAtriplex, mais se compose de deux à trois couches de cellules
contenant des cristaux inégaux (PI. 11, fig. 3) dont les plus
volumineux se rencontrent en général dans la région moyenne
de l'assise.
L'ovaire de X Amarantus caztdatus présente au premier abord
Pl. 11. — Chénopodiacées (fin) : Phytolaccacées, Nyctaginées.
i, Amarantus crislatus, portion très grossie de la coupe verticale de l'ovaire, avec le détail
des trabécules. — 2, Beta vulgaris, coupe verticale du sommet de l'ovaire, avec l'as-
sise oxalifère en pointillé ; 3, cristaux de cette assise. — 4, Achyranthes arge7itca, ovaire
avant la fécondation ; 5, papille stigmatique ; 6, fruit presque mûr, avec l'embryon
emb., et l'assise oxalifère pointillée. — 7, Phytolacca decandra, ovaire coupé verticale-
ment ; 8, branche stigmatique coupée en travers ; 9, tissu épidermique collecteur, entre
la base des stigmates. — 10, Nyctago Jalapa, stigmate ; il, papilles stigmatiques ;
12, un groupe de subdivisions du stigmate.
un aspect tout différent des précédents. Le sommet se prolonge
ici en trois cornes, dont la face interne est chargée de papilles
écartées les unes des autres (fig. 7 et 8). Ces papilles sont clavi-
formes, très volumineuses, et formées de deux à trois cellules
F. Guéguen. — Auatomic du style et du stigmate des Phanérogames. 23
superposées, séparées seulement par de minces cloisons. Le
protoplasme, surtout celui de la cellule terminale, est très
vacuolisé.
La structure des cornes ovariennes est tout à fait parti-
culière : sur les coupes verticales (PL 11, fig. 1) on voit que leur
face externe n'est formée que par l'épiderme, leur région
moyenne largement lacuneuse consistant en quelques trabécules
uni ou bicellulaires dont le bout périphérique renflé contient
quelque peu de sable cristallin adhérent à la membrane. Ces
cellules s'appuient vers l'intérieur contre la paroi opposée à la
corne, qui est formée de plusieurs assises de longues cellules sur
lesquelles sont insérées les papilles.
L'assise oxalifère acquiert ici un développement considé-
rable. Les cellules à sable occupent au sommet de l'ovaire la
couche sous-jacente aux papilles, et descendent à travers la
paroi ovarienne jusqu'à la base de la cavité : en cet endroit,
elles rejoignent le sommet de l'axe, qui renferme des cellules à
grosses màcles d'oxalate de chaux, bien différentes du sable
cristallin.
U'Achyranthes argeniea possède un long style, inséré sur
l'ovaire par une large embase (PI. 11, fig. 4). Ce style cylin-
drique est couronné de papilles simples, excipuliformes, écartées
les unes des autres (fig. 5). Une coupe longitudinale passant par
l'axe de la fleur montre qu'il existe une assise de cellules à
sable, localisée au pôle supérieur de l'ovaire. Si l'on s'adresse
à un fruit mûr, mais non encore déhiscent (fig. 6), on constate
que l'assise oxalifère est contenue tout entière dans l'embase du
style, qui se détache comme une sorte d'opercule au moment
de la déhiscence du fruit ; la présence des cellules à sable
communique au sommet de l'ovaire un aspect scintillant.
Il existe donc dans les Chénopodiacées un appareil collec-
teur formé de papilles simples ou unisériées, implantées sur un
stigmate trilobé percé à son centre d'un étroit canal; exception-
nellement Y Achyranlhes possède un style bien développé
occupé par du tissu conducteur plein. La particularité la plus
intéressante, et qui paraît caractériser cette famille, réside dans
la présence d'une assise oxalifère très nettement localisée au
pourtour de la cavité ovarienne. L'absence de cette assise dans
la région conductrice, ainsi que l'aspect particulier des cristaux
24 JOURNAL DE BOTANIQUE
qui s'y rencontrent, semblent indiquer que l'oxalate de chaux
est destiné à s'opposer à ce que le tube pollinique prenne une
fausse direction. Peut-être aussi, comme Capus (i) l'a supposé
pour les mâcles des fausses cloisons de l'ovaire des Lychnis,
la présence de ce sel indique-t-elle que les organes dans lesquels
on le rencontre sont destinés à disparaître de bonne heure ? La
localisation exclusive dans l'opercule de X Achyranthes viendrait
à l'appui de cette manière de voir. Quelle que soit l'opinion à
laquelle on se range, le fait de l'existence de pareilles forma-
tions n'en constitue pas moins une particularité intéressante de
l'ovaire des Chénopodiacées.
Phytolaccacées (PI. 11) (2).
L'ovaire du Phytolacca dioica (fig\ 7) affecte la forme d'un
sphéroïde aplati, surmonté d'autant de branches stigmatiques
qu'il renferme de carpelles. Ces branches, terminées en pointe
obtuse, ont une section aplatie (fïg\ 8); elles sont parcourues par
un faisceau libéroligneux dorsal, et garnies sur leur face interne
de plusieurs rangées de longs poils collecteurs simples. L'espace
libre compris entre la base des branches est également papilleux,
et offre l'aspect d'un pseudoparenchyme dont chaque file verti-
cale d'éléments se termine par une cellule renflée (fig. 9). Au-
dessous de ce plateau existe un tissu conducteur en forme de
disque plein dont les éléments sont disposés en files radiales, et
dont le bord se prolonge en une sorte de tampon collecteur en
face de chaque ovule. Le protoplasme de ces cellules conduc-
trices est plus réfringent et contient un noyau proportionnel-
lement beaucoup plus gros que celui des éléments voisins (3).
Comme cette plante se féconde bien dans nos jardins, on voit
assez fréquemment des tubes polliniques germant sur le stigmate
pénétrer jusque dans le tissu conducteur, soit directement par
son centre, soit en perçant la membrane des poils qui recouvrent
les branches stigmatiques. La structure du tissu conducteur de
cette espèce ne paraît pas différer sensiblement de celle du
P. decandra, décrite et figurée autrefois par Ad. Brongniart.
1. Capus, /. cit., pi. 19, fig". 2.
2. Ad. Brongniart, (1. cit.). Voy. Ckénopodiacêes.
3. Le tégument externe de l'ovule est recouvert d'un épiderme à cellules
verticales faiblement papilleuses et à noyau central : ces éléments jouent peut-
être un rôle dans la conduction du tube pollinique.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 25
Nyctaginées (PI. 11 et 12) (i).
Le Nyctago Jalapa, qui nous a servi de type pour l'étude
de cette famille, possède un ovaire globuleux, qui porte, au
sommet d'un léger épaulement, un long style fdiforme, enroulé
en crosse dans le bouton, et terminé par un stigmate à structure
compliquée. Ce stigmate est formé de deux branches qui, par
ramification répétée, donnent naissance à deux têtes globu-
leuses, formées elles-mêmes d'une multitude de têtes secondaires
claviformes, réunies par groupes de deux sur une dernière
bifurcation et dirigées dans différents plans (PI. 11, fig. ioet 12).
En coupe longitudinale, chacune de ces terminaisons ultimes
affecte la forme d'un champignon dont le chapeau serait formé
de cellules papilleuses intimement unies (fig. 1 1).
Des coupes transversales, pratiquées dans le style à diverses
hauteurs, montrent que cet organe est sensiblement cylindrique
au sommet, et nettement triquètre à la base (PI. 12, fig. 3 et 4).
Il est parcouru par un seul faisceau postérieur, et renferme un
gros cordon cylindrique de tissu conducteur collenchymatoïde,
qui en coupe verticale se montre formé de longues cellules à
lumen étroit, séparées par des cloisons horizontales (PI. 12, fig. 5).
Les coupes radiales permettent de suivre le trajet de ce tissu
jusqu'au micropyle. Sur une pareille coupe (PI. 12, fig. 1 et 2),
on voit le tissu descendre verticalement dans la paroi posté-
rieure de l'ovaire, et s'épanouir au fond de la cavité en une
masse annulaire qui entoure le funicule, faisant converger vers
le micropyle les éléments qui la composent.
On ne rencontre plus chez le Nyctago les cellules à cristaux
si caractéristiques du sommet de l'ovaire des Chénopodiacées.
Dans cette plante, elles ont une tout autre localisation : ces
éléments entourent complètement le sommet de l'axe au-dessous
de l'ovaire, et forment par leur réunion une sorte de tore cons-
titué presque uniquement par de grandes cellules à raphides
(Pi. 12, fig. 1, ox). A la périphérie du massif oxalifère, elles ne
sont réunies entre elles que par l'épiderme, et tellement serrées
les unes contre les autres que la section du tissu apparaît à l'œil
nu comme farineuse.
1. Ant. Heimerl, Mécanisme de la pollinisation chez les Nyctaginées,
analysé par Marc Le Roux, in Bull. Soc. Linn. de Normandie (série IV,
vol III, 1890).
26 JOURNAL DE BOTANIQUE
La présence du tissu conducteur plein éloigne le Nyctago
Jalapa des familles précédentes; une structure aussi compliquée
ne se trouve guère que chez les Phanérogames supérieures. Elle
PL. 12.
Nyctaginées (fin) ; Cupulifères.
i, Nyclasro Jalapa, coupe radiale de l'ovaire (fleur prête à s'épanouir) avec le calice c. ;
2, portion plus grossie de la même coupe à la base du style; 3, coupe au sommet, et
4, coupe à la base du style; 5, tissu conducteur en coupe verticale. — 6, Caslaneavesca,
coupe transversale d'une branche stigmatique ; 7 et 8, aplatissement et soudure pro-
gressive des branches; 9, style de la fleur centrale d'une cyme triflore ; io, tissu collen-
chymatoïde en coupe transversale. — 11, Fagus sylvatica, ovaire mûr; 12, 13, coupes
successives d'une branche stigmatique; 14, fond de la gouttière conductrice ; 15, coupe
transversale du style, avec cellules sclérifiées sel. ; 16, portion grossie du canal stylaire,
avec masses cireuses ci. ; 17, ovaire en coupe transversale ; 18, coupe verticale frontale
de l'ovaire, montrant les poils internes.
est à comparer, en particulier, à celle que l'on observe dans
l'ovaire des Composées, chez lesquelles, d'ailleurs, l'ovule est
semblablement placé.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 27
Gupulifères (PI. 12) (1).
J'ai étudié la fleur du Châtaignier et celle du Hêtre»
Dans le Castanea vesca, l'ovaire est surmonté d'un nombre
indéterminé de stigmates; il y en a d'ordinaire cinq (six d'après
Bâillon), mais il peut aussi n'y en avoir que trois ou quatre.
Chacune des divisions offre une section transversale légèrement
elliptique-irrégulière (fig. 6) : elle est formée d'un tissu faible-
ment collenchymateux dont certaines plages, à parois cellu-
laires plus épaisses, renferment des faisceaux libéroligneux
inégaux. Au centre de l'organe, et séparé du cercle fasciculaire
par un parenchyme à parois minces, il existe un massif arrondi
de petites cellules collenchymatoïdes presque régulièrement
hexagonales (fig. 10). En pratiquant une série descendante de
coupes transversales, on assiste à la réunion et à la soudure
progressive des branches, qui finissent par donner un style
d'abord triangulaire, puis pentagonal (fig. 7 et 8). Les faisceaux
se groupent en un cercle irrégulier : le tissu collenchymatoïde
forme à la base du style cinq massifs inégaux correspondant aux
cinq carpelles. Le centre de l'organe est occupé par une fente
étoilée résultant d'une soudure incomplète; il n'est pas certain
que cette fissure soit seule conductrice comme le veut Tognini,
ou même qu'elle soit conductrice : elle est en effet, de même que
l'extérieur du style, tapissée d'un épiderme à petites cellules
fréquemment garni de poils, caractère qui ne se retrouve pas
dans les gouttières stigmatiques du Fagus, comme nous le ver-
rons plus loin. De plus, cette fente ne pénètre pas toujours
jusqu'à la cavité ovarienne (2).
Les cinq loges de l'ovaire renferment chacune deux ovules à
micropyle tourné vers le haut ; ces ovules sont attachés au
sommet de la cavité. Le placenta et les parois internes de l'o-
1. H. Bâillon, Adansonia, XII. — J. Schneck, Cross-fertilisation of ihe
Ckesnul-lree (Botan. Gazette, vol. VI, 18S1, n° 1). — F. Tognini, Ricercke di
■morphologia ed anatoinia sut flore femi7iile c sut frutlo del Castaguo
| Castanea vesca Gaertn.\ (Atti del R. Ist. dell' Univ. di Pavia, 1SQ2).
2. Mes observations ne concordent pas exactement avec celles de M. Tognini.
D'après cet auteur, parmi les canaux stylaires (?), il en est un plus développé,
central, et qui seul peut assurer la fécondation... Il existe plusieurs styles supplé-
mentaires, mais qui, à la place du tissu conducteur, renferment un faisceau et
sont par la même sans aucun rôle dans la fécondation : ce seraient desimpies
lobes carpellaires stériles. Il semble que M. Tognini ait pris les massifs de
collenchyme pour des faisceaux ligneux.
r
28 JOURNAL DE BOTANIQUE
vaire sont tapissés de poils identiques à ceux de l'épiderme
externe (i).
Le Fagîis sylvaiica possède un ovaire en pyramide trièdre,
couronnée par trois sépales écailleux entre lesquels font saillie
trois branches stigmatiques presque sessiles, légèrement recour-
bées vers le bas (fig. ii). En coupe transversale, chacune d'elles
se montre formée par l'extrémité de la feuille carpellaire cor-
respondante, dont les bords se sont repliés en dessous (fig. 12);
les sections pratiquées plus bas montrent que cette gouttière
offre l'aspectd'un V, dont la concavité (épiderme supérieur de
la feuille carpellaire) est tapissée de hautes cellules conduc-
trices (fig. 14). Le parenchyme sous-jacent est parcouru par
un système complexe de faisceaux dont le médian est le plus
important. L'épiderme externe porte, comme l'ovaire et les
bractées, des poils analogues à ceux décrits plus haut dans
le Salix. Les trois divisions du stigmate se réunissent en
un court style triangulaire dont le centre est occupé par une
fente conductrice, séparée elle-même du cercle de faisceaux
par quelques amas irréguliers de sclérenchyme peu épaissi qui
n'existent d'ailleurs que dans le style.
Au sommet de l'ovaire, la fente conductrice s'élargit. Elle
renferme, accolées à ses parois, des masses cireuses irréguliè-
rement arrondies et d'un beau jaune d'or : ces corpuscules résis-
tent à l'eau de Javel et sont colorables par l'orcanette acétique
(fig. 16, ci). Des coupes pratiquées au-dessous de ce niveau
montrent l'accolement des trois placentas en forme de T qui
portent un ovule à chacun de leurs bords. L'angle des carpelles
et les parties rentrantes des placentas sont garnis de poils
(fig. 17), ainsi que les placentas eux-mêmes. Dans l'ovaire coupé
en long, nous voyons que le placenta s'épaissit de plus en plus
vers la base, et porte à son sommet les deux ovules largement
insérés, dont le micropyle forme un canal étroit et allongé comme
dans le Caslanea : les funicules sont ici légèrement papilleux.
Le pilosisme de la cavité ovarienne, ainsi que la forme si
1. On ne trouve point, sur l'ovaire ni dans son intérieur, les énormes poils
capités si abondants sur les bractées involucrales. Ces poils glanduleux, par la
position qu'ils occupent sur les bractées immédiatement au-dessous des branches
stigmatiques, sont merveilleusement placés pour attirer les insectes, et assurer
ainsi la fécondation entomophile. Ce sont eux qui donnent à l'inflorescence
femelle du Châtaignier son odeur nauséeuse.
F. Guégurn. — Aualomic du style et du stigmate des Phanérogames. 29
particulière des poils, sont de nature à justifier le rapproche-
ment des familles des Salicées et des Cupulifères.
Aristolochiacées (i).
L'ovaire de VAsarum canadense est surmonté de six branches
stylaires verticales, formant une colonne creuse. Chacune
d'elles se termine par un léger renflement marqué d'une fente
indiquant la soudure des bords carpellaires : il n'y a pas de
papilles. Chaque style est creusé d'un canal à parois peu dis-
tantes, tapissé de cellules aplaties : le véritable tissu conduc-
teur n'occupe que les bords du canal. En ces points, l'épiderme
est formé de cellules plus élevées que partout ailleurs, et qui
s'engrènent d'un bord à l'autre.
Je n'ai pu observer la pollinisation de Y Asarum ; mais il est
probable que la poussière fécondante, apportée dans le canal
intrastylaire, germe au fond de celui-ci et fait pénétrer ses
tubes horizontalement dans la fente carpellaire de chaque
branche : ainsi s'expliquerait l'absence de papilles stigmatiques.
Conclusions relatives aux Apétales.
L'ovaire des Apétales est ordinairement surmonté d'un
stigmate nettement divisé en plusieurs lobes ou branches : le
stigmate est au contraire indivis dans beaucoup de familles de
Monocotylédones (Aroïdées, Alismacées, Palmiers, Orchidées).
La présence des papilles stigmatiques est dans les Apétales
moins constante que dans l'ordre précédent ; ces organes collec-
teurs, quand ils existent, sont ici presque toujours unicellu-
laires. Nous verrons que les papilles simples se rencontrent
dans la généralité des Gamopétales, ce qui ferait de la présence
de ces organes un caractère de perfection organique.
Dans certaines Apétales telles que les Pipéracées, l'uniformité
de la structure de l'ovaire entraîne celle de l'appareil conducteur ;
mais, dans d'autres familles, telles que les Polygonées et les
Chénopodiacées, ce tissu présente d'un genre à l'autre des
t. L. Knv, Bestaiibung der Bliltcn von Aristolochia Clematitis L. (Bot.
Wandtafeln, Berlin, 1884). — W.Burck, Ueber die Befruchiung der Aristolochia.
Bliite (Bot. Zeit., L, 1892). — Cokrens, BeitrSge sur biologischen Anatomieder
Aristolochia-^//'//^ (Pringsh. Jahrb. XXII, 1891).
3o JOURNAL DE BOTANIQUE
différences assez marquées, résultant de la fermeture plus ou
moins parfaite du sommet de l'ovaire, ou de la présence d'un
style plus ou moins développé. Le tissu conducteur plein, qui
manque presque complètement chez les Monocotylédones, est
ici beaucoup plus répandu (Urticées, Achyranthes , Phytolacca,
Nyctago) : il semble légitime de considérer la fréquence de ce
caractère comme l'indice d'une organisation plus élevée, car
nous le retrouverons chez presque toutes les Gamopétales.
(A suivre.)
NOUVELLES.
M. J. Costantin, Maître de Conférences à l'École normale supé-
rieure, a été nommé Professeur de Culture au Muséum d'Histoire natu-
relle, en remplacement de M. M. Cornu, décédé.
Ont été nommés, d'autre part : MM. Eug. Autran, Botaniste au
Jardin botanique de Buenos-Ayres ; — M. Fr. Cavara, Directeur du
Jardin botanique de Catane ; — M. Aladar Richter, Professeur de
Botanique générale à l'Université de Kolozsvar ; — M. H. Solereder,
Professeur de Botanique et Directeur de l'Institut botanique à l'Uni-
versité d'Erlangen; — M. Roland Thaxter, Professeur de Botanique
cryptogamique à l'Université Harvard, de Cambridge (Etats-Unis).
Nous avons appris dans ces derniers temps la mort de M. A.-F.-W.
Schimper, Professeur de Botanique à l'Université de Bâle; — de
M. M.-F.-Fr. Rees, ancien Professeur de Botanique et Directeur du
Jardin botanique à l'Université d'Erlangen; — de M. Ed. Cramer,
Professeur de Botanique et Directeur de l'Institut de Physiologie
végétale à l'École Polytechnique de Zurich ; — de M. W. West,
algologue anglais.
Parmi les prix distribués par l'Académie des sciences, dans sa
séance solennelle du 16 décembre, nous relevons les suivants :
Prix Gay, partagé entre M. Franchet et M. Saint-Yves pour leurs
travaux respectifs sur la flore de l'Asie centrale.
Nouvelles. 31
Prix Bordin, accorde à un Mémoire dû à la collaboration de
MM. Matruchot et Molliard, dans lequel ils ont étudié les modifi-
cations de structure présentées i° par les cellules soumises à l'action
du gel ; 20 par les cellules soumises à la vie anaérobie ; 30 par une Algue
unicellulaire, le Stichococcus bacillaris, sous l'influence des milieux
nutritifs.
Prix Desmazières, décerné à M. K. E. Hiern, pour sa Monogra-
phie et Iconographie des Œdogoniacées.
Prix Montagne y décerné à M. Mazé pour ses recherches sur le
mécanisme de la fixation de l'azote libre par les Légumineuses et sur
la biologie de la Bactérie qui en effectue la synthèse.
Prix de la Fons-Mélicocq, décerné à M. Debray pour un travail
comprenant la description des Algues, les Diatomées exceptées, dont
la présence a été reconnue par lui sur le littoral qui s'étend de la Bel-
gique à la limite occidentale du Calvados.
Prix Thore, décerné à M. Patouillard pour son « Essai taxono-
mique sur les familles et les genres des Hyménomycètes ».
Prix Mont y on (Physiologie expèrime?itale), décerné à M . Mirande
pour ses « Recherches physiologiques et anatomiques sur les Cuscu-
tacées j.
Au nombre des questions mises au concours par l'Académie des
sciences se trouvent les deux suivantes, proposées l'une en vue du
grand prix des sciences physiques, l'autre en vue du prix Bordin, à
décerner tous deux en 1903, et de la valeur de 3.000 francs chacun.
La première est ainsi formulée : Rechercher et démontrer les divers
modes de formation et de développement de l'œuf chez les Ascomycèles
et les Basidiomycètes.
La seconde : Démontrer, s'il y a lieu, par l'étude de types nom-
breux et variés, la généralité du phénomène de la double fécondation ,
ou digamie, c'est-à-dire de la formation simultanée de l'œuf et d'un
trophime chez les Angiospermes.
Le Bureau de la Société botanique de France est composé comme
il suit pour l'année 1902 : Président, M. Ed. Bureau ; Vice-prési-
dents, MM. G. Bonnier, Hua, Jullien-Crosnier, Mouillefarine ;
Secrétaire général, M. E. Malinvaud; Secrétaires, MM. Guérin et
Lutz; Vice-secrétaires, MM. Buchet et Gagnepain ; Trésorier,
M. Delacour ; Archiviste, M. Ed. Bornet.
h* Association française de Botanique, qui a son siège au Mans,
a élu pour Président, M. Magnin; Vice-Présidents, MM. Gillot,
32 JOURNAL DE BOTANIQUE
Foucaud, Camus; Secrétaire général, M. Léveillé; Trésorier,
M. Arbost.
Nous avons reçu le premier fascicule d'une nouvelle publication
intitulée Buletinid Erbartclui Institutului Botanic din Bucuresti
[Bulleti?i de l'Herbier de l'Institut botanique de Bucarest}.
Ce Bulletin, publié et dirigé par M. M. C. Vladesco, Professeur
de Botanique à l'Université et Directeur du Jardin botanique de Buca-
rest, paraîtra tous les trois mois et formera chaque année un volume
de 500 à 600 pages. Le prix de l'abonnement est de 12 francs par an.
Les travaux contenus dans ce premier fascicule sont, au moins
dans leurs parties essentielles, imprimés sur deux colonnes, dans l'une
en roumain, dans l'autre en français ou en allemand. Il y a là un bon
exemple qu'on aimerait à voir suivre dans d'autres recueils condamnés
à n'avoir pour ainsi dire pas de lecteurs en dehors de leur pays d'ori-
gine.
Le Gérant : Louis Morot.
Caris. — J. Mersch, nup.., 4"" Av. de ChiliU; :.
j6" ANNÉE. N°2. FÉVRIER 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
SÉTOURATÉE, CAMPYLOSPERME ET BISÉTAIRE
TROIS GENRES NOUVEAUX D'OCHNACÉES
Par M. Ph. VAN TIEGHEM.
Telle que j'ai été conduit à la restreindre dans un travail
récent (1), la famille des Ochnacées ne compte actuellement que
les quatre g-enres Ochne (Ochna Linné), Ouratée [Ouratea
Aublet), Brackenridgée {Brackenridgea A. Gray) et Elvasie
(Elvasi'aTie Candolle); encore le troisième n'est-il pas admis sans
conteste.
Avec unandrocée formé de nombreuses étamines et un pistil
composé de carpelles épipétales libres à style gynobasique, le
premier est le type d'une tribu, les Ochnées. Avec un androcée
directement diplostémone et un pistil composé de carpelles épi-
sépales libres à style gynobasique, les deux suivants forment
ensemble une seconde tribu, les Ouratéées. Avec un androcée
directement diplostémone et un pistil composé de carpelles
épisépales concrescents en un ovaire pluriloculaire à style ter-
minal, le dernier est le type d'une troisième tribu, les Elvasiées.
Ensemble, ces trois tribus composent une famille, dont le
caractère général est d'avoir dans chaque carpelle un seul ovule
attaché à la base de l'un des bords, anatrope, dressé à raphé
interne, épinaste par conséquent, devenant une graine sans
albumen dont l'embryon, à radicule infère et muni de deux
cotyles plan-convexes, est d'ordinaire oléo-amylacé (2).
C'est à la tribu des Ouratéées qu'appartiennent les trois
genres nouveaux qui font l'objet de cette Note.
Les deux genres constitutifs actuels de cette tribu diffèrent
par plusieurs caractères ; pour n'en citer ici qu'un seul, les
anthères sont presque sessiles et s'ouvrent chacune par deux
1. Ph. Van Tieghem : Sur le genre Lophire, considéré comme type d'une
famille distincte, les Lophiracées (Journal de Botanique, XV, p. 191, 1901).
2. L'embryon des Ochnacées est décrit partout comme simplement oléagineux
ou charnu; il y a donc là une erreur à corriger.
34 JOURNAL DE BOTANIQUE
pores près du sommet, sur la face externe, dans les Ouratées;
elles sont portées par des filets assez longs et s'ouvrent sur les
côtés par deux fentes longitudinales, dans les Brackenridgées.
C'est le premier de ces deux genres qu'il faut maintenant
considérer de plus près.
Avec un androcée toujours pareil, les cent vingt espèces au
moins qui le composent actuellement et qui croissent dans
toutes les régions chaudes du globe se répartissent d'abord en
deux, puis ensuite en quatre groupes nettement distincts.
Les unes ont l'ovule droit, donnant naissance à une graine
également droite, et la paroi interne de l'ovaire, comme plus
tard celle du fruit, est lisse dans toute son étendue. Elles sont
toutes américaines.
Les autres ont l'ovule recourbé en dedans en forme de
crochet ou de fer à cheval, produisant une graine également
courbe, et la paroi interne de l'ovaire, comme plus tard celle du
fruit, se renfle de chaque côté en une crête longitudinale qui,
partant de la base, s'élève jusqu'à une certaine hauteur et s'in-
sinue dans la concavité de l'ovule, entre ses deux branches,
sans toutefois se réunir à sa congénère en une fausse
cloison complète. Elles croissent toutes dans l'Ancien Monde.
A son tour, chacun de ces deux groupes d'espèces, qu'on
peut appeler : le premier, les Rectoviilées ou Orihospermées , le
second, les Curvovjtlées ou Campylospermées , se partage très
inégalement en deux autres.
Toutes les Rectovulées ou Orthospermées ont les feuilles
munies de deux stipules latérales et libres. Dans la très grande
majorité, ces stipules ont la forme d'écaillés et sont de très
bonne heure caduques ; chez quelques-unes, elles sont étirées en
soies roides, rouge brun, et persistent même après la chute des
feuilles. Chez les premières, l'inflorescence est une grappe
composée à divers degrés et, suivant les espèces, diversement
modifiée; chez les secondes, l'inflorescence est une grappe
simple. Chez les premières, le périderme de la tige est d'origine
sous-épidermique, c'est-à-dire exodermique ; chez les secondes,
il est d'origine épidermique. Et il y a d'autres différences.
Celles-ci suffisent à établir qu'il y a là vraiment deux genres à
distinguer.
Au premier, comprenant la très grande majorité des espèces
Ph. Van Tieghem. — Sétouratée, Campylosperme et Bisétaire. 35
américaines, je conserverai le nom de Ouratée, restreint {Oura-
tea Aublet, pro parte).
Au second, ne comprenant pour le moment que quatre es-
pèces du Brésil, je donnerai le nom de Sétouratée {Setonrated),
pour rappeler la forme sétacée des stipules.
La très grande majorité des Curvovulées ou Campylosper-
mées ont les feuilles munies de stipules intra-axillaires, comme
on dit, concrescentes par leur bord interne, sur une plus ou
moins grande longueur, en une lame bidentée ou bifide; plus
exactement, les feuilles y sont, non pas stipulées, mais ligulées.
Une seule espèce, jusqu'à présent, fait exception à la règle ; les
feuilles y sont pourvues de deux stipules latérales et libres, et
ces stipules sont étirées en longues soies roides, comme dans les
Sétouratées. Chez les premières, l'inflorescence est une grappe
composée à divers degrés et, suivant les espèces, diversement
modifiée; chez la seconde, c'est une grappe simple. Chez les
premières, le périderme est d'origine sous-épidermique, c'est-à-
dire exodermique ; chez la seconde, il est d'origine épidermique.
Et il y a d'autres différences. Celles-ci suffisent à montrer qu'il
y a, ici aussi, deux genres à distinguer.
Au premier, comprenant la presque totalité des espèces de
l'Ancien Monde, je donnerai le nom de Campylosperme {Campy-
lospermum), pour rappeler la courbure de l'ovule, de la graine
et de l'embryon, qui en est le caractère différentiel le plus frap-
pant par rapport au genre Ouratée, tel qu'on vient de le res-
treindre. Au second, réduit pour le moment à une seule espèce,
originaire de l'Afrique occidentale, je donnerai le nom de Bisé-
taire {Biset aria) y pour rappeler l'indépendance et la forme des
stipules, par où cette plante diffère aussitôt de toutes les autres
espèces de l'Ancien Monde.
Le genre actuel Ouratée se trouve donc de la sorte subdi-
visé en quatre genres : deux propres au Nouveau Monde, Oura-
tée restreint et Sétouratée, et deux propres à l'Ancien Monde,
Campylosperme et Bisétaire.
Par la courbure de l'ovule et de la graine, ainsi que par la
fausse cloison qui en sépare les deux branches, les Brackenrid-
gées,qui habitent aussi l'Ancien Monde, ressemblent auxCampy-
lospermes et aux Bisétaires. Elles en diffèrent d'abord parce que
les deux lames longitudinales se touchent au centre et se soudent
36 JOURNAL DE BOTANIQUE
en une fausse cloison complète, qui est, en outre, creusée de
deux lacunes aérifères. Elles en diffèrent encore par la déhiscence
longitudinale de l'anthère, comme il a été dit plus haut, et par
l'inflorescence.
En résumé, les cinq genres qui composent maintenant la
tribu des Ouratéées se répartissent en deux groupes ou sous-
tribus : les Orthospermées (Ouratée et Sétouratée), propres à
l'Amérique, et les Campylospermées(Campylosperme,Bisétaire
et Brackenridgée), propres à l'Ancien Monde.
Il faut reprendre maintenant un à un ces cinq genres, afin
de les mieux caractériser.
I. — vSUR LE GENRE OURATÉE, RESTREINT.
A l'exception d'une seule, réputée très variable et poly-
morphe, VOuratea stiptdata (Yellozo), qui croît au Brésil
méridional, et sur laquelle on reviendra tout à l'heure, toutes les
Ouratées américaines, au nombre d'environ quatre-vingt-dix,
forment ensemble le genre Ouratée, tel qu'on le restreint ici.
Les feuilles y sont stipulées, à stipules latérales, libres et
caduques, L'inflorescence y est une grappe composée, terminale
ou axillaire des feuilles supérieures, offrant, suivant les espèces,
de nombreuses modifications. Les sépales y sont caducs. Déjà
long dans la fleur, le gynophore y prend dans le fruit un très
grand développement, devient ovoïde ou piriforme et porte au
sommet cinq drupes (souvent un nombre moindre par avor-
tement), droites, ovoïdes, renfermant dans un péricarpe à surface
interne lisse, une graine droite, dont l'embryon, également droit
et à radicule infère, possède deux cotyles plan-convexes et oléo-
amylacées.Une seule espèce, originaire de la Guyane française,
diffère de toutes les autres par la forme de ses drupes, qui sont
aplaties transversalement et échancrées en coeur sur le bord
externe, ce qui lui a valu le nom de O. cardiosperme (O. car-
dïosperma De Candolle). Cette forme singulière résulte de ce
qu'ici les deux cotyles de l'embryon, situées latéralement et
en contact à leur base, se séparent plus haut et divergent en
s'arrondissant, tandis que partout ailleurs elles demeurent en
contact dans toute leur longueur.
Insuffisante à elle seule pour autoriser une séparation gêné-
Ph. Van Tibghem. — Sétouratée, Campylospermc et Bisétaire. 37
rique, cette différence à été utilisée par AI. Engler pour le grou-
pement des espèces en deux sections. La première, qu'il a
nommée Oocarpes (Oocarpte), renferme toutes les espèces à
drupes ovoïdes, c'est-à-dire, toutes les espèces américaines à
stipules caduques, moins une ; la seconde, qu'il a nommée Cardio-
carpes (Cardiocarpa?), se réduit pour le moment à la seule
Ouratée cardiosperme (1).
Deux espèces de la première section, originaires du Brésil,
sont seules cultivées dans nos serres : l'une, l'Ouratée oliviforme
(O. oliviformis (A. Saint-Hilaire) Engler), remarquable par son
fruit de la forme et de la grosseur d'une olive, sous le nom de
Gomphia decorcuis Lemaire; l'autre, l'Ouratée gigantophylle
[O. gjgctntophylla (Ehrard) Engler), remarquable par ses feuilles
très grandes et rapprochées à l'extrémité des branches, qui lui
donnent le port d'une Théophraste (l^heophrasta), sous le nom
de Gomphia Theophrasta Linden.
2. — Sur le genre nouveau Sétouratée.
Ce genre a pour type la plante brésilienne que Vellozo a
récoltée et décrite en 1790, maispubliée seulement en 1825, sous
le nom de OcJma stïpulaia, que l'on doit écrire aujourd'hui
Ouratea stîpulata (Vellozo) (2). Dans la pensée de l'auteur, la
dénomination spécifique veut dire évidemment, non pas que la
plante a des stipules tandis que les autres n'en ont pas, mais que,
les stipules y étant persistantes, tandis qu'elles sont caduques
chez les autres, elle les garde, tandis que les autres les perdent,
elle en a donc encore quand les autres n'en ont plus (3).
Cette persistance des stipules et surtout leur forme sétacée
permettent déjà de distinguer immédiatement la plante de toutes
les Ouratées. Pour peu qu'il s'y ajoute d'autres différences, on
sera bien forcé de l'en séparer génériquement. Or, c'est préci-
sément ce qui a lieu. L'inflorescence, notamment, y est une
grappe simple, terminale, provenant directement d'un bourgeon
1. Engler : Flora brasiliensis, XII, 2, p. 302 et p. 307, 1876.
2. Vellozo : Flora Fluminensis, p. 223, pi. 90, 1825.
3. Aussi, n'y a-t-il pas lieu, à mon avis, d'admettre la correction quelque peu
enfantine introduite par Planchon, qui a nommé l'espèce Gomphia stipulacea,
en 1847, modification acceptée par M. Engler, qui l'a décrite en 1870 sous le nom
de Ouratea stipulacea (Planch.) Engler.
38 JOURNAL DE BOTANIQUE
écailleux, munie par conséquent, à sa base, de nombreuses
écailles persistantes et sétacées, et le long- de laquelle les
bractées mères, accompagnées de leurs deux stipules sétacées,
persistent, même après la chute des fleurs, qui sont très petites
et à pédicelle articulé. La croissance de la branche se continue
à l'aide du bourgeon axillaire de la feuille supérieure et la végé-
tation se poursuit ainsi en sympode. Comme chez les Ouratées, le
calice est caduc, et legynophore, déjà long dans la fleur, devient
très volumineux dans le fruit, où la graine est droite dans un
péricarpe lisse.
A son tour, le périderme vient ajouter une nouvelle diffé-
rence aux deux précédentes. Il prend naissance ici, en effet,
dans l'épiderme même et non pas sous l'épiderme, dans l'exo-
derme, comme chez les Ouratées.
Ainsi caractérisé, ce genre renferme, en réalité, plusieurs
espèces.
Sous le nom d' Ouratea stipulacea (Planchon) Engler, les
Herbiers contiennent, en effet, rapportées de localités différentes
par divers collecteurs, des plantes nettement distinctes, ce qui a
fait dire que cette espèce est très polymorphe. M. Engler,
notamment, y a distingué trois variétés : ot augustîfolia, $ tri-
dentata et y major (i). En outre, comme elle ressemble, par la
forme et la dimension des feuilles, comme aussi par la petitesse
des fleurs, à Y Ouratea parviflora (DeCandolle), on en trouve des
échantillons sous ce nom parmi les exemplaires vrais de cette
espèce, confusion qui a fait croire que YO. parviflora a aussi des
stipules persistantes et sétacées (2), ce qui est inexact (3).
L'examen comparatif de tous ces échantillons m'a permis d'y
reconnaître quatre espèces distinctes. Chez toutes, les feuilles
sont brièvement pétiolées, à limbe ovale étroit, atténué à
la base et au sommet, qui est obtus, penninerve, à bord
entier.
Dans l'une, le limbe est dissemblable sur les deux faces, vert
foncé et luisant en haut, pâle et terne en bas, à nervures laté-
rales peu visibles; seules, les principales d'entre elles,
1. Engler : Flora brasiliensis , XII, 2, p. 348, 1876.
2. Engler : Loc. cit., p. 340, 1876.
3. L'Herbier du Muséum, notamment, contient un échantillon de YO. stipu-
lacea, étiqueté O. parviflora DC. de la main même d'A. de Saint-Hilaire.
Ph. Van Tieghem. — Sétouratée, Campylospermc et Bisétaire. 39
recourbées vers le haut et longeant le bord, se voient assez
nettement surtout sur la face inférieure ; le limbe mesure 4 à
5 cent, de long- sur 12 à 15 millim. de large. Dans l'inflorescence,
outre la grappe terminale, il s'en forme d'ordinaire plusieurs
autres à l'aisselle des écailles inférieures de la première. En
sorte que l'inflorescence totale est souvent une sorte d'om-
belle de grappes simples. C'est à cette espèce que je réserverai
le nom de Sétouratée stipulée (Setouratea stipulata (Vellozo)).
Elle est représentée dans l'Herbier du Muséum par l'échantillon
que M. Glaziou a récolté au mont Corcovado, en 1867 (n° 2 960)
et dans laFloresta da Tijuca, provincede Rio de Janeiro, en 1876
(n° 8 489). C'est, pour M. Engler, le type de sa variété <* angus-
ti fol ïa .
Dans la seconde, le limbe est dissemblable aussi sur les
deux faces, vert foncé et luisant en haut, pâle et terne en bas, et
les nervures y sont toutes très peu visibles. Notablement plus
petit que dans la forme précédente, il ne mesure que 25 à
30 millim. de long sur 8 à 10 millim. de large. Mais surtout son
extrémité obtuse porte trois petites dents rapprochées, une
médiane droite et deux latérales recourbées vers la première.
L'inflorescence se réduit à une seule grappe terminale, qui est
très courte, très pauciflore, parfois même uniflore, et ne pro-
duisant d'ordinaire qu'un seul fruit. Ce sera la Sétouratée
tridentée (Setouratea tridentata). Elle est représentée dans notre
Herbier par les échantillons récoltés par M. Glaziou dans la Serra
dos Orgaos, à Barreira, en 1861 (n° 140) et en 1870 (n° 3 921).
C'est, pour M. Engler, le type de sa variété (3 tridentata.
La troisième a ses feuilles pareilles sur les deux faces, à ner-
vures latérales bien visibles en haut et en bas, et de deux sortes:
les unes fortement recourbées vers le haut en longeant le bord ;
les autres, beaucoup plus nombreuses et rapprochées, perpen-
diculaires à la médiane. Terminé en pointe mousse, comme
dans la première espèce, le limbe est notablement plus grand,
mesurant 8 à 9 cent, de long sur 20 à 25 millim. de large.
L'inflorescence se compose d'une seule grappe simple terminale
assez longue, portant une dizaine de fleurs. Dans le fruit, le
gynophore renflé en massue mesure 10 millim. de long et les
deux drupes allongées qu'il porte ordinairement ont. 12 à
14 millim. de long. Je la nommerai Sétouratée de Vellozo
40 JOURNAL DE BOTANIQUE
[Setouratea Vellozii), en mémoire du botaniste qui a découvert
et décrit l'espèce type de ce genre. Elle est représentée dans
notre Herbier, notamment, par l'échantillon récolté au Brésil par
Gaudichaud en 1831-33 (n° 778) et par celui que Claussen en a
rapporté en 1842 (n° 30). C'est elle, probablement, que
M. Engler a eu en vue dans sa variété y major.
La quatrième a des feuilles plus larges et plus courtes que
la précédente, en losange, à sommet obtus ou émarginé, pa-
reilles sur les deux faces, à nervures latérales des deux sortes
bien visibles en haut et en bas. Le limbe mesure 6 à 8 centi-
mètres de long sur 3 à 3,5 centimètres de large. Les stipules y
sont plus larges et moins longuement étirées. Mais surtout dans
chacune des grappes, rassemblées au nombre de deux ou trois
au sommet de la branche, les pédicelles inférieurs portent
chacun, à l'aiselle d'une bractée, un pédicelle secondaire. La
grappe commence donc ici à devenir composée, comme elle l'est
chez toutes les Ouratées. Ce sera la Sétouratée de Glaziou
{Setouratea Glaziovïana). Elle est représentée dans notre Her-
bier par la plante récoltée par M. Glaziou à Jurujuba, province
de Rio de Janeiro, près de la mer, en 1873, et porte le n° 6.843.
En résumé, le genre nouveau Sétouratée comprend main-
tenant quatre espèces.
3. — Sur le genre nouveau Campylosperme.
Au genre Campylosperme se rattachent, au nombre de
trente-cinq environ, toutes les espèces de l'Ancien Monde
actuellement décrites comme Ouratea.
Les feuilles y sont partout munies de stipules intra-axillaires,
plus ou moins longuement concrescentes; plus exactement, elles
sont, non pas stipulées, mais ligulées, par où ce genre diffère
déjà nettement des deux précédents. Aperçue dès 181 1 par
A. -P. De Candolle dans son mémoire classique (1), cette diffé-
rence a été appliquée par Planchon, en 1847 (2)> au groupement
des espèces en deux sections, qu'il nommait respectivement
1. A. -P. de Candolle : Monographie des Ochnacées (Annales du Muséum,
XVII, p. 407, 181 1).
2. Planchon : Sur le genre Godoya et ses analogues (London Journal of
Botany, VI, p. 1, 1847).
Ph. Van Tieghem. — Sétouratée, Campylosperme et Bisétaire. \\
Eîigomphïa et Gomphïastrum , parce que, au mépris de la loi
de priorité, on donnait alors au genre le nom de Gomplria
Schreber, appellation fautive que lui conservait encore X Index
Kewensis en 1885. Il a donc fallu supprimer ces deux noms de
section et c'est ce que qu'a fait récemment M. Gilg, qui a cru
pouvoir les remplacer par ceux de Neoottratea et de Palœo-
ouratea (1), lesquels ne pourraient pas être maintenus, comme
on le verra plus loin, même si l'on voulait conserver au genre
Ouratée toute son extension actuelle.
Pour si frappante qu'elle soit, cette différence dans les sti-
pules ne suffit sans doute pas, à elle seule, à justifier une sépa-
ration générique. Mais s'il y vient s'en ajouter plusieurs autres
et de plus importantes, on conviendra quela séparation s'impose.
Telle est, non seulement la persistance, mais l'accrescence
du calice autour du fruit, tandis qu'il est caduc dans les deux
genres précédents. Tel est, par contre et par une sorte de
balancement organique, le faible développement du gynophore
dans le fruit. Mais telle est surtout la conformation tout autre
du pistil et du fruit, caractère sur lequel il convient d'insister
quelque peu.
Comme il a été dit plus haut, l'unique ovule de chaque car-
pelle se recourbe vers l'intérieur, c'est-à-dire du côté de son
raphé, en forme de crochet ou de fer à cheval; en un mot, il
est, d'une certaine façon, campylotrope. Il y a, en effet, comme
on sait, trois sortes d'ovules campylotropes, suivant qu'ils pro-
viennent de la courbure d'un ovule orthotrope, sans raphé,
d'un ovule hémi-anatrope, avec un demi-raphé, ou d'un ovule
entièrement anatrope, avec un raphé complet, tapissant tout du
long la face concave : c'est cette dernière sorte qui est réalisée
ici.
En outre, et en relation avec cette courbure de l'ovule, il se
forme au milieu de chaque face latérale du carpelle, sur la
paroi interne, une lame longitudinale partant de la base même,
mais s'arrêtant à une certaine distance du sommet, qui s'insinue
dans la courbure de l'ovule, entre ses deux branches, allant au-
devant de sa congénère, qu'elle n'atteint ordinairement pas; il
en résulte une fausse cloison, incomplète à la fois dans sa
1. Gilg dans Engler : Nat. Pflanzenfam., III, 6, p. 141, 1895.
42 JOURNAL DE BOTANIQUE
longueur en haut, et dans sa largeur au centre. C'est autour de
cette fausse cloison que l'ovule se trouve enroulé. Cette con-
formation se retrouve plus tard dans le fruit mûr, qui est lui-
même arqué en dedans. La graine y est recourbée en crochet
ou en fer à cheval autour de la fausse cloison incomplète et
scléreuse formée par les deux saillies latérales du noyau. Le
plan médian de l'embryon ainsi enroulé coïncide d'ordinaire
avec le plan commun de symétrie du carpelle et de l'ovule,
qui est aussi le plan de courbure; en un mot, il est incom-
bant. Aussi, une section transversale, pratiquée vers le milieu
de la longueur du fruit, rencontre-t-elle deux fois, dos à dos,
la paire de cotyles. Celles-ci sont d'ordinaire égales et aplaties,
comme dans le Campylosperme de Mann (C. Mannii) ; mais
parfois la cotyle interne, sans doute gênée dans sa croissance
par la courbure dont elle occupe le côté concave, demeure
notablement plus petite que l'autre, inégalité qui est très
marquée, par exemple, dans le Campylosperme calophylle
(C. calopliyllum) et le C. affine (C. affiné).
Cette courbure de l'ovule et plus tard du fruit, de la graine
et de l'embryon, a été observée pour la première fois par Asa
Gray, en 1854, dans son genre Brackenridgée et regardée par
lui comme l'un des caractères propres de ce genre (1). On verra
plus loin qu'en effet les choses s'y passent un peu autrement
que dans les espèces dont il est question ici.
Plus tard, Bâillon a aperçu quelque chose de cette dispo-
sition d'abord dans son Oiiratea Diiparquetïana , du Gabon, en
1868 (2), plus tard, en 1886, dans plusieurs Ouratea de Mada-
gascar, notamment dans son O . Hildebrandiii (3). Mais il l'a très
mal comprise. Pour lui, l'ovule est et demeure droit, mais il
forme à son extrémité supérieure, à la chalaze, un appendice re-
courbé en crochet vers l'intérieur, « une sorte d'arille chalazique » .
D'après lui, c'est à une pareille corne chalazienne que l'ovule
devrait sa courbure dans les Brackenridgées, ce qui l'a conduit
à ne pas admettre l'autonomie de ce genre (4). Il n'a pas vu, ce
1. A. Gray : United States exploring Expédition, XV, I, p. 361, pi. 42,
1854.
2. Bâillon : Adansonia, IX, p. 78, 1868.
3. Bâillon : Bulletin de la Soc. Linnéenne de Paris, p. 587, 1886.
4. Bâillon : Histoire des plantes, IV, p. 359, 1873.
Ph. Van Tieghem. — Sétouralée, Cdmpylospermc et Bisétaire. 43
qu'A. Gray avait compris longtemps auparavant, que c'est
l'ovule lui-même qui est ainsi reployé et que la chalaze n'est
plus en haut, mais à l'extrémité de la branche descendante
interne. Peut-être, s'il avait pu observer la graine de ces
plantes, en la voyant courbe, se serait-il fait une idée plus
exacte des choses. Avec une simple corne chalazienne, la graine
et l'embryon demeureraient droits, en effet, comme était l'ovule
d'où ils dérivent.
Je me suis appliqué d'abord à constater ce phénomène dans
le pistil et le fruit de quelques espèces, puis à en rechercher
l'extension dans toutes les Ouratées de l'Ancien Monde. A cet
effet, j'ai étudié le pistil de la fleur dans toutes les espèces de
notre Herbier et le fruit dans toutes celles, en moindre nombre,
qui me l'ont offert à l'état de maturité. Partout, je l'ai retrouvé
sous son double aspect : courbure totale de l'ovule et plus tard
de la graine et de l'embryon, fausse cloison incomplète trans-
versalement. Il s'agit donc bien d'une disposition commune à
toutes ces espèces, qui leur est propre, et qui, jointe aux carac-
tères différentiels énoncés plus haut : ligule de la feuille, per-
sistance et accrescence du calice, faible accroissement du gyno-
phore dans le fruit, assure une base solide au genre nouveau
qu'elles constituent.
Ainsi caractérisé, le genre Campylosperme compte environ
trente-cinq espèces, la plupart en Afrique, quelques-unes en
Asie, un très petit nombre en Océanie. On n'en cultive aucune
jusqu'à présent dans nos serres. L'inflorescence y est toujours
une grappe composée à divers degrés et offrant plusieurs modi-
fications principales, qui peuvent servir à grouper les espèces
en sections. Sans entrer ici dans ce détail, je me bornerai à dire
que l'une d'elles, en particulier, se montre très distincte sous
ce rapport. C'est le C. de Duparquet (C. Dîiparquetïamt7}i
(Baill.) v. T.), originaire du Gabon. Comme chez plusieurs
autres espèces, notamment les C. allongé (C. elongatum (Oliver)
v. T.) et le C. de Mann (C. Manniï (Oliver) v. T.), les feuilles
y sont très grandes et ramassées à l'extrémité des branches,
ce qui lui donne un port de Théophraste et le fait ressembler
à l'Ouratée gigantophylle du Brésil. L'inflorescence y est une
grappe composée à plusieurs degrés, très condensée et om-
belliforme, terminant un rameau court, sans feuilles ordinaires,
44 JOURNAL DE BOTANIQUE
axillaire d'une des feuilles supérieures de la branche. Sous la
fausse ombelle, le rameau porte deux feuilles opposées, insérées
presque au même niveau, vertes et de même forme que les
feuilles ordinaires, mais beaucoup plus petites, formant une
sorte d'involucre. Par là, cette espèce est le type d'une section
distincte, qu'on peut nommer Involucrés (Involncrata) et dont
elle est jusqu'à présent le seul représentant (i).
4. — Sur le genre nouveau Bisétaire.
Au cours de son voyage au Congo français en 1893, M. H. Le-
comte a récolté aux bords du Kouilou, en aval de Kitabi, une
Ouratée que, dans un travail récent, j'ai décrite provisoirement
sous le nom de Ouratée de Lecomte [Ouratea Lecomtei) (2). La
conformation de ses stipules la distingue aussitôt de toutes
celles de l'Ancien Monde connues jusqu'à présent, notamment
de toutes celles qui composent, comme il vient d'être dit, le
genre Campylosperme. Elles sont, en effet, non seulement
latérales et libres, comme chez les Ouratées, mais encore persis-
tantes, brusquement rétrécies au-dessus de leur base et étirées
en autant de soies rigides et brunes, longues de 10 à 15 milli-
mètres, comme chez les Sétouratees. La plante ressemble aussi
aux Sétouratees par l'inflorescence terminale, directement
issue d'un bourgeon terminal écailleux, et provoquant la rami-
fication sympodique de la branche, ainsi que par la persistance
des bractées mères, accompagnées chacune de ses deux stipules
1. La plante décrite en 1893 sous ^e nom l'e Ouratea corymbosa par
M. Engler, d'après un échantillon récolté en 1879 par Soyaux au Gabon (Sibange
farm, n° 40), m'avait d'abord paru être une seconde espèce de cette section.
Mais, comparaison faite de l'échantillon de Soyaux avec celui qui a été rapporté
de la même région en 1864 par Duparquet (n° 60), j'ai dû reconnaître l'identité
des deux plantes.
A cette occasion, je ferai remarquer que la plante décrite par M. Engler en
1893 sous le nom de Ouratea comorensis, d'après un échantillon récolté aux
Comores par M. Humblot (n° 169), est exactement la même que celle que
Bâillon a décrite en 1886 sous le nom de Ouratea Humbloiii, d'après un échan-
tillon rapporté par le même M. Humblot de Mayotte (Comores) (n° 1169).
Dans l'un et l'autre cas, il y a donc eu double emploi et les noms de Ouratea
corymbosa Engler, de O. comorensis Engler, sont à rayer de la liste des Cam-
pylospermes, et à rejeter aux synonymes, le premier du C. Duparquetianum
(Bâillon) v. T., le second du C. Humbloiii (Bâillon) v. T.
2. Ph. Van Tieghem : Deux Ochnacées nouvelles, intéressantes par leur
habitat géographique (Bulletin du Muséum, janvier 1902).
Ph. Vak Tieghem. — Sétouratée, Campylospcrmc et Bise taire. 45
sétacées. Mais elle en diffère parce qu'ici la grappe, unique ou
accompagnée d'autres grappes semblables à l'aisselle de ses
écailles inférieures, n'est pas simple, mais composée d'om-
bellules pauciflores distantes.
A la fois des Ouratées et des Sétouratées, elle diffère par la
persistance et l'accrescence du calice autour du fruit, par le
faible accroissement du gynophore et surtout par la conforma-
tion du pistil, où l'ovule est recourbé en dedans, et par celle du
fruit, où la graine et l'embryon sont pareillement recourbés,
avec formation sur les côtés du péricarpe de deux crêtes longi-
tudinales, débuts d'une fausse cloison incomplète. Par tous ces
caractères, la plante ressemble aux Campylospermes.
Elle en diffère de nouveau, pour se rapprocher des Sétou-
ratées, par l'origine du périderme de la tige, qui y est épider-
mique, tandis qu'il est sous-épidermique dans les Campylo-
spermes. Sous ce rapport, elle est aux Campylospermes dans
l'Ancien Monde, ce que les Sétouratées sont aux Ouratées dans
le Nouveau.
Le genre Bisétaire, dont la Bisétaire de Lecomte [Biselaria
Lecomtei v. T.) est pour le moment le seul représentant, se
montre donc bien distinct à la fois des trois précédents, mais il
relie nettement, et c'en est là l'intérêt propre, le troisième aux
deux premiers.
D'avoir les feuilles stipulées, c'est-à-dire à stipules latérales
et libres, n'est donc pas une propriété exclusive des Ouratéées
américaines, pas plus que d'avoir les feuilles ligulées, ou, comme
on dit, à stipules intra-axillaires et concrescentes, n'est une pro-
priété commune à toutes les Ouratéées de l'Ancien Monde,
comme il était admis jusqu'à présent. De sorte que, si l'on
voulait conserver au genre Ouratée toute son ancienne exten-
sion et, avec elle, sa division en deux sections d'après ce carac-
tère, ces deux sections auraient perdu la signification géogra-
phique qu'elles avaient jusqu'ici et, avec elle, devraient perdre
aussi les deux noms de Neoonralea et de Palseoonraiea que, pour
l'exprimer, M. Gilg leur a donnés en 1893, comme il a été dit
plus haut.
46 journal de botanique
5. — Sur le genre Brackenridgée.
Etabli par Asa Gray, en 1854 (1), pour une Ouratéée récoltée
aux îles Fiji ou Viti, qu'il a nommée B. brillante (B. nitïda), ce
genre, où les feuilles sont ligulées comme dans les Campy-
lospermes, est caractérisé à la fois par son inflorescence, par ses
étamines, dont les filets assez longs portent des anthères s'ouvrant
par deux fentes longitudinales, par ses carpelles, où l'ovule est
recourbé en dedans autour d'une fausse cloison complète trans-
versalement, et par ses fruits, où la graine, cylindrique et ver-
miforme, est pareillement recourbée en anneau et où la fausse
cloison complète est creusée de deux lacunes aérifères; ce qui
fait que, sur la section transversale du fruit, on voit quatre
logettes : deux vides, qui sont les canaux aérifères de la fausse
cloison, et deux pleines qui sont les deux branches de la loge
courbe occupée par l'embryon. A ces caractères, déjà reconnus
par A. Gray, il faut ajouter que l'embryon a ici son plan
médian perpendiculaire au plan commun de symétrie du car-
pelle et de l'ovule; en un mot, il est accombant.
Ce n'est donc pas seulement parla déhiscence longitudinale
de l'anthère que ce genre diffère de l'ancien genre Ouratée,
comme l'ont cru les botanistes qui en ont contesté l'autonomie,
notamment Oliver, Bennett, Bâillon, M. Engler, etc. ; il subsiste
encore, même entre lui et les Campylospermes, malgré la cour-
bure commune de l'ovule et de la graine, assez de différences
pour que son indépendance soit désormais complètement
assurée.
Sans insister ici davantage sur ce genre, j'ajouterai qu'on
en connaît aujourd'hui sept espèces, qui sont originaires : l'espèce
type [B. nitida A. Gray) des îles Fiji, une d'Australie [B. aus-
îraliana F. Mùller), une de la Péninsule malaise (B. Hookem
A. Gray), une de Zanzibar [B. zanguebarica Oliver), deux de
Bornéo, décrites tout récemment [B. serrulata et paluslris
Barteletti) et la septième, que je décrirai prochainement, de la
Nouvelle-Guinée, où elle a été récoltée par Forbes en 1885
(n° 237) {B. Forbesii v. T.). Il y faut joindre les deux espèces
1. A. Gray : Loc. cit., p. 361, pi. 42, 1854.
Ph. Van Tieghkm. — Sétouratée, Campylospernie et Bisétaire. 47
de la côte orientale d'Afrique décrites par M. Engler, en 1893,
sous les noms de Oc hua albo-serrata et de O. ferrugïuea.
Ces plantes ne sont pas des Ochnes, car elles n'ont l'une et
l'autre que dix étamines et les carpelles y sont épisépales ; ce
sont desBrackenridgées, car le pistil et le fruit y sont conformés
comme dans ce genre. On les nommera donc désormais respec-
tivement B. albo-serraia (Engler) v. T. et B. ferruginca
(Engler) v. T. Il se pourrait que le B . albo-serrata fût reconnu
plus tard comme identique au B . zangnebarica, qui est de la
même région. Avec cette réserve, le genre Brackenridgée
compte donc aujourd'hui neuf espèces.
Il est remarquable que ce genre, répandu par toute l'Océanie,
s'avance ainsi, par trois espèces, jusque sur la côte occidentale
d'Afrique.
6. — RÉSUMÉ.
Composée maintenant des cinq genres qu'on vient d'étudier
et qui y forment deux sous-tribus, la tribu des Ouratéées a sa
constitution résumée dans le tableau suivant :
[ écailleuses, caduques,
droits. ) Grappe composée. . Ouratéc.
OURVTÉÉEs\ °KTH0SPBKMâES- Stipules ) sétacées, persistantes.
q 1 ) \ Grappe simple . . . Sétouratée.
J courbes. [
/CampylospkrmébsA P°ricide- Soûlée Camfiylosperme.
Anthère à ) Feullle /stipulée Bisétaire.
' déhiscence ' f lonSiludinale Brackenridgée.
Cette Note n'est qu'une étude préliminaire, qui sera
complétée en elle-même et jointe à celle des deux autres tribus
delà famille, dans un travail d'ensemble que j'espère publier
prochainement.
i
48 JOURNAL DE BOTANIQUE
ANATOMIE COMPARÉE DU TISSU CONDUCTEUR
DU STYLE ET DU STIGMATE DES PHANÉROGAMES
(I. MONOCOTYLEDONES, APÉTALES ET GAMOPÉTALES)
{Suite)
Par M. F. GUÉGUEN.
Chap. iv. — Tissu conducteur des Gamopétales
Ericacées (PI. 13) (i).
Le style cylindrique du Ledum palustre est tronqué à son
sommet, et se termine par un plateau stigmatique un peu en
retrait sur le style lui-même. En coupe longitudinale (fig-. i et 2),
l'ensemble de la région supérieure de l'organe se montre formé
de deux parties séparées Tune de l'autre par un profond sillon
circulaire; la portion cylindrique interne, représentant seule le
véritable stigmate, est constituée par un tissu parenchymateux
dont les éléments, isodiamétriques à la surface, s'allongent insen-
siblement dans la profondeur. C'est seulement en cette région
que germe le pollen.
Au centre du stigmate, un infundibulum plissé s'ouvre dans
un canal stylaire dont la coupe transversale est une étoile à
cinq branches entre lesquelles cheminent les faisceaux. Vers
le sommet du style, ces branches se recourbent tangentiellement
à angle droit, de manière à augmenter la surface des parois;
cette disposition s'atténue de plus en plus à mesure que l'on
descend dans le style, si bien qu'à la base de l'organe les
branches de l'étoile sont à peu près rectilignes (fig. 4). La sur-
face entière du canal est tapissée d'un épidémie conducteur formé
de hautes cellules allongées figurant de courtes papilles (fig. 6).
Quant au tissu conducteur de l'ovaire, il est localisé à l'angle
interne de chacun des cinq carpelles, et formé de cellules
arrondies proéminentes : partout ailleurs, les cavités sont tapis-
sées de cellules allongées tangentiellement.
1. Rôper, Morphologie, Anatomie uud Biologie von Pirola und Mono-
tropa (Bot. Zeit., 1852, p. 460). — Irmisch, id. (Flora, 1855, et Bot., Zeit., 1855, p. 628 ;
ibid., 1859, p. 407). — Wydlkr, id. (Flora, 1860). — G. Capus, 1. cit. — O. Drude,
Ericacese in Enfler, IV, 1. p. 5. — Grelot, Recherches sur le système libéroli-
gueux des Gamopétales bicarpellées (Ann. Se. nat., 8" série, V, 1897).
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 49
L'épiderme du style est strié-denticulé sur toute l'étendue
de l'organe : celui du stigmate est au contraire lisse. Ce fait
m 599?
p, ? c
S?. 0*^ *
O'Pi^0
Pl 13. — Ericacées, Primulacées, Hydrophyllées.
1, I.edum palustre, stigmate coupé verticalement ; 2, portion grossie du même ; 3, coupe
transversale du sommet du style ; 4, coupe de la base ; 5, coupe de l'ovaire en son mi-
lieu (le tissu conducteur t est en noir) ; 6, l'un des angles rentrants du canal, avec pa-
pilles conductrices. — 7, Pirola minor, style grossi ; 8, stigmate vu d'en haut ; 9, ovaire;
10, tissu recouvrant l'arête des placentas ; 11, paroi ovarienne striée extérieurement. —
12, Primula Auricula, stigmate coupé verticalement ; 13, coupe transversale au sommet
du style ; 14, coupe à la base. — 15, Lysimaciiia Nummularia, stigmate ; 16, papille stig-
matique ; 17, sommet du style ; 18, base du style ; 19, épiderme de la base du style
20, tissu conducteur de la base du style. — 21, Nemophila insignis, ovaire et style
grossis ; 22, sommet d'une branche stigmatique, en coupe ; 23, ovaire coupé trans-
versalement (le tissu conducteur est en noir) ; 24, stigmate coupé transversalement ;
25, style à la base ; 26, l'un des bords placentaires.
paraît bien démontrer que la striation ou l'ornementation si
fréquemment observées ne jouent aucun rôle dans la fécondation.
D'après O. Drude, le stigmate du Callttna vulgaris ne
5o JOURNAL DE BOTANIQUE
possède pas de sillon annulaire comme celui du Ledum, mais il
est surmonté d'un tissu collecteur à petites cellules nettement
distinct du tissu sous-jacent, et formant une sorte de disque à
quatre mamelons.
Dans le Pirola minor, le style court et trapu s'évase en un
stigmate à cinq lobes (fig. 7 et 8) ; le large infundibulum se
rétrécit pour donner finalement une étoile à cinq branches, dont
chaque extrémité est occupée par une masse de collenchyme
épaissi aux angles des cellules. Des coupes sériées de l'ovaire
montrent que le style y pénètre en un mamelon conique, tout,
autour duquel sont disposées les cinq loges formées chacune de
deux demi-placentas pariétaux portant les ovules sur leurs
flancs externes (fig. 9). Les branches de l'étoile stylaire se
continuent chacune par l'une des cinq fentes interplacentaires;
c'est par l'intermédiaire du tissu conducteur qui borde celles-ci
(fig. 10) que les tubes polliniques arrivent au contact des nom-
breux ovules dressés à la surface d'un épidémie légèrement
inégal. Les funicules, ainsi que le tégument externe de l'ovule,
sont eux-mêmes garnis de légères papilles épidermiques. La
face interne de la paroi ovarienne porte des cellules faiblement
papilleuses (fig. 11); mais à mesure qu'on se rapproche de la
portion basilaire du placenta, ces éléments s'orientent tangen-
tiellement. L'épiderme externe du style et de l'ovaire est tout
entier finement strié.
Le style du Monotropa Hypopitys est également canaliculé
comme celui des espèces précédentes.
En résumé, pour les Ericacées et les familles qui s'y ratta-
chent, la présence d'un canal stylaire tapissé de cellules papil-
leuses avec des massifs collenchymateux à l'extrémité des
canaux, constitue un signe d'infériorité qui vient s'ajouter aux
autres caractères sur lesquels on s'est fondé pour placer cette
famille au bas de l'échelle des Gamopétales.
Primulacées (PI. 13) (1).
Le style cylindrique du Primida Auricula s1 évase légèrement
à son sommet et se termine par un stigmate vaguement trilobé.
1. Ph. Van Tieghkm, Recherches sur la structure du pistil des Primulacées
et des Tkèophrastées (Ann. Se. nat., 5e série, IX, i8b8 et XII 1869). — Duncan,
On the development of the gynecaeum and the meikod of imprégnation in
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 51
Les coupes longitudinales montrent que ce stigmate, formé de
petites cellules isodiamétriques, et recouvert d'une couche de
papilles simples, provient de l'épanouissement du tissu conduc-
teur stylaire (fig. 12). Ce dernier, étudié sur des séries de coupes
transversales, se montre formé d'un tissu faiblement collenchy-
matoïde à mailles anguleuses (fig. 20), au milieu duquel existe
une fente provenant de l'accolement des bords carpellaires : au
pourtour de ladite fente, et vers la partie moyenne du style, les
cellules conductrices sont un peu plus hautes que les autres.
Au milieu de la longueur de l'organe, la fente s'élargit, en pre-
nant la forme d'une étoile à trois branches. A la base du style
(fig. 14), elle est remplacée par une cavité à section fusiforme
bordée de quelques cellules petites, à parois minces, dont la
cuticule est parfois comme décollée.
Le parenchyme qui entoure ce tissu est parcouru par une
dizaine de faisceaux, et contient un grand nombre de cellules
colorées en jaune dans le matériel alcoolique : ces éléments, dis-
posés suivant un cercle régulier, sont surtout abondants au niveau
de la partie libérienne des faisceaux. En coupe longitudinale, la
forme en est allongée ; ils se superposent en files assez régu-
lières dont chacune se termine par un léger renflement juste au
contact des petites cellules du parenchyme stigmatique. Ces
éléments allongés sont des cellules à tannin. L'épiderme du
style est nettement strié-dentelé dans le tiers supérieur : au-
dessous, les stries s'effacent insensiblement, et disparaissent à la
base de l'organe. Dans beaucoup de Primulacées, de pareilles
stries existent aussisur l'ovaire : d'après Decrock, elles s'accusent
fortement pendant la maturation des graines ; il est probable
qu'elles jouent un rôle dans la déhiscence de la capsule.
Le placenta du Primula Aurïcula est lisse, et recouvert d'un
épiderme à cellules aplaties. On sait que d'après Duncan (1. cit.),
le tube pollinique descend jusqu'au fond de l'ovaire, pour
remonter ensuite le long du placenta. Dans le Primula siuensis,
il existe des papilles stigmatiques claviformes ; dans le P. acau-
Primula vulgaris Jacq (Journ. of Linn. Soc.of London, 1873). — G. Capus, /. cit.
— Léo Ekreka, Sur un moyen simple de constater la fécondation croisée
chez les Primevères (C. R. Soc. Roy. Bot. Belgique, 5 fév. 1881). — P. Knuth,
Die BlutenentiL'icklung von Primula acaulis Jacq. (Bot. Ctbl., Bd. LV, n" t,
189;). Primulaceae in Engler. — E. Decrock, Anatomie des Primulacées (Thèse
de doctorat, Fac. Se. Paris, 1901).
53 JOURNAL DE BOTANIQUE]
lis, d'après Decrock, le stigmate est sphérique et à papilles très
longues. La structure du style et du stigmate est très analogue,
d'après le même auteur, dans les Douglasïa Vitaliana, Kauff-
mannia, Pomatosace, Samolus Valercuidi et Lubïm'a.
Le Lysimachia vulgaris possède un stigmate en forme de
tronc de cône très surbaissé, à sommet trilobé (fïg. 15) avec des
papilles simples excipuliformes (fig. 16). Au centre du style, on
voit un infundibulum dont la pointe s'atténue en une sorte de
fissure, donnant accès dans la cavité ovarienne. Le style est
recouvert, dans toute sa hauteur, d'un épiderme à membrane
épaissie et fortement striée (fig. 19) : le parenchyme sous-jacent
est parcouru par cinq faisceaux. Le tissu conducteur est formé
de cellules à parois très légèrement épaissies, et figure un
réseau à mailles hexagonales assez régulières, qui se dissocie
légèrement à la base de l'organe : la section de ce tissu dimi-
nue de diamètre à son entrée dans l'ovaire.
Dans le Dodecatheon Meadia, il existe un stigmate légère-
ment renflé. La structure du style est essentiellement la même
que dans le Lysimacliia : le canal est trifide, et le tissu conduc-
teur en occupe les trois faces. Au milieu du style, la cavité
devient vaguement rectangulaire, avec une bordure de trois à
quatre assises conductrices. A la base de l'organe, la section du
canal est sensiblement circulaire, avec un seul rang de cellules
de bordure : le centre en est occupé par des masses irrégulières
d'une substance mucilagineuse sécrétée parla surface du placenta,
qui se prolonge ici en cône parenchymateux dans la base du
canal stylaire. Dans l'ovaire, le rôle conducteur appartient à la
surface tout entière du placenta. Cet organe est faiblement
tomenteux et enduit de mucilage : les funicules portent quelques
papilles peu développées. L'épiderme, nettement strié-denticulé
du sommet jusque vers le milieu du style, est presque lisse à la
base. La surface de l'épiderme ovarien possède de fins plisse-
ments vermiculés : la paroi interne est tapissée de cellules sem-
blables à celles que nous avons vues dans le Pirola.
L'appareil conducteur et le style de toutes les Primulacées
offrent donc une structure très uniforme. Au point de vue de
l'aspect du stigmate, les Primulacées, comme le fait remarquer
Decrock, peuvent se diviser en deux sous-familles : les Primu-
loïdées, à stigmate renflé et trilobé ; les Lysimachioïdées, dont
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 53
le stigmate se réduit à un léger couronnement papilleux ou à un
simple renflement. Les deux groupes sont également bien carac-
térisés par l'ensemble de leurs caractères anatomiques.
Solanacées (PI. 14) (i).
Le style du Solamim Dtilcamara, un peu avant l'anthèse,
est cylindrique, légèrement effilé, et surmonté d'un stigmate
hémisphérique rugueux (fig. i). En coupe longitudinale, la sur-
face de ce renflement se montre recouverte de très courtes
papilles en forme de tête déprimée avec une membrane externe
épaissie : elles sont implantées sur un tissu à petites cellules,
d'abordpresqueisodiamétriques,puiss'allongeant insensiblement
pour se raccorder avec le tissu du centre du style. Ce dernier
renferme deux faisceaux formés chacun d'une ou deux trachées
et d'un volumineux arc libérien (fig. 2). Le tissu conducteur
cylindrique est collenchymatoïde, et les petites cellules qui le
constituent renferment des gouttelettes réfringentes : au sommet
de l'organe, ce tissu est à peine dissocié au centre, mais à la base
il existe un canal circulaire très étroit (fig. 5 et 6). Dans les
fleurs non encore développées, au-dessus du point de réunion
des bords carpellaires, il existe un tissu de courtes papilles que
l'on ne retrouve plus sur les parois mêmes de l'ovaire. L'épi-
derme du style est strié de la base au sommet.
L'ovaire renferme des cellules à sable dont la répartition est
un peu différente suivant l'âge de la fleur. Ces éléments oxali-
fères, localisés presque exclusivement dans la cloison ova-
rienne, apparaissent peu de temps avant l'anthèse sous la
forme de deux grosses cellules (fig. 8 et 9), en deçà du faisceau
placentaire des cloisons non encore réunies. Dans la fleur épa-
nouie', elles sont plus abondantes et occupent la cloison et son
prolongement (fig. 3). Les cellules du stigmate du Solamim
glaucophyllum, décrites par Capus, se dissocient dans une matière
grasse qu'elles exsudent : nous verrons plus loin qu'une pareille
dissociation est fréquente dans les plantes de cette famille.
1. R. Brows (1. cit. et pi. 36). — L. Marchand, Or gano génie des ovaires du
Datura Stramonium et du Nicandra physaloides (Bull. Soc. Bot. Fr., XXIV,
1877, p. 9). — G. Capus, /. cit. — R. Von Wettstein, Solanacese in Engfler, IV,
36, p. 5. — M. Molliard, Sur la formation du pollen daus les ovules du
Pétunia hybrida (Rev. Gén. de Botanique, VIII, 1896, p. 49).
54 JOURNAL DE BOTANIQUE
Le N icandra physaloides se prête bien à l'étude du trajet des
tubes polliniques. Dans les fleurs même à peine épanouies, sous
le climat de Paris, on voit de nombreux grains de pollen ger-
mer sur le stigmate bilabié (fîg. 9), enduit d'une abondante
exsudation visqueuse que l'alcool coagule et que la vésuvine
colore en brun foncé. Ce dernier réactif y démontre la présence,
sur les stigmates âgés, de débris de papilles unisériées, englobés
dans la masse spumeuse (fig. 10). Le stigmate et le tissu con-
ducteur du style sont absolument bourrés de tubes polliniques
qui suivent tous très exactement les sinuosités du tissu (fig, 9).
En section transversale le style, à cuticule nettement striée,
est occupé au centre par du tissu conducteur collenchymatoïde
en forme d'étoile à quatre branches (fig. 11 et 14). La dissocia-
tion à l'aiguille montre que les éléments du tissu conducteur sont
allongés, à cloisons horizontales (fig. 12). Chacun des cinq
faisceaux libéro-ligneux possède un liber réparti en îlots à la
périphérie du bois.
Le tissu conducteur ovarien consiste en unépiderme à peine
villeux, localisé à la région fertile des placentas et aux funi-
cules (fig. 13).
\JAtropa Belladona, dont le stigmate est également bilabié-
globuleux, possède un tissu conducteur stylaire à section ovale,
compact au sommet du style, mais se dissociant peu à peu en
donnant deux ou trois lacunes figurant des canaux séparés par
du tissu dense. La structure des éléments est la même que dans
les autres Solanacées.
Le style du Brugmansia candida atteint une grande dimen-
sion (jusqu'à 14 centimètres de longueur). Use termine par deux
lobes linguiformes, dressés parallèlement et soudés par le milieu
de leurs faces en contact : la section transversale figure une sorte
d'X (fig. 15) dont le centre serait occupé par un canal aplati.
Le tissu collecteur est une sorte de pseudoparenchyme formé
de poils unisériés soudés les uns aux autres, faisant saillie seule-
ment sur les bords libres des branches stigmatiques, et conver-
geant vers le canal central. Les coupes en série montrent que ce
dernier s'oblitère complètement un peu au-dessous du stig-
mate : à ce niveau, il est remplacé par une bande de tissu col-
lenchymatoïde, renfermant quelques éléments de soutien com-
parables à ceux que nous verrons plus loin dans le Nicotiana.
F. Guéguhn. — Auaiomie du style et du stigmate des Phanérogames. 55
Plus bas encore, le tissu se dissocie de nouveau pour donner
une fente étroite, qui, vers le milieu de la longueur du style,
atteint son maximum de diamètre (fig. 16) : elle est tapissée de
PL. 14. — Solanacées.
i. Solarium Dulcamara, stigmate, grossi ; 2, base du style ; 3, sommet de l'ovaire d'une
fleur épanouie, montrant les cellules à sable ; 4, ovaire peu de temps avant l'épanouis-
sement ; s, tissu conducteur de la base du style; 6, portion du même plus grossie;
7, deux papilles stigmatiques ; 8, l'un des placentas du schéma 4. — 9, Nicandra pAy-
saloides, stigmate coupé verticalement; 10, portion de la surface du même; II, milien
du style; 12, éléments du tissu conducteur; 13, ovaire d'une fleur épanouie ; 14, milieu
du style. — 15, Brugmansia candida, stigmate coupé transversalement ; 16, milieu du
style ; 17, base du style ; 18, 19, 20, coupes successives montrant le changement d'orien-
tation du canal et l'apparition des faisceaux placentaires. — 21, Nicotiana Tabacum,
papilles stigmatiques ; 22, stigmate grossi ; 23, sommet du style ; 24, base du style ; 25,
une cellule épaissie du tissu conducteur.
tissu conducteur. L'orientation de cette fente, d'abord perpen-
diculaire à la ligne des centres des faisceaux stylaires, devient
peu à peu parallèle à cette direction (fig. 16 à 18) : les faisceaux
56 JOURNAL DE BOTANIQUE
placentaires font leur apparition vers le quart inférieur du style.
Le sommet de l'ovaire s'effile peu à peu en un cône qui se
raccorde insensiblement avec le style. L'étude des coupes sériées
démontre qu'au moment où le grand axe du canal stylaire est
perpendiculaire à la ligne des centres des faisceaux carpellaires,
les deux bords opposés de la fente sont seuls garnis de tissu
conducteur (fig. 18). La réunion des placentas ne se fait qu'à une
certaine profondeur dans l'ovaire : ce fait paraît général dans les
Solanacées, car, ainsi que nous l'avons vu, on l'observe dans le
Solanum Diilcamara, et Capus (1. cit., p. 237) le signale égale-
ment dans le Solanum glaucophyllum.
Bien au-dessus du point de réunion des placentas, le tissu
conducteur à longues cellules qui tapissait le canal stylaire est
peu à peu remplacé par les éléments brièvement papilleux qui
forment l'épiderme du placenta, et se localisent uniquement aux
régions fertiles de ce dernier.
R. Brown a figuré un stigmate de D attira Stramonium iden-
tique à celui du Brugmansia, et déjà fécondé au moment de
l'épanouissement de la corolle.
Dans le Nïcotiana Tabacum, le style cylindrique, légèrement
évasé au sommet, est couronné d'un bourrelet stigmatique
bilabié (fig. 22) tapissé de papilles digitiformes à paroi mince
(fig. 21) : ces éléments sont très caducs, et l'on en trouve
des débris dans le liquide visqueux qui remplit l'infundibulum
central. Sur les coupes transversales, le tissu conducteur a une
forme de 8 au sommet de l'organe et devient ovale à la base :
il se compose d'éléments analogues à ceux du Nicandra. On y
rencontre çàet là quelques cellules isolées d'un calibre plus con-
sidérable que les éléments voisins ; elles ont un peu l'aspect de
fibres, mais ne se colorent pas par le vert d'iode. Ces éléments
jouent probablement un rôle de soutien. L'épiderme du style,
nettement strié dans la région supérieure, est lisse à la base
de l'organe, qui brunit au contact de l'alcool de conservation,
tandis que le sommet se décolore sous l'influence du même
liquide. L'épiderme placentaire est très courtement papilleux
dans la région fertile.
Le tissu conducteur, plein au sommet du stigmate, se dissocie
à la base du style ; il existe de la chlorophylle dans le stigmate
et dans le placenta.
F. Guégubn. — Anatomie dît style et du stigmate des Phzuérogames. 57
«
Il résulte des faits qui précèdent que les Solanacées pré-
sentent une remarquable uniformité dans la structure et la dis-
tribution du tissu conducteur : stigmate renflé en tète bilabiée,
et recouvert de papilles le plus souvent enduites d'une exsuda-
tion visqueuse ; tissu conducteur canaliculé, peu ou pas dissocié ;
placenta faiblement tomenteux.
Borraginées (i) (PI. 15).
Le style assez allongé du Cynoglossum officinale est sur-
monté d'une tête sphérique séparée du reste de l'organe par un
léger collet (fig. 9). L'épiderme de ce stigmate est formé de
cellules dont la paroi externe, bombée en dôme, porte des épais-
sissements de la membrane figurant une couronne de cinq pa-
pilles bilobées très saillantes (fig. 10 et 11); au niveau du collet,
la surface de l'épiderme est ondulée. Vers le sommet, le style
offre une section presque circulaire (fig. 6 ôzs), et possède un
tissu conducteur collenchymatoïde dont le centre est occupé par
de grandes cellules. Au-dessus des carpelles, le style se creuse
latéralement de quatre profondes cannelures (fig. 7) : le tissu
conducteur a diminué de volume, et n'entoure plus que quatre
à cinq cellules centrales ; au plafond même de l'ovaire, on
n'observe plus, au centre, qu'une lacune dont les parois sont
enduites de mucilage provenant de la gélifïcation d'une cellule
unique (fig. 8). L'épiderme est lisse sur toute l'étendue du
style.
Dans le Symphylum officinale, le style se coude brusquement
à son sommet; il se termine par un stigmate faiblement globu-
leux (fig. 13) hérissé de courtes papilles simples excipuliformes,
écartées les unes des autres (fig. 14), et dont la membrane externe
est finement striée. Les coupes en série montrent que le sommet
de l'organe est elliptique, avec grand axe antéro-postérieur :
chaque pôle de l'ellipse renferme un faisceau, et le centre en est
occupé par un canal assez large, bordé de tissu plein dont les cel-
lules, à section transversale arrondie et pourvues d'un contenu ré-
1. G. Capus, l. cit. — K. F. Jord an , Der Bliïtenbau unddie Bestaùbungseinri-
chtung von Echium vul£are(Ber. d. d. Bot. Gesellsch. — Bd.X, 18^2). — M. Gurke,
in Engler et Prantl, IV, 3 a. — \V. Taliew, Zum BestaiïbungsmeckajiisDius von
Borrago officinalis (Bot. Ctbl., 1900, n°i).
58 JOURNAL DE BOTANIQUE
fringent, forment deux couches au sommet et cinq à la base du
style. Le diamètre de l'organe, ainsi que la hauteur de l'épiderme,
augmentent vers le milieu de la longueur, la forme de la section
restant à peu près la même (fîg. 17). Tout à fait à la base, la
coupe figure un losange aplati par la pression des carpelles
(fig. 18) : le tissu conducteur y offre son minimum de dévelop-
pement.
La striation de l'épiderme externe, qui dans la portion stigma-
tique était très marquée (fig. 15), s'atténue à partir de la moitié
dn style en même temps que le tissu conducteur devient de
moins en moins collenchymateux : ces modifications vont s'ac-
centuant de plus en plus vers la base de l'organe.
Le Cerinthe major possède des papilles stigmatiques sem-
blables à celles du Symphytum, mais à parois externes plus
épaisses : vu de face, le stigmate semble pavé de cellules vague-
ment polygonales, à lumen assez étroit et arrondi. Le Myosotis
palustris offre une disposition analogue. Hildebrand (cité par
Capus) a figuré des papilles stigmatiques de Y AncJmsa italïca
affectant la forme de bouteilles à col épaissi, dont le sommet
supporte un petit plateau à bords crénelés. Behrens signale une
structure analogue dans VEchium et d'autres Borraginées.
Le stigmate de X Helïotropium peruvïantim présente extérieu-
rement l'aspect d'un cône tronqué, fendu parallèlement au plan
de symétrie de la fleur, et dont la surface est garnie de poils
coniques simples à membrane épaisse et striée en long. La base
de l'organe est entourée d'une couronne de papilles en forme de
baguettes de tambour serrées les unes contre les autres, et
implantées directement sur le tissu conducteur (fig. 1 et 6). Le
trajet de ce tissu ne peut être étudié que sur une série de coupes
transversales (fig. 2 à 5). Il est du reste à peu près identique à
celui que Capus a figuré dans X Hcliotropnim grandiftorzim.
Dans cette dernière espèce, les papilles de la couronne stig-
matique sont aciculaires ; elles sécrètent du mucilage comme
celles de Y Helïotropium peruvianum. Le tissu conducteur du
stigmate de cette dernière espèce est collenchymatoïde, à cel-
lules isodiamétriques avec parois ondulées (fig. 6) ; en péné-
trant dans le style, ces éléments s'orientent en files verti-
cales, mais conservent leurs dimensions. Il y a deux faisceaux
libéroligneux très réduits, et situés très peu profondément.
F. Guéguen. — Anatomic dît style et dit stigmate des Phanérogames. 59
Le tissu conducteur descend jusqu'à la base de l'ovaire, et s'y
divise en quatre branches dont chacune se dirige vers la partie
inférieure d'une loge.
Il existe donc dans les Borraginées deux types bien distincts
d'appareils stigmatiques. Dans le premier cas (Borragées), la
forme et ladisposition des papilles, ainsi que l'écartement de leur
partie saillante, sont en relation avec la structure des grains de
pollen. Dans toutes les Borragées vraies, ceux-ci ont en effet
une forme allongée, et possèdent, suivant leur plus petit dia-
mètre, un anneau provenant d'un épaississement interne de la
membrane (Cynoglossum, Symphytum, Cerinthe)^ ou même un
étranglement qui leur donne la forme d'un 8 de chiffre (Myosotis).
Le petit diamètre du grain est le plus souvent égal à la distance
qui sépare deux papilles stigmatiques contiguës : le pollen se
logerait donc dans les espaces compris entre celles-ci.
Dans le second type de stigmates (Ehrétiées), l'organe affecte
la forme d'une sorte de cône muni de gros poils collecteurs en
mamelons striés, mais la pénétration des tubes polliniques ne se
fait qu'au niveau des papilles de la base du stigmate. Les grains
de pollen sphériques se logent entre les poils coniques. Il est à
remarquer que le bord de la partie dorsale des étamines porte
aussi de pareils trichomes, qui jouent vraisemblablement un rôle
dans la fécondation croisée. Celle-ci s'opère par l'intermédiaire
des insectes : W. Taliew en a récemment décrit le mécanisme
compliqué (1).
Hydrophyllées (PI. 13).
Le Nemophila insignis, qui nous a servi de type pour
l'étude de cette famille, possède un style cylindrique terminé
par deux branches peu divergentes (fig. 21); chacune de ces
branches, à sommet arrondi, est surmontée de courtes papilles
accolées (fig. 22). Le reste de l'organe est recouvert d'une cuti-
cule très finement striée. Chacune des branches, correspondant à
l'un des carpelles, renferme, au milieu d'un parenchyme faible-
1. De Coincy {Congrès international de Botanique de 1900) considère les
cinq languettes interstaminales de la corolle des Echium comme destinées à
favoriser la fécondation, en retardant l'accès des insectes aux nectaires qui
entourent la base du pistil.
6o JOURNAL DE BOTANIQUE
ment lacuneux, un faisceau à bois interne, accolé à une masse
cylindrique de tissu collenchymatoïde dont le centre est presque
anhiste (fig. 24). Dans le style, légèrement aplati dans le sens
des carpelles et parcouru par deux faisceaux, le tissu conduc-
teur, un peu plus riche en lumens que celui des stigmates, est
percé d'une étroite fente cruciale (fig. 25) : les cellules qui
bordent cette fente sont plus grandes que les autres.
L'ovaire contient deux gros placentas en forme de T à
branches échancrées, et dont les faces en regard portent deux
rangs d'ovules anatropes (fig. 23). Le tissu conducteur est formé
par l'épiderme des placentas, dont la membrane externe se gélifie
avec un maximum d'épaisseur aux deux bords placentaires, pré-
cisément en face des micropyles (fig. 23 et 26).
La structure assez spéciale de l'appareil collecteur et con-
ducteur, et surtout le mode de différenciation de l'épiderme pla-
centaire de cette plante représentent un type structural bien
distinct, qui paraît ne se rattacher directement qu'aux Gentia-
nées comme nous le verrons plus loin.
Convolvulacées (PI. 15) (1).
Le style filiforme du Convolvulus arvensis est surmonté de
deux branches stigmatiques divergentes et papilleuses : en
section transversale, chacune d'elles est cylindrique avec un
épiderme prolongé en poils arrondis au sommet et légèrement
étranglés dans leur partie moyenne (fig. 20). Le parenchyme
sous-jacent se compose de cellules larges à la périphérie et
de plus en plus étroites vers le centre, où elles forment un tissu
conducteur à éléments arrondis, rapproché de la partie interne
de la branche. Il n'y a pas de système fasciculaire : les faisceaux
s'arrêtent au sommet du style, comme le démontrent les coupes
en série et l'examen par transparence dans l'acide lactique.
Le style est creusé de deux profondes cannelures longitu-
dinales correspondant aux bords carpellaires : il reçoit deux
faisceaux à trois ou quatre trachées, comprenant entre eux un
1. G. Capus, /. cit. — A. Ernst, On tke fertilisation of Cobaea penduli-
fera Hook. fil. (Nature, Vol. XXII, nn 555, juin 1880). — A. Buegerstein, Einige
Beobachtungen an den Blilten der Convolvulaceen (Ber. d. deutsch. Bot.
Gesellsch., 1889). — A. Peter, Convolvulaceae in Engler, IV, 3 a.
F. Guéguen. — Anaiomie du style et du stigmate des Phanérogames. 61
tissu conducteur plein collenchymatoïde. Au sommet de l'or-
gane, la section transversale de ce tissu est sensiblement circu-
PL. 15. — BORRAGINÉES, CONVOLVULACEES.
I, Heliotropitim peruvia7ium, stigmate coupé radialement ; 2 à 5, sections transversales
successives {indiquées sur la fig. 1 par les chiffres correspondants) ; 6, coupe verticale
du rebord stigmalique. — 6 bis, Cynoglossum officinale, sommet du style ; 7, base du
style ; 8, tissu conducteur de la base du style ; 9, ovaire coupé en long ; 10, papilles
stigmatiques ; II, une papille vue d'en haut ; 12, cellules du collet du stigmate. — 13,
Symphytnm officinale, stigmate d'une fleur prête à s'épanouir ; 14, deux papilles stigma-
tiques, dont l'une est vue en coupe optique ; 15, épiderme du sommet du style ; 16, coupe
au sommet du style, et 17, au-dessus des carpelles; 18, coupe à la base du style, avec
les carpelles c. — 19, Cerinthe major, papilles stigmatiques vues d'en haut. — 20, Con-
volvulus arvensis, papilles stigmatiques ; 21, coupe à la base du style, avec latici-
fèr; la. ; 22, portion grossie de la coupe 22, montrant un laticifère ; 23, ovaire coupé
tangentiellement ; 24, base de l'ovaire en coupe transversale. — 25, Cuscuta major,
branche stigmatique coupée transversalement ; 26, ovaire coupé en son milieu.
laire; vers la base, elle est elliptique et de plus en plus oblique
par rapport au plan de symétrie de l'organe, l'inclinaison du
grand axe correspondant à celle du pistil. L'épiderme, strié au
62 JOURNAL DE BOTANIQUE
sommet du style (seul caduc lors de la maturation du fruit), est
lisse à la base. L'assise sous-épidermique renferme quelques cel-
lules plus grandes que les autres (fig. 21 la, et 22) : la dissection
et les coupes longitudinales montrent que ce sont des laticifères,
dont le contenu est absent dans les matériaux alcooliques, mais
qui examinés sur le frais renferment de grosses gouttelettes
colorables en rose par Torcanette acétique. Ces laticifères,
qui forment des canaux rectilignes dans toute la longueur du
style, ne se retrouvent pas dans la paroi de l'ovaire.
La cloison ovarienne est aplatie : de chaque côté s'adossent
deux ovules anatropes dressés à raphé interne, insérés sur
une sorte d'embase formée par le sommet de l'axe, et seule
recouverte d'un épiderme conducteur papilleux. La cloison
ovarienne est interrompue au niveau des funicules : les deux
bords affrontés portent des poils flexueux à parois épaisses, ce
qui permet aux tubes polliniques, descendus dans l'épaisseur de
la cloison, de se diriger vers les micropyles en rampant à la
surface du tampon placentaire (fig. 23 et 24).
D'après Capus (1. cit., p. 245), le placenta du Convolvuhis
althaeoides porte des poils pluricellulaires très développés et
entortillés. Ces poils n'existent qu'à la base de l'ovaire, dans la
région de l'insertion des funicules. Les ovules sont dressés,
anatropes et insérés à la base du placenta. Les poils placentaires
contiennent de gros grains d'amidon, suspendus dans un plasma
aqueux ; il en existe aussi dans les poils stigmatiques de la même
plante.
Dans le Convolvuhis Scammonia, la structure est à peu près la
même que dans le C. arvensis. Les branches stigmatiques sont
relativement beaucoup plus développées, et à peu près aussi
longues que le style lui-même. Elles portent des papilles sembla-
bles à celles du C. arvensis ; dans les fleurs prêtes à s'ouvrir, on
trouve déjà sur ces papilles des grains de pollen en germination.
Le concours des insectes ne serait donc pas nécessaire à la
fécondation, mais semblerait ici remplacé par les mouvements
du périanthe (ouverture et fermeture de la corolle). Les latici-
fères sont profondément situés au voisinage du tissu conducteur.
La coloration des papilles stigmatiques change après la
pollinisation. Brongniart (1) avait déjà figuré un stigmate à'Ipo-
1. Ad. Brongniart (Ann. Se. nat., ire série, t. XII, 1827, pi. 35, fig-. 2, E).
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 63
maea purpurea dans lequel la partie pollinisée des branches
stigmatiques présente une teinte différente de celle des parties
non fécondées.
L'ovaire du discuta major est surmonté de deux branches
complètement séparées, légèrement divergentes, et dont les
deux tiers supérieurs portent des papilles analogues à celles
des Convolvulus : ces branches sont formées de parenchyme
homogène, et renferment quelques laticifères, ordinairement
deux dans chacune d'elles (fig. 25). L'absence de formations vas-
culaires indique, par comparaison avec celles des Convolvu-
lus, qu'il faut regarder ces organes comme des branches stigma-
tiques sessiles. La structure de l'ovaire diffère quelque peu de
celle des Convolvulus : la cloison est ici plus épaisse, et lacu-
neuse sauf dans sa région centrale conductrice : à la base du
septum, des touffes de poils sont disposées en trois groupes
assez nets, l'un médian, les deux autres latéraux (fig. 26). Les
ovules, par suite d'un relèvement tectiforme du fond de la cavité,
paraissent insérés latéralement et obliquement contre la cloison :
c'est là un acheminement vers la placentation axile vraie.
Comme le fait remarquer Vidal (1), il y a dans les autres Convol-
vulacées une véritable gynobasie, le septum devant être consi-
déré non comme un placenta, mais comme un prolongement
descendant du style. Dans la tribu des Dichondrées (Dïchondra
repens, D. argented), la gynobasie s'étend même jusqu'aux
styles.
La paroi de l'ovaire du Cuscttla major contient de grandes
cellules à latex qui, en coupe verticale, sont ovoïdes-allongées.
Dans diverses autres Convolvulacées {Falkt'a, Wilsonia,
Brcwerid) les branches stigmatiques ne sont, comme dans la
Cuscute, papillifères que dans leur portion terminale.
Les Convolvulacées sont donc caractérisées par l'existence de
deux branches stigmatiques papilleuses, tantôt sessiles, tantôt
portées par un long style. La disposition du tissu conducteur
dans l'ovaire, et le mode d'insertion des ovules montrent que
ces plantes possèdent une véritable placentation basilaire qui
les rapproche des Borraginées.
1. L. cit., p. 39.
64 JOURNAL DE BOTANIQUE
Gentianées (i).
L'ovaire du Gentiana acaulis est à quatre faces peu
marquées, et s'atténue en un long bec terminé par deux branches
stigmatiques recourbées en dehors. Chacune de celles-ci offre une
section transversale aplatie ; la face externe en est recouverte
de grosses papilles simples à paroi mince, et le parenchyme en
est parcouru par un seul faisceau. Les branches stigmatiques,
dans leur région inférieure rectiligne, s'accolent l'une à l'autre
et leurs faces en regard ne sont plus munies que d'un épiderme
lisse à grandes cellules. Vers leurs deux bords internes, chacune
d'elles renferme, juste au-dessous de l'épidémie, un petit îlot
de collenchyme aplati qui s'unit à celui qui lui fait face;
l'ensemble forme dès lors un système de deux cordons conduc-
teurs qui descend jusqu'au fond de l'ovaire, dont il occupe les
angles fertiles. Les cellules de ce tissu ont des parois épaisses et
des lumens inégaux, arrondis. Le contenu en est très réfringent
et se colore avec intensité par la vésuvine.
Bien que le stigmate soit persistant au même titre que le
reste de l'ovaire, dont il n'est que le sommet progressivement
effilé, la surface, ainsi que celle de tout l'ovaire, en est recou-
verte d'une cuticule épaisse à grosses cannelures, qui paraît
jouer un rôle dans la déhiscence de la capsule.
Dans le Limnanthemum exaltatum , on observe une répar-
tition un peu différente du tissu conducteur : parleur réunion et
leur soudure presque complètes, les deux branches stigmatiques
forment un canal dont la face interne est tapissée de plusieurs
assises de cellules collenchymatoïdes de petit diamètre, avec
tendance à la gélification des parois de la cavité. Le style est
parcouru par deux faisceaux, et il existe un épiderme à cellules
bombées en mamelons striés.
Dans le Menyanthes trifolïala le style est encore plus
distinct. Les lobes stigmatiques sont recouverts de papilles
simples claviformes, enchevêtrées, qui se continuent dans l'inté-
rieur de l'organe : au niveau de la base de celui-ci, qui ne
renferme point de tissu collenchymatoïde, les papilles vont se
i. Gilg, Gentianaceae in Eng-ler et Prantl. — E. Perrot, Anatomie des Gen-
tianacées (Thèse de la Fac. des Se. de Paris, 1898).
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 65
racourcissant en forme de dé à coudre, pour se continuer sur
les placentas sous la forme d'un épiderme villeux.
Sur des coupes transversales sériées, le style, vers le sommet,
renferme quatre faisceaux libéroligneux bien distincts situés à la
périphérie : vers la base, on trouve douze de ces faisceaux, dont
quatre appartiennent au style et dont les huit autres, généra-
lement un peu plus petits, sont les faisceaux placentaires qui se
prolongent assez avant dans le style.
L'intervalle compris entre ces méristèles est occupé par un
tissu à cellules arrondies en section transversale et un peu al-
longées dans le sens longitudinal. Les éléments qui bordent
la fente médiane sont plus gros que les autres : comme on l'a
vu plus haut, ce sont des papilles analogues à celles du stigmate.
Dans l'ovaire, le tissu conducteur forme un épiderme tomen-
teux qui recouvre exclusivement la partie fertile des placentas :
les papilles les plus développées se trouvent juste en face des
micropyles. Les funicules, assez longs, sont légèrement papil-
leux, de même que les quelques rangées de cellules qui bordent
le micropyle.
En résumé, on trouve dans les Gentianées deux dispositions
bien distinctes. Dans les Gentiana et les Limnanthemum , il n'y
a de papilles que sur le stigmate proprement dit, et le tissu
collenchymatoïde descend jusque sur les placentas; cette struc-
ture rappelle ce que nous avons vu chez le NemopJiila. Dans le
Menyanthes } il n'y a plus de collenchyme, mais seulement des
papilles; cette différenciation moins profonde, rappelant ce que
l'on observe chez les Monocotylédones, est l'indice d'une orga-
nisation moins élevée. Le fait que l'on rencontre les deux types
différents dans deux plantes aquatiques, Limnanthemum et
Menyanthes, prouve que les variations du milieu extérieur
n'influent pas d'une façon très marquée sur la structure des
ppareils qui font l'objet de cette étude.
{A suivre.)
:*sv£iz^v^_. —
66 JOURNAL DE BOTANIQUE
REVISION
DES ESPÈCES CRITIQUES DU GENRE ECHIUM
Par M. A. DE COINCY.
(30 séiie.)
Echium italicum.
E. italicum L. Sp. p. 139; E. a/tissimum]acq. (Lehm. Asp.
p. 443); E. asperrimum Lam. ///. n° 1854 [pi lis albescentibus,
ex herb.\; E. elongatum Lam. III. n° 1855 \pilis flavescentibus ,
ex kerb.\; E. pyrenaicum (L. Mant. p. 334) Desf. FI. Ail. I,
p. 164; E. pyramidale Lapeyr. (Moris FI. Sard. III, p. 131);
E. pyramidatum D. C. Prod. X, p. 23.
Exs. Jamin PI. Alg. n° 184; Robert PI. Tun. n° 215.
Sect. Eletitherolepis. Monocarpique. Tige dressée, portant
en général dès sa partie inférieure des rameaux très étalés,
simples ou quelquefois ramifiés eux-mêmes, qui prennent souvent
un grand développement et donnent à la plante un aspect pyra-
midal; les cymes florifères sont disposées le long de la tige ou
des rameaux; elles sont plus ou moins longuement pédicellées,
plus ou moins condensées, mais la plupart du temps accolées
deux à deux; indûment de deux sortes, l'un duveté, très court
ou même obsolète, l'autre composé de poils tuberculeux, très
raides et étalés ; tantôt ces poils sont blancs-grisàtres et presque
piquants; tantôt ils prennent une teinte jaunâtre et sont alors
moins hérissés et moins rudes (ce caractère servait aux anciens
botanistes pour diviser l'espèce ; mais il n'est pas bien constant).
Feuilles radicales lancéolées, aiguës, atténuées à la base en
pétiole assez court, pouvant atteindre 20 centim., très hérissées
de poils tuberculeux grisâtres ; les bords et la nervure médiane
portent en outre de petits poils beaucoup plus courts et plus
fins ; les feuilles caulinaires et supérieures sont sessiles et
revêtues du même indûment qui devient souvent jaunâtre dans
certaines formes ; les feuilles axillant les cymes florifères infé-
rieures les dépassent assez longuement ; les bractées sont élargies
à la base et dépassent à peine les calices ; elles sont très hérissées
A. de Coincy. — Revision des espèces critiques du genre Echium. 67
surtout sur la nervure médiane. Fleurs sessiles. Calice à divisions
profondes, hispides, lancéolées-linéaires, sub-égales, non accres-
centes, de 6 à 8 millim. Corolle de couleur chair ou rosée, velue,
à tube peu resserré, à limbe peu oblique, à lobes arrondis,
presque égaux ; elle dépasse en général un peu les divisions cali-
cinales; anneau composé de 10 écailles faiblement poilues en
dessous, quelquefois très serrées et paraissant réunies par le bas,
mais souvent aussi bien séparées, quadrangulaires et appar-
tenant manifestement au type des Eletitherolepis. Etamines
exsertes à filets glabres, insérées assez haut dans le tube ;
anthères ovales-orbiculaires. Style poilu jusqu'à la bifurcation.
Stigmates capités, petits. Achaines grisâtres ou brunâtres,
brillants, tuberculeux, de grandeur variable (3-5 millim.), à
carène dorsale peu sensible.
Hab. L'Europe moyenne et méditerranéenne du Portugal au
Caucase; l'Afrique septentrionale-occidentale; la Tunisie.
Voilà une plante extrêmement variable que Linné pourtant
n'avait pas osé diviser spécifiquement, se contentant de faire une
variété ^pour son Echium fiyrenaicum. Lamarck en a fait deux
espèces : Xeloiigatum à duvet jaunâtre assez fin, à inflorescence
resserrée, spiciforme, et X asperrivmm à indûment grisâtre, très
rude, piquant, à rameaux inférieurs très développés et à aspect
pyramidal. Cette dernière espèce correspond à la variété |3 de
Linné. Mais les meilleurs auteurs modernes s'accordent à
comprendre sous un même nom les deux espèces de Lamarck. Il
est même assez difficile d'y établir une variété comme le voulait
Linné; les passages entre la plante touffue des Basses-Pyrénées
et les formes élancées de l'Istrie et de la Dalmatie sont
insensibles et ne se prêtent guère à une ligne de démarcation
précise.
\JE. italicum est quelquefois voisin de VE. flavîim ; mais les
caractères qui les séparent sont nombreux et en général faciles
à saisir. Dans X E.flaviun la tige est simple ; les cymes florifères
ne sont pas accolées deux à deux; elles se redressent contre la
tige lors de la maturité ; les feuilles qui les axillent sont ordi-
nairement bien moins développées; les divisions du calice sont
d'une consistance plus mince ; la corolle très exserte, moins
hérissée, a le tube plus grêle; l'indument de la plante est bien
68 JOURNAL DE BOTANIQUE
moins rude, plus soyeux et prenant toujours une teinte jaunâtre
au moins dans l'inflorescence , enfin les achaines sont bien
plus petits, plus ou moins ridés-réticulés et non pas tubercu-
leux. J'ajouterai une différence qui m'a paru constante : l'an-
neau interne de la corolle est toujours bien développé avec des
écailles plus ou moins séparées dans Xiialictim, tandis que dans
le flavwm il est ordinairement obsolète réduit à quelques poils
assez court, et ce n'est que très exceptionnellement que l'on
aperçoit de petites protubérances au-dessus de la base des ner-
vures principales.
C'est à Vasperrùmim de Lamarck qu'il faut sans doute rap-
porter X Echium majtis et asperius 3 et 4 de Morison III, p. 440,
et la figure 3 de la planche 28, sect. 1 1 .
(A suivre.)
Le Gérant : Louis Mokot.
F aris. — J. Jlcrsch, imp., 4e"*.. Av. de Chùti;^ :.
i6e ANNÉE. N° 3. MARS 1901.
JOURNAL DE BOTANIQUE
LES DANIELLIA ET LEUR APPAREIL SECRETEUR
Par M. L. GUIGNARD.
A la suite de son très utile voyage botanique au Soudan et
au Sénégal, M. Aug. Chevalier a bien voulu faire don à l'Ecole
de Pharmacie d'un certain nombre de produits intéressant
l'histoire naturelle médicale.
Parmi ces derniers se trouvaient des échantillons des deux
seules espèces admises jusqu'à ces derniers temps dans le genre
Daniellia (Légumineuses-Cœsalpiniées). L'une est le D. thuri-
fera, décrit pour la première fois en 1854 par John Bennett (1) ;
l'autre est le D. oblonga, distingué de la précédente par D. Oli-
ver (2) à une date moins éloignée.
La première espèce, appelée d'abord « arbre à encens de
Sierra Leone », est beaucoup plus répandue que la seconde
dans les régions explorées par M. Chevalier; elle fournit un
produit résineux que les indigènes recherchent pour son parfum
et retirent par incision de l'écorce de l'arbre.
Dans la Note où il faisait connaître cette Caesalpiniée, pour
laquelle il créait un genre nouveau, dédié au Dr Daniell, qui
l'avait rapporté de Sierra Leone, J. Bennett s'étonnait qu'un
arbre aussi intéressant n'eût pas été décrit plus tôt. Nous verrons
que si la plante doit attirer l'attention en raison du produit
qu'elle donne et qui ne tardera sans doute pas à être étudié, elle
offre également, au point de vue des organes de sécrétion, des
caractères qui méritent d'être signalés. En récoltant des échan-
tillons des deux espèces de Daniellia, M. Chevalier avait pensé,
avec raison, que leur étude anatomique pourrait présenter
quelque intérêt. Je tiens à le remercier de m'avoir permis de
constater que, dans ce genre de Caesalpiniées encore peu connu,
il existe en effet un appareil sécréteur qui présente, sous le
1. John J. Bennett, Description of the Buugo, or fraiikincense tree of
Sierra Leone (Pharm. Journ., 1854, p. 251).
2. D. Oliver, Flora of tropical Africa, t. 2, 187 1.
;o JOURNAL DE BOTANIQUE
rapport de la structure et de la localisation, une grande ana-
logie avec celui que j'ai décrit, il y a dix ans (i), chez les
Co pat' fera.
Quoique le point de vue de cette étude soit surtout anato-
mique, il me paraît nécessaire d'indiquer d'abord l'état actuel de
nos connaissances sur les deux espèces de Dam'cllia , que l'on
avait d'abord confondues l'une avec l'autre, par suite de l'insuf-
fisance des échantillons, et sur lesquelles les notes qui m'ont été
remises par M. Chevalier fournissent d'utiles données complé-
mentaires.
J. Bennett a rattaché à une seule et même espèce, le D. thu-
fera, des échantillons de deux sortes. Les uns avaient été,
comme on l'a dit, rapportés de Sierra Leone par le D1 Daniell
et consistaient en rameaux feuilles, dépourvus de fleurs, mais
accompagnés de fruits mûrs; les autres, recueillis par Afzélius,
se trouvaient dans l'herbier Banks au « British Muséum » et
comprenaient, outre des feuilles, une fleur partiellement ouverte
et des boutons encore clos. Tout en remarquant des différences
dans la forme et la longueur des folioles de la feuille composée
dans les deux sortes de spécimens, Bennett crut pourtant qu'ils
appartenaient à une même espèce, à laquelle il donna le
nom précité, en rangeant le nouveau genre qu'il créait dans
la tribu des Amherstiées. Celle-ci est caractérisée surtout,
comme on sait, par un réceptacle floral tubuleux, sur la paroi
postérieure duquel s'insère, à un niveau variable, le pistil excen-
trique, dont la suture dorsale est placée du côté de la cavité
réceptaculaire. A la base du réceptacle, il y a, dans cette tribu,
deux bractées plus ou moins grandes, persistantes ou caduques,
et les feuilles sont presque toujours paripennées.
Bentham et Hooker (2), puis Bâillon (3), ne purent que s'en
référer à l'opinion de Bennett. Mais, bientôt après, grâce à des
échantillons fournis par Barter et provenant de Fernando Po,
D. Oliver (4) montra qu'il y avait lieu de distinguer deux espèces
de Daniellia, le D. thurifera Bennett et le D. oblonga, dont il
établit la diagnose à l'aide des matériaux de Barter, d'ailleurs
1. L. Guignard, L'appareil sécréteur des Copaifera (Bull, de la Soc. bot. de
France, t. XXXIX, 1892).
2. Gênera Plantarum, t. I, p. 580.
3. Adansouia, t. 6, p. 186; Histoire des plantes, t. 2, p. 109.
4. Flora of tropical Africa, t. 2, 1871 .
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 71
encore incomplets. En publiant plus récemment (1) une figure
de la première espèce, ce botaniste n'a ajouté que quelques
remarques sans importance sur le sujet.
Les caractères du genre (2) sont les suivants : Réceptacle
en forme d'entonnoir étroit. Sépales 4, presque égaux, imbri-
qués. Pétales 5, le postérieur seul en général apparent à la flo-
raison, oblong, sessile, plus court que les sépales, les 4 autres
rudimentaires ou absents, ou les 2 latéraux assez développés,
imbriqués. Étamines 10, libres, toutes parfaites, à filets longs et
anthères versatiles. Pistil excentrique; ovaire porté sur un gy-
nophore soudé au tube réceptaculaire, multiovulé(i2-i6 ovules) ;
style allongé, terminé par un stigmate capité. Légume stipité,
plat, subfalciforme, coriace, lisse, bivalve; endocarpe se sépa-
rant avec élasticité. Semence 1 ordinairement, comprimée,
suspendue par un funicule dilaté en aile ; embryon exalbuminé;
cotylédons plans, radicule droite et courte. Arbres inermes, ré-
sineux. Feuilles paripennées ; folioles coriaces, souvent
obliques; stipules latérales, très caduques. Fleurs en grappes
terminales, composées; bractées et bractéolesovales-oblongues,
très caduques.
En réunissant les données fournies successivement par
Bennett et Oliver sur la première espèce, on peut la caractériser
de la façon suivante :
D. thurifera Bennett. Feuilles isolées, de longueur très
variable, à pétiole commun, long de 20 à 30 cent. Folioles au
nombre de 5-8 paires, longues de 8 à 15 cent., coriaces, bril-
lantes en dessus, ovales ou elliptiques-oblongues, un peu
obtuses ou brièvement acuminées, à base largement arrondie et
très oblique, à nervures nombreuses et légèrement saillantes en
dessous, à ponctuations translucides plus ou moins visibles.
Panicule florale glabre, à rameaux étalés et bractées très
caduques. Tube réceptaculaire conique long de 8-12 mm.; sépales
ovales-oblongs, d'environ 12 mm. ; pétale postérieur en général
senl apparent à la floraison, glanduleux, plus court que les
sépales, les latéraux et les antérieurs rudimentaires. Etamines à
filets filiformes, glabres. Ovaire glabre, sur un gynophore de
1. Hooker's Icônes Plantaruni, 4e série, t. V, 1895.
2. Bentham et Hooker, Bâillon et Oliver, dans les •> Hooker's Icônes », ont
écrit à tort, il nous semble, « Daniel ta », au lieu de Daniellia.
72 JOURNAL DE BOTANIQUE
même longueur. Gousse déhiscente, longue de 5-6 cent., large
de 2-3 cent., à suture ventrale convexe et suture dorsale presque
droite; graine suspendue à un funicule de 6-15 mm.
Arbres de 15 à 45 (?) mètres de hauteur. — Hauie-Guinêe ;
Sénégambie, Hendelot! — Sierra Leone, Dr Daniell, Melville !
— Expédition dît Niger, Barter !
Les spécimens d'Afzélius, que Bennett avait rapportés à
cette espèce, présentaient un réceptacle obconique et des filets
staminaux velus, caractères différents de ceux qui viennent
d'être indiqués. D'autre part, Oliver, qui avait d'abord attribué
à cette même espèce un échantillon recueilli par Mann à Fer-
nando Po et présentant également des étamines à filets velus,
admit ensuite qu'ils devaient appartenir à une autre espèce.
Dans sa publication récente (1) sur les Légumineuses afri-
caines, Harms fait mention du Daniellia thurifera, provenant
du Togo. L'exemplaire examiné concordait par ses caractères
avec la figure donnée par Oliver; les boutons floraux n'offraient
également qu'un grand pétale, les autres pétales étaient tou-
jours beaucoup plus petits.
En signalant pour la première fois 1' « arbre à encens de
Sierra Leone », Bennett dit que les indigènes l'appellent Bumbo,
Bungbo ou Bungo et que ces noms servent aussi à désigner la
résine odorante qui exsude de l'arbre. En Sénégambie, on le
connaît sous le nom de Thiévi (2). D'après Melville, cité par
Oliver (3), le bois a la réputation d'être particulièrement propre
à résister « aux effets habituels de l'humidité et de l'eau. Seuls
les arbres les plus vieux et les plus élevés fleurissent et seule-
ment au sommet des branches ». Barter, comme Hendelot,
attribue aux fleurs la couleur blanche et indique seulement que
les indigènes retirent de cet arbre une gomme semblable au
copal.
1. Bot. Jahrb., t. 26, i8gy.
2. D'après Hendelot, qui l'a trouvé très commun au Fouta Dialon. Une note
de l'herbier de ce voyageur, cité par Bâillon {Adansojtia, t. 6, p. 186), donne
les renseignements suivants : « C'est un arbre de 12 à 15 m. et plus, à tronc cy-
lindrique et droit, de 3 à 4 m. de hauteur. Son écorce est lisse et cendrée et ses
rameaux droits sont tous égaux en hauteur, ce qui lui donne l'aspect d'un arbre
taillé en gobelet. Les fleurs sont blanches, très odorantes. Les pétales (?) sont
épais et charnus et laissent suinter une liqueur sucrée dont les abeilles sont
avides. »
3. Hooker's Icônes, loc. cit.
L. Guignakd. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 73
Lès notes inédites de M. Chevalier, que je vais citer presque
en entier, précisent et complètent certains points intéressants
pour la connaissance de cette espèce :
« Noms indigènes : Santan (wolof), Sanan (bambara), San-
tongon (mandingue), Boubalinangou (diola de Casamance),
Bobdé (balante), Séligué (senoufo). — C'est cet arbre qui est
cité par le P. Sébire [Plantes du Sénégal, p. 79) et appelé
inexactement Omphalobium.
« CARACTÈRES BOTANIQUES : Taille moyenne de 10 à 15 m. ;
tronc cylindrique de o m. 80 à 2 m. 50 de diamètre, s'élevant
parfois jusqu'à 8 mètres avant de porter des rameaux, ces der-
niers dressés fastigiés.
a Ecorce cendrée ou rougeàtre, le liège extérieur se déta-
chant par petites écailles. Jeunes rameaux grisâtres, très noueux.
<i Feuilles composées le plus souvent de 5-6 paires de fo-
lioles, s'unissant au rachis par un renflement moteur, de sorte
que la feuille a un aspect très différent suivant qu'on observe
l'arbre après une pluie ou par un temps sec. Les jeunes feuilles
sont d'un vert rosé lie-de-vin, velues-tomenteuses sur le rachis et
le dessous des folioles, devenant ensuite glabres et coriaces; le
rachis des feuilles se recouvre même de liège. — La chute des
feuilles a lieu d'ordinaire en décembre et janvier; elle est suivie
de l'épanouissement des fleurs qui se produit de janvier à mars
et les fruits arrivent à maturité en avril et mai.
« Fleurs blanches, charnues, cassantes, très fréquentées par
les abeilles; les 4 sépales blancs, légèrement carnés, ne chan-
gent pas de couleur après l'anthèse.
« STATION : Croît par individus isolés ou souvent par futaies
constituées presque exclusivement de cette espèce dans la
brousse et les savanes de la zone soudanienne , dont il est l'un
des végétaux les plus caractéristiques. Croît aussi en plus petite
quantité dans les mêmes terrains de la zone guinéenne; ordi-
nairement fréquent sur les pentes des plateaux ferrugineux.
« Distribution géographique : Foula Dialon, — Gambie, —
tout le bassin de la Casamance depuis le Fogny et Ziguinchor,
jusqu'au Yacine et au Fouladougou, — Soudan français : très
commun dans le bassin du Haut-Sénégal, toute la boucle du
Niger jusqu'à Sansanding et San ; bassin de la Haute-Volta ;
ancien pays de Samory, où l'arbre est très répandu.
74 JOURNAL DE BOTANIQUE
« USAGES : Bois blanc, se travaillant très facilement, employé
par les indigènes pour fabriquer des manches de couteaux et des
plats. A été utilisé par le service de l'artillerie au Soudan pour
la menuiserie et les constructions. Dans presque tout le pays
bambara, on décortique les arbres en faisant deux incisions
transversales distantes de i m. 50 à 2 mètres, et une incision
longitudinale les réunissant. En enlevant le cylindre creux
constitué par l'écorce et en cousant ses bords, on fait des
ruches que l'on place dans le haut des arbres et où les essaims
d'abeilles viennent d'eux-mêmes s'établir. C'est surtout à l'aide
de ces ruches qu'on pratique l'apiculture dans le Haut-Niger.
Quand on manque de ces ruches, on se contente de prendre des
troncs creux ou des ruches clayonnées en feuilles de palmiers ou
en paille, mais on les garnit d'un enduit dans la composition
duquel entre la résine de Daniellia. — Plusieurs peuplades uti-
lisent la résine en la brûlant dans leurs cases pour les parfumer.
On incise l'écorce des arbres d'une région et, environ un mois
plus tard, on vient recueillir la résine quia exsudé. Cette opéra-
tion se fait à la saison sèche. »
L'examen des échantillons de M. Chevalier me permet d'a-
jouter à ses notes quelques détails sur la fleur du D. ihurifera.
Les 4 sépales sont cucullés et charnus ; l'un d'eux est un peu
plus large que les trois autres. Leur longueur, dans les fleurs
épanouies est de 2 cent., par conséquent supérieure à celle
indiquée par Oliver (Bennett n'avait pas vu les fleurs). L'unique
pétale développé, toujours plus court que les sépales, présente
une longueur quelque peu variable, de 15 mm. en moyenne, et
une largeur, au milieu, de 5 mm. Dans quelques fleurs, ce pétale
faisait défaut. Toujours les autres pétales étaient extrêmement
réduits ou complètement avortés.
On a vu précédemment que le D. oblonga a été distingué
par Oliver de l'espèce dont il vient d'être question, à l'aide
d'échantillons recueillis par Barter dans la Haute-Guinée, à
Fernando Po. Sans être complets, ces échantillons lui avaient
paru suffisants pour établir cette distinction spécifique, qui a été
admise depuis par Harms (1) ; mais ce dernier auteur, n'ayant
1. Bot. Jahrb., Leguminosœ a/ricana?, t. 26, p. 270.
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 75
pu examiner les spécimens étudiés par Oliver, a établi sa dia-
gnose du D. oblouga sur ceux d'Afzélius. Les principaux carac-
tères spécifiques seraient les suivants :
Feuilles glabres, longues de 25 cent, et plus. Folioles
(7 à 9 paires) opposées, oblongues ou ovales-lancéolées, à base
arrondie et fortement oblique, brièvement acuminées, glabres et
luisantes à la face supérieure, nettement réticulées sur les deux
faces, à ponctuations translucides. Leur longueur est de 7 à
8 cent, environ et leur largeur, atteignant son maximum vers
la base, de 3 cent. Inflorescence en panicule à ramifications diva-
riquées, glabres; fleurs disposées en grappes ramifiées, à pédi-
celles glabres, à bractées et bractéoles caduques; réceptacle
épais, long de 6 à 7 mm. ; sépales glabres ou presque glabres,
comme le réceptacle, longs de 12 à 15 mm. Pétales 3 'plus grands
que les autres, velus-soyeux en dedans et sur les bords ; filets
staminaux très velus à la base et soyeux à la partie supérieure;
gynophore, ovaire et styles glabres.
Barter dit que cette plante est un arbre atteignant 60 m. de
hauteur, avec des « fleurs d'un bleu pâle ».
Dans ces dernières années, Harms (1) a cru devoir la ranger
dans un genre nouveau, qu'il a appelé Cyanothyrsus, et auquel
il attribue aussi deux autres espèces dénommées par lui :
C. Soyauxii et C. Ogea. La première, provenant du Gabon
(Soyaux, 1880), différerait surtout de la plante d'Afzélius par
des folioles plus petites et par la villosité des ramifications de
l'inflorescence et des pédicelles floraux; le réceptacle et les
pièces du calice seraient également plus courts. La seconde,
récoltée au Lagos (Millen, 1895), fournirait la « résine Ogea »
ou « Copal Ogea », dont Oliver a fait mention à la suite de sa
diao-nose du D. oblonga dans les « Hooker's Icônes ». Elle se
distingue de la précédente principalement par des folioles plus
grandes, des fleurs plus développées et l'ovaire velu.
Pour justifier la création du genre Cyanothyrsus, Harms
invoque la différence tirée de la conformation de la corolle, re-
présentée par un seul pétale apparent dans le D. thurifera, par
trois pétales dans le nouveau genre Cyanothyrsus, les autres
pièces de la corolle étant réduites à des écailles. Nous verrons
1. Engler et Prantl, Die Pflanzenfamilien; Supplément, 1897, p. 197.— Bot.
Jahrb., 1898, p. 270.
76 JOURNAL DE BOTANIQUE
plus loin ce qu'on peut penser de cette manière de voir. Voici
d'abord les renseignements empruntés aux notes de M. Cheva-
lier sur le D. oblonga Oliver.
« NOMS indigènes : Bouguink ou Bouhinck (diola de Kou-
laye-Haraye dans le Fogny). — Bouguink Kabo (diola de
Bignona dans le Fogny) ; [Kabo signifie arbre en diola). »
« Caractères botaniques : Arbre très voisin du Santan
par ses fleurs et ses feuilles, mais ayant un port tout différent. —
C'est vraisemblablement l'arbre le plus élevé de l'Afrique occi-
dentale. J'ai vu, en Casamance, des pieds qui atteignaient 40 à
50 m. de hauteur. Le tronc, à lui seul, peut avoir 30 à 35 m. de
haut sans rameaux, il est très droit et presque cylindrique. Les
autres arbres, tels que les Elœis, Eriodendron , Detarium,
Tetrapleura , Erytrophlœum, Trecttlia, qui existent dans les
mêmes lieux, paraissent des nains à côté de lui, malgré leurs
grandes dimensions. Aussi donne-t-il un aspect très imposant
aux forêts où il croît. Ce qui contribue encore à mettre en relief
sa haute taille, c'est la gracilité relative de son tronc qui n'a que
3 à 5 m. de circonférence à la base au maximum, tandis que
tous les arbres de la même formation ont des troncs presque
massifs. Les branches forment un ensemble de rameaux arrondi
ou plus souvent étalé.
a L'écorce très dure, épaisse de 5 à 8 mm., est d'un blanc
cendré, non feuilletée, peu rugueuse, assez semblable à celle du
hêtre; à l'intérieur, sa teinte est rougeâtre. Le bois est très
blanc, à fibres fines et serrées, sans rayons médullaires teintés,
se décomposant rapidement quand l'arbre est tombé et facile-
ment attaquable par les termites.
« Les feuilles ont des folioles et des rachis entièrement
glabres, même dans leur jeunesse. Les jeunes folioles sont
teintées de rouge-vineux et ondulées ; ensuite elles deviennent
d'un beau vert brillant et coriaces. Les feuilles tombent à la fin
de l'hivernage (après novembre) et se renouvellent au moment
de la floraison (au commencement de février).
« Les inflorescences, plus grêles que celles du Santan, ont
des pédicelles un peu rougeâtres et très tomenteux. Les fleurs,
inodores, ont un réceptacle blanc verdâtre, parfois rougeâtre ; les
quatre sépales, d'abord d'unblanccarné,prennentbientôtune^//<5
teinte rose qui distingue immédiatement cette espèce du Santan.
I,. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 77
« La corolle comprend deux ou trois pétales blanchâtres
plus grands que les autres plus ou moins rudimentaires; les
grands pétales sont moins longs que les lobes du calice.
« Étamines 10, à anthères s'ouvrant alternativement, à filets
élargis et velus à la base. Gynophore, ovaire et style velus. Le
fruit est une gousse falciforme.
« Après la floraison, un grand nombre de fleurs ou de
jeunes fruits, au lieu de continuer à se développer, se détachent
et jonchent le sol.
a USAGES : Cet arbre, étant rare, ne semble pas utilisé. J'ai
observé de petites larmes de résine sur certains troncs, mais je
n'ai pas vérifié si cette résine se produisait en assez grande
quantité et si elle était assez odorante pour être employée
comme le Sautait.
« Station : Le Bouguink est très localisé ; il se trouve en
Casamance ordinairement par individus isolés dans les grands
bois et les futaies épaisses (d'étendue toujours très limitée), qui
environnent les marigots et les rizières.
« Distribution géographique : Trouvée d'abord par Barter
dans le Bas-Niger, cette espèce n'a été rencontrée par moi que
dans la Basse-Casamance, en quelques localités rares de la pro-
vince de Fogny : villages de Bignona, de Koulaye-Haraye, Sin-
dialone. »
On a vu précédemment que, d'après Barter, les fleurs du
D. oblonga auraient une couleur bleu-pàle. Il s'agit ici, bien
entendu, de la couleur des sépales, et non des pétales, plus
petits que les pièces du calice et peu apparents. Or, M. Chevalier,
dont l'attention avait été appelée sur ce point, dit formellement
que les sépales, d'abord d'un blanc carné, prennent bientôt
« une belle teinte rose ». Il m'a fait savoir, en outre, qu'après
avoir vu sous l'arbre un grand nombre de fleurs roses, il avait
fait couper des branches dont les fleurs présentaient la même
couleur rose. Celle-ci ne vire pas au bleu par la dessiccation.
De plus, dans les nombreux échantillons qui m'ont été
communiqués par M. Chevalier, la largeur moyenne des folioles,
au lieu d'être de 3 cent, vers la base, où elle atteint son maxi-
mum, d'après Harms, est de 6 cent. Un autre caractère,
dont j'ai vérifié l'exactitude par l'examen d'un grand nombre de
fleurs, et qui est souligné dans les notes de M. Chevalier,
78 JOURNAL DE BOTANIQUE
consiste dans la présence de poils nombreux sur le gynophore,
l'ovaire et la base du style, tandis que, pour Harms, ces organes
seraient glabres. Il ne saurait exister, d'ailleurs, aucun doute
sur l'attribution des échantillons de M. Chevalier au D. oblonga
d'Oliver.
Quant à la corolle (i),elle ne présente pas constamment trois
pétales plus développés que les autres. Dans 10 °/0 des fleurs
que j'ai observées, il n'y avait qu'un seul pétale apparent ; géné-
ralement long de 15 mm. et large de 6 mm. ; dans 30 °/0, on
en trouvait deux légèrement inégaux, possédant à peu de chose
près les dimensions ci-dessus; dans 60 °/0, il en existait trois, le
plus grand ayant 14-15 mm. de long sur 7-9 mm. de large, le
moyen 12-13 mm- sur 6-7 mm., le plus petit 9-10 mm. sur
4-5 mm.
En somme, il ne semble pas que les caractères distinctifs
admis par Harms soient suffisants pour éloigner cette espèce de
la première et la classer dans un autre genre, dont le nom
{Cyanothyrsns) ne correspond guère, d'ailleurs, à la couleur des
fleurs qu'elle possède.
Les observations anatomiques qui vont suivre porteront
principalement sur l'appareil sécréteur. Elles ont été faites à
l'aide de matériaux appartenant aux D. thurifera et D. oblonga:
jeunes tiges, feuilles, fleurs en boutons ou épanouies, conservées
dans le formol ou l'alcool. J'avais en outre à ma disposition un
morceau de tronc de D. thurifera sec et pourvu de son écorce
portant un périderme écailleux.
Mais avant de les exposer, je crois devoir présenter d'abord
quelques remarques sur le réceptacle floral, tel que j'ai pu
l'observer sur des fleurs bien conservées dans les liquides
indiqués.
En le désignant sous le nom de « tube calicinal » en forme
d'entonnoir (2), expression d'ailleurs mauvaise, en raison de la
1. Oliver n'en parle pas dans sa diagnose du D. oblonga {Flora of iropical
Africa, t. 2, 1S71).
2. Le réceptacle du D. thurifera, d'après Oliver, aurait de 5 à 12 mm. de
long à partir de l'insertion des deux bractéoles; il dépasse un peu cette longueur
dans les fleurs non desséchées. Dans le D. oblonga, sa longueur serait de 9 mm.
pour Oliver, de 7 à 8 mm. pour Harms. En réalité, elle est de 1 cent. 1/2 sur les
fleurs non desséchées.
L. Guignwrd. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. ->>
nature morphologique d'un organe formé par la concrescence
des verticilles de la fleur, les descripteurs ne paraissent pas
l'avoir examiné de bien près. En effet, il n'est creusé que dans
sa partie supérieure et la cavité, fort étroite, ne peut être vue
Fig. i. — Daniellia oblonga. — Coupe longitudinale, du réceptacle floral adulte passant
dans le plan médian antéro-postérieur par le milieu du gynophore gy\ ca, cavité récep-
taculaire; s, />, e, bases des sépales, des pétales et des étamines ; _/"1, f", faisceaux des
trois verticilles externes de la fleur disposés en deux cercles; y3, faisceaux du gyno-
phore se détachant, vers la base de l'organe, des faisceaux ci-dessus (Gr. =; 4).
Fig. 2. — D. oblonga. — Coupe transversale du même réceptacle passant vers le sommet,
au niveau de la ligne ca de la figure précédente, montrant la forme et la faible largeur
de la cavité réceptaculaire ; f1, /', f\ faisceaux représentés cchématiquement ; gl,
poches sécrétrices corticales; es, canaux sécréteurs situés à la limite du bois et de la
moelle dans le gynophore (Gr. = 5 1/2).
Fig. 3. — D. thurifera. — Coupe transversale du réceptacle vers le sommet, au moment
de la floraison ; les lettres ont la même signification que dans les figures précédentes. Les
poches et canaux sécréteurs n'ont pas été indiqués (Gr. = 4 1/2).
que sur des coupes sous le microscope. Dans le D. oblonga, dont
le réceptacle piriforme mesure en moyenne 15 mm. de long sur
7-8 mm. de large au niveau de la partie la plus renflée, elle n'a
guère que 4 mm. de longueur (fig. 1, ca) ; sa forme est celle
d'une gouge dont les bords se rapprocheraient fortement vers le
haut, là où le gynophore ne se rattache au parenchyme du
réceptacle que par une lame peu épaisse de tissu, située du
8o JOURNAL DE BOTANIQUE
côté postérieur de la fleur. Sur ses deux faces, très rapprochées
l'une de l'autre, elle porte de nombreux poils soyeux qui la
remplissent entièrement. La coupe de la fig. 2 montre combien
Fig. 4. — D. oblonga. — Coupe transversale d'une tige de 7 mm. de diamètre : sel, îlot
scléreux dans l'écorce primaire ; gl, poche sécrétrice; rm, rayon médullaire s'élargis-
sant vers le péricycle déjà fortement sclérifié; /, liber; c, couche cambiale; v, vaisseau
du bois; es, canaux sécréteurs internes; quelques autres canaux sont disséminés dans le
bois ; m, moelle (Gr. = 30).
elle est étroite, même sur la coupe pratiquée près du sommet du
réceptacle (au niveau de la ligne ca, fig. i).
Dans leZ>. thurifera, où le réceptacle, de forme conique, est
un peu plus étroit, même au sommet, que dans l'espèce précé-
dente, la cavité a sensiblement la même longueur, mais elle est
un peu plus large relativement (fig. 3).
Par cette réduction de la cavité réceptaculaire, les Daniellia
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 81
diffèrent de la plupart des Amherstiées, telles que les Vouapa,
Eperua, Tamarindus, et surtout les Amherstia, Fleterostemon,
Brownea, etc., où la cavité descend jusqu'à la base du récep-
tacle, quelle que soit d'ailleurs la longueur de ce dernier. Mais
les faisceaux libéro-ligneux du gynophore se séparent, à peu de
distance de la base du réceptacle, des faisceaux qui sont destinés
aux verticilles externes de la fleur et qui se superposent en
deux cercles contigus vers la périphérie de l'organe (fig. i, /' et
f2), le premier cercle,
externe, étant formé par
les faisceaux du calice,
le second par les fais-
ceaux communs à la co-
rolle et aux étatnines.
Le cercle interne ( / 3) se
distingue donc dans le
parenchyme du récep-
tacle, dont il vient peu
à peu occuper le centre,
à un niveau bien infé-
rieur à celui de la base de la cavité réceptaculaire, que le gyno-
phore remplit en grande partie.
Examinons maintenant, en premier lieu, la distribution des
organes sécréteurs dans la tige à des âges différents.
Une jeune tige de D. oblonga, de 6 à 7 millim. de diamètre,
montre sur la coupe transversale (fig. 4), une écorce dans
laquelle se trouvent, vers la périphérie, des poches sécrétrices
(gl) en nombre variable (20 à 30 en moyenne), plus ou moins
rapprochées les unes des autres et pourvues d'une bordure de
cellules sécrétrices aplaties, mais bien distinctes. Dans le paren-
chyme cortical, surtout au voisinage de la surface, on aperçoit
des cellules scléreuses (se/) d'abord isolées, puis groupées en
îlots dont le nombre augmente rapidement avec l'âge. Le péri-
cycle forme de bonne heure des amas scléreux aplatis tangen-
tiellement, qui confluent ensuite en un anneau continu; celui-ci
s'épaissit vers l'intérieur de façon très irrégulière aux dépens du
parenchyme, dans lequel les rayons médullaires qui traversent le
liber secondaire viennent s'épanouir en éventail. Il n'y a ni poches,
ni canal sécréteur dans les régions péricyclique et libérienne.
r. 5. — D. tlnirifira. — Coupe transversale d'une
tige de 1 cent, de diamètre : m, moelle ; b, bois ; l, liber;
e, parenchyme cortical, à la surface duquel se déta-
chent les premières laines du périderme; xx'' , lignes
indiquant le segment reproduit dans la figure suiv»nte
(Gr. = 5).
82 JOURNAL DE BOTANIQUE
Le bois renferme des vaisseaux isolés ou groupés, de
calibre variable, dans la masse ligneuse traversée par de
6
0
o
%5
Fig. 6 — D. thurifera. — Coupe transversale d'une tige de I cent, de diamètre : à la
surface, lames subéreuses se détachant; dans l'écorce, îlots nombreux de cellules sclé-
reuses, avec trois poches sécrétrices ; péricycle fortement et irrégulièrement sclérifié ;
liber dépourvu d'organes sécréteurs; bois présentant, à son bord interne, un premier
cercle de canaux sécréteurs, plus en dehors, un second cercle, plus en dehors encore,
des canaux disséminés sans oidre régulier dans la masse ligneuse (Gr. = 25).
nombreux rayons médullaires. A son bord interne se trouvent
un grand nombre de canaux sécréteurs (es), arrondis ou ovoïdes,
isolés ou accolés, relativement grands, parmi lesquels les uns
L. Guignard. — Les Daniellia el leur appareil sécréteur. 83
paraissent situés dans le tissu médullaire, les autres sont plus ou
moins encastrés dans le tissu ligneux. On reviendra plus loin sur
leur origine.
A peu de distance de ce cercle de canaux situés à la limite du
bois et de la moelle, on en trouve d'autres, moins nombreux,
7
Fig. 7. — D. lliurifera. — Coupe transversale peu grossie d'une des couches concentriques
du bois, à 2 cent, du centre d'un tronc de 8 cent, de diamètre : v, vaisseau; rm, rayon
médullaire; es, canal sécréteur (Gr. = 30).
dans le bois lui-même, et dont la formation est postérieure. Plus
loin du bord interne du bois, il en existe çà et là quelques-uns,
mais parfois on en n'aperçoit pas, et il semble que dans le D.
oblonga, le bois plus âgé ne doive en offrir qu'un fort petit
nombre. N'ayant pas eu, pour cette espèce, de tige plus déve-
loppée que celle dont il est question ici, il ne m'est pas possible
de dire si la formation des canaux sécréteurs diminue réellement
avecl'àge, dans tous les cas, et jusqu'à quel point . Par contre, nous
84 JOURNAL DE BOTANIQUE
allons voir que, dans le D. thurifera, le nombre des canaux est
sensiblement le même, à partir d'un certain moment, dans les
couches successives du bois.
La fig. 6 représente une partie de la section transversale
d'une tige de cette dernière espèce, ayant i cent, de diamètre
et correspondant au segment compris entre les lignes x etx* de
la figure 5. A la surface, se détachent les premières plaques du
périderme encore très minces. Dans toute l'épaisseur de l'écorce
primaire, il y a des îlots scléreux, nombreux et plus ou moins
développés; on retrouve encore, dans le parenchyme, les poches
sécrétrices, qui se montrent, sur les coupes longitudinales, fusi-
formes ou souvent quatre ou cinq fois plus longues que larges.
Le péricycle forme un anneau scléreux continu, épaissi de façon
très irrégulière du côté du liber. Au bord interne de la zone
ligneuse, plus épaisse que dans la fig. 4, les canaux sécréteurs
adjacents au tissu médullaire sont au contact des éléments
ligneux ou plus ou moins encastrés dans le bois. Plus en dehors,
dans le bois, il existe un cercle assez régulier de canaux très
nombreux, moins larges pour la plupart que les premiers et très
rapprochés les uns des autres. A partir de cet endroit, vers
l'extérieur, les canaux se montrent disséminés irrégulièrement
dans toute la masse ligneuse. Leur diamètre diffère peu de celui
des vaisseaux de calibre moyen, dont ils se distinguent faci-
lement par leur contenu colorable en rouge par l'orcanette acé-
tique et par le sudan III.
Sur la section transversale, une tige d'un diamètre d'environ
8 cent, n'offre pas les zones concentriques bien distinctes que
l'on observe d'ordinaire chez les arbres des régions où les
périodes alternatives de croissance et de repos ont une durée
sensiblement constante. Ce fait est en rapport avec la tempéra-
ture relativement élevée, en toute saison, et l'irrégularité dans
la durée des périodes de pluie ou de sécheresse des contrées où
poussent les plantes qui nous occupent. Le bois offre bien des
zones concentriques alternativement formées de fibres à parois
plus ou moins épaisses, mais la largeur de ces zones est très
variable et les vaisseaux ne présentent pas des différences de
calibre analogues à celles qui distinguent ordinairement le bois
de printemps du bois d'automne.
Dans les tiges plus âgées que celle de la fig. 6, les canaux
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 85
sécréteurs offrent la même répartition irrégulière; mais leur
diamètre est en général sensiblement moindre que celui de la
8
Fig. 8. — D. thurifera. — Coupe tangentielle dans une couche ligneuse analogue à la pré-
cédente : v, vaisseau; rm, rayon médullaire; es, es, es, canaux sécréteurs anastomosés
(Gr. = 30).
majorité des vaisseaux, comme on peut en juger par la fig. 7,
empruntée à une zone ligneuse située vers le milieu du rayon
d'un tronc d'arbre de 8 cent, de diamètre. A partir de l'âge
représenté dans la fig. 6, le nombre de ces canaux disséminés
dans le bois ne varie pas sensiblement dans les couches ligneuses
86
JOURNAL DE BOTANIQUE
concentriques qui se forment d'année en année, quel que soit
d'ailleurs le degré de lignification des couches successives.
Sur les coupes transversales, on voit çà et là deux canaux
Fig- 9- — D. thurifci'a. — Coupe tangentielle assez grossie pour montrer la forme des
fibres ligneuses, _/?, et la structure des rayons médullaires, rm ; le canal sécréteur,
es, est bordé de cellules plus ou moins détruites et réduites à des membranes minces
(Gr. = ioo).
très rapprochés, séparés seulement par une ou deux assises cel-
lulaires non lignifiées, ou fusionnés ensemble, ce qui donne
immédiatement à penser que les canaux s'anastomosent, ici aussi,
de distance en distance, dans leur course longitudinale à
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 87
l'intérieur du bois. C'est, en effet, ce que l'on constate sur les
sections tangentielles. La fig. 8, dessinée, comme la précédente,
à un faible grossissement, montre plusieurs canaux avec des
anastomoses dont les mailles plus ou moins grandes ne ren-
ferment parfois qu'un rayon médullaire. Sur des sections longi-
■Stop
--- V
&
Fig. 10. — D. ihiiiifera. — Coupe transversale d'une jeune tige de 5 mm. de diamètre :
c, couche cambiale; vy vaisseau ; Jl, fibre ligneuse; tr, trachées; m, moelle; es, canal
sécréteur à la limite du bois et de la moelle, séparé d'un canal voisin par une file simple
de cellules paraissant continuer un rayon médullaire (Gr. = 240).
tudinales suffisamment longues, on aperçoit mieux l'obliquité
de leur trajet et les fusions qui s'opèrent entre eux à des distances
variables.
Il y a donc, chez les Daniellia , un réseau sécréteur intra-
ligneux, et ce réseau rappelle celui du bois du Copaifera (i),
avec cette différence que, chez ces derniers, les canaux se dis-
posent en cercle assez réguliers dans les couches successives du
corps ligneux et que leurs anastomoses tangentielles sont plus
1. L. Guignard, L'appareil sécréteur des Copaifera, fig. 8 et 9, p. 247 et
suivantes.
88 JOURNAL DE BOTANIQUE
nombreuses. L'irrégularité de leur répartition chez les Daniellia
provient, selon toute apparence, de ce que les couches succes-
sives du bois ne se forment pas avec la même périodicité que
dans les Copaïers.
On observe aussi quelques anastomoses dans le sens fadial;
mais il faut examiner un grand nombre de sections pratiquées
dans cette direction pour arriver à en rencontrer quelques-unes;
quoique beaucoup moins fréquentes que les premières, ces anas-
tomoses radiales suffisent à établir la continuité de l'appareil
sécréteur dans toute l'épaisseur du bois.
Considéré dans son ensemble, le tissu ligneux présente des
caractères assez particuliers. Les vaisseaux sont tantôt isolés,
tantôt réunis par groupes, et ces derniers comprennent souvent
un assez grand nombre de vaisseaux accolés en une ou deux
séries dans le sens radial, ce qui communique un aspect tout
spécial aux sections transversales du bois (fig\ 7). Les fibres
ligneuses ont presque toutes la même longueur, mais l'épaisseur
varie d'une couche à l'autre sans régularité. Comme on peut le
voir dans la fig. 9, qui représente, à un plus fort grossissement
que la fig. 8, une coupe longitudinale tangentielle du bois, ces
fibres sont presque toutes semblables et peu rétrécies en pointe à
leurs extrémités ; quelques-unes sont cloisonnées à leur intérieur,
surtout quand elles avoisinent les rayons médullaires. Ceux-ci
ont la forme de fuseaux renflés, dont les bouts sont constitués
par des cellules plus larges que les autres, plus courtes, en
direction radiale, que celles-ci, et pour la plupart isodiamé-
triques. Les rayons médullaires entrent pour une large part
dans la composition de la masse ligneuse; leurs membranes cel-
lulaires ont souvent une épaisseur égale à celle des fibres. Le
parenchyme ligneux proprement dit est peu abondant et se
rencontre surtout au pourtour immédiat des vaisseaux. Comme
les rayons médullaires, il ne renferme qu'une petite quantité
d'amidon. Dans les vaisseaux, on observe souvent une substance
d'apparence homogène et réfringente, dont les réactions parti-
cipent en partie de celles des matières résineuses.
Quant à l'écorce de l'arbre, elle ne présente que peu
d'intérêt au point de vue qui nous occupe. Par suite de la
formation successive de lames péridermiques dans sa région
externe, les poches sécrétricesque l'on rencontrait dans le jeune
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécrétetir. 89
âge se trouvent exfoliées d'assez bonne heure et il ne s'en fait pas
de nouvelles. Epaisse de 1 cent, et plus quand l'arbre atteint un
diamètre de 7 à 8 cent., l'écorce renferme un nombre considé-
rable d'amas cellulaires sclérifiés, et la plupart des cellules du
parenchyme paraissent imprégnés d'une substance de nature rési-
neuse. Le liber n'atteint qu'une faible épaisseur.
Avant d'étudier la formation et la différenciation des canaux
sécréteurs dans le corps ligneux, nous pouvons d'abord nous
.1
-m
Fig. II. — D. thttrifera. — Coupe transversale d'une des petites ramifications de l'inflo-
rescence, à la période primaire : l, îlots de tubes criblés; c, couche cambiale; ô, vais-
seaux annelés ou spirales; es, es, es, canaux sécréteurs situés dans un tissu appar-
tenant aux faisceaux ligneux; m, moelle (Gr. = 240).
demander à quelle région de la tige appartiennent ceux qu'on ren-
contre à la limite du bois et delà moelle (fig. 4 et 6). Ces canaux,
comme on l'a vu, sont plus ou moins encastrés dans le bois.
Dans la tige encore jeune, l'assise cellulaire qui borde la cavité
est formée de cellules aplaties; du côté du bois elle n'est séparée
des éléments lignifiés que par une ou deux autres assises de
cellules à paroi mince; du côté de la moelle, les cellules qui
l'entourent ont les mêmes caractères et sont plus petites que
les cellules médullaires adjacentes (fig. 10). Sur les faces laté-
rales, les éléments lignifiés du bois s'avancent plus ou moins
vers la moelle ; ce sont des trachées ou des vaisseaux annelés
(fig. 10, tr). Souvent à la face interne des canaux, il existe
aussi quelques cellules lignifiées ; parfois même les canaux sont
9o JOURNAL DE BOTANIQUE
complètement englobés dans ces dernières, même dans les tiges
encore jeunes. Quand l'aspect de cette région est celui que
présente la fig. 10, ce qui arrive fréquemment, il semble assez
difficile de dire, au premier abord, si les canaux appartiennent
aux faisceaux ligneux ou bien à la moelle elle-même; mais
quand les canaux sont entourés plus ou moins complètement
par des éléments lignifiés, on est porté aussitôt à leur attribuer
12
13
\k
es
mm mm ftçPJM
Fig. 12. — D. thurifera. — Coupe transversale/ d'une tigejd'un" certain"âge,T montrant un
canal sécréteur, es, qui vient de prendre naissance dans le cambium ; sa bordure, dont
les cellules sont représentées avec leur noyau, est formée par quatre cellules cambiales
primitives (Gr. = 240).
F'g- I3- — D. thurifera. — Coupe transversale de l'axe de l'inflorescence avec un canal
sécréteur, es, plus large que dans la ligure précédente (Gr. = 240).
Fig. 14. — D. thurifera. — Coupe transversale du même axe, avec canaux un peu plus
larges (Gr. = 240).
une origine fasciculaire, tout en se demandant néanmoins si ces
éléments lignifiés n'appartiennent pas à la moelle elle-même.
N'ayant pas eu à ma disposition des sommets de branches,
j'ai examiné des ramifications de l'inflorescence dans lesquelles
les faisceaux étaient encore à la période primaire (fig. 1 1). Dans
les ramifications les plus jeunes, on remarque une disposition
radiale des assises cellulaires qui avoisinent les canaux sécré-
teurs sur les faces externes et latérales; souvent aussi, sur la
face interne, les assises cellulaires présentent le même aspect et
le canal est entouré d'une sorte de gaine distincte des cellules
médullaires. En outre, les éléments de cette gaine, examinés en
section longitudinale, se montrent presque aussi allongés que
les cellules qui se différencieront en fibres ligneuses. L'origine
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. c>i
fasciculaire des canaux ne paraît donc pas douteuse. Je n'ai
observé aucun canal à l'intérieur de la moelle. Si ceux dont il
est question ici appartenaient à la moelle et non aux faisceaux,
il serait étonnant qu'on n'en trouvât jamais aucun dans le tissu
médullaire, à quelque distance du bois. Quant à leur déve-
loppement relativement plus grand que celui des canaux formés
\V\
m
onoUoOt
Fjg_ je. — £)m thurifera. — Coupe transversale d'une tige d'un certain âge, montrant un
canal sécréteur formé depuis peu de temps, mais ayant atteint son diamètre définitif
et à moitié encastré dans le bois (Gr. = 240).
plus tard dans les couches ligneuses, il s'explique sans peine
parla place qu'ils occupent.
Pour connaître le mode de formation des canaux sécréteurs
dans ces plantes, il suffit d'étudier le fonctionnement de la
couche cambiale, en s'adressant de préférence au D. thurifera ,
chez lequel, ainsi qu'on l'a vu, les canaux sont plus nombreux
à l'intérieur du bois que dans l'autre espèce. Une même coupe
transversale permet souvent d'en rencontrer plusieurs à diffé-
rents états de développement. Il va sans dire que cette étude
ne peut être faite que sur des matériaux conservés dans l'alcool
ou dans un liquide approprié.
Les figures 12, 13 et 14 montrent plusieurs canaux situés
au contact et en dedans de la couche cambiale. La première est
92 JOURNAL DE BOTANIQUE
empruntée à une tige de 5 mm. de diamètre, les deux autres à
l'une des petites ramifications de l'inflorescence. Le grossisse-
ment étant le même, on voit que la dimension des divers
éléments de la première ligure est un peu plus grande que dans
les deux autres. Les rayons médullaires se reconnaissent faci-
16
ri®,
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C$
es
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es
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>r^^s^-\r
Fig. 16. — D. thurifera. — Coupe transversale avec
deux canaux sécréteurs complètement entourés par
le tissu ligneux dans une tige de i cent, de dia-
mètre (Gr. = 204).
lement, même dans la
zone cambiale, à leurs
cellules plus allongées
radialement.
Dans la fig. 12, il y
a trois files de cellules
entre les deux rayons
médullaires ; un canal a
pris naissance par simple
écartement de quatre
cellules cambiales ap-
partenant aux deux files
de droite. Ces quatre
cellules sont devenues
sécrétrices, et, même à
cet âge, l'orcanette per-
met déjà de colorer dans
le méat leur produit de
sécrétion. Au seul aspect qu'elles présentent, on reconnaît que
ces cellules de bordure du canal ne sont pas le résultat de la
subdivision d'une cellule-mère unique primitive, contrairement
à la règle générale chez les autres plantes. La place et la direc-
tion des cloisons ne laissent aucun doute à cet égard.
Dans la fig. 13, au niveau où le canal a pris naissance, il y
avait, entre les rayons médullaires, trois files de cellules cam-
biales du côté supérieur, et quatre du côté inférieur. A droite
et à gauche, il y a deux cellules de bordure qui se sont
allongées, pendant que les trois autres, une en haut et deux en
bas, se sont simplement écartées en s'arrondissant du côté de la
cavité. Immédiatement au-dessus du canal, la couche cambiale
comprend quatre files de cellules dans lesquelles de nouvelles
divisions donneront naissance, vers l'extérieur, aux îlots de
tubes criblés.
Dans la figure 14, il est également facile de voir que les
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 93
cellules de bordure des canaux ne sont pas le résultat de la
subdivision d'une cellule cambiale unique, primitive. Les canaux
se sont agrandis surtout dans le sens radial et le nombre des
cellules cambiales qui les bordent est devenu plus élevé qu'il
ne l'était à l'origine. Quand, en effet, le méat primitif s'élargit
Mil
~)
Dm
Uqq
r
^9!cPmDn
Fig- i". — D. tliurifera. — Coupe transversale d'une couche ligneuse de trois ou quatre
ans environ, montrant l'aspect d'un canal sécréteur, dont les cellules de bordure ont
disparu, les cellules environnant celles-ci étant elles-mêmes en voie de résorption
(Gr. = 240).
en écartant les cellules entre lesquelles il a pris naissance, il
ne tarde pas à venir au contact d'autres cellules cambiales
adjacentes aux premières, et ces cellules concourent alors à
former sa bordure.
Ce mode de formation des canaux est absolument semblable
à celui que j'ai fait connaître chez les Copaifera , qui en avaient
fourni le seul et unique exemple connu jusqu'à ce jour.
Au-dessous et sur les côtés des canaux sécréteurs, les
parois des éléments du bois s'épaississent et se lignifient, mais
l'épaississement n'atteint pas l'assise de bordure et, souvent, les
cellules adjacentes à celle-ci ne subissent pas non plus la ligni-
94 JOURNAL DE BOTANIQUE
fication. Les canaux s'enfoncent, pour ainsi dire, dans le bois,
qui les entoure bientôt complètement (fig. 15). Par l'action
successive du vert d'iode et du carmin aluné, les membranes
des cellules non lignifiées entourant les canaux prennent une
coloration rouge semblable à celle que présente le tissu du
Un Wr==ic3p MC
KfoEttoa
'aûDh
Fig. 18. — D. thurïfera. — Coupe transversale dans la même couche ligneuse que précé-
demment, au niveau où deux canaux sécréteurs se sont fusionnés (Gr. = 240).
cambium, tandis que les éléments lignifiés se colorent en vert.
Lorsque deux canaux, définitivement inclus dans le bois, se
trouvent rapprochés l'un de l'autre et séparés seulement par
une ou deux cellules appartenant à un rayon médullaire,
celles-ci ne lignifient pas leurs parois (fig. 16), et l'on conçoit
alors que, s'ils s'agrandissent avec l'âge, les canaux se fusion-
nent ensemble. Outre les anastomoses tangentielles qui s'éta-
blissent entre eux au moment de leur formation dans le
cambium, il peut donc s'en produire d'autres à une période
ultérieure; c'est ce qu'on peut voir sur la fig. 18.
En général, le diamètre des canaux n'augmente pas beau-
L. Guignard. — Les Daniellia et leur appareil sécréteur. 95
coup avec l'âge; la fig. 17 en représente un de largeur moyenne,
à un grossissement de 200 diamètres, dans une tige de 8 cent,
de diamètre.
Ce qui change avec l'âge, c'est l'aspect des cellules qui
limitent le canal sécréteur. La bordure primitive, simple ou
double, disparait, tout au
moins en majeure partie;
au pourtour de la cavité
remplie de substance oléo-
résineuse, les membranes
sont pour la plupart très
minces, ou bien quelques-
unes se montrent déchi-
rées (fig. 17). Les cellules
qui limitent le canal ont
des parois plus minces
sur la face interne que sur
les faces latérales et sur-
tout que sur la face
opposée.
L'amincissement et la
désorganisation des mem-
branes se produisent de
la façon suivante. La la-
melle mitoyenne de la Fig. 19. — D. oblonça. — Bord du limbe d'une foliole,
paroi Commune à deUX «"entrant les Poches sécrétrices,^ distribuées irré-
ir guherement dans les mailles des nervures. .Les plus
Cellules Se détruit la Pre- fines ramifications vasculaires, avec leurs terminai-
sons, n'ont pas été représentées (Gr. = 20).
mière et la paroi se de-
double en deux lames, qui perdent peu à peu les réactions
caractéristiques des membranes lignifiées et deviennent de plus
en plus minces. C'est ce qu'on peut remarquer facilement dans
la fig. 17, sur les parois radiales. Les auteurs qui avaient étudié
la façon dont les canaux sécréteurs du Copaifera, auxquels ils
attribuaient d'ailleurs à tort une origine exclusivement lysigène,
s'agrandissent avec le temps par destruction du tissu ambiant ( i ) ,
admettaient au contraire que la destruction des parois cellulaires
commence par les couches internes, la lamelle mitoyenne ou
---g
1. L'appareil sécréteur des Copaifera, p. 235, etc.
96 journal de botanique
« substance intercellulaire » persistant la dernière sous la forme
d'une mince pellicule. C'est précisément l'inverse qui est vrai,
aussi bien dans les Dci7riellïa que dans les Copaifera.
A cette description du système sécréteur du corps ligneux,
je n'ajouterai que quelques mots touchant les autres organes
examinés.
La feuille, dans laquelle les descripteurs avaient remarqué
des ponctuations translucides chez les deux espèces, renferme
effectivement des poches sécrétrices arrondies et volumineuses,
réparties sans grande régularité dans les mailles des nervures
(fig". 19). L'origine de ces organes est schizogène, comme à l'or-
dinaire. Quant à leur 'nombre, il ne semble pas offrir de diffé-
rence sensible entre les deux espèces de Dauiellia.
Les poches sécrétrices se retrouvent naturellement dans le
parenchyme cortical des ramifications de l'inflorescence et dans
celui du réceptacle floral, dont les faisceaux sont accompagnés
de canaux sécréteurs qui correspondent à ceux qui, dans la
tige, se trouvent à la limite interne du bois. Ces canaux sont
surtout très développés, avec anastomoses formant réseau,
dans le gynophore. Enfin, les sépales et les pétales contiennent
également un grand nombre de poches relativement volumi-
neuses.
On connaît aussi, dans la tribu des Amherstiées, une espèce
de la Guyane, Y Eperua falcala Aublet (1), qui fournit une
substance balsamique et dans laquelle la présence de canaux
sécréteurs intra-ligneux a été signalée par Mezger (2). Ces
organes paraissent être disposés en un cercle au milieu de cha-
cune des couches ligneuses, ce qui rapprocherait cette espèce
des Copaifera, au point de vue de la répartition des canaux
sécréteurs. Mais l'auteur ne les ayant observés que sur des
matériaux secs n'en a donné qu'une description incomplète et
n'a pu préciser leur origine. Toutefois, il n'est pas douteux
aujourd'hui que leur mode de formation et leur développement
ne soient les mêmes que dans les deux Caesalpiniées que j'ai
étudiées dans des conditions favorables.
En résumé, les Daniellia possèdent un système sécréteur qui,
1. Aublet, Plantes de la Guyane française, t. 1, p. 369 et t. 3, pi. 152.
2. Mezger, Beitrag sur anatomischen und ckemischen Kenntniss des
Holses der Eperua falcata (Arch. der Pharm., 3e série, t. 22, p. 873).
Dr Le Renard. — Aclioii des sels de cuivre sur le Pénicillium glaucum. 97
sauf quelques différences d'ordre secondaire, ressemble à celui
des Copaifera et vraisemblablement aussi des Eperua. Ces
trois genres appartiennent à la même tribu. A ma connaissance,
ce sont les seules Légumineuses où Ton ait observé des canaux
sécréteurs, et l'appareil qu'ils constituent dans le bois est carac-
térisé par une origine et une structure particulières.
~-/C~ïi&^ï-5-3v-
DU CHEiMAUXISME DES SELS DE CUIVRE SOLUBLES
SUR LE PENICILLIUM GLAUCUM
Par M. le Dr LE RENARD.
Lorsque Raulin, additionnant successivement sa solution nu-
tritive d'un sel de zinc, puis d'un sel de fer, enfin d'un silicate,
eut constaté qu'à chaque addition, il y avait augmentation du
poids sec de la récolte, il en conclut que ces éléments jouaient
un rôle alimentaire et « 11' étaient pas pour le. végétal des exci-
tants utiles dont il peut à la rigueur se passer : »
Depuis, à l'inverse de cette opinion si nettement exprimée,
il a été reconnu que ni le zinc, ni le fer, ni le silicium, n'étaient
des aliments, et on a également vu que l'adjonction aux solu-
tions nutritives de sels de différents métaux, dont quelques-uns
considérés ajuste titre comme toxiques (Cu, Ag, Hg, Zn, etc.),
produisaient une augmentation du poids de la récolte. Si donc
ces corps ne sont pas alimentaires, ils jouissent de propriétés
particulières, et on a désigné les phénomènes auxquels ils donnent
lieu sous les noms de chémauxisme, chémotaclisme, chémo-
tropisme, suivant que Ton envisageait l'action totale de l'agent
chimique sur la croissance ou seulement un mode de cette action
intéressant la plante ou une partie de la plante. Tous les com-
posés chimiques, organiques ou inorganiques, présentent des
actions de même ordre, mais, dans les quelques mots qui vont
suivre, on n'aura en vue que les composés inorganiques, spé-
cialement les composés cupriques, dans leur action sur les
Champignons, en particulier sur le Pénicillium glatùcum, et on
ne s'occupera que du chémauxisme.
Des travaux récents d'Ono et d'Hattori ont mis en relief
98 JOURNAL DE BOTANIQUE
cette action excitatrice du cuivre sur le Pénicillium glàucum et
Y Aspergillus niger, et ces deux auteurs ont trouvé qu'avec une
certaine dose de sulfate de cuivre, on obtenait un poids de
récolte presque double de celui obtenu avec la solution normale
de Richards. Suivant Hattori, pour une solution nutritive con-
tenant 0,004 °/0 de sulfate de cuivre (SO4 Cu -j- 5H20), YAs-
pergillus a donné ogr. 983 de poids sec pour ogr. 489 dans le
liquide normal, et le Pénicillium avec 0,008 0/o de sulfate de
cuivre, ogr. 969 de récolte pour ogr. 740 dans une solution
nutritive non cuprique. Ces deux chiffres représentent la con-
centration maxima, je devrais dire optima, du sulfate de cuivre
en présence du sucre de canne comme source de carbone.
Si on ajoute à cette observation que la formation des coni-
dies se trouve retardée par la présence du cuivre, bien que
l'action excitatrice du métal ait amené un développement supé-
rieur à la normale (Richards, Ono), et que le nombre des germi-
nations est considérablement diminué, on a, à peu près, toutes
les données concernant le chémauxisme, accélérateur dans un
sens, retardateur dans un autre.
Ce chémauxisme ne se trouve plus être seulement retarda-
teur lorsqu'on opère avec des solutions diluées, il devient
négatif. Par exemple l'eau distillée dans un alambic de cuivre
et ne contenant que des millionièmes de ce métal, empêche
nettement tout développement. On tend à admettre aujourd'hui
que ces phénomènes ont lieu lorsque les sels sont dissociés en
leurs ions (théorie d'Arrhenius et Van t'Hoff ) et on attribue sur-
tout l'action nocive aux cathions ; dans le cas présent, le
cathion cuivre mis en liberté provoque des phénomènes auxquels
Naegeli a donné l'épithète d'oligodynamiques.
Donc le chémauxisme, d'abord négatif à une très faible dose
de sel métallique, devient positif à partir d'une certaine dose,
augmente avec des doses croissantes, passe par un maximum
d'action, puis redevient négatif, c'est-à-dire qu'il y a réappari-
tion des phénomènes toxiques. Richter a émis à ce propos
l'hypothèse suivante : d'après lui, les ions jouent un rôle inverse
de celui des molécules de sel non décomposé ; dans une solution
très diluée, il y a plus d'ions que de molécules non dissociées ;
plus la solution sera concentrée, plus la proportion des ions
diminuera par rapport aux molécules. Donc, suivant les cas, le
Dr Le Renard. — Action des sels de cuivre sur le Pénicillium g-laucum. 99
rôle physiologique des ions ou celui des molécules l'emportera,
à moins qu'il n'y ait équilibre.
Si on suit l'excitation sur une longue série de cultures à
doses de cuivre modérément croissantes, on constate qu'entre
les deux zéros et le maximum, il se trouve d'autres points où le
chémauxisme augmente relativement d'intensité, produisant
ainsi d'autres maxima moins élevés que le maximum absolu et
s'abaissant à mesure qu'on s'éloigne de lui pour se rapprocher
des zéros. Qu'on suppose que les intermédiaires entre les maxi-
ma, qui sont déjà très faibles, deviennent nuls et on aura
l'explication de ces développements isolés qu'on observe
parfois dans des séries de cultures et qu'on attribue au hasard.
En un mot, l'action excitatrice ne procède pas régulièrement,
mais par bonds, et ces bonds sont disposés suivant un certain
ordre, variable avec les milieux et dû probablement à des équi-
libres chimiques, comme nous essaierons de le démontrer plus
tard. Disons de suite que ces mots de maximum absolu et relatif
ne sont que conditionnels et se rapportent uniquement à la
série dont il est question, sans qu'il y ait idée de comparaison
entre les valeurs des maxima absolus ou relatifs de deux séries
différentes.
La grandeur du chémauxisme varie, avons-nous dit, avec
les milieux et, il va sans dire, avec les sels de cuivre pour un
même milieu. C'est ainsi que, pour certain milieu, le maximum
absolu s'étendra, pour un sel cuprique, sur un certain nombre
de doses voisines, tandis que pour un autre sel, sur ce même
milieu, l'effet utile n'aura lieu qu'à une certaine dose fixe. Le
chémauxisme du cuivre varie donc avec la nature du sel de
cuivre et avec la nature du milieu, et ces variations deviennent
intéressantes si on considère le milieu alimentaire complet et in-
complet. Prenons quelques-uns des éléments considérés comme
indispensables, laissant de côté les gaz, et commençant par les
substances hydrocarbonées. Parmi ces dernières substances, je
rejette les acides, à cause des nombreuses réactions auxquelles
ils donnent lieu en présence des sels de cuivre, et ici je n'ai en
vue que les hydrates de carbone proprement dits.
Signalons en premier lieu la conduite des sels de cuivre vis-
à-vis du Pénicillium sur gélose, celle-ci représentant un milieu
solide, et disons ici, une fois pour toutes, que j'omets à dessein
ioo JOURNAL DE BOTANIQUE
le mode opératoire, facile à concevoir, bien que délicat à exé-
cuter. Remarquons tout d'abord que le milieu nutritif formé de
gélose seule est resté stérile. Les sels de cuivre étaient employés
à partir de o gr. 02 pour 0,09 de gélose purifiée, le tout dans
10 ce. d'eau.
L'azotate de cuivre n'a produit d'action excitatrice qu'au
minimum de concentration (0,02), et encore cette action est-elle
peu sensible. Le chlorure de cuivre produit à la dose de 0,025
une très faible excitation, mais se montre encore un peu exci-
tateur à 0,4. Avec le sulfate de cuivre, le chémauxisme se fait
nettement sentir de 0,025 à 0,033. L'acétate de cuivre n'a
donné qu'un résultat négatif. Dans une étude semblable il ne
peut être question du poids sec obtenu, celui-ci étant très sou-
vent impondérable, comme c'est actuellement le cas, mais
l'aspect macroscopique des cultures est toujours assez caractéris-
tique pour qu'on puisse en tirer une base d'observation sérieuse.
Si, considérant les résultats précédents, on tient compte delà
teneur en cuivre de ces différents sels, on constate que le chlo-
rure, le plus riche en cuivre, n'a qu'une très faible action aux
doses ci-dessus ; que l'acétate, qui vient après le chlorure comme
richesse en cuivre, n'a pas d'action du tout; que l'azotate, aussi
riche en cuivre que l'acétate, produit une action bien nette ;
enfin que le sulfate, le plus pauvre en cuivre, est le plus exci-
tateur des quatre sels expérimentés. La teneur en cuivre ne
paraît donc jouer ici qu'un rôle bien effacé. Mais clans le milieu
additionné d'acétate, le cuivre ne se trouve qu'en présence de
matières hydrocarbonées ; c'est donc ce milieu qui représente
l'action effective et réelle du cuivre ; elle est nulle. Dans le
milieu avec azotate, il est probable que l'élément azote inter-
vient, de même que le soufre et le chlore interviennent dans les
milieux avec sulfate et chlorure. Cependant il est bon de noter
que l'azote est plus indispensable au Pénicillium que le soufre
et surtout le chlore. Ainsi peut s'expliquer l'action excitatrice
de l'azotate pour un milieu contenant à peu près la même quan-
tité de cuivre que l'acétate et celle du chlorure pour un milieu
en contenant bien davantage. Il y a donc à tenir compte, clans
le chémauxisme, de l'action du corps combiné au métal, et ces
corps combinés se présenteraient ainsi par ordre de pouvoir
excitateur: soufre, azote, chlore.
Dr Le Renard. — Action des sels de cuivre sur le Pénicillium glaucum. 101
Voyons s'il en est de même en changeant la nature de
l'hydrate de carbone.
Si nous prenons le saccharose en solution naturellement
plus concentrée que la gélose, puisque nous opérons maintenant
en milieu liquide, c'est-à-dire à o gr. 45 dans 10 ce. d'eau, les
doses de sel de cuivre étant les mêmes, nous voyons que l'acé-
tate de cuivre n'est pas le seul sans action ; les trois autres sels
sont également inactifs.
Si nous passons au lévulose en solution au même titre que
le saccharose, les sels de cuivre partant ici de 0,0166, nous
constatons que l'acétate est excitateur à cette dose de 0,0166 ;
que le sulfate présente deux points actifs l'un à 0,02, l'autre à
0,1 ; que le chlorure est négatif et que l'azotate offre deux
points chémauxiques, l'un à 0,0166, l'autre à 0,05. Ici les sels
se rangent ainsi par ordre de valeur excitatrice : sulfate, azotate,
acétate, chlorure; donc, soufre, azote, chlore, comme ci-dessus.
Mais ici intervient l'acétate qui se place avant le chlorure, ce
qui indique que le cuivre peut être excitateur en présence d'un
élément hydrocarboné en milieu liquide. Cet élément hydro-
carboné est regardé comme fort mauvais aliment pour le Peni-
cillïum ; c'est, en effet, un aliment peu convenable, et si le
champignon s'y développe, comme nous avons pu le constater,
il y reste toujours submergé et affecte une forme plutôt disso-
ciée que filamenteuse. Le saccharose est un bien meilleur aliment,
et si nous n'y avons pas observé d'action chémauxique, c'est
que le Pénicillium doit, pour assimiler cet hydrate de carbone,
sécréter de l'invertine et que la présence des sels de cuivre a
influé sur cette sécrétion et l'a peut-être annihilée.
Examinons maintenant les effets excitateurs du cuivre, en
présence d'un autre hydrate de carbone, le glucose, dont nous
ferons varier les doses.
Dans une solution de glucose à 1 °/0, dont 10 ce, le sulfate et
l'azotate de Cu ne sont nullement excitateurs entre 0,005 et °> l >
le chlorure l'est entre 0,0125 et 0,05 (inclusivement), présentant
un maximum d'excitation à 0,025 ; l'acétate l'est très peu, il est
vrai, entre 0,0166 et 0,05, avec un maximum entre 0,02 et 0,025.
Si nous poursuivons la série du glucose à 1 °/0 en prenant
20 ce. de solution, nous voyons que le sulfate de cuivre
présente des maxima d'excitation à 0,105, °>XI42 et 0,1166, à
102 JOURNAL DE BOTANIQUE
0.205 et entre 0)2I25 et 0,233 (inclusivement) et enfin un faible
maximum à 0,25 ; au delà, l'action reste des plus faibles. Le
chlorure de cuivre présente un maximum à 0,120, un autre à
0,183, et un dernier, faible, ào,233. L'azotate nous offre une série
continue, mais décroissante, de maxima, entre 0,105 et 0,133,
une autre série entre 0.21 et 0,2 142, puis un, peu important, à 0,22,
et un suivant, assez élevé, à 0,233, et deux derniers, très peu
importants, à 0,31 1 et 0,32.
En comparant ces résultats, on voit que le chémauxisme a
une action sensiblement égale pour ces trois sels de cuivre ;
quant à l'acétate, dont le rôle est négatif à partir de 0,005, je
reviendrai plus loin sur lui.
Doublons maintenant le glucose, soit 20 ce. d'une solution
à 2 °/0, et prenons les résultats. Le sulfate de cuivre offre une
série continue d'excitations entre 0,0025 et 0,033 avec 3 maxima
(0,01 ; 0,0166 et 0,033, puis trois faibles maxima très espacés
(0,190; 0,2142 et 0,3125). Le chlorure est excitateur en série
continue de 0,005 a 0,033, puis à 0,1 125 et enfin à 0,183, dernier
terme. Quant à l'azotate, il ne se comporte pas tout à fait de
même manière. De 0,005 a 0,033, ^ Y a une série continue d'ex-
citations, mais il existe des différences profondes entre les diffé-
rents termes de cette série : nous y trouvons 4 maxima, 0,005 ;
0,0125 et 0,0142 ; 0,02, séparés par des maxima relatifs crois-
sant avec la dose de cuivre ; puis vient une autre série continue
de 0,11 à 0,12 avec seulement, au milieu, 2 maxima voisins,
0,1125 eto, 1142; les autres termes de la série vont en décrois-
sant à mesure que le cuivre augmente ; en 0,21 et 0,211, nous
avons 2 maxima qui se confondent pour ainsi dire : 0,211 étant
cependant plus fort que 0,21 ; de 0,31 à 0,3166, nous trouvons
encore un renforcement d'excitation ayant son maximum en
0,3166 ; enfin, en 0,390, se trouve encore un maximum d'excita-
tion faible. Relevons les remarques générales suivantes : avec
le sulfate de cuivre, tous les thalles sont submergés ; il en est
de même avec le chlorure ; seul l'azotate permet le développe-
ment des conidiophores, et encore cela n'est-il qu'aux doses les
moins élevées et moyennes; à partir de 0,211, les thalles sont
toujours submergés. On peut, sur les thalles submergés, suivre
de façon curieuse l'action exclusive du cuivre sur la croissance.
En effet, dans le glucose pur, le Pénicillium donne des thalles
Dr Le Renard. — Action des sels de cuivre sur le Pénicillium glaucum. 103
dissociés ; les filaments sont courts, toruleux, quelques-uns
prennent l'aspect fumagoïde, c'est-à-dire deviennent noirs et on
voit de nombreuses cellules isolées constituant cequeGuéguen
et d'autres auteurs ont appelé à tort, selon moi, l'aspect déma-
tioïde et qui se rapprocherait plutôt d'une forme levure. A
mesure que l'on ajoute des quantités croissantes de sel excitateur,
on voit la forme levure disparaître, les filaments s'allonger en
même temps que se régulariser, et les thalles, qui dans une
culture non cuprique ne formaient qu'un voile mince continu,
s'épaississent peu à peu, et çà et là sur ce voile apparaissent des
masses saillantes plus ou moins sphériques, jusqu'à ce qu'enfin
le voile se disloque et les thalles deviennent absolument dis-
tincts, affectant chacun la forme d'une sphère plus ou moins
parfaite.
Ces phénomènes ne s'observent pas avec l'acétate de cuivre
qui n'est jamais excitateur, ou du moins l'est fort peu. A une
certaine dose 0,000001, il permet la germination et n'est exci-
tateur que jusqu'à 0,0025 pour 1 °/0 de glucose; si le glucose
passe à 2 °/0, les germinations se font à 0,0001 et il n'est tou-
jours excitateur que jusqu'à 0,0025. Ce fait permet de conclure
que le chémauxismeest absolument distinct de l'action toxique,
et l'aspect des cultures permet de dire qu'il ne commence qu'au
moment où apparaît l'action toxique. On peut s'étonner que
l'acétate ne soit pas plus excitateur, puisqu'il est le seul sel de
cuivre représentant le métal mélangé avec des hydrates de car-
bone, mais des cultures faites avec.4,5 °/0 de glucose en donnent
l'explication. Avec cette dose de glucose le sulfate n'est actif
qu'à 0,02 au plus, l'azotate dépasse dans son action la dose de
0,4, de laquelle se rapproche le chlorure de cuivre dans sa dose
active.
Or les cultures avec acétate de cuivre contenant 0,2 de
ce sel pour une solution de 4 °/0 de glucose ont montré une
réduction du sel de cuivre, la température maxima ayant été de
25°C. ; d'où je conclus que le chémauxisme du cuivre combiné
sous forme d'acétate se trouve annihilé par le processus réduc-
teur, et peut-être faut-il chercher dans les propriétés réduc-
trices des cyanures la cause de leur toxicité?
Si maintenant nous examinons la question des maxima d'exci-
tation produits par le cuivre, sous forme de ces sels, en présence
io+ JOURNAL DE BOTANIQUE
du glucose à doses différentes, nous voyons que le glucose
étant à i °/0, les maxima absolus se trouvent au voisinage de
de 0,025, sauf bien entendu pour l'acétate, qui ne présente pas
de maximum absolu bien net. Le glucose étant à 2 °/0, on
constate que le sulfate présente 6 maxima d'action, le maximum
absolu étant à 0,033 '■> Ie chlorure présente 5 maxima, l'absolu
étant à 0,0142 ; l'azotate présente 7 maxima, dont l'absolu à
0,005. Ce qui peut se représenter ainsi :
Sulfate.
0,01
(),Ol6
0,033
0,190
0,2l6
0,312
Azotate.
Chlorure.
0.005
0,01 I I
0,0125
0,0142
0,0142
0,025
0,02
0,II25
0,1125
0,183
0,1142
0,211
0,316
°.39°
Si on rapproche ces résultats, on constate qu'il n'existe pas
de rapport apparent entre la place occupée par le maximum
absolu d'excitation et le dernier terme de cette excitation ; ainsi
avec l'azotate de cuivre, où le maximum absolu est à 0,005,
l'excitation se poursuit à une dose très élevée, environ 0,4 de
sel pour 20 ce. de solution. Il est bon de faire savoir que ce
maximum absolu coïncide pour le sulfate de cuivre avec le
dernier terme où se fait la germination, que pour le chlorure
et l'azotate il est compris dans ces termes, de sorte qu'on ne peut
affirmer l'action excitatrice par comparaison avec une culture
dans le glucose pur. Si on admet la théorie de la dissociation
hydrolytique, on pourrait dire que l'excitation commence à se
faire sentir quand la dissociation diminue, c'est-à-dire quand le
nombre des ions libres, des cathions, est moindre que celui des
molécules non dissociées, ou bien le chémauxisme n'est pas dû
au cuivre seul, mais à l'action combinée de l'anion et ducathion
unis, de la molécule elle-même ; le chémauxisme serait donc
une action moléculaire.
Enfin nous avons expérimenté un dernier hydrate de car-
bone, de constitution très différente des précédents, l'hydrate
de carbone hydrogéné, nous avons nommé la mannite. Les
Dr Le Renard. — Action des sels de cuivre sur le Pénicillium çlaucum. 105
expériences faites avec une solution de mannite à 4,5 °j0 ont cté
constamment négatives, et cependant le milieu n'est pas réduc-
teur. Il est vrai de dire que les ensemencements faits dans des
solutions de mannite à différents titres ont toujours été stériles,
de sorte que les cultures témoins montrent que la première
condition pour qu'un milieu permette le chémauxisme, c'est
que le champignon puisse y germer, ce qui est d'accord avec ce
que nous disions tout à l'heure sur la différence entre le ché-
mauxisme et le pouvoir de faire germer; en un mot, l'action des
sels de cuivre se borne à être chémauxique, et si on envisage
l'action de ces sels sur la germination, on sait qu'ils diminuent
considérablement le nombre de spores germées. Néanmoins,
aux doses indiquées comme produisant des maxima d'excitation,
il semble, mais je n'ose l'affirmer, qu'il y ait relèvement du
nombre des germinations.
Enfin le chémauxisme ne se traduit qu'en présence d'un corps
alimentaire, ce qui ne veut pas dire en présence de tous les corps
soi-disant alimentaires, et je n'en veux pour preuve que le faible
développement des thalles dans les solutions purement cupriques.
Nous venons de voir que le glucose était celui des hydrates
de carbone qui permettait le mieux au chémauxisme de se mani-
fester, puis venaient le lévulose, la gélose ; nous avons dit pour-
quoi le saccharose restait sans action ; c'est la même raison qui
rend le glucose actif, il n'est pas besoin de sécrétion pour son assi-
milation, le champignon, à peine né, assimile immédiatement et
peut ainsi subir entièrement l'action chémauxique. La mannite
semble, au premier abord, encore mieux appropriée à l'alimen-
tation du Pénicillium, puisque, suivant Bourquelot, ce cham-
pignon en contient une certaine proportion, et on l'a comparée,
comme rôle, au glucose des plantes plus élevées en. organisa-
tion. En solution normale, l'assimilation peut être possible, mais
la mannite qu'on trouve toujours dans le champignon résulte
des réactions complexes que le végétal a fait subir à l'aliment
carboné absorbé, et, pour être assimilé directement, d'autres
réactions doivent être nécessaires, des sécrétions peut-être,
que le milieu cuprique doit empêcher.
Donc l'action excitatrice d'un sel de cuivre en présence d'une
substance donnée est d'autant plus grande que cette substance
est plus assimilable.
io6 JOURNAL DR BOTANIQUE
Je ne veux pas terminer cette esquisse sans signaler une
coïncidence bizarre, à laquelle on ne peut probablement attacher
grande importance, mais qui ne manque pas d'intérêt ; ceci se voit
surtout avec le sulfate de cuivre, sur lequel je vais insister.
Si, dans chaque culture où existe un maximum d'excitation,
on prend le rapport du sel de cuivre au poids total de la solu-
tion, on obtient le tableau suivant :
, 20,605 s , -°'655 ,
/ = — - — — = 2060,55 c = ■ — = 206,55
0,01 K}° 0,1 ,JJ
20,6001 20,705
e = /. = 1241,51 b = lJ-± = 108,9
0,0166 J 0,190
20,6183 , 20,7178 ,
d = — 2 = 624,79 a = ~-LL—L~ = 96,72
0,033 +,/^ 0,2142
20,7718
0,3125
66,47.
Je laisse de côté le dernier terme qui représente environ les
2/3 de a et qui compliquerait les choses : nous voyons que, de
façon approximative :
c = a -\- b
d= 3 (a + è)
e = 6 (0 -f- 6)
f = 10 (a + b)
Divisant la valeur de <z, soit 96, par chacun des facteurs de
(a -|- à) supérieurs à l'unité, nous obtenons ce singulier résultat :
= 32, poids atomique du soufre.
= 16, — de l'oxygène.
= 9,6, soit 10 fois le poids atomique de l'hydrogène.
3
q6_
6
_q6_
10
Quant au dernier terme 66, il représente aussi approximati-
vement le poids atomique du cuivre 63,5. Le rapport du poids
de sel de cuivre à la densité est également intéressant :
0,01 0,1
0,009 — — — °>°9
1,0302 1,0327
0,0166 o,iqo
— ! = 0,01 -2— = O.I
1,0304 1,035
°»3"5 _
0,033 0,2142
^ = 0,02 , \ = 0,2
1,0309 1,0358
1,0386 " " °'3-
A. de Coincy. — Revision des espèces critiques du genre Echium. 107
Il y a ainsi deux séries parallèles dont l'une reproduit les
chiffres de l'autre, multipliés par 10 ; quant à la dernière éga-
lité qui est la plus élevée, elle est égale à la somme des deux
égalités précédentes.
j'ai commencé le même travail sur l'azotate de cuivre, mais
il existe une fraction dans la somme des derniers termes des
rapports et le résultat n'est pas aussi frappant ; cependant signa-
lons que l'un des rapports entre le poids de sel de cuivre et le
poids total de la solution donne 98, qui, divisé par 7, donne 14,
poids atomique de l'azote.
De même pour le chlorure de cuivre, un des rapports donne
environ 177,5 qui, divisé par 5, donne 35,5, poids atomique du
chlore.
Je signale ces faits plutôt comme curiosité, sans pouvoir, ou
mieux sans vouloir en tirer de conséquences.
En résumé, le chémauxisme s'exerce sur le Pénicillium avec
les sels de cuivre en présence d'hydrates de carbone. Au contact
de cet aliment, il exécute une ascension et une descente par
sauts, passant par un maximum absolu, et l'ensemble de ses
mouvements pourrait être représenté par une courbe sinueuse.
Il ne se manifeste que lorsque commence l'action nocive des
sels de cuivre. Le phénomène chémauxique paraît encore être
influencé par l'apparition d'un milieu réducteur qui tend à l'an-
nihiler ou ne se produit pas en la seule présence d'aliment
hydrocarboné.
REVISION
DES ESPÈCES CRITIQUES DU GENRE ECHIUM
(3° séiie.)
Par M. A. DE COINCY.
{Fin.)
Echium flavum.
E. flavum Desf. FI. AU. I, p. 165, ann. 1798; E. Valen-
tinum Lag. Gen. et Sp. p. 10, n° 137 (teste Boissier) ; E. Fonta-
neszVD. C. Prod. X. p. 24.
le. Desf. FI. AU. tab. 45.
108 JOURNAL DE BOTANIQUE
Exs. KourgeauEsp. 1849 n° 338; 1850 n° 792 ; 1863 n 2446;
Soc. Dauph. n° 4002.
Sect. EleuiJierolepis. Monocarpique (1). Tige dressée de 40
à 50 centim. , simple, ne portant que très exceptionnellement dans
les pieds vigoureux des petits rameaux grêles à l'aisselle des
feuilles inférieures ; inflorescence spiciforme composée de nom-
breuses cymes pédonculées, axillées par des feuilles en général
beaucoup plus courtes qu'elles, se redressant contre la tige à la
maturité; indûment dimorphe, plus ou moins jaunâtre; les
poils sont grêles, mous, et à peine tuberculeux. Feuilles radi-
cales de 10-12 centim. environ, lancéolées, aiguës, rétrécies en un
court pétiole, couvertes de petits poils jaunâtres, soyeux,
couchés, tuberculeux seulement sur les vieilles feuilles ; les
feuilles caulinaires et supérieures décroissent rapidement ; elles
sont assez étroites dans les basses stations, mais beaucoup plus
larges sur les pieds vigoureux qui croissent dans les montagnes
humides ; les feuilles qui axillent les cymes sont plus ou moins
élargies à la base; les bractées sont ovales-lancéolées, aiguës,
minces, velues, fortement et régulièrement ciliées. Fleurs
sessiles. Calice (6 à 8 millim.) à divisions lancéolées-linéaires,
sub-aiguës, sub-égales, velues, d'une consistance assez délicate,
exceptionnelle pour le genre. Corolle très exserte, de couleur
carnée ou rose, de 12 à 15 millim., à limbe assez ouvert, peu
oblique, à lobes arrondis, sub-égaux; elle est duvetée et en outre
quelques poils courts et rigides se voient sur les nervures et sur
le bord des lobes ; anneau en général obsolète, indiqué seu-
lement par quelques poils dressés ; quelquefois cependant de
petits rudiments d'écaillés apparaissent sur les nervures princi-
pales à la naissance des nervures secondaires ; mais c'est
l'exception. Etamines très exsertes, à filets glabres ; anthères
ovales-orbiculaires, petites. Style poilu à la base, en général nu
dans sa partie supérieure au-dessous de la bifurcation. Stig-
mates peu développés. Achaines petits, grisâtres (2 1/2 millim.
sur 1 1/2), non tuberculeux, plus ou moins ridés-réticulés.
Hab. L'Espagne, l'Algérie, le Maroc. N'est pas signalé
ailleurs.
1. Quelquefois la souche est pérennante et porte alors plusieurs tiges.
A. de Coiscy. — Revision des espèces critiques du. genre Echium. io<>
Les différences qui séparent YE.flavum deYE. italicum ont
été indiquées à la fin de la diagnose de ce dernier. \J E. pom-
ponium s'en éloigne beaucoup parl'indument constamment plus
rio-ide, la forme de la corolle, l'anneau basilaire, enfin parl'aspect
général.
\JE. Valentinum Lag. a été réuni à YE. flaviim par Boissier ;
Villkomm le mentionne sous le nom à'E. flavum var. setosum.
Le chanoine Cabrera a distribué sous le nom d'E. Valeniinum
Lag. une plante que je ne puis séparer de Y E.p07npom'wu Boiss,
(voy. herb. Haun.).
Les variations nombreuses que j'ai remarquées dans cette
espèce, que j'ai récoltée assez souvent, m'ont paru accidentelles
ou locales. Je ne les relèverai pas. Ces différences portent sur la
largeur des feuilles, l'indument plus ou moins hérissé, quelque-
fois à peine jaunâtre, le développement des cymes florifères,
l'anneau basilaire de la corolle, etc.
Echium pomponium.
E. pomponium Boiss. Diagn. PL Or. II, n° n, ann. 1849,
p. 93, ctim syn. seq. : E. glomeratum Boiss. Voy. Esp.
p. 424, non Poir. ; E. Lagascœ Boiss. El. non Kechh.; E. Bois-
sieri Bend. Nomencl.; E. albicans Schott. non Lagasca.
le. Boiss. Voy. Esp. tab. 124, ann. 1845.
Exs. Bourgeau Esp. 1850, n° 791 (sub nom. E. glomerati);
Schousb. PL Maroc; Durando Frag. n° 585.
Sect. Eleutherolepis . Monocarpique. Tige robuste, pouvant
dépasser un mètre, simple, garnie dans presque toute sa longueur
de petites cymes florifères très courtement pédonculées, le plus
souvent géminées, ne se redressant pas ordinairement lors de la
maturité ; elle est sillonnée et couverte d'un double indûment
blanc argenté, l'un court et crépu, l'autre composé de poils tu-
berculeux rigides. Feuilles radicales très grandes (25 centim.),
lancéolées, aiguës, à nervure dorsale très saillante et à nervures
latérales manifestes ; l'indument est couché, dimorphe, assez
rude ; les feuilles caulinaires sont sessiles et celles qui axillent
les cymes sont très dilatées, presque embrassantes à la base,
toutes très aiguës ; les bractées lancéolées sont un peu poilues
no JOURNAL DE BOTANIQUE
et en outre très fortement ciliées sur les bords de soies rigides
et régulièrement disposées. Fleurs sessiles. Calice de 10 millim.
à divisions lancéolées-linéaires, hérissées, carénées, terminées
par un ou deux poils piquants plus forts que les autres. Corolle
de 15 millim., de couleur carnée ou versicolore, velue, à lobes
inégaux, les 2 supérieurs plus étroits à bords un peu révolutés
sur le sec, ce qui les fait paraître aigus ; l'intérieur du tube est
muni de petits poils à la base des étamines antérieures ; anneau
composé de 10 écailles poilues, très serrées, difficilement sépa-
rables, ce qui m'avait fait classer à tort YE. pomponium parmi
les Gamolepis. Etamines sub-exsertes ; les filets des deux éta-
mines antérieures sont poilues à la base; anthères ovales. Style
poilu dans sa partie inférieure, mais glabre au-dessous de la bi-
furcation. Stigmates capités. Acharnes petits (3 mill. sur 2), munis
de petits tubercules très aigus, principalement sur les bords.
Hab. L'Espagne méridionale, le Portugal, l'Algérie, le
Maroc.
Sa taille, son inflorescence étroitement spiciforme, l'indu-
ment blanc-argenté qui couvre toutes ses parties, ses feuilles
supérieures très dilatées à la base, la forme et l'indument des
bractées et de la corolle éloignent cet Echium de toutes les
espèces voisines, notamment du glomeraUtm Poir. et du flavum
Desf.
Ses tiges droites et gigantesques que l'on aperçoit de loin
dans certaines plaines du royaume de Grenade forment le plus
singulier effet.
C'est à YE. pomponium qu'il faut rapporter sans doute
YEchium Tingitanum altissimum flore variegato de Mori-
son III, p. 440 et la figure 5 de la planche 27, sect. 11. La des-
cription est bonne pour l'époque et la figure tolérable.
Echium glomeratum.
E. g/omera/um Foir . Encyc. VIII, p. 670, ann. 1808; Boiss.
Diagn. PL Or. II, n° 11, p. 93; non E. elongaUim Lam. quod
ad E. iialicum L. certè aitinet.
Exs. Reliq. Maill. n° 1465 (coll. Blanche, in herb. Haun.).
Sect. Eleuîherolepis. Tige élevée, faiblement sillonnée,
A. de Coincv. — Révision des espèces critiques du genre Echium. in
simple, garnie dans sa partie supérieure de petites cymes flori-
fères assez lâchement disposées ; l'indument est blanchâtre, di-
morphe ; les poils sont fins et à peine tuberculeux. Feuilles
lancéolées, les radicales longuement atténuées en pétiole, les
supérieures sessiles, sub-obtuses ; celles qui axillent les cymes
florifères sont lancéolées-linéaires, à peine dilatées à la base,
toutes couvertes de petits poils couchés assez rudes ; les brac-
tées sont étroites, munies de poils raides distribués sans ordre,
Fleurs sessiles. Calice à divisions linéaires, hérissées, de 7 mil-
lim. environ. Corolle petite (iomillim.), velueen dehors, entière-
ment glabre en dedans, de couleur carnée, à lobes peu inégaux;
anneau composé de 10 écailles poilues, très serrées. Etamines
exsertes à filets tous glabres. Style poilu dans sa partie infé-
rieure, glabre au-dessous de la bifurcation. Stigmates à peine
capités. Achaines...
Hab. La Palestine, la Syrie.
Cet Echium n'est apparenté qu'avec le pompom'um. Il s'en
distingue par sa corolle à lobes arrondis, sub-égaux, toujours
glabre intérieurement ainsi que les filets des etamines ; par ses
feuilles supérieures et ses bractées à peine dilatées à la base,
non régulièrement pectinées par des cils rigides insérés sur les
bords.
Echium rubrum.
E. rubrum Jacq. FI. Aust. V. app. p. 27, ann. 1778;
E. rossicum Gmel. Linn. Syst. ; E. crelz'cuwFall. Ind. Taur.;
E. italicum Gmel. Zt.I, p. 119 {pmnia ex Lehm. Asp. p. 439).
le. Jacq El. Aust. lab. 3 (ex Lehm.) ; Bot. mag. Vol. 43,
lab. 1826 (1) ; Reich. Icon. Vol. XVIII, tab. 98.
Exs. Filarszky et Schilberszky FI. exs. Ausl.-Hung. n° 2939
(Herb. Haun.).
Sect. Gamolepis. Souche épaisse, ligneuse, revêtue au collet
d'écaillés noirâtres, ovales, aiguës. Tige unique, dressée, de
50 centim. env., très simple, portant dès sa moitié ou son tiers
inférieur, de petites cymes florifères très serrées ; l'indument
1. La figure, faite sur une plante cultivée, laisse à désirer; la description
de Sims aussi.
U2 JOURNAL DE BOTANIQUE
est fin, hérissé, composé de poils à peine tuberculeux ; les pe-
tits tubercules glanduleux ne sont pas toujours violets comme
le veulent les auteurs (je les ai vus aussi souvent incolores).
Feuilles nombreuses, les inférieures rétrécies en pétiole, les
caulinaires et les supérieures sessiles, étroitement lancéolées,
très aiguës, à côte saillante en dessous, d'un vert plus foncé en
dessus qu'en dessous ; toutes revêtues d'un indûment tin et
couché, tuberculeux sur les vieilles feuilles ; les feuilles qui
axillent les cymes sont lancéolées-linéaires, ciliées sur les
bords ; les bractées sont étroites et ne dépassent pas les
calices. Fleurs sessiles. Calice de 6 à 7 millim. à divisions
linéaires, peu inégales, hérissées. Corolle (10 à 12 millim.)
poilue en dehors, rouge sur le vif, mais tournant au violet par
la dessiccation, à limbe évasé oblique, à divisions obtuses ; l'an-
neau se compose d'une membrane à 10 lobes parfaitement
réunis, rappelant le type des Gamolepis ; elle est un peu poilue
en dessous ; elle est remarquable en ce que les deux lobes qui
correspondent aux deux divisions supérieures de la corolle
sont beaucoup plus développées que les autres. Etamines toutes
exsertes, moins inégales que dans les autres espèces du genre ;
filets glabres ; anthères ovales, petites. Style poilu à la base,
non divisé au sommet. Stigmate unique simplement émarginé-
bilobé. Achaines petits, brunâtres, plutôt rugueux que tuber-
culeux ; ils ont 2 millim. sur 1 l/g.
Hab. L'Autriche, la Hongrie, la Transylvanie, la Russie
méridionale, le Caucase.
De Candolle, dans le Prodrome, réunit à cette espèce
XE. acutifolium Lehm. (Willd.) et XE. thyrsoideum Venten.
Cet Echium est si bien caractérisé que toute comparaison avec
une autre espèce serait superflue.
J'ai classé à tort naguère X E. rubrum parmi les Eleuthero-
lepis. Je n'avais examiné que des corolles trop jeunes. Il appar-
tient incontestablement à la section des Gamolepis.
C^-QJ^ttJ^i^S^
Le Gérant : Louis Morot.
fûria.— J. JIcrscb,inip.,46".Av. UeCliitiil.a
i6" ANNÉE. N" 4. AVRIL 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
SUBDIVISION DU GENRE OCHNE
ET CONSTITUTION ACTUELLE DE LA TRIBU DES OCHNÉES
Par M. Ph. VAN TIEGHEM.
Telle qu'on l'a définie dans une précédente Note (1), la tribu
des Ochnées ne renferme actuellement que le seul genre Ochne
[Oc hua Linné).
Ce genre s'est beaucoup accru dans ces dernières années.
A. -P. de Candolle, en 1824, n'en comptait que onze espèces.
Planchon, en 1847, en connaissait vingt. YJ Index Kewensis,
en 1885, en énumérait vingt-sept et, dans la dernière révision
de la famille, en 1893, M. Gilg n'en admettait pas davantage,
vingt-cinq à trente. On en compte aujourd'hui plus de soixante,
savoir : trente sur le continent africain, quatorze à Madagascar,
une aux Comores, deux à Maurice, dix en Asie et une seule en
Océanie, à Timor (2). L'Europe et l'Amérique continuent toute-
fois à s'en montrer dépourvues. On n'en cultive dans nos serres
que deux espèces : l'une estl'O. noir-pourpre (O. atropurpurea
De Candolle), originaire du Cap ; l'autre, voisine de la première,
ayant comme elle les fleurs solitaires au sommet de petits ra-
muscules latéraux sans feuilles, est nommée bien à tort O. mul-
tiflore (O. multiflora De Candolle), aussi bien à Kew et à Flo-
rence, qu'à Paris et à Lyon. Il n'y a, en réalité, rien de commun
entre cette espèce et la vraie Ochne multiflore dont il sera beau-
coup question plus loin.
Les Ochnes sont toutes des arbres ou des arbustes à feuilles
isolées et simples, brièvement pétiolées, à limbe ovale et pen-
ninerve, ordinairement denté, munies de stipules axillaires con-
crescentes par leur bord interne sur une plus ou moins grande
1. Ce Recueil, XVI, p. 33, 1902.
2. Au sujet de cette dernière, dont la connaissance a beaucoup étendu vers
l'Est l'aire géographique du genre, voir Ph. Van Tieghem : Deux Ochnacées
nouvelles, intéressantes par leur habitat géographique (Bulletin du .Muséum,
Vil, p. 47, janvier 1902).
H4 JOURNAL DE BOTANIQUE
longueur en une lame bidentée ou bifide, promptement ca-
duque, en un mot, et plus exactement, ligulées à ligule caduque.
L'inflorescence varie suivant les espèces et ses modifications
peuvent être utilisées, comme on le dira plus loin, pour les
grouper en genres ou en sections. La fleur est pentamère et
actinomorphe, à pédicelle dépourvu de bractées, articulé plus
ou moins haut au-dessus de sa base et se détachant à cette
articulation. Le calice y est dialysépale, persistant et accres-
cent autour du fruit. La corolle y est dialypétale et caduque.
L'androcée y est dialystémone avec un grand nombre d'éta-
mines issues de ramification, à filets longs et persistants, renflés
au sommet, à anthères caduques. Le pistil y est dialycarpelle
et supère ; il comprend normalement cinq carpelles, portés sur
un gynophore et épipétales ; mais le nombre peut s'en trouver
accru par dédoublement latéral partiel, et porté à dix si le
dédoublement est total. Ils sont fermés et libres, à style gy-
nobasique, unis seulement au centre par la soudure des styles
borda bord en un style unique et persistant, terminé au som-
met, suivant les espèces, par cinq branches ou par cinq lobes.
Chaque carpelle renferme, attaché à la base de l'un de ses
bords, un ovule anatrope, dressé à raphé interne, épinaste par
conséquent. Cet ovule a deux téguments, concrescents dans la
plus grande partie de leur longueur, libres seulement au som-
met, autour du micropyle, où l'interne traverse l'externe sans
le dépasser, de manière que le tube pollinique pénètre directe-
ment dans l'endostome comme si l'exostome n'existait pas ; il
a un nucelle étroit, dont la paroi externe est entièrement résor-
bée au moment de l'épanouissement de la fleur, de manière
que le prothalle femelle se trouve alors directement appliqué
contre le tégument; en un mot, il est transnucellé, bitegminé
et endopore.
Porté au sommet du gynophore primitif, accru en longueur
et en largeur et plus ou moins volumineux, dont la base est
entourée par le calice persistant et également accru, ainsi que
par les filets persistants des étamines, le fruit se compose d'au-
tant de drupes que de carpelles, souvent d'un nombre moindre
par avortement. La graine est dépourvue d'albumen et ren-
ferme, sous un tégument mince et qui peut avoir entièrement
disparu, un embryon ordinairement oléo-amylacé.
Ph. Van Tieghem. — Subdivision du genre Ockne. 115
Si l'on considère maintenant de plus près, d'une part le mode
de déhiscence de l'anthère, d'autre part la conformation du fruit,
de la graine et de l'embryon, on voit apparaître, entre les
espèces, des différences profondes, qui permettent de les
grouper en cinq séries.
C'est toute une histoire, et très singulière, que ce qui s'est
passé à propos de la déhiscence des anthères dans ce genre.
Dans son mémoire classique de 181 1 (1) et plus tard, en
1824, dans son Prodrome (2), A. -P. de Candolle admet qu'elles
s'ouvrent toujours par deux fentes longitudinales. Aussi, quand
peu après, en 1825, Wendland eut remarqué que dans deux
espèces du Cap, Y O. atropurpuvea De Candolle etYO. arborea
Burchell, elles s'ouvrent chacune par deux pores au sommet,
crut-il devoir séparer ces espèces de toutes les autres dans un
genre distinct, qu'il nomma Diporide (Diporidium) (3). Néan-
moins, Guillemin et Perrottet comptaient encore, en 1830, la
déhiscence longitudinale parmi les caractères du genre, et, en
conséquence, ne s'étonnaient pas de la retrouver dans l'espèce
nouvelle du Sénégal qu'ils décrivaient et figuraient sous le nom
de Oc hua dîibia (4). Plus tard, en 1846, Planchon semble ad-
mettre, au contraire, une déhiscence apicale dans toutes les
espèces, et dès lors c'est avec raison qu'il rejette le genre
Diporide, puisqu'il ferait tout simplement double emploi avec le
genre Ochne (5). Il signale pourtant, comme offrant une excep-
tion unique à la règle, Y Oc/ma dubia de Guillemin et Perrottet.
Plus tard, cette espèce a été identifiée par Bâillon (6), à tort
comme on le verra plus loin, avec YO. nmltiflora de A.-P. de
Candolle, que ce botaniste n'avait observée qu'après la chute
des anthères, comme il appert par la figure qu'il en a donnée, et
cette identification a été admise par tous les auteurs qui ont
suivi. C'est ce qui a permis d'attribuer la déhiscence longitu-
1. A.-P. de Candolle : Monographie des Ochnacèes (Annales du Muséum,
XVII, p. 410, 1S11).
2. A.-P. de Candolle : Prodromus, I, p. 735, 1824.
3. Wendland dans Bartling- et Wendland : Beitràge sur Botanik, II, p. 24,
1825.
4. Guillemin et Perrottet : Floras Sencgamliec Tculanicn, I, p. 137,
pi. XXXV, 1830-1833.
5. Planchon : Sur le genre Godoya cl ses analogues (London Journal of
Botany, V, p. 649, 1846).
6. Bâillon : Adansonia, IX, p. 74, 1868.
n6 JOURNAL DE BOTANIQUE
dinale à YO. multiflova. De sorte que la seule espèce reconnue
définitivement comme ayant le caractère que A. -P. de Candolle
regardait comme commun à toutes était précisément celle dont
il n'avait pas vu les anthères.
Depuis, on a décrit sept autres espèces d'Afrique qui
ouvrent leurs anthères en long : ce sont les O. Mechowîana
O. Hoffmann, O. Welwitschii Rolfe et O. gracz'/ïftes Hiern, de
l'Afrique occidentale, les O. leptoclada Oliver, O. ovafaK. Hoff-
mann, O. alboserrata Engler et O. ferruginea Engler, de
l'Afrique orientale, et M. Engler a pu, en conséquence, grouper
les Ochnes en deux sections : Schizanthère {Schizauthera
Engler), à déhiscence d'anthère longitudinale, et Diporide
{Diporïdïum Wendland), à déhiscence d'anthère poricide (i).
Il faut remarquer, toutefois, que, dans la première, il ne fait pas
figurer YO. multiflora, qui en est pourtant le type primitif,
tandis qu'il y introduit à tort son O. ferrugïnea et son O. albo-
serrata, qui ne sont pas des Ochnes, n'ayant l'un et l'autre que
dix étamines, avec les carpelles épisépales, mais bien des
Brackenridgées, comme je l'ai indiqué déjà dans une Note pré-
cédente (2).
Considérons maintenant en particulier chacun de ces deux
groupes d'espèces, pour y étudier la conformation du fruit, de la
graine et de l'embryon.
Parmi les espèces où la déhiscence de l'anthère est longi-
tudinale, on observe, sous ce rapport, deux manières d'être très
différentes. Dans les unes, dont l'O. multiflore est le type, cha-
cune des drupes constitutives du fruit est réniforme et insérée
sur le gynophore par le milieu de sa face interne concave. La
graine aussi est réniforme et attachée au péricarpe par son
ombilic. Son tégument rouge brun est très mince et disloqué,
réduit à des bandelettes qui, partant de la face interne concave,
divergent sur les flancs vers la face externe convexe qu'elles
n'atteignent pas ; ce sont les méristèles persistantes du tégument.
L'embryon est donc presque nu.
Sa radicule est dirigée horizontalement vers l'ombilic. Sur
la face externe, sa courte tigelle porte une grosse cotyle en-
1. Engler : Ochnacese a f ricanas (Botan. Jahrbùcher fur Systematik, XVII,
p. 75> l893)-
2. Ce Recueil, XVI, p. 47, 1902.
Ph. Van Tieghem. — Subdivision du genre Oc/me. 117
gainante et réniforme, dont la partie descendante se recourbe
en dedans en refoulant vers le haut la radicule, tandis que la
partie ascendante, recourbée aussi en dedans, a sa face interne
entaillée d'une encoche qui n'en intéresse que la moitié infé-
rieure ; dans cette rainure est nichée la seconde cotyle, très
étroite, par conséquent, et très courte. Entre les bases des deux
cotyles, est logée une gemmule portant plusieurs petites feuilles
inégales.
Ainsi conformé, avec ses deux cotyles très inégales, la plus
grande engainant la plus petite dans sa partie ascendante et
refoulant horizontalement la radicule par sa partie descendante,
l'embryon de ces plantes peut être dit hétérocotylé. Remar-
quons qu'il ressemble singulièrement à celui des Graminées,
avec cette différence, toutefois, qu'ici la petite cotyle reçoit de
la stèle de la tigelle une méristèle en arc, qui s'y trifurque
bientôt. Comme chez les Graminées, son plan médian coïncide
nécessairement avec le plan de symétrie commun du tégument
et du carpelle; en un mot, il est nécessairement incombant au
raphé. Mais, tandis que chez les Graminées la grande cotyle
est interne, tournée vers le raphé, ici c'est le contraire : la
grande cotyle est externe et c'est la petite qui regarde le raphé.
A côté de l'huile, cet embryon hétérocotylé renferme aussi de
l'amidon ; il est donc oléo-amylacé.
Dans les autres espèces, dont l'O. leptoclade est le type, la
drupe est droite, ovoïde et insérée sur le gynophore à sa base
même ou un peu en dedans. La graine est droite aussi et atta-
chée au péricarpe à sa base. Son tégument, mince et rouge,
est continu et persiste dans toute son étendue. Egalement droit,
et à radicule infère, l'embryon a deux cotyles égales, plan-
convexes ; en un mot, il est isocotylé. Les cotyles y sont situées
latéralement, de façon que son plan médian est perpendiculaire
au plan commun de symétrie du tégument et du carpelle ; en un
mot, il est accombant au raphé. En outre, il est exclusivement
oléagineux, sans trace d'amidon.
Ces deux conformations très différentes du fruit, de la graine
et de l'embryon se retrouvent dans le groupe des espèces où la
déhiscence de l'anthère est poricide. Chez les unes, en effet,
dont l'O. membraneuse est le type, la drupe et la graine sont
réniformes, attachées par leur face concave, et l'embryon offre
u8 JOURNAL DE BOTANIQUE
exactement la même forme hétérocotylée et la même orienta-
tion nécessairement incombante que dans l'O. multiflore. Chez
les autres, la drupe et la graine sont ovoïdes, attachées par
leur base, et l'embryon présente la même forme isocotylée
que dans l'O. leptoclade. Mais ici les deux orientations pos-
sibles sont l'une et l'autre réalisées. Chez certaines espèces, en
effet, dont l'O. hérissée (0. sqttarrosa Linné) est le type, l'em-
bryon isocotylé est accombant, comme dans l'O. leptoclade.
Tandis que chez les autres, dont l'O. noir-pourpre est le type,
ses deux cotyles sont antéro-postérieures, et son plan médian
coïncide avec le plan de symétrie commun du tégument et du
carpelle ; en un mot, il est incombant au raphé.
D'après la conformation du fruit, de la graine et de l'em-
bryon, le premier de ces deux groupes se partage donc en
deux séries, le second en trois, et l'ensemble des espèces attri-
buées jusqu'ici au genre Ochne forme ainsi cinq lots.
Pour sanctionner ces différences, il convient maintenant
d'attribuer à chacun de ces lots une valeur générique et de
subdiviser en conséquence le genre Ochne en cinq genres dis-
tincts.
Les espèces à déhiscence d'anthère longitudinale, à fruit et
graine réniformes, à embryon hétérocotylé et incombant, qui se
groupent autour de l'O. multiflore, constitueront le genre Ochne
restreint (Ochna Linné pro parte).
Les espèces à déhiscence d'anthère longitudinale, à fruit et
graine ovoïdes, à embryon isocotylé et accombant, qui se
groupent autour de l'O. leptoclade, formeront le genre nouveau
Ochnelle {Ochnella).
Les espèces à déhiscence d'anthère poricide, à fruit et
graine réniformes, à embryon hétérocotylé et incombant, qui se
groupent autour de l'O. membraneuse, composeront le genre
nouveau Porochne (Poroc/ma).
Les espèces à déhiscence d'anthère poricide, à fruit et
graine ovoïdes, à embryon isocotylé et accombant, qui se
groupent autour de l'O. hérissée, formeront le genre nouveau
Disclade (Discladiiivi).
Enfin, pour les espèces à déhiscence d'anthère poricide, à
fruit et graine ovoïdes, à embryon isocotylé et incombant, qui
se groupent autour de l'O. noir-pourpre, on relèvera, en en
Pu. Van Tieghem. — Subdivision du genre Ochne. 119
restreignant l'étendue, le nom de Diporide (Dipoj'ïdiiim Wend-
land pro parte).
Considérons maintenant séparément chacun des cinq genres
ainsi définis, pour achever de les caractériser et en signaler les
principales espèces.
i. — Sur le genre Ochne restreint
L'Ochne multiflore (Oc/ma imiltiflora De Candolle), dont
j'ai pu étudier dans l'Herbier de Jussieu l'échantillon original,
récolté par Smeathman à Sierra Leone et donné par lui à
Thouin, a ses fleurs disposées en assez grand nombre le long
d'une grappe simple terminale : d'où son nom spécifique. Les
fleurs de cet exemplaire sont passées et en fruit. Au-dessus du
calice persistant et accru, on y voit les nombreux et grêles fdets
staminaux, terminés chacun par un petit renflement cupuliforme
sur lequel reposait la base de l'anthère tombée ; c'est dans cet
état que les étamines ont été figurées par A. -P. de Candolle (1).
J'ai retrouvé pourtant, cachée dans le repli d'un sépale, une
de ces anthères tombées, et j'ai pu m'assurer que la déhiscence
en est bien longitudinale, comme il l'admettait.
Bien qu'il n'ait pas aperçu de différence entre les Ochnes
dans le mode de déhiscence de l'anthère, comme il a été dit plus
haut, A. -P. de Candolle a été pourtant, dès 181 1, frappé de la
forme et du mode d'attache du fruit dans son Ochne multiflore.
Il n'en a pas étudié la graine, il n'y a pas remarqué la singulière
conformation de l'embryon, et cependant il a jugé ce caractère
assez important pour prévoir qu'on pourrait dans l'avenir fon-
der sur lui une séparation générique. Je cite textuellement :
a Drupae..., non obovatas ut in aliis, sed multo latiores quam
« longiores, unde quasi transversum prae aliis adfixae videntur.
« Hinc species distinctissima et forsan ut genus proprium in pos-
ai terumeonsideranda » (2). En réalité, la drupe n'est pas allongée
transversalement, comme le croyait A. -P. de Candolle, mais
bien longitudinalement, comme d'ordinaire, avec incurvation
dans le plan radial. Seulement, lorsqu'elle est seule au sommet
du gynophore, comme il arrive assez souvent par avortement
1. Loc. cit., pi. III, fig. a, c, e, 181 1.
2. Loc. cit., p. 412, 181 1.
iao JOURNAL DE BOTANIQUE
des autres, elle y paraît insérée transversalement au sommet,
en chapeau de gendarme, et c'est sans doute ce qui a trompé
A. -P. de Candolle. Toujours est-il que le genre vaguement
entrevu et prédit par cet éminent botaniste a dû attendre près
d'un siècle avant d'être mis au jour et définitivement établi.
Dans son exploration des royaumes d'Oware et de Bénin,
Palisot de Beauvois a récolté, en 1787, une plante voisine de la
précédente ; il en a donné à A.-L. de Jussieu quelques frag-
ments, que j'ai pu étudier dans son Herbier. Elle diffère de l'O.
multiflore, notamment par ses feuilles plus petites et par ses
pédicelles plus longs, plus grêles et articulés plus haut. Ce sera
l'O. de Palisot [Oc/ma Palisotix. T.).
La plante récoltée par Leprieuret Perrottetau Sénégal, aux
bords de la Casamance, près de Itou, décrite dans la Flore de
Sénégambie sous le nom d'Ochne douteuse {Ochna dnbia
Guillemin et Perrottet), est voisine des deux précédentes, mais
s'en distingue assez, notamment par ses feuilles persistantes,
pour qu'il soit nécessaire de lui conserver son autonomie.
Heudelot a récolté en 1837, au Sénégal, dans les lieux om-
bragés et humides du Rio Pongos, une espèce (n° 903) nettement
distincte des précédentes par sa taille plus élevée, atteignant
jusqu'à huit mètres, par ses grappes plus longues, à fleurs plus
nombreuses et plus longuement pédicellées, fortement odorantes
et nectarifères. Ce sera l'Ochne odorant {Oc hna ' fragrans v. T.).
Griffon du Bellay a récolté à Denys, au Gabon, en 1864,
deux plantes (n° 209 et n° 281), qui sont autant d'espèces dis-
tinctes du même genre que les précédentes. C'est le n° 281 qui
leur ressemble le plus, tout en en différant notamment par des
feuilles beaucoup plus coriaces. Ce sera l'Ochne coriace {Ochna
coriacea v. T.). Le n° 209 est un arbre et non un arbuste.; les
feuilles y sont moins longues, arrondies et non atténuées à la
base ; les grappes y sont plus courtes, à pédoncules plus épais,
à pédicelles plus gros et plus serrés, en un mot plus trapues. Ce
sera l'Ochne de Griffon {Ochna Griffoniana v.T.).
Pour Bâillon, toutes ces formes, y compris le n° 209 et le
n° 281 de Griffon, qu'il a étudiées comme moi dans l'Herbier du
Muséum, ne constitueraient qu'une seule et même espèce, assez
polymorphe, YO. multîflora de De Candolle (1). Mais on sait
1. Bâillon : Adansonia, IX, p. 574, 1868,
Ph. Van Tieghem. — Subdivision du genre Ochnc. 121
combien ce botaniste était, d'une façon générale, enclin à réunir
sous le même nom des choses très différentes.
Enfin Mann a récolté au Niger (Nun river, n° 490), en 1860,
une autre espèce à grappe simple, mais courte, pauciflore, et
où le style, au lieu d'être renflé au sommet en tête obscurément
lobée, y est nettement divisé en cinq branches : ce sera l'Ochne
de Mann (Oc/ma Manniïx. T.). Oliver l'a rattachée à tort à
l'O. multiflore (1).
Ainsi composé, pour le moment, le genre Ochne comprend
donc sept espèces, dont cinq nouvelles et une ancienne res-
taurée, appartenant toutes à l'Afrique occidentale. L'inflo-
rescence y est partout une grappe simple terminale, caractère
qui vient s'ajouter à l'hétérocotylie de l'embryon pour définir
ce genre par rapport au suivant.
Aucune des espèces qui composent ce genre ne semble
avoir été connue jusqu'ici ni de M. Engler, ni de M. Gilg, au-
teur de la revision la plus récente de la famille, en 1893. Aussi ne
figurent-elles pas, comme elles auraient dû, dans la section
Se /usant hera, distinguée dans le genre Ochna par ces deux
botanistes, comme il a été dit plus haut.
2. — Sur le genre nouveau Ochnelle.
Les Ochnelles {Ochnella v. T.) sont des arbustes à feuilles
caduques, dont l'inflorescence, qui est en réalité une grappe
simple pauciflore, est tellement raccourcie que les pédicelles se
touchent à leur base et simulent une ombelle sessile. Cette om-
belle termine un court ramuscule latéral, axillaire d'une feuille
tombée de l'année précédente, et qui, sous les fleurs, n'a porté
que des écailles. Les bourgeons floraux écailleuxse développent
ici bien avant les bourgeons écailleux végétatifs, de sorte que,
au moment de sa floraison, la plante est encore toute dépourvue
de feuilles. C'est seulement plus tard, lorsqu'elle est en fruits,
qu'elle offre ses feuilles bien développées.
Le mode d'inflorescence vient donc s'ajouter à l'isocotylie de
l'embryon pour définir ce genre par rapport au précédent et pour
distinguer les Ochnelles des Ochnes en l'absence des fruits.
On a décrit jusqu'à présent comme Ochna huit espèces ap-
1. Oliver : Flora of trop. Afrika, I, p. 317, 1868.
122 JOURNAL DE BOTANIQUE
partenant certainement à ce genre nouveau. Ce sont : l'Ochnelle
leptoclade (Ochnella leptoclada (Oliver) v. T.), du Mozambique ;
l'O. de Mechow (O. Mechowiana (O. Hoffmann) v. T.), l'O.
de Welwitsch {O. Welwitschiï (Rolfe) v. T.) et l'O. gracili-
pède (O. gracilipes (Hiern) v. T.), toutes les trois d'Angola;
l'O. ovale {O.ovata (F. Hoffmann) v. T.), de la côte orientale d'A-
frique (Ugalla-fluss); l'O. de Boivin( O. Boiviniana (Bâillon) v. T.)
et l'O. brachypode [O. brachypoda (Bâillon) v.T.), de Madagas-
car; enfin l'O. de Maurice (O. mauriliana (Lamarck) v. T.).
Il y faut ajouter l'espèce récoltée au Niger, en 1858, par
Barter (Idda, n° 1641), distinguée avec doute de l'O. lepto-
clade, en 1868, mais non nommée par Oliver (1) : ce sera l'O. de
Barter (O. Barieri 'v. T.). La plante rapportée d'Angola par
M. Bûchner (n° 540), nommée à tort O. leptoclada dans l'Her-
bier de Berlin, est encore une espèce du même genre : ce sera
l'O. de Bûchner (O. Bûchneriv. T.). Il y faudra probablement
rattacher aussi l'O. pygmée (O.pygmœa (Hiern) v. T.), d'An-
gola (Welwitsch, n° 4600), lorsqu'on aura pu s'assurer que la
déhiscence de l'anthère y est réellement longitudinale, point
que M. Hiern a laissé dans le doute (2), et peut-être l'O. d'Af-
zelius (O. Afzelïi R. Brown), de Sierra Leone, où le mode de
déhiscence de l'anthère est encore inconnu.
A ces onze ou douze espèces, je puis en ajouter ici trois
autres, que M. Chevalier a rapportées au Muséum, en 1899,
de son voyage au Soudan français, et une quatrième récoltée
par M. Lecomte au Congo français en 1893.
La première (n° 610), récoltée à Koba, aux environs de
Kankan (ancien pays de Samory), est un arbuste de 1 à 2 mètres
de haut, à rameaux longs, grêles et blancs, ressemblant par là à
l'O. leptoclade du Mozambique. Elle fleurit à la fin de mars ;
l'ombelle y est ordinairement triflore, à fleurs jaunes inodores,
portées par des pédicelles articulés très près de la base. L'an-
thère, plus courte que le filet, s'ouvre en long. Le pistil a cinq
carpelles, avec un style renflé au sommet en une tête obscuré-
ment lobée. Ce sera, pour rappeler la minceur des rameaux,
l'O. ténue (O. tennis v. T.).
1. Oliver : Flora of trop. Afrika, I, p. 318, 1868.
2. Hiern : Catalogue of the african plants collcctcd by Welwitsch, I,
p. 122, 1896.
Ph. Van Tieghem. — Subdivision du genre Ochne. 123
La seconde (n° 721), récoltée à Koumantou, dans le Sion-
dougou (ancien pays de Samory), est remarquable par un rhi-
zome d'où partent des branches dressées, hautes seulement de
om. 30 à 1 m., propriété qui lui permet de résister à l'incendie
delà brousse et de pousser plus tard de nouveaux rameaux. La
plante développe ici, vers le milieu d'avril, ses pousses feuillées
presque en même temps que ses fleurs. Chaque ombelle a de
six à huit fleurs, à pédicelles plus longs, plus grêles et articulés
à 2 ou 3 millim. au-dessus de la base. Ce sera l'O. a rhizome
(O. rhizomatosa v.T.). Elle est voisine de l'O. pygmée (O. pyg-
mxa (Hiern) v. T.), d'Angola, qui a aussi un rhizome, si toute-
fois cette espèce est bien une Ochnelle, ce qui n'est pas encore
certain, comme on l'a vu plus haut.
La troisième (n° 555), récoltée à Bambanatoumba, province
de Sankaran (ancien pays de Samory), est un arbre de cinq à
six mètres de haut, qui, au commencement de mars, est déjà en
jeunes fruits avec ses feuilles de l'année bien développées. La
corolle est blanche, à pétales rétrécis à la base et atténués au
sommet, tandis qu'elle est jaune dans les autres espèces. L'om-
belle a d'ordinaire quatre ou cinq fleurs, parfois deux seule-
ment ou même une seule ; les pédicelles y sont articulés à la base
même, qui est renflée. L'anthère est trois à quatre fois plus
courte que le filet, et les filets sont régulièrement superposés
deux par deux en vingt paires tout autour du réceptacle. Le
style est capité au sommet, à cinq lobes. Ce sera, pour rappeler
la couleur des fleurs, l'O. blanche (O. alba v. T.).
La quatrième, récoltée par M. Lecomte à Kitabi (n° 59), se
distingue notamment par son écorce noire, pointillée de blanc.
Ce sera l'O. pointillée (O. pimctulata v. T.).
Ces quatre espèces nouvelles, qui seront décrites plus com-
plètement dans mon Mémoire, portent à quinze ou seize le
nombre d'Ochnelles actuellement connues. Trois d'entre elles
seulement (O. leptoclada, Mechowiana et ovata) sont inscrites
actuellement dans la section Schizanthera de M. Engler, car on
a vu plus haut pourquoi, malgré la déhiscence longitudinale de
l'anthère, ni Y O . ferruginea Engler, ni YO. alboserratcl Engler,
ne peuvent plus désormais y prendre place.
On peut répartir ces espèces en deux lots d'après la con-
formation du corps végétatif, qui est ordinairement dressé,
124 JOURNAL DE BOTANIQUE
quelquefois rampant à l'aide d'un rhizome. De là deux sections,
qu'on nommera, la premièi'e, les Dressées (Erecta?), compre-
nant la plupart des espèces, la seconde, les Rampantes (Re-
pentes), renfermant seulement l'O. rhizomateuse et aussi, pro-
bablement, l'O. pygmée.
Ainsi composé, le genre Ochnelle a la plupart de ses espèces
répandues en Afrique occidentale, deux seulement en Afrique
orientale, deux à Madagascar et une à Maurice.
3. — Sur le genre nouveau Porochne.
Par leur inflorescence, qui est une grappe terminale com-
posée d'ombellules, lesPorochnes (Porochna v. T.) se distinguent
des deux genres précédents tout aussi nettement que par la
déhiscence poricide des anthères, d'où elles tirent leur nom. Par
la singulière conformation du fruit, de la graine et de l'em-
bryon, elles ressemblent aux Ochnes et diffèrent profondément
des Ochnelles.
Une seule espèce en a été décrite jusqu'à présent comme
Oc/ma ; c'est la Porochne membraneuse (Porochna membra-
nacea (Oliver) v. T.), récoltée au Niger par Barter en 1858
(Idda, n° 1643). Les feuilles y sont caduques. Sur la grappe
composée, les ombellules 2-4- flores sont brièvement pédon-
culées et leurs pédicelles sont articulés très près de la base.
La plante récoltée en Angola, à Golungo alto, en 1856, par
Wehvitsch (n° 4601), qui a été décrite par M. Hiern comme
une simple variété rtibescens de l'espèce précédente (i),en est
bien distincte, non seulement par des feuilles persistantes, plus
grandes et à nervures plus saillantes, mais encore par son inflo-
rescence, la grappe terminale y étant accompagnée par plusieurs
autres grappes issues de sa base à l'aisselle des feuilles supé-
rieures du rameau. Ce sera la P. rougeâtre [P. ruâesceusv. T.).
Une autre plante, récoltée aussi en Angola par Welwitsch
(n° 4598) et rapportée à tort par M. Hiern à YOchna ftulclira
Hooker f., du Cap (2), appartient au même genre et diffère des
deux précédentes par ses feuilles persistantes, plus étroites et
plus longues, et par ses fleurs plus petites et plus nombreuses
1. Hiern : Catalogue, I, p. 120, 1896.
2. Loc. cit., p. 121.
Ph. Van Tieghem. — Subdivision du genre Oc/me. 125
dans chaque ombellule de la grappe composée. Ce sera la P. de
Hiern [P. Hiernii v. T.).
Griffon du Bellay a rapporté du Gabon, en 1864, une
plante (n° 350) ayant la même inflorescence en grappe termi-
nale composée et le même fruit réniforme à embryon hétéro-
cotylé, mais où les pédicelles latéraux de la grappe sont plu-
sieurs fois bifurques. Ce sera la P. paniculée (P. paniculata
v. T.).
Enfin M. Jacques de Brazza a récolté au Congo français, à
Osika (Bateke), en 1883, une espèce du même genre, remar-
quable par la largeur que les sépales rouges atteignent autour
du fruit. Ce sera le P. latisépale [P. latisepala v. T.).
C'est à ces cinq espèces, toutes de l'Afrique occidentale,
dont quatre sont nouvelles, que se réduit pour le moment le
genre Porochne.
4. — Sur le genre nouveau Disclade.
Ressemblant aux Porochnes par la déhiscence poricide
de l'anthère et par l'inflorescence en grappe terminale com-
posée, d'où ils tirent leur nom, les Disclades {Discladium
V. T.) en diffèrent profondément par la conformation du fruit,
de la graine et de l'embryon, qui y est droit, isocotylé et accom-
bant. Sous ce rapport, ils sont exactement aux Porochnes ce
que les Ochnelles sont aux Ochnes.
On a décrit jusqu'à présent comme Ochna une dizaine d'es-
pèces appartenant certainement à ce genre. Ce sont notamment
les D. hérissé (D. squarrosum (Linné) v. T.), D. luisant [D. lu-
cidum (Lamarck) v. T.), D. obtus [D. obtusatum (de Candolle)
v.T.), D. brillant [D. nitidum (Thunberg) v. T.), de l'Inde; le
D. du Mozambique {D. mossambicence (Klotsch) v. T.); le
D. de Bernier [D. Bernieri (Bâillon) v. T.), de Madagas-
car; le D. des Comores [D. comorensis (Bâillon) v. T.), de
Mayotte, etc. J'en décrirai plusieurs autres dans mon Mémoire.
Ainsi composé, le genre Disclade s'étend, comme on voit,
depuis la côte orientale d'Afrique, à travers l'Inde jusqu'en
Birmanie. On n'en connaît pas en Afrique occidentale.
126 journal de botanique
5. — Sur le genre Diporide restauré et restreint.
Ressemblant aux Disclades par la déhiscence poricide de
l'anthère, ainsi que par la conformation du fruit, de la graine et
de l'embryon, qui est droit et isocotylé, le genre Diporide res-
tauré et restreint {Diporidùim Wendland pro parte) en diffère
d'abord par l'incombance de l'embryon, puis par l'inflorescence,
qui y est toujours une grappe simple, diversement contractée
et disposée suivant les espèces.
Ce genre est beaucoup plus vaste que les quatre précédents.
Il compte, en effet, aujourd'hui plus de soixante espèces, ré-
pandues pour une moitié sur le continent africain, pour l'autre
moitié à Madagascar (treize), à Maurice (une), en Asie, de
l'Arabie à l'ouest jusqu'en Birmanie à l'est (douze), et en
Océanie, à Timor (une seule). On en cultive deux espèces dans
les serres : le D. noir-pourpre [D. alropurpureiim (De Can-
dolle) Wendland), originaire du Cap, et une espèce voisine
ayant, comme la précédente, les fleurs solitaires, nommée donc
très improprement Ochna multiflora, et qui n'a rien de com-
mun avec la véritable O. multiflore, dont il a été question
plus haut. Provisoirement, jusqu'à ce qu'on ait pu l'identifier
avec quelque espèce déjà décrite, je la nommerai D. uniflore [D.
unïflorumv. T.).
Les modifications de l'inflorescence permettent de grouper
ces nombreuses espèces en trois sections.
L'inflorescence est quelquefois une grappe simple terminale,
plus ou moins raccourcie suivant les espèces : ce sera la section
des Racémeux (Racemosd). Elle renferme notamment le D. beau
[D. pulchruni (Hooker f.) v. T.), du Cap ; le D. de Madagascar
[D. madagascariense (De Candolle) v. T.), le D. de Humblot
[D. Humblotianum (Bâillon) v. T.), le D. d'Androvine {D. an-
drovinense (Bâillon) v. T.), de Madagascar; etc.
Chez d'autres, plus nombreuses, l'inflorescence est encore
une grappe simple, mais pauciflore et très raccourcie au point
de simuler une ombelle sessile, et cette ombelle termine un ra-
muscule latéral sans feuilles : ce sera la section des Ombelles
{Umbellata). Elle comprend notamment le D. en arbre (D. ar-
boreum (Burchell) Wendland), du Cap; le D. blanchâtre [D. leti-
cophlceos (Hochstetter) v. T.) et le D. ardisioïde (D. ardi-
Ph. Van Tieghem. — Subdivision du genre Ochne. 127
sioides), (f Abyssinie; le D. cilié (D. ciliatum (Lamarck) v. T.)
et le D. de Pervillé [D. Pervilleanum (Bâillon) v. T.), de Mada-
gascar; le D. cordé [D. cordatum (Thwaites) v. T.), le D. de
Wallich {D. Wallichiï (Planchon) v.T.) et le D. roussâtre {D. ru-
fesceus (Thwaites) v. T.), de l'Inde; le D. de Decaisne [D. De-
caisneiv. T.), de Timor (1); etc.
Ailleurs, enfin, l'inflorescence est encore typiquement une
ombelle terminant un ramuscule latéral sans feuilles, mais cette
ombelle est réduite ordinairement à une seule fleur : ce sera la
section des Uniflores (Uniflorà). Elle renferme notamment le
D. noir-pourpre [D. atropurpureum (De Candolle) Wendland),
du Cap, le D. uniflore [D. tmiflorum v. T.), cultivé avec le pré-
cédent dans nos serres, comme il a été dit plus haut ; le
D. émarginé [D. emarginatum v. T.) = Ochna parvifolia
Bâillon non Vahl), de Madagascar; le D. de Schimper {D.
Schimperi v. T.), d'Abyssinie; le D. inerme (D. inerme
(Forskâl) v. T.), d'Arabie; le D. de Wight [D. Wightianùm
(Wallich) v. T.), de l'Inde ; etc.
A chacune de ces trois sections, j'ajouterai dans mon Mé-
moire quelques espèces nouvelles.
Ainsi composé, le genre Diporide comprend d'abord toutes
les Ochnées actuellement connues d'Asie et d'Océanie, toutes
celles de Maurice, des Comores et de Madagascar, à l'exception
de trois, et la plupart de celles de l'Afrique orientale, depuis le
Cap jusqu'en Abyssinie. On n'en connaît aucune jusqu'à présent
en Afrique occidentale. Depuis la côte orientale d'Afrique à
l'ouest jusqu'à Timor à l'est, son aire géographique n'en offre
pas moins une immense étendue.
5. — Constitution actuelle de la tribu des Ochnées
Constituée maintenant par les cinq genres que l'on vient
d'y distinguer, comprenant ensemble environ cent espèces et
formant, les deux premiers, la sous-tribu des Schizaiiihérées,
les trois autres, la sous-tribu des Poranthérées, la tribu des
Ochnées a sa composition résumée dans le tableau suivant :
1. N'ayant pas vu les anthères de cette espèce, j'en ignore le mode de dé-
hiscence ; c'est d'après l'inflorescence que je la classe ici dans le genre Dipo-
ride.
128
OCHNEES.
Etamines
à déhiscence
JOURNAL DE BOTANIQUE
longitudinale.
SCHIZANTHÉRÉES.<
Drupe
poricide.
PoRANTHÉRÉES.
Drupe
réniforme. Embryon hé-
térocotylé incombant. Ochne
ovoïde. Embryon isoco-
tylé accombant. . . .
réniforme. Embryon hé-
térocotylé incombant. Porochne
ovoïde
7 esp.
Ochuelle. 16 esp.
Embryon
isocotylé
accombant.
incombant.
Discladc.
Diporide.
5 esp.
io esp.
6o esp.
Si l'on préférait mettre au premier rang- la conformation du
fruit, de la graine et de l'embryon, comme étant un caractère
plus important que le mode de déhiscence de l'anthère, la tribu
se partagerait en deux sous-tribus : les Isocolylées et les Hété-
rocotylées, et le tableau prendrait la forme suivante :
OCHNÉES.
Embryon
isocotylé,
IsOCOTYLÉES.
hétérocotylé,
HÉTÉROCOTYLÉES.
accombant. Anthère ( longitudinale . Ochuelle.
à déhiscence \ poricide . . . Disclade.
incombant. Anthère (
. , ,,. s poricide . . . Diporide.
a déhiscence (^ r
incombant. Anthère ( longitudinale . Ochne.
à déhiscence \ poricide . . . Porochne.
L'aire géographique des Ochnées s'étend depuis la côte
occidentale d'Afrique, à l'ouest, jusqu'à Timor, à l'est. Ses deux
genres hétérocotylés, Ochne et Porochne, appartiennent exclu-
sivement à l'Afrique occidentale. Ses trois genres isocotylés
ont une extension plus vaste. Les Ochnelles demeurent pour-
tant propres à l'Afrique, où elles croissent dans toute la largeur
du continent, et jusqu'à Madagascar et à Maurice. Quant aux
Disclades et aux Diporides, ils ne commencent que sur la
côte orientale d'Afrique, mais s'étendent en Asie jusqu'en
Birmanie; les Diporides s'avancent même en Océanie jusqu'à
Timor.
Dans une prochaine Note, on procédera à une revision sem-
blable de la tribu des Ouratéées et de celle des Elvasiées, afin
d'établir, en définitive, la composition actuelle de la famille des
Ochnacées.
Ed. Bonnet. — L'Herbier de Lamarck, son histoire, son état actuel. 129
L'HERBIER DE LAMARCK
SON HISTOIRE, SES VICISSITUDES, SON ÉTAT ACTUEL
Par M. Ed. BONNET.
Le 17 janvier 18S7, M. le professeur Bureau annonçait à
l'Académie des Sciences l'entrée au Muséum d'histoire naturelle
de l'Herbier de Lamarck et donnait, en même temps, quelques
renseignements sommaires sur cette collection ; mais les Comptes
Rendus ne comportent pas de longs développements, et il était
du reste impossible, à ce moment, de se rendre un compte exact
de l'importance et de la valeur scientifique de cette nouvelle ac-
quisition ; ayant consacré la majeure partie de l'année dernière
à la mise en ordre de l'Herbier de Lamarck, je puis dire, sans
exagération, que chaque échantillon m'a passé sous les yeux et
je suis, par suite, en mesure d'ajouter quelques détails intéres-
sants à la note précédemment publiée par M. Bureau.
Il est assez difficile de préciser la date à laquelle Lamarck
commença à collecter des échantillons de plantes sèches ; toute-
fois, l'examen de sa collection m'a conduit à cette conclusion
assez inattendue qu'au moment où il publiait sa Flore Fran-
çaise, en 1778, Lamarck ne possédait à peu près pas d'herbier;
presque toutes les plantes de sa collection sont postérieures à
cette date et c'est seulement à la suite du succès obtenu par sa
Flore, que Lamarck entra en rapport avec les principaux bota-
nistes français; le voyage qu'il fit de 1781 à 1782, en Hollande
et en Allemagne, en compagnie du fils de Buffon (1), et plus
tard la place de garde des herbiers du cabinet du roi que le
comte d'Angivilliers fit créer pour lui (2), permirent à Lamarck
de nouer des relations avec les botanistes étrangers de même
qu'avec les médecins, les naturalistes et les voyageurs qui se
rendaient dans nos colonies : c'est ainsi qu'on trouve dans son
herbier certaines collections de plantes exotiques qui, dans
1. « M. de Buffon... désirant faire voyager son fils, qui venait de terminer
ses études, proposa à M. de Lamarck de lui servir de guide, et, ne voulant pns
qu'il parût comme un simple précepteur, lui fit donner une commission de bota-
niste du roi, chargé de visiter les jardins et les cabinets^ étrangers et de les
mettre en correspondance avec ceux de Paris. » Cuvier : Eloge historique du
chevalier de Lamarck.
2. En 1789, aux appointements de 2.000 livres, d'après une note autographe
de Lamarck, que j'ai sous les yeux.
130 JOURNAL DE BOTANIQUE
l'idée du collecteur, pourraient bien avoir été destinées au Ca-
binet du Roi (i) ; en outre, Lamarck profita de sa situation pour
enrichir son herbier d'une série de doubles extraits des collec-
tions confiées à ses soins (2); quanta ses récoltes personnelles,
elles se réduisent à un certain nombre déplantes recueillies pen-
dant un voyage effectué en Auvergne, en 1779, et au cours de
plusieurs herborisations dans les environs de Paris ; on peut
y comprendre aussi d'assez nombreux échantillons prélevés dans
les cultures du Jardin des Plantes de Paris, et de celui de Tria-
non.
Nommé à une chaire de Zoologie lors de la constitution du
Muséum d'histoire naturelle, Lamarck fut bientôt obligé de re-
noncer à la botanique pour se consacrer entièrement à ses nou-
velles fonctions ; il ne délaissa cependant pas complètement son
herbier et l'on peut voir, par les étiquettes de certaines collec-
tions, qu'il continua à recevoir des plantes sèches jusqu'à une
date assez tardive ; cette accumulation de documents était, il
est vrai, sans utilité pratique pour son possesseur, mais d'autres
venaient y puiser des renseignements : Poiret, pour la continua-
tion de Y Encyclopédie (3); de Candolle, pour la rédaction de la
Floire française ; Desvaux, pour quelques-uns de ses mémoires
botaniques.
Plus tard, vers 1824, une suite de circonstances désastreuses
engagèrent Lamarck à se défaire de ses collections, il avait alors
quatre-vingts ans, il était atteint de la plus grande infirmité qui
puisse frapper un naturaliste, la cécité ; en outre, des spécula-
tions hasardeuses avaient englouti sa modeste fortune et ses
seuls moyens d'existence consistaient dans son modique traite-
ment de professeur.
Vers la fin de cette même année 1824, arrivait à Paris, avec
1. Je citerai notamment les plantes recueillies au Sénégal par Roussillon, qui
n'existent que dans l'herbier Lamarck; or, dans une curieuse autobiographie
publiée récemment {Chronique médicale, VII, p. 583), Roussillon nous apprend
qu'il avait été envoyé « comme officier de santé en chef dans les colonies du
Sénégal et de Juda avec le brevet de correspondant du Jardin des plantes et du
Cabinet d'histoire naturelle, chargé de faire des recherches » ; il est assez vrai-
semblable que le résultat de ces recherches était destiné au Cabinet d'histoire
naturelle et non à l'herbier particulier de Lamarck.
2. Telle est l'origine des plantes de Tournefort et de Commerson, qui figurent
dans l'herbier de Lamarck.
3. A partir du cinquième volume, Y Encyclopédie méthodique a été rédigée
par Poiret.
Ed. Bonnet. — L'Herbier de Lainarck, son histoire, son état actuel. 131
l'intention d'y séjourner pour perfectionner son instruction, un
jeune docteur allemand, J.-A. Christian Rœper (1) ; il avait,
quelques mois avant, présenté à la Faculté de médecine de Gôt-
tingue, une thèse inaugurale fort remarquée sur les Euphor-
biacées (2) ; ce fut pour lui une occasion d'entrer en relations
avec Adrien dejussieu qui, plus âgé de quelques années, venait
lui aussi de soutenir, sur le même sujet (3), sa thèse de docteur
en médecine devant la Faculté de Paris ; Rœper fit aussi la. con-
naissance d'Alexandre de Humboldt alors fort répandu dans la
société scientifique parisienne ; c'est sur ses conseils, et par
l'intermédiaire d'Adrien de Jussieu, qu'il se rendit acquéreur de
l'herbier de Lamarck. Cette collection, qui semblait désormais
perdue pour la France, suivit son nouveau possesseur dans ses
déplacements, d'abord à Bàle, puisa Rostock; en dernier lieu,
elle fut acquise, il y a environ vingt-cinq ans, avec tout l'herbier
de Rœper, par le Grand-Duc de Mecklembourg pour l'Univer-
sité de Rostock ; mais, dans l'intervalle, l'herbier de Lamarck
avait subi quelques remaniements : Rœper avait eu l'excellente
idée de le préserver, malheureusement il a employé la solution
de Smith (4) qui a souvent taché, non seulement les étiquettes,
mais aussi les croquis et les dessins qui accompagnent certains
échantillons ; il l'avait en outre intercalé dans son propre her-
bier, en ayant soin toutefois de distinguer, par une annotation
manuscrite, les échantillons qui ne portaient pas d'étiquettes de
la main de Lamarck ou la mention de l'un des ouvrages de ce
botaniste.
On connaît par la notice de M. Bureau, les circonstances et
1. Jean-Auguste-Christian Rœper, né à Doberan (Mecklembourg) le 25 avril
1801 ; reçu docteur en médecine à Gôttingue (1824), professeur extraordinaire
(1826), puis professeur ordinaire (1829) de botanique et de matière médicale à
l'Université de Bàle ; il passa en 1836 à l'Université de Rostock comme profes-
seur ordinaire de zoologie et de botanique; il est mort dans cette ville le
17 mars 1885. (Pour plus de détails, cf. Struc in Archiv. des Vereins der Freunde
der Naturgesch. Mecklemburg, XXXIX (1885), p. 166, et Magnus in Verhandlung.
der Bot. Vereins der Frov. Brandenburg, XXVII (1885), p. 32.)
2. Rœper : Enumeratio Euphorbiarum quae in Germannia et Pannonia gignun-
tur. Guettingua:, 1824, in-40.
3. Ad. de Jussieu : De Euphorbiacearum generibus medicisque earumdem
viribus tentamen. Parisiis, 1824, in-40.
4. Smith, qui le premier a eu l'idée, au commencement du siècle dernier, de
préserver des attaques des insectes les collections de plantes sèches au moyen
du sublimé corrosif, employait une solution de ce sel dans l'essence de téré-
benthine.
132 JOURNAL DE BOTANIQUE
les négociations qui ont rendu à la France, au moment où on
l'espérait le moins, l'herbier de Lamarck ; après avoir été ex-
trait de l'herbier général de l'Université deRostock dans lequel
elle avait été intercalée, la collection de Lamarck arrivait à
Paris sous forme de paquets assez irréguliers et maintenus par
une ficelle en croix; les échantillons, n'ayant jamais été fixés,
étaient simplement posés, avec les étiquettes et les notes cor-
respondantes, sur des feuilles de papier de consistance et de
formats très divers : vieux journaux russes et allemands, pro-
grammes de théâtres, anciennes affiches académiques des Uni-
versités de Bàle et de Rostock, etc. ; les espèces n'étant que
très imparfaitement rapprochées par familles, et sans aucun
ordre générique, les recherches devenaient excessivement labo-
rieuses ; enfin, les paquets ne pouvaient être maniés qu'avec in-
finiment de précautions pour éviter le glissement des échantil-
lons et les fuites d'étiquettes, celles-ci étant, pour la plupart,
d'une exiguïté tout à fait insolite (i) ; il était donc de toute né-
cessité de mettre cette importante collection en état d'être
consultée, et feu A. Franchet qui paraissait s'y intéresser tout
particulièrement, se chargea de ce soin ; il prépara et fit même
fixer sur papier les échantillons de quelques paquets, mais bientôt
l'arrivée de collections asiatiques et surtout chinoises le détour-
nèrent de ce travail fastidieux qu'il délaissa complètement et n'eut
jamais le loisir de continuer. Les choses restèrent donc en l'état
jusque vers la fin de 1900, date à laquelle M. Bureau me chargea
de continuer le travail à peine ébauché autrefois par Franchet.
Mon premier soin fut de faire fixer tous les échantillons,
après les avoir moi-même disposés sur des feuilles de papier
d'un format uniforme ; la collection était ainsi mise à l'abri des
accidents dont j'ai parlé plus haut. Il fallait ensuite la disposer
dans un ordre qui permît de retrouver rapidement les types à
consulter; toutefois, j'eus quelque hésitation sur la classification
à adopter, car il est de tradition, au Muséum, de classer les her-
biers historiques dans l'ordre de l'ouvrage, flore, gênera ou
species, auquel ils ont servi de base ; c'est ainsi que l'herbier de
Tournefort est disposé suivant la méthode des Iustiiutiones,
celui d'A.-L. de Jussieu d'après le Gênera plantartim, ceux
1. Beaucoup d'étiquettes originales de Lamarck sont écrites sur de petites
bandelettes de papier mesurant 45 millim. de long- sur 8 millim. de large.
Ed. Bonnet. — L'Herbier de Lamarck, son histoire, son état actuel. 133
de Desfontaines et de Michaux suivant le système sexuel adopté
dans les Flora atlantica et Flora borcali-americana , etc. ;
mais tel netait pas le cas de l'herbier Lamarck, d'abord parce
qu'il ne nous est pas parvenu dans son état primitif, et, en second
lieu, parce qu'il a principalement servi à la rédaction de 1' "En-
cyclopédie méthodique, véritable dictionnaire dans lequel les
genres sont classés par ordre alphabétique de dénominations
vulgaires (1). 11 m'a paru, après avoir obtenu l'assentiment de
M. Bureau, que la meilleure disposition à introduire dans le clas-
sement de l'herbier Lamacrk était l'ordre à.^Y Index gêner uni de
Durand, mais en conservant, autantque possible, les dénomina-
tions génériques adoptées dans Y Encyclopédie et dans Y Illus-
tration des genres; de même, pour certaines espèces critiques
de Lamarck ou de ses collaborateurs, j'ai cru devoir les laisser
dans le genre où les avait placées leur auteur et c'est pour cette
raison que les Ranuculus alatus Poir., Ribes reticulatum Lam,
Polygonum viridiflorum Poir., Piper alsinoides Lam., ont été
classés respectivement dans ces divers genres bien qu'en réalité
la première espèce appartienne au genre Soliva, la seconde au
genre Betula, la troisième au genre Cannabis et la dernière enfin
au genre Potamogeton.
Entièrement disposée dans l'ordre que je viens d'indiquer, la
collection de Lamarck forme aujourd'hui 101 paquets contenant
environ 9.000 espèces représentées par plus de 19.000 échan-
tillons tant phanérogames que cryptogames ; parmi les nom-
breux correspondants ou voyageurs - naturalistes dont les
contributions de plantes sèches ont constitué la presque tota-
lité de cet important herbier, je citerai plus spécialement :
Aublet, plantes de la Guyane ; de Badier, plantes de la Gua-
deloupe ; Bergeret (Jean-Pierre), auteur de la Phytonomaiotech-
nie, quelques plantes de France sans localités précises ; Bosc,
plantes de Caroline; Brocheton, plantes de Cayenne ; Bruce
(James), quelques plantes de son voyage en Afrique; de Can-
dolle (Augustin-Pyramus), nombreuses plantes de France et un
certain nombre d'exotiques ; Cavanille, plantes d'Espagne et
exotiques décrites dans ses publications ; Cels, plantes cultivées
dans son jardin; Céré, collection de Poivriers de l'île de France;
1. C'est ainsi qu'il faut chercher le genre Averrhoa au mot Carambolier, le
genre Borassus à Rondier, Cacsalpinia à Brésillet, Coccoloba à Raisinier, etc.
134 JOURNAL DE BOTANIQUE
Chaillet, plantes des environs de Neufchatel ; Commerson,
plantes de Java, Montevideo, Buenos- Ayres, Mag-ellan, etc.,
prélevées par Lamarck sur les collections de ce voyageur ; Dan-
thoine (Etienne), plantes duDauphiné et de la Provence; Danty
d'Isnard, plantes provenant de l'herbier de ce botaniste et pro-
bablement données par A.-L. de Jussieu ; Delile, plantes
d'Egypte ; Demidofï (Procope de), plantes de Russie ; Desfon-
taines, plantes de France et un certain nombre de types du
Flora atlantica ; Desportes, plantes de la Sarthe et de la
Mayenne, principalement des environs du Mans ; Dombey,
plantes du Jura, des Alpes, du Pérou ; Le Dru, plantes de Por-
to-Rico et de Saint-Thomas; abbé Dubois, plantes des environs
d'Orléans ; Duhamel du Monceau, échantillons d'arbres cultivés
dans son parc ; de Fougeroux, échantillons d'arbres cultivés
dans sa propriété de Monceau ; Dom Fourmault, plantes de
France de diverses localités ; Fraser, plantes de Caroline ; Hig-
ton, plantes de Virginie; Jacquin (Nicolas-Joseph), quelques
plantes d'Autriche; de Jussieu (Antoine), quelques plantes d'Es-
pagne données par son neveu; de Jussieu (Antoine-Laurent),
plantes diverses; Labarrère, plantes de la Martinique ; Labil-
lardière, plantes de ses voyages ; de Latourette, échantillon
de son Alisma peltata Bot. Pilât. 140, avec description auto-
graphe ; Leblond, plantes de Cayenne et de la Martinique ; Le-
monnier, plantes cultivées dans son jardin botanique ; Liottard
(Pierre), plantes des environs de Grenoble, du Dauphiné et des
Alpes dauphinoises ; de Lamoignon de Malesherbes, échantil-
lons d'arbres cultivés dans son parc; Martin (Joseph), plantes de
l'île de France, de la Martinique, de Madagascar, de Saint-Do-
mingue ; Michaux, plantes de l'Amérique septentrionale ; Oli-
vier (Guillaume- Antoine), plantes de Provence; Ortega, quel-
ques-unes de ses espèces nouvelles ; Palassou, collection de
chênes des Pyrénées ; Palisot de Beauvois, plantes de son
voyage en Afrique ; Patrin, plantes de Sibérie et de Dahurie ;
delà Pérouse (Jean-François Galaup), quelques plantes de ses
voyages; Poiret, plantes de France et de Barbarie; Pouret,
plantes des environs de Narbonne, de la France méridionale,
des Pyrénées, d'Espagne ; Ramond, plantes des Pyrénées ; Rey-
nier (Louis), plantes des Alpes et de laSuisse; Richard (Louis-
Claude), plantes de la Martinique, de la Guyane et autres;
Ed. Bonnet. — L'Herbier de Lamarck, son histoire, son état actuel. 135
Roussillon, plantes du Sénégal ; Roxburgh, plantes de l'Inde ;
Savigny, plantes d'Egypte ; Smeathman, plantes des Antilles
et plantes d'Afrique, sans désignation spéciale; Sonnerat, nom-
breuses plantes de ses divers voyages ; Stoupy, plantes des en-
virons de Cayenne ; Thouin (André), échantillons d'arbres cul-
tivés ; Thuillier, plantes des Vosges et des environs de Paris,
principalement des cryptogames ; Tournefort, échantillons
prélevés par Lamarck dans l'herbier de ce botaniste; Vahl,
plantes de Suisse, d'Italie, d'Espagne, de l'Afrique septentrio-
nale, du Cap de Bonne-Espérance, etc.; Le Vaillant (François),
plantes de ses voyages en Afrique ; Ventenat, plantes nouvelles
décrites par lui ; Villars, plantes des environs de Grenoble, de
Gap, des Alpes dauphinoises; Wallich, plantes de l'Inde.
Beaucoup de ces plantes sont précieuses parce qu'elles ont été
envoyées par les botanistes qui les ont eux-mêmes décrites ;
d'autres sont accompagnées d'analyses, de croquis, d'aqua-
relles, de descriptions exécutées et rédigées sur le vif par les
voyageurs-naturalistes ; bien souvent Lamarck y a joint des
notes ou une détermination, lorsque l'échantillon était sans nom;
si la plante lui a servi pour ses grandes publications, il l'indique
par l'une des abréviations suivantes : Lam. Encycl. (1), Lam.
Dict. (2), Lam. 111. Gen. (3), Lam. Gen. (4); quant aux espèces
qui ont fait le sujet de mémoires spéciaux insérés dans un pé-
riodique ou dans le recueil d'une Société savante [Mémoires de
l' Académie royale des Sciences, Journal d'histoire nattirellc,
etc.), elles portent, de même, leur indication bibliographique;
Poiret, continuateur de la partie botanique de l'Encyclopédie, a
suivi cette tradition, et les plantes qu'il a nommées dans l'herbier
de Lamarck, se reconnaissent à son écriture et à la mention :
« Dict. n° ... ».
La Flore française (5) n'est jamais citée par Lamarck, mais
1 et 2. Encyclopédie méthodique, Botanique, tomes I-IV, 1793-1795; tomes
V-XIII, 1804-1807, par Poiret.
3 et 4. Tai terne encyclopédique et méthodique des trois régnes de la
nature; Botanique, illustration des genres ; tomes I-II, 1791-1793; le tome III,
1823, rédigé par Poiret.
5. La première édition de la Flore française a été publiée par Lamarck
en 1778; une seconde édition, qui n'est qu'une réimpression page par page, a
paru en 1703 ; quant à la troisième édition (1805), bien qu'elle porte le nom de
Lamarck, c'est un livre absolument nouveau, qui est entièrement l'œuvre de
A.-P. de Candolle seul. (Cf. Mé?noires et souvenirs de A.-P. de Candolle,
p. 137 et suiv.)
136 JOURNAL DE BOTANIQUE
A.-P. de Candolle, au moment où il préparait la troisième édi-
tion de cet ouvrage, a révisé toutes les plantes de France de la
collection, et l'a enrichie de la plupart des espèces qui n'y exis-
taient pas (i).
Ce serait une erreur de croire que toutes les espèces nou-
velles décrites ou figurées par Lamarck se trouvent dans son
herbier ; en réalité, un nombre assez important fait défaut, car,
pour la rédaction de ses travaux, Lamarck a consulté les princi-
pales collections parisiennes de son époque ; les herbiers du
Jardin royal, ceux des de Jussieu, de Thouin, de Desfontaines,
deVentenat, de Palisot de Beauvois, de Labillardière, etc. ; les
cultures du Jardin du roi, de Trianon, de Cels, de Lemonnier,
etc. ; enfin, il a créé des espèces uniquement d'après les ma-
nuscrits du Père Plumier, les dessins et les descriptions de
quelques voyageurs, les planches de Jean Burmann ; d'autres
espèces nouvelles ne sont représentées que par un fragment dé-
taché de la plante-type ou par un croquis accompagné d'une
description; du reste, l'auteur del 'Encyclopédie botanique, bien
que ne sachant pas dessiner, ajoutait volontiers un croquis som-
maire aux échantillons qu'il avait étudiés ; d'autres fois, ce sont
des analyses exécutées par Fossier ou de Sève pour les Illus-
trations des Genres, ou bien encore des gravures extraites soit
de ce dernier ouvrage, soit du De fructibus de Gaertner, qui
accompagnent les plantes ; certains correspondants de Lamarck,
notamment Sonnerat et L.-C. Richard, joignaient quelquefois
des dessins ou des aquarelles à leurs envois de plantes sèches ;
quant aux dessins originaux de Y Illustration des Genres, ils ne
faisaient pas partie des collections acquises par Rœper ; après
avoir appartenu à feu Duchartre, ils sont devenus la propriété
de M. A. Finet qui les possède aujourd'hui.
Les renseignements géographiques, localités et stations,
sont le plus souvent très sommaires ou même nuls, c'est là un
défaut commun à presque tous les herbiers du XVIIIe siècle ; cer-
tains correspondants avaient aussi l'habitude de recueillir des
échantillons absolument insuffisants, ce qui s'explique par les
difficultés que rencontrait, il y a cent ans, l'expédition de pa-
reils objets.
i. Alph. de Candolle, dans sa Phylo graphie, p. 426, dit qu'en 1803 Lamarck
avait échangé 500 espèces de France avec A.-P. de Candolle.
Ed. Bonnet. — L'Herbier de Lamarck, son histoire, son état actuel. 137
Plusieurs plantes ont souffert des atteintes clés insectes, mais,
sauf quelques échantillons qui ont malheureusement disparu et
dont on ne retrouve plus que les étiquettes, les dégâts sont
relativement peu considérables ; ces pertes d'échantillons
peuvent être, du reste, imputées à d'autres causes, telles que les
déplacements et les manipulations qu'a subis l'herbier; il n'est
pas douteux, d'ailleurs, qu'à partir du moment où Lamarck se
livra tout entier à l'étude de la Zoologie et surtout lorsque sa
vue commença à faiblir, ses collections botaniques furent très
négligées, c'est pour cette raison qu'un assez grand nombre
d'échantillons, complètement dépourvus d'étiquettes, portent
de la main de Rœper ou de celle du professeur Gœbel, la men-
tion : « In herb. Lam. vagans » ; par contre, deux étiquettes
d'origine différente étaient quelquefois accolées à la même
plante, ou bien encore deux échantillons et deux étiquettes
étaient placés côte à côte sur le même feuillet, sans que rien
indique à quel spécimen se rapportait chaque étiquette; si j'ai
pu, dans quelques cas, remédier à ces regrettables confusions,
le plus souvent j'ai dû me borner à les constater dans une note
inscrite sur l'étiquette.
L'herbier de Lamarck n'a été jusqu'ici que peu consulté par
les Aoristes et les monographes ; parmi les botanistes qui l'ont
utilisé pour leurs travaux, j'ai déjà cité A. -P. de Candolle,
Poiret et Desvaux ; Willdenow y a mis quelques déterminations
pendant les huit mois qu'il passa à Paris, en 1811; à partir de
l'époque où la collection fut transportée à Rostock et depuis
qu'elle est devenue la propriété du Muséum de Paris, Buchenau
a revu les Alismacées et les Joncées ; Al. Braun, les Naïadées et
les Marsiliacées ; Dcell, plusieurs genres de Graminées ; Asa
Gray, un certain nombre d'espèces de l'Amérique septentrio-
nale ; Kœrnicke, les Eriocaulinées ; Kœhne, les Lythrariacées;
Meisner, les Polygonacées ; Mettenius, les Fougères, Ernest
Meyer, les Joncées ; Urban, les Turnéracées ; Wahlberg, les
Salicinées.
Tel est l'herbier de Lamarck ; nonobstant quelques défec-
tuosités, sa valeur scientifique et son intérêt historique ont
encore une importance capitale ; quelle est, du reste, la collec-
tion botanique qui ne présente pas quelques lacunes ? On con-
naît les incohérences de l'herbier de Linné et les confusions de
138 JOURNAL DE BOTANIQUE
celui de Willdenow ; il semblerait donc que les plus grands bo-
tanistes, ceux qui ont mis le plus de précision dans leurs des-
criptions et d'ordre dans leurs ouvrages, sont précisément ceux
qui ont le plus nég-lig-é leurs collections de plantes sèches ;
c'est pourquoi un échantillon d'herbier ne doit servir à infirmer
une description publiée que s'il n'existe aucun doute sur son
authenticité ; la description originale, même incomplète ou dé-
fectueuse reste entière, tandis que l'échantillon d'herbier est
trop souvent soumis à des causes qui en altèrent l'intégrité et
l'authenticité; aussi, pourrait-on dire, en modifiant l'un des apho-
rismes de la PJulosopliiaboianïca : Descriptio praestat herbario.
ANAÏOMIE COMPAREE DU TISSU CONDUCTEUR
DU STYLE ET DU STIGMATE DES PHANÉROGAMES
(I. MONOCOTYLÉDONES, APÉTALES ET GAMOPÉTALES)
[Suite]
Par M. F. GUÉGUEN.
CHAP. IV. — TISSU CONDUCTEUR DES GAMOPÉTALES
Apocynées (PI. 16) (1).
Une coupe radiale de la fleur du Nerium Olcander (ilg. 1)
nous montre que le style, un peu élargi au niveau de l'insertion
des étamines, est couronné par un stigmate tronconique avec
rebord basilaire et petit mamelon terminal. Toute la partie du
cône comprise au-dessous de ce mamelon est couverte de poils
raides serrés les uns contre les autres, et formant autour du som-
met stigmatique une sorte de gouttière circulaire; les poils qui,
en cette région, atteignent leur maximum de longueur, de-
viennent de plus en plus courts vers la base du cône (fig. 2).
Les cinq étamines, insérées sur le tube de la corolle, sont en
outre reliées au pourtour du stigmate par le milieu de la base de
leur face interne : la jonction est assurée par des poils simples
1. G. Capus, /. cit. — M. Pitzorno, Ricerche anawmo fisiologichc s. 'il disco
siigmatico délia Vinca minor L. (Nuovo Giorn. Bot. Ital., vol. XXIII, 1801,
p. 280). — K. Schumann, Apocynaceae in Engler, IV, 2.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 139
ruguleux, prolongeant l'épiderme staminal (fig. 3) ; ces tri-
chomes, de même que toute la surface du stigmate, sont
empâtés dans une sorte de mucus.
Les deux faisceaux qui parcourent le style se terminent dans
le sommet du stigmate en s'y élargissant. Le tissu du cône stig-
matique est formé d'éléments faiblement lacuneux, convergeant
vers le centre de l'organe et renfermant de nombreuses cellules
oxalifères. A la base du stigmate, les mâcles disparaissent, et la
direction des files de cellules est horizontale : il en résulte que
le bord de l'organe offre le maximum de perméabilité aux tubes
polliniques.
Les longs connectifs staminaux qui font saillie à l'orifice
étroit de la corolle sont garnis de poils simples, rigides,
acuminés, ornés, surtout dans leur partie supérieure, d'épais-
sissements fusiformes de la cuticule dont l'ensemble forme des
spirales très nettes. A la face externe des étamines, il existe des
trichomes également raides et effilés, mais plus grêles et ornés
d'une sculpture en grains inégaux, entièrement semblables, en un
mot, à ceux qui relient l'anthère au stigmate. Il est probable que
la fécondation croisée s'opère par le dépôt des grains de pollen
sur les connectifs, mais je n'ai pu m'en assurer directement.
En coupe transversale, le style, cannelé dans toute sa lon-
gueur, s'aplatit faiblement à la base dans le sens des carpelles :
le tissu conducteur central, mal délimité, est formé de cellules
cylindriques se dissociant à la périphérie en une sorte de
pseudoparenchyme plus condensé vers le centre. Celui-ci est
occupé par un étroit canal à section carrée dont la lumière
s'obture peu à peu à mesure que l'on descend vers l'ovaire : à la
base du style, on trouve à la place de ce conduit quelques
cellules plus grandes que les autres.
Le stigmate du Vinca minor offre une structure intermé-
diaire entre ceux de X Heliotropium et du Nerium. Le sommet
de l'organe est légèrement fendu comme dans l'Héliotrope, et
supporte une touffe de poils disposée en cinq massifs plus ou
moins confondus ; ces trichomes sont ornés de ponctuations
spiralées comme ceux du Nerium ; sur le cône, ils sont rem-
placés par des papilles entièrement semblables à celles qui
recouvrent le stigmate de Y Heliotropium. La base de l'organe
forme une sorte d'épaulement creusé d'une rainure circulaire
i4o JOURNAL DE BOTANIQUE
tapissée de longs poils simples acuminés : le tissu sous-jacent
se compose de cellules d'abord allongées horizontalement dans
la direction des poils, puis s'orientant peu à peu dans le sens
vertical à mesure qu'elles se rapprochent du centre du style.
Le tissu conducteur stylaire est diffus : au centre, il existe
des éléments un peu plus petits que les autres et à section
transversale arrondie. Il y a quelques lacunes dont la plus
importante occupe la base du style. Les faisceaux se rendent
jusqu'au sommet du stigmate, où ils forment deux arcs se regar-
dant par leur concavité, disposition que nous retrouverons chez
beaucoup d'Asclépiadées.
La face externe des étamines porte des poils arrondis au
sommet et marqués d'étranglements qui leur communiquent
un aspect noueux : la membrane des cellules épidermiques est
ornée, entre ces poils, de ponctuations qui en augmentent la
rugosité. Cette disposition rappelle ce que nous avons vu dans
le Nerium, et doit également jouer un rôle dans la fécondation
croisée.
Le style du Rhazya stricta, figuré par Schumann (1. cit.),
est couronné d'un stigmate en cône renversé surmonté d'une
grosse tête globuleuse aplatie, dont l'équateur seul est pourvu
de poils collecteurs et se trouve en contact avec la base des
anthères. La plupart des stigmates d'Apocynées ont également
une tête renflée {Vallesia glabraia, Ramuolfia oclirosioidcs,
Cerbera Manghas). Le stigmate du Ceratites amœnus ne
possède qu'une seule touffe terminale ; celui du Thevetia neriï-
folia en est dépourvu. Les Adeuium, voisins des Nerùtm, ont
un stigmate en forme de cylindre court, avec épaulement basi-
laire ; une disposition analogue se retrouve chez le Slrophanthus
hispidus.
Les Apocynées ont donc toutes un stigmate plus ou moins
globuleux ou discoïde, dont certaines régions seulement repré-
sentent l'épanouissement du tissu conducteur stylaire : ce
dernier, dans les exemples étudiés, présente une tendance plus
ou moins grande à la dissociation. Il est à remarquer qu'il y a
une relation étroite entre la présence ou l'absence du long con-
nectif filiforme et la largeur ou l'étroitesse de la tête stigmatique ;
ce qui prouve que le sommet de l'étamine doit jouer un rôle
important dans la fécondation.
F. Goéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 141
PL. 16.
Apocynées. Asclépiadées.
i, Nerium Oleander, fleur coupée verticalement; 2, stigmate montrant le mode d'attache
des étamines ; 3, coupe transversale passant par le point d'attache de l'étamine et. —
4, Viuca major, stigmate coupé verticalement. — 5, Periploca grœca, coupe d'une fleur
ayant un peu plus de la moitié de sa taille, le tissu collecteur staminal (en noir) est
bien plus développé sur le limbe de l'étamine (à gauche) que sur son rachis (à droite) ;
6, fleur épanouie ; 7, dépression du sommet du stigmate. — 8, Cynanchum acutum,
fleur coupée verticalement (le tissu collecteur staminal est limité par les deux astéris-
ques, et le tissu stigmatique par aà) ; 9, tissu collecteur stigmatique ; io, portion grossie
du schéma 12, avec pollinie germant dans la chambre stigmatique (Gr. = 50) ; n, stig-
mate coupé transversalement ; 12, coupe un peu plus bas, avec pollinie germant ; 13,
terminaison des faisceaux dans les crêtes stigmatiques.
i42 JOURNAL DE BOTANIQUE
Asclépiadées (PL 16) (i).
L'ovaire du Perz'ploca graeca est surmonté d'un stigmate à
peu près sphérique dans le jeune âge (fig. 5), mais qui prend
plus tard la forme d'un tronc de cône cannelé, dont la petite
base est creusée d'une forte dépression; l'épiderme de cette
fossette est papilleux (fig. 7), mais ne semble pas jouer de rôle
conducteur. Avant le développement complet, l'épiderme est
homogène sur toute la surface du renflement (fig. 5) ; mais dans
la fleur prête à s'épanouir la surface latérale du cône est seule
recouverte de tissu collecteur, formé de hautes cellules allongées
qui atteignent leur maximum de taille à la partie basilaire de
l'organe embrassée par les étamines. Celles-ci sont également
garnies du même tissu, plus abondamment sur le milieu du filet
que sur les côtés (fig. 5, t). Étudiés en coupe verticale, les élé-
ments cellulaires du stigmate se disposent en une gerbe dont la
base est tournée vers le fond de l'ovaire. Le centre de l'organe
est parcouru par deux faisceaux provenant des carpelles.
Les choses se compliquent un peu dans le Cynanchum acn-
titm. Les deux carpelles qui dans le Periploca étaient concres-
cents sont ici entièrement séparés : leurs sommets seuls se
réunissent (fig. 8) en un stigmate en forme de tronc de cône
renversé et cannelé, dont la base est surmontée de deux petits
prolongements dans lesquels viennent se terminer les faisceaux
(fig. 12 et 13). L'épiderme à hautes cellules existe non seulement
sur les faces du cône, mais encore se prolonge quelque peu sur les
becs carpellaires ; quant aux étamines, elles ne portent d'éléments
semblables que dans la portion saillante qui est en contact avec
1. A. Brongniart (Ann. Se. nat., t. XXIV, 1831). — R. Brown, Essay 011
Ascii ■piadaceae (Transact., Wern. t. I, p. 19, 1809). — le, Observations on
fectindation in Orchidaccae and Asclepiadaceae (Trans. of Linn. Soc. of
London, 1834). — Tkevjranus, Zeitschr. f. Physiol., t. II. — J. Mansel Weale,
Observations 071 the mode in wkich certain species of Asclepiadeae are
feriili2ed ; Abstract of a paper by J.-P. Mansel Weale, B.-A. Oxon (Journal
of the Linn. Soc. of London, Bot., vol. XIII, 1873). — H. Mùller, Befruchtun-
gen d. Blumen durch Insekten, 1873, p. 337. — T. -H. Corry, Structure and
development of gynostegium and ou mode of fertilisation in Asclepias
Cornuti Dcne (Trans. of Linn. Soc. London, vol. XI, 1884). — Ch. Robertson,
Insect relations of certain Asclepiads (Bot. Gazette, vol. XII, 1887). —
H. Bâillon, Bull. Soc. Linn. Paris, 1882, p. 336. — G. Chauveaud, La féconda-
tion dans les cas de polyeiubryonie. Reproduction chez le Dompte- Venin,
Paris, 1892. — K. Schumann, Asclepiadaceae in Engler, IV, 2. — Grelot, /. cit.
— Vidal, /. cit.
F. Guéguen. — Anaiomie du style et du stigmate des Phanérogames. 143
le sommet des carpelles (fig. 8). Le tissu conducteur du stigmate
est peu différencié ; la cavité ovarienne s'effile en un très fin
canal dans lequel cheminent les tubes polliniques.
Des coupes transversales faites à différents niveaux nous
montrent que la masse stigmatique est creusée de cinq dépres-
sions ou fortes cannelures dans lesquelles se logent les anthères
(fig. 11). Entre les cornes ou parties latérales de celles-ci, qui
s'engrènent d'une étamine à l'autre par des poils aigus (fig. 12),
sont des espaces vides {chambres stigmatiques de Chauveaud)
où l'on rencontre assez fréquemment despollinies. Les rétinacles }
petites dépressions cupuliformes de la paroi latérale du stigmate
(fig. 11), alternent avec ces chambres, et sont par conséquent
recouverts par la languette qui prolonge supérieurement l'éta-
mine. Je n'ai pu assister à la germination des pollinies à l'inté-
rieur de l'anthère, comme l'ont décrite entre autres Brongniart
et Schleiden dans différentes Asclépiadées, et comme Chauveaud
le figure dans le Vincetoxicitm; mais j'en ai fréquemment vu
germer dans la chambre stigmatique, comme l'a représenté ce
dernier observateur dans le Dompte-venin. Les parties de la
pollinie les plus rapprochées de l'axe germent les premières ; le
faisceau de tubes, guidé par l'épiderme staminal (fig. 10), pénètre
dans le flanc du stigmate un peu au-dessus des becs carpellaires.
Je n'ai pas observé la formation de bouchons cellulosiques dans
les tubes, comme l'a figuré Brown dans d'autres espèces : ce
phénomène ne paraît pas avoir lieu non plus dans le Dompte-
venin.
Nous savons aujourd'hui qu'il y a tout à la fois, dans les
plantes de cette famille, fécondation directe par germination
des pollinies dans les loges mêmes de l'anthère, et fécondation
croisée s'opérant par l'intermédiaire des insectes. La plupart des
auteurs admettent avec H. Mûller et Corry que l'appareil polli-
nique est transporté d'une fleur à l'autre par des mouches : les
insectes ailés (entre autres divers Hyménoptères) que l'on voit
bourdonner autour des Asclépiadées en fleur dans nos jardins
botaniques ont souvent en effet des pollinies fixées à leurs
tarses (1); il est fort probable que ces pollinies, saisies par les
1. K. Schumann (1. cit.) figure la pollinisation de VAsclefiias Cornuti par
les Guêpes. On voit un de ces insectes enlevant une paire de pollinies avec ses
griffes.
i44 JOURNAL DE BOTANIQUE
sortes de tenailles formées par les bords affrontés de deux
anthères, sont ainsi introduites dans les chambres stigma-
tiques ( i ) . Chauveaud pense que, tout au moins pour le Dompte-
venin, la fécondation croisée ne se produit qu'accidentellement.
Il se pourrait que les insectes intervinssent dans la fécondation
directe en provoquant l'oscillation de la masse stigmatique,
arrachant ainsi de la cavité des anthères les pollinies que leur
caudicule rattache aux rétinacles, ou bien encore, ce qui revient
au même, en faisant basculer les anthères : dans les deux cas,
l'intervention de l'animal aurait pour résultat de projeter le
pollen dans la chambre stigmatique.
De nouvelles recherches portant sur plusieurs genres seraient
nécessaires pour trancher la question : les opinions contradic-
toires des divers observateurs tiennent probablement à ce que
les choses se passent de manière différente suivant les plantes
observées.
L'appareil stylaire et stigmatique des Asclépiadées présente
au point de vue de la répartition de l'appareil collecteur une
grande uniformité. Le stigmate est presque toujours constitué
par un épais bourrelet contre lequel s'appuient les anthères : le
genre Lorostelma, représenté par une seule espèce (L. Strti-
thianthus Fourn.) qui possède un long style cylindrique, paraît
constituer une exception unique dans cette famille si homogène.
[A suivre.)
i. J'ai vu quelquefois des abeilles rester prisonnières pour avoir engagé
leurs pattes entre les étarnines de certains Asclepias.
-*-<SSS>«-
Paris. — J. Mersch, împ., 46", Av. de Chûtillon.
i6' ANNÉE. N"5. MAI 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
LA DOUBLE FÉCONDATION CHEZ LES SOLANÉES
Par M. L. GUIGNARD.
Les recherches publiées sur la double fécondation chez les
Gamopétales sont encore peu nombreuses; avant ma récente
Note (1), on ne l'avait signalée que dans quelques Composées
et le Monotropa (2).
Chez les Monocotylédones, elle a été, comme on sait,
observée d'abord dans les Liliacées [Lilium, Fritillaria, Eiidy-
mion, Scilla, Ttilipa), puis dans les Orchidées [Artmdina,
Phajus, Himauloglosstmi , Orclu's), dans les Amaryllidées (Nar-
cissus), dans les Graminées (Zea), dans les Naiadées (Naias).
Chez les Dicotylédones dialypétales, elle est connue dans les
Renonculacées [Caltha, Delphim'iim, Rammculus , Helleborus ,
Anémone, Clematis, Nigella), dans les Résédacées (Resedd),
dans les Malvacées {Hibiscus). Au total, ces divers genres com-
prennent une trentaine d'espèces où le phénomène a été aperçu,
sinon décrit avec plus ou moins de détails et de figures à
l'appui (3).
Les Composées étudiées ont présenté entre elles les plus
grandes analogies. M. Nawaschine (4) a constaté, en premier
lieu, que la fusion des noyaux polaires est complète avant la
fécondation, comme on le savait déjà, d'ailleurs, par les descrip-
tions et les figures que j'avais eu l'occasion de publier antérieu-
rement sur cette famille (5). Il a vu, ensuite, que les deux ga-
1. L. Guignard, Sur la double fécondation chez les Solanées et les Gen-
tianées (Compt. Rend. Acad. des Sciences, 30 déc. 1901).
2. Par suite de l'omission regrettable de quelques mots au moment de l'im-
pression de ma Note préliminaire, le Monotropa, étudié par M. Strasburger,
ne se trouve pas mentionné en même temps que les Composées.
3. Je l'ai observé aussi, au cours de l'été dernier, chez les Crucifères, où
j'espère le décrire dans plusieurs genres, avec figures, dès que le temps me le
permettra.
4. S. Nawaschine, Ueber Befruchtungsvorgânge bel einigen Dicotyledoneen
(Ber. der deutsch. Bot. Gesellsch., mai 1900).
5. L. Guignard, Recherches sur le sac embryonnaire (Ann. d. Se. nat.
Bot. 1882, p. 175-179, pi. VII, fig. 165 et 168). — Recherches sur le développe-
ment de la graine, etc. (Journ. de Bot. 1893, fig. 129, 147, 149).
146 JOURNAL DE BOTANIQUE
mètes mâles, après leur sortie du tube pollinique, ont la forme
de filaments lonofs et contournés, à structure finement réticulée
et poreuse, dans Y Helianthus annuus, plus courts, plus épais et
moins contournés dans le Rudbeckia lacim'ata. M. Merrel (i)
avait observé aussi, dans le grain de pollen adulte du Silphium
laciniatum, les deux éléments mâles avec une forme sinueuse
et une constitution analogue. Peu de temps après, dans une
Note (2) concernant diverses familles, j'indiquais également les
résultats de mes recherches sur les Rttdbeckia laciniata et
R . grandiflora et plusieurs autres Composées. Puis M. Lang (3)
observait dans le Silphium les deux éléments mâles en voie de
copulation avec le noyau de l'oosphère et le noyau secondaire
du sac embryonnaire.
A en juger par la comparaison des cas étudiés jusqu'ici, c'est
aux gamètes mâles des premières Liliacées observées (Lis, Fri-
tillaire) que ceux des Composées ressemblent le plus. Mais on
sait que, même chez les Liliacées, la constitution de ces corps
est quelque peu variable, et cette différence devient beaucoup
plus sensible chez d'autres plantes. En tout cas, leur aspect
vermiforme, si curieux dans certains exemples, était bien fait
pour donner à penser que, malgré l'absence des cils dont les
anthérozoïdes sont pourvus, ils possèdent peut-être des mouve-
ments propres. Seule, l'observation directe sur le vivant, si elle
était possible dans de bonnes conditions, pourrait nous rensei-
gner à cet égard (4). Toutefois, l'hypothèse de l'existence de
mouvements propres ne paraît guère admissible aujourd'hui.
L'observation directe a été faite par M. Strasburger (5)
sur le Monolropa hypopitys, dont les ovules peuvent rester
vivants pendant des heures dans l'eau ordinaire et surtout dans
l'eau sucrée à 5 °/0. Le gros noyau secondaire du sac embryon-
naire est relié à l'appareil femelle et aux antipodes par des cor-
1. W.-D. Merrel, A Contribution to the life history oj Silphium (Bot. Gaz.
février 1900, pi. VII, fig. 63-63).
2. L. Guignard, Nouvelles recherches sur la double fécondation che2 les
Phanérogames angiospermes (Compt. Rend. Acad. des Sciences, juillet 1900).
3. W.-J.-G. Land, Double Fertilisation in Compositas (Bot. Gaz., oct. 1900).
4. Le Torenia, avec son sac embryonnaire en grande partie saillant hors du
nucelle, semblerait au premier abord devoir se prêter à cette observation, mais
la petitesse des éléments qu'il s'agit d'observer la rend presque impossible.
5. E. Strasburger, Einige Bemerkmigen sur Frage der « doppelten Be-
fruchtuug » bei den Angiospcrmen (Bot. Zeit., n° 19/20, 1900).
L. Guiojard. — La double fécondation ckea les Solanèes. 147
dons protoplasmiques dont la disposition rappelle beaucoup
celle qu'on remarque dans les poils staminaux du Tradescantia;
à l'aide d'un grossissement suffisant, on y constate un courant
circulatoire. Il faut observer les ovules dans lesquels l'une des
synergides a pris l'aspect d'un amas de substance réfringente.
L'extrémité du tube pollinique, après sa pénétration, ne se dis-
tingue que très difficilement et son contenu se porte d'ordinaire
très rapidement vers l'oosphère. Grâce à son aspect d'abord
homogène, à sa forme ellipsoïde légèrement courbe, l'un des
noyaux mâles peut être reconnu au contact du noyau de l'oos-
phère ; il est beaucoup plus petit que celui-ci et il ne grossit
qu'après un certain temps ; sa différenciation interne s'accom-
pagne de l'apparition d'un nucléole. L'autre noyau mâle est
transporté vers le noyau secondaire du sac à l'intérieur de la
traînée protoplasmique qui relie ce dernier à l'appareil sexuel,
du côté où le tube pollinique a laissé sortir son contenu. Ce
transport doit être fort rapide, car c'est à peine si l'on arrive à
apercevoir le noyau mâle durant son trajet, ce qui tient aussi à
la difficulté de le distinguer du cytoplasme qui l'entoure. Un
renflement plus marqué dans la traînée protoplasmique permet
seule de supposer qu'il se trouve vraisemblablement à l'intérieur
de celle-ci. La même difficulté existe après son arrivée au con-
tact du noyau secondaire, car, ici encore, il est recouvert par le
cordon cytoplasmique à l'endroit où ce cordon adhère au noyau
secondaire. Cet endroit paraît sensiblement homogène, mais
son contour offre souvent une protubérance à la surface du
noyau secondaire. Il devient plus facile de distinguer le noyau
mâle lorsque sa différenciation a progressé et qu'un nucléole
apparaît à son intérieur.
Pour contrôler cet examen direct, M. Strasburger a eu
recours aux matériaux fixés et colorés par les réactifs. Il a vu
les noyaux mâles sous forme de corps ovoïdes allongés, peu ou
pas courbés, ressemblant à ceux que j'ai figurés dans YEndy-
mion nutans (i), et présentant une structure interne poreuse
analogue à celle qui est indiquée dans mes figures.
A ce sujet, je rappellerai que ces figures ne représentent
1. L. Guignard, Les découvertes récentes sur la fécondation chez les Vé-
gétaux angiospermes (Volume jubilaire du cinquantenaire de la Société de Bio-
logie, 1899).
148 JOURNAL DE BOTANIQUE
pas les noyaux mâles au moment précis où ils viennent de
rejoindre le noyau de l'oosphère et les deux noyaux polaires
(largement accolés l'un à l'autre, mais non fusionnés en un seul
noyau dans le cas actuel) ; elles indiquent un stade un peu plus
avancé. Toutefois, il n'est pas douteux que, même à l'état de
liberté, les noyaux mâles de Y Endymion ne soient beaucoup
moins allongés que ceux du Lis ou de la Fritillaire, espèces
appartenant pourtant à la même famille.
Plus récemment, M. Shibata (i) vient d'étudier une autre
espèce de Monotropa, le M. miiflora, qui croît en abondance
dans les forêts ombragées des environs de Tokio. Ses observa-
tions ont porté sur des matériaux récoltés dans des localités
différentes, les uns au milieu d'avril, les autres au milieu de
mai ; tous ont été maintenus en bon état de végétation au labo-
ratoire, où ils ont donné de nombreuses fleurs sur lesquelles
l'auteur a pratiqué la pollinisation artificielle. Celles du premier
lot, pollinisées le 3 mai, montraient, dix jours après, les pre-
miers signes de la fécondation; celles du second lot, pollini-
sées le Ier juin, présentaient les mêmes symptômes sept jours
seulement plus tard.
En observant directement les ovules vivants, placés dans
l'eau, M. Shibata n'a pu voir aucune circulation cytoplasmique
dans le cordon reliant le noyau secondaire à l'appareil sexuel.
Tout d'abord, c'est à peine s'il pouvait arriver à distinguer
celui des noyaux mâles qui s'unit au noyau secondaire; ensuite,
l'emploi de matériaux fixés et colorés lui permit de s'orienter et
d'apercevoir effectivement la double fécondation.
Les noyaux mâles, après leur pénétration dans le sac
embryonnaire, offrent une structure lâche et poreuse, et par
suite sont peu colorables. Aussitôt après leur entrée, ils ont la
forme d'un corps allongé, environ cinq fois plus long que large;
leur courbure, variable, rappelle souvent celle d'un fer-à-cheval,
mais jamais celle d'une spirale. Dès qu'ils se sont soudés aux
noyaux femelles, ils prennent rapidement une forme arrondie,
et ce changement est surtout prompt pour celui d'entre eux qui
s'unit au noyau secondaire du sac.
La forme des noyaux mâles ne serait donc pas la même dans
1. K. Shibata, Die Doppelbefruchtniiv bei Monotropa uniflora (Flora,
p. 6i-66, 1902).
L. Guignard. — La double fécondation chez les Solanées. 149
le M. ■uniflora que dans le M. hypopitys étudié par M. Stras-
burger. L'auteur la compare à celle que j'ai figurée dans la
Tulipe. Cette différence, si tant est qu'elle existe, n'a pas grande
importance, car il m'est arrivé plus d'une fois de remarquer, sous
ce rapport, des variations assez sensibles dans la même espèce.
Quant aux mouvements propres des éléments mâles, M. Shibata
ne peut, dit-il, se prononcer sur leur existence.
Le travail de cet observateur renferme également, sur la
formation du noyau secondaire, une remarque qui n'est pas sans
intérêt. Dans les fleurs du premier lot, où la fécondation ne se
manifestait que dix jours au moins après la pollinisation, la fusion
des noyaux polaires était toujours complète deux ou trois jours
avant la fécondation. Au contraire, dans les fleurs du second lot,
qui se trouvaient d'ailleurs dans les mêmes conditions, si ce n'est
que la température était plus élevée au moment delà pollinisa-
tion, la fécondation commençait le 6e ou le 7e jour, mais la fusion
des noyaux polaires n'avait pas encore eu lieu. Le plus souvent,
ces noyaux étaient à distance l'un de l'autre ou bien commen-
çaient à entrer en fusion. Tantôt le second noyau mâle se mon-
trait uni au noyau polaire supérieur, alors que le noyau polaire
inférieur se trouvait encore isolé ; tantôt ce noyau mâle s'unissait
au polaire supérieur, auquel le polaire inférieur s'était accolé,
mais avec lequel il n'avait pas eu le temps de se fusionner. Le pre-
mier cas est semblable à celui que présentent certaines Liliacées,
telles que le Lis et la Fritillaire, et j'ajouterai que le second rap-
pelle ce qui se passe chez Y Eudymion, dans cette même famille.
M. Shibata pense, avec raison, ce semble, que la différence dont
il s'agit dépend, dans le cas actuel, de la température et qu'elle
ne saurait être considérée comme un caractère de telle ou telle
espèce. Sur ce dernier point, la manière de voir de l'auteur me
paraît trop absolue, car il y a des plantes chez lesquelles l'ab-
sence de fusion des noyaux polaires ne relève pas de la cause
en question.
J'arrive maintenant à l'exposé succinct de mes observations
sur les Solanées, laissant de côté, pour le moment, celles qui
concernent les Gentianées.
Un examen comparatif de cinq ou six genres de Solanées
m'a conduit à choisir de préférence les Nicotïana et les Datura,
parce qu'ils m'ont paru présenter entre eux des différences qui
i5o JOURNAL DE BOTANIQUE
résument, en quelque sorte, celles que j'ai rencontrées dans la
famille. Dans le premier genre, j'ai étudié surtout le N. Taba-
cîim, tout en examinant aussi le N. rîtstica, qui n'en diffère que
par des particularités sans intérêt; dans le second genre, mes
recherches ont porté principalement sur le D. Isevis, mais j'ajoute
que le D. Stramouium et le D. iatula présentent les mêmes ca-
ractères au point de vue qui nous occupe (i).
Il était bon de suivre d'abord le tube pollinique à partir de sa
formation sur le stigmate jusqu'à la fécondation, afin d'observer
la forme et la structure des éléments mâles aux divers stades de
leur développement.
Dans le N. Tabacum, le temps qui s'écoule entre la pollini-
sation et le commencement de la fécondation dépasse deux
jours, à une température diurne variant de 200 à 250. La grosse
colonne placentaire est recouverte par un nombre considérable
d'ovules ; ce sont ceux qui s'insèrent au sommet du placenta
qui sont fécondés les premiers. La longueur du style atteint
près de 4 centimètres. Nous verrons plus loin que dans le
DaUira, qui possède un style plus long, la fécondation se
produit avec une rapidité beaucoup plus grande.
M. Guéguen a décrit récemment (2), d'une façon très pré-
cise, le tissu conducteur dans le Tabac. Sur la coupe transver-
sale, il a la forme d'un 8 au sommet du style et devient ovale à
la base ; ses cellules sont allongées et de faible diamètre, avec
des parois collenchymatoïdes.
Quand le pollen a germé sur le stigmate papilleux et que
les tubes polliniques s'avancent dans le tissu conducteur, les
cellules de ce dernier s'en distinguent facilement sur les sections
*£>'
1. Les matériaux d'étude ont été fixés par divers agents (liquide de Fleniming
fort ou dilué, solution d'acide chromique à 0,50%» Pur ou additionné d'acide acé-
tique, alcool absolu, etc.), puis, colorés par la méthode au fer et à l'hématoxy-
line, par un mélange approprié de vert de méthyle et de fuchsine acide, par le
procédé à la safranine-violet de gentiane-orange, etc. Chacun sait d'ailleurs que
pour l'étude d'organes déterminés, tels que les ovules, telle méthode réussira
dans certains cas qui ne conviendra plus dans d'autres. La fixation par le liquide
de Flemmiug, par exemple, est avantageuse avec les ovules du Tabac; elle l'est
beaucoup moins avec ceux du Datura, qu'il est préférable de traiter par la solu-
tion chromo-acétique. On sait encore que le procédé de coloration doit varier
suivant la méthode de fixation; toutefois, dans le cas actuel, celui de Heidenhain
donne presque toujours d'excellents résultats.
2. F. Guéguen, Anatomie comparée du tissu conducteur, etc. (Thèse de la
Fac. des Sciences de Paris, p. 69, iyoi).
L. Guignard. — La double fécondation chez les Solanées. 151
longitudinales, grâce surtout à la forme de leurs noyaux. Elles
sont dissociées et comprimées par les tubes, qui présentent à
peu près le même diamètre qu'elles, mais dont le contenu pro-
toplasmique est hyalin, peu abondant, sauf aux extrémités en
voie décroissance.
Nicotiana Talaczim. — Fig. 1 (Gr. 15) : coupe longitudinale médiane de l'ovaire, perpendi-
culaire à la cloison qui sépare les deux loges : si, base du style; tp, tubes polliniques
accolés en nombre considérable; ov, ovules. — Fig. 2 (Gr. 15) : Coupe transversale pas-
sant au niveau de la ligne x x dans la figure précédente, à peu de dislance du sommet
de la cloison placentaire, qui ne porte pas d'ovules à ce niveau : a' X* , ligne inédiane
suivant laquelle passe la coupe de la fig. i; pi, cloison placentaire; tp, tubes polliniques
en section transversale, formant un amas épais. — Fig. 3 et 4 (Gr. 540) : tubes polli-
niques à la surface du placenta, vers le sommet; Jiv, noyau végétatif, situé en avant des
deux cellules génératrices cg, cg. — Fig. 4 (Gr. 540) : tube pollinique arrivé à l'extré-
mité de sa course; les cellules génératrices, cg, sont en avant du noyau végétatif nv,
en partie désorganisé.
Au sommet, la cavité ovarienne n'est pas divisée en deux
parties par la cloison placentaire, et les bords des deux car-
pelles situées en regard l'un de l'autre, forment deux bourre-
lets, légèrement convexes, isolés, mais qui se soudent plus bas
pour former la cloison. En s'unissant ainsi face à face, ces deux
bourrelets forment de chaque côté, vis-à-vis de la nervure dor-
sale des carpelles, un sillon dont la profondeur diminue progres-
sivement à partir du sommet de la cloison (fig. 2 ; la ligne x' x'
153 JOURNAL DE BOTANIQUE
passe par la nervure dorsale des carpelles et par la ligne de sou-
dure des bourrelets formant la cloison). Ce sillon reste visible à
peu près sur le tiers supérieur de la longueur totale de la cloi-
son ovarienne. Vers le sommet, les placentas ne portent pas
d'ovules.
En arrivant à la base du style, les tubes polliniques forment
une masse dont l'aspect, sur la section transversale, est celui
d'un pseudo -parenchyme ; ils se partagent en deux faisceaux
correspondant aux deux sillons dont il vient d'être question et
qu'ils remplissent en s'étalant progressivement de chaque côté,
à la surface de la cloison placentaire (fig. 2 ; ïp, l'un des deux
faisceaux de tubes polliniques).
La section longitudinale de l'ovaire entier, passant par la
ligne de soudure des bourrelets carpellaires, montre dans leur
plus grande épaisseur les deux gros faisceaux de tubes polli-
niques (fig 1 , ip, tp) ; ceux-ci se répartissent sur toute la sur-
face placentaire jusqu'à la base, en rampant entre les ovules
qu'ils fécondent à partir du sommet. Lorsque la fécondation
commence, l'épaisse colonne placentaire, couverte d'ovules
serrés les uns contre les autres et orientée dans tous les sens, a
généralement une longueur totale de 6 à 7 millimètres.
La cellule génératrice primitive du grain de pollen se divise
pendant le trajet du tube dans le tissu conducteur du style, et,
quand le tube arrive dans l'ovaire, les deux cellules mâles qui
résultent de cette division sont déjà, le plus souvent, à quelque
distance l'une de l'autre, précédées par le noyau végétatif plus
ou moins déformé (fig. 3 et 4). Elles se distinguent facilement
par leur aptitude à fixer les colorants nucléaires ; autour de leur
noyau à structure très dense, on remarque souvent une auréole
plus claire que le protoplasme du tube et qui me paraît repré-
senter leur protoplasme propre, réduit à une couche beaucoup
plus mince ici que chez les Monocotylédones oùj'ai eu l'occasion
de la signaler dans mes recherches antérieures.
Les mêmes caractères se retrouvent dans la plupart des
tubes plus avancés dans leur course; ce qui varie, c'est la dis-
tance qui sépare les gamètes mâles l'un de l'autre, ainsi que
du noyau végétatif et du sommet du tube pollinique. Parfois
aussi on les trouve dans l'extrémité légèrement renflée du tube
sur le point de pénétrer dans un ovule (fig. 5). La forme des
L. Guignard. — La double fécondation chez les Solanées. 153
noyaux mâles est généralement ovoïde ou faiblement allongée,
mais ils s'étirent quand le tube qui les renferme traverse le
micropyle ovulaire.
N. Tabacum. — Fig. 6 (Gr. 250) : coupe longitudinale de l'ovule adulte, dans son plan de
symétrie; le sac embryonnaire est au contact immédiat du tégument unique; au sommet,
se trouvent les deux synergides et l'oosphère plus allongée; au voisinage de l'oosphère,
les deux noyaux polaires accolés; à la base du sac, les trois antipodes volumineuses. —
Fig. 7 (Gr. 160) : ovule en section longitudinale montrant le tube pollinique dans le
canal micropylaire, avant la fécondation. — Fig. 8 (Gr. 360) : sac embryonnaire quelque
temps avant la fécondation ; les deux noyaux polaires, nps, npi, ne se sont pas encore
rapprochés l'un de l'autre.
L'ovule adulte, anatrope, est pourvu d'un funicule court
(fig. 6), dans lequel il n'y a pas de faisceau vasculaire différen-
cié, ce dernier n'étant représenté que par des cellules plus
iS4 JOURNAL DE BOTANIQUE
étroites et plus longues, du côté de l'ovule qui correspond
au raphé. Le tégument offre un épidémie externe à grandes
cellules recouvrant cinq ou six assises plus ou moins régulières,
et dont l'interne présente des caractères tranchés; les bords
du tégument, limitant le micropyle, sont étroitement accolés. A
l'origine, le nucelle est représenté simplement par un épiderme
recouvrant la cellule-mère du sac embryonnaire; cet épiderme
disparaît plus tard et, en se développant, le sac vient s'appliquer
immédiatement contre l'assise interne du tégument de l'ovule.
Les synergides sont piriformes, allongées au sommet; l'oo-
sphère s'insère un peu plus bas et se distingue nettement par sa
grosseur et sa structure interne (fig-. 8, 9). Les antipodes pren-
nent un grand développement et parfois s'accroissent à tel point
qu'une ou deux d'entre elles s'avancent jusqu'au voisinage de
l'oosphère ; elles sont très pauvres en protoplasme et jamais leur
noyau, relativement petit, ne se divise. Les deux noyaux po-
laires, faciles à reconnaître à leur grosseur, se rapprochent et
s'accolent en un point variable de la cavité du sac ; le plus sou-
vent, on les trouve au voisinage ou au contact de l'oosphère,
dans une traînée protoplasmique qui s'étend entre l'oosphère et
les antipodes (fig. 6, 7, 10, etc.).
Je ne crois pas que les noyaux polaires se fusionnent jamais
avant la fécondation; leur contour reste régulier et c'est à peine
s'ils offrent un léger aplatissement au point de contact. Cette
absence de fusion ne provient pas, ici, de ce que les noyaux
n'auraient pas eu le temps de se confondre en un seul avant la
pénétration du tube pollinique. En effet, dans les ovaires où la
plupart des ovules ont été fécondés et montrent déjà les
premières cellules de l'albumen, on constate que les autres
ovules, en général peu nombreux, qui n'ont pas subi la fécon-
dation et conservent pendant quelque temps leurs caractères
normaux, présentent encore leurs deux noyaux polaires accolés,
mais non fusionnés en un noyau unique. Nous verrons, par
contre, que dans le Datura, la fusion de ces noyaux est toujours
complète avant la fécondation.
Dès qu'il a pénétré dans le micropyle, le tube pollinique
s'avance très rapidement jusqu'au sommet du sac embryonnaire
et il est très rare d'obtenir des préparations dans lesquelles il se
trouve encore à distance de ce dernier. Il n'est pas moins excep-
L. Guignard. — La double fécondation chez les Solanées. 155
tionnel de rencontrer des ovules où le tube, après être arrivé au
contact du sac, n'ait pas encore déversé son contenu dans l'une
N. Tabacum (Gr. 360). — Fig. 9 : sac embryonnaire adulte, non fécondé ; >ip, noyaux po-
laires. — Fig. 10 : les deux noyaux mâles ng, ng' sont libres, au sortir de la substance
réfringente qui occupe la place des synergides et dans laquelle on voit deux corps chro-
matiques représentant des noyaux en voie de résorption. — Fig. 11 : noyaux mâles,
ng , ng', libres, presque arrondis. — Fig. 12 : l'un des noyaux mâles, tig, s'est uni au
noyau de l'oosphère, l'autre ng' est libre; les deux noyaux polaires se trouvent au se-
cond plan. — Fig. 13 : l'un des noyaux mâles, ng', a rejoint les noyaux polaires, entre
lesquels on le voit à gauche; l'autre, tig, est encore situé dans la substance réfringente
qui remplit la synergide située au premier plan, et dans laquelle on voit, au-dessus de
ce noyau mâle, deux petites masses chromatiques de nature nucléaire. — Fig. 14 : cas
peu fréquent, dans lequel les noyaux polaires se trouvent au voisinage des antipodes;
le supérieur porte l'un des noyaux mâles, ng ; l'autre, ng', est soudé au noyau de
l'oosphère.
ou l'autre des synergides; tel est pourtant le cas de la fig. 7, où
l'extrémité du tube a légèrement refoulé, sans s'ouvrir, le som-
met de l'une des synergides (seule représentée dans la figure).
I56 JOURNAL DE BOTANIQUE
Lorsque le tube s'est vidé, il se rétrécit à tel point qu'on ne l'a-
perçoit plus que sous l'apparence d'un fil grêle, qui ne tarde pas
à devenir méconnaissable dans le canal micropylaire. Toutefois,
l'examen d'un grand nombre de préparations permet de ren-
contrer, de temps en temps, des ovules dans lesquels l'extrémité
plus ou moins renflée du tube pollinique se voit encore au
sommet du sac embryonnaire au moment de la fécondation
(fig. 12, 13, 15, etc.).
Le contenu du tube pollinique paraît se déverser ordinai-
rement dans une seule des synergides, qui prend alors l'aspect
d'une masse granuleuse et réfringente, tout en conservant plus
ou moins sa forme primitive; en général, elle est fortement
distendue par la substance qui la remplit tout entière et en fait
disparaître la vacuole primitive. L'autre synergide reste intacte
pendant quelque temps (fig. 15, 17). Mais, en raison du petit
nombre des cas où cette synergide conserve son aspect primitif,
et, tout en tenant compte de l'incertitude où l'on peut se trouver
quand les deux cellules se présentent en superposition sous le
microscope, je pense que souvent elles reçoivent l'une et l'autre
le contenu du tube pollinique.
C'est seulement après leur sortie de la masse plasmique
réfringente dont il vient d'être question, que les noyaux mâles
sont faciles à reconnaître, soit avant, soit après leur union avec
les noyaux qu'ils doivent féconder (fig. 10, 11, 12). L'un d'eux
peut s'unir au noyau de l'oosphère avant que l'autre n'atteigne
les noyaux polaires (fig. 12) ; parfois aussi c'est l'inverse, ce qui
dépend de la position occupée par ces derniers dans la région
supérieure du sac. La figure 13 représente un sac embryonnaire
où l'un des noyaux mâles a déjà rejoint les noyaux polaires
alors que l'autre noyau mâle n'a pas encore pénétré dans
l'oosphère. Il y a tout lieu de croire que dans ce cas, certai-
nement assez rare, les éléments mâles se trouvaient assez éloi-
gnés l'un de l'autre dans le tube pollinique, au moment où ce
dernier avait traversé le micropyle.
Au sortir du tube pollinique, la forme de ces noyaux est
allongée et un peu incurvée (fig. 10), parfois globuleuse en
apparence, ce qui peut dépendre de la façon dont ils se
présentent à l'œil sous le microscope (fig. 11). Fortement colo-
rable parles réactifs delà nucléine, leur substance se montre
L. Guignard. — La double fécondation chec les Solanées. 157
constituée par des granules chromatiques d'abord très serrés,
puis de plus en plus distincts. Dans la masse réfringente
N. Tabacunt (Gr. 400). — Fig. 15 : sac embryonnaire montrant au sommet, à gauche, l'extré-
mité renflée du tube pollinique qui a refoulé l'une des synergides; l'autre synergide est
encore intacte; les deux noyaux mâles, ng, ng\ ont déjà grossi au contact du noyau
de l'oosphère et de l'un des noyaux polaires. — Fig. 16 : stade un peu plus avance
<jue le précédent. — Fig. 17 : fusion complète des noyaux mâles avec les noyaux
femelles; les deux nucléoles des noyaux polaires fusionnés sont encore visibles. —
Fig. 18, 19, 20 : stades divers de la fusion des noyaux polaires après la fécondation.
occupant Tune des synergides ou les deux synergides confondues,
on aperçoit un ou plus souvent deux corps chromatiques, homo-
158 JOURNAL DE BOTANIQUE
gènes ou non, qu'il n'est pas toujours facile de distinguer des
noyaux mâles au moment où ceux-ci sont encore dans leur voi-
sinage. Ces corps chromatiques, que l'on retrouve pendant
quelque temps après la fécondation, avec une forme plus ou
moins irrégulière, représentent apparemment le noyau de l'une
N. Tabacum (Gr. 360). — Fig. 21, 22, 23 : stades successifs de la division du noyau secon-
daire après la fécondation. Le noyau de l'oosphère, encore indivis, renferme plusieurs
nucléoles inégaux.
ou des deux synergides, et peut être aussi les restes du noyau
végétatif du tube pollinique.
Le noyau mâle qui s'est uni au noyau de l'oosphère s'aplatit
plus ou moins au contact de ce dernier; puis il grossit comme à
l'ordinaire et bientôt devient indistinct. Mais alors on aperçoit
presque toujours, dans le noyau de l'œuf, plusieurs nucléoles
inégaux au lieu du nucléole primitif ordinairement unique que
possédait le noyau de l'oosphère avant la fécondation (fig. 17
à 20).
L'accolement du second noyau mâle avec les noyaux
polaires se fait en un point quelconque, qui dépend de la
position respective de ces derniers. Si les noyaux polaires
étaient superposés, le noyau mâle peut s'unir à celui qui est le
L. Guignard. — La double fécondation chez les Solanées. 150
plus rapproché de l'appareil sexuel (fig. 14), ou bien descendre
et se mettre en contact avec l'un et l'autre (fig. 13); s'ils étaient
situés horizontalement, l'union peut de même se faire aussitôt
avec l'un et l'autre, ou plus rarement avec l'un d'eux seulement
N. Tabacum (Gr. 360). — Fig. 24 : premier cloisonnement transversal du sac embryon-
naire sur le point de s'achever. — Fig- 25 : cloisonnement transversal complet. — Fig. 26 :
dans la cellule d'albumen du haut, on voit, outre le noyau d'albumen qui lui appartient,
un autre noyau plus petit appartenant à l'une des antipodes; il en est de môme dans
l'autre cellule d'albumen, à la base de laquelle se trouve en outre une antipode intacte.
(fig-. 15). Une fois la copulation commencée, le noyau mâle
grossit et devient finement granuleux (fig. 14, 15, 16); puis il
se confond avec les noyaux polaires qui se fusionnent alors en
un noyau secondaire. Cette fusion s'accompagne de celle des
deux nucléoles respectifsdes noyaux polaires(fig. 20). Toutefois,
la fusion nucléolaire peut être assez tardive et ne s'effectuer que
pendant les premiers stades de la division (fig. 18); parfois
même elle n'a pas lieu, ce qui paraît d'ailleurs exceptionnel
(fig. 19). Dans ces trois dernières figures, on peut voir que le
noyau secondaire fécondé a déjà commencé à contracter ses
éléments chromatiques et, par suite, est entré en division.
ï6o JOURNAL DE BOTANIQUE
Comme à l'ordinaire, cette division du noyau secondaire
précède celle de l'œuf (i). Le fuseau est parallèle ou légèrement
oblique au grand axe du sac embryonnaire. La formation des
deux premiers noyaux d'albumen est immédiatement suivie
du cloisonnement transversal du sac (fig. 21 à 25). Le noyau
secondaire étant généralement plus rapproché de l'œuf que
des antipodes, le sac se trouve ainsi partagé en deux grandes
cellules ou compartiments superposés, dont le supérieur est
un peu plus grand que l'inférieur. A ce moment, les anti-
podes sont encore intactes ; à part un léger accroissement,
elles présentent les mêmes caractères que peu de temps après
leur formation; mais, par suite de l'agrandissement parfois
irrégulier du sac embryonnaire dans sa région inférieure, elles
peuvent être déplacées et insérées sur le côté au lieu d'occuper
la base de cet organe. Il arrive alors de temps en temps que la
plus élevée se trouve englobée dans le compartiment supérieur
du sac embryonnaire après le cloisonnement consécutif à la
division du noyau secondaire; les deux autres sont situées dans
le compartiment inférieur (fig. 26). A ce stade, leurs membranes
cellulaires, très délicates, se détruisent et leurs noyaux, qui se
distinguent facilement de ceux de l'albumen par leur faible
dimension, ne tardent pas non plus à entrer en résorption.
La multiplication des cellules de l'albumen se continue par
subdivision des deux compartiments primitifs; mais, pendant
quelque temps, elle ne se fait qu'avec lenteur. Quant au noyau
de l'œuf, il ne se divise à son tour pour former l'embryon qu'à
une période assez tardive.
Les D attira présentent par rapport au Nicotiana des diffé-
rences sensibles, concernant principalement le tube pollinique
et le sac embryonnaire.
Comme on l'a fait remarquer plus haut, le laps de temps qui
s'écoule entre la pollinisation et la fécondation est bien moindre
que dans le Tabac. Lorsque la fleur ouvre sa corolle, le matin,
les anthères ont déjè répandu leur pollen sur le stigmate dont
elles sont très rapprochées. Bien que le style, dans le D. lasvïs,
par exemple, ait presque 6 centim. de longueur, les tubes
1. On sait qu'il n'en est pas ainsi dans le Naias (Journ. de Botanique, t. XV,
p. 210, 1901).
L. Guignakd. — La double fécondation chca les Solanées. 161
polliniques le parcourent avec rapidité et les ovules m'ont paru
fécondés, pour la plupart, après 24 heures, la température étant
la même que dans les observations sur le Tabac.
-V ri
nv.
»£••
mi
nv
Datura lasvis. — Fig. 27 (Gr. 540) : extrémité d'un tube pollinique dans le style ; cg, cel-
lule génératrice; nv, noyau végétatif. — Fig. 28, 29, 30 (Gr. 540) : cg, cg, cellules géné-
ratrices; uv, noyau végétatif. — Fig. 31 (Gr. 15) : coupe transversale d'une des deux
loges ovariennes vers le sommet; ov, ovules; tp, tubes polliniques. — Fig. 32 (Gr. 160) :
coupe longitudinale de l'ovule dans le plan de symétrie, après la fécondation ; le tube
pollinique a conservé son diamètre primitif.
Le tube pollinique est presque une fois plus gros que dans
cette dernière plante ; il renferme un protoplasme beaucoup
plus dense, qui ne se raréfie qu'à une grande distance du
sommet en voie d'accroissement. Le noyau végétatif s'avance,
comme à l'ordinaire, le premier dans le tube (fig. 27). La cellule
génératrice se divise à un moment assez variable et, fort souvent,
quand cette division se produit (fig. 28), le noyau végétatif a
i62 JOURNAL DE BOTANIQUE
perdu sa structure primitive ; il a pris la forme d'un corps
allongé ou d'un filament irrégulier, renflé çà et là et parfois
d'une grande longueur (fig. 28 à 30). Ce filament renferme une
plus grande quantité de substance chromatique que le noyau
primitif, par suite de la nutrition du tube pollinique à l'intérieur
du tissu conducteur ; plus tard, vers la fin de la croissance du
tube, il se désagrège assez souvent en un petit nombre de
fragments inégaux qui subissent ensuite une résorption partielle,
car, au moment où le tube pollènique a atteint les ovules, on
les trouve considérablement réduits. Quant aux deux cellules
génératrices ou gamètes mâles, elles paraissent représentées
presque uniquement par leurs noyaux, autour desquels on
n'aperçoit, en effet, que très difficilement une enveloppe proto-
plasmique propre. Par contre, les noyaux montrent souvent des
granulations ou bâtonnets chromatiques assez distincts, du moins
avant leur passage dans le micropyle ovulaire.
Arrivés dans l'ovaire, les tubes polliniques descendent en
grand nombre à la surface des placentas, en s'avançant entre les
ovules. La figure 31 représente une moitié de la coupe transver-
sale faite vers le sommet de l'ovaire, à un niveau où les placentas
portent déjà un certain nombre d'ovules, mais où la fausse cloison,
qui subdivise chacune des deux loges ovariennes, n'existe pas.
L'ovule, plus gros que dans le Tabac, doit surtout sa plus
grande dimension à l'épaisseur du tégument, car le sac
embryonnaire a sensiblement la même grosseur (fig. 32). Un peu
plus large au sommet que celui du Nicotïana, le sac est plus
rétréci à sa base.
Les synergides et l'oosphère présentent également une
constitution analogue, mais les antipodes n'ont ici qu'une exis-
tence éphémère et l'on n'en trouve plus que des vestiges dans
l'ovule adulte. En outre, la fusion des noyaux polaires est
toujours complète et le noyau secondaire, très rapproché de
l'oosphère, n'offre qu'un nucléole unique et gros, renfermant lui-
même plusieurs petites vacuoles (fig. 33). Le Dahlia diffère
donc essentiellement du Tabac par la formation du noyau
secondaire avant la fécondation et par la disparition précoce
des antipodes.
Parvenu à l'orifice micropylaire, le tube pollinique pénètre
dans l'ovule sans se rétrécir et parfois même se dilate durant son
L. Guignard. — La double fécondation ckes les Solanées. 163
trajet jusqu'au sommet du sac embryonnaire. En outre, quand
il a déversé une partie de son contenu dans Tune des synergides,
il conserve son diamètre primitif dans le canal micropylaire,
contrairement à ce qui se passe chez la plupart des plantes. Sa
membrane est plus résistante que dans le Tabac et, même après
.00
D. lœvis. — Fig. 33 (Gr. 360) : partie supérieure du sac embryonnaire, avant la féconda-
tion; s, s, synergides; 00, oosphère; us, noyau secondaire. — Fig. 34 (Gr. 360) : tp, tube
pollinique déversant son contenu dans la synergide de gauche; s, l'autre synergide intacte.
— F'g- 35> 36> 37i 38 <Gr- 36°) : stadcs divers du transport des noyaux mâles, ng, ng, et
de leur union avec le noyau de l'oosphère et le noyau secondaire.
la fécondation, il est encore rempli par un protoplasme assez
dense. Il résulte de là que, dans les ovaires où la fécondation est
en voie d'accomplissement ou se trouve achevée, le tube polli-
nique s'aperçoit très facilement dans tous les ovules, car, dans
le Datura, il est rare que quelques-uns de ces derniers échappent
à la fécondation.
:
164 JOURNAL DE BOTANIQUE
Au moment où le tube arrive sur le sommet du sac, les
gamètes mâles peuvent se trouver encore à quelque distance
de son extrémité, de sorte que le protoplasme du tube, pénétrant
dans Tune des synergides, la remplit avant que les gamètes ne
s'y introduisent à
leur tour. Tel est le
cas de la figure 34,
où la synergide de
gauche , déjà gonflée
par la substance
protoplasmique
qu'elle a reçue du
tube , ne renferme
pas encore d'autre
noyau que le sien
propre, déjà quel-
que peu modifié
dans son aspect. Si
l'on n'était rensei-
gné par l'étude at-
tentive des aspects
divers présentés par
le contenu du sac
embryonnaire aux
stades successifs de
la fécondation, le
cas en question
pourrait être facile-
ment confondu avec
ceux où la fécon-
dation est achevée,
car, aussitôt après
la fusion complète des noyaux mâles avec les noyaux femelles,
les caractères apparents sont sensiblement les mêmes.
Après le passage des gamètes mâles à travers l'ouverture du
tube pollinique à son extrémité, celle-ci se referme et tantôt
s'arrondit de façon à présenter le même aspect qu'au moment
de son arrivée au contact du sac embryonnaire, tantôt se termine
en pointe mousse ou en un renflement plus ou moins large. Par
D. laevis. — Fig. 39 (Gr. 360) : grossissement des noyaux
mâles au contact des noyaux femelles. — Fig. 40 (Gr. 360) :
fécondation achevée, entrée du noyau secondaire en divi-
sion. — Fig. 41 et 42 (Gr. 360) : division plus avancée du
noyau secondaire; s. s, synergides en superposition.
L. Guignard. — La double fécondation chez les Solanées. 165
suite de la contraction légère du contenu du tube pollinique
sous l'influence des réactifs, la ligne de démarcation entre
l'extrémité du tube et le sommet des synergides apparaît
souvent avec une grande netteté (fig. 36, 37, 41).
Au moment où ils sortent de la masse plasmique qui a fait
irruption dans l'une des synergides ou parfois dans les deux, et
D. lasvis. — Fig. 43 à 45 (Gr. 340) : stades successifs de la formation de l'albumen, se
produisant avant la division de l'œuf.
qui présente un aspect plus ou moins diffluent, les noyaux mâles
sont ovoïdes ou faiblement allongés, à structure granuleuse,
moins dense que dans le Tabac. Ils s'unissent avec une
grande rapidité au noyau de l'oosphère et au noyau secondaire,
toujours au contact ou très rapproché de cette dernière cellule
(fig. 35 et suiv.). Ils grossissent ensuite comme à l'ordinaire sans
changer sensiblement de forme, et bientôt cessent d'être discer-
nables. Après la fusion complète, le noyau de l'oosphère, devenu
le noyau de l'œuf, et le noyau secondaire fécondés n'ont pour
ainsi dire pas changé d'aspect, sauf qu'ils renferment parfois un
ou deux petits nucléoles qui n'existaient pas avant la fécon-
dation à côté de leur nucléole primitif. L'apport de substance
léS JOURNAL DE BOf ANIO.UR
effectué par les noyaux mâles n'est pas assez considérable pour
permettre, à lui seul, de conclure à l'accomplissement de la
fécondation; la différence de grosseur des noyaux fécondés,
comparés à ceux qui ne le sont pas encore, ne dépasse pas,
en effet, celle que l'on peut observer, d'un sac embryonnaire à
l'autre avant la fécondation, entre les noyaux de l'oosphère
et surtout les noyaux secondaires. Il suffit, pour s'en convain-
cre, de comparer les fig. 36 à 40.
Le tube pollinique ne déversant le plus souvent sa substance
que dans l'une des synergides, l'autre conserve pendant un
certain temps son aspect primitif (fig. 35, 36, 41). Celle quia
reçu le contenu du tube renferme, dans la masse plasmique, des
restes de substance nucléaire ; souvent aussi l'on remarque, à côté
du noyau de l'oosphère fécondé, quelques petits corps chroma-
tiques homogènes, de grosseur variable, qui doivent proba-
blement leur origine aux noyaux des synergides ou au noyau
végétatif du tube pollinique.
La division du noyau secondaire fécondé m'a paru un peu
moins rapide que dans le Tabac, à en juger par le nombre des
cas où ce noyau ne présentait encore, après la fusion avec le
noyau mâle, aucun des signes de l'entrée en division. Le début
du phénomène est représenté dans la figure 40; le noyau secon-
daire montre ses éléments chromatiques refoulés vers le centre,
autour du nucléole en partie résorbé au moment où le fuseau va
faire son apparition.
Les stades ultérieurs présentent les mêmes caractères que
dans le Tabac (6g. 41, 42, 43). Le premier cloisonnement divise
transversalement le sac embryonnaire en deux grandes cellules
superposées; puis chacune d'elles subit une bipartition dans la
même direction (fig. 44), et, à partir de ce moment, les divisions
se produisent dans des plans variables (fig. 45). Quant à la
division de l'œuf, elle ne commence, ici encore, qu'après la
formation d'un assez grand nombre de cellules d'albumen.
En résumé, la double fécondation s'accomplit essentiellement
de la même façon chez les Solanées que chez les autres plantes
où elle a été observée dans ces dernières années. Les princi-
pales remarques auxquelles donne lieu son étude sont les
suivantes :
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 167
Les gamètes mâles, au lieu d'être très allongés, vermiformes
et souvent fortement contournés, comme chez les Composées
et plusieurs Liliacées, sont relativement courts et faiblement
incurvés, ce qui les rapproche plutôt de ceux des Renoncu-
lacées.
Le sac embryonnaire, considéré au moment de la fécondation,
n'offre pas la même constitution chez toutes les Solanées : dans
le Nicotiana, les noyaux polaires ne sont pas fusionnés en un
noyau secondaire et les antipodes présentent un développement
très marqué ; dans le Daiîtra, au contraire, la fusion des noyaux
polaires est complète et les antipodes ont disparu. — La diffé-
rence concernant la façon dont les noyaux polaires se
comportent avant la fécondation, dans ces deux genres de
Solanées, se rencontre également, comme on sait, chez les
Liliacées, où ces noyaux sont tantôt isolés et tantôt accolés
(Lis, Fritillaire, etc.), tantôt constamment accolés (Jacinthe
des bois), tantôt complètement fusionnés (Scille).
Enfin, contrairement à l'assertion de certains auteurs, la
division du noyau secondaire fécondé, qui donne naissance à
l'albumen, est immédiatement suivie du cloisonnement du sac
embryonnaire.
ANATOMIE COMPARÉE DU TISSU CONDUCTEUR
DU STYLE ET DU STIGMATE DES PHANÉROGAMES
(I. MONOCOTYLÉDONES, APÉTALES ET GAMOPÉTALES)
{Suite)
Par M. F. GUÉGUEN.
Oléacées (PI. 17) (1).
Le style du Forsythia virïdissiiJia est aplati suivant un plan
incliné de 450 sur celui des deux étamines. Il est un peu élargi
au sommet, et couronné d'un stigmate bilobé (fig. 1) dont la
face supérieure est recouverte de papilles courtes, globuleuses,
bicellulaires (fig. 2). Capus en a décrit d'analogues dans le
1. G. Capus, /. cit., — E. Knobi.auch, Oleaccae in Engler, IV, 2. — C. Gerber
et Kieffer, Androdiœcie du Phyllirea ang-ustifolia L., et essai sur la filiation
des Phyllirea de la région méditerranéenne (Bull. Scientif. du Nord de la France
et de la Belgique, t. XXXI, 7 septembre, p. 236).
i68 JOURNAL DE BOTANIQUE
Forsythia suspensa. Le style offre au sommet une section ellip-
soïdale très aplatie, avec deux faisceaux polaires; le centre de
l'organe est occupé par un tissu conducteur mal délimité, formé
Pl. 17. — Oléacées, Scrofui.ariacéks.
i, Forsythia viridissima, stigmate très grossi; 2, papilles stigmatiques ; 3, sommet du
style, avec tissu conducteur diffus ; 4, bâte du style ; 5, sommet de l'ovaire ; 6, tissu con-
ducteur vers le sommet du style ; 7, le même à la base ; 8, ovaire coupé en long, avec le
tissu conducteur funiculaire /. — 9, Phillyrea angustifolia, style très grossi ; 10, pa-
pilles stigmatiques ; 11, stigmate coupé transversalement; 12, milieu du style ; 13, tissu
conducteur stylaire. — 14, Verbascum Tliapsus, stigmate coupé radialement ; 15, stig-
mate suivant ab ; 16, deux papilles stigmatiques ; 17, milieu du style ; 18, base du style ;
19, tissu conducteur dissocié de la base du style. — 20, Antirrhintim ma/us, tissu
conducteur stylaire dissocié ; 21, ovaire coupé verticalement ; 22, stigmate coupé trans-
versalement ; 23, milieu du style; 24, base du style. — 25, Veronica Chamaedrys, stig-
mate très grossi ; 26, papilles du sommet du stigmate ; 27, papilles de la base du stig-
mate, vues à l'état frais dans l'eau ; 28, éléments du tissu conducteur ; 29, épiderme
stylaire, à cellules remplies d'un suc violet.
de petites cellules (fig. 6) dont les deux rangées axiales sont
formées d'éléments un peu plus grands que les autres. A la base
du style, le tissu conducteur se délimite nettement : il se compose
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. i6y
de cinq à six rangées de cellules dont les deux plus internes,
correspondant à la surface de l'épiderme carpellaire, sont formées
d'éléments nettement allongés dans le sens vertical (fig. 7).
Dans l'ovaire, où les ovules sont appendus au sommet des pla-
centas par de longs funicules, la cloison est incomplète au
sommet (fig. 5 et 8) ; il n'existe de tissu conducteur (épiderme
papilleux) qu'au niveau de l'insertion des funicules et sur ces
derniers. D'après Capus, la base des funicules du Jasminum
nudiflonim est garnie d'une bosse de tissu mou, dont le rôle
est également conducteur.
Les styles du Forsythia ' viridissima sont dimorphes, d'après
Knoblauch. Dans la forme brévistylée, les anthères sont placées
au-dessus du stigmate : le contraire a lieu dans l'autre variété.
Le Phyllirea angustifolia possède un style court et trapu,
à section ovale (fig. 9 a 12), terminé par deux lobes stigmatiques
en forme de pyramides dressées (fig. 11). La surface de celles-ci
est chagrinée, avec papilles finement granuleuses (fig. 10),
concrescentes. Le tissu conducteur est à section circulaire et
formé de cellules polygonales isodiamétriques, plus petites que
celles du parenchyme environnant : les méristèles sont propor-
tionnellement plus développées que dans le Forsythia.
Les recherches de Gerber et Kieffer ont établi que cette
plante est androdioïque, avec des pieds les uns à fleurs herma-
phrodites, les autres à fleurs unisexuées par flétrissement des
styles avant l'épanouissement, ce qui amène la stérilité des
ovules : les observations de ces botanistes ont été faites en diffé-
rentes régions de la Provence. Le Phyllirea média, qu'ils consi-
dèrent comme une forme ancestrale du P. angustifolia , posséde-
rait des fleurs hermaphrodites mais de trois sortes, macrostylées,
méso et microstylées, toutes portées sur des pieds distincts : il
y aurait donc trioecie.
Scrofulariacées (PI. 17 et 18) (1).
Le stigmate du Verbascum thapsus est renflé-bilabié(fig. 14)
avec lèvre inférieure proéminente ; il est formé dans toute son
1. Ern. Faivrk, Note sur le pollen et le mécanisme de la fécondation chez
les Gloxinia (Bull. Soc. Bot. Fr., VII, 1860, p. 772). — F. Delpino, Atti délia Soc.
Ital. di Se. Nat., XII, XVI, XVII, 1869. — Ogle, Pop. Sci. Review, 1870. —
G. Capus, /. cit. — Keknek, Schulsm. der Bliïthen gegen unberùf. Gâste,
i7o JOURNAL DE BOTANIQUE
épaisseur par l'épanouissement du tissu conducteur stylaire, et
la surface en est recouverte de papilles excipuliformes à mem-
brane striée (fig. 16) : le tissu sous-jacent est rempli de gouttes
huileuses. Le centre de l'organe est occupé par une fente trans-
versale peu profonde, disparaissant peu à peu vers la base du
style : le faisceau qui correspond à la lèvre antérieure s'étale en
éventail avant sa terminaison (fig. 15).
Dans le style lui-même, la section du tissu conducteur est
aplatie jusque vers le milieu de la longueur, et en forme de 8 à
la base (fig. 1 7 et 18); ce tissu se dissocie peu à peu dans la pro-
fondeur (fig. 19). Il est formé d'éléments allongés dans le sens
longitudinal, et coupés de cloisons transversales peu obliques
(fig. 20). L'épiderme externe est strié dans le haut, et lisse à la
base de l'organe.
\J Antirrhinum majus se distingue du Verbascum par un
stigmate simple, dont les bords latéraux se recourbent en
dedans de manière à donner à la coupe transversale l'aspect
de la lettre C (fig. 22). Les volutes en sont recouvertes de papilles
courtes serrées les unes contre les autres, d'où résulte un épi-
derme à hautes cellules cylindriques. Presque toute la tête
stigmatique est formée de tissu conducteur plein. L'infundi-
bulum se prolonge jusqu'au-dessous du milieu du style : à la
base de celui-ci, le tissu conducteur est à peine dissocié (fig. 23
et 24). Le placenta est richement fascicule, et recouvert tout
entier d'un épiderme papilleux.
Le Veronica Chamsedrys possède un style allongé, légère-
ment élargi au sommet et à section faiblement aplatie, avec un
stigmate bilabié (fig. 25) garni de papilles bicellulaires (fig. 26
et 27). Une coupe transversale de la partie supérieure y
montre deux faisceaux très distants, séparés par un tissu conduc-
teur dont les éléments sont très allongés et coupés de cloisons
1876, pp. 195 et 241. — Errera, Sur la structure et les modes de fécondation
des fleurs, avec un appendice sur le Pentstemon gentianoides et le P. Hart-
wegi, Bruxelles, 1879. — W. Trelease, T/ie fertilisation of Scrophularia (Bull.
Torrey Bot. Club., VIII, 1881). — P. Maury, Observations sur la pollinisation
et la fécondation des Verbascum (Bull. Soc. Bot. Fr., XXXIII, 1887). — Cor-
rens, Zur Biol.und Auat. der Calceolarienblùle (Pring-sh. Jahrb., XXIII, 1891).
— Pasquale, Sulla impollinasione nel Pentstemon geranioides Lindl. (Atti del
Congresso Bot. Inteinaz. di Genova, i8q2, pp. 553-60). — Tschirch et Œsterle,
1. cit., fasc. 5, pi. 22, 1894. — R. Von Wettstein, Scrophulariaceen in Engler
IV, 3 b. — Kunth, Beitràge sur Biologie der Blùien (Bot. Ctbl., 71, 1897). —
L. Jost, Ueber Bliitken-Anomalien bel Linaria spuria (Biol. Ctbl., XIX, 1899).
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 171
horizontales (fig. 28). Ce tissu occupe presque tout l'intérieur
du style : il ne se dissocie point à la base de celui-ci, et pénètre
dans l'ovaire par intermédiaire de la cloison médiane lacuneuse.
L'épiderme est strié (fig. 29) et formé de cellules à suc violacé.
Les placentas portent sur chaque bord un rang- d'ovules, entre
lesquels ils se renflent en tètes arrondies dont l'épiderme est
faiblement papilleux.
Si nous étudions une Scrofulariacée arborescente, le Pau-
lownia imperialis , nous verrons que l'appareil collecteur stig-
matique en est très réduit (PL 18, fig. 1). Le tissu conducteur
est nettement délimité ; il tapisse les parois d'un canal qui se
rétrécit de plus en plus vers la base de l'organe (fig. 2 et 3), et
se localise nettement au sommet des parties latérales des pla-
centas (fig. 4 et 5).
La structure du style et du stigmate des Scrofulariacées est
donc assez uniforme ; le stigmate en est bilabié (rarement subulé
comme dans Y Hebenstreitia dentata d'après von Wettstein), orné
de papilles simples ou quelquefois bicellulaires ; il existe un
tissu conducteur collenchymatoïde présentant plus ou moins de
tendance à la dissociation, ainsi qu'un placenta lacuneux dont la
surface tout entière est conductrice.
Labiées (PI. 18) (1).
Comme dans toutes les plantes de cette famille, le style du
Galeobdolon luieum est un peu évasé vers le haut, et se termine
par un stigmate bifide dont les deux branches subulées sont ici
un peu inégales, l'inférieure étant la plus longue (fig. 6).
L'extrême pointe des branches, faiblement renflée en bouton, se
termine par quelques cellules nettement prolongées en courtes
papilles. Toutes les cellules de l'épiderme stigmatique ren-
1. G. Capus, /. cit. — W. Trelease, On tke fertilisât ion of Calamin-
tha Nepeta (Amer. Naturalist, janv. 1881). — Id., The fertilisation of Salvia
splendens by birds (Boston Society of Nat. History, 2 février 1881). — Aug.-F.
Foerster, Fertilisation of Teucrium canadense. (Amer. Naturalist, vol. XX,
ï886). — L -H. Pammel, On the poil/nation of Phlomis tuberosa L., and the
perforation of Jïowers (Trans. of St-Louis Acad. f. Se, vol. V, 1888). —
Correns, Zur Biologie und Analonue der SalvienblïUe (Pringsh. Jahrb., XXII,
1891, 2). —John Briquet, Les Labiées des Alpes-Maritimes, in partie, 1891,
p. q>; 3" partie, 1895, P- 48f>- — IlJ-< Labiatae in Engler, IV, 3 a. — Richard
C.-Mac Gregor, Salvia coccinea, an ornithophilous plant (Amer. Naturalist,
XXXIII, 1899).
i72 JOURNAL DE BOTANIQUE
ferment des masses irrégulières d'une substance jaunâtre cireuse
colorable par l'orcanette acétique. La coupe transversale de
l'une des branches affecte la forme d'un fer à cheval à convexité
externe (fig. 7 et 12); l'épiderme collenchymateux, recouvert
d'une épaisse cuticule striée, offre son minimum de taille vers la
face interne de la branche ; en ce point il est collecteur, et se
trouve en continuité avec le tissu conducteur collenchymatoïde
à section circulaire, dont les éléments sont inégaux et à parois
très épaisses. Sur la face dorsale de l'organe, et accolé au tissu
conducteur, se trouve un faisceau libéroligneux assez développé.
Le style atteint son diamètre maximum au point de réunion
des branches, qui est aussi le point de convergence des deux
faisceaux de tissu conducteur (fig. 10) : un peu au-dessus des
carpelles, l'organe offre une section à peu près ovoïde (fig. 8),
qui devient losangique vers la base (fig. 9) ; la forme irrégulière
du style se poursuit jusqu'en ce point et correspond à la légère
asymétrie des carpelles. Le tissu conducteur est identique à
celui du stigmate.
Une coupe verticale de l'ovaire montre que le tissu conduc-
teur aboutit au plafond d'une cavité très réduite (fig. 11) occu-
pant le sommet de l'axe, et tapissée de cellules papilleuses
dont le but est de diriger le tube pollinique vers les ovules par
l'intermédiaire d'un étroit canal (g) bordé de cellules cylin-
driques.
Le tissu conducteur stylaire de VAjuga reptans offre une
section fusiforme, à grand axe perpendiculaire au plan des
faisceaux ligneux. Ce tissu diffère de celui du Galcobdolon : il a
l'aspect d'une masse anhiste bordée de deux ou trois rangées de
cellules à section arrondie, rappelant ce que nous avons vu dans
le Nemophila (fig. 13). Les branches stigmatiques sont ici rela-
tivement courtes, subégales, à épiderme lisse, sauf pour les cel-
lules de la face interne qui sont nettement papilliformes. Comme
dans le Galeobdolon, les cellules de cette région renferment des
gouttelettes de substance grasse que la chaleur résout en une
grosse sphère colorable par l'orcanette (fig. 15). Cette substance
existe même dans les stigmates très jeunes.
Si nous nous adressons à une Labiée moins gynobasique que le
Galeobdolon luteum et même que X Ajuga, nous verrons appa-
raître quelques modifications dans la disposition du tissu con-
F. Guéguhn. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 173
ducteur de l'ovaire. Dans le Phlomis pungens étudié par Sachs,
le sommet du réceptacle, au lieu d'être creusé d'une cavité, porte
un tampon saillant qui va au-devant du tissu conducteur du style :
Pr>. 18- — Scrofulakiacées (fin) ; Labiées, Verbsnacees, Campanulacées.
Paulownia imperialis, stigmate grossi; 2 à 5, coupes succes-.ives dans le style et l'ovaire.
— 6, Galeobdolon. Intcum, stigmate grossi ; 7, branche stigmatique coupée transversalement
en son milieu ; S, base du style au-dessus des carpelles ; 9, style entre les carpelles ; io,
sommet du style ; il, ovaire coupé radialemem (tissu conducteur plein); 12, coupe
transversale de la plus grosse des branches stigmatiques. — 13, Ajuga replans, tissu con-
ducteur du milieu du siyle. — 14, Brunella granrfiflora, branche stigmatique. — 15, Ajuga
reptans, papilles stigmatiques, avec gouttes d'huile verdàtre. — 16, Lippia citriodora,
ovaire et sty-le ; 17, stigmate coupé transversalement; 18, milieu du style; 19, base du
style ; 20, tissu conducteur après dissociation ; 21, ovaire coupé transversalement ; 22,
ovaire, coupe verticale suivant xy. — 23, Campanula Tracheliitm, l'une des trois bran-
ches stigmatiques ; 24, sommet du styde ; 25, base du style; 26, ovaire; 27, poils conduc-
teurs des branches stigmatiques ; 28, base d'un poil collecteur stylaire.
en réalité, il n'y a là qu'une légère modification, car les canaux
latéraux qui vont aux loges ovariennes existent également dans
le Phlomis. Cette disposition est nécessitée par la moindre
174 JOURNAL DE BOTANIQUE
gynobasie du style. Dans d'autres espèces [P. fruticosa d'après
Vidal (i) ), il existe à la base de l'organe une petite cavité ana-
logue à celle du Galeobciolon luiéum.
La structure du style du Brunella grandîflora est à peu près
la même que celle de V Ajuga : l'épiderme, nettement strié au
sommet, devient lisse à la base. La section des branches stigma-
tiques est arrondie aux angles, et plus large sur la face interne
(fîg. 14). Les cellules épidermiques y sont presque égales sur
tout le pourtour, la cuticule en est striée.
C'est dans le Salvia praiensis que les parois des cellules
conductrices atteignent leur maximum d'épaisseur. Faisons
remarquer ici que le terme de membrane gélifiée, appliqué par
Capus aux parois de ce tissu conducteur, serait mieux rem-
placé par celui de membrane épaissie : les colorants des muci-
lages ne donnent ici que des résultats négatifs, tandis que l'on
obtient facilement les réactions des matières pectiques.
On voit que les Labiées se distinguent nettement des familles
voisines par la structure interne de leur style aussi bien que par
l'aspect extérieur de leur stigmate. Celui-ci est toujours bifur-
qué, et les papilles épidermiques absentes sont suppléées dans
leur rôle collecteur par la striation de la cuticule. Le tissu con-
ducteur stigmatique et stylaire est constamment collenchyma-
toïde.
Verbénacées (PI. 18) (2).
Le style du Verbena ofjîcinalis est aplati dans le plan
médian, légèrement élargi au sommet, et terminépar un stigmate
dont la section transversale figure une sorte de gouttière à bords
rapprochés et arrondis recouverts de papilles digitiformes
acuminées (fig. 16 et 17) : par leur enchevêtrement, ces papilles
donnent accès au tissu collenchymatoïde sur lequel elles sont
insérées. Le stigmate ne renferme qu'un seul faisceau libéro-
ligneux opposé à la gouttière conductrice : il est donc unilabié
par avortement, comme celui de VAntirrhinum que nous avons
décrit plus haut. Dans sa région moyenne le style est aplati,
avec deux faisceaux polaires et un tissu conducteur analogue à
celui du Galeobdolon (fig. 18) ; à la base de l'organe la section
1. L. cit., pi. m, fig. 13.
2. John Bkiquet, in Engler et Prantl, IV, 3 a.
F. Guéguen. — Anatomie du style, et du stigmate des Phanérogames. 175
devient losangique, et le tissu conducteur augmente de volume
(fig-. 19). L'épiderme, nettement strié-denticulé jusqu'au milieu
de la longueur, est presque lisse à la base.
En coupe transversale médiane (fig. 21) l'ovaire est unilocu-
laire, presque rempli par les bords enroulés des feuilles carpel-
laires, qui se renflent en un gros placenta dont chaque volute
renferme un ovule allongé et aplati (fig. 21 et 22). Le tissu con-
ducteur est formé par l'épiderme externe de chaque branche du
placenta, dont les cellules sont arrondies avec noyau volumi-
neux. Les coupes verticales d'ovaires fécondés montrent parfois
des tubes polliniques, rampant sur les placentas pour gagner le
micropyle en contournant le bord inférieur des volutes placen-
centaires.
Le Lippia citriodora possède un stigmate et un style à peu
près semblables à ceux de la Verveine. Les papilles stigma-
tiques sont ici claviformes ; la dissociation montre que les élé-
ments du tissu conducteur possèdent des parois peu épaisses, et
sont juxtaposés par des ajustures en sifflet (fig. 20).
Le style du Laiitana crocea, d'après Briquet, est surmonté
d'un stigmate hémisphérique tout à fait latéral, comme ceux
que nous venons d'étudier. Dans beaucoup de Viticoïdées-Calli-
carpées le stigmate est fourchu, ainsi que dans le Tectona
grandis, le Vitex Aguus-castits, les Clérodendrées : cette
seconde forme rappelle le stigmate des Labiées, dont les Verbé-
nacées sont si voisines. D'autre part, le stigmate en gouttière
des Verbena et Lippia présente avec celui de YAntirrhinum
(PI. 17, fig. 22) une évidente ressemblance, qui semblerait de
nature à justifier un rapprochement avec les Scrofulariacées, par
l'intermédiaire des Sélaginacées à carpelles biovulés telles que
les Myoponim.
Gampanulacées (PI. 18 et 19) (i).
Le style du Campamtla Trachelium, cylindrique dans sa
portion supérieure, présente à la base trois faces assez nettes;
il se termine par trois lobes stigmatiques d'abord accolés, puis
i. Ad. Brongniart, Note sur les poils collecteurs des Campanules... (Ann.
Se. nat., t. XII, p. 244I. — Lecoq, /. cit. — W. Trblease, On ihe fertilisation
of certain species of Lobelia (Amer. Naturalist, juillet 1879). — Chaki.ks-R.
Barnes, The process of fertilisation in Campauula americana (Amer. Assoc.
for the advancement of Science, 1S85). — B.-D. Halsted, Pollen-tubes of Lobe-
176 JOURNAL DE BOTANIQUE
divergents et s'enroulant vers l'extérieur. Chacune des branches
stigmatiques (PI. 18, fig. 23) est formée d'un parenchyme lacu-
neux vers l'extérieur et parcouru par plusieurs faisceaux, ordi-
nairement de quatre à six dont un médian plus volumineux ; le
tissu stigmatique épaissit ses membranes vers l'intérieur et se
dissocie de plus en plus, pour donner finalement un tissu con-
ducteur central. A la surface interne de chaque lobe stigmatique
se trouvent des poils en forme de quille (PI. 18, fig. 23 et 27)
entre lesquels s'enfoncent les tubes polliniques des grains
déposés à la surface de l'organe. L'extérieur de la branche,
ainsi que presque toute la longueur du style, est recouvert de
gros poils acuminés sur lesquels nous reviendrons plus loin. Le
style, dans sa portion supérieure pilifère, est parcouru par neuf
méristèles entourant un tissu conducteur à grosses cellules très
allongées dans le sens vertical et ajustées en pointes mousses :
ce tissu est de plus en plus dissocié vers le centre de l'organe,
et même canaliculé par places (fig. 24). A la base du style, le
nombre des faisceaux se réduit à six (fig. 25).
Les poils qui garnissent l'organe sont disposés par rangées
régulières dont le nombre varie avec l'espèce considérée, ainsi
que l'avait déjà remarqué Lecoq : ces trichomes ont une struc-
ture particulière. Il sont très gros et acuminés ; la membrane en
est finement cannelée en long. Leur partie supérieure peut,
comme Meyen et Brown l'ont décrit anciennement, s'invaginer
dans la base du poil : celle-ci s'enfonce dans le parenchyme sty-
laire, en se coudant de manière à devenir parallèle à l'axe du
style (PI. 18, fig. 18). La base de chaque poil s'appuie contre
une seule cellule profonde du parenchyme. Brongniart, puis
Capus ont figuré de pareils poils dans les Campanula et Pris-
maiocarpus , mais ne parlent pas de leur mode d'insertion si
particulier.
Ces poils, comme nous l'avons vu plus haut, présentent la
curieuse propriété de s'invaginer en entraînant souvent des
grains de pollen dans la cavité ainsi formée. (PI. 19, fig. i).Mais
on n'a jamais pu assister à la germination des corpuscules ainsi
lia (American Naturalist, XXI, 1887). — Schôklanu, Campanulaceae in Eng-ler,
IV, 5. — R. Gérard, Sur la pollinisation chez les Composées, Campanulacées
et Lobêliacees (Journ. Soc. d'Hortic. pratique du Rhône, 30 mars 1807). —
Armand, Une plante cléislogame [Lobelia Dortmanna] (Bull. Soc. Bot. des Deux-
Sèvres, Niort, 1899, 11" bull., pp. 152-155).
F. Guégukn. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 177
entraînés : ces poils ne servent donc pas à la fécondation directe.
D'après Gérard, leur rôle serait de ramoner le tube formé par
les étamines, pour permettre aux insectes, après le flétrissement
Campanulacées (fin) ; Cucurbitacées.
I, Campanule. Trachelium, partie supérieure du style. Le tissu conducteur comprend des
rangées de grandes cellules /, et des cellules plus petites l' ; />, poil invaginé. — 2, Lo-
belia Eriiius, stigmate coupé en long, couvert de pollen; 3, collecteurs stigmatiques ;
4, poils de la collerette ; 5, style vers le sommet ; 6, style à la base ; 7, ovaire coupé
en long. — 8, Echailium Elaterium, a, ensemble du style, 6, branche stigmatique vue de
face ; 9, coupe transversale d'une moitié de branche; 10, style coupé transversalement;
II, centre d'une coupe menée par le sommet de l'ovaire, avec les ovules immergés (tissu
conducteur en pointillé). — 12, Cucurbita Pcpo, coupe transversale d'une branche stig-
matique ; 13, style coupé transversalement ; 14, centre de l'ovaire ; 15, micropyle d'un
jeune ovule (Gr. = 50).
de celles-ci, de récolter le pollen en visitant la fleur, amenant
ainsi la fécondation croisée : la fleur ne serait donc jamais
fécondée par son propre pollen, mais toujours par celui d'une
autre fleur antérieurement visitée.
178 JOURNAL DE BOTANIQUE
Le tissu conducteur se continue dans l'ovaire des Campa-
nules sous la forme d'un épiderme courtement papilleux qui
tapisse les faces contiguës des placentas ainsi que les funicules
(PI. 18, fig. 26, /). Dans le Campaiiula glatica la structure est
identique : cette espèce se féconde très bien dans les jardins de
Paris, ce qui en fait un objet très favorable à l'étude de la
course des tubes polliniques.
Le style du Specularïa SpectUum est court, un peu évasé au
sommet, et terminé aussi par trois lobes stigmatiques enroulés
vers l'extérieur. La structure en est sensiblement la même que
dans les Campanules. Les papilles stigmatiques sont digiti-
formes ; les trois loges de l'ovaire sont séparées par de pro-
fondes cannelures, et le tissu conducteur se localise près du
centre commun des placentas.
Dans le Lobelia Erimis , le style se termine par un stigmate
bilabié (Pi. 19, fig. 2), dont les lèvres un peu inégales sont
recouvertes de poils simples allongés, finement striés (fig. 3),
toujours garnis de nombreux grains de pollen. Au-dessous du
stigmate se trouve une collerette de poils rigides, très nettement
cannelés et terminés par un léger renflement (fig. 4) : la paroi
en est plus mince que celle des papilles stigmatiques (1). Leur
rôle est le même que celui des poils invaginables des Campa-
nulacées vraies. Les Lobéliacées sont en effet entomophiles : .
W. Trelease a vu les Lobelia Erimis, inflata, Kaliuii et syphi-
litica visitées par la Mouche dorée (Calliphora vomiloria).
Etudié sur des coupes transversales, le style renferme à sa
partie supérieure un cercle de faisceaux qui plus bas se réunissent
peu à peu en deux amas libéroligneux, placés de part et d'autre
d'un tissu conducteur analogue à celui des Campanules. La sur-
face entière est recouverte d'un épiderme à parois externes
minces et striées. Dans l'ovaire, le style se continue par une
sorte de columelle qui rejoint les deux placentas : ces derniers
sont recouverts d'un épiderme formé de papilles arrondies à
contenu réfringent.
En résumé, les Campanulées et les Lobéliées forment un
1. Armand (1. cit.) a observé de pareilles cannelures sur les poils de la
collerette du L. Dortmanna, plante cléistogame de l'étang- de Cazeaux, près
d'Arcachon. Cet auteur ne parle pas des trichomes qui recouvrent les lèvres
stigmatiques.
F. Guéguen. — Anatomic du style et du stigmate des Phanérogames. 179
groupe bien naturel, tant au point de vue de l'appareil stigma-
tique que des autres caractères. Dans ces deux tribus d'une
même famille, il existe un double appareil collecteur dont le
rôle est d'assurer la fécondation croisée. Les poils de la collerette
des Lobélies sont localisés plus nettement que ceux du style des
Campanules ; ils sont rigides, au lieu de s'invaginer comme dans
ces dernières. Nous retrouverons dans certaines Composées
[Centaurea) une structure analogue à celle des Lobéliacées : elle
paraît être en rapport avec la soudure des anthères en un tube
dont le ramonage est nécessaire à la dissémination du pollen,
particularité que l'on trouve à la fois chez les Lobéliacées et les
Composées.
Cucurbitacées (PI. 19) (i).
L'ovaire de X Ecballium Elaterium est surmonté d'un style
court se divisant presque dès la base en trois branches diver-
gentes ; au sommet de chacune d'elles est inséré un stigmate en
forme d'U à concavité inférieure, et d'aspect papilleux (fig. 8).
En coupe transversale, chaque moitié de l'U affecte la forme
d'un croissant à convexité externe, contenant plusieurs faisceaux
inégaux (fig-. 9) : la face extérieure porte des papilles provenant
de la concrescence irrégulière de longs poils qui forment ainsi
un tissu conducteur d'apparence déchiquetée sur la coupe trans-
versale, et très analogue à celui que nous avons vu dans les
Rhemn. Des coupes verticales sériées montrent que chaque
branche est parcourue par un système de faisceaux qui envoie
des ramifications suivant le mode penné jusqu'au pourtour du
stigmate et dans le sommet de celui-ci. Le style est creusé d'un
canal central en forme d'étoile à trois branches en continuité
avec la face interne des stigmates (fig. 10), et dont les parois
sont revêtues de courtes papilles globuleuses au milieu
desquelles chemine le tube pollinique : ce tissu se continue
1. Brokgs-iart, Mémoire sur la génération elle développement de l'embryon
dans les végétaux phanérogames (Ann. Se. nat., ire série, 1827, t. XII, pi. 38,
A). — Payer, Organogénie de la fleur, PI. 81. — C. Arcangeli, Sull' impolli-
nasione in varie Cucurbitacee e sui loro net tari (Atti del Cong^r. bot. Inter-
nazion., 1802, Genova 1893). — L.-H. Pammkl et Alice-M. Beach, Pollination
in Cucurbits (Proceed. of Jowa Acad. of Se., 1894, pp. 146-152). — Hesslow,
The fertilisation of Goodeniaceae, etc. (Gardener's Chronicle, série III,
vol. XVII, 1895, pp. 452-453). — A. Brizi, Sull' impollinazione ncl génère
Cucurbita (Bollett. délia Soc. bot. Ital., 1898, n° 7, pp. 217-222).
180 JOURNAL DE BOTANIQUE
jusque dans l'ovaire. Ce dernier renferme trois gros placentas
pariétaux tectiformes dont les surfaces affrontées sont conduc-
trices; les ovules sont inclus dans des sortes de logettes creusées
dans la pulpe placentaire; l'épiderme des funicules se raccorde
avec la partie conductrice des placentas (fig. n). Une disposi-
tion analogue a été figurée par Brongniart dans le Pepo macro-
car pus.
Dans le Cucurbîta Pepo, le pistil ordinairement tétramère
supporte quatre branches stigmatiques en V, dont la structure
diffère légèrement de celles de YEcballium. Ces lobes (fig. 12)
sont creusés d'une vaste lacune centrale, le parenchyme qui
contient les faisceaux n'existant que sur les bords de la cavité ;
les collecteurs reposent sur un tissu dense. La section du style
est celle d'un trèfle à lobes inégaux, munis de nombreux fais-
ceaux à la périphérie, et dont le centre est occupé par un tissu
conducteur en X, au milieu duquel se trouve une cavité tapissée
de grosses papilles claviformes : ce canal s'oblitère à la base du
style. Le tissu conducteur est formé de parenchyme à éléments
polyédriques arrondis se continuant sur le bord des placentas
jusqu'au point d'attache des ovules. Ceux-ci sont encore plus
immergés dans le placenta que ceux de MEcballium (fig. 14
et 15).
La forme du stigmate de la Bryone est essentiellement la
même que dans le Cuctirbila, mais la pliure en V n'est pas aussi
apparente : il existe également trois branches frangées, dont
l'aspect est dû à des poils pluricellulaires très longs et très
irréguliers.
Dans les Cucurbitacées nous assistons, de même que dans les
Campanulacées avec lesquelles cette famille offre de nombreux
points de contact, à la différenciation progressive du tissu
conducteur stylaire : l'épiderme qui tapisse les placentas reste
simple à son passage dans le style {Ecballium) ou bien se cloi-
sonne en obturant peu à peu la cavité [Cucurbîta). La structure
de ce tissu dans l'ovaire et à la surface des stigmates semble au
contraire présenter une grande uniformité dans toute l'étendue
de la famille.
[A suivre.)
Le Gérant : Louis Mokot.
faiis. — J.JIcrsi:h,iïiip.,4"«..Av. deChitiliwU..
i6* ANNEE. N°6. JUIN 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
CONSTITUTION NOUVELLE
DE LA FAMILLE DES OCHNACÉES
Par M. Ph. VAN TIEGHEM.
Après avoir, dans un travail antérieur (1), rappelé les limites
où il convient de restreindre désormais la famille des Ochna-
cées et les caractères des trois tribus : Ochnées, Ouratéées et
Elvasiées, qui la constituent, j'ai pris à part, dans une Note
précédente (2), la tribu des Ochnées, pour montrer qu'elle
comprend cinq genres, dont trois nouveaux et un ancien res-
tauré, caractériser sommairement ces cinq genres et les grouper,
d'après la conformation de l'embryon, en deux sous-tribus :
les Isochnées, où il est isocotylé, et les Hétérochnées, où il
est hétérocotylé (3).
1. Ph. Van Tieghem : Sétouratée, Campylosperme et Bisétaire, trois genres
nouveaux d'Ochnacées (Journal de Botanique, XVI, p. 33, 1902).
2. Ph. Van Tieghem : Subdivision du genre Ochne. Constitution actuelle
de la tribu des Ochnées (Ib., XVI, p. 113, 1902).
3. A ces cinq genres, il faut maintenant en ajouter quatre autres.
D'abord, le genre Porochne comprend deux sortes d'espèces. Dans les unes,
l'inflorescence est une grappe terminale simple, comme chez les Ochnes; c'est à
elles qu'on le limitera désormais. Ainsi restreint, le genre Porochne a pour type
la P. d'Otto-Hofimann (P. Hoffmanni-Ottonis (Engler) v. T.), d'Angola. Il com-
prend aussi deux espèces de la même région récemment nommées comme Oc/ma,
mais non encore publiées, savoir : la P. d'Antunes (P. Ant une sii (Engler mss.i
v. T.), et la P. brunâtre (P. brunnescens (Gilg mss.) v.T.). Il y faut probablement
ajouter les deux espèces de la même région, nommées l'une Oc/ma davilliflora,
par M. Gilg, l'autre Oc/ma huillensis , par M. Engler, mais non publiées jus-
qu'à présent; je n'en ai pas encore vu les fruits.
Dans les autres, l'inflorescence est une grappe terminale composée d'ombel-
lules pauciflores; on les groupera dans un genre distinct, sous le nom de Dipo-
rochne {Diporochna v. T.). Ce genre a pour type la D. membraneuse {D. mem-
branacea (Oliver) v. T.), de l'Afrique occidentale, et comprend aussi la
D. rougeàtre (D. rubescens v. T.), la D. de Hiern [D. Hiernii v. T.), la D. pa-
niculée (D. paniculata v. T.), laD. latisépale {D. latisepala v. T.), la D. de Gilg
[D. Gilgii (Engler mss.) v.T.) non encore décrite, etc., toutes de la même région.
Ensuite, le genre Diporide renferme trois catégories d'espèces, différant par
la conformation du pistil et de l'embryon, et qu'il faut maintenant considérer
comme trois genres distincts. Les unes ont l'embryon isocotylé, avec un pistil
isomère, c'est-à-dire formé de cinq carpelles épipétales ; comme elles comprennent
le D. noir-pourpre (D. atropurpureum (de Candolle) Wendland), type du genre,
c'est pour elles que l'on conservera le genre Diporide restreint.
D'autres ont aussi l'embryon isocotylé, mais le pistil y dédouble partielle-
i82 JOURNAL DE BOTANIQUE
Il était nécessaire d'exécuter un travail semblable pour la
tribu des Ouratéées et pour celle des Elvasiées. Il fallait en-
suite, réunissant tous les résultats ainsi obtenus, en déduire la
composition actuelle de la famille des Ochnacées et fixer enfin
la place que cette famille doit occuper dans la Classification.
L'objet de la présente Note est de résoudre ces quatre ques-
tions.
Déjà, dans la première des deux Communications que je
viens de rappeler, j'avais été conduit à subdiviser l'ancien genre
Ouratée (Ouraiea Aublet) en quatre genres distincts, savoir:
Ouratée restreint [Ouratea Aublet pro parte), Sétouratée (Se-
touratea v. T.), Bisétaire (Bïsetarïa v. T.) et Campylosperme
{Campylospermum v. T.), qui, joints à la Brackenridgée (Bra-
chenridgea A. Gray), portaient à cinq le nombre des genres de
ment ou totalement ses carpelles, ce qui en élève le nombre et le porte à dix
si le dédoublement est complet, et même à plus de dix s'il se répète sur certains
carpelles. On les groupera dans le genre nouveau Polythèce (Polytheciumv. T.).
Ainsi caractérisé, ce genre renferme notamment le P. de Madagascar {P. mada-
gascaricnse (de Candolle) v. T.), le P. de Humblot (P. Humblotianum (Bâillon)
v. T.), aussi de Madagascar, le P. de Fischer {P. Fischeri (Engler) v. T.), de
l'Afrique orientale, etc.
D'autres encore ont le pistil isomère, mais avec un embryon dont la cotyle
externe est très grande, la cotyle interne très petite, logée dans une rainure de
la grande, en un mot qui est hétérocotylé et nécessairement incombant. On les
réunira dans le genre nouveau Hétéroporide {Heieroporidium v. T.). Il com-
prend notamment l'espèce que M. Schweinfurth a récoltée en Abyssinie (n° 664
et n° 1726), qu'il a identifiée à tort avec Y Oc/ma iiierii/is (Forskâl) et que je nom-
merai H. d'Abyssinie {H. abyssinicum v. T .). Il faut aussi y rattacher une espèce
que M. Deflers a rapportée de l'Yemen (n° 56) en même temps que YO. inermis
(Forskâl) avec laquelle il l'a aussi identifiée, mais dont elle est bien distincte :
ce sera l'H. d'Arabie {H. arabicum v. T.). Bien que le fruit, la graine et l'em-
bryon s'y maintiennent droits, par son hétérocotylie, ce genre établit évidem-
ment une transition vers les Ochnes, Porochnes et Diporochnes. C'est ce qui en
fait l'intérêt propre.
Mais c'est le quatrième genre nouveau qui est de tous le plus intéressant.
Thollon a récolté en avril 1891, dans les prairies de sable qui bordent la route
de Brazzaville, au Congo français, une petite plante (n° 4010) à rhizome dressant
dans l'air de très courts rameaux, longs seulement de 3 à 4 cent., simples ou
ramifiés. Chacun de ces rameaux, dépouillé de ses feuilles anciennes, qui sont
caduques, se termine par un gros bourgeon écailleux, dont les écailles sont
munies de deux stipules latérales et libres, divisées chacune en cinq segments
sétacés, eux-mêmes ciliés à la base. A l'aisselle de deux ou trois des écailles su-
périeures se développent d'abord autant d'ombellules, sessiles, triflores, à pédi-
celles simples, sans bractées, longs de 15 à 20 mill., articulés à la base. Après
quoi, le rameau produit deux ou trois feuilles, qui n'atteignent leur dimension
définitive que plus tard, pendant la fructification. Enfin, il se termine par un
nouveau bourgeon écailleux, destiné à l'année suivante.
La feuille, brièvement pétiolée, est munie de deux stipules latérales et libres,
persistantes et divisées, comme celles des écailles, en segments sétacés. Son limbe
Ph. Van Tieghbm. — Constitution de la famille des Ochnàcces. 183
cette tribu. Ensemble les deux premiers, où le calice est caduc,
où la graine et l'embryon sont droits, forment une première
sous-tribu, les Orthospermées, propre à l'Amérique, et les trois
autres, où le calice est persistant et accrescent, où la graine et
l'embryon sont courbes, une seconde sous-tribu, les Campylo-
spermées, propres à l'Ancien Monde.
Depuis lors, une étude plus approfondie d'abord des nom-
breuses espèces qui composent le genre Ouratée restreint et le
genre Campylosperme, puis de celles en moindre nombre qui
constituent le genre Brackenridgée et le genre Elvasie, m'a fait
faire un pas de plus dans cette voie d'analyse et m'a obligé à
subdiviser de nouveau ces quatre genres, ainsi qu'on va le voir
en les considérant séparément.
est longuement ovale, atténué à la base et au sommet, mesurant 8 à 10 cent, de
long sur 1,5 à 2 cent, de large; le réseau des nervures y est peu marqué en
bas, mais très fortement saillant en haut; sur le bord, finement denté en scie,
l'extrémité de chaque dent est blanche et transparente. Chose singulière, le
limbe a des stomates sur la face supérieure, et ils y sont localisés presque exclu-
sivement sur les nervures, tandis que, sur la face inférieure, ils sont, comme à
l'ordinaire, situés dans les mailles du réseau, à l'exclusion des nervures.
La fleur a de nombreuses étamines, à anthères caduques, aussi longues que
les filets persistants, s'ouvrant par deux fentes longitudinales. Le style, assez
gros à la base, va s'atténuant progressivement au sommet, où il demeure entier.
Chacune des drupes constitutives du fruit contient une graine recourbée en
anneau autour d'une fausse cloison, aplatie latéralement et renfermant un embryon
isocotylé, accombant, exclusivement oléagineux.
Par tous ces caractères, cette plante se montre le type d'un genre bien distinct,
que je nommerai Campylochnelle { Campyloc hnella v. T.). Par l'inflorescence, la
déhiscence longitudinale de l'anthère et surtout la conformation du fruit, il res-
semble aux Brackenridgées et encore plus aux Pleuroridgées dans la tribu des
Ouratéées. C'est ce qui en fait l'intérêt propre. L'espèce en question sera la
Campylochnelle de Thollon (C. Tkolloni v. T.).
Elle n'est pas le seul représentant de ce nouveau genre. Dès à présent, il y
faut rattacher, quoique les auteurs n'en aient pas vu le fruit, la petite plante du
Congo belge décrite en 1901 par MM. De Wildeman et Durand sous le nom de
Ochna arenaria : ce sera la Campylochnelle des sables (C. arenaria (De Wild.
et Dur.) v. T.). Il y faut probablement rapporter aussi, bien que les auteurs n'y
aient signalé ni le mode de déhiscence de l'anthère, ni la conformation du fruit,
l'espèce publiée tout récemment, en mai 1902, par MM. Engler et Cilg, sous le
nom de Ochna angustifolia : ce sera la C. angustifoliée (C. angusiifolia
(Engler et Gilg) v. T.). Et il y en a d'autres.
Par l'adjonction de ces quatre genres nouveaux, la tribu des Ochnées se trouve
maintenant composée de neuf genres distincts, que l'on peut, d'après la confor-
mation du fruit, de la graine et de l'embryon, grouper en trois sous-tribus : les
Rectiséminees, où la graine est droite avec embryon isocotylé (Ochnelle, Dis-
clade, Diporide, Polythèce) ou hétérocotylé (Hétéroporide) ; les Curviséminées,
où la graine est réniforme avec embryon hétérocotylé (Ochne, Porochne, Dipo-
rochne) ; les Plicoséminées, où la graine est repliée avec embryon isocotylé
(Campylochnelle). Les Plicoséminées correspondent évidemment, dans la tribu
des Ochnées, aux Campylospermées dans la tribu des Ouratéées.
184 JOURNAL DE BOTANIQUE
I. — Subdivision du genre Ouratée restreint.
Dans sa nouvelle et restreinte acception, le genre Ouratée
comprend, comme on sait, toutes les Ouratéées à embryon
droit, à stipules latérales, à grappe composée et à calice caduc.
Ainsi défini, il renferme environ cent espèces, toutes américaines,
dans lesquelles un examen plus attentif permet de distinguer
treize groupes.
Tandis que la grande majorité sont des plantes entièrement
glabres, à feuilles pourvues d'une écorce palissadique en haut,
lacuneuse en bas, et d'un épiderme stomatifère seulement en
bas, il en est quelques-unes où les rameaux, les feuilles et les
boutons floraux sont tout couverts de poils, où les feuilles ont une
écorce palissadique sur les deux faces et un épiderme typique-
ment stomatifère des deux côtés. Il convient de sanctionner ces
différences de structure en séparant ces espèces velues de l'en-
semble des autres et en constituant pour elles un genre nou-
veau, que je nommerai Trichouratée {Trichouratea).
Dans la très grande majorité des espèces glabres, l'em-
bryon a, comme dans les Trichouratées, son plan médian per-
pendiculaire au plan de symétrie commun de l'ovule et du
carpelle ; en un mot, il est accombant au raphé. Dans les autres,
le plan médian de l'embryon coïncide avec le plan commun de
symétrie de l'ovule et du carpelle; en un mot, il est incombant
au raphé. Dans le second cas, les cotyles sont tantôt planes
comme d'ordinaire, ce qui caractérise le genre Notouratée (No-
ïouratea), tantôt reployées toutes deux en dedans dans leur
région supérieure, de manière à ne laisser à l'embryon qu'un
seul plan de symétrie, ce qui caractérise le genre Camptouratée
( Camptouratea) .
Avec accombance, il arrive parfois que chacune des cinq
drupes qui composent le fruit s'élargit transversalement et
s'échancre en forme de cœur sur son bord externe, ce qui pro-
vient de la divergence des sommets des deux cotyles de l'em-
bryon, partout ailleurs accolées tout du long. Cette différence
frappante, et d'autres qui l'accompagnent, caractérisent un
genre distinct, que je nommerai Diouratée (Diourateà). Ou
bien, la drupe demeurant ovoïde comme d'ordinaire, chaque
cotyle reploie en dehors son extrémité supérieure, qui se ré-
Ph. Van Tieghbm. — Constitution de la famille des Ocknacées. 18;
fléchit sur son clos et redescend plus ou moins bas en s'y appli-
quant étroitement : c'est le genre Plicouratée (Plicouratea).
Partout ailleurs les deux cotyles latérales sont droites et
appliquées tout du long-. Quelquefois la plante est naine, munie
d'un rhizome et l'inflorescence y est une grappe terminale
simple : c'est le genre Microuratée {Mïcroiirateà) .
Le plus souvent, l'inflorescence est une grappe terminale
composée à deux ou trois degrés. Si le type floral est tétra-
mère, c'est le genre Tétrouratée {Tetrourated). Si, dans la
fleur pentamère, il ne se développe que le verticille d'étamines
épisépales, l'autre avortant, c'est le genre Hémiouratée (Hemz'oii-
ratea). Si le pistil subit dans ses carpelles un dédoublement
partiel ou total, qui en élève le nombre et le porte à dix si le
dédoublement est complet, c'est le genre Polyouratée (Polyou-
ratea). Si la fleur offre l'organisation pentamère normale,
comme c'est le cas le plus fréquent, c'est à ce vaste groupe
d'espèces, puisqu'il comprend l'Ouratée de la Guyane (Ouralea
guianensis Aublet), espèce type du genre, que l'on conservera
le nom de Ouratée restreint {Ouralea Aublet emend.).
Ailleurs, l'inflorescence est encore une grappe composée
terminale, mais plus développée que dans les genres précé-
dents et offrant quatre degrés de ramification. Les rameaux de
premier ordre se ramifient d'abord en grappe ordinaire et ce
sont seulement les rameaux de cette grappe qui forment autant
d'épis d'ombellules distantes. Il en résulte une panicule pyrami-
dale beaucoup plus ample et plus belle que partout ailleurs.
A ce caractère s'en ajoutent d'autres, notamment d'avoir des sti-
pules dures et persistantes, et pour le genre ainsi défini on
reprendra le nom déjà proposé, mais non admis jusqu'ici, de
Volkensteinie ( Volkensteima Regel).
Ailleurs, la grappe composée, réduite à deux degrés de
ramification, en forme de court épi d'ombellules distantes, ter-
mine non plus la tige et ses branches principales, mais de courts
rameaux axillaires qui n'ont porté avant elle que quelques
feuilles ou même n'en ont pas porté du tout. Il y a d'autres dif-
férences, et l'on donnera au genre ainsi caractérisé le nom de
Ouratelle (Ouratella).
Ailleurs encore, la grappe composée est réduite aussi à un
épi d'ombellules distantes, à une sorte de queue, mais qui est
i8o JOURNAL Dp: BOTANIQUE
très longue, insérée directement avec d'autres à l'aisselle des
écailles inférieures ou des feuilles inférieures de la pousse
feuillée, et nue, dégarnie de fleurs, dans sa moitié inférieure.
Défini par ce caractère et ceux qui s'y ajoutent, ce genre sera
nommé Gymnouratelle {Gymnouratella).
Le genre Ouratée restreint se trouve de la sorte décomposé
en treize genres, qu'il faut reprendre maintenant un à un pour
en faire mieux connaître en quelques mots les caractères et la
composition.
i . Sur le genre Ouratée de nouveau restreint. — Avec la res-
triction nouvelle qu'on y apporte ici, le genre Ouratée (Ouratea
Aublet emend.) comprend d'abord définitivement toutes les
espècesglabres à stipules caduques, àgrappe terminalecomposée
à deux ou trois degrés et à fruit ovoïde, où l'embryon a pu être
étudié et reconnu accombant à cotyles droites et appliquées
tout du long. Larges et plan-convexes, ces cotyles renferment,
à côté de l'huile, beaucoup d'amidon; en un mot, l'embryon est
oléo-amylacé.
Suivant que la grappe composée terminale offre trois ou
seulement deux degrés de ramification, en d'autres termes,
suivant qu'elle est une large panicule pyramidale ou un étroit
épi d'ombellules distantes, les nombreuses espèces de ce genre
peuvent être groupées en deux sections. La première, les
Paniculées {Paniculatse), comprend notamment : l'O. de la
Guyane (O. guianensis Aublet), type du genre, l'O. de Can-
dolle (O. Candollei (Planchon) v. T.), l'O. oliviforme (O. olï-
viformis (A. Saint-Hilaire) Engl.), cultivé dans nos serres, l'O.
brillante [O, nftïda (De Candolle) Engl.), l'O. polyanthe [O.
polyantha (Triana et Planchon) Engl.), l'O. membraneuse {O.
membranacea (Triana et Planchon) Engl.), l'O. suave (O. sua-
veolens (A. Saint-Hilaire) Engl.), l'O. elliptique [O. elliptica
(A. Richard) Engl.), l'O. floribonde {O. flortbunda (A. Saint-
Hilaire) Engl.), etc.
La seconde section, qu'on nommera les Spiciformes {Spï-
ci for mes), renferme notamment : l'O. longifoliée (O. longïfolïa
(De Candolle) Engl.), l'O. glauque (O. glaucescens (A. Saint-
Hilaire) Engl.), l'O. cassinifoliée (O. cassinifolia (De Candolle)
Engl.), l'O. à queue (O. caudata Engler), etc.
Ph. Van Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacèes. 1S7
A ces espèces il convient d'ajouter provisoirement toutes
celles, douées des mêmes caractères extérieurs, où le fruit
n'a pas encore pu être étudié, où la conformation et l'orien-
tation de l'embryon sont jusqu'à présent inconnues. Les unes
se rattachent à la section des Paniculées, comme l'O. salicifoliée
(O. salicifolia (A. Saint-Hilaire et Tulasne) Engler), l'O. gran-
diflore {O . grandi jïor a (De Candolle) Engler), etc., les autres
à la section des Spiciformes, comme l'O. luisante (O. lucens (H.
B. K.) Engler), l'O. érythrocalice (O. erythrocalyx (Spruce)
v. T.), etc.
2. Sur le genre nouveau Trichouratée. — Ressemblant aux
Ouratées par leur embryon accombant, à larges cotyles appli-
quées et oléo-amylacées, ainsi que par leur inflorescence ter-
minale à trois ou deux degrés de ramification, les Trichouratées
(Trïchouratea v. T.) en diffèrent tout d'abord par un revête-
ment pileux, qui les distingue de toutes les autres Ouratéées et
qui leur a valu leur nom.
L'épiderme de la tige, de la feuille, des pédoncules et pédi-
celles floraux, ainsi que des sépales de la fleur, prolonge, en
effet, ses cellules en poils simples, à membrane très épaissie et
cutinisée, pointus, unicellulaires s'ils restent courts, pluricellu-
laires unisériés s'ils s'allongent davantage, soudés çà et là
l'un à l'autre par leurs bases et divergeant plus haut en forme
de bouquet.
A ce caractère externe s'en ajoutent d'autres, plus profonds,
tirés notamment de la structure de la tige et de la feuille. Bien
que l'épiderme de la tige prolonge ses cellules en poils, c'est
lui qui produit le périderme. D'autre part, l'écorce de la feuille
différencie en palissade son assise externe aussi bien en bas
qu'en haut ; la palissade a seulement ses cellules plus longues en
haut, plus courtes en bas ; en un mot, bifaciale partout ailleurs,
la structure de l'écorce tend à devenir ici concentrique. Là où
cette tendance est le mieux marquée, dans la T. ovale, par
exemple, l'épiderme supérieur prend aussi de nombreux stomates
et ressemble tout à fait à l'épiderme inférieur. De même, les
méristèles qui, dans les Ouratées, ont une bande de cellules
cristalligènes épaissies en arcs sur la face supérieure seulement,
offrent ici une pareille bande sur leurs deux faces.
i88 JOURNAL DE BOTANIQUE
D'après l'inflorescence, qui est tantôt une large panicule
pyramidale, tantôt seulement un étroit épi d'ombellules, les dix
espèces environ qui composent ce genre peuvent être, comme
lesOuratées, groupées en deux sections. La première, les Pani-
culées (Pani'culatâ?), comprendra la T. oléifoliée [T. oleifoh'a
(A. Saint-Hilaire) v. T.), la T. parvifoliée ( T. parvifolia (A.
Saint-Hilaire) V. T.), la T. naine (T. nana (A. Saint-Hilaire)
v. T.), la T. veloutée [T. subveliitina (Planchon) v. T.), la
T. pubescente (T. pubescens (A. Saint-Hilaire et Tulasne) v.T.),
la T. nerveuse (7". nervosa (A. Saint-Hilaire) v. T.), la T. bra-
chyandre (T. brachyandra (Planchon) v. T.), etc. La seconde,
les Spiciformes (Spici formes), renfermera notamment la T. de
Gardner(7\ Gardneri v . T.), espèce nouvelle identifiée à tort
par M. Engler avec la T. oléifoliée, etc.
3. Sur le genre nouveau Diouratée. — Ressemblant aux
deux précédents par l'inflorescence en panicule terminale et par
l'accombance de l'embryon, qui est aussi oléo-amylacé, le
genre nouveau Diouratée {Diotiratea v. T.) en diffère net-
tement par son gynophore discoïde et son fruit, dont chaque
drupe, aplatie transversalement, a son bord externe échancré
en cœur. Cette forme, que rien n'annonce dans le pistil, lui est
imprimée peu à peu par l'embryon au fur et à mesure de son
développement. Au lieu de s'accroître en longueur comme d'or-
dinaire, il se couche, en effet, horizontalement, radicule en de-
dans, et s'allonge suivant le rayon, en posant latéralement ses
deux cotyles ; celles-ci, étroites et épaisses, presque cylindriques,
sans oreillettes descendantes, sont bien appliquées l'une contre
l'autre dans leur partie inférieure, mais se séparent vers l'extré-
mité et divergent en forme de fourche, caractère d'où l'on a
tiré le nom générique. La disposition transversale et la forme
bilobée de l'embryon se communiquent nécessairement à la
graine et au fruit qui le renferment.
Ainsi défini, ce genre a pour type la D. cardiosperme
(D. cardiosperma (Lamarck) v. T.), qui croît aux environs de
Cayenne, à la Guyane française, et que Lamarck a décrite
sous le nom d' Oc/ma card/osper ma, dès 1797 (1). Peu d'années
1. Lamarck : Dictionnaire, IV, p. 311, 1797.
Ph. Van Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 189
après, A. P. de Candolle entrevoyait en elle un genre nouveau :
a Forsan novi generis signum prae se fert », dit-il, en 181 1 (1).
Aussi, M. Engler en a-t-il fait, en 1876, le type de l'une des
deux séries, celle des Cardïocarpx, qu'il distinguait dans les
Ouratées américaines, toutes les autres formant ensemble une
seconde série, celle des Oocarpœ (2). Ce n'est pas assez, et il
faut ici, comme le prévoyait A. -P. de Candolle, établir un
genre distinct.
A ce genre il faut maintenant rattacher deux autres espèces.
L'une, récoltée par Hostmann (n° 12 15) à Surinam, dans la
Guyane néerlandaise, a été décrite par Planchon, en 1847, sous
le nom de Gomphia surinatnensis ; M. Engler l'a rattachée à
tort, comme variété, à XOuratea subscandens (Planchon)
Engler (3). Ce sera la D. de Surinam (D. surinatnensis (Plan-
chon) v. T.). L'autre, trouvée aussi aux environs de Surinam, à
Splitgerber, a été donnée à l'Herbier du Muséum par de
Vriese ; elle diffère des deux précédentes, notamment par ses
feuilles arrondies à la base et plus fortement dentées : ce sera
la D. sculptée (D. sculpta v. T.), pour rappeler que, dans ce
genre, tout le système des nervures est sculpté en creux dans
les deux faces de la feuille coriace.
C'est à ces trois espèces que se réduit, pour le moment,
le genre Diouratée.
4. Sur le genre nouveau Plicouratée. — Remarquables déjà
par la petitesse des fleurs, disposées sur des pédicelles très
grêles enpanicule terminale, les Plicouratées {Plicouratea v.T.)
diffèrent aussi de toutes les Ouratéées à embryon accombant
par la conformation de l'embryon, mais tout autrement que les
Diouratées. Ici, la drupe est, comme d'ordinaire, ovoïde et
portée sur un gynophore piriforme. Mais les deux cotyles de
l'embryon, pourvues en bas d'oreillettes descendantes qui re-
couvrent la tigelle, se replient en haut chacune en dehors et
la portion reployée descend en s'appliquant étroitement contre
la face dorsale. C'est de ce reploiement symétrique qu'on a
dérivé le nom générique.
1. A.-P. de Candolle : A7111. du Muséum, XVII, p. 421, 181 1.
2. Engler : Flora brasiliensis, XII, 2, p. 302 et p. 307, 1876.
3. Loc. cit., p. 323, 1876.
igo JOURNAL DE BOTANIQUE
Ainsi défini, ce genre a pour type la P. parviflore [P. par-
vlflora (de Candolle) v. T.) et les autres espèces du Brésil con-
fondues avec celle-ci dans les Herbiers, ou qui n'en sont distin-
guées que comme variétés, notamment la var. (3. Plane honiana
de M. Engler, qui sera la P. de Planchon (P. Planchoniana
v. T.).
5. Sur le genre nouveatt Hémiouratée. — Ressemblant aux
Plicouratées par la petitesse des fleurs et la gracilité des pédi-
celles dans la panicule terminale, les Hémiouratées s'en dis-
tinguent aussitôt par leur androcée, qui est réduit à cinq éta-
mines épisépales, par avortement constant des cinq étamines
épipétales : d'où le nom générique. Elles en diffèrent encore par
le gynophore, étroit et cylindrique dans sa région inférieure,
et brusquement renflé en boule au sommet, en forme de clou.
Ce genre a pour type l'H. jolie [H. pzilekella (Planchon)
v. T.), du Brésil, où M. Glaziou l'a retrouvée depuis (n° 9385).
M. Taubert l'a rattachée à tort en 1893, comme simple variété,
à X Ottratea parvifiora de Candolle.
6. Sur le genre notiveau Tétrouratée. — Semblables aux
Hémiouratées par la petitesse des feuilles et des fleurs, ainsi
par que le gynophore claviforme, les Tétrouratées en diffèrent,
et en même temps de toutes les autres Ouratéées, par leur
fleur tétramère : d'où le nom générique.
Ce genre a pour type la T. de Sello (T. Selloi (Planchon)
v. T.), du Brésil, qui en est jusqu'ici le seul représentant.
7. Sur le genre nouveau Folyottralée. — Ce genre comprend
plusieurs espèces du Brésil, décrites jusqu'ici comme Ouratées,
mais qui diffèrent de toutes les autres par le dédoublement par-
tiel ou total des carpelles dans le pistil, c'est-à-dire comme les
Polythèces diffèrent des Diporides dans la tribu des Ochnées.
Ce sont, notamment, la P. hexasperme {P. hexasperma (A.
St-Hilaire) v. T.), la P. polygyne (P. polygyna (Engler)
v. T.), etc.
8. Sur le genre nouveau, Mz'crourate'e . — M. Graziou a ré-
colté au Brésil (n° 20803 a) une petite plante à rhizome, émettant
Ph. Van Tibghbm. — Constitution de la fantillc des Ochnàcées. 191
des rameaux feuilles très courts, ne dépassant pas 4 à 5 centi-
mètres, à feuilles munies de stipules persistantes. Le rameau
se termine par un bourgeon écailleux qui, au printemps suivant,
se développe en une grappe terminale simple, à la base de
laquelle demeurent les écailles et le long de laquelle persistent
les bractées mères avec leurs deux stipules.
Par la conformation de son corps végétatif, qui ressemble à
celui des Campylochnelles d'Afrique, et par son inflorescence
terminale en grappe simple, cette plante diffère de toutes les
autres Ouratéées et se montre le type d'un genre nouveau, la
Microuratée (Microuratea) . L'espèce en question sera la M. de
Glaziou [M. Glazïovïv. T.). Weddell en a récolté au Brésil, en
1884, une autre espèce (n° 3072), qui sera la M. de Weddell
[M. Weddelliaua v. T.).
9. Sur le genre nouveau Noioitraiée. — De tous les genres pré-
cédents, les Notouratées {Notouratea v. T.) diffèrent par l'in-
combance de l'embryon, qui leur a donné leur nom. Comme dans
les deux premiers, l'embryon est droit, vertical, à radicule
infère, à cotyles larges, plan-convexes, appliquées l'une contre
l'autre tout du long.
Ce genre comprend notamment la N. inondée {N. inundata
(Spruce) v. T.) et quelques autres espèces.
10. Sur le genre nouveau Camptouratée. — Le plus souvent,
lorsque l'embryon est incombant, les deux cotyles reploient
ensemble leurs extrémités vers l'intérieur, où elles redescendent
plus ou moins bas, en s'accolant intimement sur le dos de la
cotyle interne. D'ordinaire la cotyle externe s'allonge moins et
se reploie peu, tandis que l'interne, plus longue, redescend
jusque près de la radicule, différence qui atteint son plus haut
des-ré dans la N. ilicifoliée. Bien que droit, l'embryon n'a donc
ici qu'un seul plan de symétrie, qui est son plan médian, et ce
plan coïncide nécessairement avec le plan de symétrie commun
de l'ovule et du carpelle. De plus, les cotyles n'ont pas ici
d'oreillettes basilaires descendantes, de sorte que la mince
tigelle et la radicule y sont laissées à nu. Au point de vue des
réserves nutritives, l'embryon est oléo-amylacé, comme dans
les genres précédents.
i92 JOURNAL DE BOTANIQUE
Par le reploiement des cotyles, qui lui a valu son nom, le
genre Camptouratée correspond, avec incombance, au genre
Plicouratée, avec accombance. En même temps, bien que la
graine y soit encore droite, il établit une transition marquée vers
les Campylospermées de l'Ancien Monde. C'est ce qui en fait
le principal intérêt.
Ainsi caractérisé, il comprend pour le moment au moins
six espèces certaines, ayant toutes une panicule terminale :
N. ilicifoliée (N. ilicifolia (de Candolle) v. T.), N. révolutée
(N. revoluia (Wright) v. T.), et N. alaternifoliée {N. alater-
nifolia (A. Richard) v. T.), etc., de Cuba; N. castanéifoliée
(N. castaneifolia (de Candolle) v. T.), N. persistante (N. fier-
sistens (A. Saint-Hilaire) v. T.), N. semi-dentelée (N. semïser-
rata (Martius) v. T.), etc., du Brésil.
Il y faudra joindre sans doute, plus tard, quelques-unes des
espèces glabres que, faute d'en connaître encore l'embryon, on
a classées provisoirement plus haut parmi les Ouratées.
1 1 . Sur le genre restauré Volkensteinie. — Distingué par
Regel (i), en 1863, d'après des caractères qui ont été jugés
alors et avec raison tout à fait insuffisants, le'genre Volkensteinie
(Volkensteinia Regel) n'a pas été et ne pouvait être admis. Il
existe pourtant, mais c'est en le fondant sur d'autres bases
qu'on le rétablit ici.
De tous les précédents il diffère, en effet, tout d'abord par
ses feuilles énormes, rapprochées à l'extrémité des branches en
forme de parasol, qui lui donnent le port d'une Théophraste,
par ses stipules dures et persistantes et par sa panicule pyra-
midale plus ample, ayant quatre degrés de ramification, et non
pas seulement trois comme dans les sections paniculées des
genres précédents. Dans la structure, il en diffère aussi, notam-
ment par son périderme sous-épidermique et par les fibres qui
traversent en tous sens l'écorce de la feuille pour venir se ter-
miner en rampant sous l'épiderme.
Il ne comprend jusqu'à présent qu'une seule espèce, origi-
naire d'une région demeurée inconnue de l'Amérique du Sud,
introduite en Europe en 1858 par Linden sous le nom de Gom-
1. Regel: Volkensteinia Theophrasta (Gartenflora, XIV, p. 131, pi. 471, 1863).
Ph. Van Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 193
phi a Theophrasta donné par Planchon (1), que Bâillon a changé
plus tard, conformément à la loi de priorité, en celui de Ouratea
Theophrasta (2), et cultivée dans les serres depuis cette époque.
Ce sera la Volkensteinie Théophraste ( Volkensteinia Theo-
phrasta (Planchon) Regel). C'est à tort que M. Engler l'a
identifiée, en 1876, avec l'O. gigantophylle (O. gigantophylla
(Erhard) Engler) du Brésil (3), comme on l'a montré dans une
Note antérieure (4). Si elle fleurit abondamment chaque année
dans nos serres, elle n'y fructifie pas, malheureusement, de
sorte que la conformation et l'orientation de l'embryon y sont
encore inconnues.
12. Sur le genre nouveau Ouratelle. — Différant de tous les
précédents par son inflorescence latérale, qui termine un court
ramuscule, et par ses feuilles caduques, le genre nouveau Ou-
ratelle {Oîtratella v. T.) a pour type l'O. du Mexique {O.
mexicana (H. B. K.) v. T.) et comprend aussi deux espèces
nouvelles des Antilles, l'une récoltée à Saint-Thomas par Finlay
en 1841 (n° 120), que je nommerai O. de Finlay (O. Finlayi
v. T.), l'autre trouvée à la Guadeloupe par L'Herminier en 1843,
qui sera l'O. de Lherminier (O. Lherminiert v . T.). On n'en
connaît pas encore le fruit.
13. Sur le genre nouveau Gymnouratelle. — Les fleurs sont
disposées ici en longs épis d'ombellules distantes, insérés direc-
tement à l'aisselle des écailles inférieures de la pousse feuillée,
et entièrement nus, dégarnis de fleurs, dans leur moitié infé-
rieure ; c'est de ce dernier caractère que l'on a tiré le nom de ce
genre nouveau [Gymnouratella v . T.). Par ce mode d'inflores-
cence, il diffère de toutes les autres Ouratéées américaines et
ressemble à plusieurs Ouratéées d'Afrique, comme on le verra
plus loin. C'est ce qui en fait l'intérêt propre.
Il se réduit pour le moment à une seule espèce, la G. pen-
dante (G. pendula (Pœppig) v. T.), originaire du Pérou. Le
fruit y est encore inconnu.
1. Linden, Catalogue, 1859.
2. Bâillon : Histoire des plantes, IV, p. 360, 1873.
3. Engler : Flora brasiliensis, XII, 2, p. 338, 1876.
4. Ph. Van Tieghem : Sur la préjl oraison des Ochnacées (Bulletin du Muséum,
p. 273, avril 1902).
194 JOURNAL DE BOTANIQUE
II. — Constitution actuelle de la sous-tribu
DES ORTHOSPERMÉES.
Aux treize genres qui précèdent si Ton ajoute maintenant le
genre Sétouratée, caractérisé dans un travail antérieur (i) et où
l'embryon est droit, vertical à radicule infère, accombant, à
cotyles plan-convexes appliquées tout du long et oléo-amy-
lacées, comme dans les Ouratées et les Trichouratées, on ob-
tient la constitution actuelle de la sous-tribu des Orthosper-
mées, telle que la résume le tableau suivant :
velues. Embryon accombant Trichouraice.
!,.,_, , S Sétouratée.
un seul degré. Embryon accombant. . \ ,,. , -
** ■> ( Alicrouratec.
I I { Ouratée.
L \ Tétr ouratée.
, . laccombant, J aPP lcIue< • \ Hémiouratée.
deux ou trois» L , < f _ ,
■ „r. ) a cotyles ) { Poly ouratée.
degrés. < /divergentes. Diouratée.
Embryon i , - ai- ,■
I \reployees. . Flicouraiee .
[incombant, (droites. . . Notouratéc.
\ à cotyles f reployées. . Camptouraiée.
quatre degrés Volkensteinic.
, , , i terminant un ramuscule feuille Ouraielle.
\ \ '/ directement axillaire, à pédoncule nu. . Gymnouratcllc.
Ainsi constituée avec quatorze genres, comprenant toutes les
Ouratéées à graine et embryon droits et à calice caduc, la sous-
tribu des Orthospermées renferme toutes les Ouratéées améri-
caines et pas d'autres.
III. — Subdivision du genre Campylosperme
Tel qu'il a été établi dans un travail antérieur (2), le genre
Campylosperme comprend, comme on sait, toutes les Ouratéées
à graine recourbée en fer à cheval autour d'une fausse cloison
tangentielle plus ou moins haute, à feuilles ligulées et à déhis-
cence d'anthère poricide. Ainsi défini, il renferme environ qua-
rante espèces, toutes de l'Ancien Monde, dans lesquelles une
étude plus approfondie me permet aujourd'hui de distinguer, en
définitive, neuf groupes.
1. Ph. Van Tieghem : Sétouratée, Bise taire et Campylosperme, trois genres
nouveaux d'Ochnacécs (Journal de Botanique, XVI, p. 33, 1002).
2. Ph. Van Tieghem : Loc. cit. (Journal de Botanique, XVI, p. 33, 1902).
Ph. Van Tieghbm. — Constitution de la famille des Ochmcécs. 195
Dans les unes, l'embryon a ses deux cotyles égales, il est
isocotylé. Chez d'autres, les deux cotyles sont très inégales, l'une
étant large et longue, l'autre étroite et courte ; l'embryon est
hêtérocotylê. C'est alors tantôt la cotyle externe,1 située sur la
face convexe, sur le dos, tantôt la cotyle interne, insérée sur
la face concave, sur le ventre, qui avorte, qui devient ce que,
pour abréger, on peut appeler la cotylette. De là, déjà trois
séries d'espèces, d'après la conformation de l'embryon.
Quand il est isocotylé, l'embryon prend dans la graine, sui-
vant les espèces, deux orientations différentes et perpendi-
culaires. Tantôt ses deux cotyles sont latérales, son plan médian
est perpendiculaire au plan de symétrie commun de l'ovule et
du carpelle, qui est aussi son plan de courbure ; en un mot, il
est accombant. Tantôt ses deux cotyles sont antéro-postérieures,
son plan médian coïncide avec le plan de symétrie commun de
l'ovule et du carpelle, qui est aussi son plan de courbure ; en
un mot, il est incombant. Lorsqu'il est hêtérocotylê, que la
cotylette y soit externe ou interne, dorsale ou ventrale, l'em-
bryon n'a qu'un seul plan de symétrie, qui est son plan médian,
et ce plan coïncide nécessairement avec le plan commun de
symétrie de l'ovule et du carpelle ; en un mot, il est toujours
et nécessairement incombant.
Isocotylé, hêtérocotylê à cotylette externe ou à cotylette
interne, accombant ou incombant, l'embryon remplit d'ordi-
naire toute la loge. Quelquefois pourtant, la graine demeure
petite et n'en occupe que le fond, tandis que le reste de la loge
se remplit d'un parenchyme à cellules étoilées, aérifère et spon-
gieux, qui permet au fruit de flotter sur l'eau. Cette disposition
singulière n'a été rencontrée jusqu'ici que dans un seul des cas
précédents, celui où l'embryon est isocotylé incombant.
En somme, on obtient ainsi, par la seule considération
du fruit, de la graine et de l'embryon, cinq catégories d'es-
pèces.
L'inflorescence offre, de son côté, chez ces plantes, trois
manières d'être différentes. Tantôt elle termine directement la
tige feuillée, dont la croissance ultérieure se poursuit en sym-
pode. Tantôt elle termine un court rameau axillaire d'une
feuille, et qui porte au-dessous d'elle soit deux feuilles sem-
blables aux feuilles végétatives, soit deux feuilles beaucoup
196 JOURNAL DE BOTANIQUE
plus petites ou mieux deux bractées foliacées, lui formant une
sorte d'involucre. Tantôt elle est directement axillaire soit des
écailles basilaires de la pousse feuillée, soit des feuilles mêmes
de cette pousse. Si ces divers modes d'inflorescence se rencon-
traient dans chacune des cinq conformations du fruit distinguées
plus haut, on obtiendrait un grand nombre de séries distinctes.
Il est loin d'en être ainsi, du moins dans l'état actuel de nos
connaissances, de sorte que le nombre des séries, qu'il convient
de regarder comme autant de genres distincts, se trouve pour
le moment beaucoup plus restreint et se réduit à neuf, comme
on va voir.
Les espèces à embryon isocotylé accombant et à inflores-
cence terminale formeront désormais seules le genre Campy-
losperme restreint {Campylospermum v. T. pro parte).
Les espèces à embryon isocotylé accombant et à inflores-
cence basilaire constitueront le genre nouveau Cercanthème
( Cercanthemtwi) .
Les espèces à embryon isocotylé accombant et à inflores-
cence axillaire des feuilles composeront le genre nouveau Cer-
cinie {Cercinid).
Les espèces à embryon isocotylé incombant, où l'inflores-
cence est terminale, comme dans les Campylospermes, forme-
ront le genre nouveau Notocampyle {Notocampylum) .
Les espèces à embryon isocotylé incombant, où l'inflores-
cence termine un rameau latéral avec involucre foliacé, compo-
seront le genre nouveau Diphyllanthe (Diphyllaut/ms) . Celles
où l'inflorescence termine un rameau latéral à deux feuilles
ordinaires formeront le genre nouveau Diphyllopode (Dipkyl-
lopodium).
Les espèces à embryon isocotylé incombant dont le fruit
renferme dans sa loge, c'est-à-dire dans son noyau, une graine
basilaire avec une masse de tissu spongieux, ont toutes la même
inflorescence et constitueront ensemble le genre nouveau
Spongopyrène {Spongopyrena) .
Les espèces à embryon hétérocotylé à cotylette interne ou
ventrale, et toujours incombant, ont toutes aussi la même in-
florescence et composeront ensemble le genre nouveau Rhab-
dophylle {Rhabdophylhmi).
Enfin, les espèces à embryon hétérocotylé à cotylette
Ph. Van Tieghbm. — Constitution de la famille des Ocknacèes. 197
externe ou dorsale, et toujours incombant, n'offrent également
qu'un seul mode d'inflorescence, en panicule terminale, et ne for-
meront aussi que le seul genre nouveau Monélasme (Monelas-
muiti).
Notre ancien genre Campylosperme se trouve de la sorte, à
la suite d'une analyse plus approfondie des caractères différen-
tiels des espèces, subdivisé en neuf genres distincts. Reprenons
maintenant un à un ces neuf genres, pour en faire mieux con-
naître les caractères et la composition.
1. Sîir le genre Campylosperme restreint. — Dans son
acception nouvelle, le genre Campylosperme [Campylo-
spermum v. T. emend.) comprend d'abord définitivement les
espèces de l'ancien genre où l'inflorescence est terminale et où
l'embryon est isocotylé accombant, puis provisoirement toutes
les espèces de ce genre à inflorescence terminale où le fruit n'a
pas encore pu être étudié.
Les premières sont, pour l'instant, au nombre de six, savoir :
leC. angustifolié (C. angustifolium (Vahl) v. T.), de l'Inde et
de Ceylan ; le C. de Sumatra (C. sumatramtm (Jack) v.T.), qui
croît aussi à Java ; le C. obtusifolié (C. obiusifolùtm (Lamarck)
v. T.), et le C. lisse [C. lœvigahmi (Vahl) v. T.), tous deux de
Madagascar, confondus à tort jusqu'ici sous la seconde dénomi-
nation ; le C. de Dybovski (C Dybovskiamtm v. T.), espèce
nouvelle du Congo, et le C. laxiflore (C. laxïflorum (De Wilde-
man et Durand) v. T.), récemment décrit et qui croît aussi au
Congo.
L'inflorescence terminale y est une grappe composée à trois
degrés de ramification, formée d'épis d'ombellules distantes, en
un mot, une panicule, comme dans les Ouratées de la section
des Paniculées. L'embryon y est exclusivement oléagineux,
sans trace d'amidon.
Les secondes, où l'inflorescence terminale est également une
panicule, sont, notamment : le C. anguleux (C angulaùtm (De
Candolle) v. T.) et le C. de Humblot (C. Humbloti (Bâillon)
v. T.), de Madagascar, le C. de Bornéo (C. bomeense (Bartel-
letti) v. T.), récemment décrit, et plusieurs espèces nouvelles
du continent africain, que je nommerai et décrirai dans mon
mémoire.
198 JOURNAL DE BOTANIQUE
2. Sur le genre nouveau Cercanthènie. — Défini comme on
sait, le genre nouveau Cercanthème {Cercanthemum v. T.)
comprend définitivement tous les anciens Campylospermes à
embryon isocotylé accombant, dont l'inflorescence, axillaire
d'une des écailles basilaires de la pousse feuillée, est un long et
simple épi d'ombellules distantes, en forme de queue, caractère
d'où est tiré le nom générique (i). Le pédoncule y est nu dans
sa région inférieure, comme chez la Gymnouratelle, parmi les
Orthospermées. On doit y rattacher aussi, provisoirement,
toutes les espèces de ce genre qui ont la même inflorescence,
mais où le fruit n'a pas encore pu être étudié.
Les premières sont, pour le moment, au nombre de trois,
savoir : le C. amplexicaule (C. amplexicaule (O. Hoffmann)
v. T.), de Madagascar, le C. plat (C. anceps (Baker) v. T.),
aussi de Madagascar, et le C. de Sacleux (C Sacleuxii v '. T.),
espèce nouvelle de Zanzibar, qui sera décrite dans mon Mémoire.
Comme dans les Campylospermes, l'embryon y est exclusive-
ment oléagineux, sans trace d'amidon.
Les secondes sont, notamment : le C. pendant (C. dependens
(De Candolle) v. T.), le C. lancéolé (C. lanceolatttm (Baker)
v. T.), etc., de Madagascar.
3. Sur le genre nouveau- Cercinie. — Ressemblant aux Cer-
canthèmes par leur inflorescence, qui est un épi d'ombellules
distantes, en forme de queue, caractère commun d'où l'on a aussi
tiré leur nom, les Cercinies {Cercinia v. T.) en diffèrent notam-
ment parce que les épis y sont axillaires des feuilles et non pas
des écailles basilaires de la pousse feuillée.
Ce genre a pour type une espèce nouvelle, récoltée en
Cochinchine par M. Thorel (^643) en 1862-1866, qui sera la
Cercinie de Thorel (C. Thoreli v. T.). Les épis y sont grêles,
recourbés en haut et beaucoup plus longs que les feuilles. Elle
a été retrouvée plus tard au Cambodge, en 1875, par M. Gode-
froy (n«> 355).
Il comprend aussi une autre espèce nouvelle, découverte au
Mont S'Treug, dans le Bassin du Sé-Moun, au Laos méri-
dional, par M. Harmand en 1875-1877 (n° 131). Elle diffère de
1. De xépxoç, queue, et àvOejxov, fleur.
Ph. Van Tihghem. — Constitution de la famille des Ocknacces. 199
la précédente par ses feuilles plus étroites et plus longues, et
surtout par ses épis d'ombellules, plus trapus et condensés,
beaucoup plus courts que les feuilles.
C'est à ces deux espèces cochinchinoises que se réduit pour
le moment le o-enre Cercinie.
Î5
4. Sur le genre nouveau Notocampyle. — Le genre Noto-
campyle {Notocampylum v. T.) est caractérisé par un embryon
isocotylé incombant et par une inflorescence terminale. Par le
premier caractère, il se distingue des trois genres précédents;
par le second, il ressemble aux Campylospermes. Le nom géné-
rique rappelle à la fois cette différence et cette similitude.
Il n'est représenté jusqu'à présent que par une seule espèce,
le N. de Mann (N. Manniï (Oliver) v. T.), du Niger, remar-
quable par ses très grandes feuilles rapprochées à l'extrémité
des branches, qui la font ressembler à la Volkensteinie Théo-
phraste dont il a été question plus haut. L'inflorescence ter-
minale n'est pas unepanicule, comme dans les Campylospermes,
mais un simple et très long épi d'ombellules distantes, à pédon-
cule dénudé dans sa région inférieure, pareil aux épis basi-
laires des Cercanthèmes. Contrairement aux deux genres pré-
cédents, l'embryon renferme de l'amidon à côté de l'huile ; il
est oléo-amylacé.
Parmi les espèces rangées provisoirement dans le genre
Campylosperme, certaines ont peut-être l'embryon incombant
et devront alors prendre place parmi les Notocampyles.
4. Sur le genre nouveau Diphyllanthe. — Les Diphyl-
lanthes {Diphyllanthus v. T.) diffèrent de tous les genres pré-
cédents par l'inflorescence, qui est une grappe composée, rac-
courcie et ombelliforme, terminant un court rameau axillaire
d'une feuille. Au-dessous d'elle, le rameau ne produit que deux
feuilles opposées, de même forme et couleur que les feuilles
végétatives, mais beaucoup plus petites, constituant un invo-
lucre foliacé diphylle : d'où le nom générique.
Reployée en fer à cheval autour d'une fausse cloison, la
graine renferme un embryon isocotylé incombant, qui est oléo-
amylacé, comme dans les Notocampyles.
Ce genre ne comprend jusqu'ici que deux espèces, voisines
200 JOURNAL DE BOTANIQUE
l'une de l'autre et ressemblant toutes les deux, par la forme, la
très grande dimension et la disposition de leurs feuilles, au
Notocampyle de Mann. La plus anciennement connue est le
D. de Duparquet (D. Duparquettanus (Bâillon) v. T.), du Ga-
bon; l'autre est le D. à corymbe {D. coryiubosus (Engler)
v. T.), de la même région (i).
6. Sur le genre nouveau Diphyllopode. — Par la grandeur
et la disposition des feuilles, par l'inflorescence, qui est aussi
un long épi d'ombellules distantes à région inférieure dégarnie,
enfin par la conformation et la structure de l'embryon, qui est
recourbé en fer à cheval, isocotylé, incombant et oléo-amylacé,
lesDiphyllopodes {Diphyllopodium v.T.) ressemblent auxNoto-
campyles et aux Diphyllanthes. Ils en diffèrent parce que l'épi
y termine un court rameau latéral ne portant que deux feuilles,
de même forme que celles de la tige, mais moitié plus petites,
caractère d'où l'on a tiré leur nom et qui les rapproche des
Diphyllanthes.
Ce genre a pour type la plante nouvelle récoltée au Gabon
en 1896 par le P. Klaine (n° 157), que je nommerai Diphyllo-
pode de Klaine (D '. Klainei 'v . T.). Plus grandes encore que dans
le N. de Mann et que dans le D. de Duparquet, les feuilles y
mesurent jusqu'à 60 centim. de long sur 20 cent, de large. Les
deux feuilles du rameau floral n'ont que 30 cent, de long sur
10 cent, de large.
Il y faut probablement rattacher aussi la plante récoltée en
1896 au Cameroun par M. Zenker (n° 1001), que M. Engler a
nommée Ouratea Zenkeri, mais qu'il n'a pas encore publiée ;
ce sera le D. de Zenker {D. Zenkeri (Engler mss.) v. T.).
7. Sur le genre nouveau Spougopyrène. — Ressemblant aux
deux genres précédents par l'incombance de l'embryon isocotylé
et par la grande dimension des feuilles, rapprochées aussi à
l'extrémité des branches, les Spongopyrènes (Spougopyrena
v. T.) en diffèrent par la structure du fruit.
1. Dans une Note précédente (Ce Recueil, XVI, p. 44, en note, 1902), j'ai cru
pouvoir, après hésitation, identifier cette seconde espèce avec la première. Une
étude plus approfondie des deux plantes me conduit aujourd'hui à les regarder
comme bien distinctes, quoique voisines.
Ph. Van Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 201
Petite, étroite et vermiforme, la graine n'y occupe que le fond
de la loge ; tout le reste est rempli, en dedans du noyau, par
un parenchyme rougeâtre, formé de cellules étoilées, laissant
entre leurs branches ajustées bout à bout des lacunes aérifères,
en un mot, par un tissu spongieux, assez semblable à celui de
la moelle de la tige des Joncs, qui permet au fruit de flotter sur
l'eau : d'où le nom générique (1). L'inflorescence y est un
long épi d'ombellules, à région inférieure dégarnie comme dans
les trois genres précédents, mais ici cet épi est axillaire d'une
feuille végétative.
Ce genre ne comprend jusqu'à présent que deux espèces.
L'une est le S. allongé (S. elongaius (Oliver) v. T.), du Niger.
L'autre est une espèce voisine, mais bien distincte, notamment
par ses feuilles bleuâtres, que je nommerai S. bleuâtre [S. cya-
nescens v. T.); elle a été récoltée au Gabon, en 1881, par
Soyaux (n° 179), en 1896, par le P. Klaine (n° 66), et en 1894,
par Thollon (n° 65).
8. Sur le genre nouveatt Rhabdophylle. — Caractérisé par un
embryon hétérocotylé à cotylette interne ou ventrale, très petite,
encastrée dans une rainure de la grande cotyle externe à sa base,
nécessairement incombant et exclusivement oléagineux, sans
trace d'amidon, le genre Rhabdophylle {Rhabdophylluni v. T.)
l'est tout aussi nettement par la remarquable nervation de ses
feuilles. De la nervure médiane partent perpendiculairement
des nervures secondaires très serrées et très fines, toutes sem-
blables, qui se bifurquent progressivement et se terminent
toutes dans une nervure qui longe l'extrême bord. Il en résulte
une striation très fine des deux faces de la feuille, dont la supé-
rieure est, en outre, luisante et foncée, qui permet de recon-
naître immédiatement les espèces de ce genre et qui lui a fait
donner son nom (2). L'inflorescence y est une grappe com-
posée, diversement modifiée, axillaire des écailles inférieures
de la pousse feuillée.
Il ne renferme que quatre espèces actuellement décrites,
savoir : le R. calophylle (R. calophylhtm (Hooker f.) v. T.), le
R. affine (R. affine (Hooker f.) v.T.), le R. réfracté (R. refrac-
1. De ffTcdyvoç, éponge, et iîuoyjV, noyau.
2. De paSSoq, strie, et cp'JAAov, feuille.
202 JOURNAL DE BOTANIQUE
tum (De Wild. et Dur.) v. T.), et le R. d'Arnold {R. Aruoldia-
num (De Wild. et Dur.) v. T.), toutes de l'Afrique occidentale.
Mais il en existe dans la même région plusieurs autres, con-
fondues avec les deux premières dans les Herbiers, ou nou-
vellement récoltées par les voyageurs, que je décrirai dans
mon Mémoire et qui en porteront le nombre à huit ou dix.
7. Sur le genre nouveau Monélasme. — Remarquable entre
tous par son embryon hétérocotylé, à cotylette externe ou dor-
sale, très petite, encastrée dans une rainure de la face externe de la
grande cotyle à sa base, au point de paraître monocotylé, carac-
tère d'où il tire son nom (1), le genre Monélasme [Monelasmum
v. T.) diffère encore des précédents par son inflorescence en
panicule terminale étalée, à trois degrés de ramification, qui le
rapproche des Campylospermes. L'embryon y est aussi exclu-
sivement oléagineux, sans trace d'amidon.
Il a pour type le M. réticulé (M. reticulaium (Palisot de
Beauvois) v. T.), de l'Afrique occidentale (Oware). Il renferme
aussi le M. très-glabre [M. glaberrimum (P. de Beauvois) v. T.),
le M. écailleux [M. squamosum (de Candolle) v. T.), le M. jaune
(M. flavum (Hooker f.) v. T.), le M. macrocarpe [M. macro-
carpum (Hooker f.) v. T.), et plusieurs autres espèces de la
même région, mais bien distinctes, identifiées à tort avec le
M. réticulé ou rattachées à cette espèce comme de simples
variétés. MM. De Wildeman et Durand en ont déjà décrit cinq
tout récemment, en 1901, sous les noms de Ouratea lœvis,
coriacea, densiflora, Dewevrei et pellucz'da. Il y en a d'autres
encore ; je me bornerai ici à en signaler une seule, récoltée
au Gabon par Griffon du Bellay en 1863 (n° 296). Elle est
remarquable notamment par son fruit droit et très allongé,
renfermant un embryon dont la longue et étroite cotyle interne,
pliée en son milieu, rapproche en forme de diapason ses deux
branches égales : ce sera le M. plié {M.ph'catum v. T.).
IV. — DÉDOUBLEMENT DU GENRE BrACKENRIDGÉE.
Tel qu'on l'a défini dans un travail antérieur (2), le genre
Brackenridgée [Brackenridgea Asa Gray) comprend toutes les
1. De p.(jvoç, une, et 1\clgll6ç, lame.
2. Ph. Van Tieghem -.Journal de Botanique, XVI, p. 46, 1902.
Ph. Ya>.' Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 203
Ouratéées où la déhiscence de l'anthère est longitudinale.
D'après l'orientation de l'embryon, toujours courbé, comme
la g-raine qui le renferme, en fer à cheval sur une fausse cloison
tangentielle, on y distingue deux sortes d'espèces, les unes où
il est incombant, les autres où il est accombant. Aux premières,
qui se groupent autour de la B. brillante [B. nitida A. Gray),
type du genre, on conservera le nom de Brackenridgée (Brac-
kenridgea A. Gray pro parte). Les secondes composeront le
genre nouveau Pleuroridgée (Pleuroridgea).
1. Sur le genre Brackenridgée restreint. — Ainsi restreint,
le genre Brackenridgée comprend, outre la B. brillante des îles
Fiji, la B. de Forbes {B. Forbesii v. T.) de la Nouvelle-
Zélande, laB. des marais (B . palustris Bartelletti) et la B. den-
telée [B. serrulala Bartelletti) de Bornéo, la B. de Hooker
[B. Hookeri A. Gray) de Penang et plusieurs autres espèces de
la péninsule malaise, confondues dans les Herbiers avec la pré-
cédente, et que je distinguerai dans mon Mémoire. Il est donc
localisé en Malaisie.
D'après M. Bartelletti (1), la plante des Philippines décrite
par Vilar sous le nom de B. fascicularis , puisqu'elle a un grand
nombre d'étamines, n'appartient pas à ce genre, mais est un
Ochna, c'est-à-dire pour nous probablement un Diporide
{Diporidium). Quant à la plante d'Australie que F. de Mùller
a fait connaître sous le nom de B. australiana (2), et que je
n'ai pas encore pu étudier, puisque la déhiscence de l'anthère
y est poricide, ce n'est pas non plus une Brackenridgée et le
genre auquel elle se rattache reste à déterminer. Comme c'est
la seule Ochnacée connue jusqu'à présent en Australie, le pro-
blème offre un grand intérêt.
2. Sur le genre nouveau Pleuroridgée. — Caractérisé no-
tamment par l'accombance de l'embryon d'où l'on a dérivé son
nom, le genre nouveau Pleuroridgée [Pleuroridgea v. T.) a
pour type la P. de Zanzibar [P. zanguebarica (Oliver) v. T.),
de la côte orientale d'Afrique. Il faut y rattacher, comme il a
1. Bartelletti : Malpighia, XV, p. 163, 1902.
2. F. de Miiller : Fragmenta, V, p. 29, 1865.
't1
204 JOURNAL DE BOTANIQUE
été dit dans une Note précédente (1), la P. ferrugineuse [P. fer-
ruginea (Engler) v. T.) et la P. à-dents-blanches {P. alboser-
rata (Engler) v. T.), de la même région, décrites comme Ochna
par M. Engler en 1893. La plante récoltée par M. Last au
mont Namuli, région de Makua, au Mozambique, et qui m'a été
communiquée par l'Herbier de Kew sous le nom de Ochna
leptoclada, est aussi une Pleuroridgée, que je nommerai P. de
Last (P. Lasti " v. T.).
Ainsi constitué, pour le moment, par ces quatre espèces, ce
genre est localisé en Afrique orientale.
V. — Constitution actuelle de la sous-tribu des
Campylospermées et de la tribu des Ouratéees.
Aux neuf genres qui résultent de la subdivision du genre
Campylosperme et aux deux genres qui proviennent du dédou-
blement du genre Brackenridgée, si l'on ajoute le genre Bisé-
taire caractérisé dans une Note antérieure (2), on obtiendra les
douze genres qui, ayant en commun la graine et l'embryon
courbes, ainsi que le calice persistant et accrescent autour du
fruit, composent la sous-tribu des Campylospermées, dont la
constitution actuelle est résumée dans le tableau suivant :
accombant.('onÇ"u^'na'e Pleuroridgée.
Déhiscence < / ligulées.^ terminale.. . . Cauipylosperme.
d'anthère ( poricide.\ Inflores- Jaxillaire. . . . Cercinie.
^ < cence (basilaire. . . . Cercantlième.
eut es istipU]ées, à stipules per-
isocotyle, ^ [ sjstantes Bisétaire.
remplis-
c
_ 1—
Cd -^
g E l r sant l longitudinale Brackenridgée.
p* ^ -1 \ le noyau. J poricide. (terminale. . . Notocampyle.
0- „ -o J \ incombant, < Déhis- J Intlores- < , , , ( Diphyllopode.
^ -^ s \ v i / l latérale.. . .}„,,„,,
O .2 p J / cence I cence ( ( Diphyllanthe.
d'anthère \
entouré d'un tissu spongieux. . . . Spongopyrene.
hétérocotylé, incom- ( interne Rhabdophylle.
u Q V bant, à cotylette \ externe Monélasme.
< ^
1. Ph. Van Tieghem : Subdivision du genre Ockue. Constitution actuelle
de la tribu des Ochnées (Journal de Botanique, XVI, p. 113, avril 1902).
2. Ph. Van Tieghem : Sétouralée, Campylosperme et Bisétaire, trois genres
nouveaux d'Ochnacées (lournal de Botanique, XVI, p. 44, lévrier 1902).
Ph. Van Tibghiîm. — Constitution de la famille des Ochnacées. 205
Ainsi composée, cette sous-tribu renferme toutes les Oura-
téées de l'Ancien Monde et n'a aucun représentant dans le Nou-
veau.
Si maintenant l'on superpose ce tableau à celui qui a été
tracé plus haut (p. 194) pour résumer la composition de la sous-
tribu des Orthospermées, on obtiendra le tableau complet résu-
mant la composition actuelle de la tribu des Ouratéées, avec les
vingt-six genres qu'il a fallu y distinguer.
VI. — Subdivision du genre Elvasie.
Différant à la fois des Ochnées et des Ouratéées par l'ab-
sence de gynophore, par la conformation du pistil, qui est
composé de carpelles concrescents dans toute leur longueur en
un ovaire pluriloculaire surmonté d'un style terminal, et par la
nature du fruit, qui est un simple achaine, le genre Elvasie est
le représentant jusqu'à présent unique d'une tribu distincte, les
Elvasiées. Il se distingue encore de tous les genres précédents
par la structure de la tige et de la feuille. Pour ne parler ici que
de la feuille, son pétiole renferme, dans la moelle de son anneau
libéroligneux, un arc libéroligneux à bois supérieur, et son
limbe a son épiderme supérieur doublé par un exoderme diffé-
rencié en une assise de fibres transversales, deux caractères
qui font également défaut à tous les autres genres. La tribu
des Elvasiées se montre donc plus éloignée des Ochnées et des
Ouratéées que celles-ci ne le sont entre elles, point sur lequel
on reviendra tout à l'heure.
On ne connaissait jusqu'à présent que quatre espèces d'El-
vasiées, savoir : l'E. calophyllée (E. calophyllea De Candolle),
l'E. quinquélobée (E. quinqueloba Spruce), l'E. Hostmannie
(E. Hostmannia Planchon) et l'E. d'Essequibo [E. Esseqtiî-
beusis Engler). Je puis en ajouter ici une cinquième, l'E. blan-
châtre (E. canescens v. T.), originaire comme les autres de
l'Amérique tropicale.
Une étude attentive de ces cinq espèces permet de les ré-
partir d'abord en deux groupes très différents, bien que chez
toutes l'anthère s'ouvre par deux pores au sommet.
Les unes ont un androcée directement diplostémone et un
pistil isomère dont l'ovaire, aplati transversalement et marqué
2o6 JOURNAL DE BOTANIQUE
d'autant de côtes saillantes qu'il a de carpelles, renferme dans
chaque loge un ovule anatrope, attaché à la base et dressé à
raphé interne. Le fruit, qui, par avortement de tous les ovules
moins un, devient un achaine, est plat, étoile, avec autant de
branches que le pistil avait d'abord de côtes saillantes. Comme
les côtes correspondaient aux cloisons de l'ovaire, les branches
de l'étoile correspondent aussi à ces cloisons et sont, en con-
séquence, épipétales, puisque les carpelles sont épisépales. La
graine unique que renferme le fruit, y est couchée horizon-
talement sur le dos, c'est-à-dire le raphé en bas. L'embryon
droit et horizontal qu'elle contient tourne par conséquent sa
radicule en dehors ; les deux cotyles y sont latérales ; en un
mot, il est accombant au raphé. L'huile y est accompagnée
d'amidon ; en un mot, il est oléo-amylacé.
Les autres ont un androcée méristémone où le nombre des
étamines s'élève jusqu'à 20 et plus, et un pistil dimère, dont
l'ovaire, allongé et lisse, renferme dans chaque loge un ovule
inséré dans l'angle interne à mi-hauteur, anatrope horizontal à
raphé supérieur. Le fruit, qui malheureusement y est encore
inconnu, y doit être par conséquent très différent : ovoïde,
comme l'ovaire, et non étoile, avec une graine, horizontale
comme l'ovule, mais couchée sur le ventre, c'est-à-dire le raphé
en haut, et non sur le dos, le raphé en bas. Son embryon, droit
et horizontal aussi, doit tourner par conséquent sa radicule en
dedans, et non en dehors; quant aux deux cotyles, rien ne per-
met de prévoir leur disposition, ni de dire par conséquent à
l'avance s'il y a accombance ou incombance.
Malgré cette lacune dans nos connaissances, l'ensemble des
différences que l'on vient de constater entre ces deux groupes
d'espèces est plus que suffisant pour qu'il soit nécessaire de les
regarder comme deux genres distincts. Au premier lot, puisqu'il
renferme l'E. calophyllée, espèce type du genre, on conservera
le nom d'Elvasie restreint {Elvasia de Candolle pro parte).
Pour le second, on relèvera le nom de Hostmannie (Host-
mannia), attribué par Planchon, en 1845, à l'une de ses espèces,
qu'il nommait alors Hostmannie elvasioïde [H. elvasioides), en
la considérant avec raison comme le type d'un genre auto-
nome (1). Malheureusement, il a, bientôt après, abandonné cette
1. ]. Planchon dans Hooker : Icônes plantarum, 2° série, IV, pi. 709, 1845.
Ph. Van Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 207
manière de voir, ramené son Hostmannie comme simple section
dans le genre Elvasie et nommé, en conséquence, l'espèce en
question E. Hostmannie {E. Hostmaunia) (1), opinion et déno-
mination adoptées par tous les botanistes qui ont suivi.
Ainsi séparés, les deux genres Elvasie et Hostmannie
diffèrent par des caractères si nombreux et si importants, diffé-
rence qui s'accusera encore davantage quand on connaîtra le
fruit du second genre, qu'il est nécessaire de les considérer
comme les types de deux tribus distinctes, les Elvasiées et. les
Hostjucmniées, correspondant respectivement, la première, où
l'androcée est diplostémone, aux Ouratéées, la seconde, où il est
méristémone, aux Ochnées. A cause de la dimérie du pistil, de
la direction horizontale de l'ovule et de la conformation diffé-
rente du fruit, les Hostmanniées diffèrent même des Elvasiées
plus fortement que les Ochnées des Ouratéées. Ensemble, ces
deux tribus formeront un groupe supérieur, ou sous-famille, les
Elvasïoïdées , correspondant à un autre groupe supérieur, ou
sous-famille, les Ochnoïdées , formé par les Ouratéées et les
Ochnées.
Considérons maintenant séparément ces deux tribus.
1. Sur la tribu des Elvasiées. — Dans l'étroite acception
où elle vient d'être réduite, la tribu des Elvasiées ne renferme
que trois espèces : l'E. calophyllée, l'E. quinquélobée et l'E.
blanchâtre.
La première a la fleur tétramère et le fruit étoile à quatre
branches, plus longues que larges et recourbées vers le bas.
La seconde a la fleur pentamère actinomorphe et complète,
et le fruit y est étoile, à cinq branches plus larges que longues
et recourbées vers le haut.
La troisième a aussi la fleur pentamère, mais avec le pétale
antérieur plus petit et sept étamines seulement, par avortement
des trois antérieures ; d'où résulte une zygomorphie très ac-
cusée.
Ces différences, et quelques autres que ce n'est pas ici le lieu
de signaler, suffisent à justifier la séparation générique de ces
trois espèces.
1. J. Planchon : London Journal of Botany, V, p. 648, 1846.
208 JOURNAL DE BOTANIQUE
A la première, on conservera le nom d'Elvasie : ce sera
définitivement l'E. calophyllée (E. calophyllea deCandolle).
La seconde formera le genre nouveau Vasélie ( Vaselia) et
sera nommée V. quinquélobée ( V. quinqueloba (Spruce) v. T.).
La troisième, remarquable encore par le revêtement de poils
bruns qui couvre les jeunes rameaux et les pédoncules floraux
des divers ordres, constituera le genre nouveau Trichovasélie
{Trùhovaselia) et sera nommée T. blanchâtre (T. canescens
v. T.). Elle a été récoltée, en 1887, par M. Gaillard, au Vene-
zuela, à San-Fernando de Atabapo (Haut-Orénoque). Par sa
pubescence, ce genre offre, dans la tribu des Elvasiées, une
exception correspondante à celle que présente le genre Tri-
chouratée dans la tribu des Ouratéées.
La tribu des Elvasiées se trouve, de la sorte, composée des
trois genres Elvasie, Vasélie et Trichovasélie, constitution
résumée dans le tableau suivant :
ELVASIÉES. I tétramère Elvasie.
Androcée diplostémone. < , ( dix étamines. . Vasélie.
m / pentamere, \ , . „ . , ...
rieur (, r ( sept étamines . Inchovaselie.
2. Sur la tribti des Hostmanniées . — Définie comme il a été
dit plus haut, la tribu des Hostmanniées ne comprend que le seul
genre Hostmannie, avec deux espèces : l'H. elvasioïde [H. elva-
sioides (Planchon) v. T.) et l'H. d'Essequibo [H. essequibensïs
(Engler) v. T.), toutes deux de la Guyane anglaise.
VII. — Constitution actuelle de la famille
DES OCHNACÉES.
De l'ensemble des faits consignés dans cette Note et dans
celle qui l'a précédée dans ce Recueil, il résulte que les deux
cents espèces environ qui composent actuellement la famille
des Ochnacées, dans les limites restreintes que nous lui impo-
sons ici, se répartissent d'abord en deux groupes primordiaux,
ou sous-familles : les Oc/iuoïdees,oi\ le pistil, porté sur un gyno-
phore, est formé de carpelles séparés à style gynobasique, où
le fruit comprend normalement autant de drupes distinctes, où
la feuille a son pétiole sans arc libéroligneux médullaire et son
limbe sans exoderme fibreux, et les Elvasioïdées, où le pistil,
Fh. Van Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 209
dépourvu de gynophore, est formé de carpelles concrescents
en un ovaire pluriloculaire à style terminal, où le fruit est un
simple acharne, où la feuille a son pétiole muni d'un arc libéro-
ligneux médullaire à bois supérieur et son limbe pourvu d'un
exoderme fibreux.
Chacune de ces deux sous-familles se partage ensuite en
deux groupes secondaires, ou tribus.
Les Ochnoïdées qui ont l'androcée directement diplosté-
mone et les carpelles, par conséquent, épisépales, forment la
tribu des Ouratéées ; celles qui ont l'androcée méristémone et
les carpelles, par conséquent, épipétales, forment la tribu des
Oclmées.
Les Elvasioïdées qui ont l'androcée directement diplosté-
mone et le pistil isomère épisépale à ovaire lobé constituent la
tribu des Elvasiées ; celles qui ont l'androcée méristémone et
le pistil dimère à ovaire entier constituent la tribu des Hosi-
manniées.
A leur tour, les deux premières de ces quatre tribus se divi-
sent chacune en groupes tertiaires, ou sous-tribus, tandis que
les deux autres, trop peu nombreuses, restent entières.
Les Ouratéées dont le calice est caduc et dont la graine
avec son embryon est droite forment la sous-tribu des Ortho-
spermées. Celles dont le calice est persistant et dont la graine
avec son embryon est recourbée autour d'une fausse cloison
tangentielle forment la sous-tribu des Campylospermées .
Les Ochnées dont la graine avec son embryon est droite
constituent la sous-tribu des Rectisêminées . Celles dont la graine
avec son embryon est réniforme constituent la sous-tribu des
Curviséminées . Celles dont la graine avec son embryon est
reployée en fer à cheval autour d'une fausse cloison tangen-
tielle constituent la sous-tribu des Plicosémiuées.
Enfin, les cinq sous-tribus ainsi définies, ainsi que les deux
tribus demeurées entières, se séparent en genres : les Ouratéées
orthospermées en comptent quatorze; les Ouratéées campylos-
permées, douze; les Ochnées rectisêminées, cinq; les Ochnées
curviséminées, trois; les Ochnées plicoséminées, un seul ; les
Elvasiées, trois, et les Hostmanniées, un seul. Ce qui fait, pour
la famille entière, un total de trente-neuf genres distincts.
Cette constitution actuelle de la famille des Ochnacées, avec
210
JOURNAL DE BOTANIQUE
ses deux sous-familles, ses quatre tribus, ses sept sous-tribus
et ses trente-neuf genres, est résumée dans le tableau suivant :
/accombant.
droit,
Orthospermées.
diplostémone .
OURATÉÉES
Embryon
isocotylé,
dialycarpelle
à style
g-ynobasique.
OCHNOIDËES.
Androcée
courbe,
Campylo-
SPERMÉE3.
Ouratée.
Volkensteinie.
Polyouratée.
Diouraiée.
Plicouratée.
Sétouratée.
Tricliouratce.
Tétrouratee.
Hémiouratée.
Microurattc.
Ouratelle.
Gymnouratclle.
{ Notouratée.
incombant. \ „ .. ,
f Camptouratee.
Pleuroridgee.
Cavipylosperme
Cercinie.
Cercani/tème.
Bisétaire.
Bra cken ridgée .
Notocampyle.
Dïphyllopode.
Dipkyllauthe.
Spojigopyrène.
\ Rhabdophylle.
' ) Monélasme.
accom-
bant.
(încom
bant
\ hétérocotylé .
OCHNACÉES
Pistil
Iroit,
méristémone.
OCHNÉES.
Embryon
,accom-\ Ochnelle.
) bant. ) Disclade.
isocotylé,, incom. , Déride.
\ bant.f Polythèce.
Recti- /hétérocotylé, in-
siiMiNÉEs.l combant. . . . Hétéroporide.
'réniforme, tOchne.
Cukviséminées. hétérocotylé, } Porochne.
incombant ( Diporochne .
Plicosémineks. reployé, iso-
cotylé, accombant. . . . Campylocknelle.
gamocarpelle
à style terminal
ELVASIOIDÉES.
Androcée
( Elvasie.
isomère. Embryon 2 Vasélie.
diplostémone
ELVASIEES. Pistil
accombant ( Trichovasclic.
I menstemone.
I HOSTMANNIÉES. Pistil dimère
Hostmannie.
Ph. Vak Tieghem. — Constitution de la famille des Ochnacées. 211
Si l'on veut bien se rappeler maintenant qu'avant mes re-
cherches les Ochnacées vraies ne comprenaient que quatre
genres : Ochne, Ouratée, Brackenridgée et Elvasie, ou plus
exactement trois seulement, l'autonomie de la Brackenridgée
étant formellement niée par les botanistes les plus compétents,
on voit qu'en introduisant dans la question des éléments nou-
veaux mes efforts ont abouti à une transformation complète de
ce petit groupe de plantes. Les trois genres primitifs sont de-
venus ainsi trois tribus, auxquelles s'en est ajoutée une qua-
trième, et le nombre des genres a plus que décuplé.
VIII. — Place des Ochnacées dans la Classification.
A la famille ainsi constituée quelle place faut-il maintenant
attribuer dans la Classification? C'est la dernière question que
nous avons à résoudre.
J'ai indiqué ailleurs (1) et je montrerai dans mon Mémoire
que l'ovule de ces plantes, partout unique dans le carpelle et
anatrope dressé à raphé interne, épinaste par conséquent, offre
une structure remarquable. Il a deux téguments, mais qui sont
concrescents tout au moins dans la plus grande partie de leur
longueur, comme dans les Ochnées, libres seulement au pour-
tour du micropyle, où l'interne traverse l'exostome, mais sans
le dépasser, de sorte que le tube pollinique n'a à traverser que
l'endostome, comme si le tégument externe n'existait pas.
Souvent même, comme dans les Ouratéées, la concrescence est
complète tout du long ; le tégument paraît simple, même à son
extrême bord, et si l'on n'était pas averti par l'étude du premier
cas, on croirait que l'ovule est réellement unitegminé. On sait
que cette concrescence complète des deux téguments, qui peut
induire en erreur, se rencontre aussi çà et là dans d'autres
familles à ovule bitegminé, comme les Rosacées, les Renoncu-
lacées, les Légumineuses, les Haloragacées, etc.
Sous ce tégument essentiellement double, se voit au début
un étroit nucelle, dont la paroi externe se trouve entièrement
résorbée au moment de l'épanouissement de la fleur, bien avant
la formation de l'oeuf, de manière que la prothalle femelle est
1. Ph. Van Tieghem : Sur le genre Lopkire, considéré comme type d'une
famille distincte, les Lophiracées (Journal de Botanique, XV, p. 16g, 1901).
2i2 JOURNAL DE BOTANIQUE
alors directement en contact avec l'épiderme interne différencié
du tégument interne. En un mot, l'ovule est transpariété, biteg-
miné et endopore.
Dans le sous-règne des Diodées, dans l'embranchement des
Endoprothallées, dans le sous-embranchement des Stigmatées,
dans la classe des Homoudiodées et dans la sous-classe des
Ovulées, les Ochnacées appartiennent donc à l'ordre des
Transpariétées bitegminées ou Primulinées.
La corolle y étant dialypétale et le pistil libre, si l'on admet
que l'androcée y est essentiellement et primitivement diplosté-
mone, comme chez les Ouratéées et les Elvasiées, en considé-
rant la méristémonie des Ochnées et des Hostmanniées comme
un phénomène secondaire et postérieur, c'est dans l'alliance
des Oxalidales qu'elles viendront se ranger. Leur pistil iso-
mère, à carpelles uniovulés et à ovule épinaste dressé, leur
assure dans cette alliance une place à part, à côté des huit
autres familles qui la composent.
Si l'on veut, au contraire, y regarder l'androcée comme mé-
ristémone, parce que c'est son état le plus compliqué et le plus
parfait, qu'il atteint, comme on sait, chez les Ochnées et les
Hostmanniées, c'est dans l'alliance des Clusiales, voisine de la
précédente, qu'elles viendront se classer, et là aussi, la confor-
mation de leur pistil leur assure une place à part, à côté des
dix autres familles dont elle est composée. C'est à cette se-
conde manière de voir que j'ai donné la préférence dans ma
Classification générale récemment publiée (i). Mais je n'élève
aucune objection contre la première. C'est affaire de point de
vue.
i. Ph. Van Tieg-hem : L'œuf des piaules, considéré comme base de leur
Classificalion (Ann. des Scienc. nat., 8e série, Bot., XIV, p. 358, 1901).
-*»©8©-<-f-
A. de Coincy. — Ênumération des Echium de la Flore Atlantique. 213
ÉNUMÉRATION
DES ECHIUM DE LA FLORE ATLANTIQUE
Par M. A. DE COINCY.
Je vais donner une liste raisonnée des différents Echium qui
croissent dans les limites de ce qu'on est convenu d'appeler le
domaine de la Flore Atlantique, depuis la Tripolitaine jusqu'aux
côtes occidentales du Maroc. Les récoltes ont été assez abon-
dantes, les recherches assez suivies, depuis un grand nombre
d'années, pour que l'on soit en droit d'espérer que la plus
o-rande partie, sinon la totalité des formes pouvant être ratta-
chées aux espèces de ce genre, aient été recueillies et collection-
nées dans les herbiers. Ayant pu étudier une très grande
quantité d'échantillons, je ne pense pas que rien d'intéressant
ait échappé (1).
La flore du Maroc présentait surtout un grand intérêt : il y
a là des types particuliers qui n'avaient pas encore été étudiés.
L'anneau interne de la corolle m'a rendu de grands services ;
sans la considération de l'anneau, ce chaos eût été bien difficile à
débrouiller. L'analyse de la corolle est dans bien des cas d'une
absolue nécessité pour la détermination spécifique des Echium,
de même que l'étude du fruit mûr est indispensable pour la
détermination générique des Ombellifères.
Certaines espèces ont reçu une grande extension et ont été
envisagées d'une façon très large, dans l'impossibilité où je me
suis trouvé de délimiter des divisions secondaires.
Ainsi X angustifolîum comprendra Xhumile, le nanum et
d'autres formes ambiguës : les caractères invoqués pour les
séparer n'ont pu résister à l'examen de quelques centaines
d'échantillons.
Le confusum, qui remplace le maritimum des botanistes du
XIXe siècle, contiendra bien des plantes que l'on trouve classées
1. l'ai tenu en mains et analysé successivement tous les exemplaires d' Echium
atlantiques des herbiers du Muséum, de la collection Cosson, de Pomel, de
l'Institut de Copenhague; M. Barbey m'a communiqué tout ce qui rentrait dans le
domaine de la flore; M. Battandier m'a généreusement envoyé ce qui pouvait
m'intéresser ; enfin l'herbier de Kew m'a fourni libéralement les éclaircissements
qui m'étaient nécessaires.
214 JOURNAL DE BOTANIQUE
un peu partout sous les noms de micranthum, augusiifolium,
pusiulatum, etc. J'en ai toutefois séparé, mais comme variété
seulement, certaines formes annuelles et à faciès un peu parti-
culier, dont Pomel avait fait son decipiens.
Le sericeum embrassera une suite d1 ' Echium de la Tripoli-
taine et de la Tunisie, qui s'écartent notablement du type, d'ail-
leurs si polymorphe, mais qui s'y rattachent par des caractères
très constants.
Un grand nombre de localités sont citées, avec le nom des
herbiers où je les ai relevées. On pourra donc contrôler les
indications données, les caractères attribués, et se faire ainsi
une idée des divisions admises. Je n'ai du reste indiqué que les
localités dont j'avais vu les échantillons.
En général, les noms des lieux ont été orthographiés d'après
le répertoire alphabétique de Cosson et le catalogue raisonné
des plantes de Tunisie de MM. Bonnet et Barratte.
On voudra bien excuser les erreurs que j'ai pu commettre.
J'ai jugé inutile de revenir sur la synonymie que j'ai étudiée
précédemment. Je renvoie simplement à la Révision des espèces
critiques du genre Echiztm publiée dans ce recueil, où cette
question a été traitée avec quelque développement.
Voici le tableau des espèces admises dans cette Enumé-
ration.
Gamolepis.
E. arenariïim.
E. suffrnticosum. • -Ks.
77 „ . •/- 7 • E. Barrattei.
.e. angustitohum.
E. setosum. E- co»f™u™-
Eleutherolepis.
A. Corolle duvetée et ordinairement poilue.
a Fleurs assez grandes ou très grandes, bleues ou violettes,
quelquefois rougeâtres, très exceptionnellement roses
ou blanches, à inflorescence rarement spiciforme.
E. dumosum. E. ftetiolatum.
E. aequale. E. grandiflorum.
E. sericeum. E. velulmum.
E. horridum. E. vnlgare.
A. de Coincy. — Énumération des Echium de la Flore Atlantique. 215
P Fleurs carnées, à limbe peu oblique, à inflorescence sou-
vent spiciforme.
E. italicum .
E. flavum.
E. pomponium.
Y Fleurs à corolle petite d'un bleu pâle, pédonculées, à
calice très accrescent.
E. calycinum.
B. Corolle pileuse, jamais duvetée.
E. plantagiueum.
Espèce DOUTEUSE à anthères sessiles.
E. clandestinum.
Echium arenarium.
E. arenarium Guss. ; Rév. esp. critiq., z'^Morot Journal de
Botanique, 1901, p. 313.
Tripolitaine, in herb. Cosson : Ghiran (14 km. O. de Tri-
poli).
Tunisie, in herb. Muséum : El Ataïa (Kerkenna, Doùmet et
Bonnet).
Je ne l'ai pas vu d'Algérie.
Echium suffruticosum.
E. suffrztticosum Barr. in Cat. PI. Tun., p. 300.
Tunisie, in herb. Cosson : Khanget-Segalas.
Algérie, in herb. Cosson : Chott Mzouri, Hamania.
Echium angustifolium.
E. angustifoliuni Lam. ///. n° 1856, ann. 1791.
Sect. Gamolepis. Vivace. Plusieurs tiges dressées naissent
de la souche et portent des cymes florifères formant une pani-
cule spiciforme plus ou moins lâche, plus ou moins étroite;
indûment double, l'un couché plus ou moins abondant, plus ou
moins persistant, disparaissant parfois complètement, l'autre
dressé manquant très rarement et ne se distinguant de l'indu-
2i6 JOURNAL DE BOTANIQUE
ment couché que par son insertion et le développement plus
grand des poils qui le composent. Feuilles en général étroites,
ordinairement révolutées sur les bords, à nervure dorsale
saillante, mais très variables de forme, suivant les variétés; leur
indûment est semblable à celui de la tige et sujet aux mêmes
variations. Fleurs sessiles. Calice à divisions sub-égales, sub-
aiguës ou obtuses. Corolle violette, veloutée ; anneau à mem-
brane continue, en général à 5 lobes bien développés, la retom-
bée des lobes se faisant sur les nervures staminales ; l'anneau
n'est que très exceptionnellement muni de quelques poils en
dessous. Etamines exsertes ou sub-exsertes, à filets glabres;
anthères ovales, jaunâtres. Style poilu, bifide. Stigmates petits,
capités. Achaines petits, échinulés, grisâtres et plus souvent de
couleur brique.
Je réunis sous le nom d'E. angustifolium plusieurs variétés
que je ne puis parvenir à distinguer spécifiquement ; les carac-
tères absolus pour les séparer font complètement défaut, et les
formes de passage sont tellement nombreuses que toute division
serait illusoire. Bien que la diagnose que je viens de donner soit
un peu vague, elle est précise en ce sens qu'elle réunit les
Echium méditerranéens (1) vivaces, à inflorescence en grappe
spiciforme, et à anneau formé d'une membrane continue, lobée,
presque toujours glabre.
L'herbier de Lamarck contient un exemplaire de cette
espèce, étiqueté de sa main et par conséquent authentique. Il a
été publié en 1791. C'est lui qui doit servir de type et donner
son nom et sa date à l'espèce.
Je vais maintenant énumérer les différentes variétés autour
desquelles on pourra grouper les innombrables formes de
VE. angustifolium.
Var. genuina : E. angustifolium Lam. ///. n° 1856, ann.1791 ,
et in herbario ; E. pychnanthum Pomel Nouv. Matériaux et in
herbario; PL nouv. 11e note in Morot Journal de botanique
1900, p. 106.
1. J'y comprends Ycriobotryum de Pomel qui paraît annuel, mais qui est
peut-être une forme accidentelle ; et j'en exclus VE. snffmticosum, bien carac-
térisé par sa tige ligneuse et son faciès particulier.
A. de Coincy. — Énumeration des Echium de la Flore Atlantique. 217
La description de cette variété qui se trouve être le véri-
table angustifolùtm de Lamarck a été donnée dans le présent
recueil à la page 106 de Tannée 1900. Bien qu'elle ait été faite
uniquement sur l'échantillon de Lamarck et sur des exemplaires
récoltés par moi en Espagne, elle s'applique parfaitement aux
échantillons du Nord de l'Afrique et spécialement aux E. pychn-
anthum de Pomel que j'ai sous les yeux en écrivant ces lignes.
Je ferai seulement une petite remarque : les achaines m'ont
semblé constamment de couleur brique dans les exemplaires de
la Flore Atlantique.
Algérie, in herb. Muséum : Ogla-Nadja, Daïa, Sidi-bel-
Abbès (Warion n° 147 sub nomine E. sericei)^ Mostaganem
(Balansa n° 577), Lalla Maghnia (Bourg. n° 74) ; in herb. Cosson :
Batna, El Arich, Djelfa, Mostaganem (Reuter sub nom. E. te-
nnis}) (Balansa sub nom. E. pnsiulati n° 577), Oran (Coss. sub
nom. E. sericei), Aïn-el-Turk, Lalla-Maghnia, Daïa, Oued-el-
Harmel (Coss. sub nom. E. /mmi/is), Saïda, Ain-Beida, Ogla-
Nadja, Sidi-bel-Abbès, Tlemcen, Tazout (Coss. sub nom. E.
sericei) ; in herb. Pomel: Daïa, Mostaganem {sub nom. E.pychn-
anthi), Ousseugh.
Maroc, in herb. Cosson : entre Mogador et Maroc (Ibrahim).
Var. hîtmile : E. humile Desf. FI. Atl. I, p. 165, auu.
sexto (1798) (1).
Cette variété, lorsqu'elle est bien typique, est très facile à
reconnaître : les tiges, lorsqu'elles sont bien développées, n'ont
qu'un seul indûment hérissé; elles portent des cymes florifères
presque dès la base, les inférieures souvent assez longuement
pédonculées; les feuilles sont spatulées, très obtuses, toujours
rétrécies à la base, même les supérieures ; l'indument est
simple, hérissé sur toutes les feuilles, excepté sur les radicales
dont le rachis, persistant sur les vieilles souches, reste couvert
de poils couchés; les bractées sont étroites, obtuses, très héris-
sées ainsi que les calices; l'anneau interne de la corolle est
toujours glabre et en général très régulièrement lobé. Enfin,
l'inflorescence est plus lâche que dans la variété gemtina, et les
1. Dans mon désir de ne pas trop innover, je l'avais d'abord maintenu comme
espèce, mais les formes de transition sont si nombreuses que j'ai été obligé d'y
renoncer.
2i8 JOURNAL DE BOTANIQUE
tiges sont en général plus courtes, plus nombreuses sur une
même souche. L'absence de poils couchés sur les feuilles supé-
rieures et sur la plus grande partie des tiges distingue cette
variété de la variété genuina; mais il arrive souvent, surtout
dans les échantillons provenant de Tunisie, que l'indument
couché persiste sur la tige et sur les feuilles et prédomine
même quelquefois; alors le port seul servirait à les classer, ce
qui ne serait pas toujours facile : c'est ce qui m'a fait renoncer
à conserver Yliumile comme espèce. Dans les cas douteux on
sortira d'embarras en rapportant l'exemplaire suspect au type
général de Y angustifolium .
Tunisie, in herb. Muséum : Zarzis, Dj. Tadjera, Sidi Salem,
Bir el Ahmar, Haouaia, Dj.-Oum-Ali, Dj. Chguouja, Douiret,
Chegga, Dj. Aziza, Oued Leben, El Aïeïcha, Bir Kua Fès,
Tataouni, Dj. Bercla, Bir el Tin, Oued Gabès, Marabout Sidi
Grib (Kralik n° 114, Sîib nom. E. setosi), Sidi Boub Baba (Kra-
lik n° 271); Bir Serira; in herb. Cosson : Gabès, Dj. Matmata,
Dj. Tadjera, Djerba, Dj. Mezemzem (à fleurs rosées), Gafsa,
Zarzis, El Aïeïcha, Bir Serira (indûment couché très abondant),
Cafsa (herb. Poiret).
Algérie, in herb. Muséum : Biskra, Col de Sfa, Metlili, Oued
Zitoun, Chott el Chergui ; in herb. Cosson : Biskra, Oued
Biskra, Batna, El Kantara, Col de Sfa, Sidi Khalifa (sub nom.
E. fiîistulali), Bou Saada, Dj. Kerdada, Djelfa, Aïn Oussera,
Laghouat, Ghassoul, Aïn el Hadjar, Geryville, Chott el Chergui.
Var. mogadorense : E. mogadorense PI. nouv. 11e note in
Morot Journal de botaniqtie 1900, p. 106.
J'avais donné ce nom à un Echium récolté par Ibrahim dans
les environs de Mogador. Il se distingue à ses feuilles planes,
très hérissées à la base, et à son anneau portant quelques poils;
c'est une simple variété.
Var. heterophyllum. Cette variété est remarquable parce
qu'elle a les feuilles inférieures lancéolées-linéaires, aiguës,
revêtues de l'indument apprimé très dense qui caractérise la
variété genuina avec une absence presque totale de poils
dressés, tandis que les feuilles supérieures sont tout à fait celles
de Yhtimile avec des poils étalés très raides, sans indûment
A. ue Coincy. — Éuumératioii des Echium de la Flore Allautiqicc. 2i<)
apprimé;les cymes florifères sont assez condensées; l'anneau
est glabre.
S.-O. du Maroc, ïn herb. Cosson : Tifermit, Ida-Oubakil,
Açakaoublagh.
Var. nanum : E. nanum Coss. in sched.
Malgré l'autorité de Cosson, je ne crois pas pouvoir con-
server cette espèce qui rentre dans le type de Y angiistifolium
par son inflorescence condensée, ses feuilles étroites, son
anneau en tout semblable à celui de la variété gemiina. Il n'a
du reste été récolté qu'à une seule localité, et il serait possible
qu'une nouvelle récolte, en d'autres parages, vît disparaître le
seul caractère différentiel que l'on puisse invoquer, c'est-à-dire
la glabréité du rachis des feuilles inférieures.
Voici une description succincte de cette petite miniature.
Sect. Gamolepis . Vivace. Tige de 5 à 12 cent., solitaire ou
en petit nombre sur des souches ligneuses; inflorescence réduite
à quelques fleurs. Feuilles linéaires- spatulées, sub-obtuses, ne
portant qu'un seul indûment apprimé, tuberculeux, avec la
nervure médiane saillante et les bords révolutés ; les feuilles
inférieures sont fortement ciliées sur les bords, mais le rachis,
d'un noir brunâtre, luisant, est parfaitement glabre. Calice de
8 mm. à divisions linéaires, peu aiguës. Corolle violette, duve-
tée, de 15 a 16 mm. ; anneau des Gamolepis , glabre. Etamines
sub-exsertes. Style et stigmates de l'espèce. Achaines de
2 1/2 mm. finement granuleux, grisâtres.
Cette variété est bien voisine de Yhiimile. Elle en diffère
par sa taille, son inflorescence appauvrie, ses feuilles plus
étroites, ses achaines plus gros, ses fleurs plus grandes, ses
etamines moins exsertes, et surtout par la glabréité du rachis des
feuilles radicales.
Le Maroc, in herb. Muséum et in herb. Cosson : Dj. Ta-
kreda (dist. de Ntifa) ; Soc. Dauph. n° 4003.
Pour être complet, je mentionnerai ici deux espèces, créées
par Pomel, qui doivent sans doute rentrer dans Y augustifolium
comme variétés, ou même simplement comme formes acciden-
telles. J'en ai vu trop peu d'échantillons pour être fixé sur leur
compte.
22o JOURNAL DE BOTANIQUE
Var. eriobotryum (Pomel). Annuel. Assez grêle, ayant
l'indument de Y angustifolium avec une inflorescence plus lâche,
d'apparence un peu laineuse, à poils plus longs et plus abon-
dants. Les cymes se développent dès la base de la tige. C'est
peut-être une forme annuelle de Y angustifolium ou de Yhumile.
Algérie, in herb. Pomel : Mazis.
Var. onosmoides (Pomel). C'est un humile dont la corolle
est blanchâtre, à tube étroit.
Algérie, in herb. Pomel : Chebla-Oued-el-Arab (Reboud,
mai 1872).
Echium setosum.
E. setosum Vahl ; Rév. esp. critïq., in Morot fourual de Bota-
nique, 1901, p. 321.
Tripolitaine, in herb. Cosson : Benghasi (Ruhmer $ et "Çf,
n° 242) ; in herb. Viviani : Littus Magnas Syrteos (suô nom.
E. spathulati) ?
La Tripolitaine paraît bien être l'extrême limite à l'Occident
de cette espèce abondante en Egypte et atteignant à l'Est
l'Arabie, ainsi que j'ai pu le constater dans les récoltes de
Forskâl. Je ne la vois pas signalée ailleurs. Certains échantillons
cYE. confusum de Tunisie, des îles de Kerkenna notamment, ont
un peu le faciès de YE. setosum; on les rapportera toutefois à
leur véritable espèce, si l'on remarque que les feuilles supé-
rieures sont à peine dilatées à la base, que les bractées sont
étroitement lancéolées, que l'indument est moins fin, plus rude,
souvent un peu jaunâtre, que les corolles sont plus grandes avec
des étamines seulement sub-exsertes, enfin que l'anneau n'est
pas franchement du type des Gamolepis, mais paraît plutôt
formé d'une suite d'écaillés accolées que d'une membrane conti-
nue simplement lobée.
[A suivre.)
Le Gérant : Louis Morot.
l'zxis. — J.iisrsdi)inip.)4''"-Av.cleChâtiUwU
i6« ANNÉE. N° 7. JUILLET 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
GERMINATION ET STRUCTURE DE LA PLANTULE
CHEZ LES COULACÉES
Par M. Ph. VAN TIEGHEM.
Dans deux séries de recherches sur la famille des Coulacées,
publiées la première en 1895 (1), la seconde dans ce Recueil
en 1899 (2), j'ai dû me borner à l'examen des échantillons secs,
que j'avais seuls alors à ma disposition. Aussi ai-je saisi avec
empressement l'occasion qui s'est offerte à moi récemment
d'étudier dans le Coule comestible [Coula edulis Bâillon) une
plantule vivante issue de germination.
Les graines de cette remarquable plante ont germé dans les
serres du Jardin colonial de Nogent-sur-Marne et deux des
plantules obtenues, inégalement développées, ont été mises
obligeamment à ma disposition par le zélé Directeur de cet
Etablissement, M. Dybovski.
La plus âgée se compose de trois parties: une racine termi-
nale assez grosse portant des radicelles de premier ordre ; un
hypocotyle long de onze centimètres, fortement renflé à la
base et progressivement atténué vers le haut, où s'inséraient
deux cotyles épigées actuellement détachées ; une courte tige
épicotylée, portant plusieurs feuilles rapprochées dont les infé-
rieures sont déjà tombées.
Dans la plus jeune, l'hypocotyle, déjà tuberculeux à la base,
est recourbé en boucle et son sommet est encore renfermé dans
le fruit, où les deux cotyles achèvent de digérer l'albumen.
Elles sont foliacées, reployées sur elles-mêmes, déjà vertes
avec des nervures rouges.
A l'aide de ces deux plantules, j'ai donc pu étudier la struc-
ture de la racine terminale et de ses radicelles, de l'hypocotyle
1. Ph. Van Tieghem : Sur le Coula edulis (Bulletin du Muséum, I, p. 266,
1895)-
2. Ph. Van Tieghem : Sur les Coulacées (Journal de Botanique, XIII, p. 69,
1899)-
222 JOURNAL DE BOTANIQUE
et des cotyles qui le terminent, de la jeune tige épicotylée et
des feuilles qu'elle porte, de manière à compléter la connais-
sance de cette plante.
i . Structure de la racine. — Les radicelles de premier
ordre, portées par la racine terminale, en sont encore à la période
primaire. Après l'exfoliation de la coiffe, la périphérie en est
occupée par une couche formée de trois assises de petites cel-
lules polyédriques, qui alternent sans laisser entre elles de
méats. L'assise externe épaissit ses membranes et les lignifie sur
la face externe, sans prolonger ses cellules en poils. L'assise
interne fait de même sur la face interne. Entre les deux, l'as-
sise moyenne conserve toutes ses parois minces et cellulosiques.
L'assise interne est doublée çà et là par un quatrième rang de
cellules semblables aux siennes.
Protégée par cette couche périphérique, l'écorce est épaisse,
formée de cellules disposées sans ordre et laissant entre elles des
méats aérifères; seuls les deux ou trois rangs internes les super-
posent en courtes séries radiales. Elle se termine en dedans par
un endoderme à larges et minces cadres subérisés. La plupart
des cellules corticales renferment de l'amidon en petits grains
arrondis; certaines contiennent des cristaux d'oxalate de cal-
cium, qui sont ici de gros prismes solitaires, là des prismes plus
petits, mâclés autour d'un centre. En outre, l'écorce renferme
de grandes cellules isolées, qui sécrètent une matière résineuse
où l'on distingue deux parties : une masse centrale granuleuse
qui se colore en bleu plus ou moins foncé sous l'action du
rasoir, se montrant par là riche en tannin ; et une zone externe
incolore ou jaunâtre, traversée par de fins trabécules rayon
nants qui relient la masse centrale à la membrane externe.
La stèle a un péricycle unisérié, avec cinq faisceaux ligneux,
laissant entre eux au centre une petite moelle, et cinq faisceaux
libériens alternes.
Considérée près de sa base, la racine terminale, qui porte
les radicelles ainsi conformées, est entrée depuis longtemps
dans la période secondaire. Son écorce persiste pourtant et
offre, avec une épaisseur plus grande, la même structure que la
radicelle; il y a cependant cette différence que, dans la couche
périphérique, l'assise interne, çà et là double, a épaissi davan-
tage et lignifié plus fortement ses membranes. C'est immédiate-
I'h. Van Tieghem. — Germination de la plantule chez les Coulacées. 223
ment au-dessous de cette couche que commence à se former par
places, çà et là, un périderme. Beaucoup plus large que dans la
radicelle, la stèle a ici douze faisceaux ligneux alternes, avec
autant de faisceaux libériens, autour d'une très large moelle,
formée d'un mélange de cellules amylacées et de cellules à
membrane très épaissie et fortement lignifiée. Le péricycle a
divisé tangentiellement ses cellules et comprend maintenant
trois ou quatre assises ; il est resté entièrement parenchyma-
teux.
Le pachyte, situé à sa place ordinaire, a fonctionné norma-
lement en produisant en dehors une couche de liber secondaire,
en dedans une couche de bois secondaire. Les compartiments
cribro-vasculaires y sont séparés par de larges rayons pluri-
sériés, superposés aux faisceaux ligneux primaires et riches en
amidon. Le liber secondaire, formé de tubes criblés et de cel-
lules amylacées, renferme des cellules cristalligènes et, çà et là,
isolées ou par petits groupes, des fibres à parois très épaisses.
Il contient aussi de longs tubes continus, sans cloisons trans-
verses, remplis d'une substance hyaline, très réfringente et
jaunâtre, en un mot des tubes laticifères. Le bois secondaire
est formé d'un mélange de fibres et de vaisseaux, entrecoupé
par des rayons unisériés, à cellules bourrées d'amidon.
En résumé, la racine de cette plante est remarquable d'abord
par la persistance de son écorce et par la couche protectrice qui
l'entoure, ensuite par un appareil sécréteur formé de trois
sortes d'éléments : des cellules oxaligènes et des cellules rési-
nifères dans l'écorce, des tubes laticifères dans le liber secon-
daire.
2. Structure de la tige hypocotylée. — A sa base renflée en
tubercule, où il mesure jusqu'à 18 millim. de diamètre, l'hypo-
cotyle a, sous un épiderme fortement cutinisé, une écorce très
épaisse, dépourvue à sa périphérie de la couche différenciée
qu'on y a signalée dans la racine, limitée en dedans par un en-
doderme à cadres subérisés, et une très large stèle dont la
moelle est, comme l'écorce, toute bourrée d'amidon. Sous un
péricycle unisérié, la stèle renferme à sa périphérie douze larges
faisceaux libéroligneux en forme d'arcs, séparés par des rayons
exclusivement parenchymateux. Les faisceaux ligneux pri-
maires ont donc quitté, à la base même de l'hypocotyle, la
224 JOURNAL DE BOTANIQUE
place qu'ils occupaient clans la racine terminale ; en d'autres
termes, l'hypocotyle prend, dès sa base, aussi bien dans sa stèle
que dans son écorce, la structure caulinaire normale. On en
conclut qu'il est ici formé tout entier par l'allongement interca-
laire de la tigelle de l'embryon, qu'il est, en un mot, véritable-
ment et dans toute sa longueur, une tige hypocotylée.
Considérée vers le milieu de sa longueur, cette tige hypoco-
tylée est déjà pourvue d'un mince périderme formé, sous l'épi-
derme, par le cloisonnement tangentiel répété de l'assise corti-
cale externe, c'est-à-dire de l'exoderme. L'assise externe du
liège épaissit fortement ses membranes sur la face externe et
sur les faces latérales et les colore en jaune rougeâtre. Outre
ses cellules cristalligènes, à cristaux isolés ou mâclés, l'écorce
renferme deux sortes d'éléments sécréteurs.
Ce sont d'abord, dans la couche périphérique, des poches
ovoïdes ou allongées suivant l'axe, bordées d'une assise de
cellules fortement différenciées par rapport au parenchyme
ambiant par leur dimension plus petite, par les grains jaune
orangé qu'elles contiennent et par la saillie qu'elles font dans la
cavité. Celle-ci est remplie par une masse résineuse où l'on
distingue deux parties : une région centrale granuleuse et
colorée en bleu-noir après l'action du rasoir, riche en tannin par
conséquent, et une zone périphérique claire, jaune pâle, traver-
sée par de fins trabécules rayonnants. Le contenu de la poche
est donc tout pareil à celui des grandes cellules résineuses de
l'écorce de la racine. Ce qui porte à croire que la poche a eu
pour première origine une pareille cellule, dont la membrane
s'est résorbée en même temps que se différenciait autour d'elle
l'assise de cellules de bordure qui fait défaut dans la racine.
Outre ces poches à résine tannifère, l'écorce renferme dans
sa zone externe, mais s'avançant plus loin que les poches vers
l'intérieur, de nombreux tubes isolés, simples, c'est-à-dire sans
ramification ni anastomose, continus, c'est-à-dire sans aucune
cloison transverse, remplis d'une matière hyaline très réfrin-
gente, jaune verdàtre, en un mot des tubes laticifères, sembla-
bles à ceux qui ne se développent dans la racine que plus tard
et plus profondément, dans le liber secondaire. La matière qui
remplit ces tubes se distingue de celle qui remplit les poches
d'abord par l'absence de tannin, ensuite parce qu'elle est so-
Ph. Van Tieghem. — Germination de la p/antule chez les Coulacêes. 225
lubie dans l'eau de Javel, qui ne dissout pas la substance des
poches.
A ce niveau, l'endoderme a perdu ses cadres subérisés et
s'est rempli d'amidon. Le péricycle s'est recloisonné et s'est
différencié en arcs fibreux séparés par du parenchyme. Le liber
secondaire, encore peu développé, n'a encore acquis ni les
fibres, ni les tubes laticifères que nous y avons vus dans la
racine. Le bois secondaire est normal. La moelle est, comme
celle de la racine terminale, dépourvue à la fois de poches sécré-
trices et de tubes laticifères.
3. Structure des cotyles. — Muni d'un pétiole large et plat,
chaque cotyle prend à la stèle de la tige deux méristèles, dis-
posées côte à côte dans le pétiole, qui se ramifient en palme
dans le limbe arrondi et cordiforme. L'écorce, abondamment
pourvue d'amidon, renferme des poches à résine tannifère et
des tubes laticifères, pareils à ceux de la tige hypocotylée.
4. Structure de la tige épicotylée. — Au-dessus de l'inser-
tion des deux cotyles, la tige offre la même structure qu'au-
dessous, avec cette différence que certaines cellules épider-
miques se prolongent en poils roux, unisériés, pluricellulaires
et ramifiés en bouquet.
5. Structure de la feuille. — La feuille prend à la stèle de
la tige épicotylée trois méristèles, qui se divisent et s'unissent
dans le pétiole en une courbe fermée, convexe en bas, plane en
haut, n'ayant en conséquence qu'un seul plan de symétrie; cette
courbe comprend huit faisceaux distincts, trois en bas, trois en
haut et deux latéraux.
L'épiderme du pétiole a des poils semblables à ceux de la
tige. Son écorce renferme, comme celle de la tige, des poches
sécrétrices dans sa zone externe et des tubes laticifères.
Formé de cellules fortement ondulées, l'épiderme du limbe
n'a de stomates que sur la face inférieure; ils y sont accom-
pagnés de deux cellules annexes. Faiblement palissadique uni-
sériée en haut, lacuneuse dans le reste de son épaisseur, l'écorce
du limbe renferme aussi des poches sécrétrices et des tubes
laticifères.
L'étude de la plantule, qui fait l'objet de cette petite Note,
vient donc compléter utilement sur le vivant ce qui a été dit de
226 JOURNAL DE BOTANIQUE
la plante adulte d'après des échantillons secs dans les deux
études antérieures rappelées plus haut. En outre, en faisant
connaître le mode de germination de la graine, la structure de la
racine terminale et de ses radicelles, la nature morphologique
et la structure de l'hypocotyle, elle vient combler la lacune qui
subsistait sous ce rapport dans mes premières recherches sur les
Coulacées.
ENUMERATION
DES ECHIUM DE LA FLORE ATLANTIQUE
Par M. A. DE COINCY.
(Suite)
Echium trygorrhizum.
E. trygorrhizum Pomel Notiv. Mat. (Ext. du Bull, de la
Soc. climat. d'Alg.), p. 94, ann. 1874.
Sect. Gamolepïs . Annuel. Tige centrale quelquefois unique,
mais accompagnée le plus souvent dès le collet de plusieurs
tiges secondaires ascendantes ; la partie de la tige qui touche à
la racine est d'une couleur vineuse remarquable qui se retrouve
aussi à la partie inférieure du rachis des feuilles radicales ; la
tige principale est en général dressée, rameuse, et porte une
inflorescence pyramidale plus ou moins resserrée ; l'indument
est toujours hérissé, jamais couché, de deux sortes ; l'un com-
posé d'un duvet très fin grisâtre ou le plus souvent roussâtre
agglutinant les grains les plus fins du sable du désert; l'autre,
de poils assez gros, un peu tuberculeux, blanchâtres et très
rigides. Feuilles spatulées, ovales, très obtuses, quelquefois
oblongues ou même lancéolées, planes à double indûment; les
inférieures atténuées en un pétiole assez long, les supérieures
non dilatées à la base; les poils tuberculeux qui les couvrent
sont épars en dessus, mais en dessous ils se localisent principa-
lement sur les bords et sur la nervure dorsale ; bractées lancéo-
lées ou linéaires, obtuses. Fleurs sessiles, ou les inférieures sub-
sessiles. Calice à divisions linéaires (8 mm.) subégales, obtuses
et très hérissées. Corolle violette (17 mm.), finement pubescente,
A. de Coincy. Émimération des Echium de la Flore Atlantique. 227
à limbe assez ouvert et modérément oblique; anneau du type
des Gamolepis très franc, plus ou moins poilu en dessous.
Etamines à filets glabres, la postérieure incluse, rattachées à la
corolle par une large membrane, les 4 antérieures subexsertes;
anthères ovales, jaunâtres. Style poilu, glabre au sommet au-
dessous de la bifurcation. Stigmates petits, capités. Achai-
nes (2 mm.) rougeâtres, couverts de petits tubercules mousses.
Tunisie, in herb. Muséum : Bir el Tin, El Hamma Gouifla,
Bir el Ghabi, Bir Serira, Bir bou Menzel, Douiret, Bir el Arfdji ;
in herb. Cosson : Bir Serira, Oued Kheeheb, Bir el Arfdji, Bir
bou Menzel.
Algérie, in herb. Muséum : Metlili, Saada (Balansa n° 850,
sub nom.. E. maritimi), Aïn Taiba, Moghar Tahtani; in herb.
Cosson : Metlili, El Hadjera, Oued Rir, Hassi el Djouad, Ghar
el Debah, Saada, Guerrara, Oued Retem, Djenian Bou Rezk;
in herb. Pomel : Metlili.
Les exemplaires de Tunisie ont souvent un port un peu
particulier ; les feuilles sont très étroites et les tiges secondaires
font défaut.
U1 Echium Irygorrhizum est bien distinct de YE. angustifo-
littm par sa racine annuelle, son inflorescence assez lâche, son
anneau constamment poilu et la nature de l'indument jamais
apprimé.
Il se distingue à première vue de Y Echium Barrattei par la
teinte vineuse de la base de la tige et de la partie inférieure du
rachis des feuilles radicales ; il a de plus ses feuilles inférieures
toujours manifestement spatulées, les divisions du calice plus
courtes, plus obtuses, à poils plus raides et plus divergents;
la teinte générale de l'inflorescence n'a pas l'aspect argenté de
celle du Barrattei.
Les jeunes pieds d'E. selosum ne sont pas sans quelque ressem-
blance avec YE. irygorrhizum ; on les reconnaîtra aux feuilles
supérieures dilatées à la base, à l'indument beaucoup plus fin, à
la corolle moins grande et à duvet plus développé, et surtout à
l'absence de teinte vineuse à la partie inférieure de la plante.
J'ajouterai que les achaines sont grisâtres dans le selosum et
que les formes femelles y sont excessivement fréquentes.
\JE. Irygorrhizum est une plante assez petite qui ne dépasse
guère un décimètre.
228 JOURNAL DE BOTANIQUE
Echium Barrattei sp. n.
Sect. Gamolepis . Tige simple ou développant quelques
longs rameaux dressés dès la partie inférieure, en général
dépourvue de rosette de feuilles basilaires ou les perdant
promptement ; le sommet de la tige est muni de cymes florifères
dont les inférieures sont pédonculées ; indûment dimorphe com-
posé de petits poils fins s'élevant au-dessus de très petits tuber-
cules et d'un duvet assez rare disparaissant presque dans le bas
delà tige. Feuilles lancéolées, atténuées en pétiole, subobtuses
ou subaiguës, planes avec la nervure médiane saillante en des-
sous ; les supérieures sessiles, beaucoup plus courtes que les
cymes qu'elles axillent ; l'indument est le même que celui de la
tige ; bractées aiguës, linéaires-lancéolées, puis linéaires. Fleurs
sessiles. Calice de 10 à 12 mm., à peine accrescent, à divisions
profondes, subégales, linéaires, aiguës, hérissées de nombreux
poils blancs très longs. Corolle violette, duvetée, d'une consis-
tance assez mince, très exserte, de 15 à 20 mm.; le limbe est
oblique, assez évasé ; anneau continu à lobes peu développés,
légèrement poilu en dessous. Etamines à filets glabres et à an-
thères en général livides, incluses, ou les antérieures à peine sub-
exsertes. Style exsert, poilu jusqu'à la bifurcation qui est très
courte. Stigmates capités, petits. Achaines (2 mm.) brunâtres,
brillants, à tubercules obtus, spécialement développés sur la
carène et sur les bords.
Maroc, in herb. Cosson : Sidi-Abder-Rahman, Teferdin
(Dist. d'Haha), Ida-Ouchemlal; in herb. Muséum: Teferdin, etc.
\JE. Barrattei s'éloigne du confusum par sa tige stricte-
ment dressée, manifestement annuelle, l'aspect plus régulier
de l'inflorescence, les bractées plus étroites, les feuilles non
spatulées, l'anneau plus étroit et plus évidemment continu, etc.
J'indiquerai plus loin ses rapports avec le decipieus (var. du
confusum).
Les caractères qui distinguent Y Echium Barratt&i du try-
gorrhizum sont indiqués au bas de la diagnose de ce dernier.
L'absence de teinte vineuse à la base de la tige et des feuilles
inférieures est ce qui frappe le plus.
En aucun cas on ne pourra le confondre avec YE. angiisti-
A. de Coincy. — Enutneration des Echium de la Flore Atlantique. 220
folium qui n'a pas de duvet interposé entre les poils de la tige,
que ces derniers soient couchés ou dressés.
Echium confusum.
E. confusum Coincy Rév. esp. crit.^ in Morot Journal de
Botan., 1900, p. 298.
Cette espèce est très commune dans le domaine de la Flore
Atlantique moyenne. Elle présente différents aspects suivant la
région où elle croît, souvent assez reculée dans l'intérieur des
terres. Mais les caractères généraux restent toujours les mêmes,
tels que je les ai établis dans l'article cité. La forme un peu
ambiguë de l'anneau de la corolle, qui présente 10 écailles plus
ou moins intimement mais irrégulièrement soudées entre elles,
est un de ses caractères les plus frappants. Dans les environs
d'Alger et sur d'autres parties de la côte, les feuilles de YE. con-
fusîttn sont souvent plus larges, d'apparence soyeuses, peu
tuberculées; les fleurs sont plus grandes, les cymes plus denses
même à la maturité.
Pomel a appliqué le nom d'E. sabulicolum à une forme
grêle, à plusieurs tiges simples ou bifurquées, à fleurs assez
petites (12 à 15 mm.), à écailles de l'anneau presque séparées,
qui vient sur les bords de la mer, mais il ne paraît pas oppor-
tun d'établir ici une variété qui n'aurait que des limites par trop
incertaines.
Cette non continuité de l'anneau paraît assez fréquente dans
différentes formes du confttsum des environs d'Alger, et ce n'est
que par analogie qu'on peut les classer dans la section où nous
avons placé le type. J'ai déjà indiqué souvent le caractère ambi-
gu de l'anneau du confusum.
Les fleurs femelles sont fréquentes dans cette espèce. La
corolle est alors petite, d'un bleu plus franc, les étamines avor-
tées, l'anneau mal conformé.
Tunisie,/;/ herb. Muséum : Tunis, Djerba, Sidi-Boul-Baba ;
zVzherb. Cosson : Gabès, Sfax(Espina, fleurs rouges), Hammam-
el-Lif, La Marsa, Dj. Tadjera, Soliman, Zarzis, Djerba, Dj.
Mezemzem, Dj. Zaghouan, îles de Kerkenna.
Algérie, in herb. Muséum : Alger (P. Jamin n° 62), Blidah,
230 JOURNAL DE BOTANIQUE
Hussein-Dey, Tlemcen, Oran, Dj. Santo, Miserghin ($) ; in
herb. Cosson : Tebessa, Constantine, Alger {Soc. Dauph.,
n° 2971, sub nom. E. maritimi)^ Hussein-Dey, Mostaganem,
Oran, Dj. Santo (Bourgeau) ; in herb. Pornel : Alger, Habra(9).
Maroc, in herb. Cosson : Tanger (Schousboë).
Je rattache à YE. confusum, à titre de variété, certains
échantillons de la province d'Oran qui à première vue s'écartent
beaucoup du type. Pomel en avait fait une espèce; mais il y a
des formes de passage et l'auteur lui-même s'y est trompé
comme le prouvent les échantillons conservés dans son herbier.
Voici la description de cette variété :
Var. decipiens ; E. decipiens Pomel Nouv. Mat., p. 91.
Racine grêle et courte, annuelle. Tige de 1 à 3 décim., simple,
terminée par 2-3 cymes florifères qui s'allongent à la maturité
et dépassent de beaucoup les feuilles axillantes ; indûment
hérissé, un peu tuberculeux avec des poils plus petits interposés.
Feuilles inférieures lancéolées-linéaires, atténuées en un pétiole
plus ou moins long, obtuses; les caulinaires supérieures sessiles,
subspatulées; celles qui axillent les cymes, arrondies à la base;
l'indument semblable à celui de la tige ; toutes les feuilles sont
plus ou moins dressées contre la tige ; bractées lancéolées,
hérissées. Fleurs sessiles. Calice de 8 à 10 mm. à peine accres-
cent,à divisions lancéolées, hérissées, tuberculeuses, subaiguës.
Corolle de 18 à 20 mm., duvetée, violette, dilatée à la gorge, à
limbe médiocrement oblique; anneau continu, à 10 lobes iné-
gaux ou 5 lobes réguliers, poilu en dessous. Etamines exsertes
ou subexsertes, à filets glabres. Style exsert, poilu jusqu'à la
bifurcation. Stigmates petits, capités. Achaines hérissés de
petits tubercules.
Algérie, in herb. Muséum : Tlemcen (^ et Ç, Commiss. Se.
Al g., sine nomme) , Oran? ($) ; in herb. Cosson : Union du Sig
(Durando) ; in herb. Pomel : Mazis (Ç et "<£").
Cette variété se distingue du confusum type par sa racine
annuelle, sa tige simple, dressée, ses etamines exsertes, son
anneau plus distinctement lobé et se rattachant plus franche-
ment au type des Gamolepis.
A. de Coincy. — Énumération des Echium de la Flore Atlantique. 231
Elle se sépare du trygorrhiztim par son port élancé, l'ab-
sence de teinte vineuse à la base, l'absence de rameaux infé-
rieurs, la forme du calice et des bractées.
Elle a quelques affinités avec le Barrattei, mais ce dernier a
l'inflorescence plus fournie et plus velue, blanchâtre, les calices
plus grandsàdivisions plus étroites, l'indument plus franchement
dimorphe, les feuilles non spatulées, les étamines moins
saillantes, enfin les lobes de l'anneau de la corolle moins déve-
loppés que dans le decipiens. De plus le Barra ttei porte souvent
des rameaux dès la base.
Elle s'éloigne de toutes les formes de X angustifolùun par
son inflorescence jamais spiciforme.
Les formes femelles à petites corolles et à étamines parais-
sent aussi fréquentes dans la variété decipiens que dans le type.
C'est alors le micranthtim de Pomel.
Echium dumosum sp. n.
Sect. Eleutherolepi's . Souche indurée, rameuse, probable-
ment pérennante, portant plusieurs tiges en général pressées,
un peu ligneuses à la base et très rameuses elles-mêmes ; elles
ne dépassent guère 20 à 30 centim. de hauteur ; les fleurs nais-
sent directement sur les tiges et les rameaux, et ne sont que très
exceptionnellement disposées en cymes distinctes ; indûment
grisâtre, hérissé, avec un petit duvet interposé, assez fugace,
qui disparaît complètement dans le bas de la plante. Feuilles
petites, spatulées, obtuses ou subaiguës, rétrécies en un court
pétiole ; les caulinaires et les supérieures lancéolées, subaiguës,
souvent érodées sur les bords, non dilatées à la base ; bractées
lancéolées, à la fin linéaires, toutes très aiguës; l'indument des
feuilles est composé sur les deux faces de nombreuses ponc-
tuations crustacées, aplaties, très serrées, dont beaucoup sont
dépourvues de poils ; les poils sont hérissés et disposés prin-
cipalement sur les bords et sur la nervure médiane. Fleurs
sessiles. Calice de 8 millim. à divisions lancéolées-linéaires un
peu accrescentes, subaiguës, hérissées, deux d'entre elles étant
plus grandes que les autres. Corolle à peine exserte de 10 à
13 millim., bleuâtre un peu teintée de violet, veloutée, à tube
très court et à limbe très ouvert, peu oblique; l'anneau est com-
232 JOURNAL DE BOTANIQUE
posé de dix écailles en général bien séparées, souvent gonflées,
transversalement ovales, insérées assez haut et un peu poilues
en dessous. Etamines à filets glabres et à anthères ovales, qua-
drangulaires (3/4 millim. environ), les deux antérieures exsertes
ou subexsertes, les trois autres incluses insérées assez bas. Style
velu, bifide. Stigmates capités. Achaines fauves ou brunâtres
(2 millim. sur 1 1/2), couverts de petits tubercules très nom-
breux.
Le Maroc, in herb. Muséum, Cosson, Boissier : Chtouka,
Tazeroualt, Taroudant, Fedala, Tensift.
Les échantillons femelles sont fréquents dans cette espèce :
la corolle n'a que 8 millim. et est franchement bleue, les anthères
sont vides, sagittées et à filets très courts.
\J Echium dumosum me paraît bien caractérisé. Il ressemble
un peu au Gi'Cincitense que j'ai récolté aux environs de Guadix
(Espagne) ; mais il s'en distingue facilement par l'indument
crustacé homomorphe de ses feuilles, par ses tiges indurées
promptement, dépourvues de duvet entre les poils tuberculeux,
par k. petitesse des fleurs avec le tube presque nul et le limbe
plus ouvert, parles anthères plus petites (700 microns au lieu
d'un millim.), par la couleur des achaines plus petits et plus
finement tuberculeux, enfin par l'anneau composé d'écaillés
transversalement ovales, n'ayant en dessous que quelques poils
assez courts. Quelques formes réduites du confusiim ont un peu
l'aspect de notre plante ; mais elles s'en éloignent par la corolle
à limbe moins ouvert et à tube plus manifeste, par la contexture
différente de l'anneau, par l'indument en général différent des
tiges et des feuilles, etc.
Echium aequale sp. n.
Sect. Eleutherolepis. Souche indurée, rameuse, ordinaire-
ment pérennante, quelquefois franchement annuelle, portant
plusieurs tiges de 30 à 40 centim. rarement rameuses, mais
munies dans leur moitié supérieure de petites cymes florifères
pédonculées, compactes, formant une inflorescence lâchement
spiciforme ; les cymes supérieures étant aussi développées que
A. db Coincy. — Énumération des Echium de la Flore Atlantique. 233
les inférieures et fleurissant les premières ; indûment couché, ou
un peu étalé, faiblement tuberculeux. Feuilles inférieures lan-
céolées, obtuses ou subaiguës, atténuées en pétiole, un peu si-
nueuses sur les bords, planes, revêtues d'un indûment couché,
homomorphe, finement tuberculeux ; feuilles caulinaires assez
nombreuses, étalées ; les supérieures dépassant en général beau-
coup les cymes florifères ; bractées lancéolées. Fleurs sessiles.
Calice de 6 à 7 millim. à divisions lancéolées, non accrescentes.
Corolle de 15 millim. ; bleuâtre, duvetée, à limbe peu oblique ;
anneau composé de dix écailles très poilues, insérées assez haut,
un peu quadrangulaires, souvent mal séparées, mais plus voi-
sines cependant du type des Eleutherolepis que de celui des
Gamolepis. Etamines à filets glabres et à anthères ovales ; deux
sont franchement exsertes, deux à peine subexsertes, et la
postérieure incluse, son filet étant la moitié seulement de celui
des etamines antérieures. Style poilu, exsert, courtement bifide.
Stigmates petits. Achaines (2 millim.) brunâtres, très finement
mais densément tuberculeux.
Le Maroc, in herb. Muséum ; in Sylva Mamora, Casa-
blanca (9), Larache ; in herb. Cosson : Casablanca, Salé, Forêt
de Mamora.
On rencontre des formes femelles de cette espèce ; alors la
corolle est d'un bleu très pâle et n'a que 10 à 12 millim. ; l'an-
neau est aussi moins développé.
L'inflorescence spiciforme de cette espèce rappelle un peu
YE, vulgare ; mais ses cymes sont pédonculées, denses à la
maturité, et les supérieures se développent avant les inférieures ;
ses fleurs sont plus petites, ses etamines moins exsertes à filets
très inégaux et à membrane les rattachant à la corolle peu déve-
loppée ; enfin les écailles de l'anneau ne sont pas ovales, très
distinctement séparées. Le confusum, dont l'inflorescence est si
variable, s'en rapprocherait peut-être un peu par l'indumentdes
feuilles et l'anneau ambigu de la corolle ; mais ses cymes fructi-
fères très lâches et bien moins régulièrement disposées, sa
corolle de couleur plus foncée et à limbe plus oblique, et
d'autres caractères de moindre importance l'éloignent beau-
coup de YE. œquale.
{A suivre.)
234 JOURNAL DE BOTANIQUE
SUR LES RELATIONS DES FAISCEAUX MÉDULLAIRES
ET DES FAISCEAUX DITS SURNUMÉRAIRES
AVEC LES FAISCEAUX NORMAUX
Par M. COL.
L'étude de nombreux végétaux présentant des formations
fasciculaires médullaires nous a conduit à grouper toutes les
dispositions de la course de ces faisceaux en quelques types.
Dans une même plante on peut trouver une seule ou plusieurs
de ces dispositions typiques.
Ces études nous ont également conduit à regarder comme
exactes les idées soutenues par LlGNlER (i) et ses élèves, idées
déjà démontrées en partie par HANSTEIN (2), sur le système
libéro-ligneux des plantes vasculaires.
Ces idées et les faits qui montrent que les formations pri-
maires de la tige sont les dépendances des faiceaux descen-
dant des feuilles, ne sont pas universellement admis, à cause
sans doute des quelques erreurs où se laissèrent entraîner
Du Petit-ThouarS (3) et Gaudichaud (4), les fondateurs de la
théorie phytonienne. Nous ne parlerons point de cette théorie
pour le moment et nous ne considérerons que les faisceaux
médullaires en leur course, dans les plantes adultes. Nous
aurons là des faits dont on peut facilement contrôler l'exacti-
tude sur quelques espèces qui montrent plus facilement que
d'autres la disposition de leurs faisceaux médullaires.
Les systèmes conducteurs médullaires ont fait l'objet de très
nombreux travaux, les uns pour déterminer leur origine méris-
tématique ou médullaire, ce sont les plus nombreux, les plus
contradictoires, les autres pour rechercher la vraie nature de ces
formations en étudiant leur anatomie topographique. Tandis
que les premiers de ces travaux n'ont donné que des idées
nulles ou inexactes sur leur rôle, les autres tendent à montrer
leur vraie fonction.
1. O. Lignier. Anatomie des Mélastomacées, Myrtacées. Thèse Sorbonne, 1887.
Ann. du N. de la France, 1887. — Anatomie des Lécythidacées. Bull. Se. de la
France et de la Belgique, i8ço.
2. Hanstein. Ann. Se. Nat. Bot., 1857, 4 s., t. VIII.
3. Du Petit-Thouars. Journal de Phys., 1813, t. LXXV, p. 401.
4. Gaudichaud. Ann. Se. Nat., 1843, 2 s., t. XX, p. 35. 1841, 2 s., t. XV et
Mém. des savants étranges à l'Académie. Paris, 1841.
Coi.. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires. 235
WEISS (i), dès 1883, après son étude classique de la course
des faisceaux médullaires des Pipéracées , montra que tous les
faisceaux de la moelle ou de l'écorce des tiges sont des fais-
ceaux foliaires ; ses recherches furent pleinement confirmées par
LlGNlER pour les Mélastomacées et Myrtacées, et par KruSCH (2)
pour les Composées-Ligîtliflores .
C'est donc Weiss qui soutint le premier que les faisceaux
médullaires, libériens ou libéro-ligneux, sont les suites des fais-
ceaux normaux de la feuille ou de la tige ; et le premier, il dit
que dans les feuilles le liber appelé tissu criblé surnuméraire
provient du liber normal qui, peu à peu, dans sa course longi-
Uidinale, se place à la face supérieure du bois.
Les travaux de Weiss n'ont pas été pris en considération
par la majorité des botanistes ; il est vrai que pour cette étude
dans les feuilles, il donne sa conclusion comme un fait général,
toutes les fois où le système libéro-ligneux de la feuille est en
arc de cercle, sans nommer les plantes qu'il a étudiées à ce point
de vue. Les travaux de Krusch et de Lignier sont par contre
très explicites, et il est étonnant qu'on semble les ignorer.
Nous dirons avant tout que nous ne voulons rien faire pré-
sumer, pour l'instant, sur la marche de la différenciation dti
système conductetir ; nous décrirons la course des faisceatix dans
letir état définitif, comme on parcourt îine rotile dans un sens
ou dans l'autre, allant vers un des aboutissants, sans s'oecttper
par quel côté on en a commencé la construction.
Si les systèmes vasculaires des tiges ont été l'objet de nom-
breux travaux, ceux des feuilles n'ont fait l'objet d'aucune étude
complète. De CANDOLLE disait que cette étude n'avait, selon
lui, aucune importance pour la classification des plantes.
Brongniart dans son travail sur la structure des feuilles (3)
oublie les nervures.
L'étude des terminaisons vasculaires a été faite, mais si on
en excepte les travaux de FISCHER (4) et de Strasburger (5)
1. Weiss. Bot. Centralbl. 1883, t. XV.
2. Krusch. Ann. d. Inst. Bot. di Roma, i8yo.
3. Brongniart. Ann. Se. Nat., 1 s., t. XXI.
4. Fischer. Untersuch. ûber die Siebrôhrensystem bei d. Cucurbitaccen.
Berlin, 1884.
5. Ed. Strasburger. Ueber den Bau und die Verrichtung-en der Leitung-sbahnen
in den Pdanzen; Iena, Gust. Fischer, 1891.
236 JOURNAL DE BOTANIQUE
ayant trait aux Cucurbiiacées , on ne s'est pas préoccupé des
faisceaux internes ou supérieurs à l'arc normal, on ne les retrou-
vait plus sur les petites nervures et on disait qu'ils disparais-
saient; LAMOUNETTE ( 1 ) , entre autres, n'y insiste pas davantage.
L'étude minutieuse des nervures aux divers niveaux de la
feuille nous a conduit à vérifier les idées de WEISS, KRUSCH et
LlGNlER, et à étendre ces résultats à l'ensemble des familles ayant
des faisceaux médullaires dans la tige, le pétiole ou la feuille.
Cette étude offre comme résultat immédiat, celui de montrer
que la plupart des faisceaux libériens et tous les faisceaux
libéro-ligneux supérieurs (antérieurs ou médullaires) de la feuille
se terminent en situation normale, au moins à leur extrémité
supérieure.
S'il existe des familles et des plantes où l'on reconnaît
nettement un système médullaire que les observateurs ont tou-
jours distingué du système normal ou périphérique, il en est
d'autres où les formations médullaires sont si réduites qu'elles
échappent à une observation superficielle, ou du moins on ne
reconnaît pas de suite leur vraie nature médullaire. Ce n'est
qu'en considérant l'ensemble de tous les végétaux, que l'on
retrouve toutes les transitions possibles entre un système
médullaire absolument nul et un système médullaire très déve-
loppé, superposé au système normal mais indépendant de
lui. Ces considérations générales conduisent alors à regarder,
comme l'ébauche des formations médullaires, le parcours spé-
cial de certains faisceaux aux points d'insertion des feuilles sur
la tige et en général partout où les systèmes vasculaires de
deux organes se rejoignent.
QUE DOIT-ON CONSIDÉRER COMME DISPOSITION NORMALE
DU SYSTÈME LIBÉRO-LIGNEUX FOLIAIRE?
Dans les tiges où un cercle de faisceaux délimite une moelle,
il est facile de distinguer un faisceau médullaire, cependant il
est parfois difficile de dire si les faisceaux sont disposés sur
deux cercles concentriques ou sur un cercle à circonférence
ondulée. Dans la feuille, il est encore plus difficile d'y définir
1. Lamounette. Recherche sur l'origine morphologique du liber interne. Ann.
Se. Nat. 7 s., t. XI, 1890.
Col. — Faisceaux ■médullaires et faisceaux surnuméraires. 237
ce que l'on doit appeler faisceaux médullaires, surtout lorsque
le système libéro-ligneux forme un arc dont les extrémités sont
plus ou moins repliées en dedans.
Il est nécessaire de fixer par l'arbitraire la distinction entre
faisceaux normaux et faisceaux médullaires dans la feuille.
La feuille étant en quelque sorte un secteur de tige, son
système conducteur doit normalement être formé d'un arc
libéro-ligneux continu ou divisé en faisceaux.
De sorte que, toutes les fois que dans une partie ou la tota-
lité du pétiole et des nervures, le système conducteur formera
un cercle, les faisceaux de l'arc supérieur seront des faisceaux
anormalement placés, et de fait, ils sont comparables à des
faisceaux médullaires, ils prennent part à la formation des ner-
vures plus petites qui ont la forme d'un arc normal.
Lorsqu'à la place de ces faisceaux libéro-ligneux supé-
rieurs il y a des fascicules criblés (ou de liber), ils se rendent
également dans des nervures plus petites qui ont une structure
normale. Ces faisceaux libériens et ces faisceaux libéro-ligneux
sont donc analogues. Ces faisceaux médullaires libériens ou
libéro-ligneux se placent donc normalement à leur extrémité
supérieure, et d'autre part il en est assez souvent de même à leur
partie inférieure. Le trajet, à la face supérieure ou antérieure,
a une longueur relative très variable. Souvent ce n'est que tout
à fait au point d'insertion de la feuille sur la tige que l'on
observe une disposition en cercle du liber autour du bois, il y a
donc alors des faisceaux ayant un très court trajet supérieur
(ou antérieur pour adopter la désignation de LlGNlER qui les
distingue en antérieurs ou supérieurs et en postérieurs ou infé-
rieurs) ; les faisceaux supérieurs les plus nets et les îlots criblés
dits surnuméraires sont absolument semblables à ces faisceaux,
mais leur trajet antérieur ou supérieur est plus long. La plupart
des systèmes libéro-ligneux médullaires et le liber appelé tissu
criblé surnuméraire sont des faisceaux normaux, qui, au point
de jonction de deux systèmes conducteurs, passent du cercle
périphérique dans la moelle, ou de l'arc inférieur normal libéro-
ligneux de la feuille à la face supérieure. Les faisceaux médul-
laires sont, en d'autres termes, des portions plus ou moins grandes
du trajet longitudinal de faisceaux normaux, portions ayant une
situation anormale, et souvent même une orientation anormale.
23« JOURNAL DE BOTANIQUE
C'est seulement lorsque le parcours anormal existe sur toute
la longueur du faisceau, comme chez certaines Cucurbitacées,
qu'il y a véritablement un faisceau surnuméraire anormal
(Bryone, Courge) (i).
DESCRIPTION DE LA COURSE DES FAISCEAUX
PASSANT DANS LA MOELLE.
Si on considère la course des faisceaux depuis les plus fines
nervures des feuilles jusqu'à la tige, et parfois jusqu'à la racine,
on voit que les faisceaux normaux peuvent devenir médullaires :
Type de la série A. Dans les nervures du limbe de la feuille.
Type de la série a. Dans le pétiole.
Type de la série M. Dans la tige seulement.
Type de la série R. Les faisceaux sont sur toute la longueur
à la face interne des faisceaux normaux, au moins dans la feuille.
Type de la Série A. — Si le liber médullaire de la feuille
est placé à la face supérieure de l'arc ligneux, son trajet en posi-
tion normale peut avoir été très court ou très long par rapport
à la longueur de la feuille ; il se place à la face supérieure du
faisceau dans sa course longitudinale de l'une des deux façons
suivantes (nozis ne décrivons pas les différents stades de déve-
loppement dans le temps, mais les dispositions successives dans
l'espace).
i° Soit brusquement lors de la réunion des faisceaux de
deux nervures, 2° soit d'une façon insensible en occupant une
situation de plus en plus latérale par rapport au bois, puis se
plaçant au-dessus de lui (i° — schéma VI, VIII et la suite des
fig. 14, 15, 16, 18 et 13 ; la suite 10, 11, 12 ; 20 — schéma IX
et VII).
C'est également par des processus analogues que les fais-
ceaux libéro-ligneux peuvent prendre place à la face supé-
rieure d'un arc libéro-ligneux normal, ou dans un cercle libéro-
lio-neux.
*£>'
1. « Dans certaines Cucurbitacées (Courge, Potiron), les faisceaux libériens
médullaires de l'axe hypocotylé, d'après Gerakd (Ann. Sc.Nat., 6 s., t. XI, 1881),
se placent par leur course longitudinale dans le liber normal de la racine; les
objections que Lamounbtte lui fait (Ann. Se. Nat., 1890, p. 201), n'ont aucune
portée, car Lamounbtte interprète la description des aspects différents d'un fais-
ceau à divers niveaux comme la suite des stades de différenciation au même
niveau suivant l'âge. »
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires. 239
TYPE DE LA SÉRIE M. — Les faisceaux normaux d'une
feuille ou d'un pétiole peuvent rentrer en partie dans la moelle
de la tige, au nœud même où la feuille en question s'insère
Planche I.
(fig. N, pi. 1) ; mais le plus souvent la trace normale foliaire
parcourt plusieurs entre-nœuds dans le cercle périphérique de
la tige et ne rentre dans la moelle qu'au point où il y a une
feuille placée exactement au-dessous (ou des stipules : Pipe-
racées) (fig. M, pi. I).
TYPE de la série a. — C'est le plus souvent au sommet du
24o JOURNAL DE BOTANIQUE
pétiole, où se réunissent plusieurs nervures importantes, qu'un
certain nombre de faisceaux passent dans la moelle.
Voici donc les types A, M, a et R caractérisés par le point
où le faisceau entre dans la moelle, en suivant sa course de
haut en bas.
Mais dans chacun de ces cas les faisceaux devenus médul-
laires peuvent se comporter différemment en leur course et en
leur terminaison.
Les types décrits sous les lettres A, a et M se distinguent
chacun en plusieurs autres, caractérisés par une course plus ou
moins longue et variable en situation.
Comme il y a homologie dans les courses et les terminaisons
des faisceaux médullaires de chacune des séries de types A, a
et M, nous désignerons les types de chaque série par les lettres
alphabétiques qui suivent, et pour les terminaisons, les divers
types que l'on rencontre porteront les mêmes lettres accompa-
gnées ou non d'une ou deux petites virgules, que l'on nomme
prune ou seconde.
Ainsi, par exemple, les faisceaux médullaires dans le limbe,
suivant leur course subséquente, seront désignés par les lettres
A, B, C, D et, suivant le mode de terminaison, les faisceaux
ayant le parcours du type B, par exemple, seront désignés
parB, B', B",
En dénommant ainsi chaque type simple par un signe, nous
expliquerons plus facilement les cas où plusieurs de ces types
se trouvent superposés dans la même plante.
Quel que soit le type des faisceaux, la lettre type ordinaire
s'appliquera toujours à des faisceaux se terminant à la base iso-
lément en pointe aveugle et en place anormale ; la lettre prime
à des faisceaux dont le trajet anormal s'accole à des trajets
semblables d'autres faisceaux ; enfin, la lettre seconde, qu'à tous
les faisceaux qui vers leur base reprennent une place normale.
I. DISPOSITIONS DE LA SÉRIE A. — Les faisceaux
MÉDULLAIRES DE LA FEUILLE, SUITES DE FAISCEAUX NORMAUX.
— Ces faisceaux peuvent ne pas dépasser la base du limbe ou du
pétiole, ils seront alors des faisceaux du type A. Ces faisceaux
pourront se terminer en pointe aveugle sans aboutissant, ce
mode de terminaison sera pris comme typique. La lettre A dési-
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires. 241
gnera donc le type des faisceaux qui, anormaux sur une partie
de leur trajet dans la feuille, se terminent ainsi sans aboutissant
vers la base. (Voir schéma de la planche I.)
Le plus souvent ces faisceaux rejoignent l'arc ou le cercle
libéro-ligneux normal, ils seront alors du type A" (A seconde) .
Ex. Lippia citriodora , Ficus, Campanulacées à tige normale,
Broussonetia, Cephalanthus (Rubiacées), Tflia, Sterculïa,
Isouandra, Viburnum Opulus, Acer pseudo-Platanus , sEsctilus
Hippocastanum .
Type B. — Les faisceaux médullaires, avant de passer dans
la moelle de la tige, se recourbent dans le cercle normal sur un
court trajet, et dans la tige ils se terminent en pointe aveugle.
B' sera le type B dans lequel les faisceaux s'accolent à d'au-
tres faisceaux médullaires dans la tige (Campanulacées).
B" s'ils rejoignaient de nouveau le cercle normal (nous n'en
avons encore rencontré aucun exemple).
TYPE C. — Les faisceaux médullaires, à la base de la feuille,
passent directement dans la moelle de la tige ; suivant qu'ils s'y
terminent en aveugle, ou en s'accolant à d'autres faisceaux mé-
dullaires ou encore en rejoignant le cercle normal : on aura les
types C, C ou C". Ex. C nombreuses, Campanulacées , Con-
volvulacées, Œnothéracées, Gentianées ; C" ex. d'après Gé-
rard ( 1 ) dans la base de la tige de Datura Stramonùim et celle
(ÏAlropa Belladona.
IL DISPOSITION DE LA SÉRIE a. — Les faisceaux
DEVENUS MÉDULLAIRES DANS LE PÉTIOLE. — Ils peuvent se
comporter comme ceux du limbe d'où les types a, a) et a". Si
l'on trouve des faisceaux médullaires commençant dans le
pétiole et se prolongeant dans la moelle de la tige, on a le type
b, analogue au type B, etc. En général, les types a, d et a"
sont les seuls rencontrés.
Il y a de nombreux intermédiaires entre les types A et a,
C et c, car les faisceaux deviennent parfois médullaires un peu
au-dessus du pétiole ; de même entre A, a et N, parce que le
pétiole est parfois très court et que les faisceaux passent dans
la moelle un peu avant l'insertion à la tige.
1. Gérard. Ann. Se. Nat., 6 s,, t. XI, 1881, p. 376.
242 JOURNAL DE BOTANIQUE
III. DISPOSITIONS DE LA SÉRIE M. — Faisceaux nor-
maux RENTRANT DANS LA MOELLE DE LA TIGE. — Si, très sou-
vent, les faisceaux médullaires de la tige sont, comme nous
venons de le voir, les suites des faisceaux médullaires de la
feuille, ils sont aussi d'autres fois la suite de traces foliaires nor-
males, alors ils constituent les types M, N, etc., et suivant leurs
terminaisons M, M' et M", N, N' et N", etc.
TYPE M. — Les faisceaux formant les traces foliaires nor-
males ne passent dans la moelle qu'après avoir parcouru un cer-
tain espace dans le cercle libéro-ligneux périphérique de la tige.
M. — Ils se terminent en pointe aveugle, sans rejoindre
ni le cercle normal ni d'autres faisceaux médullaires identiques
à eux-mêmes. Ex. dans quelques Campanulacées.
M' — Ils s'accolent inférieurement à d'autres faisceaux mé-
dullaires, et tous ceux des entre-nœuds les plus inférieurs de
la tige se poursuivent et se terminent isolement dans la racine
(dans le bois) où à la base de la tige. Ex. Campaimla pyrami-
dalis , Piper Bétel.
M". — S'ils rejoignaient le cercle normal périphérique.
Type N. — Ce sont les faisceaux, normaux à la base du pé-
tiole ou du limbe sessile, qui passent dans la moelle de la tige
au nœud même d'insertion de la feuille. Ex. liber du Croton
pungens. Suivant le mode de terminaison isolé, accolé à d'autres
médullaires, ou retour dans le cercle normal, on aura les types
N, N' ou N".
Type O. — Enfin des faisceaux normaux dans le rameau
peuvent passer dans la moelle de la tige. Les faisceaux médul-
laires d'un rameau passent le plus souvent directement dans la
moelle de la tige axe.
IV. FAISCEAUX DU TYPE R. — Restant a la face
INTERNE DU BOIS NORMAL JUSQU'AUX EXTRÉMITÉS DES NERVURES,
comme chez quelques Ciicurbitacces. Ex. Bryone. L'étude com-
plète de cette famille, à ce point de vue, fournira peut-être
d'autres types de cette série (i).
Un certain nombre de ces faisceaux peuvent exister sur la
nervure médiane de feuilles pourvues de faisceaux médullaires
de l'un des types précédents.
i. Voir la noie de la page 238.
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires. 243
Ce sont là, bien entendu, des schémas généraux pouvant
offrir de nombreuses modifications de détails.
TRAJETS MÉDULLAIRES DES FAISCEAUX DANS CHAQUE PLANTE
EN PARTICULIER
Si, maintenant, on considère une plante en particulier, elle
pourra offrir une ou plusieurs des dispositions précédentes.
Tous les cas rentrent dans les types que nous avons définis. Un
type peut se rencontrer dans les plantes de toute une famille,
mais, par contre, il peut aussi n'avoir ailleurs aucune valeur,
même spécifique.
Ainsi la répartition des faisceaux médullaires offre trois cas
à considérer.
1° — LA FEUILLE SEULE PRÉSENTE DES FAISCEAUX MÉDUL-
LAIRES, soit dans le pétiole seulement, soit dans le limbe et le
pétiole à la fois.
Disposition type#. Ex. Catalpa, Lavatera olbia (Malvacées).
€Ù\ Ex. très nombreux cités dans la thèse de L. PETIT (1).
A. Extrémité supérieure des feuilles de Campanulacées.
A". Ficus, Broussonetia, Cephalanthîis (Rubiacées).
2° — LA TIGE SEULE EN RENFERME. Ex. type M, M', M" :
Acanthacées, Daphne, Tecoma. Type N, N" : Phytolacca. N',
ex. faisceaux libériens du Croton pungens.
M et N sont parfois superposés.
30 — LA TIGE ET LA FEUILLE EN POSSÈDENT, par suite de la
présence du type C ou C, ou R. C est parfois superposé à R
et très souvent à M et à O.
Plusieurs types se superposent assez souvent ; ainsi, dans
les Campanulacées, on a à la fois B', C\ M et N ; dans VIpomea
purpîirea, M' et C.
CAUSES APPARENTES DE LA PRÉSENCE DES FAISCEAUX
MÉDULLAIRES.
La situation anormale des faisceaux à trajet médullaire
semble résulter de la concrescence des divers systèmes con-
1. L. Petit. Le pétiole des Dicotylédones. Thèse, Paris, 1887; mais cet auteur
n'a pas vu Thomologie qui existe entre la course médullaire des faisceaux libéro-
ligneux, et celle des fascicules libériens internes des faisceaux qu'il appelle encore
en 1887 des faisceaux bicollatéraux, malgré le travail de Lamounette en 1884.
244 JOURNAL DE BOTANIQUE
ducteurs descendant des feuilles dans la tige où ils ont à peine
place pour se loger, ils s'y disposent alors symétriquement et
pour le mieux.
Si on considère, de haut en bas, deux faisceaux à leur jonc-
tion, tout se passe comme si le bois diminuant de volume, le
liber occupait alors plus de place relativement au bois, et
passait sur les côtés puis sur la face supérieure ou interne de
l'arc ligneux.
Les faisceaux normaux peuvent en effet, en considérant leur
course de haut en bas, devenir médullaires à toutes les inter-
sections ou plutôt accolements de faisceaux, savoir :
i° Dans le limbe foliaire à la jonction de deux nervures (voir
schéma VI, VII et VIII) ;
2° Dans le pétiole au point de réunion des grosses nervures
foliaires, ex. dans les feuilles de Malvacées, de Catalpa, de
Paulownia.
3° Dans la tige à l'insertion des feuilles et des bourgeons.
Au point où les systèmes conducteurs de deux organes se ren-
contrent, les faisceaux ont souvent une course irrésfulière : là,
même dans des plantes dont la structure est regardée comme
normale, quelques faisceaux passent à la face interne des autres
sur un espace très minime. Ces faisceaux constituent, dans les
noeuds de la tige ou du rachis des feuilles composées pennées, et au
sommet du pétiole dans de nombreuses feuilles à nervation pal-
mée ou digitée, des diaphragmes transversaux à mailles plus ou
moins lâches.
Ces diaphragmes sont parfois très obliques, dans les tiges
les faisceaux stipulaires prennent souvent part à leur formation.
C'est là une ébauche de formation médullaire ; dans des exemples
convenablement choisis, on peut voir un petit nombre de ces
faisceaux formant le diaphragme, rester dans la moelle sur un
certain parcours avant de rejoindre leur place normale dans le
cercle périphérique [Bégonia), ou de se terminer dans la moelle
sans aboutissants (pétiole de Catalpa) .
C'est ainsi que les faisceaux médullaires des Bégonia et de
quelques Ombellifères dérivent des faisceaux normaux, mais ils
contractent entre eux des anastomoses qui masquent en partie
la course des faisceaux surtout lorsqu'ils sont très nombreux.
Les feuilles composées montrent aux points de subdivision
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnumjraires. 245
Planche II.
246 JOURNAL DE BOTANIQUE
du pétiole médian une disposition identique à celle des faisceaux
des tiges (schéma IV, et figures 19 a 22).
De même lorsque dans une feuille simple, il y a des faisceaux
médullaires placés dans un système libéro-ligneux fermé, ces
faisceaux sont des faisceaux normaux passant dans la moelle par
une marche identique au type M de la tige. Ex. Isonandra
Giitta (schéma I).
Les nouveaux faisceaux venant se placer dans l'organe axe
(tige, rachis commun, nervure médiane) repoussent pour ainsi
dire dans la moelle les faisceaux qui occupaient leur place ; ou
pour dire plus exactement, les faisceaux des ramifications plus
élevées ne trouvant plus à se placer dans le cercle périphérique,
passent dans la moelle (schéma I, II et IV).
Dans une telle feuille, la nervure médiane, suivie de haut en
bas, montre d'abord un arc normal qui, par suite de l'adjonction
de nervures latérales normales, se courbe de plus en plus, une
partie des faisceaux se place ainsi au-dessus de l'arc normal,
puis, d'autres faisceaux normaux se joignent à ce système,
ayant déjà la forme d'un cercle (plus ou moins déprimé à la face
supérieure), alors, cédant pour ainsi dire sa place à ces der-
niers faisceaux, une partie du cercle vasculaire passe dans la
moelle, mais elle se réduit souvent à du tissu criblé. Dans
d'autres feuilles on remarque aussi ces dispositions sur les ner-
vures de deuxième, troisième ordre.
LES FAISCEAUX DU SYSTÈME FLORAL
Ils se comportent comme des faisceaux foliaires, les pièces
florales étant considérées comme des feuilles modifiées, il n'y
a rien de surprenant à cela, mais il y a, plus fréquemment que
dans les feuilles, une structure concentrique des faisceaux ;
nous avons dit que dans un faisceau foliaire dont le liber en-
toure le bois, ou qui est concentrique par le bois et le liber à la
fois, la partie libérienne ou libéro-ligneuse qui est placée à la
face interne, c'est-à-dire tournée ici vers le centre de la fleur,
correspond à des faisceaux médullaires.
La course de ces faisceaux dans le calice, la corolle, est sem-
blable à celle décrite pour ceux des feuilles, de même pour les
faisceaux des feuilles carpellaires et des étamines ; ces derniers
n'ont quelquefois aucun vaisseau ligneux.
Col. — Faisceaux tnédullaires et faisceaux surnuméraires. 247
Tous les faisceaux des fleurs sont en général normaux à leur
extrémité supérieure, plus bas ils deviennent peu à peu concen-
triques par adjonction de petits faisceaux normaux, ils le de-
viennent aussi, brusquement, au point de réunion des faisceaux
de deux verticilles floraux. Les concrescences entre les pièces
florales, auxquelles prennent souvent part les faisceaux, et
la présence de fascicules criblés allant aux nectaires, contri-
buent à rendre plus fréquentes les dispositions concentriques
des faisceaux.
Lorsque la tige a une structure normale, tous les faisceaux
correspondant aux faisceaux médullaires ne dépassent pas en
cette situation la base de la fleur; dans le pédoncule tous ces
faisceaux ont repris une place dans le cercle périphérique, à
moins qu'ils n'aient disparu avant; d'autres fois ils restent en
situation médullaire dans le pédoncule ; et lorsque les tiges ont
des faisceaux médullaires, ils peuvent se poursuivre jusque
dans la tige où ils constituent la totalité ou une partie des
faisceaux médullaires.
Ainsi lorsque des plantes, dont le système vasculaire de la
tige est normal, offrent des faisceaux concentriques ou des
faisceaux médullaires (Aralia spinosà) dans les pédoncules flo-
raux, cela tient à ce que la disposition des faisceaux dans la
fleur se prolonge plus ou moins dans la tige, ou bien à ce que
tous les faisceaux de la fleur ne peuvent se placer sur un seul
cercle dans le pédoncule.
Dans la plupart des familles à liber médullaire, le liber mé-
dullaire des pédoncules fait en partie suite à ces faisceaux
internes des pièces florales, comme celui de la tige fait suite à
celui des feuilles ; l'autre partie vient des bractées.
Ainsi toutes les particularités de structure SEMBLENT dériver
de la disposition des faisceaux descendant des appendices de
tout ordre portés par la tige.
ROTATION DES FAISCEAUX LORS DE LEUR PASSAGE DANS
LA MOELLE
Un faisceau normal dans une nervure foliaire, pour devenir
peu à peu faisceau de l'arc supérieur de la nervure médiane,
accomplit une rotation sur lui-même de 1800 entre ses deux dis-
positions.
248 JOURNAL DE BOTANIQUE
Presque tous les faisceaux devenant médullaires, ainsi que
WEISS l'a déjà dit, subissent brusquement ou peu à peu cette ro-
tation ; c'est là une raison de la disposition inverse du bois et du
liber de nombreux faisceaux médullaires par rapport aux fais-
ceaux du cercle normal.
INDÉPENDANCE RELATIVE DES FAISCEAUX DES APPENDICES, UNE
FOIS ENTRÉS DANS LA TIGE, ILS DIMINUENT DE GROSSEUR DE
HAUT EN BAS JUSQU'A DISPARAITRE.
On peut remarquer, particulièrement sur les faisceaux médul-
laires isolés au centre de la moelle, une diminution de grosseur
insensible de haut en bas, et parfois une disparition en pointe
aveugle, ex. Campanula rapnnculoïdes ; pour les faisceaux nor-
maux sur tout leur parcours, il en est de même, mais le plus
souvent ils sont vers leur base accolés latéralement à d'autres
faisceaux, ce qui rend la disparition moins visible surtout pour
le liber.
Le liber a en général un plus long trajet que le bois. Sur
chaque faisceau foliaire normal, entrant dans la tige, on voit de
haut en bas diminuer le nombre des rangées radiales de vais-
seaux primaires, et au point où ce faisceau se raccorde latéra-
lement à un autre faisceau, rentré plus bas, il est souvent réduit
à des formations secondaires, ces dernières formations, suite
évidente de faisceaux foliaires, sont parfois, sur une certaine
longueur, interposées entre de gros faisceaux foliaires qui à leur
tour se réduisent de plus en plus à mesure qu'ils descendent
dans la tige. Ex. Phyteîima hemisphœricum L.
Hansteina déjà, dès 1857, montré ces faits pour des Coni-
fères, des Crucifères , le Cytise; nos observations sont conformes
aux siennes, mais portent sur des familles très éloignées [Ca7n-
fianulacées , Composées et en général celles que nous avons
étudiées au point de vue liber médullaire) ; LlGNIER a décrit les
mêmes dispositions chez les Melastomacées.
Les trajets médullaires et les trajets normaux des faisceaux
montrent ces mêmes changements en leur course longitudinale,
mais comme leur parcours est très long, non rectiligne et varie
de dimensions, même relative, pour chaque faisceau ; on ignore
à l'avance la disposition longitudinale strictement exacte d'un
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires . 24g
faisceau. On ne saurait donc, par l'examen des coupes longitu-
dinales, être fixé d'une façon absolue sur la terminaison des
vaisseaux primaires de haut en bas; ou le raccord plus ou moins
direct, entre la partie primaire d'un faisceau foliaire et les for-
mations secondaires qui semblent lui faire suite longitudina-
lement. La variabilité de l'aspect d'un même faisceau pris à
divers niveaux, et de deux faisceaux entre eux à ce point de vue,
montre aussi toute la difficulté qu'il y a à pouvoir affirmer dans
quel sens se fait la différenciation longitudinale d'un faisceau.
Nous employons toujours, pour ces études, les séries de coupes
transversales.
Pour terminer la description des faisceaux d'une plante adulte,
il faut parler des formations secondaires superposées radiale-
ment aux formations primaires et qui en sont très différentes.
(Pachyte de M. Van Tieghem).
Dans la tige âgée d'une plante ligneuse les formations secon-
daires que l'on trouve les plus près du cambium ne se rendent
pas aux feuilles avec les faisceaux primaires auxquelles elles
sont superposées, elles sont alors sur le prolongement longitu-
dinal (mais non strictement vertical) des faisceaux primaires
venus des feuilles insérées plus haut.
La partie des formations secondaires n'allant pas à la feuille,
où se rendent les vaisseaux primaires et une partie des secon-
daires qui lui sont superposés radialement, passe au départ de
ces derniers sur un autre faisceau, et ainsi de suite.
On observe, parfois très nettement au point d'entrée d'un
faisceau foliaire dans la tige âgée, que ce faisceau se place peu
à peu à la face interne de formations secondaires qui se pour-
suivent plus haut (fig. V, PI. II).
Ces formations secondaires superposées à des faisceaux fo-
liaires, tantôt à l'un, tantôt à l'autre, sont-elles la suite directe
des faisceaux primaires de feuilles placées plus haut? Nous ne
saurions pour le moment l'affirmer d'une façon absolue, il y a
relation entre ces deux parties de l'appareil vasculaire, mais
peut-être pas continuation directe. Ce sujet mérite encore des
études.
Sens de la différenciation des faisceaux médullaires.
— On entend par là, la direction du processus de différenciation
des éléments d'un faisceau. Chez les Campanulacées les faisceaux
250 JOURNAL DE BOTANIQUE
médullaires se développent pour chaque faisceau pris en parti-
culier, d'abord au point d'insertion de la feuille et de là gagnent
l'entre-nœud inférieur, ils se différencient de haut en bas. Lorsque
le système médullaire est très développé, du bas de la feuille il
gagne à la fois l'entre-nœud inférieur et le supérieur, mais
s'étend moins dans ce dernier où il rencontre à une petite dis-
tance un faisceau descendant.
Distinction entre faisceaiix médullaires criblés et cribro-vas-
culaires. — Souvent, dans une plante ou toute une famille, on
trouve un de ces types exclusivement, très souvent aussi on observe
danslamême plante ces deux types, déplus le même faisceau, sui-
vant lepoint considéré de sacourseaura des vaisseaux ou en sera
dépourvu cette distinction n'adoncdanscertainesplantes aucune
valeur (ex. Campanulacées).
On trouve : du tissu criblé seul dans la moelle des Sola-
nées, Apocynées, Asclépiadées, Œnothéracées , Myrtacées ,
Croion, Daphne, etc., etc.
Accompagné de quelques vaisseaux dans quelques Gentia-
nées (M. Perrot), Composées , Ligtiliflores (Krusch), Campanu-
lacées, de nombreux vaisseaux dans les Acanthacées , Tecoma
radicans, et enfin presqtie exclusivement des faisceaux libéro-
ligneux (cribro vasculaire) dans la moelle des Araliées, Ombel-
lifères, Bégoniées, Polygonées, Ricin, Pipériiées, Phytolacca.
CONCLUSIONS.
i° — Presque tous les faisceaux médullaires sont des trajets
anormaux de faisceaux normaux, leur position relative constitue
seule l'anomalie (i).
2° — Les faisceaux médullaires ont été souvent appelés sur-
numéraires ainsi que tous les faisceaux placés en dehors de la
région normale, ou cercle périphérique vasculaire. Il y a lieu
de n'employer cette expression de surnuméraire que pour un
très petit nombre de faisceaux médullaires; son emploi, com-
mode pour la description de coupes transversales, donne une
fausse idée du trajet longitudinal de ces faisceaux et de leur
i. Il est bien entendu qu'il n'y a pas de faisceaux bicollatéraux, et que tout le
liber que l'on rencontre à la face interne des faisceaux ligneux forme des fasci-
cules médullaires conformément aux études de Lamounette (loc. cit.) et de Bara-
netzky (Ann. Se. Nat., 1900).
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires. 251
rôle, car il est inadmissible d'admettre qu'un faisceau soit sur-
numéraire en un point de son trajet et normal en d'autre, d'au-
tant plus que le trajet que l'on appellerait alors surnuméraire
relierait assez souvent deux trajets normaux d'un môme faisceau.
30 — Il n'y a que chez un certain nombre de Cucurbitacées
(et peut-être dans la tige des Ombellifères et Polygonées), où il
existe des faisceaux véritablement surnuméraires qui sont
placés d'une façon anormale surtout leur trajet.
Et encore, en ce qui concerne les Ombellifères et Polygonées,
ces faisceaux ne seraient que des anastomoses (surnuméraires)
entre les trajets médullaires des faisceaux foliaires.
40 — La présence de faisceaux, surtout libériens, en dehors
de la région normale, constitue pour M. Lamounette (1) et
M. Perrot (2) un caractère adaptionnel. Ce fait résulte aussi de
la considération des courses longitudinales des faisceaux.
Les faisceaux médullaires, soit libériens soit libéro-ligneux,
constituent, d'abord chez certaines plantes, un très court trajet
anormal de faisceaux normaux ; chez d'autres la longueur de ce
trajet augmente de plus en plus, et on arrive à un faisceau en-
tièrement anormal.
50 — En ce qui concerne l'indépendance primaire des fais-
ceaux appendiculaires de la tige, la diminution de volume de cha-
cun d'eux de haut en bas et leur raccord indirect par accolement
latéral à un faisceau foliaire plus inférieur, nos observations
sont d'accord avec les travaux de botanistes qui ont véritable-
ment étudié cette question. Hanstein (3), Bertrand (4),
Lignier (5), Gidon (6), Grelot (7), Jost (S), Jodin (9), Dan-
geard(io), Delpino(n).
1. Lamounette. Ann. Se. Nat., 1890.
2. E. Perrot. Le tissu criblé, 1899. Thèse agrégation de l'E. sup. de Phar-
macie, Paris, page 215.
3. Hanstein. Loc. cit. Ann. Se. Nat.
4. Bertrand. Théorie du faisceau. Arch. du N. de la France, 1883, février
(4 P1-. 50 pages).
5. Lignier. Loc. cit. Bull. Se. de la Fr. et de la Belgique, 1890.
o. Gidon. Thèse Doctorat. Recherches sur l'appareil conducteur des Cyclo-
spermèes. (Mémoires de la Société linéenne de Normandie, t. XX, 1899 ou 1900).
7. Grelot. Sur le syst. libéro-ligneux floral des Gamopétales bicarpellées.
Thèse, faris, 1898.
8. JosT.1891. UeberDickenwachsthumund Jahresringbildung(Bot. Zeitung(i89i).
9. Jodin. Ass. Fr. pour Av. des Se. Paris, 1900.
10. Dangeard. Le Botaniste, 1895.
11. Delpino. Rapport de M. Clos. Mém. de l'Ac. de Toulouse, t. IV, 1892.
252 JOURNAL DE BOTANIQUE
Si d'une façon générale, dans l'énorme majorité des cas, les
faisceaux sont ainsi disposés, on rencontre çà et là des faits
contraires, ainsi presque tous les faisceaux médullaires diminuent
de volume de haut en bas, or, nous avons trouvé [Symphyandra
pendilla) des faisceaux médullaires partant d'une insertion fo-
liaire et allant se perdre dans l'entre-nœud plus élevé, comme
d'autres allaient se perdre dans les entre-nœuds plus inférieurs.
Les faisceaux diminuant de volume de haut en bas, aug-
mentent parfois de volume en passant près d'une insertion
foliaire, enfin, nous avons rencontré, une seule fois il est vrai, un
fascicule médullaire isolé de tout appareil libéro-ligneux dans
la moelle d'un entre-nœud de Campanula rapunculoïdes .
Tous les résultats de nos études sur les faisceaux médul-
laires sont une extension avec explications certaines et détaillées
des conclusions déjà émises par Weiss et LlGNlER.
Ils étaient déjà prévus par la THÉORIE de Gaudichaud et
PETIT-THOUARS ; bien que cette théorie ait été ruinée par TrÉ-
CUL (i) au double point de vue : pénétration dans la tige des
faisceaux venant des feuilles, qui s'enfonceraient dans les tissus
de la tige comme une racine dans le sol, ou un clou dans une
planche, et relation directe de chaque radicelle avec une feuille,
elle doit subsister en partie pour expliquer la dépendance fo-
liaire du système libéro-ligneux primaire de la tige, et l'indé-
pendance relative de chaque faisceau foliaire dans la tige (2).
EXPLICATIONS DES PLANCHES.
Planche I.
Schémas des divers types de la course des faisceaux passant dans la moelle.
Le trait plein représente la place normale du faisceau libéro-ligneux
foliaire dans la nervure médiane de la feuille et dans le cercle externe
libéro-ligneux delà tige.
Le trait pointillé représente le trajet médullaire d'un faisceau, et
aussi son parcours en situation normale, mais pour ce dernier il est placé
sous le trait plein ou en dehors de lui, et ne représente alors que le liber,
même si le faisceau médullaire est libéro-ligneux.
1. Trhcul. Accroissement des vég. ligneux. Ann. Se. Bot., 1853, 3 s., t. XIX,
p. 65.
2. Résumé succinct de travaux faits au laboratoire de Botanique de l'Ecole
supérieure de Pharmacie de Paris.
Col. — Faisceaux médullaires et faisceaux surnuméraires. 253
Les figures faites pour les faisceaux libériens médullaires peuvent
ainsi servir pour les faisceaux libéro-ligneux ayant un parcours iden-
tique aux faisceaux libériens.
Le petit crochet ou point qui termine inférieurement un faisceau,
indique que ce faisceau se continue en partie, en avant ou en arrière du
plan de la figure, dans les entrenœuds plus inférieurs, et à côté des
nouveaux faisceaux venant des feuilles. Très souvent la partie libé-
rienne d'un faisceau normal passe seule dans la moelle, ou bien le bois
qui raccompagne ne se poursuit pas aussi loin que le liber. Très souvent
aussi le faisceau ne passe qu'en partie dans la moelle et le schéma ne
saurait l'indiquer; ce sont parfois les parties les plus latérales de l'arc
libérien ou libéro-ligneux, qui passent dans la moelle, et d'autres fois
c'est la partie centrale (surtout pour ceux du type M, ex. Poivre, N: Phy-
tolacca...). En réalité aussi, le trajet d'un faisceau médullaire n'est pas
dans un plan vertical.
Types de la série A. — Médullaires ou supérieurs dans le limbe même.
Type A, très rare, peut-être même accidentel à l'extrémité supé-
rieure du limbe des Campanulacées ; type A' lorsque les faisceaux su-
périeurs ou médullaires s'accolent entre eux sans rejoindre leur place
normale.
Type A" très répandu ; Ex. : Ficus-, Sterculia platanifolia, Lippia
citriodora, etc., etc.
Types B et B'; Ex. : quelques fascicules de Campanulacées.
Type B"; aucun exemple n'a été rencontré.
Type C. Voir le texte de cette note pour définir les divers types
A. B et C, A'', B'f, C; exemple de C : Campanula rapunculoïdes, type
rare.
Type C. La plupart des faisceaux libériens périmédullaires des
Gamopétales, Œnothéracées, Croton Elutheria, Myrtacées, etc.
Type D. Course probable chez quelques Ombellifères, où l'on
remarque des faisceaux médullaires du pétiole placés normalement dans
une partie du limbe et dans la gaine; ils se placent normalement lors de
leur insertion à la tige; mais il est probable que ce sont ces mêmes
faisceaux qui, plus bas, passent dans la moelle de la tige.
On a toujours représenté ici le faisceau comme devenant médullaire
sur la nervure médiane; il faut savoir qu'en réalité, ils peuvent aussi le
devenir sur des nervures de deuxième, troisième ordre, etc.
Types de la série a. Devenant médullaires dans le pétiole.
Type a. Ex. : feuille de Catalpa, Lavatera olbia (Malvacées).
Type a". Ex. très nombreuses feuilles palmatinervées; le trait
médian représente un faisceau médullaire dans un cercle libéro-ligneux
complet; Sida Abutilon (Malvacées) ; Malva sylvestris et Altkea rosea au
sommet du pétiole seulement; Oxalis tetraphylla (Petit, loc. cit., fig.
46 à 50).
Types de la série M, devenant médullaires dans la tige ; M, après un trajet
normal dans la tige.
Type M. Ex. : Campanula rapunculoïdes.
254 JOURNAL DE BOTANIQUE
Type M'. Ex. : nombreuses Campanulacées , Tecoma, Acanthacées :
dans le Piper Bétel, la partie médiane du faisceau foliaire devient mé-
dullaire à un nœud, et le restant ne passe totalement ou en partie dans
la moelle qu'au nœud suivant.
N devenant médullaire au point d'insertion sur la tige.
Type N et N'. ex. un petit nombre de fascicules médullaires chez les
Campanulacées; presque tous les faisceaux médullaires du Croton pun-
gens.
Type N" ex. Phyiolacca.
TYPE O. Faisceau du rameau ou du bourgeon passant dans la moelle
au point d'insertion sur l'axe. Ex. Dans les Campanulacées, les fais-
ceaux du type M, M', se mêlent en partie à ceux du rameau axillaire,
dont une partie passe avec eux dans la moelle; il en est de même
d'après Krusch (loc. cit.), chez les Composées-Liguliflores.
Faisceaux types de la série R restant à la tace interne du bois
jusqu'à leurs terminaisons dans les petites nervures foliaires. Ex.
Bryone.
X. Symphyandra pendîda, faisceaux médullaires se perdant peu à
peu de bas en haut, dans la partie supérieure d'une tige.
Nota. — Une même plante offre souvent, superposés dans la même
région, plusieurs types de faisceaux médullaires
La distance qui sépare deux feuilles, comme ces feuilles sont super-
posées verticalement, est de plusieurs entrenœuds, au moins deux.
Planche II.
Schéma I. — Course des faisceaux vue de face dans une feuille (ex.Isona?.-
dra Guttà).
Les traits pleins représentent les faisceaux normaux des nervures de
deuxième ordre venant former la nervure médiane; le trait pointillé, le
trajet médullaire des faisceaux; à gauche, les traits pleins se rejoignent
montrant qu'une partie des faisceaux reste dans le cercle normal et que,
souvent, le liber seul devient médullaire. Ce schéma est identique au
type M de la tige et indique ainsi la course des faisceaux libéro-ligneux
dans les tiges d1 ' Acanthus et de Tecoma.
Schéma II. — Course des faisceaux dans les Bégonia et Ombelliferes (tige) .
Les faisceaux sont supposés dans le même plan vertical.
Schéma III dans Campamila rapunctiloïdes faisceaux du type M, B, C exis-
tant dans les mêmes entre-nœuds.
Schéma IV, rachis médian d'une feuille & Ombellifère. La course des fai-
sceaux est semblable à celle des faisceaux de la tige.
Schéma V. — Vaisseaux primaires d'une trace foliaire de Campanula, se
plaçant en dedans de formations secondaires de la tige.
Schéma VI. — Coupes transversales, à diverses hauteurs, sur une nervure,
montrant le passage d'un fascicule criblé du liber normal à la face supé-
rieure de l'arc libéro-ligneux, assez brusquement à la jonction de deux
nervures.
C. Copineau. — A propos dît Mcum adonidifolium. 255
Schéma VII. — Liber passant peu à peu à la face supérieure de l'arc libéro-
ligneux normal.
Schéma VIII. — Portion de nervure foliaire, deux fascicules libériens
passent à la face supérieure, l'un se poursuit, l'autre s'éteint peu à peu
de haut en bas. (Ex. Campanula pyramidalis.)
Schéma IX. — Passage insensible du liber normal à la face supérieure, de
chaque côté de la nervure. (Ex. Gentiana pneumonanihe .)
Figures io, 11, 12, divers aspects du pétiole et de la nervure médiane dans
la même feuille d'une Campanulacée {Campanula rapunculoïdes, etc.).
Figures 14, 15, 16, 17, 18 et 13, aspect à divers niveaux successifs, de haut
en bas, d'une nervure foliaire. [Campanula lamiifolia) la réunion des
nervures latérales montre comment une partie du liber se place à la
face supérieure ainsi que quelques vaisseaux ligneux, et comment des
fascicules libériens, totalement médullaires, se poursuivent dans le liber
normal.
Figures 19, 20, 21, 22. — Jonction de deux branches latérales du pétiole
iïŒuant/te crocata au pétiole médian. Les faisceaux , placés au lieu
d'union, forment un diaphragme, et l'un d'eux reste dans la moelle de
l'entre-nœud placé au-dessous. (Voir schéma IV.)
-*B*)OOC©=«<
A PROPOS DU MEUM ADONIDIFOL1UM
Par M. C. COPINEAU.
Lorsque, au cours de la publication des Suites à la Flore
de France, parut, dans le Naturaliste, la description du
Meum adonidifolium , j'ai fait remarquer ici même, tome III,
page 375, que Gay, après avoir créé cette espèce, l'avait relé-
guée au rang- de forme, et que M. Chabert, après l'avoir
publiée, l'avait ramenée à celui de variété. (Voir Bulletin de
la Société Botanique de France, 1860, p. 575; 1862, p. 28;
1884, p. 369.) Je concluais que le « Meum adonidifolium n'est
qu'une forme et doit être absolument supprimé à tout autre
titre, au moins sous le nom de Gay, qui l'a rétracté; et que
cette forme, en outre des habitats indiqués dans les Suites de
la Flore de France, avait été signalée au mont Dore et au mont
Iseran, et devait se trouver encore dans de nombreuses autres
stations ».
Le dernier fascicule paru de la Flore de MM. Rouy et
Camus fait rentrer le Meum Mutellium (type de Yadom'dzfo-
liu/u) dans le genre Ligusticum et mentionne comme forme
adonidifolium la plante qui nous occupe ; les auteurs ont donc
256 JOURNAL DE BOTANIQUE
adopté le sentiment des botanistes auxquels je me référais
tout à l'heure, mais il est à regretter que la synonymie énoncée
persiste à laisser les noms Gay et Chabert après sa mention
comme espèce. Enfin, aux habitats indiqués de Savoie et
Haute-Savoie, il eût été intéressant d'ajouter l'Auvergne.
Ces vicissitudes parallèles, dans l'appréciation de plusieurs
botanistes, sont bien instructives : si le juste doit tourner la
langue sept fois dans la bouche avant de parler, de quelle cir-
conspection ne doit-on pas se munir avant de créer et surtout
de publier une espèce nouvelle !
Le Gérant : Louis Morot.
Paris. — J. Mersch, imp. , 46", Av. de Chàtillon.
i6» ANNÉE. N° 8. AOUT i9o2.
JOURNAL DE BOTANIQUE
ÉNUMÉRATION
DES ECHIUM DE LA FLORE ATLANTIQUE
Par M. A. DE COINCY.
(Fin.)
Echium sericeum.
E. sericetim Vahl ; Rév. esp. crû., in Morot Jotirnal de
Botanique 1901, p. 326.
Tripolitaine, in herb. Muséum : Sidi el Maeri, Oued Zenoud
(d'Escayrac, 1849); ^ herb. Cosson : Sidi el Maeri, Benghasi.
Tunisie, in herb. Muséum : Oued el Ftour, Oued Ferd,
Krombalia, Gabès ; in herb. Cosson : Kerouan, Hammam el Lif ;
Kroussiah, Zaghouan, Ksar el Maltei, Khanget, Oued el Ftour,
Oued Ferd, Zarzis, Krombalia, Dj. Bou Kourneïn, Hammam
(Sousa), Gabès.
Les E. sericetim de Tunisie présentent des formes aber-
rantes qui jettent quelques doutes dans l'esprit sur l'opportunité
de leur réunion en une seule espèce. Toutefois on les recon-
naîtra aux caractères suivants : la corolle assez grande est rou-
geâtre, velue, d'une consistance épaisse ; le style très exsert,
les étamines en général longuement exsertes, surtout les deux
antérieures, avec des filets toujours glabres ; l'anneau à écailles
plus ou moins séparées ; les bractées assez courtes, oblique-
ment ovales, presque cordiformes à la base et non acuminées au
sommet presque obtus ; l'inflorescence vague avec des tiges peu
rameuses, souvent seulement bifurquées au sommet, mais de
taille et d'aspect très variables. Les feuilles varient aussi beau-
coup, surtout dans les pieds de première année qui ont parfois
certaine ressemblance avec YE. longifolium. J'ajouterai que
dans YE. sericeum l'indument est toujours composé de poils
assez raides, couchés ou dressés, ruguleux même à un assez
258 JOURNAL DE BOTANIQUE
faible grossissement, entre lesquels on aperçoit un petit duvet
blanchâtre excessivement ras.
\JE. sericeum a été indiqué en Algérie et au Maroc par
confusion avec Xangustifolium, qui en est très éloigné par son
inflorescence et l'anneau de la corolle tout autrement fabriqué.
Echium horridum.
E. horridum Batt. ; Rév. esp. critiq., in Morot Journal de
Botanique, 1901, p. 317.
Tunisie, in herb. Muséum : RadirTiniat, Oglat-Beni-Zid.
Algérie in herb. Cosson : Laghouat, Tyout, El Kantara
(Battandier).
Maroc, in herb. Muséum : Ida Oubouzia, Djebel Tafraout,
Imeoghemmi, Dar-Oued-Delimi, entre Mogador et Maroc ; in
herb. Cosson : Ida-Oubouzia, Ighirmillul, Kerkar, Ida-Ouchem-
lal, Akka, Imeoghemmi, Amsmiz (J. Bail sub nom. E. lougi-
foliivsLT. maroccani), Siggrat, Oued Tizi, Rabat, Aïn Oumast
(J. Bail).
Dans le domaine de notre flore, V Echium horridum présente
une remarquable uniformité qui enlève toute hésitation à la
détermination ; mais, en Orient, il existe des formes de passage
avec VE. Rauwolfii, et en Arabie une espèce à feuilles spa-
tulées, non encore distinguée, en paraît bien voisine.
Echium petiolatum.
E. petiolahim Barratte et Coincy ; Bull. herb. Boiss. 1901,
p. 1306.
Maroc, z'^herb. Muséum : Ouled-Aïssa (exemplaires impar-
faits) ; in herb. Cosson : District de Tazeroualt, Ighirmillul,
Dj. Tafraout, Kerkar, Ouled-Aïssa, Foumalili, District d'Ida-
Ouchemlal, Oudjan, Siggrat, Ghiliz.
La forme des feuilles caractérise absolument cette espèce.
Lorsqu'elles viennent à manquer sur les échantillons d'herbier,
la grandeur des divisions calicinales peuvent aider à la déter-
mination.
A. de Coincy. — Ênuméraiion des Ëchium de la Flore Atlantique. 259
Echium grandiflorum.
E. grandiflorum Desf. ; Rev. esp. crû., in Morot Jotirnal
de Botanique , 1900, p. 324.
Algérie, in herb. Muséum : Philippeville, Bône, La Calle,
Bougie (Rêver. n° 68), Alger, Fondouk, Mustapha, Hamma-
les-Platanes (Jamin n° 186), Bouzareah, Cherchell, Dj. Santo
(Bourg. 1856), Oran (Comm. Se. Alg.)\ z'/zherb. Cosson : Cons-
tantine {Soc. Daufih. n° 514), Bône, Mustapha, Blidah, Cher-
chell, Orléansville, Dj. Santo, Oran; in herb. Pomel : Collo.
Maroc, in herb. Muséum : Mekinès (1) ; in herb. Cosson :
Dj. Aït-Ougourt, Keira, Dj. Tizelmi, Mekinès.
En Algérie, et surtout au Maroc, YE. grandiflortim s'écarte
quelquefois du type de Desfontaines par ses feuilles très tuber-
culeuses et il se rapproche de X australe ; mais son inflorescence
bien moins rameuse et ses gros achaines blanchâtres le font
facilement reconnaître. Du reste la longueur relativement consi-
dérable des partitions du style suffit en général pour distinguer
YE. grandiflorum des espèces voisines à étamines pileuses,
notamment de YE. tuberculalum d'Espagne, qui a en outre des
achaines beaucoup plus petits, le tube de la corolle plus court
et des feuilles étroitement oblongues-lancéolées, érodées sur
les bords, les inférieures atténuées en pétiole, sans que la
séparation entre le limbe et le pétiole soit bien évidente. L'in-
dument des feuilles est constamment apprimé dans YE. grandi-
florum.
Dans les inflorescences d'arrière-saison les fleurs sont sou-
vent beaucoup plus petites.
Lorsque j'ai rédigé l'article cité plus haut du Journal de
Botaniqîte, je n'avais pas encore constaté la présence du véri-
table E. grandiflortim en Espagne. L'herbier de M. Gautier de
Narbonne en contient des échantillons incontestables récoltés
par Trémols, à Cadaquès, dans la province de Girone (avril
1883).
1. C'est une forme un peu particulière qui n'est pas sans quelque rapport avec
YE. tuôerculatuf/i Hffg et Lnk.
26o JOURNAL DE BOTANIQUE
Echium velutinum sp. n.
Sect. Eleutherolepis. Souche rameuse, produisant plusieurs
tiges plus ou moins étalées ; par le progrès de l'âge ces tiges
deviennent rameuses elles-mêmes avec des inflorescences très
lâches et très allongées; l'indument d'abord fin, soyeux, se
hérisse ensuite çà et là de sorte qu'il paraît dimorphe ; le même
résultat se produit sur les feuilles qui sont d'abord très fine-
ment duvetées ; mais plus tard quelques poils se dressent,
prennent de l'accroissement et l'indument devient manifestement
dimorphe, mais très tardivement tuberculeux. Feuilles basilaires
en rosette, lancéolées ou presque linéaires, pouvant atteindre
15 centim., atténuées en pétiole, très obtuses, à nervure mé-
diane seule apparente sur le dos ; les feuilles supérieures sont
sub-obtuses et dilatées à la base; bractées lancéolées-linéaires.
Fleurs subsessiles. Calice atteignant à la fin 10 millim., à divi-
sions linéaires, aiguës, hérissées, inégales. Corolle violette,
finement veloutée (15 millim.), à limbe légèrement oblique;
anneau à 10 écailles petites, bien séparées, longuement poilu.
Étamines subexsertes à filets ordinairement pileux; anthères
jaunâtres, ovales ou ovales-oblongues. Style un peu exsert,
poilu dans les 2/3 inférieurs, glabre au-dessous de la bifurcation
qui est assez courte. Stigmates petits, capités. Achaines (2 mil-
lim.) brunâtres, à dos arrondi, échinulés sur les bords principa-
lement.
Le Maroc, in herb. Muséum : District de Tazeroualt, Mont-
Omahou, Ida Oubouzia ; in herb. Cosson : District de Taze-
roualt.
\JEchium velutinum me paraît assez voisin du plantagi-
neum : il en a l'anneau, les feuilles supérieures dilatées à la
base, les anthères à ovale allongé; mais la corolle veloutée ne
permet aucune confusion et le port, si j'en juge d'après les
échantillons que j'ai sous les yeux, est très différent, ainsi que
les feuilles basilaires dont la nervure médiane est seule appa-
rente. Son inflorescence, sa corolle, ses achaines l'éloignent
aussi beaucoup de YE. grandiflorzcm.
A. de Coincy. — Énumcration des Echium de la Flore Atlantique. 261
Echium vulgare.
E. vulgare L. ; Rév. esp. critiques, in Morot Journal de
Botanique, 1900, p. 301.
Algérie, ïnherb. Cosson : Magenta (Warion, 28 juin 1873).
Il m'est impossible d'y voir autre chose que notre plante
commune des environs de Paris, à corolle un peu plus petite. Je
n'ai vu qu'un seul échantillon certain provenant d'Afrique, ce
qui laisse des doutes sur son indigénat. Ceux conservés dans
l'herbier Pomel ne méritent pas créance comme origine.
Echium italicum.
E. italicum L. ; Rév. esp. critiq., in Morot Journal de Bota-
nique, 1902, p. 66.
Tunisie, in herb. Muséum : Zaghouan; in herb. Cosson :
Kerouan, Zaghouan, Kessera; Sidi-ben-Hassem, Ile de Tabar-
que, vallée de la Medjerda.
Algérie, in herb. Muséum : Bone, Constantine (Comm.
Se. Alg.), Alger, Maison Carrée, Cimetière des Juifs, Lodi,
Sidi-bel-Abbès, Tlemcen {Comm. Se. Alg.)\ in herb, Cosson:
Bone, Penthièvre, Aumale, Tiaret, Blidah, Dely-Ibrahim, Daïa ;
in herb. Pomel : Boghar; Mitidja.
Tous les exemplaires (ïitalicum de la Flore Atlantique se
rapportent à Y Echium asperriimtm Lam. = E. pyrenaicum
(L.) Desf. Les poils sont blancs et très rudes, les tiges diffuses.
Quelquefois cependant la grappe florifère est très condensée,
ce qui montre combien serait vaine toute division de cette
espèce.
Echium flavum.
E. Jlavum Desf. ; Rév. esp. critiq., in Morot Journal de
Botanique, 1902, p. 107.
Algérie, in herb. Muséum : Gharrouban (Bourgeau, 1856);
262 JOURNAL DE BOTANIQUE
in herb. Cosson : Gharrouban, ex Barbaria (herb. Poiret) ; in
herb. Pomel : Forêt d'Asfour ; Tlemcen (Battandier).
Maroc, tn herb. Muséum : Djebel-Ghat [Soc. Dauph.,
n° 4.002); in herb. Cosson : Dj. Ghat.
Les échantillons de Tlemcen ont les feuilles axillant les
cymes florifères très développées, ce qui donne à la plante un
port particulier; mais je ne crois pas qu'il y ait lieu d'en faire
une variété spéciale.
Echium pomponium.
E. pomponium Boiss.; Rév. esp. critiq., in Morot Journal
de Botanique, 1902, p. 109.
Algérie, in herb. Muséum : Dra-el-Mizan, Dely-Ibrahim
{Comm. Se. Alg. sub nomine E. gigantei), Maison Carrée,
Cherchell; in herb. Cosson : Dra-el-Mizan, Gorges de la Chiffa
(formes à longues cymes redressées), Dely-Ibrahim (Duv. Jouve,
cymes très espacées rappelant un peu Xitalicum avec lequel il
croît), Cherchell.
Maroc, in herb. Muséum : Tanger (Schousboë), Tanger
(Salzmann, stib nomine E. altissimi) ; in herb. Cosson : Oued-
Mikès, Tanger (Schousboë), Tanger (Salzmann, sub nomine
E. italici).
Il y a trois formes de cette plante dans la Flore Atlantique :
i° la forme normale à cymes courtes, condensées; 20 celle que
l'on récolte aux Gorges de la Chiffa, à cymes allongées, re-
dressées; 30 celle à cymes courtes, lâchement espacées. Mais
les bractées régulièrement pectinées et très dilatées à la base,
les petits poils qui se trouvent dans le tube de la corolle entre
les 2 étamines antérieures sont des caractères spécifiques qui
excluent toute division systématique.
J'insiste pour la diagnose du pomponiîim sur la présence
des petits poils entre les filets des étamines antérieures. On a
quelquefois de la peine à les voir, parce que la corolle sèche
est en général pliée en cet endroit, et qu'en fendant le tube, le
scalpel déchire souvent la partie intéressante à étudier. Il faut
donc beaucoup d'attention; mais ces poils ne manquent jamais,
A. de Coincy. — Énumération des Echium de la Flore Atlantique. 263
et comme c'est là un caractère essentiel, il vaut la peine qu'on
y regarde de près. On ne sera pas ainsi exposé à confondre le
pomponium avec le glomera/îtm Poir. ou avec certaines formes
condensées de ïitalicum (aspcrrimum Lam.), ce qui arrive
quelquefois.
Echium calycinum.
E. calycinum Viviani; Rev. esp. critiq., in Morot Journal
de Botanique, 1901, p. 311.
Tunisie, in herb. Muséum: Hammam-el-Lif, El-Haouiria ;
Zaghouan, Ghardimaou, Oued-Zerga, Guelâat; in herb. Cos-
son : Dj.-Kourbès, Porto Farina, Carthage, LaGoulette, Rades,
Hammam-el-Lif, Zaghouan, Oued-Zerga, Ghardimaou, Mat-
mata, Dj.-Mezemzem, Bardo.
Algérie, in herb. Muséum : Constantine (Soc. Dauph.,
n° 5I3)> (Frag. FI. Alg. n° 453), La Calle, Cherchell; in herb.
Cosson : Constantine, El-Kantara, Guelma, Melila, Cap Mati-
fou; in herb. Pomel : Constantine, Guelma, Sidi-bou-Saïd.
Echium plantagineum.
E. plantagineum L.; Re'v. esp. crii., in Morot Journal de
Botanique , 1900, p. 328.
Tunisie, in herb. Muséum : Ghardimaou, Utique, Dj. Kour-
bès, Bardo ; in herb. Cosson : Dj. Kourbès, gare de Beja, Sidi
Zehili, Utique, Aïn Draham, Souk el Djema, Kef En Nesour,
Medjez el Bab, Bardo.
Algérie, in herb. Muséum : Barbarie (Desf. Herb. Jussieu),
Constantine (Comm. Se. Alg.), Bone, La Calle (Comm. Se.
Alg.), Kerrata (Rêver. Kab. 97), Alger (Reliq. Maill. n° 1467),
( Jamin, nu 185), Jemmapes, Mustapha, Oran (Balansa n° 578 sub
nomine E. violacei), Tlemcen, Haute Habra, Union du Sig
(Durando sttb nomine E. violacei), Miserghin (Duveyrier) ; in
herb. Cosson : Tebessa, Constantine (Soc. Dauph. n° 885),
Bougie (à fleurs roses), Aumale, Mustapha, Alger, Maison
Carrée, Blidah, Oued el Halleg (fleurs blanches), Sidi bel Abbès,
Oran, Union du Sig, Daïa, Mazagran.
264 JOURNAL DE BOTANIQUE
Maroc, in herb. Muséum ; Ouâd en Nedja, Fâs (Duveyrier),
Fez (Grant), Larache (Mellerio), Salé, Sylva Tamara, Mouley
Yacoub, Tanger (Salzmann, Hooker), Quarey et el Habbasi
(Duveyrier); in herb. Cosson : Forêts de Mamora et de Tamara
(Grant), Rabat, Tanger (Salzmann) Casablanca, Fez (Grant),
Oued Reddem, Mouley Yacoub, Tanger ( J. Bail sue nom. E.
angustifolii), Cap Spartel (J. Bail subnom. E. grandiflori)\ in
herb. Kew : Mesfioua (Hooker sttb nom. E. modesti]. BalL/z. p.).
Cette espèce, malgré ses caractères si tranchés, est bien
souvent méconnue, parce que l'on attache trop d'importance aux
feuilles basilaires et à la grandeur des fleurs qui est excessive-
ment variable. La corolle est toujours d'une consistance déli-
cate, portant quelques poils plus ou moins longs sur les nervu-
res et la partie supérieure des lobes, mais du reste complète-
ment dépourvue de l'indument velouté qui ne fait défaut à aucune
espèce ôHEchium méditerranéen. Les récoltes Hooker dans les
environs du Maroc, malgré la petitesse de la corolle (i3millim.),
et déterminés modeslum par Bail, appartiennent au plantagi-
neum. De même les plantagineum à petites corolles recueillis
près de Fez par Grant. J'ai vu de Madère du plantagineum
ayant le même caractère et cependant d'une détermination in-
contestée.
C'est en considérant la corolle que je rattache au plantagi-
neum un rameau dEc/iium récolté par Barrau à la Maison
Carrée et déposé dans l'herbier du Muséum. L'inflorescence en
épi très dense, les feuilles très étroites, tout indique une plante
anormale ; mais, d'après sa corolle et ses étamines, elle provient
du plantagineum, soit comme hybride, soit comme mons-
truosité.
? Echium clandestinum.
? E. clandestinum, Pomel Nouv. Mat. p. 95.
Je n'ai vu de cette espèce qu'un petit fragment conservé dans
l'herbier Pomel. L'apparence est un peu celle du calycinum, mais
en examinant de plus près, on voit qu'on est en présence d'un
type tout à fait à part, qu'il est fâcheux de ne pouvoir étudier
en détail.
A. de Coincy. — Ênumératîon des Echium de la Flore Atlantique. 265
La seule corolle que j'aie pu analyser m'a présenté des éta-
raines sessiles, ovales-aiguës (fertiles), ce qui est contraire à la
caractéristique du genre ; l'anneau est glabre, continu et a dix
lobes bien marqués, alternativement plus grands et plus petits,
d'une fabrique toute spéciale. Pour le reste, je renvoie à la des-
cription de Pomel, me contentant de transcrire ici la note de son
herbier:
Cauh'bus herbaceis decnmbentibus foliis radicalibus in lon-
gum petiohim attemiatis oblongis ntrinque tuberculato hispidis
spicis Iaxis bracteis linearilanceolatis calycem corollas seqna-
lem superantibtis staminibtts triplo corolla stylo que breviori-
bus calycino affine an planta hodnensis ?
Algérie, in herb. Pomel : Région de Hodna ? (Fradin).
Ce n'est peut-être pas une plante algérienne.
Telles sont les espèces dont j'ai vu des échantillons certains
provenant du domaine de notre flore, sauf les réserves ci-dessus
pour XE. clandestimim.
J'ajouterai quelques remarques relativement à XE. modes-
tum Bail.
E. modeslum Bail Journal of botan. 1873, p. 373 (Spicil.fl.
Maroc, p. 576).
J'ai vu sous ce nom, étiquetés de la main même de J. Bail :
i° Deux petits échantillons très imparfaits récoltés par lui à
Aïn-Oumast (Prov. de Schedma, Chiadma des cartes françaises)
et donnés à M. Cosson. La corolle est petite, veloutée, les éta-
mines glabres, incluses, la tige très simple, terminée par deux
ou trois petites cymes ; l'anneau est celui du confusum.
20 Cinq échantillons (dont trois en très bon état) de la col-
lection Hooker (Herb. de Kew) récoltés dans les mêmes pa-
rages; la corolle porte quelques poils sur les nervures et au
sommet des lobes, mais du reste est parfaitement glabre et
d'une consistance délicate ; les filets des étamines sont léo-ère-
ment pileux ; l'anneau est composé de dix écailles bien sépa-
rées : ce sont des plantagineum manifestes qui ne se distin-
guent du type que par la petitesse de la corolle (13 millim.) et
qui ressemblent bien aux récoltes de la même plante par Grant
dans les environs de Mékinès. Bail compare son modeslum au
266 JOURNAL DE BOTANIQUE
■maritimum (notre confustim) qui s'en distingue, dit-il, par ses
étamines incluses ; or les exemplaires de l'herbier Cosson ont
les étamines incluses; de plus, le maritimum (confusum) a la
corolle duvetée, les filets des étamines glabres et l'anneau am-
bigu ; or les exemplaires de Kew ont la corolle glabre en dehors
des longs poils caractéristiques du planta ginetim, les filets des
étamines pileux et l'anneau franchement Eleutherolepis. Les
échantillons de Kew sont donc du plantagineum. Quanta ceux
de l'herbier Cosson, ils sont intermédiaires entre le decipiens
Pomel et notre Barrattei, sans que je puisse décider, vu leur
médiocrité, s'ils appartiennent à l'un ou à l'autre, ou peut-être
encore à quelque forme aberrante d'une autre espèce.
Dans ces conditions, comme les échantillons de l'herbier
Cosson et ceux de l'herbier de Kew sont les uns et les autres
parfaitement authentiques, et qu'ils représentent deux espèces
différentes, les premiers mal caractérisés, les deuxièmes dé-
pendant d'un type connu ; comme d'un autre côté la description
du Spicilegium est vague et peu concordante, je ne puis ad-
mettre le modestum comme espèce ; il me paraît entaché d'un
doute indélébile.
SUR LES MUSCINEES DES CAVERNES DE L'YONNE
Par MM. L. GÉNEAU de LAMARLIÈRE et J. MAHEU.
Comme suite à nos premières Notes sur la flore bryologique
des cavernes du Midi de la France (i), nous nous sommes pro-
posé, dans cette troisième Note, de faire l'étude de la flore des
Muscinées cavernicoles du département de l'Yonne, flore moins
riche que celles qui ont été étudiées précédemment, mais qui
n'est pas pour cela dépourvue d'intérêt.
Le département de l'Yonne constitue une région riche en
cavernes, et le premier catalogue de Lucante en signale une
centaine environ.
i. L. Géneau de Lamarlière et J. Maheu : Sur la Jlore des Motisses
des cavernes (Comptes rendus des "séances de l'Académie des Sciences,
15 avril 1901). — Sur la flore bryologique des grottes du Midi de la France
(Bull, de la Soc. bot. de France, T. XLVIII, 1901).
G. de Lamablière et J. Maheu. — Afuscinées des cavernes de l'Yonne. 267
Les excavations qui ont fourni les échantillons étudiés dans
ce travail sont situées à un kilomètre du village d'Arcy-sur-
Cure. Toutes sont ouvertes aux flancs des collines dans un plan
voisin de l'horizontale. Les avens y sont rares, par suite de la
nature et de la disposition même de la roche, qui ne présente que
peu de fissures dans le sens vertical, contrairement à ce qui
s'observe dans les masses dolomitiques des Causses du Midi.
Toutes ces cavités sont alignées suivant deux bandes parallèles
perçant l'étroite zone du Jurassique moyen et supérieur des
vallées de la Cure et de l'Yonne.
La première série comprend les cavernes avoisinant la Cure,
et constitue les grottes dites du Midi, ainsi nommées à cause de
leur orientation. La deuxième série comprend les ouvertures
situées au flanc de la côte de Chaux. Enfin, un troisième groupe
orienté au nord est formé par trois petites cavités situées sur la
route nationale d'Arcy à Saint-Morée.
Voici la liste des principales cavernes de cette région :
Première série ou « Grottes du Midi » .
Grotte du Trilobite. Grotte de l'Hyène.
— de l'Ours. Gouffre ou perte.
— du Cheval. Grande grotte.
Grotte des Fées.
Deuxième série (Côte de Chaux).
Grotte de la Roche-percée. Grotte des Hommes.
— de Nermont. — du Mammouth.
— de la Cuiller. de l'Entonnoir.
— du Couloir. Trou du Tisserand.
Caverne des Vipères — du Crapaud.
— des Blaireaux. — de la Marmotte.
Troisièine série.
Grotte de l'Egouttoir ou des Sapins.
— des Nomades.
— des Moulineaux.
268 JOURNAL DE BOTANIQUE
La température dans ces diverses grottes varie entre 15 et
170. Du moins ce sont les chiffres obtenus entre le ier et le
20 septembre, époque à laquelle ont été faites les explorations.
Cette température doit être voisine du maximum atteint au
cours de l'année.
Les quantités de vapeur d'eau de l'air atmosphérique sont
plus variables. Voici quelques observations faites à ce sujet :
Grotte du Trilobite . . .
— de l'Ours
— de la Roche-percée
— des Fées
Le Gouffre sous les Fées .
Grotte de l'Egouttoir . .
— des Nomades . . .
i6£r,22 par mètre cube.
18, 75
29, » —
20, 21 —
60, » —
29, 22 —
17, 82 —
On voit que, sauf pour le Gouffre sous les Fées, l'humidité
atmosphérique est moyenne.
Un certain nombre de ces excavations ont fourni les Musci-
nées dont l'étude va suivre. Mais auparavant, il est bon de jeter
un coup d'oeil rapide sur la flore bryologique des environs, et
sans en faire une étude approfondie, on pourra se faire une idée
des principaux caractères qu'elle présente. Aux environs des
cavernes d'Arcy-sur-Cure, il y a peu de Mousses à noter, et,
non seulement les espèces sont rares, mais encore elles sont
représentées par un petit nombre d'individus. La nature sèche
du terrain et l'exposition au grand soleil paraissent être les
causes de cette pauvreté. Les principales espèces rencontrées
dans ces conditions sont : Hypnum molluscum Hedw. , Campto-
thecium lutescens Br. eur., Encalypta streptocarpa Hedw., Bar-
bula ruralis Hedw., B. sqtiarrosa Brid., Grimmia apocarpa
Hedw., G. pulvinaia Sm., G. orbïctdaris ? Br . eur., Leptoiri-
ctun flexicaule Hampe. Les Mousses sont toutes calcicoles et
xérophiles. Le terrain appartient en effet à l'Oxfordien et au
Corallien, représenté dans la région par des roches calcaires.
Quelques-unes des espèces que nous venons de citer pénè-
trent dans les grottes, mais non pas toutes. D'autres espèces se
trouvent dans les grottes sans avoir été constatées en dehors
dans les environs immédiats.
G. de Lamaelière et J. Maheu. — Muscinées des cavernes de l'Yonne. 269
Première série : Grottes du Midi.
i° Grotte du Trilobite. — A l'ouverture de cette grotte
sèche se trouve X Anomodon viticulosus H. et T. en touffes assez
compactes, et à tiges relativement courtes et trapues. Les cous-
sinets présentent ce mélange de jaune, de vert et de brun qui est
fréquent dans cette espèce. Au microscope, aucun caractère
saillant ne vient mettre de différence entre ces échantillons et
ceux que l'on rencontre un peu partout dans diverses régions.
On trouve encore en cet endroit Orthotrichum saxalile
Brid., fertile, et Barbula ruralis Hedw., stérile.
A 25 mètres de profondeur et dans une obscurité partielle,
habite X Eucladium verticillatum Br. eur., stérile, mais bien
développé et d'un vert tendre. Il est relativement peu incrusté
de calcaire.
20 Grotte de l'Ours. — A l'ouverture de cette grotte
croît le Grimmia pulvinata Sm., qui ne présente rien de parti-
culier. Un peu plus loin, sous la voûte et encore à l'entrée, se
trouve X Homalothecium sericeum Br. eur.
A 20 et 30 mètres de l'ouverture, se rencontre le Rhyncho-
stegium tenellum Br. eur. , en échantillons fructifies et les plus
beaux qui aient été trouvés dans les cavernes d'Arcy. Cepen-
dant il est loin d'atteindre le développement qu'on lui trouve
quelquefois, même dans des régions plus septentrionales, comme
au Cap Gris-Nez, par exemple, où il forme à la face inférieure
des rochers portlandiens des gazons épais de 2 à 3 cm. et étendus
sur d'assez grandes surfaces. Ici, cette espèce est très maigre,
en touffes lâches, soyeuses, d'un vert pâle et brillant. Au fond
des gazons, il n'y a pas ces teintes brunes et décolorées que l'on
observe sur les échantillons développés dans des conditions
normales. Les rameaux sont plus allongés et les feuilles plus
espacées. Ces dernières sont environ d'un tiers plus étroites que
dans les échantillons ordinaires, et elles sont plies allongées. La
sinuolation du bord des feuilles, bien loin de disparaître,
s'accentue plutôt. Les fleurs mâles encore nombreuses sont
plus espacées que dans le type. En ce qui concerne le sporo-
gone, il n'y a guère de différence que dans la couleur des parois
du sporange et des. dents du péris tome externe qui sont un peu
270 JOURNAL DE BOTANIQUE
plus pâles que dans les échantillons normaux. Nous proposerons
pour cette jolie forme de Rhynchostegium tenelhim, le nom de
variété macilentum G. Laml. et Mah. En se reportant à la
figure i, en B et C, et en comparant à A, on verra que, comme
pour la var. gracillimum du H. molluscum décrite plus loin, la
taille des feuilles est plus petite, et l'étirement relativement
plus grand. On a trouvé peu de différences dans la taille des
cellules.
Le RhyncJwstegizim tenelhim est une intéressante espèce
méridionale qu'on ne rencontre guère qu'à l'état disséminé dans
une grande partie de la France ; il a l'air d'être assez fréquent
dans les grottes d'Arcy et il y fructifie bien. Habitué des fis-
sures de rochers, des endroits obscurs et des grottes, il trouve
ici le substratum calcaire qui lui convient.
A 20 mètres environ de l'ouverture de la Grotte, et dans
une demi-obscurité, se rencontrent encore des échantillons de
Bryum stérile qui présentent des caractères tout à fait remar-
quables. Les liges courtes (1 cm. environ) sont assez écartées et
ne forment que des coussinets lâches. Les feuilles, peu nom-
breuses, sont espacées le long de la tige, chiffonnées sur le sec,
et un petù tordues. A la base, elles sont fortement rétrécies et
présentent de chaque côté une portion déctirrente très nette. La
plus grande largeur de la feuille se trouve vers le milieu ou le
tiers supérieur, de sorte que la forme générale est spatulée. Une
marge large (3-5 séries de cellules), épaisse, brun rougeâtre,
entoure le limbe, et rejoint au sommet une nervure forte, de
même couleur, avec laquelle elle se continue pour former une
excurrence, une sorte de poil bien développé, portant quelques
dents faibles, mais nettes, qui se retrouvent aussi dans la por-
tion supérieure de la marge. Toutes les parois des celhiles sont
d'un beau rouge brun, qui tranche sur le contenu chlorophyllien
vert tendre. Certains des caractères précédents, comme la
décurrence des feuilles, leur espacement, les teintes rouge-bru-
nâtres de certaines parties, rapprochent beaucoup cette Mousse
du Bryum pallens Sw. Mais d'autres caractères, comme la lar-
geur de la marge, sa denticulation nette quoique pauvre, la forte
excurrence piliforme du sommet de la feuille, la rapprochent
davantage du Bryum. capillare. C'est donc un type intermé-
diaire intéressant. En raison de l'aspect général de la plante et
G. de Lamarlière et J. Mahku. — Muscinées des cavernes de l'Yonne. 271
de la forme de ses feuilles, nous la rattacherons au premier de
ces Bryum, sous le nom de B. pallens, var. PSEUDO-CAPILLARE
G. Laml. et Mah. Nous ferons observer que le Bryum pallens
est plutôt silicicole ; notre variété croît au contraire sur un sub-
stratum calcaire (Fig. 2).
30 Grotte de l'Hyène. — Trois espèces seulement ont été
trouvées dans cette grotte : Eurhynchium velutinum stérile,
très maigre, à feuilles espacées, plus étroites et plus longues
proportionnellement que dans le type. La denticulation y est
moins nette et moins forte ; Eissideus bryoides, stérile, à peu
près normal, et Encalypta streptocarpa maigre, en individus
presque isolés, à tiges atteignant à peine 1 cm., radiculeuses
seulement à la base et ne portant pas de propagules. Les
feuilles sont plus petites que dans le type, mais encore bien
papilleuses.
40 Grotte DES Fées. — Dans la première salle, encore un
peu éclairée, se trouvent : Hypnum molhiscum peu modifié,
mêlé & Encalypta streptocarpa très maigre. On y rencontre
aussi des touffes de Grimmia apocarpa stérile, en coussinets
maigres, dont les tiges ne dépassent pas 2 cm. de hauteur. Les
feuilles inférieures sont dépourvues, ou presque, de portion
décolorée piliforme; les supérieures ont cependant encore,
malgré leur station peu éclairée, un poil court, rugueux et
denté. L'ensemble a un aspect noirâtre que présente souvent
cette espèce, même dans ses stations normales.
50 Gouffre ou perte, sous les Fées. — A l'ouverture
on peut observer Eurliynchium stria tum Br. eur., stérile, d'un
beau vert clair et assez vigoureux. Toutefois les échantillons
sont moins forts et plus verts que ceux que l'on trouve à la
grande lumière. On y observe encore Eurliynchium striatulum,
stérile , vert sombre , Anomodon viticulosus H . e t T ., fertile , vert et
brun à la base, très vigoureux et à tiges très longues, enfin une
Hépatique, le Madotheca platyphylla, bien développé et stérile.
Plus profondément on retrouve Anomodon viticulosus , mais
déjà plus modifié. Dans l'aspect général il y a peu de change-
ments à noter, sauf que les touffes sont plus décolorées ou bru-
nâtres. Mais au microscope on observe que les feuilles sont plus
brusquement rétrécies en leur milieu. Cette partie rétrécie, à
bords presque parallèles pendant un certain temps, est générale-
272 JOURNAL DE BOTANIQUE
ment, au sommet, très obtuse ou presque arrondie, plus rarement
un peu aiguë (Fig. 3, D, E). Sa longueur égale environ celle de
la partie large, tandis que dans les échantillons normaux
(Fig. 3, A), elle est environ d'un tiers plus courte. Cette confor-
mation des feuilles rapproche ces échantillons des cavernes de
YAnomodon apiculatus Br. eur., de la flore d'Allemagne, mais
c'est, croyons-nous, le seul rapprochement possible. Les feuilles
des échantillons recueillis en profondeur sont aussi un peu
moins papilleuses que celles du type.
Quelques brins & Hypuum purum et de Thuidium abietinum
ont été aussi récoltés dans une obscurité partielle.
Enfin la Mousse qui a été trouvée le plus profondément dans
cette caverne est le Hypnum molluscum var. GRACILLIMUM var.
nova. Elle est d'une ténuité et d'une élégance beaucoup plus
grandes encore que les échantillons qui croissent à l'air libre
de la var. gracile N. Boul. Sa couleur est d'ailleurs d'un beau
vert et non jaune comme dans les échantillons normaux; la
ramification pennée est à'tme extrême régtilarité. Les feuilles
des branches principales (Fig. 4, D, E) comparées à celles de la
variété gracile (Fig. 4, A) présentent la même forme générale,
mais cependant Yacumen est relativement un peu phis long et
plus courbé. La taille générale est beaucoup plus petite, et en
rapport avec la gracilité plus marquée du port de la plante. Les
cellules des oreillettes, de même que celles de la partie moyenne
du limbe (Fig. 4, F, G), sont aussi relativement plus petites, si
on les prend dans leur ensemble (Comparer au type, Fig. 4,B,C).
On trouve aussi des relations proportionnelles de taille dans le
même sens, si on compare les feuilles des rameaux secondaires
(Fig, 4, J, comparé à H). Mais ici, c'est la variété gracile, c'est-
à-dire celle qui se rapproche le plus du type, qui a un profil
plus courbé. Les fétu 'lies des rameaux secondaires de la variété
gracillimum sont presque droites.
Deuxième série : Grottes de Saint-Morée.
i° Grotte de la Roche-percée. — A vingt mètres de pro-
fondeur on peut recueillir des échantillons de Rhynchostegium
tenellum Br. eur., var. macilentum G. Laml. et Mah. Plus pro-
fondément, à trente-huit mètres, et à l'obscurité presque absolue
Fig. i : A, feuille raméale de Rhynchostegium tenellum, type. B et C, feuilles raméales
de la var. macilentum, var. n. — Fig. 2 : Feuille caulinaire du Bryitm pallens Sw. var.
psendocapillare, var. n. — Fig. 3 : Feuille raméale normale $ Aiiomodon viticulosus,
A; B, C, D, E, feuilles raméales d'échantillons des cavernes. — Fig. 4 : A, feuilles des
rameaux principaux du Hypnum molluscum var. gracile N. Boul. ; B, cellules des oreil-
lettes ; C, cellules de la partie moyenne des mêmes feuilles; D, E, feuilles des rameaux
principaux de la var. gracillimum, var. n. ; F, cellules des oreillettes; G, cellules de
la partie moyenne des mêmes feuilles ; H, feuille des rameaux secondaires de la va-
riété gracile ; J, feuilles des rameaux secondaires de la variété grac illimum. — Fig. 5 :
A et B, feuilles normales à'Eurltynclii/im velutinunt; C, feuille de la var. macilenlum.
— Fig. 6 : A, feuille normale d' Eztcladium verticillatum ; B, feuille d'un échantillon des
cavernes peu modifié; C et D, feuilles d'échantillons des cavernes beaucoup plus mo-
difiées, var. latebricola.
274 JOURNAL DR BOTANIQUE
se retrouve encore cette même forme, mais plus maigre encore.
Ces derniers échantillons sont fortement mélangés d'une Algue
du groupe des Nostocacées hétérocystées.
Dans la même grotte, vers trente mètres de profondeur,
dans une demi-obscurité et sur un substratum légèrement
humide, se rencontre Y Etirhynchium velulinum Br. eur. Cette
espèce subit ici une déformation parallèle à celle du Rhyncho-
stegium teuellum, si bien qu'à première vue les deux espèces ne
sont pas dépourvues de ressemblance. Ces échantillons sont
stériles et très maigres. Les tiges principales fortement allongées
ettadicantes émettent des rameaux très espacés, graciles, assez
courts, et l'ensemble, abstraction faite de la forme des feuilles,
a quelque chose de l'aspect de Y Eîirhynchium prœlongum. Les
feuilles des rameaux et des tiges sont très espacées, étroites et
fortement allongées. Nous proposerons pour cette forme la
dénomination de var. MACILENTUM G. Laml. et Mali., parallèle
à celle décrite sous le même nom pour le Rhynchostegùim
tenelhim (Fig. 5).
Au-delà de trente-huit mètres on n'a plus trouvé de Mousses,
bien que la grotte atteigne un développement de cent cin-
quante mètres.
20 Grotte de Nermont. — On y trouve surtout YEucla-
ditim verticillatum Br. eur. Les échantillons de l'entrée de la
première salle sont assez vigoureux, en touffes assez compactes,
d'un vert sombre, plutôt noirâtre, mais cependant différent du
vert caractéristique de cette espèce lorsqu'elle croît en pleine
lumière. D'autres échantillons au contraire, recueillis au fond de
la même salle, à vingt mètres de l'ouverture, dans une portion
peu éclairée, sont moins touffus et d'un vert beaucoup plus
clair que les premiers.
A l'ouverture de la Grotte, quelques brins d' Eurhynchnim
przelongum sont mêlés à Y Eîicladùim verticillahim.
Troisième série.
i° Grotte de l'Égouttoir. — A l'entrée de la grotte on
peut recueillir : Hypnum Schreberi, H. cuspidatimi, tout à
fait normaux, H. molluscum, passant à la var. squarrosulum,
et Orthotrichum affijie.
G. de Lamaklièee et J. Maheu. — Muscinées des cavernes de l'Yonne, 275
Plus profondément on trouve encore Eurhynchium praslon-
gum et Thuidium abietinum en mauvais état et généralement
décolorés, puis Grimmia apocarpa, stérile et à peu près entiè-
rement dépourvu de poil, enfin Eucladium verlicillatum, stérile.
Ce dernier est à peu près normal et présente seulement des
feuilles un peu plus étroites que celles des échantillons nor-
maux (Fig. 6, B).
20 Grotte des Nomades. — Cette grotte a une ouverture
très basse et environ vingt-cinq mètres de galeries. Au com-
mencement de la zone obscure, on trouve Hylocomium trique-
tram et Hypnum puritm qui ne paraissent pas avoir subi de
déformations bien sensibles.
Le Hypnum molluscum, qui s'y trouve aussi dans une obs-
curité partielle, présente des échantillons intermédiaires entre
les types normaux et ceux qui ont été rencontrés dans la perte
au-dessous des Fées, et que nous avons appelés variété gracil-
limum. Ils sont stériles; les tiges sont assez grêles, et la couleur
est jaune doré comme chez les échantillons vivant à la grande
lumière.
Dans les mêmes conditions se trouvent encore Eurhynchium
prêelongum, stérile, mais encore normal, Barbtila fallax, et
Eucladium ver tic il la tum .
Le Barbula fallax est stérile, en touffes lâches et maigres,
à feuilles plus espacées et un peu plus petites que dans le type.
Les deux plis que l'on rencontre ordinairement à la base de la
feuille sont ici très oblitérés. Certaines feuilles ont, à la base,
des cellules un peu plus allongées et un peu plus claires qui
tendraient à établir un passage au Barbiila vinealis Brid.
L Eucladium verticillatum est stérile, en échantillons tout
à fait maigres et fortement incrustés. Les dents des feuilles
sont presque complètement oblitérées, sauf quelques-unes qui çà
et là sont encore bien nettes. Les feuilles sont plus étroites et
souvent pltis cotirtes que dans les échantillons types (Fig. 6,
C et D). Nous avons attribué à cette forme le nom de var.
LATEBRICOLA var. n.
30 Grotte des Moulineaux. — A l'entrée de la grotte qui
est très humide, on constate Hypnum filicinum, plus grêle que
dans le type, et tendant à passer à la var. ternie N. Boul. La
ramification est très régulièrement pennée, la nervure est forte
276 JOURNAL DE BOTANIQUE
et longuement excurrente, comme dans la var. crassinervium
Ren. On sait d'ailleurs que cette espèce est excessivement
variable, et, faute d'échantillons comparables recueillis dans les
environs, toute comparaison rigoureuse nous a été impossible.
Le Thamnium alopecurum, qui habite aussi la grotte des
Moulineaux, prend des allures de Rhynchostegium rusciforme,
par suite de l'absence de la grande et forte tige primaire
dénudée qui s'élève ordinairement sur le rhizome, et qui donne
son port caractéristique à cette espèce. Les tiges primaires sont
ici grêles comme des rameaux, courtes et ramifiées irrégulière-
ment presque dès la base. Les rameaux, au lieu d'être conden-
sés et nombreux au sommet de la tige, ne sont qu'en petit
nombre et répartis çà et là, isolément, de sorte que la plante
perd l'aspect dendroïde qu'elle a toujours au grand air, même
dans les endroits les plus humides et les plus couverts. Nous
donnerons à cette forme le nom de Thamnium alopectirum , var '.
PSEUDO-RUSCIFORME. Les échantillons de l'ouverture de la
grotte sont un peu moins déformés.
Quant aux rameaux ils sont moins allongés que dans les
échantillons des cavernes du Midi que nous avons eu occasion
de décrire précédemment, mais ils montrent cependant une ten-
dance à l'allongement. Les feuilles raméales ne paraissent pas
déformées d'une façon importante. Les feuilles caulinaires sont
de taille très réduite.
\J Eucladïum verticillatum recueilli à l'obscurité partielle
dans cette même caverne paraît normal, mais il est stérile.
Remarques générales.
Les diverses espèces de Mousses récoltées dans les grottes
d'Arcy-sur-Cure peuvent, au point de vue de leur affinité pour
les substances chimiques du sol, être considérées pour la plu-
part comme des espèces calcicoles préférentes. Il s'y joint aussi
quelques espèces indifférentes sous ce rapport. C'est qu'en effet
les cavernes sont situées dans l'Oxfordien et le Corallien, et, en
particulier pour celles de la première série, la partie basse,
jusqu'à un ou deux mètres de hauteur, est formée par une
couche de calcaire oxfordien en plaquettes. C'est sur cette por-
tion principalement que les Mousses paraissent le plus exclusi-
G. de Lamarlière etj. Maheu. — Muscinées des cavernes de l'Yonne. 277
vement cantonnées. Cependant quelques espèces se rencontrent
aussi sur le corallien inférieur qui s'étend au-dessus ; elles sont
en général très maigres.
Ces faits concordent avec ceux que nous avons déjà obser-
vés pour les Mousses des cavernes du Midi de la France, les
couches calcaires donnant presque à l'exclusion des couches
siliceuses des cavernes et des avens. Une espèce cependant
paraît faire exception, c'est le Brytun pallens, considéré géné-
ralement comme silicicole. Mais il se présente ici sous une
forme telle (var. pseitdo-capillarè), que l'on peut admettre,
jusqu'à plus ample informé, que cette forme doit son origine
précisément à la nature calcaire du substratum sur lequel elle
se développe.
Les Mousses xérophiles ou subxérophiles ont ici le dessus
sur les espèces hygrophiles. La plupart des excavations se
montrent dépourvues de cours d'eau souterrains. Tout au plus
y trouve-t-on des suintements le long des parois. D'ailleurs l'air
y est relativemeut sec et chaud, ainsi que le montrent les quel-
ques observations hygrométriques et thermométriques qui ont
pu être faites ; tout semble donc favoriser le développement des
espèces xérophiles. Aussi ne faut-il point s'étonner de voir
Barbula ruralis, Encalypta streptocarpa, Grïmmia apocarpa,
G.pulvînata, Orthotriclmm saxatile, Thuiditim abietinum, etc.,
généralement fréquents dans le voisinage, pénétrer plus ou
moins profondément dans ces cavernes et conserver presque
intactes les armes dont la nature les a munies contre un excès
de transpiration : poils, papilles, disposition en coussinets
denses, etc.
Cette sécheresse relative du substratum et de l'atmosphère
explique aussi l'absence presque complète des Hépatiques,
plus généralement adaptées aux milieux frais ou humides. Une
seule espèce s'y est rencontrée, le Madotheca platyphylla, et
c'est une des moins hygrophyles.
Cependant les Mousses douées d'une certaine hygrophilie
ne sont point complètement bannies. C'est ainsi que l'on ren-
contre des types des endroits frais et ombragés, comme Rhyn-
clwstegium tenellum sEurhynchitim veltitinum,o\x même relati-
vement humides, comme Hypnum filicinum et Thamnmm
alopecurum. Mais ces deux dernières espèces, en particulier,
278 JOURNAL DE BOTANIQUE
se trouvent dans la grotte des Moulineaux, une des plus humides,
exposée au nord et contenant une perte de rivière. Aucune
espèce submergée n'a été rencontrée souterrainement.
L 'Eucladium verticillatum mérite une mention spéciale.
Cette espèce, même quand elle vit en plein air, recherche tou-
jours les suintements d'eaux fortement chargées de calcaire. En
devenant souterraine, elle conserve ses habitudes. Dans les
grottes les plus sèches, celle du Trilobite, par exemple, comme
dans les plus humides, celles de l'Égouttoir et des Moulineaux,
sitôt qu'il se forme des suintements le long des parois, on le voit
apparaître et se développer. Souvent il est accompagné d'autres
organismes que nous n'avons pas encore étudiés et qui sont
probablement des mycéliums de Champignons. Peut-être
pourra-t-on constater ici une symbiose.
Notons aussi que les cavernes de la troisième série, exposées
au nord, sont les plus humides et les plus froides et qu'elles ont
montré quelques espèces qui ne se sont pas rencontrées encore
dans les cavernes plus sèches et plus chaudes : Hylocomium tri-
quetrum, Hypmtm Schreberi ', H. cuspidatum , H. filicimim,
Thamnium alopecurum, espèces qui ont plutôt des affinités
boréales. D'autre part, nous ne pensons pas qu'on doive y
rencontrer Rhynchostegium tenellum, qui a plutôt des tendances
méridionales.
Quant aux déformations et aux modifications anatomiques
présentées par les Mousses vivant ainsi en milieu souterrain, et
à une lumière parfois très faible, elles sont généralement les
mêmes que celles que nous avons notées pour les Mousses des
cavernes du Midi de la France, moins accentuées cependant
dans plusieurs cas. On y retrouve ces formes maigres, à tiges
étirées, à feuilles souvent de taille absolue plus petite, mais en
même temps plus longues proportionnellement à leur largeur
que dans les échantillons normaux. L'élongation due certaine-
ment à la faible quantité de lumière incidente que reçoivent ces
Mousses, en partie aussi à l'état hygrométrique de l'air, a pour
conséquence l'écartement plus grand des feuilles. Ceci peut
jusqu'à un certain point favoriser l'assimilation chlorophyllienne.
En effet, les feuilles ainsi écartées ne se recouvrent pas les
unes les autres et présentent leur surface totale à la lumière
incidente devenue souvent si faible qu'il est de tout intérêt
G. de Lamarlièee et J. Maheu. — Muscinées des cavernes de l'Yonne. 279
pour la plante de n'en perdre que la plus petite quantité possible.
La couleur généralement vert tendre des feuilles montre
aussi que ces échantillons doivent contenir relativement plus de
chlorophylle que leurs congénères développés au soleil. Et,
s'il y a des teintes jaunes ou brunâtres, elles sont dues seule-
ment à la mortification de certaines parties et non à une adap-
tation à une lumière trop abondante.
Ces diverses dispositions, qui pourraient être nuisibles dans
une atmosphère sèche et éclairée, n'ont pas ici d'inconvénient
et il n'y a pas à craindre un excès de chlorovaporisation. Cepen-
dant, comme nous l'avons fait remarquer plus haut, les espèces
les plus éminemment xérophiles ne perdent pas tout à fait leurs
caractères d'adaptation ancienne, parce que l'humidité atmo-
sphérique se maintient ici dans une certaine moyenne qui ne
nécessite pas de la part de ces espèces une adaptation absolue
et immédiate dans un sens contraire. C'est pourquoi souvent on
ne constate pas la disparition complète des papilles foliaires,
des poils, de la disposition en coussinets denses, etc., mais
seulement leur diminution.
Il peut se faire aussi que la faiblesse des modifications
constatées en ce sens chez plusieurs xérophiles soit due
simplement à ce fait que ces modifications sont d'adaptation
récente. Nous n'avons peut-être pas ici, dans la plupart des
cas, de races dues à une adaptation ancienne et par consé-
quent modifiant profondément la plante. C'est qu'en effet
beaucoup de nos Mousses des cavernes ne fructifient pas, et
les individus qu'on y recueille proviennent directement de
germes apportés de l'extérieur et, par conséquent, normaux
et non adaptés. Une arrivée sans cesse renouvelée de spores
permettrait seule à l'espèce de se maintenir dans ces condi-
tions anormales, et tous les individus que l'on recueille sont
destinés à périr sans postérité. Même pour les espèces qu'on
trouve munies de leurs sporagones, il n'est pas certain que
les spores soient douées de pouvoir germinatif. Des expé-
riences sont à faire, qui n'ont pas encore été faites, et seule
la méthode expérimentale permettra de résoudre définitive-
ment ces questions.
-»->ûy<r>«Û90<Î^LN£t-— ►-
280 JOURNAL DE BOTANIQUE
ANATOMIE COMPARÉE DU TISSU CONDUCTEUR
DU STYLE ET DU STIGMATE DES PHANÉROGAMES
(I. MONOCOTYLÉDONES, APÉTALES ET GAMOPÉTALES)
[Suite)
Par M. F. GUÉGUEN.
Rubiacées (PL 20) (i).
La fleur du Cqffea arabica possède un long style filiforme-
cylindrique un peu renflé au sommet et terminé par deux
branches : chacune d'elles, de section trapeziforme, est tapissée
sur ses faces interne et latérales de poils en massue simples ou
bicellulaires (fig. i et 4). Ces trichomes atteignent leur maximum
de longueur au niveau des deux bords latéro -internes de chaque
branche : sur la face interne ils s'atténuent insensiblement en un
épiderme papilleux, supporté par du collenchyme comme les
poils eux-mêmes (fig. 5). Au-dessous de cet épiderme existe un
faisceau libéroligneux à 4-5 trachées, avec liber en éventail
formé de quatre à cinq groupes de tubes criblés.
Le style, dont l'épiderme est strié seulement au sommet, est
parcouru par deux faisceaux comprenant entre eux un tissu
conducteur à fente papillifère allongée : vers le tiers de la lon-
gueur de l'organe cette fente fait place à un massif de cellules
hexagonales, très allongées dans le sens vertical (fig. 10).
Au sommet de l'ovaire, il y a plusieurs verticilles de méri-
stèles, destinés les uns au périanthe et aux nectaires, les autres à
la paroi ovarienne et aux funicules (fig. 6 à 8).
Les ovules présentent un mode d'attache particulier : leur
funicule, fixé à l'un des bords de la loge, forme une sorte de
longue charnière. Le tissu conducteur ovarien consiste en un
épiderme à cellules isodiamétriques avec gros noyaux, qui
occupe la cloison et s'étend sur une partie des funicules (fig. 7).
Au point de contact de ces derniers avec l'ovule, il y a un pin-
ceau de poils simples en doigt de gant (fig. 9). De nombreuses
cellules oxalifères, formant plusieurs cercles réguliers au
1. K. Schumann, Rubiaceae, in Engler, IV, 4.
F. Guéguek. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 281
Ro&tf&f
îHrpooc
•60 UOf
Dr
Pl. 20. — Rubiacées, Caprifoliacées, Valérianées.
Coffea arabica, branche stigmatique coupée transversalement ; 2, sommet du style ;
3, base du style ; 4, deux papilles stigmatiques : 5, portion interne de la surface stigma-
tique; 6, sommet de l'ovaire; 7, ovaire à mi-hauteur (tissu conducteur en noir); 8, ovaire
coupé verticalement (les deux moitiés du dessin appartiennent à une même série de
coupes ; le numérotage des faisceaux est le même dans les fig. 6 à 8); 9, coupe tan-
gentielle ayant libéré un ovule, et montrant les papilles funiculaires />/ io, tissu con-
ducteur de la base du style. — n, Galium Crticiata, stigmate coupé verticalement. —
12, Lonicera semfiervircns, stigmate coupé radialement ; 13, papilles; 14, style vers le
sommet; 15, base du style ; 16, ovaire d'une fleur épanouie. — 17, Symphoricarpus race-
mosus, stigmate coupé en long. — 18, Leycesteria formosa, stigmate coupé verticale-
ment, avec tubes polliniques. — 19, Adoxa moschatellina, un stigmate (Gr. = 20) ;
20, ovaire coupé en long ; 21, réunion des cinq styles. — 22, Fedia comucopioidcs,
stigmate très grossi ; 23, sommet du style ; 24, base du style ; 25, sommet de l'ovaire ;
26, ovaire coupé en long; 27, papilles stigmatiques; 28, papilles ovariennes.
pourtour des faisceaux, se rencontrent dans toutes les parties
de l'ovaire.
Le Virecta camea possède des branches stigmatiques plus
papilleuses encore que celles du Caféier. La forme et la dispo-
282 JOURNAL DE BOTANIQUE
sition du tissu conducteur du style sont à peu près les mêmes
que dans le cas précédent, à cela près que le stigmate se
raccorde brusquement avec le style, sans infundibulum. L'ovaire
renferme deux volumineux placentas recouverts de nombreux
ovules déformés par pression réciproque. Les cellules oxalifères
contiennent ici des raphides, et abondent surtout dans l'épais-
seur de la cloison placentaire. Tout autour des faisceaux il
existe une gaîne de grandes cellules à tannin. La paroi ovarienne
renferme également une rangée de ces éléments, qui se retrou-
vent encore disséminés en grande abondance dans le placenta
tomenteux : le contenu en est peut-être utilisé pendant le déve-
loppement des ovules.
Dans le Galium Mollugo, les deux branches stigmatiques
sont distinctes jusqu'à la base. Chacune d'elles se termine par
une tête globuleuse couverte de papilles simples serrées les unes
contre les autres (fig. n). Le tissu sous-jacent converge vers le
centre de l'organe, qui renferme une colonne d'éléments conduc-
teurs semblables à ceux du Coffea : les deux massifs viennent
se réunir en un cordon unique qui parcourt la cloison inter-
carpellaire.
Le tissu conducteur ovarien est formé par l'épiderme de
l'angle interne de chaque loge, séparé du cordon central par
deux ou trois épaisseurs de parenchyme; les parois de la cavité
renferment de très volumineuses cellules à raphides allongées
verticalement, et qui sur la coupe transversale forment un cercle
de huit à dix alternant avec les faisceaux : elles manquent dans
la cloison intercarpellaire.
Le Galium Cruciata offre une disposition analogue : les
cellules à raphides, qui sont très grandes et très abondantes dans
les pétales, paraissent toujours manquer dans l'ovaire. Tout
autour de la base du stigmate, il existe un disque nectarifère
formé de corps massifs ovoïdes qui, dans les matériaux
alcooliques, sont fortement colorés en bleu-ardoisé.
Le style des Rubiacées est donc presque toujours bifide :
dans les Mùragyne (M. tubîdosa), d'après Schumann, il serait
simple, avec couronnement pilifère cylindrique; les Sarco-
cephalus ont un stigmate olivaire (S. cordatus). Dans le Hodgkin-
sonia ovalifolia, il est subulé et contourné en zigzag; dans les
RtUidea {R.parvzflora), il est cylindrique et sessile. Quelques
F. Guégues. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 283
Crucianello (C. lati folio) ont deux branches stig-matiques
inégales.
Malgré ces quelques exceptions, il y a somme toute une cons-
tance assez grande dans l'aspect extérieur du stigmate. L'appa-
reil conducteur stylaire paraît être toujours formé de tissu plein,
autant que l'on en peut juger par l'étude de trois genres aussi
dissemblables que possible.
Caprifoliacées (PI. 20) (i).
Le style cylindrique du Lonicero sempervirens est légère-
ment coudé à la base et se termine par un stigmate oblique
faiblement résupiné, ce qui le rend horizontal, l'insertion des
fleurs étant perpendiculaire à l'axe de l'inflorescence. Ce stig-
mate bilabié est recouvert de papilles simples claviformes,
insérées sur un parenchyme à parois minces (fig. 12 et 13). Ason
sommet, le style renferme huit faisceaux légèrement inégaux,
groupés autour d'un tissu conducteur plein semblable à celui
des familles précédentes (fig. 14). Vers la base de l'organe, le
nombre des faisceaux tend à diminuer, ainsi que le volume du
tissu conducteur (fig. 15).
L'ovaire, dont la paroi renferme une quinzaine de faisceaux,
est à trois ou parfois quatre loges. La placentation est septale.
Le tissu conducteur recouvre la portion renflée des placentas,
et s'étend sur les longs funicules sous la forme d'un épiderme
tomenteux (fig. 16).
Les papilles stigmatiques du Leycesterio formoso sont à peu
près semblables à celle du Chèvrefeuille. Le stigmate est égale-
ment bilabié, mais avec renflement considérable de la lèvre in-
férieure, qui est formée de tissu conducteur ordinairement par-
couru par de nombreux tubes polliniques (fig. 18). Un dispositif
1. Alex. Braun, Ueber Adoxa (Sitzb. d. Bot. Vereins d. Provinz Branden-
burg-, 1875). — O. Drude, Ueber die naliirl. Verwandschaft von Adoxa und
Chrysosplenium (Bot. Zeit., 1879). — Morot, Remarques sur la place de
/'Adoxa moschatellina dans la classification (Journ. de Bot., 1888). —
H. Bâillon, Recherches sur l'organisation des Adoxa (Bull. Soc. Linn. de
Paris, 1888). — Fritsch, Adoxaceae in Engler et Prantl, IV, 4, 1891. — Tschikch
et Œsterle, 1. cit., fasc. 3, 1884. — L. Vidal, Sur la structure et le dévelop-
pement du pistil et du fruit des Caprifoliacées (Ann. de l'Univ. de Grenoble,
1897, 4e trimestre). — Id., Thèse de Paris, 1. cit., 1900). — John-L. Lowell,
The visitors of the Caprifoliaceae (American Naturalist, XXIV, n° 397, 1900),
a84 JOURNAL DE BOTANIQUE
analogue est réalisé dans le stigmate du Symphorîcarpîis race-
mosus (fig. 17), mais ici la base du style se pédiculise brusque-
ment à son point d'insertion, ce qui rend le style très caduc.
La fleur de VAdoxa moschatelhna possède autant de styles
séparés qu'il y a de loges à l'ovaire, soit quatre pour la fleur
terminale et cinq pour les fleurs latérales. Chaque style se ter-
mine par un pinceau de papilles simples en massue, dirigé vers
l'extérieur de la fleur (fig. 19). La section transversale est circu-
laire au sommet, vaguement triangulaire à la base. L'épiderme
est formé de grandes cellules dont la cuticule est finement
striée.
Sur les coupes verticales, le style est formé d'un parenchyme
à éléments allongés ; le faisceau vasculaire correspondant s'ar-
rête à mi-chemin, au moment où l'organe devient cylindrique:
les papilles ne sont point situées exactement dans le prolonge-
ment des files verticales de cellules. Dans les fleurs que j'ai
examinées, ces papilles étaient couvertes de grains de pollen,
mais je n'en ai vu germer aucun.
Une coupe transversale passant par le sommet de l'ovaire
montre qu'il existe une fente interstylaire irrégulièrement
stelliforme : chaque style est séparé de son voisin par une
lacune.
f Le [tissu de l'axe des styles surmonte un massif parenchy-
mateux au pourtour duquel sont insérés les ovules anatropes :
cette disposition rappelle ce que nous avons vu dans les Phyto-
Iacca. La structure du pistil de VAdoxa diffère donc grandement
de celle des Caprifoliacées, mais ne saurait, à notre avis, fournir
un argument pour rapprocher VAdoxa des Apétales suivant les
vues de Fritsch : il est évident, en effet, que la disposition du
tissu conducteur dépend de l'arrangement des ovules, et il est
même possible que la différence seule dans le mode de pollini-
sation suffise à expliquer les dissemblances constatées.
Enmettantà part VAdoxa, qui représente un groupe aberrant
d'affinités incertaines, le tissu collecteur et conducteur des
Caprifoliacées présente une uniformité remarquable : stigmate
bilabié à lèvres inégales recouvertes de papilles simples, et style
parcouru par un faisceau de tissu conducteur plein, qui s'épa-
nouit à la surface des placentas sous la forme d'un épiderme
tomenteux.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 285
Valérianées (PI. 20 et 21) (1).
Le style filiforme du Fedia conmcopioides (PL 20, fig. 22)
offre une section un peu ovale à la base, et s'atténue progressi-
vement en devenant cylindrique. A la partie supérieure il se
renfle légèrement et se termine par un stigmate inégalement
trifurqué. Les branches sont à peu près cylindriques et ter-
minées en doigt de gant : chacune d'elles se prolonge en longues
papilles simples accolées, qui se continuent sur la face interne en
diminuant de hauteur (PI. 20, fig. 22 et 27); les trois méristèles
se terminent chacun dans la corne stigmatique correspondante.
Dans la région supérieure, le style est recouvert d'un épi-
derme à paroi externe mince et lisse; les trois faisceaux inégaux
occupent les trois faces d'un tissu conducteur triangulaire dont
les éléments collenchymatoïdes sont orientés parallèlement aux
trois côtés (PI. 21, fig. 1). Vers la base, le tissu est légèrement
excentré, et prend une section curviligne (PI. 20, fig. 24) : en
ce point, il est formé d'éléments polygonaux assez réguliers,
non dissociés (PL 21, fig. 2).
Dans les coupes transversales menées au sommet de l'ovaire
(PL 20, fig. 25), on voit que le tissu conducteur s'arrête au
point de réunion des cloisons; une coupe radiale, passant par le
plan médian d'une loge, montre que la colonne placentaire envoie
vers le sommet de cette cavité un prolongement qui se termine
par un tampon conducteur formé de cellules ovales à membrane
très délicate (PL 20, fig. 26 et 28). Dans cette espèce, Payer
(1. cit., p. 132) figure en pointillé le trajet du tube pollinique sur
la face dorsale de l'ovule.
\^ç.Valeriana tripteris, d'après H. Mûller, possède des fleurs
dimorphes, les unes à long style trifurqué, les autres à court
style muni seulement de trois bosselures stigmatiques et re-
courbé vers l'arrière de la fleur. Le stigmate du Valerïana
sibirica est faiblement élargi et aplati.
Dans le CentrantJnts rttber, le sommet du style est légère-
ment trilobé, avec papilles simples ovoïdes et libres de toute
1. Payer, Organogénic, p. 131. — Buchenau, Ueber die Bliïtenentwickl.einiger
Dipsaceen, Valerianaceen und Compositeen, Inaug-. Dissert., Francfort, 1854;
Id., Bot. Zeit., 1872. — F. Hôck, Valerianaceae in Engler et Prantl, IV, 4, 1891.
286 JOURNAL DE BOTANIQUE
adhérence entre elles (PI. 21, fig. 4 et 7). En coupe transversale,
le style est un peu triangulaire au sommet et arrondi à la base.
Le tissu conducteur est à trois faces, et les faisceaux libéroli-
gneux, dont l'un avorte souvent à une hauteur plus ou moins
grande, en occupent les angles. Au plafond de l'ovaire, le tissu
se développe davantage en face des faisceaux, ce qui paraît en
changer l'orientation (fig. 6) : le volume des méristèles est pro-
portionné à celui des loges ovariennes (fig. 4 à 6). Le tissu con-
ducteur est formé d'éléments à paroi épaisse et à lumen hexa-
gonal ; dans les fleurs récoltées au mois de septembre à Paris,
on le trouve fréquemment parcouru par des tubes polliniques
(PI. 21, fig. 8).
En résumé, les Valérianées possèdent, comme les Caprifo-
liacées, un style avec tissu conducteur plein, et un stigmate à
papilles simples. Les différences dans le mode de répartition de
ce tissu à l'intérieur de l'ovaire sont imputables aux variations
dans la placentation et dans le mode d'attache des ovules.
(A suivre.)
A PROPOS
DU LIGUSTICUM ADONIDIFOLIUM ROUY ET CAMUS
Nous recevons de M. Rouy la lettre suivante
Mon cher Directeur,
Dans une note publiée dans le n° 7 (juillet 1902) du tome 16
du Journal de Botauiqîte, M. Copineau critique la synonymie du
Meum adouidifolium donnée dans le tome VII de la Flore de
France et nous reproche l'omission de l'indication de l'Auvergne
pour l'habitat de cette plante que nous avons fait rentrer dans le
genre Ligusticum. — Qu'il me soit permis de répondre
quelques mots à M. Copineau.
Il est incontestable qu'il n'y a eu nulle erreur de notre part
en écrivant dans notre synonymie : Meum adonidifolium J. Gay
puisque J. Gay (in Bull. Soc. Bot. Fr., VII, p. 576) a dit :
« Alors seulement une différence notable reconnue dans la Ion-
G. Rouy. — A propos du Lig-usticum adonidifolium. 287
gueur et l'épaisseur des styles, confirma pour moi la légitimité
de Y espèce qui pourtant est restée inédite jusqu'à ce jour... » et,
plus loin : a. Je résumais les caractères de la plante et ses diffé-
rences spécifiques . »
Une page plus haut M. Chabert attribuant , à tort selon J. Gay ,
la découverte de cette plante à Huguenin, en donna la descrip-
tion en commençant ainsi : « MEUM ADONIDIFOLIUM Meo
Mutellinse Gaertn. affinis species... » Il est donc parfaitement
exact que J. Gay et M. Chabert, aux citations bibliographiques
indiquées par nous, ont considéré le Meum adonidifolium comme
espèce ; et l'observation de M. Copineau tombe à faux, — Plus
tard, il est vrai, J. Gay (in Bull. Soc. bot. Fr., IX, p. 28) a renié
son espèce en ne l'admettant plus que comme forme du Metim
Mutelliua et en l'indiquant au mont Dore. Mais nous n'avons
pas cru devoir citer cette autre indication bibliographique, par
l'excellente raison que, là, J. Gay s'est trompé en confondant le
Meum adonidifolium des Alpes de Savoie avec une autre plante
du Dauphiné et de l'Auvergne que nous avons considérée comme
var. elatiîts (Flore de France, 7, p. 287, ligne 1) du Ligustictim
Mutelliua Crantz, ce qu'aurait pu voir M. Copineau s'il avait
bien voulu lire entièrement notre diagnose. D'ailleurs ni La-
motte, qui ne l'a pas indiqué dans son Prodrome de la flore du
plateau central, ni aucun autre botaniste de l'Auvergne, n'ont
vu le véritable Ligttstictim adonidifolium Rouy et Cam. (Meum
adonidifolium]. Gay), pas plus que nous-mêmes, du reste, pro-
venant d'Auvergne, localité que nous avons donc volontairement,
et non par oubli, supprimée pour cette plante en l'attribuant, à
juste titre, à notre var. elatius du L. Mtitelliua, variété qui
présente la synonymie suivante, à notre sens : M. Mutelliua
var. elatius Arv.-Touv., Chaboiss. et Faure in Soc. Dauph.,
n° 2078 (excl. syn. M. adonidifolii).
Enfin, nous ne croyons pas devoir inutilement encombrer
la Flore de France d'une synonymie exagérée en y citant à
l'excès les opinions successives des mêmes botanistes, ce qui ne
peut présenter quelque intérêt que quand ces botanistes sont
devenus des monographes du genre. En l'espèce, rien de tel; et
c'est délibérément que nous avons supprimé les indications sui-
vantes qui auraient pris, sans grande utilité scientifique, quatre
ligues eu plus pour cette simple forme, au détriment de choses
288 JOURNAL DE BOTANIQUE
plus importantes : Meum Mutellina Gaertn. forma adonidifolium
J. Gay in Bull. Soc. bot. Fr., IX, p. 28 (pro parte)] Copineau
ap. Morot Joîirnal de Bot., III, p. 375-376; M. Mutellina var.
adonidifolium A. Chabert in Bull. Soc. bot. Fr., XXXI, p. 369
(nomeu midum). Il n'y a donc eu nulle négligence de notre
part, comme le pensait M. Copineau, et si nous n'avons pas
signalé son article sur le Meum adonidifolium, qui nous était
bien connu, c'est simplement faute de place.
Croyez, mon cher Directeur, à mes meilleurs sentiments.
G. Rouy.
Le Gérant : Louis Morot.
Paris. —J. Mersch, imp., 4(,u, Ay. deCMtillon.
i6a ANNÉE. Nug. SEPTEMBRE 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
PÉRIBLÉPHARIDE
GENRE NOUVEAU DE LUXEMBOURGIACÉES
Par M. Ph. VAN TIEGHEM.
Dans une Note récente, insérée dans ce Recueil (1), j'ai fait
connaître, sous le nom d'Epiblépharide (Epiblepfian's), un
genre nouveau de Luxembourgiacées, différant des Luxem-
bourgies d'abord par la présence d'un cil en correspondance
avec chaque dent sur le bord de la face supérieure de la feuille,
ensuite par l'origine épidermique du périderme de la tige. Ce
genre comprend actuellement trois espèces, savoir : l'E. de
Gardner (E. Gardneri v. T.), l'E. de Glaziou (E. Glazioviaua
v. T.) et l'E. majeure [E. major v. T.).
Sous le nom de Lîtxembourgia Schwackeana } Taubert a
décrit, en 1893, une espèce nouvelle de Luxembourgie, décou-
verte par M. Glaziou au Brésil, province de Minas Geraës, près
de Biribiry (nos 18.978 et 18.979) (2). Grâce à l'obligeance de
M. Glaziou, j'ai pu étudier cette remarquable et rare espèce,
sur l'échantillon n° 18.978, récolté à Biribiry, au Mocoto, dans
le campo, près de Diamantina (Minas), le 28 mars 1892.
C'est un petit arbuste, à cette époque dépourvu de ses
fleurs, qui sont encore inconnues, mais portant les fruits carac-
téristiques des Luxembourgiées. Les feuilles y sont isolées,
disposées suivant la divergence 3/s, simples, munies de stipules
divisées en segments sétacés, qui persistent longtemps après
leur chute, sessiles, à limbe ovale, coriace, luisant et pareil
sur les deux faces, atténué à la base, arrondi et parfois émarginé
au sommet, penninerve, à nervure médiane prolongée en une
longue pointe ciliforme, à nervures latérales obliques et paral-
1. Ph. Van Tieghem : Epibléphaiide, genre nouveau de Luxcmbotir giacées
(Journal de Botanique, XV, p. 389, 1901).
2. Taubert : Plantas Glasioviana? novas (Bot. Jahrbucher fur Systematik,
XVII, p. 504, 1893).
29o JOURNAL DE BOTANIQUE
lèles visibles sur les deux faces, à bord denté en scie, à dents
recourbées vers le haut et glanduleuses au sommet (fig. i).
Au milieu de sa longueur, sur son dos et dans le plan
même de la feuille, chaque dent porte un cil long de i à 2 mil-
limètres, dans lequel pénètre une branche de la méristèle qui
se rend à la dent. La pointe terminale porte d'ordinaire deux
cils, un de chaque côté.
Cà et là, certaines dents
portent chacune deux cils
superposés, ou se mon-
■ \1a SC. TC J / trent, au contraire, dé-
pourvues de cils ; mais
il faut remarquer que les
cils sont très friables et
se détachent facilement
à leur base.
Par la présence simul-
Fig. ,. a, une tanée de dents et de cils
feuille, vue par la face supérieure, montrant la ^^ bord de la feuille
disposition des dents et des cils (grand, nat.). — , . ,
B, une portion de la feuille, grossie. Cette plante s'éloigne deS
Luxembourgies,qui n'ont
que des dents, et se rapproche des Épiblépharides. Elle en
diffère, d'abord parce que les cils sont fixés ici au bord même
de la feuille et dirigés dans son plan, comme les dents elles-
mêmes, au lieu d'être implantés près du bord sur la face supé-
rieure de la feuille et dirigés obliquement vers le haut, ensuite
parce qu'au lieu de correspondre aux dents, ils alternent avec
elles.
A cette différence dans la disposition des cils s'en ajoutent
plusieurs autres. Ici, les stipules sont persistantes; elles sont
caduques dans les Épiblépharides. Ici, la feuille est sessile ; elle
est longuement pétiolée dans les Epiblépharides. Ici, le péri-
derme de la tige se forme sous l'épiderme, dans l'exoderme,
comme chez les Luxembourgies ; il est d'origine épidermique
dans les Epiblépharides.
Ces différences, auxquelles viendront sans doute s'en joindre
d'autres lorsque la fleur sera connue, conduisent à regarder cette
espèce comme le type d'un genre nouveau, que je nommerai
Périblépharide (P eribtepharis) et qui prendra place, entre les
M. Gomo.mt. — Note sur une espèce nouvelle de Fischerella. jqi
Luxembourgies et les Epiblépharides, dans la tribu des Luxem-
bourgiées. La plante en question sera donc désormais la Péri-
blépharide de Schwacke {Periblepharis Schzoackeana (Tau-
bert) v. T.).
NOTE
SUR UNE ESPÈCE NOUVELLE DE FISCHERELLA
Par M. Maurice GOMONT.
(Pi. 1.)
Dans la Révision des Nostocacees hélérocystées trois espèces
de Stigonema, les St. thermale, muscicola et tenue, forment le
sous-genre Fischerella (1). En 1895 j'ai montré qu'il fallait y
joindre le Scylonema ambiguum Kùtzing, qui appartient en
réalité aux Sirosiphoniées, et j'ai proposé d'élever au rang de
genre le sous-genre Fischerella, en me basant sur la longueur
caractéristique de l'hormogonie et sur la différenciation très
marquée des filaments primaires rampants, relativement aux fila-
ments dressés (2).
Le nouveau genre, tel qu'il était constitué par ces quatre
espèces, ne comprenait que des plantes de faible dimension,
formant des couches peu épaisses et peu étendues, parfois
même, comme le F. muscicola, de simples taches à peine visi-
bles à l'œil nu. L'espèce nouvelle que je me propose de décrire
dans cette Note est beaucoup plus apparente ; je la désignerai
sous le nom de Fischerella major.
Les échantillons originaux m'ont été envoyés par M. G. de
Beck, directeur du Jardin botanique de la Cour, à Vienne, qui,
lui-même, les tenait de M. F. Filarsky, Assistant au Muséum de
Buda-Pest. La plante croît, dans les serres de cet établissement,
sur les murs humides, les vieux bois, les tiges des végétaux
aquatiques. Elle est voisine, par ses caractères microscopiques,
du Fischerella ambigua, mais elle s'en distingue nettement et à
première vue par son aspect extérieur. En effet le thalle du
1. Conf. Bornet et Flahault, in Ann. des Se. nat., VIIe série, Bot., t. Y,
p. 66, 1887.
2. V. Gomont, in Morot, Jotirn. de Botanique, t. IX, p. 51, 1805. j '
I
292 JOURNAL DE BOTANIQUE
Fisc hère lia ambigua, dans les conditions les plus favorables,
forme des taches de quelques centimètres carrés seulement. Il
est étroitement appliqué sur le sol dont il ne se détache que par
petits fragments, et ses nombreuses mèches dressées, hautes
d'un millimètre à peine, lui donnent l'apparence d'un velours
très fin, presque noir. L'Algue récoltée par M. Filarsky forme
des croûtes beaucoup plus épaisses, plus résistantes, d'un brun
verdâtre et qui se détachent aisément du substratum, ainsi que
le montre l'absence de corps étrangers adhérents à la face infé-
rieure. Leur superficie n'est pas finement veloutée comme celle
du Fischerella ambigua, mais rugueuse et comme sillonnée par
des mèches irrégulières, longues de plusieurs millimètres et ap-
pliquées sur la couche basilaire. La direction des mèches, pa-
rallèle au plan de développement de l'Algue, résulte sans doute
de ce que celle-ci s'est étendue sur des objets verticaux,
au moins dans les échantillons qui sont parvenus entre mes
mains.
La structure microscopique de cette plante rappelle, beau-
coup plus que son aspect d'ensemble, les caractères du Fische-
rella ambigua. De même que dans ce dernier et, d'ailleurs,
dans toutes les Nostocacées à développement symplocoïde, les
filaments dressés composant les mèches naissent de filaments
rampants étroitement entrelacés que leur enchevêtrement rend
difficiles à séparer sans rupture. Ces filaments varient beaucoup
ici de grosseur et d'aspect. Cylindriques et formés d'articles
courts, ou tout au plus carrés, dans certaines régions du thalle
rampant, on les trouve ailleurs composés d'articles longs et
minces, entremêlés de très grosses cellules ovales sur lesquelles
je reviendrai plus loin.
De ce thalle rampant naissent de nombreux rameaux dres-
sés. La ramification se fait suivant le mode caractéristique des
Sirosiphoniées, c'est-à-dire par division d'une cellule du fila-
ment primaire au moyen d'une cloison parallèle à la direction
d'accroissement de celui-ci, puis par division dans le même
sens des cellules filles qui se forment successivement. Je n'ai
rencontré aucun exemple de ramification scytonemoïde, comme
il s'en produit fréquemment chez le Fischerella ambigua.
Filaments rampants et rameaux dressés ne présentent jamais
qu'une seule file de cellules.
M. Gomont. — Note sur une espèce nouvelle de Fischerella. 293
Les filaments dressés sont plus régulièrement cylindriques
que ceux du thalle rampant. Très nombreux et étroitement ser-
rés dans les mèches, ils s'y tordent comme les brins d'une corde
dont ils offrent l'aspect crépu après avoir été séparés à l'aide
des aiguilles à dissection. Ils restent raides et fragiles si on les
mouille seulement d'eau pure, mais, traités par l'ammoniaque
ou la potasse, ils deviennent mous et flexibles. Les articles varient
de longueur, mais sont habituellement plus longs que larges,
sauf à l'extrémité des trichomes où l'accroissement est le plus
actif. Toutefois, dans cette région, le protoplasme est généra-
lement trop granuleux pour laisser voir les cloisons sans l'em-
ploi d'un réactif. Les hétérocystes, d'un jaune clair, sont assez
nombreux dans les deux sortes de filaments.
N'ayant pas reçu la plante à l'état vivant, je n'ai pu voir la
sortie naturelle des hormogonies, mais elles sont mises assez fa-
cilement en liberté si on traite la plante par l'acide sulfurique
qui provoque le gonflement des gaines. Les hormogonies sont
très longues, évidemment renflées en massue et fort semblables
à celles du Fischerella ambigiia, comme on peut le voir par la
figure que nous en donnons.
Les gaines sont épaisses et colorées en jaune brun, surtout
dans les parties âgées. Elles ne bleuissent pas quand on les
traite par le chloro-iodure de zinc.
J'ai dit plus haut que, dans les couches inférieures des
échantillons soumis à mon examen, se rencontraient de grosses
cellules très différentes des autres par leur aspect et leurs dimen-
sions. Comme on peut en juger par les figures que j'ai données
d'un certain nombre d'entre elles, ces cellules offrent tous les
caractères des kystes ou spores. L'état des échantillons ne m'a
pas permis de les cultiver et de suivre la germination de ces
corps avec continuité. Cependant, par la comparaison d'une
série d'états successifs, j'ai pu me rendre compte de leur déve-
loppement ultérieur d'une manière assez satisfaisante pour qu'il
ne soit pas sans intérêt de mentionner le résultat de mes obser-
vations. L'histoire de ces formations présente encore, d'ailleurs,
de nombreuses lacunes comme le montrera l'énumération que
nous allons donner des travaux publiés sur ce sujet.
Chez les Nostocacées homocystées, l'existence des spores
n'a été constatée que par exception et d'une manière dou-
294 JOURNAL DE BOTANIQUE
teuse(i). Pour mon compte, malgré le nombre considérable de
ces plantes qui ont passé sous mes yeux, soit à l'état vivant,
soit en spécimens desséchés, je n'ai jamais observé au-
cune cellule différenciée avec quelque évidence en un organe
de cette nature. Au contraire, chez les Anhomocystées, leur
présence a été constatée depuis longtemps, au moins dans cer-
tains genres. Kûtzing, en effet, tout en confondant, dans bien
des cas, ces organes avec les hétérocystes, avait observé, dès
1843, les véritables spores de quelques Sphaerozyga et Cylin-
drospermum, ainsi que du Spermosira [Nodularia) litorea ; les
figures qu'il en a données plus tard dans les Tabulas phycolo-
gicse ne peuvent laisser aucun doute à cet égard. Ce sont bien
aussi les spores des Glœotrichia qu'il décrit et figure sous le
nom de Mamibria, mais sans en indiquer la nature (2).
A la même date, Meneghini avait cru découvrir les sporan-
ges d'un Glœotrichia (G. Pisum = Rivzdaria Lens Menegh.)
dans des corps qui sont certainement tout autre chose, mais
dont la nature est incertaine (3). La véritable spore de la plante
est, à la vérité, figurée dans son dessin, mais il n'en soupçonne
pas le rôle reproducteur. Cette lacune n'est comblée que vingt
ans après par de Bary, qui décrit la formation et la germination
de la spore du Glœotrichia natans (Rivularia angnlosa Roth ;
de Bary) (4). Rabenhorst, dans son Kryptogame7iflora von
Sachseriy qui date de la même année, indique également le vrai
rôle des Alamtbria {$), mais la lecture de ce livre, aussi bien
que du Flora europœa Algarum, montre que, pour d'autres
genres, l'auteur a souvent confondu les véritables spores avec
les hétérocystes (celhilse perdurantes) .
C'est cependant, croyons-nous, dans le Flora europsea, que
sont mentionnées, pour la première fois, les spores des Nostocs
et leur germination (6). Du moins, en 1857, étaient-elles incon-
1. Conf. Macchiati, in Nuovo Giornalc botanico italiano, vol. XXII, n° 1,
p. 45, 1890. — Sîtlla formazione délie Spore nelle Oscillariacea? (communi-
cazione preventiva), in Atti ciel Congresso botanico internas ionale, 1892.
2. Kûtzing-, Phycologia generalis, p. 211, 213,238, 1843; Tabula? phycolo-
gica?, v. II, tab. 67, 1850-1852.
3. Meneghini, Monographia Nostochinearum italicarum, Spécimen de
Rivulariis , p. 135, tab. XVI, fig. 2, 1843.
4. De Bary, Beitrag sur Kcnntniss der Nostocacecu, in Flora, 2" série,
t. XXI, p. 559-56o, 577-580, pi. VII, 1863.
5. Rabenhorst, Kryptogamenjlora von Sachscn, p. 101, 1863.
6. Rabenhorst, Flora curopa?a Algarum, vol. II, p. 168, 173, 1865.
M. Gomont. — Note sur une espèce nouvelle de Fischerella. 295
nues de Thuret, qui décrivit, à cette date, la reproduction par
hormogonies dans un Mémoire accompagné de belles figures.
En revanche, dans le même travail, l'auteur décrit et représente,
avec sa précision habituelle, les spores des Cylindrospermum{i) .
Pendant un certain temps, le sujet qui nous occupe ne semble
pas avoir attiré l'attention des observateurs. Il est repris, en
1874, par M. de Janckzewski, pour un Anabsena et pour deux
Nostoc (2), puis, peu après, par M. Borzi dont la part contri-
butive est, à cet égard, des plus importantes. L'auteur constate,
en effet, ce mode de reproduction chez six genres de Nostoca-
cées où il était inconnu et étudie, pour l'ensemble du groupe, les
conditions dans lesquelles se forme la spore ainsi que sa germi-
nation (3).
Une fois connus, les organes reproducteurs ne pouvaient
manquer de fournir des ressources à la Systématique. Les
auteurs des Notes algologiques ont montré le parti qu'on en
pouvait tirer à cet égard et tout le monde connait les beaux
dessins par lesquels ils ont représenté le développement du
germe dans les genres Nostoc, Glœotrichia etNodularia (4). La
Revision des Nosiocacées héicrocystées a généralisé l'emploi de
ce caractère en lui donnant un rôle important partout où le per-
mettait l'état de nos connaissances.
Il ne me reste que peu de chose à citer après ces importants
travaux. En 18S4, M- Hansgirg, parlant du Mastigocladiis
laminosus {Hapalosiphon Hansgirg), décrit et figure des corps
arrondis qu'il regarde, non sans hésitation, comme pouvant être
les spores de la plante (5). On peut attribuer ce rôle avec plus
de vraisemblance à des cellules arrondies et renflées que
1. Thuret, Observations sur la reproduction de quelques Nostoc hiné es, in
Mêm. de la Soc. des Se. nai. et matkém. de Cherbourg, t. V, p. 20 et 25, pi. 2
et 3, 1857.
2. Janckzewski, Sur la reproduction de quelques Nosiocacées, in Ann. des
Se. nat., 5e série, Botanique, t. XIX, p. 121, 1874.
3. V. Borzi, Note alla Morfologia e Biologia délie Alghe ficocromacee,
in Nuovo Giorn. bot. ital., vol. X, ne 3, p. 240-288, pi. VII, fig-. 7-12 et pi. VI II,
1878; vol. XI, p. 347-388, pi. X-XII, 1879; vol. XIV, p. 272-298, pi. XVI, 1882.
L'auteur a constaté avec certitude l'existence des spores dans les genres
Isocystis, Coleodesmium (Desmonema Berk. et Thw.), Tolypothrix, Scytonema,
Stigonema, Sacconema. Il est moins affirmatif pour le Capsosira.
4. Bornet et Thuret, Notes algologiques, vol. II, p. 82-127, pi. XXVII-XXIX,
XXXI, XLII.
5. Hansgirg, Bemerkungen sur Systematik einiger Sûsswasseralgen, in
Œsterr. bol. Zeitschrifl, 1884, n° 9, p. 18 (Sep. Abdr.), fig-. 22.
296 JOURNAL DE BOTANIQUE
MM. W. et G. West comparent à celles de X Hapalosiphon et
représentent dans une espèce du même genre décrite par eux,
en 1895, sous le nom à' H. intricatus (1). Enfin, l'année même de
leur publication, j'ai décrit un nouveau Calot]irix sporifère (2).
Dans les travaux que nous venons d'énumérer, rien ne con-
cerne le genre FiscJteirella. Ce quej'ai observé dans le F. major
me permet de combler cette lacune.
Les cellules sur lesquelles je désire attirer l'attention ne se
rencontrent jamais dans les filaments dressés, mais seulement
chez ceux du thalle rampant qui sont irréguliers, enchevêtrés et
contournés de mille manières, en un mot dans les régions où
l'Algue semble avoir végété dans des conditions anormales et
défavorables. Dans ces régions il n'est pas rare de voir la gaine
se renfler en une sorte de poche parfois volumineuse et fré-
quemment placée en forme de cul-de-sac à l'extrémité du fila-
ment. Cette poche renferme des cellules sphériques ou ovoïdes,
à contenu un peu granuleux, isolées ou bien disposées en séries
plus ou moins nombreuses (PI. I, fig. 5-8). Parfois aussi une
même poche renferme plusieurs cellules. Dans ce dernier cas la
plante semble sur le point de se résoudre en éléments chroo-
coccoïdes.
La membrane des grosses cellules isolées ou placées en
série est d'ordinaire évidemment épaissie; elles sont très sou-
vent contiguës à un hétérocyste ou séparées des autres articles
par un de ces bouchons de cellulose si fréquents chez les Anho-
mocystées. Dans le voisinage des cellules enkystées les autres
articles sont atrophiés ou ont disparu.
Parfois, il arrive qu'une série de grosses cellules, au lieu
d'être disposée dans le sens du filament, forme une sorte de
rameau court perpendiculaire à celui-ci (fig. 14). Cette disposition
pourrait provenir de ce qu'une des cellules enkystées du fila-
ment principal a germé dans l'intérieur de celui-ci, mais il me
semble plus probable qu'il s'agit d'un véritable rameau arrêté
dans son développement et dont les cellules ont augmenté de
volume au lieu de continuer à se diviser. Je n'ai jamais observé
dans cette circonstance aucun épaississement de la membrane.
1. W. et G. West, New alga? of West Incites, in Joum. of the Linn. Soc,
t. XXX, p. 271, pi. XV, fig:. 24-28, 1895.
2. Gomont, in Morot, Journal de Botanique, t. IX, p. 197, 1895.
M. Gomont. — Note sur une espèce nouvelle de Fischerella. 207
Quand on dissocie avec précaution les parties du thalle
rampant dont nous parlons, il n'est pas rare de rencontrer
quelques-unes de ces grosses cellules enkystées sur le point de
sortir de la gaine ou nageant dans la préparation. La sortie se
fait par dissolution de la gaine, comme le montrent les
figures 9 et 10.
Les deux espèces nouvelles ai Hapalosiphon, H. intricatus
et H. arborezis, décrites par MM. West dans leur Mémoire
déjà cité se comportent dans certains cas de la même manière que
le Fischerella major, comme le montrent les figures 1 et 3, 24
à 28 de leur planche XV (1). Toutefois les auteurs ne disent
rien du sort ultérieur de ces cellules anormales. J'ai pu obtenir
des renseignements plus complets sur les spores du Fischerella ,
car, parmi celles qui flottaient en liberté dans mes préparations,
j'en ai rencontré à différentes reprises en état évident de germi-
nation. Ainsi que le montre la figure 11, le germe peut se
diviser avant la rupture de l'exospore, ou seulement après avoir
été mis en liberté. Le filament représenté par la figure 12 pro-
vient évidemment d'une germination plus avancée et on remar-
quera l'analogie qu'il présente, dans ses parties essentielles,
avec le produit de la germination d'un Stigonema, tel que l'a
figuré M. Borzi (2).
Du reste les faits observés par cet auteur dans la reproduc-
tion des Stigonema diffèrent peu de ceux que nous venons
d'exposer. Seulement, dans ce dernier genre, la transformation
des cellules végétatives en spores se ferait sans changement de
volume et la division du germe toujours après sa sortie de l'en-
veloppe. Nous venons de voir qu'il peut en être autrement pour
le Fischerella.
En résumé, dans ce dernier genre, les cellules végétatives
peuvent s'entourer d'une membrane épaisse en augmentant de
volume et se transformer en spores lorsque les conditions
deviennent défavorables à la végétation, ainsi que cela a lieu
pour beaucoup d'Algues inférieures. Leur germination et le déve-
loppement du jeune filament se font, à peu de choses près,
1. J'ai observé des cellules toutes semblables dans un échantillon de Stigo-
nema hormoides, provenant de Java, et qui m'avait été communiqué par
M. R. Gutwinski.
2. Borzi, in Nuovo Giorn. bot. ital., vol. XIV, pi. XII, fig. 32, 1870.
298 JOURNAL DE BOTANIQUE
comme dans les Stigonema, ce qui n'a rien qui puisse surpren-
dre, étant donnée l'étroite parenté des deux genres.
J'ai montré, au début de cette Note, que le Fischer ella
major, proche voisin du F. ambigaa par ses caractères micro-
scopiques, s'en distinguait absolument par son aspect extérieur.
On ne peut davantage le confondre avec le Stigonema Jwr-
moides , qui se rapproche cependant de notre plante par la
grosseur de ses filaments et par ses articles presque toujours
unisériés. En effet, dans le Stigonema, les cellules des rameaux
sont globuleuses, comme celles des filaments primaires; elles
sont cylindriques dans le Fischerella (i).
Il m'a paru également utile de comparer celui-ci avec Y Ha-
palosiphon intricains décrit par MM. West et déjà mentionné
au cours de ce travail. Les figures données par ces auteurs et
les dimensions indiquées ne laissent pas en effet que de montrer
une assez grande analogie entre les deux espèces. \J H. intri-
catus est, à la vérité, originaire des Antilles, mais il n'est pas
sans exemple que des Algues apportées avec des plantes tro-
picales se développent dans les serres, comme le Fischerella.
J'ajouterai qu'une erreur de détermination générique n'est pas
impossible lorsqu'on n'a à sa disposition qu'un spécimen sou-
vent fort incomplet rapporté par un voyageur.
MM. West ayant bien voulu m'envoyer un échantillon de
leur nouvelle espèce, j'ai reconnu qu'elle ne pouvait, en aucune
manière, être confondue avec la nôtre. En premier lieu Y H. in-
iricatus ne forme pas des mèches dressées comme le Fische-
rella. En outre, tandis que, dans cette dernière plante, les fila-
ments en état de végétation active se composent d'une série
d'articles étroitement juxtaposés bout à bout, les cellules de
Y Hapalosiphon forment des chapelets lâches et sont pourvues
chacune d'une membrane propre, se distinguant facilement de
la gaine sans le secours d'aucun réactif. L'aspect est celui d'un
trichome ai Anabasna qui serait renfermé dans une gaine papy-
i. On sait que les auteurs de la Revision des Hétérocystées regardent la place
du Stigonema hormoides, dont les hormogonies sont inconnues, comme indécise
entre les Fischerella et les vrais Stigonema. Les renseignements nécessaires
me manquent pour trancher définitivement la question; cependant je serais porté
à laisser cette espèce dans le genre où elle a été mise, en raison de la similitude
complète qui me paraît exister entre ses filaments primaires et les rameaux
d'ordre inférieur; cette similitude n'existe pas chez les Fischerella. (Conf. Bornet
et Flahault, in Ann. des Se. nat., 7" série, Bot., t. V, p. 68, 1887.)
'
12
I'iscAeiX'//<r mctfOi" Gomotvé^
M. Cïomont. — Note sur une espèce nouvelle de Fischcrella. 299
racée et ne rappelle en rien celui des filaments du Fischerella
major.
Je résumerai comme il suit les caractères de cette nouvelle
espèce.
Fischerella major spec. nova.
Stratum crassum, extensum, rugosum et sulcatum, fusco-viride.
Fila primaria repentia, valde tortuosa, arcte intricata, saepius eximie
torulosa, passim quasi in démentis chroococcaceis soluta, 8-16 p
crassa. Cellulae cylindraceae vel subsphaericae, longitudine inaequales,
simplici ordine dispositae, 6-8 p. crassae,invaginis crassis, luteo-fuscis,
lamellosis inclusae. Rami erecti cylinclracei, in fasciculos strato basi-
lari adpressos arcte implicato-contorti, 6-12 \i. crassi, e vagina crassa,
luteo-fusca, superne hyalina, trichomata 4-10 \l crassa includente for-
mati; articuli subquadrati. Vaginae chlorozincico iodurato haud caeru-
lescentes. Heterocystse sat numerosas, luteolœ. Hormogonias per-
longa;, claviformes. Sporae oviformes vel subsphaericse 10-14 V- longae,
7-10 ix crassae (v. s).
Hab. muros huraidos, ligna vetusta caulesque plantarura Horti
botanici ad Buda-Pest Hungariae (F. Filarsky).
EXPLICATION DES FIGURES DE LA PLANCHE I
Fischerella major species nova.
Fig. 1. — Fragment de la croûte formée par la plante et portant de
nombreuses mèches appliquées sur le thalle primaire.
Fig. 2. — Filament du thalle primaire portant plusieurs rameaux dressés.
(Grossissement 350 diam.).
Fig. 3. — Filament rameux pris dans une mèche. (Grossissement
350 diam.).
Fig. 4. — Hormogonie sortie de la gaine. (Grossissement 350 diam.).
Fig. 5 à 7. — Fragments de filaments du thalle primaire renfermant des
spores presque mûres. Les cellules voisines sont écartées et atrophiées.
(Grossissement 700 diam.).
Fig. 8. — Une file de cinq spores contiguës encore incluses dans la
gaine. (Grossissement 580 diam.).
Fig. 9 et 10. — Deux spores sur le point d'être mises en liberté par
gélification de la gaine. (Grossissement 580 diam.j.
Fig. n. — Trois spores flottant dans la préparation. Deux d'entre elles
sont au début de leur germination; l'une sort de son enveloppe avant de
se diviser, l'autre s'est divisée en deux avant la rupture de celle-ci. (Gros-
sissement 580 diam.).
Fig. 12. — Une germination plus avancée. (Grossissement 580 diam.).
300 JOURNAL DE BOTANIQUE
Fig". 13- — Un filament de thalle primaire en train de se résoudre en
éléments chroococcoïdes. (Grossissement 5S0 diam.).
Fig. 14. — Un filament pris dans la même région et ayant produit deux
rameaux dont les cellules se sont accrues considérablement au lieu de se
diviser. (Grossissement 580 diam.).
ANATOMIE COMPAREE DU TISSU CONDUCTEUR
DU STYLE ET DU STIGMATE DES PHANÉROGAMES
(I. MONOCOTYLÉDONES, APÉTALES ET GAMOPÉTALES)
(Fin.)
Par M. F. GUÉGUEN.
Dipsacées (PL 21) (1).
Le style long- et cylindrique du Cephalai'ia talarica est sur-
monté d'un stigmate formé d'une seule branche située dans son
prolongement, et dont l'extrémité est un peu recourbée vers
l'extérieur (fig. 9, b). Assez fréquemment, on rencontre des stig-
mates anormaux portant latéralement une seconde branche
divergente très-courte, laquelle reçoit un faisceau spécial distinct
jusqu'à la base de ceux qui s'engagent dans la branche principale,
au sommet de laquelle ils sont richement ramifiés (fig. 9 a). La
longue branche, tournée vers le bas de la fleur, offre au sommet
une section aplatie avec deux bords garnis de papilles simples
courtement claviformes : le parenchyme interne est entièrement
collenchymateux, et parcouru par un certain nombre de fais-
ceaux dont le liber est fréquemment peu distinct à la base (ce
liber paraît manquer au sommet des dernières ramifications
vasculaires). Si l'on pratique des coupes de plus en plus bas
(fig. 10 et 13), on voit que les bords papillifères se reploient
progressivement l'un vers l'autre, donnant en section transver-
sale une figure en V, puis en U très fermé, les papilles enva-
hissant progressivement presque toute la cavité interne, en
même temps que le collenchyme se limite progressivement aux
couches sous-jacentes aux papilles.
:. Bu'-henau, 1. cit. — F. Hôck, in Engler et Prantl, IV, 4, 1891. — L. Vidal,
1. cit., p. 73.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 301
Le style, recouvert d'un épidémie lisse, est formé de paren-
chyme à cellules arrondies et à parois minces. Il renferme cinq
4
PL. 21. — YaLÉRIANEES (Ûn); DlPSACÉES.
i, Fedia cormuopioides, sommet du style ; 2, tissu conducteur de la base du style. — 3, Cen-
tranthus ruber, stigmate très grossi ; 4, sommet du style ; 5, base du style ; 6, style à son in-
sertion sur l'ovaire; 7, papilles stigmatiques ; 8, tissu conducteur du sommet du style
(avec tubes polliniques en noir). — 9, Cephalaria tatarica, deux stigmates, dont l'un a
présente un rudiment de seconde branche ; io, coupe transversale d'un stigmate, avec
papilles localisées aux deux bords ; il, portion moyenne du style (r, cellules à matériaux
de réserve?); 12, ovaire coupé en long (£v., involucre) ; 13, portion très grossie du
schéma 10. — 14, Scabiosa columbaria, sommet du style ; 15, dédoublement de l'un des
faisceaux, au point de contact du style avec la corolle ; 16, coupe longitudinale de l'ovaire.
— 17, Ktiautia arvensis, stigmate ; 18, tissu conducteur de la région moyenne du style ;
19, schéma de la même coupe, montrant la dissociation du liber ; 20, épidémie de la
même coupe.
à six groupes vasculaires rangés en cercle, et accolés à un
tissu conducteur d'aspect assez particulier. Ce tissu est formé
d'éléments polygonaux de taille inégale et à parois épaisses :
les éléments les plus grands bordent la fente qui occupe le
302 TOURNAL DE BOTANIQUE
plan médian du style. Au milieu de ce tissu sont épars des élé-
ments de taille beaucoup plus considérable, avec un contenu
jaunâtre sur lequel l'orcanette acétique et les persels de fer sont
sans action, mais qui se colore en brun intense par la vésuvine
ou l'eau iodée ; cette substance est probablement une matière de
réserve destinée à la nutrition du tube pollinique (fig. n). Une
coupe radiale de l'ovaire montre que la base du style, au point
où cet organe prend contact avec le périanthe, est entourée d'un
tissu oxalifère à gros sphérocristaux (fig. 12) : le plafond de la
cavité ovarienne, juste au-dessus du micropyle, est occupé
par un tampon papilleux hémisphérique terminant inférieure-
ment le tissu conducteur stylaire.
Dans le Scabwsa columbaria, le sommet du style renferme
deux méristèles placées latéralement tout contre une colonne
conductrice centrale à section circulaire (fig. 12 et 14) (1); les
éléments conducteurs ont des dimensions plus régulières que
dans le Cephalaria. A la base de l'organe, on observe
fréquemment un dédoublement des faisceaux (fig. 15). Une
coupe verticale passant par le funicule montre que le tampon
conducteur comprend ici une partie de cet organe, et aboutit
juste en face d'un infundibulum formé par les bords épaissis des
téguments ovulaires : ce dispositif fait paraître le sac embryon-
naire enfoncé dans la profondeur de l'ovule (fig. 16).
Le Knmitia arvensis possède un stigmate à deux gros lobes,
d'après H. Mûller, mais l'un de ceux-ci est souvent bien plus
développé que l'autre, ce qui donne à l'organe un aspect trilobé
(fig. 17) : les faisceaux stylaires s'y divisent à plusieurs degrés.
D'après Mûller, les fleurs à petites étamines ont un stigmate à
deux gros lobes renflés ; les autres fleurs ont un stigmate simple,
évasé au sommet. Le même dimorphisme s'observe dans le
Sticcisa pratensïs à fleurs longi et brévistylées.
La coupe transversale du style de Knautia montre un épi-
derme dont les parois externes sont épaissies en mamelons
(fig. 20) lisses ou à peine chagrinés : le parenchyme est collen-
chymateux avec une ou deux grandes lacunes (fig. 19). La
1. La disposition de ces faisceaux montre que le pistil des Dipsacées présente
une tendance bien nette à la tricarpellie, comme l'a montré Vidal par la consi-
dération du nombre des faisceaux stylaires, tantôt deux rapprochés {Scabiosa),
tantôt deux opposés l'un à l'autre,
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 303
section du tissu conducteur est circulaire, avec étroite fente
médiane : ce tissu est formé d'éléments à peu près isodiamé-
triques alignés en files assez régulières. Il existe deux faisceaux
libéroligneux à 8-12 trachées ; le liber n'est pas accolé au bois,
mais au contraire placé sur les faces latéro-internes du xylème,
avec quelques îlots criblés isolés dans le parenchyme (fig. 18
et 19). Nous verrons que cette dissociation du faisceau se
retrouve dans certaines Composées {Gaillardia, Gazam'a, etc.).
Les Dipsacées possèdent donc un stigmate typiquement bilobé,
mais qui devient souvent indivis par avortement de l'une des
branches. Ce cas se présente chez les Cephalaria et les Sticcisa;
la branche unique s'allonge et se place dans le prolongement du
style : elle ne porte de tissu collecteur que le long des bords,
qui se replient l'un vers l'autre de manière à donner une sorte de
gouttière analogue au stigmate des AntirrhinumçX de certaines
Verbénacées. Le tissu conducteur stylaire est constamment
privé de méats, et se termine au plafond de l'ovaire par un tam-
pon proéminent, en contact direct avec le micropyle. Ce mode
de répartition ne diffère pas, au fond, de celui que nous avons
vu chez les Valérianées : dans ces dernières, la présence de trois
loges force le tampon à donner trois expansions latérales. Avec
plusieurs auteurs, entre autres Hôck et Vidal, on peut en
conclure que ces analogies tendent à rapprocher les Dipsacées
des Valérianées plutôt que des Composées, dont la répartition
du tissu conducteur ovarien est toute différente comme nous le
verrons plus loin.
Composées (PI. 22) (1).
Dans un Mémoire antérieur, j'ai étudié l'histologie compa-
rée des styles et des stigmates des plantes de cette famille.
Aussi n'en donnerai-je ici qu'un résumé, en m'attachant spécia-
1. B. Brown, Somc observations on the family of plants called Compositae
(Trans. of Linn. Soc. of London, vol. XII, ire partie, 1817, p. 89). — Cassini,
Dictionn. de Botanique, vol. X, p. 131, 1818). — Duchartke, Observations sur
quelques parties de la fleur dans le Dipsacus sylvestris et /'Helianthus annuus
(Ann. Se. Nat., 2" série, XVI, 1841). — Buchenau, Ueber die Blùteneulivickl.
bei den Compositeen (Abhandl. der Senckenb. Gesellsch. zu Frankfurt-a-M., I,
106, 1872 ; Id., Bot. Zeit., 1872, n°' 18-20). — Koehne, Ueber Blutenentzoickl.,
bei den Compositeen (Inaujj. Dissert., Munich, 1809). — Ch. Warming, Die
Btilt. d. Comp. (Hanstein's Bot. Abhandl., III, Heft 2, p. 79). — G. Capus,
3o4 JOURNAL DE BOTANIQUE
lement à l'étude clu tissu conducteur dans le style et dans
l'ovaire.
On sait que le stigmate de toutes les Composées est bifide, et
que les deux branches de cet organe sont ornées d'un système
particulier de trichomes longuement étudié par les auteurs qui se
sont occupés de la systématique des Composées.
Si nous examinons un style de Ceutaurea, nous voyons que
les branches stigmatiques ont la forme de languettes courtes, à
la base desquelles se trouve la collerette de poils qui caractérise
le genre. Une coupe transversale, pratiquée un peu au-dessus
du point de réunion des branches, montre que chacune de
celles-ci présente l'apparence d'une sorte de croissant (fig. 4). La
convexité (extérieur du stigmate) porte de longs poils simples,
aigus, appartenant au même système de trichomes que celui
qui forme la collerette stylaire : la concavité de la branche est
ornée au contraire d'une couche compacte de poils courts,
insérés sur un hypoderme collenchymateux(fig. 4, /) comprenant
deux à trois assises de cellules. Le tissu fondamental de l'organe
est parcouru par un faisceau libéroligneux dont le bois confine
à l'hypoderme interne : un canal sécréteur est adossé au liber de
ce faisceau.
De toute cette structure, une chose est à retenir à notre point
de vue spécial, la présence de deux sortes de trichomes : les uns
raides et scarieux, tapissant l'extérieur du stigmate, les autres
localisés à la face interne des branches stigmatiques et surtout
développés sur les bords de celles-ci.
Au début de l'anthèse, les deux moitiés du stigmate sont
appliquées l'une contre l'autre, et leur ensemble, vu de l'exté-
rieur, a la forme d'un cône hérissé de poils périphériques
comme le style des Campanulacées : à ce moment, le style
n'a pas encore acquis sa longueur définitive, et le stigmate
1. cit., p. 225. — J--S. Chamberlain, A comparative study of the styles of Com-
positae (Bull, of the Torrey Bot. Club, of New- York, vol. XVIII, 1891, p. 199).
— L. Guignard, Recherches sur le développement de la graine et en particu-
lier du tégument séminal (Journ. de Bot. de Morot, t. Vil, 1893, pp. 284-85). —
O. Hoffmann, Composite in En.çler et Prantl, IV, 5, 1894. — R. Gérard, Sur la
pollinisation chez les Composées, Campanulacées et Lobéliacées (Journ. de la
Soc. d'Hortic. pratique clu Rhône, 30 mars 1897). — Id., De la fécondation chez
les Chrysanthèmes cultivés (Ibid., nov. 1897). — A. Tschirch et O. Œsterle-,
/. cit., fasc. 1, 5 et 13. — F. Guéguen, Recherches histologiques sur le style et
le stigmate des Composées (Bull. Soc. Bot. Fr., t. XLVII, 9 février 1900;. —
L. Vidal, /. cit.
F. Guéguen. — Auatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 305
est au-dessous de la base du tube formé par les anthères
soudées.
Au moment de l'épanouissement, le style, par suite d'une
forte croissance intercalaire, soulève le stigmate dont les poils
aigus ramonent comme un écouvillon l'intérieur du tube sta-
minal, récoltant ainsi les grains de pollen comme le font les poils
invaginables des Campanules. Arrivé au-dessus des anthères
qu'il domine d'une certaine hauteur, le stigmate écarte ses
branches, ce qui permet aux papilles de la face interne de rece-
voir le pollen apporté par les insectes qui ont visité des fleurs
déjà épanouies.
Les deux sortes de trichomes jouent donc respectivement,
comme l'a fait remarquer Gérard, le même rôle que les poils
stylaires et les papilles stigmatiques des Campanulacées. Le
même auteur a décrit le mécanisme de la pollinisation chez les
Chrysanthemum. H. Mùller a également donné une excellente
figure des premières phases du phénomène dans le Centaurea
Jacea.
La position respective des deux systèmes de poils est sujette
à de nombreuses variations dans la famille des Composées. Dans
le Tagetes paltt la (iig. 1), les trichomes destinés au ramonage des
anthères, et qui méritent plus particulièrement le nom de collec-
teurs, sont localisés à l'extrémité des branches : les bords seuls
de celles-ci portent des poils conducteurs papilliformes. Le
même dispositif se retrouve dans un grand nombre de genres, no-
tamment dans les Senecio, Chrysanthemum, Blennosperma, etc.
Dans le Senecio cruenhis et les Chrysanthèmes, les collecteurs
recouvrent le sommet coupé carrément des branches stigma-
tiques.
Dans le Gaillardia aristata (fig. 2), les collecteurs, au lieu
d'être localisés au sommet des branches, en revêtent la moitié
supérieure cylindrique et effilée en longue pointe : la base des
branches offre une section en croissant, dont les deux extrémités
sont seules garnies de plusieurs rangs de papilles ovoïdes.
Cette localisation des trichomes est l'exagération de ce qui se
passe chez les Tagetes.
Une troisième forme de stigmates, moins répandue que les
précédentes, est réalisée dans quelques Xeranthemum. Dans le
X. cylindr&ceum (fig. 3), les branches sont soudées en un infun-
3o6 JOURNAL DE BOTANIQUE
dibulum dont les bords figurent deux sortes de cuillers garnies
sur leur face externe de quelques poils en massue. Il est évident
que, dans ce cas, tout le pollen récolté lors de rallongement du
style doit tomber dans l'entonnoir stigmatique ; la fécondation
directe se réalise d'une façon aussi complète que possible. Dans
le X. annuum, au contraire, il existe un stigmate assez analogue
à celui des Centaurea. Les Cryptostemma (C. calendtilaceum ,
Arctotidées) ont un stigmate en entonnoir comme le Xeranthe-
muni cylindraceum, mais il existe en même temps une collerette
à la base des lobes. Dans le Bamadesia polyacantha (Labiati-
flores), on observe un dispositif semblable, mais l'entonnoir est
très étroit et il n'y a pas de trichomes externes.
La distinction entre les deux sortes de poils (Helianthenmm
annuum, fig. 1 1 a et 6), n'est pas toujours aussi nette. Dans les
Eupatoriées, par exemple, le passage de l'une à l'autre forme
s'établit insensiblement.
La structure du style offre des variations considérables.
D'une manière générale, il renferme deux faisceaux libéroli-
gneux opposés comprenant entre eux le tissu conducteur collen-
chymatoïde; mais ce schéma est susceptible de nombreuses
modifications suivant les genres.
L'épiderme peut être lisse et à petites cellules (Scolymus
macîilatus, fig. 6, Carlina acaulis, Gnaphalium tmdulatum,
fig. 10, Calendula officinalis, fig. 12 et 16), lisse et formé de
très hautes cellules (Carduus argentatus) ; il peut être finement
strié (Cirsium pycnocephalum, Gazania splendens, fig. 17),
profondément cannelé (Cynara Cardimculus) , ou même pourvu
d'une crête médiane sur chaque file verticale de cellules [Mutisia
ilicifolia, fig. 15).
Le parenchyme stylaire est le plus souvent formé de cellules
à parois minces avec méats, mais il peut devenir collenchyma-
teux {Gazania splendens, fig. 17). L'appareil de soutien peut
n'exister que dans le stigmate (îlots scléreuxdu Cynara Cardun-
cîihis, îlots collenchymateux du Carduus argentatus), ou se
retrouver dans le style (gros massifs scléreux des Carlina,
fig. 8). Il manque le plus souvent et se trouve alors suppléé par
le bois ou par le tissu conducteur et l'épiderme.
L'appareil sécréteur ne se retrouve que dans le style de cer-
taines Composées. lien est ainsi dans presque tous les Centaurea
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 307
Pl. 22. — Composées.
Tagetes patula, stigmate grossi ; 2, Gaillardia aristata ; 3, Xeranthcmnm cylindra-
ceunt. — 4, Centaurea collina, stigmate ; 5, style (c. s., canal sécréteur). — 6, Scolymus
maculatus, style montrant la dissociation du liber et du bois (la. ; laticifères ; tp., tubes
polliniques). — 7, Cynara Cardunculus, épiderme de la région moyenne du style. — 8, Car-
lina vitlgaris, style avec îlots scléreux. — g, Baccharis halimifolia, papilles stigmatiques.
— 10, Gnaphalium undnlatum, style. — II, Helianthus annuus, poil collecteur a, et poil
conducteur b. — 12, Calendula offîcinalis, style d'un fleuron central. — 13, Barnadesia
polyacantha, tissu conducteur stylaire (échantillon d'herbier traité par le bleu lactique) ;
14, schéma de la même coupe. — 15, Mutisia ilicifolia, épiderme du stigmate. — 16, Ca-
lendula offîcinalis, point de bifurcation du stigmate. — 17, Gazania splendcns, coupe
passant par le tiers inférieur du style : les faisceaux du bois sont réduits chacun à une
seule trachée.
(C. collina, C. Cyamts, C. hastifolia, C. Picris, C. salmaulica,
C. muricata, C. babylonica, C. ruthenica, C. solstïlïah's), dans les
Serratula tinctoria, Carthamus tinctorius, Helianthus annuus,
fleurons centraux de Mutisia ilicifolia. Dans d'autres cas, il
3o8 JOURNAL DE BOTANIQUE
n'existe que des poches sécrétrices allongées, dont on trouve une
dans chaque branche stigmatique {Matvïcaria Chamomillà) (i).
Le style renferme quelquefois des laticifères (Scolymus macu-
laiiis, fig. 6).
Le bois des faisceaux peut être très développé (style des
Mutisiacées, Centaurea , etc.) ou au contraire se réduire à une
seule trachée [Gazania splendens). Le plus souvent le liber est
accolé à la face externe du bois, mais il peut être compris entre
les deux faisceaux ligneux (Gat'llardt'a arïstata) ou bien former
un cercle d'îlots criblés tout autour du style (Scolymus macu-
latus, fig. 6, Gaza nia splendens, fig. 17).
Le tissu conducteur stylaire est en continuité avec l'hypo-
derme collenchymatoïde des branches stigmatiques, et offre la
même structure que ce dernier. Il n'est quelquefois formé que
de deux rangées de cellules représentant l'épiderme supérieur
des feuilles carpellaires {Gnaphalium undulaium, fig. 12), mais
il forme le plus souvent un massif épais, à section elliptique ou
circulaire, dans lequel on ne retrouve pas toujours la fente de
séparation des carpelles, qui s'oblitère fréquemment à peu de
distance du stigmate (Calendula officinalis, fig. 16). Dans les
Labiatiflores (Barnadesia. polyacantha) , 1 epaississement des
cellules conductrices atteint son maximum : lorsqu'on s'adresse
à des styles incomplètement développés, la fente intercarpellaire
ne paraît bordée que par une seule assise de cellules à parois
très épaisses, mais dans les fleurs adultes, après éclaircissement
par l'acide lactique, on voit qu'il existe tout au bord du canal
une seconde série de lumens très petits (fig. 13).
La distribution du tissu conducteur dans l'ovaire a été étudiée
pour la première fois par Brown (181 7) qui a décrit les deux
cordons ou bandelettes de ce tissu qui longent chaque carpelle.
Ces bandelettes se trouvent le plus souvent au milieu de la
feuille carpellaire, en face de la nervure principale, mais elles
peuvent aussi être rapprochées d'un même côté de l'axe (fleur
femelle de Calendula officinalis). La structure de ces bandelettes,
qui a été étudiée par Capus (/. cit.) dans le Grindelia robusta,
est la même que celle du tissu conducteur stylaire dont elles
sont le prolongement.
1. Cette disposition a été très bien figurée par Arthur Meyer, dans son
Wisseiisc kaf tlic lie Drogeukundc (Berlin, 1891), fig. 500.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 309
Le trajet du tube pollinique est le suivant : pénétrant
entre les papilles conductrices de la face interne des stigmates,
le boyau s'enfonce dans les cellules de l'hypoderme et s'engage
dans les lumens du tissu central du style (fig. 6 et 13); dans le
Scolymus macuiatus , il semble pénétrer de préférence dans les
cellules périphériques, mais dans d'autres cas {Barnadesia, Car-
liiia) il n'en est pas de même. (Il est probable que tout dépend
de la profondeur à laquelle se sera enfoncé le tube pollinique
lors de la germination du pollen sur le stigmate). Dans l'ovaire,
les tubes polliniques perforent le tissu conducteur, et rampent
à la surface pendant quelque temps, pour aller se mettre en
contact avec le micropyle à la base de la cavité ovarienne (1).
En résumé, les Composées présentent, au point de vue de la
structure de leur appareil collecteur et conducteur, la même uni-
formité de structure que dans leur organisation florale. La
présence des appareils sécréteurs et surtout du tissu de soutien
que renferme parfois le style montre que dans aucune autre
famille de Phanérogames la perfection organique n'est poussée
aussi loin.
Si nous cherchons à établir les affinités de cette famille en
nous plaçant à notre point de vue particulier, nous voyons que
la structure de l'appareil collecteur et conducteur la rapproche
des Campanulacées. L'analogie devient des plus frappantes si
l'on compare le stigmate des Centaurea et celui des Lobelïa : les
deux genres, en effet, possèdent des stigmates identiques, à la
surface desquels on trouve deux sortes de trichomes, les uns
collecteurs, les autres conducteurs, ayant même localisation. Le
mode de fonctionnement de cet appareil est tout à fait le même
dans les deux cas, et en relation avec la soudure des anthères que
l'on retrouve dans l'une et l'autre famille.
Conclusions relatives aux Gamopétales.
Si nous jetons un coup d'œil d'ensemble sur l'ordre des Gamo-
pétales, nous voyons qu'un caractère commun, la présence du
tissu conducteur stylaire collenchymatoïde, se retrouve dans
toutes les familles. Les Ericacées se placent bien nettement à la
l. L. GUIGNAED, loC. Cit., p. 285.
3io JOURNAL DE BOTANIQUE
base de la série, par la présence simultanée, dans le centre du
style, d'un épiderme papilleux continuant celui des placentas,
et d'un collenchyme qui, dans certains genres seulement, com-
mence à apparaître à l'extrémité des canaux stylaires. Un degré
de perfection plus élevé est réalisé dans les Gentianées. Cette
localisation périphérique du tissu conducteur n'est pas unique-
ment attribuable à la placentation, car elle ne s'observe pas
dans le Nemophila , dont les placentas sont nettement pariétaux.
C'est dans les Primulacées que nous voyons apparaître la
structure typique du tissu conducteur des Gamopétales, papilles
stigmatiques simples et tissu stylaire plein. A ce point de vue,
les Primulacées mériteraient d'occuper dans l'ordre des Gamo-
pétales une place plus élevée ; il est à remarquer que l'on y ren-
contre des exemples de polymorphisme floral, particularité dont
la fréquence s'accentue à mesure que l'on s'élève dans la série
des familles.
Le rapprochement classique des quatre familles des Sola-
nacées et Scrofulariacées d'une part, des Borraginées et Labiées
de l'autre, se justifie aussi bien parles caractères anatomiques du
tissu conducteur stylaire que par l'étude de la morphologieflorale.
Dans les deux premières familles, il existe des stigmates
bilabiés avec tissu conducteur plein tendant à se dissocier; dans
les deux autres ce même tissu est compact, et le trajet vers les
ovules est identique : la séparation entre les Borraginées et
Labiées n'est plus réalisée que par le stigmate, bifide chez les
Labiées, simple avec ornements épidermiques chez les Borra-
ginées. Dans ces dernières, les Ehrétiées se distinguent nette-
ment par la structure de leur appareil collecteur qui les rattache
directement aux Apocynées, ainsi que le fait ressortir la compa-
raison entre les Helïolropium et les Vùica.
L'affinité des Verbénacées avec les Labiées est rendue mani-
feste par le style bifide des Tectona et des Callicarpées ; mais
leur filiation avec les Antirrhinées se trouve établie par le stig-
mate des Verbena et des Lippia .
L'analogie entre les Apocynées et les Asclépiadées se pour-
suit jusque dans l'appareil stigmatique et stylaire, dont la forme
est si constante dans les deux cas. On peut regarder les Asclé-
piadées comme des Apocynées dont le style se serait raccourci
et dont le tissu collecteur se serait localisé au pourtour du stig-
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 311
mate déprimé. Ces variations sont concomitantes avec les mo-
difications du pollen dans les deux familles (pollen pulvérulent
des Apocynées et pollen agrégé des Asclépiadées).
Dans lesCampanulacées, nous voyons à la fois(Campa?iu/a)le
tissu conducteur tendant à se dissocier, tel qu'il existait dans
les Solanacées et les Scrofulariacées, et le tissu conducteur
plein des Gamopétales supérieures (Lobeh'a). Le témoignage le
plus saillant de la perfection organique des Campanulacées
réside dans la présence des deux sortes de trichomes que nous
retrouvons d'une façon si constante chez les Composées. La
collerette qui orne le stigmate bifide des Lobeh'a force le
rapprochement de cet appareil avec le stigmate des Cynarées.
Les Cucurbitacées, par rapport à l'appareil conducteur,
offrent une organisation moins élevée que les Campanulacées :
dans certains genres, l'épiderme stigmatique est seul conduc-
teur et reste simple dans le style (Ecbalhum) tandis que dans
d'autres cas il y a formation de tissu plein (Cucurbha).
Parles variations qu'elles présentent dans l'appareil stigmati-
que, lesRubiacées offrent également les caractères d'une famille
de transition : la structure compacte de leur tissu conducteur sty-
laire est un indice de leur perfection organique. Il en est de
même des Caprifoliacées, chez lesquelles le stigmate possède
une plus grande uniformité de structure.
Les recherches les plus récentes sur la morphologie, ainsi
que sur l'anatomie du système vasculaire floral, tendent à rap-
procher, conformément aux idées anciennes de A.-L. de Jussieu,
les familles naguère si distinctes des Valérianées et des Dipsa-
cées. La structure et la distribution de l'appareil conducteur
sont sensiblement les mêmes dans les deux familles : la princi-
pale différence (présence de trois tampons conducteurs chez les
Valérianées, et d'un seul tampon chez les Dipsacées) tient à la
réduction du nombre de loges chez ces dernières.
De toutes les Phanérogames, les Composées possèdent à la
fois l'appareil collecteur le plus constant dans la structure et le
plus uniforme dans le mode de fonctionnement. C'est aussi dans
cette famille que l'on observe l'appareil conducteur le plus
perfectionné (tissu collenchymatoïde plein, avec disparition
souvent complète de la fente carpellaire) . Enfin le polymorphisme
floral, dont on rencontre déjà des exemples dans les Primulacées
3i2 ÏOURNAL DE BOTANIQUE
et les Borraginées, et qui augmente de fréquence dans les Oléa-
cées, Cucurbitacées (i), Valérianées et Dipsacées, devient ici
la règle : le rapprochement dans un même capitule d'un grand
nombre de fleurs de diverses sortes facilite leur pollinisation
croisée et abondante, d'où résulte la fertilité qui assure la con-
servation des espèces de cette famille et l'immense diffusion
d'un grand nombre d'entre elles à la surface de la Terre.
t>
Chap. v. — Conclusions générales.
De toutes les régions parcourues par le tube pollinique depuis
son émission à la surface du stigmate, c'est l'ovaire qui présente
le moins de variations dans la structure de l'appareil conducteur.
Dans l'immense majorité des cas, le rôle de conduction est
dévolu à l'épiderme de la face interne (supérieure) de la feuille
carpellaire, ou des placentas qui en constituent de simples
émergences. C'est pourquoi j'ai cru devoir insister plus parti-
culièrement sur l'anatomie comparée du stigmate et du style.
A mesure que nous nous élevons dans la série des familles,
nous voyons le tissu conducteur stylaire acquérir une complexité
de plus en plus grande. Dans les Graminées et les Cypéracées,
il n'existe pour ainsi dire pas, la conduction s'effectuant par
l'intermédiaire des poils épidermiques ou tout au plus par
l'épiderme des stigmates. Dans les Phanérogames possédant un
tissu conducteur intrastylaire, c'est dans le type liliacé, auquel
appartiennent presque toutes les Monocotylédones, que l'on
observe la plus grande simplicité : la conduction est unique-
ment réalisée, comme sur le placenta lui-même, par l'épiderme
de la feuille carpellaire, dont la structure est reliée à celle des
papilles stigmatiques par d'insensibles passages. C'est seule-
ment chez les Orchidées que nous voyons apparaître une
différenciation plus nette, avec le tissu dissocié qui occupe le
canal stylaire et les cordons conducteurs des placentas.
Dans quelques Apétales (Urticacées, Polygonacées, Nycta-
ginées) nous assistons à l'apparition d'un tissu conducteur plein :
l'acropylie de l'ovaire ne semble pas avoir autant d'importance
que le supposait Bâillon, car les Polygonacées renferment à
i. Dans les Campanulacées, le dimorphisme floral est remplacé par la dicho-
gamie avec protandrie.
F. Guéguen. — Anatomie du style et du stigmate des Phanérogames. 313
la fois des ovaires elos {Polygomtm) et acropylés (Rheum).
Nous avons vu précédemment que l'existence du tissu conduc-
teur plein était un fait constant chez les Gamopétales : le fusion-
nement et la prolifération des bords carpellaires y sont d'autant
plus complets que l'on s'élève davantage dans la classification
naturelle.
Les caractères tirés de la forme des stigmates et des papilles
stigmatiques sont d'une constance moins grande dans les divers
groupes, surtout dans les Phanérogames supérieures : cette
partie de l'appareil femelle, étant le plus directement en contact
avec les agents vecteurs du pollen (vent, insectes, oiseaux, etc.),
doit être en effet la plus sujette à s'adapter aux conditions variées
de la pollinisation. Cela est si vrai que, dans les familles chez
lesquelles la fécondation croisée est la règle (Labiées, Campa-
nulacées), la forme du stigmate est remarquablement constante
dans toute l'étendue du groupe. Tout ce que l'on peut dire de
plus général, c'est que les collecteurs ont d'autant moins de
tendance à se cloisonner que l'on s'élève davantage dans la
série.
Les stries ou cannelures que l'on observe si généralement à la
surface des styles peuvent occuper toute la hauteur de l'organe,
ou n'exister qu'au sommet de celui-ci en diminuant de profon-
deur vers la base, en disparaissant parfois complètement à peu
de distance du sommet. Le flétrissement du style se faisant plus
vite dans les régions striées, il est probable que l'ornementation
de l'épiderme a pour but d'accélérer la marcescence ou la chute
de tout ou partie de cet organe, suivant les cas. Lorsqu'il
n'existe pas de séparation bien nette entre le style et l'ovaire-,
comme c'est le cas dans beaucoup de Gentianées et de Primu-
lacées, les cannelures épidermiques existent sur toute la surface de
l'ovaire et jouent un rôle dans la déhiscence du fruit.
La richesse de la nervation du style est en relation directe
avec l'importance du rôle actif du stigmate dans l'acte fécondateur.
Elle peut se résumer, semble-t-il, dans la formule suivante :
Dans les termes inférieurs de la série, la nervation va s'atté-
nuant de la base au sommet du style (Graminées, Cypéracées,
Palmiers, etc.); dans les termes supérieurs, elle atteint d'ordi-
naire son maximum de développement au niveau du stigmate.
Cette loi se vérifie surtout dans l'ordre des Gamopétales.
314 JOURNAL DE BOTANIQUE
PLANTES ANTIQUES
DES NÉCROPOLES D'ANTINOÉ
Par M. Ed. BONNET.
Les fouilles que M. Gayet poursuit avec succès, depuis sept
ans, dans les nécropoles de l'ancienne Antinoé, nous ont révélé
des particularités fort curieuses de la vie, des mœurs et des
industries des habitants de l'Egypte aux premiers siècles de
notre ère ; trois sépultures de jeunes femmes, exhumées au
cours des deux dernières campagnes et en ce moment exposées
au Musée Guimet, offrent au point de vue botanique un intérêt
tout spécial parce qu'elles nous fournissent des renseignements
précis sur l'emploi des plantes, tant sauvages que cultivées,
dans les cérémonies funéraires; deux de ces tombes, celle de
Leukyôné et celle d'une dame byzantine inconnue, paraissent
remonter au IIIe siècle de notre ère, celle de Thaïs, moins an-
cienne, doit être vraisemblablement reportée au IVe siècle ; les
trois momies qui y dormaient leur dernier sommeil apparte-
naient toutes à la classe moyenne de la population d' Antinoé,
mais, tandis que Thaïs et la dame byzantine professaient la
religion chrétienne, Leukyôné était restée fidèle aux rites du
vieux culte Isiaque.
La différence de religion a-t-elle exercé une influence sur la
décoration florale des sépultures? Je n'oserais l'affirmer, car
il se pourrait que le choix des espèces employées ait été surtout
déterminé par la date du décès. Quoi qu'il en soit, chacune des
trois momies portait une couronne formée d'un bourrelet de
chaumes de graminées embrassant les deux tiers antérieurs de
la tète et terminé, à chaque extrémité, par un lien qui s'attachait
sous l'occiput; sur ce bourrelet, on fixait, au moyen de fines
lanières de dattier, les plantes qui devaient former la couronne;
pour Leukyôné, ce sont uniquement des feuilles de cédratier
(Citnis Cedraia Raf.), les unes dans leur position naturelle,
les autres pliées transversalement ; la couronne de la dame
byzantine est en majeure partie composée de jeunes rameaux
de marjolaine {Origanum Majorana L.) entremêlés de quelques
rameaux d'olivier (O/ea europaea L.) avec, en outre, une ou
deux feuilles de cédratier au niveau des tempes ; de la couronne
Ed. Bonnet. — Plantes antiques des nécropoles d' Antinoé. 315
de Thaïs, il ne reste plus que le bourrelet avec quelques frag-
ments de feuilles qui appartiennent sans aucun doute au cé-
dratier.
Un bouquet placé sur la poitrine, des rameaux, des palmes
ou quelques fragments de plantes déposés sur le corps ou à
côté de la morte, complétaient ordinairement l'ornementation
florale de la momie.
Leukyôné portait, sur la poitrine, un bouquet composé
d'une masse globuleuse compacte, entourée de feuilles de
cédratier pliées transversalement ; la partie centrale de ce
bouquet était formée par un jeune rameau et des feuilles de
vigne (ViUs vinifera L.) roulés en boule et maintenus par un
lien; à côté du corps, dans une sorte de petit panier en poterie,
un lichen : X Evemia furfuracea Mann.
La dame byzantine ne portait pas de bouquet sur la poitrine,
mais sa longue chevelure avait été tressée de feuilles d'olivier
et des rameaux du même arbre, avec de jeunes feuilles de
dattier, étaient déposés sur le corps ; de plus, il faut très vrai-
semblablement rapporter à cette sépulture une petite botte de
pousses et de tiges de Sesbania se-gypiiaca Pers., dont la situa-
tion, auprès de la momie, n'a pas été exactement notée et qui
avait été mise à part, au moment des fouilles, dans un fragment
de jarre antique.
Quant à la sépulture de Thaïs, elle avait été l'objet de soins
tout particuliers; le corps recouvert d'un suaire, maintenu par
des chaumes dCArttndo Donax L. , reposait sur un lit funéraire
formé de rachis de feuilles de dattier réunis par des cordes en
fibres de lifa (1). J'ai décrit plus haut la couronne que portait
la momie; sur sa poitrine, on avait déposé un bouquet d'im-
mortelles sauvages {Gnaplialitim luteo-albitm L.) et, dans sa
main, une rose de Jéricho {Anastatz'ca hierochuntina L.); enfin
plusieurs palmes, les unes naturelles, les autres artistement
tressées, entouraient le corps.
Telles sont les plantes recueillies, jusqu'à présent, dans les
nécropoles d'Antinoé; la plupart apparaissent, dans les sépul-
tures de l'ancienne Egypte, dès l'époque pharaonique, quelques-
1. Sous le nom de IJfa, les Arabes de l'Afrique septentrionale désignent
l'écaillé filamenteuse, d'un rouge-brun, qui se trouve à la base des pétioles des
feuilles de dattier.
3i6 JOURNAL DE BOTANIQUE
unes seulement sous le règne des Ptolémées ou à l'époque
romaine, c'est ce que démontrent les courtes notes historiques
que j'ai ci-après consacrées à chacune de ces espèces.
Evernia furfuracea Mann. — J'ai dit que des échantil-
lons de ce lichen étaient déposés, dans un petit vase en poterie,
auprès de la momie de Leukyôné ; c'est la seconde fois que
cette cryptogame apparaît dans les sépultures; M. Schweinfurth
l'avait, dès 1882, reconnue parmi les offrandes funéraires de
Dar-el-Bahari (XXIe dynastie) ; V Evernia furfuracea était em-
ployé comme médicament et pour faire lever la pâte et donner
au pain une saveur particulière; il sert encore aujourd'hui aux
mêmes usages et les droguistes indigènes, chez lesquels on le
trouve, le reçoivent de l'Archipel grec, car ce lichen n'existe
pas en Egypte ; M. Schweinfurth qui a déjà mis ce fait en évi-
dence, pensait que les Egyptiens de l'époque pharaonique pou-
vaient tirer X Evernia soit de la Grèce ou des îles avoisinantes,
soit peut-être de l'Abyssinie; je suis, pour ma part, partisan
de l'origine grecque parce que certains échantillons du lichen
d'Antinoé adhèrent encore à des fragments de rameaux appar-
tenant très certainement à un arbre du groupe des Abiétinées,
groupe assez largement représenté en Grèce tandis qu'il manque
complètement en Abyssinie.
Arundo Donax L. — La Canne de Provence n'est pas
spontanée en Egypte, mais son introduction doit remonter à
une date fort ancienne ; d'après M. Loret, elle est mentionnée
dans le papyrus Ebers et représentée sur un monument contem-
porain de Ramsès III; elle avait alors, comme aujourd'hui, de
nombreux usages médicaux, domestiques, agricoles, etc. ;
toutefois, je crois qu'on a pu, dans quelques cas, confondre
avec VA. Donax L. le Pkragmites Isiacus Knth., très commun
et parfaitement spontané en Egypte.
Phœnix dactylifera L. — Le dattier est si fréquemment
représenté dans les tombes de l'ancienne Egypte par ses fruits,
ses feuilles ou divers objets confectionnés avec celles-ci, que je
n'en aurais pas parlé, si les palmes déposées autour du corps
de Thaïs n'avaient présenté cette intéressante particularité d'être
Ed. Bonnet. — Plantes antiques des nécropoles d'Antinoê. 317
tressées de la même façon qu'aujourd'hui on tresse, dans cer-
taines localités du Bassin méditerranéen, les palmes destinées
aux cérémonies religieuses de Pâques fleuries; de plus, elles ont
conservé, par place, une teinte d'un blanc-jaunâtre qui montre
qu'elles avaient été étiolées par un procédé vraisemblablement
analogue à celui mis en usage dans ces mêmes localités.
Origanum Majorana L. — La marjolaine est cultivée
dans les jardins arabes; elle n'apparaît qu'à l'époque gréco-
romaine, dans la nécropole d'Haouara et, suivant M. Schwein-
furth, elle serait caractéristique de cette époque.
Olea europaea L. — L'Olivier est très commun dans les
hypogées égyptiens à partir de la XX0 dynastie, mais son intro-
duction est certainement plus ancienne puisque M. Schwein-
furth l'a signalé à Biban-el-Molouk dans le tombeau d'Améno-
phis II (XVIIIe dynastie).
Gnaphalium luteo-album L. — Cette espèce est com-
mune dans toute la vallée du Nil jusqu'aux cataractes et, une
douzaine d'années avant que M. Gayet ne la trouve dans le
tombeau de Thaïs, M. Newberry avait mentionné sa présence
dans la nécropole gréco-romaine d'Haouara, au Fayoum.
Sesbania seg-yptiaca Pers. — Les fleurs de cette légu-
mineuse entraient dans la composition des guirlandes ornant le
cercueil d'Ahmès, fondateur de la XVIIIe dynastie, mais c'est
la première fois qu'on en trouve les gousses dans les sépultures.
Quelle pouvait être la signification de ces fruits dépourvus de
propriétés médicales ou alimentaires? Ch. Desmoulins, quia
jadis publié une intéressante Notice sur des graines de plantes
sauvages trouvées à La Mouzie (Dordogne), dans des tombeaux
du VIe siècle, pense que la coutume de déposer des graines
quelconques, dans les sépultures, était assez fréquente chez les
chrétiens des premiers siècles et qu'elle symbolisait les dogmes
de la résurrection et de l'immortalité de l'âme.
Vitis vinifera L. — Les grains de raisins, détachés de la
grappe, ne sont pas rares parmi les offrandes funéraires de
3i8 JOURNAL DE BOTANIQUE
l'époque pharaonique, mais les feuilles de la vigne n'avaient
été jusqu'à présent trouvées qu'une seule fois, par M. Schiapa-
relli, dans les tombeaux de Dra-Abou-1-Negga (XXe dynastie) ;
M. Schweinfurth, qui a étudié ces feuilles, a constaté qu'elles
« se trouvaient sous forme de petits paquets entassés et qu'elles
ne différaient pas de l'espèce cultivée aujourd'hui en Egypte,
mais qu'à la face inférieure, elles étaient couvertes d'un feutrage
de poils blancs » ; ce dernier caractère se retrouve sur les
feuilles de la sépulture de Leukyôné et, en outre, elles avaient
été, comme celles de Dra-Abou-1-Negga roulées en paquet
globuleux avant d'être déposées sur la poitrine de la momie ;
la vigne d'Antinoé présente une autre particularité, ses lobes
sont plus accusés et plus profondément dentés que dans la
plupart des races de vignes cultivées en Europe et se rapproche,
par ces deux caractères, de certaines formes dites sauvages.
Gitrus Gedrata Raf. — Bien que MM. Loret et Poisson
aient constaté la présence d'un limon dans la collection égyp-
tienne du Louvre, il est à peu près certain que la seule auran-
tiacée connue des anciens, était le cédratier qui fut importé de
l'Inde en Egypte au temps de la XVIIIe dynastie ; quant au fruit
du Louvre, son origine est inconnue et son authenticité des
plus douteuse. Le cédratier serait figuré, d'après M. Loret, sur
la paroi de l'une des chambres du temple de Karnak ; on n'en
connaît cependant pas le nom hiéroglyphique et, ni le fruit, ni
aucune partie de l'arbre n'ont été trouvés dans les tombes ; la
constatation du cédratier à Antinoé comble donc une lacune
de la flore de l'ancienne Egypte, en même temps qu'elle nous
apprend que cette aurantiacée était assez communément cul-
tivée dans la Thébaïde aux IIIe et IVe siècles de notre ère, puisque
ses feuilles entraient dans la composition des couronnes mor-
tuaires destinées, sans distinction de religion, aux femmes de
la classe moyenne de la société; on peut, je crois, considérer
ces couronnes comme les analogues de la couronne de la justi-
fication des temps pharaoniques.
Anastatica hierochuntina L. — Cette petite crucifère,
assez commune dans les sables désertiques, n'avait pas encore
été observée dans les nécropoles de l'ancienne Egypte; j'ai dit
\ \
\ \
\ )
C. Méreschkowsky. — Notesuv quelques Diatomées de la Mer Noire. 319
qu'elle avait été trouvée dans la main de Thaïs qui professait la
religion chrétienne; on sait aussi que la rose de Jéricho roule
desséchée sur le sol, pour reprendre une apparence de vie dès
qu'elle se trouve en contact avec l'humidité; ce phénomène
d'hygrochasie était certainement connu des chrétiens d'Antinoé
et devait symbolyser, pour eux, le dogme de la résurrection.
Bibliographie:. — Ch. Desmoulins : Documents relatifs à la
faculté germinative conservée par quelques graines antiques;
Bordeaux, 1846. — Loret : Flore pharaonique, 2e éd.; Paris,
1892. — Le Cédratier dans l'antiquité; Paris, 1891. — Les tom-
beaux de Thoutmès III et d' Aménophis II; Le Caire, 1899. —
Loret et Poisson : Éludes de botanique égyptienne ; s. 1. n. d.
(Recueil de trav. relat. à l'archéol. égypt., 1895). — FI. Pétrie :
Hazaara, Biahma and Arsinoe; Kahun, Gurob and Hawara ;
London, 1889-90 (Botany by... P. E. Newberry). — Pleyte :
La couronne de la justification (Congr. internat, des Orient.;
Leide, 1882). — Schweinfurth : Découvertes botaniques dans les
tombeaux de l'ancienne Egypte (plusieurs mémoires dans le
Bull, de l'Inst. Égypt., 1884-86). — Remarques critiques sur le
travail de M. P. E. Nezvberry ; manuscr. communiqué par
l'auteur.
NOTE SUR QUELQUES DIATOMEES
DE LA MER NOIRE
SUIVIE D'UNE LISTE DE FORMES OBSERVÉES DANS CETTE MER
Par M. C. MÉRESCHKOWSKY.
(PI. II.)
Diploneis Smithii var. rhombica Mer., nov. var.
(P1.II, fig. 19-21.)
Valve rhombique, extrémités arrondies, longueur 0.049-
0.086 mm. , largeur 0.0256-0.037 mm. , nodule central grand, sou-
vent un peu renflé, nodules terminaux près du bord, côtes au
nombre de 5.5 par 0.01 mm. au milieu, plus loin 6 par 0.01,
points intercostaux petits.
320 JOURNAL DE BOTANIQUE
Cette variété diffère du type par la forme nettement rhom-
bique de ses valves, forme que je n'ai jamais observée dans
d'autres localités que la Mer Noire et que je ne retrouve pas non
plus parmi les nombreuses figures de Peragallo et de certains
autres auteurs que je possède, représentant Diploneis Smithii
et ses variétés. Il est vrai que cette espèce varie beaucoup sous
le rapport de la forme de ses valves, mais dans le type, tel qu'il
est représenté dans la Mer Noire, aussi bien qu'ailleurs, les
valves ont toujours la forme elliptique allongée ou linéaire-ellip-
tique, quelquefois avec des extrémités en coin (forme subhexa-
gonale) et ne sont jamais rhombiques.
Dans une récolte de Théodosie (Crimée) la varïelas rhombica
est très fréquente quoique mélangée avec le type et les var.
major et permagua. J'en ai vu des centaines d'exemplaires tous
ayant le même aspect, la même forme rhombique et le même
habitus général. Je n'ai donc pas de doute que ce ne soit une
variété distincte, qui par des formes intermédiaires passe gra-
duellement aux formes elliptiques allongées du type. Dans
d'autres localités de la Mer Noire je l'ai rencontrée aussi (à Sé-
bastopol, par exemple), mais bien plus rarement.
Je donne ici quelques mesures individuelles.
Longueur de la valve 0.049 0.052 0.057 0.060 0.060 0.060 0.062 0.065
Largeur de la valve ' 0.0266 0.0256 0.0275 0.0266 0.0275 0.0285 0.030 0.0266
0.068 0.0665 0.072 0.074 0.076 0.07a o 080 0.086 o.o86m/„
0.030 0.0295 0.0285 0.032 0.032 0.031 0.031 0.033 0.03 7 m/n
Navicula spectabilis var. minuta Cleve.
Navicîda Hennedyi var. minuta Cleve, New a Rare Diat. p. 7,
pi. I, fig. 14. — Cleve, Synops Navic. Diat. part. II, p. 59.
— A. Schmidt, Atlas, pi. 212, fig. 35-37.
(PI. II, fig. 9-12.)
Valve elliptique, légèrement atténuée vers les extrémités ;
longueur 0.0266-0,050 mm., largeur 0.017-0.034 mm., aires la-
térales étroites ou très étroites, un peu rétrécies au milieu, légè-
rement convergentes vers les extrémités. Stries au nombre de
9 à 10 par o. 01 mm., composées de points ordinairement peu
visibles, 2 à 4 paires de stries plus courtes que les autres.
Les individus de petite taille (fig. 9) ont des aires latérales
C. Méreschkowsky. — Note stcr quelques Diatomées de la Mer Noire. 321
presque droites, se terminant loin des bouts, mais ordinaire-
ment elles atteignent les bords de la valve. Le nombre des stries
est ordinairement 10 par 0.0 1 mm.; dans cinq cas où je les ai
mesurées, elles étaient 9; 10; 10; 10; 10; la distance entre les
points est très variable, tantôt ils sont distincts (fig. 12), tantôt
très rapprochés et indistincts ; dans un cas j'en ai compté 12
par 0.01 mm.; ordinairement ils sont beaucoup plus rapprochés.
Cette variété, très fréquente dans une récolte de Sébastopol
(n° 120), diffère de l'espèce type par sa petite taille et surtout
par l'étroitesse de ses aires latérales. Ce dernier caractère la
rapproche du Navicitla Lyra et j'ai été longtemps dans le doute
si ce n'était pas plutôt à cette dernière espèce, caractérisée pré-
cisément par l'étroitesse de ses ailes latérales, que la forme
pontique devait être rapportée. Ce n'est qu'après avoir trouvé
dans la même récolte quelques individus typiques du N. spec-
tabilis, et m'être assuré que la largeur des aires latérales dans
ces derniers était sujette à des variations, que je me suis décidé
à considérer cette Diatomée comme une variété du N. specla-
bilis et non du N. Lyra, d'autant plus que dans cette variété
aussi les aires sont quelquefois plus larges que d'ordinaire,
comme par exemple dans la figure 12. L'habitus général de
l'espèce type et de la variété est d'ailleurs absolument le même
et cette dernière possède aussi des stries raccourcies au nombre
de 2 ou 4 paires qui sont si caractéristiques pour le N. spécia-
le i lis.
Cleve fait de cette forme une variété du Navicula Hennedyi,
mais les aires latérales de cette dernière, beaucoup plus larges
que celles du N. speclabilïs, et l'absence, chez elle, de toute trace
de constriction dans la partie médiane de ses aires latérales,
s'oppose à une pareille manière de voir. Sa place comme une
variété du N. spectabïlis me semble tout indiquée.
Suivent quelques mesures individuelles :
Longueur de la valve. 0.0266 0.0266 0.033 0.033 0.034 0.036 0.038
Largeur de la valve. 0.017 0.018 0.021 0.023 0.024 0.023 0.0266
0.040 0.040 0.040 0.0456 0.0466 0.040 0.050
0.025 0.0256 0.0256 0.0295 0.0295 °-°32 0<034
322 JOURNAL DE BOTANIQUE
Navicula salva A. S.
(PL II, fig. 3, 4.)
Ayant eu l'occasion d'observer quelques frustules entiers
dans des matériaux bruts où je pouvais les tourner de tous les
côtés, je puis donner quelques détails de structure fort intéres-
sants concernant cette espèce bien connue. Ce qui frappe l'ob-
servateur en examinant la Diatomée dans la vue zonale, c'est
que les contours du frustule sont limités par 3 lignes, une ligne
extérieure (fig. 3), a, bien distincte, une médiane b beaucoup
moins nette et enfin une ligne extérieure c très nette et à dou-
bles contours. L'existence de ces 3 lignes s'explique par le fait
que le raphé est porté par une carène située au centre de la
valve le long de sa ligne médiane et s'élevant considérablement
au-dessus de sa surface ; c'est le limbe hyalin, sans structure,
qu'on aperçoit sur la fig. 3 et la ligne a correspond au bord
extérieur de la carène. Cette dernière est située au fond d'un
sillon profond, et les lignes b et c correspondent, la première
au bord élevé du sillon et la deuxième au fond de ce dernier.
La figure schématique 4, qui représente une coupe idéale à
travers la valve, aidera à faire comprendre cette structure ; a est
le bord extérieur de la carène portant le raphé à son sommet,
b le bord élevé du sillon, c le fond du sillon.
Navicula pinnata (?) var. pontica Mer., nov. var.
(PL II, fig. 14-18.)
Valve lancéolée, extrémités subaiguës, longueur 0.034-0.062
mm., largeur 0.0076-0.014 mm. ; ligne médiane large, très
nette, un peu renflée au milieu, nœuds terminaux grands, très
apparents, pores centraux petits, très rapprochés. Aire axiale
nulle ou à peine perceptible et d'un côté seulement, aire centrale
distincte, assez grande, irrégulièrement carrées. Stries robus-
tes, 6.5 à 8 par o. 01 mm., radiantes au milieu, transversales
ailleurs, nettement linéolées, les linéoles formant des lignes lon-
gitudinales obscures, les 3 stries médianes (quelquefois 2 seule-
ment) raccourcies. Face zonale étroite, régulièrement linéaire
aux extrémités légèrement convexes; largeur 0.0086-0.01 mm.;
C. Méreschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 323
valve aplatie, connectifs larges, nodules terminaux infléchis
en dedans, très petits, peu distincts.
Ce n'est qu'avec doute que je rapporte cette Diatomée au
Navicula pinnata de Pantocsek. En la déterminant à l'aide de
la table de détermination que Cleve donne dans son Synopsis of
ihe Naviculoid Diaioms (IIe partie, p. 10), on arrive soit au
N. pinnata, soit au N. spuria, selon qu'on considère l'aire cen-
trale comme distincte ou indistincte, et j'ai cru d'abord pouvoir
rapporter la forme pontique à la dernière espèce, en qualité de
variété. La description qu'en donne Cleve (/. c. p. 31), à part la
taille et l'aire centrale, correspond très bien à la variété en ques-
tion. Mais le N . spîtria est une grande forme variant de 0.09 à
0.15 mm. enlongueur et de 0.013 a 0.021 mm. en largeur, tandis
qu'ici la taille est ordinairement de 0.04 à 0.06 mm. De plus,
l'aire centrale du N. spîtria est décrite comme indistincte, ce
qui n'est pas le cas ici, cette aire y étant toujours bien distincte
et ne pouvant en aucune façon être appelée petite. La striation
du N. spuria est cependant la même (sept stries par 0.0 1 mm.)
et ces stries sont aussi nettement linéolées, radiantes au milieu
et transversales aux bouts. Malheureusement Cleve ne donne
pas de figure de cette espèce, et celle qu'en donne Peragallo
{Diat. de France, pi. XIII, fig. 5), comme l'admet l'auteur lui-
même, est douteuse, les stries étant lisses.
Il me paraît, en somme, qu'il y a plus de rapport avec le
N. pinnata qu'avec le N. sptiria. Je ne connais le N. pinnata
que d'après la description qu'en donne Cleve {Synops. Navicul.
Diat., II' partie, p. 33), qui est ainsi conçue : « Valve étroite,
lancéolée, longueur 0.062, largeur 0,0125. Aire axiale distincte,
centrale petite. Stries 7.5 par 0.01 mm., légèrement radiantes
au milieu, transversales aux extrémités, corsement linéolées. »
Ceci correspond parfaitement à la forme pontique à l'exception
de l'aire axiale, qui est distincte, tandis qu'elle est indistincte
ou même absente ici. Cette différence, trop importante pour
permettre d'identifier la forme pontique avec l'espèce type,
constituerait donc le caractère distinctif principal de la var. pon-
tica. Son aire centrale paraît aussi être plus développée.
On pourrait encore se demander si cette Diatomée ne pour-
rait pas être une variété du N. cancellata, peut-être même la
var. Gregorii (ou var. apiailata, comme l'appelle Peragallo) ;
/
324 JOURNAL DE BOTANIQUE
et, en effet, ma figure 14, par exemple, ressemble beaucoup à la
figure de Peragallo représentant cette dernière (Diat. d. France,
pi. XIII, fig. 9 gauche), mais la face zonale du N. cancellala est
si caractéristique et si différente de celle de la forme pontique
(comparez ma fig. 18 avec la fig. 8 delà pi. XIII dePeragallo/. c.)
qu'il me paraît impossible de la ranger dans le groupe du N.
cancellaîa.
Cette Diatomée est assez commune dans la Mer Noire, où
on la trouve surtout dans la zone littorale parmi les Algues.
Suivent quelques mesures individuelles :
Longueur de la valve. .
0 . 034
0.0086
8
0-0475
0.0086
0 . 036
0.0080
0.0485
0.0070
0.037
O.OI
0.038
0.0095
8
0.059
0.0095
0.039
0.041
0.0083
0.041
0 . 00S6
0.0445
Largeur de la valve. . .
Largeur de la face zonale.
0.0076
0.060
0.0076
Stries par 0.01 mm. . .
8
_o.o5j^
0.0086
8
0.061
0.062
0.014
~~ ~
0.0107
0.0105
7-5
» 7-5 6-5
(A stiivre.)
Le Gérant : Louis Morot.
Paris. — J. Mersch, imp., 46", Av. deChâtilion.
i6' ANNÉE. ! Jtf° 10. OCTOBRE 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
REMARQUES SUR LES SPHACELARIACEES
(Suite.)
Par M. Camille SAUVAGEAU.
Chapitre xii. — Sphacelaria cirrosa Agardh
ET ESPÈCES VOISINES.
Le S. cirrosa, tel qu'on le définit actuellement, est l'une
des Algues les plus répandues dans les mers européennes. On
le considère habituellement comme une de ces plantes banales
et ubiquistes qui ne présentent aucun intérêt et ne méritent
guère la peine d'être récoltées.
D'ailleurs, la question semblait à peu près épuisée par les*
observations de M. Reinke, et le .S. cirrosa serait même, d'après
M. Kjellman [91, p. 195], l'espèce la mieux connue du genre.
J'estime au contraire que son étude, loin d'être terminée, doit
attirer l'attention des algologues, car on a confondu plusieurs
espèces sous ce nom, et il y a lieu de rechercher les variations
qu'elles subissent suivant le substratum, la saison et la latitude.
C. A. Agardh [28, p. 28] disait de la ramification du^S. cir-
rosa : « Rami pinnati. Pinnae erectopatentes nunc oppositae,
nunc alternae, nunc secondae, nunc simplices, nunc ramosae. »
On conçoit qu'à une époque où la détermination des Algues
s'effectuait surtout d'après l'aspect extérieur, cette allure incons-
tante devait entraîner des appréciations variées, par suite une
synonymie compliquée; aussi, tous les auteurs s'accordent-ils à
considérer le 61. cirrosa comme une espèce très polymorphe.
Etant des plus répandues, et de toute saison, cette Algue fut
l'une des premières décrites. Dillen, en 1741, l'appelait Cotiferva
marina perbrevis vil/osa et cirrosa [41, p. 23, PI. IV, fig. 21];
il en a donné un dessin à peine grossi montrant simplement
qu'elle est épiphyte. C'est la même plante qu'Hudson nommait
Conferva pennata [62, p. 604, n° 46], et c'est probablement
aussi la même que Roth [97, fasc. I, p. 188 et PI. III, fig. 6]
326 JOURNAL DE BOTANIQUE
décrivait sous le nom de Conferva intertexta. En 1800, d'après
un échantillon de l'Adriatique croissant sur Cystoseira Hoppii,
qu'il rapportait à la plante de Dillen, Roth [97, fasc. II, p. 214,
n° 32] établit le Conferva cirrosa, qu'il reconnut ensuite [97,
fasc. III, p. 132 et 295] être voisin, mais différent, du Conferva
pennata d'Hudson.
Dillwyn [09, PI. 86] accepte cette dernière opinion. Il a
bien représenté le Conferva pennata, croissant sur une Coral-
line. La plante, très nettement pennée (1), présente aussi
une variété plus irrégulière, sur laquelle il a vu les sporanges
uniloculaires. Lyngbye réunit les deux espèces, C. cirrosa et
C. pennata, en une seule qu'il nomme S. pennata [19, p. 105].
La figure qu'il en a donné est bonne [PI. 31, fig. 2], et rappelle
beaucoup la plante croissant sur V Halidrys , bien qu'il cite seu-
lement, parmi les Algues servant de substratum, les Fucus ser-
ratus, Ahnfeltia plicata et Laminaria saccharina. C. Agardh
[28, p. 28] et Greville [24, t. VI, pi. 317] admettent le rappro-
chement fait par Lyngbye ; ils préfèrent toutefois le nom spéci-
fique de cirrosa comme plus ancien. Tandis que la plupart des
auteurs suivent cette manière de voir, Kùtzing continue à sépa-
rer les deux espèces et crée en outre un >5\ irregularis.
M. Reinke donne les noms suivants comme synonymes du
•S. cirrosa : S. pennata Kûtz., .S. rhizophora Kûtz., >S\ fusca
Huds. sp., ^S. irregularis Kûtz., S. cervicomis Ag., S. j'apo-
nica Mart., Stypocau/on bipinnatum Kûtz. [91, 2, p. 10] et
51. reticulata, Lyngb. [89, 2, p. 65]. C'est-à-dire qu'il réunit en un
seul tous les Spliacelaria dont les propagules ont le pied trifur-
qué, (ou dont la ramification est la même que celle des espèces
à propagules trifurqués), en remarquant d'ailleurs que nous
manquons de caractères précis pour séparer les formes citées
dans la synonymie et qu'on doit ou les réunir sous un même
vocable, ou distinguer un bien plus grand nombre d'espèces.
Il en sépare seulement le S. Hystrix, espèce parasite, méconnue
jusque-là, que Suhr avait nommée sans la décrire , sur un
exemplaire d'herbier venant des Canaries.
1. La figure B de la planche 86 représente même une plante trop régulière-
ment pennée, et à rameaux d'apparence trop raide. Elle ressemble à une espèce
du groupe du 6". PhiDiula. D'ailleurs, un échantillon de l'Herbier du Muséum
de Copenhague, que j'ai examiné, marqué •< Couf. pennata, ded. Dillw. », est
un beau S. plumigera muni de sporanges uniloculaires.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées . 337
Dans sa description des Algues de la Mer Baltique,
M. Reinke [89, 1, p. 39, et 89, 2, p. 65] dit que le .S. arrosa est
une plante très polymorphe dont les axes, irrégulièrement ra-
mifiés, ou plus ou moins pennés, produisent, sur quelques
formes, des rhizoïdes descendants ; les propagules présentent le
plus souvent trois rayons cylindriques et longs, parfois seule-
ment deux ; on rencontre aussi des sporanges uniloculaires et
pluriloculaires. En dehors de la forme type, correspondant au
S. pennata Kùtz., il distingue dans la Baltique : une forme irre-
gularis, correspondant à l'espèce de Kùtzing, plus petite, irré-
gulièrement ramifiée, et qui croit particulièrement sur le Fasti-
giaria; une forme patentissima, décrite par Gre ville, stérile,
très régulièrement pennée, à rameaux presque perpendiculaires;
une forme œgagropila , jadis signalée par C. Agardh, en
pelottes volumineuses sans substratum, à croissance exubé-
rante, mais qu'il a trouvée aussi fixée sur le Fastigiaria ,
formant une boule de la grosseur de la tête d'un homme.
Dans son travail général sur les Sphacélariacées [91, 2],
Al. Reinke, ayant étudié des exemplaires d'origine variée,
étend la précédente description. Il donne les propagules
comme très caractéristiques par leurs trois rayons, plus rare-
ment deux ou quatre, cylindriques, un peu atténués à l'extré-
mité. Sur tous les exemplaires de la Baltique et de la Mer du
Nord, et sur le plus grand nombre de ceux de la Méditerranée,
il a vu les disques basilaires étalés sur les substratum, pierres
ou plus grandes Algues, mais jamais pénétrants; cependant, les
cellules du disque d'une forme irregularis de la Méditerranée
remplissaient les cryptes d'un Cystoseira, sans toutefois qu'il y
eût à proprement parler de parasitisme. Au contraire, le
►S. Hystrix, dont la structure et la ramification de l'axe sont les
mêmes que celles du S. cirrosa, pénètre dans le thalle du
C. ericoides des Canaries.
En outre, les trois rayons des propagules du S. Hystrix sont
lancéolés, rétrécis vers leur base, arrondis au sommet. Mais
M. Reinke fait remarquer que, sur l'exemplaire méditerranéen
cité plus haut, et sur quelques autres individus de la forme irre-
gularis de la Méditerranée, les rayons des propagules sont un
peu rétrécis à leur base et plus larges en leur milieu que sur le
S. cirrosa typique. La forme des rayons étant l'un des deux
328 JOURNAL DE BOTANIQUE
caractères différentiels entre les ►S. cirrosa et Hystrix, l'auteur
en conclut que des formes de passage existent entre les deux
espèces, et il se demande si des recherches plus détaillées
aboutiront à incorporer le S. Hystrix dans le cycle du >S. cir-
rosa, comme une forme facultativement parasite, ou, au con-
traire, amèneront à séparer la forme irregularis de la Méditer-
ranée comme une espèce distincte, intermédiaire entre les deux
autres.
Les auteurs ont adopté l'appréciation de M. Reinke sur
l'unité du S. cirrosa, et le S. Hystrix n'était connu que par
l'échantillon de l'Herbier de Kiel, avant que je l'eusse ren-
contré dans le Golfe de Gascogne [98, 2].
Sans multiplier à l'infini le nombre des espèces à séparer du
S. cirrosa, comme le craignait M. Reinke, il me semble cepen-
dant, après avoir comparé de nombreux échantillons frais ou
conservés en herbier, qu'on peut avantageusement scinder le
S. cirrosa en plusieurs autres, dont le nombre sera plutôt à
augmenter qu'à diminuer dans l'avenir.
C'est ainsi que je crois bon de rétablir le £. fiisca, figuré par
Dilhvyn et par Harvey, et qui est peut-être plus commun qu'on
ne le suppose, car je l'ai retrouvé en France et en Australie.
Lorsque j'ai annoncé [98, 2] l'existence d'anthéridies chez
le S. Hystrix, je connaissais seulement cette espèce sous la
forme de petites touffes denses, globuleuses, parasites sur le
C. ericoides, dont l'aspect justifie bien le nom spécifique choisi
par Suhr. En réalité, ce n'est que l'état jeune. Plus tard, les
organes pluriloculaires disparaissent, la plante acquiert une
plus grande taille et produit des propagules qui la multiplient
pendant la belle saison sur le Cystoseira ericoides. Alors, elle
devient impossible à distinguer du ^. cirrosa épiphyte sur le
Cystoseira discors, par exemple, si ce n'est par la présence
de rhizoïdes et surtout par son parasitisme. J'ai reconnu ainsi le
S. Hystrix aux Canaries, au Maroc, à Cadix, à Guéthary, à
Roscoff, et il existe probablement partout où croit le C. eri-
coides, c'est-à-dire du Cap Vert jusqu'en Ecosse (1).
1 . Les propagules trifurqués des espèces du groupe cirrosa se répandent et
se fixent facilement, et leur présence peut donner lieu à des erreurs. Ainsi, j'ai
étudié, dans l'Herbier Thuret, une plante distribuée par Areschoug sous le
n°409, avec la mention : « Sphacelaria cirrosa (Roth) Ag., propagulifera, Bahusia
œstate. » Or, c'est un 6". radicans, stérile et peu radicant, sur les filaments
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 329
Peu d'auteurs ont pensé à nommer Y Halidrys siliqtiosa
parmi les supports du 5". cirrosa. Je ne le trouve cité dans
aucun des auteurs anciens; Areschoug, Hauck, M. Reinke,
M. Reinbold n'en parlent pas davantage. A ma connaissance,
les frères Crouan en font mention les premiers dans leur exsic-
cata [52] et leur Florule [67]; M. Batters (1) le cite aussi à
Berwick [89], mais sans remarque spéciale. Cependant, la plu-
part des échantillons de 6\ cirrosa distribués par Areschoug
furent récoltés sur X Halidrys (2) et un échantillon semblable
servit probablement à Lyngbye pour représenter le .S. pennata
dans son Tentamen. C'est le S. cirrosa croissant sur V Halidrys
que je sépare ici sous le nom de 6\ bipinnata (S. Lebelii olim)
après l'avoir comparé au Stypoc. bipinnatum de Kùtzing, et
c'est probablement celui que M. Reinke avait en vue, quand il
dit que « certaines formes du S. cirrosa sont pourvues de rhi-
zoïdes descendants » ; en effet, cette espèce est presque corti-
quée, tandis que le .9. cirrosa forme seulement des rhizoïdes tout
à fait basilaires, quand il en a.
Récolté pendant la belle saison, le £. bipinnata est habituel-
lement couvert de sporanges uniloculaires ou pluriloculaires.
En outre, j'ai constaté son parasitisme sur tous les échan-
tillons cités plus loin lorsque la plante examinée n'était pas
séparée de X Halidrys. Mais ici, comme pour le ^S. Hyslrix, une
ou deux coupes transversales dans la plante hospitalière sont
insuffisantes pour s'en rendre compte, car le thalle rampant,
d'abord parasite, s'étale ensuite en épiphyte. D'ailleurs, le carac-
tère tiré de la présence de rhizoïdes appliqués suffirait à faire
duquel des propagules trifurqués commencent à germer. Craignant une erreur
d'étiquetage, j'ai prié M. Kjellman de bien vouloir me communiquer un exem-
plaire du même numéro d' Areschoug; or, celui que j'ai reçu était identique à
celui de l'Herbier Thuret. Ce sont donc bien des propagules étrangers qui
avaient causé* l'erreur de détermination d'Areschoug.
De même, j'ai fréquemment vu des propagules trifurqués fixés ou en germi-
nation sur les rameaux du >S. bipinnata de Roscoff, alors qu'en réalité je n'ai
rencontré aucun exemplaire de cette localité qui en eût réellement produit. Ils
appartenaient donc au .S". Hystrix ou au 6". cirrosa.
1. Cependant, M. Wittrock le cite incidemment dans une courte note sur la
variété œgagropila [84, p. 284]. Il appelle même S. cirrosa f. typica la plante
qui croît sur Halidrys, mais ce nom de typica semble donné ici par opposition
à zegagropila, et non par opposition au 6". cirrosa, croissant sur d'autres
supports tels que rochers, Fucus, etc.
2. La description du 6". cirrosa donnée par Areschoug [75, p. 21] se rapporte
aussi à la plante croissant sur Halidrys.
330 JOURNAL DE BOTANIQUE
reconnaître le 61. bipinnata. En voici une preuve : Hauck et
Richter ont distribué sous le n° 319 un ^. cirrosa récolté par
M. Foslie à Svinor (Norvège) ; la plante est séparée de son sub-
stratum et rien n'indique la nature de celui-ci; j'en ai eu entre les
mains un exemplaire de l'Herbier Thuret, complètement stérile,
et un exemplaire de l'Herbier du Muséum de Copenhague, por-
tant un petit nombre de sporanges uniloculaires non mûrs; ce-
pendant, l'aspect général de la plante et la présence de longs
rhizoïdes appliqués me firent supposer qu'elle devait être le
S", bipinnata. J'ai demandé à M. Foslie sur quel support il avait
récolté la plante en question ; c'était Y Halidrys siliquosa (1).
Quant aux variétés pennata et irregularis admises par
M. Reinke, il m'est impossible de les distinguer l'une de l'autre.
Le S. cirrosa comprendra donc les plantes non parasites, de
ramification variée, pouvant porter des propagules trifurqués,
et ne rentrant pas dans l'une des espèces citées plus haut. Il est
fort possible que cette définition soit encore trop large et que
les observateurs qui suivront l'évolution de ces plantes dans une
même localité et leurs relations avec les différents substratums,
soient amenés à établir des séparations comme celles que j'ai
réalisées pour la plante du C. ericoides et celle de Y Halidrys (2).
Toutes ces espèces présentent des variations dans leur rami-
fication, dans l'abondance des poils et dans le nombre des cloi-
sons longitudinales des articles secondaires des filaments
principaux, mais la structure de ceux-ci est toujours du même
type ; vue en coupe, la première cloison est diamétrale, la
deuxième, perpendiculaire à celle-ci, est formée de deux moi-
tiés se rejoignant au centre ou près du centre (fig. 41, M).
Les cloisons ultérieures ne sont pas axiales, elles s'appuient
contre les précédentes, et ainsi de suite, un peu à la manière
des Polysiphonia. Le nombre des cloisons longitudinales que
l'on voit de face sur les filaments, dépend du nombre de ces
1. Au moment où j'ai posé cette question à M. Foslie, je manquais de points
de comparaison avec d'autres échantillons norvégiens; M. Foslie m'a envoyé
ceux qui sont cités plus loin comme 6\ cirrosa et .S. bipinnata en même temps
que la réponse à ma lettre.
2. Ceci n'est pas en contradiction avec ce que j'ai dit à propos du S. furci-
gera, qui est parasite ou épiphyte. Le >S". furcigera, surtout répandu dans les
mers chaudes, a un aspect extérieur plus constant ; c'est dans son pays d'origine,
ou sur des échantillons nombreux et variés en provenant, que l'on pourrait
apprécier ses variations, s'il y a lieu.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 331
cloisonnements ; tous aboutissent à la périphérie, et je n'ai pas
vu de cloisonnements tangentiels comme en présente le iS*. Plu-
mula par exemple.
Les variations des propagules du S. cirrosa ont été incom-
plètement vues par M. Reinke : la forme et le nombre des rayons
ne sont pas les mêmes au nord et au midi de l'Europe. Elles
mériteraient d'être suivies de plus près que je n'ai pu le faire.
Pour faciliter les comparaisons qui pourraient être tentées
par la suite, je citerai, avec plus de détails que dans les cha-
pitres précédents, les échantillons que j'ai utilisés.
La diagnose suivante est commune aux différentes espèces
du groupe du .S. cirrosa :
Thalle dressé formé de filaments principaux, sympocliaux, plus ra-
rement monopodiaux, d'abord indéfinis, plus tard définis, à articles
secondaires plus ou moins cloisonnés longitudinalement, non tangen-
tiellement, parfois, mais rarement, transversalement. Rameaux pri-
maires longs ou courts, simples ou ramifiés, écartés ou rapprochés,
habituellement nettement distincts des précédents, sympodiaux, plus
ou moins rapidement terminés en pointe, nés sur des génératrices
variées : alternes, épars, opposés, partiellement pennés, çà et là unila-
téraux; rameaux primaires pouvant se transformer en pousses indé-
finies, soit après la mort du sphacèle de l'axe, soit par suite d'une tron-
cature. Poils plus ou moins abondants suivant les individus. — Pro-
pagules à trois rayons, nés au même niveau, sur l'article sous-jacent au
sphacèle en calotte transformé ou non en poil. Sporanges uniloculaires
d'abord ovales puis sphériques ou légèrement aplatis.
A. — Sphacelaria Hystrix Suhr.
Échantillons étudiés :
1 . Bretagne, Roscoff ; sur Cystoseira ericoides ; septembre 1899 et
17 juillet 1901 ; propagules; Mlle A. Vickers leg. et ded.
2. Golfe de Gascogne, Guéthary; sur C. ericoides; 4 au 10 mai et
6 juin 1898, anthéridies, sporanges pluriloculaires et propa-
gules; 2 août 1898, propagules; 10 et 11 avril 1902, anthé-
ridies et sporanges pluriloculaires; 8 juillet 1902, propagules;
Sauvageau leg.
3. Golfe de Gascogne, San Vicente de la Barquera, 6 sep-
tembre 1895, et Gijon, 19 septembre 1895; sur C. ericoides;
propagules ; Sauvageau leg.
332 JOURNAL DE BOTANIQUE
4. Cadix; « Sphacelaria irregularis Kùtz., Liebetruth leg. » sur
C. ericoides; organes pluriloculaires, propagules; Herb. Har-
vey in Herb. Trinity Collège Dublin.
5. Tanger; sur C. ericoides, Tanger 1826; propagules; Schousboe
leg., Herb. Thuret.
6. Tanger; « Algae Schousboeanae, S. cirrosa, n° 112, 5. spi-
nulosa Schousboe, Tanger, 1825 », propagules; Herb.
Thuret. — « Ibid., n° 113, S. spinulosa Schousboe, Tan-
ger, 1826 », propagules; Herb. Thuret et Herb. Muséum
Paris, sur C. ericoides.
7. Canaries; « Despréaux, Algues des Canaries » sur Cystoseira;
anthéridies, sporanges pluriloculaires, propagules; Herb.
Bory in Herb. Thuret. — « Sph. irregularis Kûtz.
J.-M. Despréaux, 1840 (déterminé par Kûtzing), Grande
Canarie. » Lenormand scrips. in Herb. Lenormand, Faculté
des Sciences de Caen.
8. Canaries; « Webb et Despréaux, Algues des Canaries, n° 55 »
sur Cystoseira; organes pluriloculaires, propagules; Herb.
Bory in Herb. Thuret.
9. Canaries; « Sphacelaria cirrhosa Ag., fructificata, ad Geli-
dium corneum, Canaries » ; organes pluriloculaires, propa-
gules; Herb. Montagne in Herb. Muséum Paris.
Tout ce que l'on sait du 5\ Hystrix tient dans la description
donnée par M. Reinke qui l'a étudié sur un fragment de Cysto-
seira ericoides conservé dans l'herbier de Kiel et provenant des
îles Canaries. Il forme de petites touffes parasites, dont les
filaments sont ramifiés comme ceux du 61. cirrosa. Certains
individus portent des sporanges pluriloculaires, d'autres des
sporanges uniloculaires en même temps que des propagules à
trois rayons lancéolés, à sommet arrondi, rétrécis à la base,
que M. Reinke compare aux propagules du .S. cirrosa var.
irregularis de la Méditerranée.
Je décrirai d'abord l'état sous lequel j'ai rencontré le £. Hys-
trix à Guéthary (Basses-Pyrénées).
J'ai remarqué pour la première fois, le 4 mai 1898, que des
C. ericoides qui portaient YEctocarpus Lebelii et VE. Valiantei,
présentaient en outre de nombreuses petites touffes très denses,
de 1-2, parfois 3 millim. de hauteur, appartenant à un Sphace-
laria. Celui-ci était formé de filaments principaux partant de la
base, raides, ondulés à cause de leur nature sympodiale, à ra-
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées . 333
meaux primaires irrégulièrement disposés, parfois à insertion
unilatérale, divariqués, raides, pareillement sympodiaux, arri-
vant souvent à la
même hauteur que
les précédents , et
portant quelquefois
des rameaux secon-
daires plus courts.
La plante était
adulte, tous ou pres-
que tous ces fila-
ments ou rameaux
ayant déjà fini leur
croissance , autre-
ment dit , étant à
l'état de pousses
définies. En effet,
au lieu de se termi-
ner par un sphacèle
long- et large, en
voie de division, ils
finissaient en poil
ou présentaient un
poil immédiatement
au-dessous de la
cellule du sommet,
rétrécie et épuisée
(fig\ 39), d'après le
processus que j'ai
indiqué précédem-
ment à propos de
diverses espèces.
Les poils de la por-
tion supérieure de
la plante étaient
longs et développés ; ceux de la portion inférieure étaient morts
et réduits à leur gaine. Les filaments principaux, à articles
généralement aussi larges ou plus larges que hauts, sont rétrécis
à leur base; leur diamètre vers le milieu est de 35-45 ;x. La
Fig. 39. — Sphacelaria Hystrix Suhr, dp Guéthary, 4 mai. —
Sommet d'un Clament principal d'une petite touffe sexuée.
Au-dessous, les organes pluriloculaires étaient beaucoup
plus nombreux (Gr. 80).
334 JOURNAL DE BOTANIQUE
plupart des rameaux primaires naissent au-dessous d'un poil.
Les touffes sont très nettement, mais peu profondément
pénétrantes : elles traversent l'épiderme et l'assise sous-épider-
mique du Cystoseira, et la réaction de l'eau de Javelle noircit les
cellules environnantes . Tous les filaments dressés ne s'élèvent pas
de la partie endophyte, comme cela est indiqué sur le dessin
de M. Reinke [91, 2, pi. III, fig. 6], car celle-ci est relativement
étroite, mais le thalle rampant, qui s'étend tout autour, produit
de nouveaux filaments dressés. Cependant, ce thalle n'est pas
constitué par un ensemble de stolons parallèlement accolés,
comme dans les espèces qui produisent un disque, mais par
des rhizoïdes descendants, qui lui donnent une structure hété-
rogène, assez compacte. En effet, les articles de la région
inférieure de certains filaments dressés produisent des rhizoïdes
simples ou ramifiés (fig. 41, J, K) qui s'enroulent en spire
lâche le long des filaments, en trop petit nombre toutefois pour
fornierune véritable cortication; ils naissent, isolés ou opposés,
comme les rameaux, sur les articles secondaires supérieurs. Ces
petits Sphacelaria, garnis d'anthéridies et de sporanges pluri-
loculaires, ne présentaient ni propagules ni sporanges unilocu-
laires.
La majeure partie des touffes de »S\ Hystrix, récoltées le
4 mai et pendant quelques jours consécutifs, étaient telles que je
viens de les décrire, uniformes et sans mélange, mais d'autres
touffes portaient simultanément des filaments plus longs, de
5-6 millim., notablement plus larges, (60-80 [*.), à articles
pareillement moins hauts que larges, mais à cloisons longitudi-
nales plus nombreuses; ils étaient stériles, ou munis de pro-
pagules identiques à ceux que M. Reinke a représentés pour le
S. Hystrix; enfin, les touffes réduites à ces filaments longs
•étaient l'exception. L'aspect de ces derniers était d'autant plus
différent de celui des filaments courts à organes pluriloculaires,
qu'ils paraissaient en plein état d'accroissement : le sphacèle
des axes était long, bien caractérisé, envoie de division; celui
des rameaux encore jeunes était dans le même état (fig. 40) ;
seuls, les rameaux les plus anciens avaient le caractère de
pousses définies. Les poils, nombreux sur les rameaux, étaient
plus rares sur l'axe, ce qui indique une croissance active. Après
une cassure de l'axe, plusieurs longues pousses définies le rem-
C. Sauvagbau. — Remarques sur les Sphacélariacées . 335
placent, comme je l'ai dit pour d'autres espèces, le vS\ Pluntula
par exemple.
Un alo-oloo-ue, habitué à étudier le ,S. cïrrosa du Nord de
Fig. 40. — Sphacelaria Hystrix Suhr, de Guéthary, 4 mai. — Sommet d'un Clament prin-
cipal d'une touffe sexuée qui commence à produire des filaments à propagules (Or. 80).
l'Europe, qui aurait eu cette plante sous les yeux, eût peut-être
pensé, à cause de la forme des propagules, que les touffes hé-
térogènes, comme les touffes homogènes, appartiennent au
336 JOURNAL DE BOTANIQUE
►S. Hystrix. Accoutumé, au contraire, à trouver sur le 51. cirrosa,
qui abonde sur nos côtes, des propagules dont les rayons, au
lieu d'être cylindriques comme le disent les auteurs, sont aussi
fusiformes que ceux représentés par M. Reinke comme caracté-
ristiques du 6\ Hystrïx, j'ai cru avoir affaire à un mélange de
deux espèces : l'une âgée, le S. Hystrïx, et l'autre jeune, le
61. cirrosa, comme je l'ai publié en annonçant la sexualité hété-
rogame des Sphacélariacées [98, 2]. C'est ultérieurement que
des dissections répétées m'ont convaincu que les touffes hétéro-
gènes, en apparence constituées par deux plantes, étaient bien
un seul individu.
Un mois plus tard, le 6 juin, les petites touffes homogènes,
devenues rares, sont en voie de dépérissement; les touffes hété-
rogènes étaient également moins nombreuses, et la différence
de taille entre les deux parties constituantes s'était accentuée;
enfin, les touffes homogènes, longues de près d'un centimètre,
avec des propagules pour unique organe de multiplication,
étaient plus fréquentes.
Le 2 août suivant, j'ai trouvé encore beaucoup de Sphace-
laria sur le C. ericoides ; toutefois, les touffes ne présentaient
plus aucune trace de filaments courts à organes pluriloculaires,
et tous les filaments portaient des propagules. Sur tous les
exemplaires que j'ai conservés, les rameaux et la plupart des
filaments principaux se terminaient en pointe comme sur des
plantes arrivées à la fin de leur existence.
Le C. ericoides n'est vivace que par la portion inférieure de
son thalle ; beaucoup de branches qui portent le 5\ Hystrix pé-
rissent en automne; je ne sais si le parasite meurt avant sa
plante hospitalière, car, au moment où j'aurais pu en faire l'ob-
servation, je confondais la plante à propagules avec le £*. cir-
rosa, et je ne l'ai plus cherché à Guéthary. Quoi qu'il en soit,
tous les échantillons que j'ai recueillis sont très nettement para-
sites, mais ce parasitisme et la présence de rhizoïdes descen-
dants, identiques à ceux de la petite forme à organes plurilocu-
laires, me semblent être les seuls caractères qui distinguent la
forme estivale du S*. Hystrix du tS1. cirrosa commun.
Les exemplaires sexués recueillis le 4 mai 1898 étant tous
adultes, je suis allé à Guéthary, lors des fortes marées des
io-ii avril 1902, pour récolter des plantes plus jeunes. \JEcto-
C. Sauvagbau. — Remarques sur les Spkacélariacèes . 337
carpus Va liait tei était déjà abondant, YEclocarpus Lebelii n'a-
vait pas encore paru (1), et c'est seulement sur des branches peu
âgées de quelques individus de C. ericoides que j'ai rencontré
le 5\ Hystrix. Or, celui-ci se présentait uniquement en petites
touffes homogènes, à organes pluriloculaires, sans trace de fila-
ments plus longs et plus gros destinés à porter des propagules;
sur certaines, tous les filaments étaient déjà adultes et terminés
en pointe; sur d'autres, ils étaient encore à l'état de pousses
indéfinies. Les touffes sont isolées ou groupées plusieurs l'une
près de l'autre, comme si elles se propageaient par la germina-
tion d'éléments reproducteurs tombés sur le Cystoseïra. Les
plantules d'un demi-millimètre de hauteur, formées de filaments
dressés, indéfinis, non encore ramifiés, trop jeunes pour être
fructifères, n'étaient pas rares; j'ai recherché, en particulier sur
celles qui étaient éloignées des touffes plus âgées, si elles n'a-
vaient pas un propagule pour origine, mais je n'en ai trouvé
aucune trace.
Enfin, j'ai encore récolté le ^S1. Hystrix le 8 juillet 1902, à
Biarritz. Toutes les touffes étaient denses, régulières, plus ou
moins globuleuses, de 4-5 mm. de hauteur; toutes étaient grou-
pées vers l'extrémité des branches du Cystoseira. Le parasitisme
était très net, les propagules peu nombreux, et je n'ai vu
aucune trace d'organes pluriloculaires ni de filaments courts
fructifères.
Nous pouvons donc conclure que le .S. Hystrix apparaît à
Guéthary, au commencement du printemps, sur les jeunes
branches du C. ericoides. Il forme d'abord des touffes très pe-
tites, sexuées, garnies d'organes pluriloculaires propageant la
plante sous la même forme sexuée. Celle-ci, à la fin d'avril et au
commencement de mai, prend l'aspect et les caractères d'une
plante adulte et disparait plus tard. Toutefois, avant de mourir,
la plante sexuée drageonne , elle donne des pousses plus longues
que les précédentes, asexuées, produisant uniquement des pro-
pagules ; ceux-ci la multiplient sur le Cystoseira sous la même
forme à propagules, laquelle, à première vue, est très sem-
blable au S. cirrosa. Puis, la plante disparaît probablement
1. J'ai marqué dans mes notes de 1898, que j'ai vu YE. Lebelii pour la pre-
mière fois le 30 avril. Mon attention était alors attirée sur cette plante ; elle
commence donc à se développer dans la seconde quinzaine d'avril.
338 JOURNAL DE BOTANIQUE
en automne, et nous ignorons sous quel état elle passe l'hiver.
Entre la plante sexuée et la plante asexuée existe donc une
Fig. 41. — Sphacelaria Hystrix Suhr, de Guéthary, 4 mai. — A, sporange pluriloculaire
vidé montrant les ouvertures de déhiscence. — B, Sporange pluriloculaire vidé, sans les
ouvertures de déhiscence. — C, Coupe optique, un peu schématique, d'un sporange
pluriloculaire, montrant la disposition intérieure des logettes. — D, Anthéridie (A à D,
Gr. 200). — E, Anthérozoïdes. F, Zoospores (Gr. 666). — G, H, Un propagule jeune et
un propagule adulte (Gr. 80). — J, K, Portion inférieure d'un filament dressé, montrant
les rhizoïdes, choisi parmi les cas les plus simples (Gr. 150). — M, Coupe transversale
dans un filament principal d'un individu à propagules de Roscofî (Gr. 200).
5'. bipinnata Sauv., sur Cyst. Jîbrosa de Guéthary. — L, Sporange uniloculaire
(Gr. 200).
véritable alternance de générations, moins frappante, il est vrai,
que celle des Cutleria par exemple, puisque les appareils végé-
tatifs diffèrent surtout par la taille, mais qui cependant n'est
C. Sauvagkau. — Remarques sur les Sphacélariacèes. 339
pas moins nette. Elle est mieux caractérisée que celle attribuée
au Zanardinia, où les thalles sexué et asexué sont identiques.
De plus, le C. ericoides n'est vivace que par sa portion infé-
rieure, mais tous les exemplaires qui croissent en un même lieu
n'arrivent pas à maturité en même temps, et ne perdent pas
leurs rameaux simultanément. Malgré cela, on ne peut guère sup-
poser que pendant la mauvaise saison, le £. Hyslrix se conserve
sous la forme à propag-ules, sur les individus de C. ericoides qui
n'ont pas encore fructifié, puisqu'au printemps on le trouve
seulement sous la forme sexuée. On ne voit pas bien non plus
comment les propag-ules, en supposant qu'ils se maintiennent à
l'état quiescent pendant la saison froide, seraient ramenés par
le mouvement de l'eau sur le C. ericoides, précisément dès que
celui-ci peut les recevoir et faciliter leur germination.
Il est donc possible que le .S. Hystrix passe l'hiver sous un
troisième état fructifère, encore inconnu, ou mieux que les
zoospores (qui peuvent rester longtemps sans germer) pénètrent
dans le Cystoseira en se fixant, pour germer au printemps sui-
vant. Des premières touffes développées partiraient les essaims
qui colonisent les nouvelles branches du Cystoseira. Le cas
serait semblable à celui du Cladophora lauosa croissant sur
Polyides, mais plus difficile à vérifier (1).
La même difficulté n'existe pas pour Y Ectocarpus Valiantei ,
par exemple, qui passe probablement la mauvaise saison sous
forme de filaments endophytes dans les moignons persistants
du C. ericoides, et se multiplie ensuite très rapidement par
zoospores, mais elle se présente avec autant d'inconnu pour
d'autres plantes parasites ou épiphytes spécialisées sur un sub-
stratum déterminé comme Y Ectocarpîis Lebelii , Y Ed. siviplex...
etc..
Les sporanges pluriloculaires et les anthéridies sont abon-
dants; on les trouve, soit sur des touffes distinctes, soit sur des
filaments différents, dans une même touffe. Les sporanges sont
cylindriques, plus ou moins globuleux, de 55-85 \l sur 45-65 u.,
1. « On trouve souvent, immergées dans le tissu cortical, de grandes cellules
ovoïdes, renfermant de la chromule verte. Celles-ci n'appartiennent point au
Polyides. Ce sont des germinations de Cladophora lauosa Kùtz., dont les
zoospores se sont fixées sur les rameaux du Polyides pendant l'été, et sont
destinées à se développer le printemps suivant. » (Bornet et Thuret, Etudes pày-
cologiques, p. 75.)
340 JOURNAL DE BOTANIQUE
souvent 55 [x. Les anthéridies, également cylindriques, de
55-90 y. de long, sur 45-52 p., souvent 45 p., paraissent plus
élancées, parce qu'elles sont plus étroites (fig. 41, A, B , C, D) (1).
Mais ces organes sont faciles à distinguer au premier coup
d'oeil, car les premiers sont toujours brun foncé, tandis que les
seconds sont rouge orangé. Ils naissent parfois sur le filament
principal, mais bien plus souvent sur les articles secondaires supé-
rieurs des rameaux, insérés sur une génératrice quelconque,
assez fréquemment dirigés vers le bas. Le pédicelle, unicellu-
laire, est généralement très divariqué, parfois perpendiculaire,
et la cloison, qui le sépare de la cellule mère du filament, n'est
jamais transversale dans celle-ci (2). Les organes vidés per-
sistent longtemps, et laissent voir l'étroit méat longitudinal
autour duquel les logettes sont distribuées (fig. 41, C), puis le
pédicelle persiste seul; quand celui-ci bourgeonne, ce n'est pas
dans son prolongement, mais latéralement, comme on le voyait
sur la plante du 6 juin.
La nature des organes pluriloculaires vidés est facile à dis-
tinguer, car la hauteur des logettes, d'environ 8 p. sur les spo-
ranges, est d'environ 4 p. sur les anthéridies. En colorant la
paroi, on constate, sur chaque logette, une petite ouverture
circulaire très nette, sans bavures (fig. 41, A), d'environ 4 p- de
diamètre pour les sporanges et 3 p. pour les anthéridies. J'ai
assisté fréquemment à la déhiscence; elle est lente et par suite
facile à suivre : les logettes poussent simultanément vers l'exté-
rieur chacune une petite verrue de plus en plus saillante, due à
un gonflement, puis à une gélification localisée delà membrane;
ensuite, le corps mobile sort, lentement, et reste un instant
comme un globule isolé; l'organe pluriloculaire est alors entouré
d'une couche de petits corpuscules arrondis, qui déroulent bien-
1. Sur la plante du 4 mai, les sporanges pluriloculaires et les anthéridies
présentaient la même fréquence, mais, sur celle du 6 juin, les anthéridies étaient
plus nombreuses. Il y aurait lieu de rechercher si les anthéridies sont ainsi tou-
jours prédominantes à la fin de la végétation de la plante sexuée.
2. Le pédicelle est court; tantôt il est simplement le prolongement de la
cellule du rameau sur lequel il est né (fig. 41, C), sans cloison transversale,
tantôt il présente une cloison transversale au niveau de la paroi du rameau, ou
un peu en dehors (fig. 41, A, B). Si la cloison transversale était un peu plus
éloignée de la cellule mère, le pédicelle paraîtrait bicellulaire, comme le dit
M. Reinke [91, 2, p. 13], et comme le cas se présente plus fréquemment sur les
exemplaires des Canaries.
C. Saovageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 341
tôt leurs cils, et s'échappent dans toutes les directions. Les
anthérozoïdes, de la même forme que ceux des Fîicus et des
E. secundus et Lebelii, mesurent 5,5-7,5 [>■ sur 3-3,5 jj-, sont
munis d'un point rouge situé souvent vers la partie postérieure
(fig.41, E), et par conséquent indépendant de l'insertion des cils;
le protoplasme voisin du point rouge, homogène, est parfois
coloré en jaune pâle, mais sans chromatophore ; à la partie anté-
rieure, le protoplasme renferme des granules incolores. Les
zoospores, de la forme habituelle aux Phéosporées, mesurent
13-13,5 p. sur 6,5-7,5 [*-, et l'on conçoit que leur déhiscence
s'opère lentement; ce sont les zoospores les plus pâles que je
connaisse, bien qu'elles renferment, dans leur partie postérieure,
souvent 3, parfois 4-5 chromatophores en disques; le point
rouge, assez net, est indépendant des cils et des chromato-
phores.
J'ai fait diverses expériences de cultures cellulaires soit avec
des sporanges seuls, soit avec des anthéridies et des sporanges
pris dans la même touffe, ou dans des touffes différentes. J'ai
obtenu des déhiscences simultanées et en parfait état, mais, bien
que les sporanges pluriloculaires soient probablement des
oogones, je n'ai jamais observé de conjugaison ni de féconda-
tion, ni de zoospore fixée à deux points rouges. Les zoospores
nagent pendant plusieurs heures, puis se fixent, s'entourent
d'une membrane, etmesurentalors9-10p.de diamètre. Le plus
grand nombre d'entre elles se détruisait ensuite dans mes cul-
tures, soit rapidement, soit seulement au bout de quelques
jours et celles qui se maintiennent en bon état plus longtemps
modifient à peine leur forme, ne continuent point leur germina-
tion. Par exemple, une culture en cellule qui, le 6 mai, m'avait
donné des centaines de zoospores, ne présentait plus, le 1 1 mai,
que quelques zoospores fixées; je conservai alors la lamelle
dans un godet de verre rempli d'eau, et le 21 juin suivant, plu-
sieurs étaient encore vivantes, mais s'étaient seulement légère-
ment allongées. Il est donc possible que les zoospores se
comportent de même dans la nature, et produisent une plantule
longtemps après leur fixation.
J'ai conservé certains fragments, mis en culture pour sur-
veiller les déhiscences et, bien que placés dans des conditions
défavorables, ils résistèrent longtemps à la mort, comme j'ai
342 JOURNAL DE BOTANIQUE
déjà constaté le fait pour les Myrionema et divers Ectocarpus.
Des fragments portant les uns des anthéridies, les autres des
sporanges pluriloculaires, restés en goutte suspendue du 5 au
1 1 mai, furent transportés dans un petit godet d'eau de mer, et
examinés le 25 mai. De nombreuses branches, plus ou moins
ondulées, à apparence de stolons, se sont développées soit
directement sur les articles secondaires supérieurs des rameaux,
soit sur le pédicelle d'un organe pluriloculaire. A l'inverse de
ce qui arrive dans les conditions normales, le pédicelle pousse
souvent dans son prolongement un de ces stolons, qui traverse
directement l'organe pluriloculaire vidé, parfois se contourne
dans son intérieur. Les sporanges non mûrs reprennent l'état
végétatif. S'ils sont très jeunes, ils peuvent pousser à leur
sommet en un unique rameau ; s'ils présentent quelques cloisons,
chaque logette peut s'allonger en un rameau. Il est par contre
surprenant que ces fragments ne prolongent que rarement en
rhizoïdes les cellules de leur section inférieure.
Placées dans ces mauvaises conditions d'existence, les bou-
tures vivent en partie aux dépens de leurs réserves, car
l'accroissement ultérieur est beaucoup plus lent. Cependant, des
fragments sexués, plus volumineux que les précédents, placés
dans un godet le n mai étaient encore vivants le 23 septembre.
Les propagules sont généralement nombreux. Le pied est
toujours élargi de bas en haut (fig. 41, H) ; les trois rayons, nés
au même niveau, et écartés de 1200, ont la même forme que ceux
du £\ biradiata : ils sont convexes vers le haut, plus ou moins
renflés en leur milieu, et légèrement rétrécis à leur base. Les
propagules naissent comme il a été dit pour les autres espèces,
et le sphacèle en calotte se sépare toujours avant que l'article
sous-jacent bourgeonne ; les trois bourgeons, habituellement
simultanés (fig. 41, G)y sont parfois successifs. Généralement,
le sphacèle en calotte s'allonge en un poil long, pareil à ceux
des filaments; parfois, il se développe de très bonne heure, bien
plus rapidement que les rayons; d'autres fois, il n'est pas encore
sorti de sa gaine lorsque les rayons ont presque atteint leur
longueur définitive; enfin, le poil peut manquer. Toutes ces
variations se rencontrent sur un même individu.
J'ai dit plus haut que les propagules se trouvent uniquement
sur des filaments ou sur des touffes ne portant pas d'organes
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 343
pluriloculaires. Toutefois, j'ai constaté une exception, intéres-
sante à signaler. L'une des touffes récoltées le 6 juin, unique-
ment constituée de filaments longs propagulifères, montrait,
sur plusieurs de ses rhizoïdes descendants, des organes plurilo-
culaires; j'ai même vu deux rhizoïdes, nés en face l'un de l'autre
sur un même article secondaire, qui portaient l'un un propagule,
l'autre une anthéridie. Mais ce fait ne se présente jamais sur les
filaments ou sur les rameaux.
La germination des propagules est la même que dans le
kS\ arrosa (fig. 45, D). Le propagule ne donne pas directement
de filaments dressés; ceux-ci se développent sur un petit disque
que produit le pied, ou l'un des rayons. Dans le .S. cirrosa, le
disque s'étale simplement en épiphyte, tandis que, dans le
S. Hystrix, il envoie immédiatement, par sa face inférieure,
des prolongements dans le Cystoseira.
J'ai examiné un nombre considérable d'exemplaires de
^S. Hystrix pris sur le C. ericoides de Guéthary, sans rencon-
trer de sporanges uniloculaires. On verra plus loin que les
exemplaires récoltés dans les autres localités ne m'en ont pas
présenté davantage (1).
Le Sfhacelarîa à propagules trifurqués qui croit à Gué-
thary sur C. ericoides est donc toujours parasite, correspond
à la forme asexuée du 5\ Hystrix, et n'est pas le >S. cirrosa
comme on le croyait jusqu'à présent. Il y avait lieu de recher-
cher s'il en est de même ailleurs. Malheureusement, cette plante
est mal représentée dans les collections, car le C. ericoides n'a
pas une belle apparence en herbier, ses touffes de Sphacelaria
à propagules sont souvent grêles, et les collecteurs qui conser-
vent le .S. cirrosa préfèrent naturellement le recueillir en touffes
plus larges sur un autre substratum.
La gracieuse obligeance de Mlle Vickers m'a permis d'étu-
dier de nombreux exemplaires provenant de Roscoff, mais tous
recueillis en été. Les touffes, d'environ un centimètre de hau-
teur, sont nombreuses, peu fournies et non enchevêtrées. Les
filaments principaux, droits, portent peu de poils; leur largeur
varie de 70-100 y-, et les articles secondaires, très cloisonnés
1. Le sporange uniloculaire L, de la figure 41, appartient au S. bipinnata
et non au 5". Hystrix.
34+ JOURNAL DE BOTANIQUE
longitudinalement (fig. 41, J/), sont aussi hauts ou moins hauts
que larges. Les rameaux primaires, nombreux, assez courts,
irrégulièrement disposés, divariqués, terminés en pointe, formés
de plusieurs générations sympodiales, produisent parfois des
rameaux secondaires. C'est seulement après la troncature d'un
filament principal que les rameaux primaires jeunes, situés
immédiatement au-dessous, s'allongent pour le remplacer. Les
rhizoïdes sont peu nombreux. J'ai vainement cherché des fila-
ments courts sporangifères à la base des touffes, et il est peut-
être bon de mentionner qu'un petit Elachistea, fréquent au pied
des touffes, pourrait donner à l'œil nu l'impression de la forme
sexuée. Les propagules, très nombreux, sont les mêmes qu'à
Guéthary, et j'en ai vu beaucoup en germination sur le Cysto-
seira. Les portions endophyte et épiphyte du thalle inférieur
sont aussi les mêmes que sur la plante de Guéthary, et Mlle Vic-
kers m'ayant adressé, dans un même envoi, le C. ericoïdes et
le C. dïscors, j'ai constaté que le Spliacelaria du premier est
toujours parasite, tandis que celui du second ne l'est jamais.
Toutefois, je le répète, il est toujours bon de pratiquer plusieurs
coupes dans une même touffe, pour s'en assurer. Tantôt, en
effet, la partie épiphyte du £. Hystrix se détache facilement
par la dissection et donne l'illusion d'une plante non parasite;
tantôt, le thalle épiphyte des deux espèces de Sphacelarïa
adhère tellement au Cystoseira qu'il entraîne, en se détachant,
l'assise externe du substratum, et laisserait croire à un parasi-
tisme des deux espèces.
Le 6". Hystrix est donc aussi commun à Roscoff qu'à Gué-
thary ; il y présente probablement au printemps la même
alternance de générations. Il accompagne probablement aussi
son support jusqu'à sa limite septentrionale, dans la Manche
et sur les côtes d'Irlande.
On le rencontre aussi au Sud. Toutefois, je l'ai indiqué dans
la liste ci-dessus des échantillons étudiés à San Vicente de la
Barquera et à Gijon, sur la côte nord de l'Espagne, sans en
avoir la preuve complète. Les exemplaires de C. ericoïdes de
ces localités que j'ai conservés, récoltés pour différents Ecto-
carpus et non pour le Sphacelaria, ne portaient que quelques
petites touffes de celui-ci, dont je ne puis certifier le parasitisme,
car elles étaient mal placées, à l'aisselle d'une feuille. Les
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 345
propagules étaient nombreux et à rayons particulièrement
longs (1).
J'ai examiné un fragment de Cystoseira de l'Herbier Harvey,
qui est presque certainement le C. ericoides, portant quelques
touffes de Sphacelarïa avec la mention : « Sph. irregularis
Kùtz., Cadix, Liebetruth leg. » probablement écrite de la main
de Liebetruth. J'ai fait deux préparations, l'une d'une petite
plante de moins d'un millimètre de haut, munie d'organes pluri-
loculaires, et qui correspond tout à fait au ^. Hystrix du
6 juin de Guéthary, l'autre, d'une plante de 2-3 millimètres de
hauteur, d'aspect jeune, dont quelques filaments seulement
portent des propagules. Au moment où j'ai eu l'échantillon
entre les mains, je n'ai pas noté si les deux plantes étaient
isolées ou mélangées; quoi qu'il en soit, le .S. Hystrix existe
assurément à Cadix.
Le £. Hystrix existe aussi au Maroc. Mais le C. ericoides,
si commun dans le Golfe de Gascogne, et que ses beaux reflets
verts, bleus, irisés, rendent si facilement reconnaissable à l'état
vivant, est moins bien caractérisé au Sud du détroit de Gibraltar,
ou peut-être plus exactement, il y est mélangé à d'autres
espèces, ou remplacé par d'autres espèces, dont il n'est pas
toujours facile à distinguer, tout au moins sur des exemplaires
d'herbier. C'est ainsi que M. Bornet dit à propos du C. ericoides
[92, p. 255] : « Schousboe a récolté deux formes de cette espèce.
L'une, courte et trapue, prise sur des rochers à moules, repré-
sentant la forme ordinaire de la plante; l'autre, provenant de la
mer profonde, à rameaux grêles et allongés, souvent pourvus
de vésicules aérifères. C'est cette dernière qu'il nommait Fucus
Abies-marina. » Toutefois, il n'est pas prouvé que cette plante
de la mer profonde, qui ressemble au C. amentacea , rapportée
a priori par M. Bornet au C. ericoides, soit réellement une
variété de celui-ci, ou une espèce différente non décrite.
Or, l'Herbier Thuret en renferme un bel échantillon, marqué
« Tanger, 1826 » recouvrant toute une feuille d'herbier, garni
1. Dans la liste des Algues que j'ai recueillies dans le Golfe de Gascogne
[97, p. 44], je cite le «S", cirrosa comme très abondant sur le C. ericoides, et
j'aurais dû dire 6". Hystrix. Mais, dans mes notes de voyage, je l'ai inscrit
comme très abondant aussi sur le C. discors. Les échantillons d'herbier que j'ai
conservés appartiennent tous au iS\ cirrosa sur C. discors, et il en est très pro-
bablement de même pour ceux que j'ai distribués à mes correspondants.
346 JOURNAL DE BOTANIQUE
de nombreuses et larges touffes de Sphacelaria Hystrix,
munies de propagules, mais dépourvues d'organes plurilocu-
laires. La présence de ce parasite est, dans une certaine mesure,
l'indice que le substratum est bien le C. ericoïdes.
Les numéros 112 et 113 des Algze Schousboeanse que
Schousboe nommait S.spinulosa, et que M. Bornet rapportait
au 6\ cirrosa, appartiennent aussi au £. Hystrix, et croissent
d'ailleurs sur ce même Cystoseira déterminé comme C. eri-
coïdes de la mer profonde. Ils portent pareillement des propa-
gules et point de sporanges. Ces derniers exemplaires sont
particulièrement touffus, à cause de la grande longueur des nom-
breux rameaux primaires. Sur tous, les articles secondaires sont
de hauteur moindre, par rapport à la largeur, que sur les exem-
plaires européens. J'ai vérifié sur tous la présence de rhizoïdes
et l'existence du parasitisme.
Enfin, j'ai étudié dans l'Herbier Thuret plusieurs échantil-
lons des Canaries. Les fragments de Cystoseira des « Algues
des Canaries, Despréaux » correspondent bien au « C. ericoïdes
de la mer profonde » à rameaux grêles et à feuilles espacées ; ils
portent d'assez nombreuses touffes de Sphacelaria. J'en ai
examiné trois. Elles sont formées de deux sortes de filaments.
Les uns sont grêles, de deux millimètres de hauteur, couverts
d'anthéridies et de sporanges pluriloculaires. Les autres, plus
grands et plus forts, mesurent 2-4 millimètres de hauteur. Parmi
ceux-ci, certains, encore jeunes et en voie d'accroissement, sont
stériles; d'autres portent des organes pluriloculaires, mais en
nombre beaucoup moindre que les filaments grêles; d'autres,
enfin, portent des organes pluriloculaires et de rares pro-
pagules.
D'après son aspect général, il semble bien qu'au moment où
la plante fut recueillie, les filaments courts et étroits étaient en
voie de disparition, tandis que les autres préparaient un plus
grand développement. Le phénomène est donc le même qu'à
Guéthary, avec cette différence que les plantes sexuée et
asexuée, au lieu d'être nettement distinctes, passent insensible-
ment de l'une à l'autre. Le résultat est le même, et des échantil-
lons récoltés un mois plus tard, seraient très vraisemblablement
uniquement asexués. Le pédicelle des organes pluriloculaires
est souvent un peu plus long que sur la plante de Guéthary; la
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacèlariacées. 347
cloison transversale, au lieu d'être au ras du rameau, se fait plus
en dehors, et alors le pédicelle paraît nettement bicellulaire.
Les rhizoïdes descendants, nombreux, s'épatent en crampons
ou s'étalent à la surface du substratum, en s'enchevètrant de
manière à produire parfois une masse spongieuse.
Le Cystoseira de l'Herbier Lenormand est identique à celui
de l'Herbier Thuret; le fragment d'une touffe que j'ai examiné
était homogène et portait uniquement des organes plurilocu-
laires (1).
Bien que je n'aie vu aucun sporange uniloculaire, je ne doute
pas que la plante récoltée par Despréaux soit la même que
celle étudiée par M. Reinke. Cet auteur ne représente pas de
rhizoïdes sur les filaments de la figure donnant le port général
de la plante [91, 2, PL III, fig. 6], et il n'en parle pas non plus
dans la description correspondante. Toutefois, il en a repré-
senté un \loc. cil. fig. 5] sur un filament à sporanges unilocu-
laires, et, dans la diagnose publiée l'année précédente, il spécifie
la présence de rhizoïdes descendants sur les filaments principaux
[90, p. 208]. Le fait que les organes pluriloculaires sont de
deux sortes ne vient pas à l'encontre de ma détermination, car
on a déjà vu, à propos du 6". furcigera, que l'attention de
M. Reinke ne s'est pas portée sur cette particularité.
La plante marquée « Webb et Despréaux, n° 55 » est en
moins bon état que la précédente. Le Cystoseira sur lequel elle
forme des touffes est peut-être le même, bien que la base des
rameaux soit dépourvue de feuilles. Les filaments dressés du
Sphacelaria semblent plus dispersés, plus indépendants dans
chaque touffe; toutefois, ici encore, ils sont de deux sortes : les
uns sans rhizoïdes, grêles, à rameaux longs et souples, portent
des organes pluriloculaires, dont je ne saurais dire, vu leur
mauvais état de conservation, s'ils sont à grandes et à petites
logettes ; les autres, pourvus de rhizoïdes, sont plus longs,
1. On a vu plus haut (p. 332) que Kùtzing a déterminé cette plante 6". irre-
gularis. Il ne s'en suit pas que le 6". Hystrix doive changer de nom par droit
de priorité. Kùtzing, en effet, a créé le 6". irregularis pour une plante méditer-
ranéenne [49, p. 465; 55, p. 27 et PI. 91, fig. 3J ; or, M. Reinke n'a jamais constaté
le parasitisme du S. cirrosa var. irregularis de la Méditerranée. La figure de
Kùtzing représente un rameau d'une petite plante à sporanges pluriloculaires ;
c'est peut-être sur ce caractère qu'il a déterminé 6\ irregularis l'échantillon
des Canaries; jusqu'à présent, il n'est pas prouvé que le £. Hystrix soit le
S. irregularis.
348 JOURNAL DE BOTANIQUE
plus forts, à rameaux plus courts, avec des organes plurilo-
culaires et de rares propagules.
En dernier lieu, je citerai l'exemplaire de l'Herbier Mon-
tagne, qui était tout entier, substratum et parasite, d'un roux
brûlé très foncé, et en fort mauvais état. Le substratum est un
Cystoseira et non un Gelidium ; d'ailleurs, ce nom fut proba-
blement inscrit par inadvertence ; car l'auteur, dans son étude
des Algues des Canaries [40, p. 149], dit du £*. cirrosa : « In
Cystoseira Selaginoide Dasyaque acanthophora parasitans ».
Le Sphacelaria forme un manchon dense qui, à l'oeil nu, paraît
presque continu, par le rapprochement de nombreuses touffes
élémentaires qui ne m'ont pas semblé former de thalle épiphyte.
Ici encore, les organes pluriloculaires sont portés par des fila-
ments grêles et courts, les propagules par des filaments plus
grands. La plante de Montagne est donc un peu différente des
précédentes.
Comme à propos du S1. Hystrix de Tanger, nous pouvons
nous demander si le substratum de la plante des Canaries est
bien le C. ericoides. Les documents à ce sujet sont incomplets.
Montagne cite aux Canaries une variété selaginoides du C. eri-
coides, rejetée à la côte de Lancerotte, à laquelle appartient
probablement le substratum de notre Sphacelaria. Le C. sela-
ginoides est d'ailleurs une plante méditerranéenne que seul, à
ma connaissance, Montagne cite dans l'Océan, et sur l'indépen-
dance spécifique de laquelle les auteurs ne sont pas d'accord.
Mlle Vickers [97, p. 301] a récolté aux Canaries un seul exem-
plaire, dragué, de S. cirrosa, et mentionne seulement deux
espèces de Cystoseira : le C. Abies-marina extrêmement abon-
dant dans la mer profonde, et le C. discors. Plus au Sud, au
Cap Vert, M. Askenasy [96], cite aussi le 5*. cirrosa sans
en désigner le substratum, et il énumère six espèces de Cysto-
seira dont le C. Abies-marina et le C. ericoides, mais il ne fait
pas mention du C. selaginoides.
Si le C. selaginoides existe réellement, autrement dit, si les
auteurs n'ont pas donné ce nom à des formes grêles, allongées,
qui pourraient bien appartenir à des espèces différentes, il y
aurait lieu de rechercher dans la Méditerranée s'il n'abrite pas
un Sphacelaria parasite à propagules trifurqués et à généra-
rations sexuée et asexuée alternantes, et aussi à apprécier
L.-A. Mennechet. — Sur le fruit du Jacquinia ruscifolia Jacq. 349
dans quelle mesure le >S\ Hystrix Suhr est parent du S. zrre-
gularïs Kûtz.
Sphacelaria Hystrix Suhr. — Plante en touffes de 1 millimètre,
à près de 1 centimètre de hauteur. Thalle inférieur parasite, puis para-
site et épiphyte par l'agglomération de rhizoïdes en masse compacte
ou spongieuse, mais peu considérable, de laquelle s'élèvent aussi des
filaments dressés. Filaments dressés à articles secondaires aussi hauts
ou moins hauts que larges, de deux sortes, et d'apparition successive:
les premiers, courts et grêles, de 35-45 p- de largeur, à sphacèle rapide-
ment épuisé; les seconds, plus longs et plus forts, de 60-100 p. de lar-
geur, à sphacèle plus longtemps persistant, à cloisons longitudinales
plus nombreuses, parfois avec des formes de passage entre les deux
sortes de filaments. Rhizoïdes habituellement peu nombreux, nés dans
la région inférieure des filaments principaux, descendant jusqu'au
substratum, en s'enroulant souvent en spire plus ou moins lâche. —
Sporanges uniloculaires, sur les mêmes filaments que les propagules
(d'après M. Reinke). Organes pluriloculaires cylindriques, portés par
les filaments courts, sur un pédicelle 1-2 cellulaire, divariqué, de deux
sortes : anthéridies, à petites logettes, de couleur orangée, de 55-90 pi.
sur 45-52 p., à anthérozoïdes de 5,5-7,5 p- sur 3-3,5 p-, sans chromato-
phores ; sporanges pluriloculaires, à plus grandes logettes, de cou-
leur brune, de 55-S5 p. sur 45-65 p., à zoospores de 13-13,5 p- sur
6,5-7,5 p-, à 3-4-5 chromatophores. Propagules à pied renflé, à 3 rayons
fusiformes, plus ou moins courbés, à poil développé ou non, naissant
sur les filaments longs, parfois (Canaries) sur des filaments portant des
organes pluriloculaires.
Hab. — Parasite sur le Cysioseira ericoides, Bretagne ! Golfe de
Gascogne ! Cadix ! Maroc ! Canaries ! et probablement partout où croît
le C. ericoides.
(A suivre.)
SUR LE FRUIT DU JACQUINIA RUSCIFOLIA JACQ.
ET SUR LES POILS ÉPIDERMIQUES DES MYRSINÉACÉES
Par M. L.-A. MENNECHET.
Par suite des propriétés anthelminthiques que possèdent
certaines Myrsinéacées, cette famille ne pouvait être passée
sous silence dans une étude des plantes ténifuges ; aussi avons-
nous été amené une première fois à lui consacrer quelques pages
dans un Mémoire que nous déposions en juin 1901 au secré-
3So JOURNAL DE BOTANIQUE
tariat de l'École de Pharmacie sous le nom & Etude botaniqtie
des plantes téîiifuges.
La morphologie interne des organes végétatifs avait déjà
fait l'objet de recherches de la part de différents auteurs :
de Bary (i), Bokorny (2), Bachmann (3), Solereder (4); ce
dernier avait même donné la description de poils glanduleux
de certaines Myrsinéacées. Mais, comme il n'avait jamais été
fait mention jusqu'alors de la structure du fruit, nous complé-
tions, au mois de décembre de la même année, les résultats de
notre précédent travail par une note sur l'anatomie comparée
des fruits du Myrsîne africaiia L. et de YEmbelia Ribes
Burm (5).
Là se bornaient nos connaissances sur la structure anato-
mique de cette famille lorsqu'en février (6) dernier paraissaient
« Quelques observations sur le Myrsine africana » de M. d'Ar-
baumont.
Les conclusions de cet auteur n'infirmant en rien celles que
nous aurions pu nous-même formuler plus tôt sur les particu-
larités de ces plantes et particulièrement sur les cryptes rési-
nifères, nous n'avons pas cru devoir abandonner une étude que
nous poursuivions depuis deux années, et les résultats nouvelle-
ment acquis que nous exposons aujourd'hui ne sont que le
prélude d'un Mémoire plus complet sur l'anatomie des Myrsi-
néacées et dont la publication ne peut tarder désormais.
Les fruits du Jacquinia ruscifolia Jacq. sont charnus,
ovoïdes, rarement globuleux, de la grosseur d'une noisette et
disposés par deux ou trois en épis solitaires à l'extrémité des
rameaux.
Leur couleur est jaune foncé ou orangé et la surface par-
semée de ponctuations brunes (fig. I, 1).
Formé de cinq pièces libres et légèrement charnues, le calice
1. De Bary. Anatomie, p. 219.
2. Bokorny. Flora 1882, p. 373.
3. Bachmann. In Flora. Ueber die systematische Bedeutung der Schilahaare,
Erlângen, 1880, p. 190.
4. H. Solereder. Holtzstrucktur, Mùnchen, 1885, p. 165. — Systematische Ana-
tomie der Dicotyledonen, Stuttgart, 1899, p. 573 et suivantes.
5. A. Mennechet. Sur une falsification du poivre par les fruits du Myrsine
africana L. et de YEmbelia Ribes Burm. Journal de Pharmacie et de Chimie,
décembre 1901.
6. Journal de Botanique, 12 décembre 1900, paru en février 1902.
L.-A. Mennechet. — Sur le fruit du Jacquinia ruscifolia Jacq. 351
persiste à la base du fruit mûr, dont la partie supérieure se ter-
mine par une petite pointe rigide, de forme conique, un peu
courbée et représentant le style.
Le péricarpe, d'une épaisseur d'un millimètre environ, co-
Fig. 1. — i, Fruit au Jacquinia ruscifolia (4/5 de grand, nat.). — 2, Coupe schématique
de la partie terminale du pédoncule : f, faisceaux libéroligneux ; l, liber; b, bois
(Gross. 36). — 3, coupe transversale du péricarpe: f, fibres; es, cellules scléreuses;
d, ponctuations brunes (Gross. 300).
riace et sclérifié dans la région interne, contient un volumineux
placenta rouge orangé, remplissant presque toute la cavité.
C'est par la dépression basale de ce placenta que pénètrent
les faisceaux libéro-ligneux.
A la maturité, le nombre des graines ne dépasse guère deux
ou trois. Situées à la périphérie du tissu placentaire, elles y
sont à demi enfoncées par suite de leur compression contre le
352 JOURNAL DE BOTANIQUE
péricarpe. Leur forme est ovoïde et elles portent sur leur face
ventrale un ombilic très prononcé de couleur brune.
Disposé suivant le grand axe de la graine, l'embryon droit,
à cotylédons ovales, est enveloppé par l'albumen.
PÉRICARPE. — L'assise externe, formée de cellules fortement
cutinisées, recouvre un parenchyme parsemé de cellules sclé-
reuses, isolées ou groupées, et de nombreux paquets de fibres
autour desquels les cellules, de forme polyédrique, prennent
un aspect rayonné (fig. I, 3).
Dans la partie profonde, les îlots fibreux augmentent de
volume en même temps que s'accroît le nombre des cellules
scléreuses, le tout formant ainsi une sorte d'anneau plus ou
moins continu.
En dedans de ce cercle fibreux, le péricarpe est complète-
ment parenchymateux et constitué par des cellules polygo-
nales, de plus en plus petites au fur et à mesure que l'on se rap-
proche de la région voisine du placenta.
Une coupe transversale passant par le sommet du fruit
montre que, dans cette région, la sclérification est à peu près
complète ; on y trouve également les dernières traces du tissu
conducteur.
Si, d'autre part, on examine une coupe passant par la base
de ce même organe, mais au-dessus du point d'insertion des
pièces du périanthe, on observe non pas un seul, mais deux
cercles de faisceaux libéro-ligneux, innervant l'un le mésocarpe,
l'autre, plus interne, le placenta.
Quant aux ponctuations noirâtres signalées précédemment
sur le fruit, elles sont dues à la présence de cellules scléreuses
(%. 1,3).
PLACENTA. — La partie terminale du pédoncule, qui ren-
ferme les faisceaux libéro-ligneux se rendant au placenta, se
trouve constituée par un parenchyme de petites cellules, nette-
ment distinctes du tissu placentaire environnant, lequel est
formé de grandes cellules arrondies, laissant entre elles de
petits méats. Le contenu de ces cellules est mucilagineux ; on
y trouve également de petites granulations orangées qui don-
nent à la masse sa couleur particulière.
Les faisceaux libéro-ligneux dont il vient d'être question
L.-A. Mennkchet. — Sur le fruit du Jacquinia ruscifolia Jacq. 353
présentent leur liber orienté vers l'intérieur et ce n'est qu'excep-
tionnellement qu'on le rencontre de chaque côté du bois dans
les faisceaux en voie de ramification (fig. I, 2).
Ainsi que M. Decrock (1) l'a constaté dans les Primulées,
les faisceaux placentaires du Jacquinia ruscifolia s'insèrent
latéralement sur ceux du pédoncule proprement dit.
A bien d'autres points de vue, les Myrsinéacées présentent
Fig. II. — Coupe transversale de la graine du Jacquinia ruscifolia . c, assise externe
épaissie; b, bourrelets de soutien; m, cristaux d'oxalate de chaux ; g, globules gras
al, albumen (Gross. 300).
des analogies avec les Primulacées et de nombreux faits con-
cordent avec ceux qu'a signalés M. Decrock ; nous aurons l'oc-
casion d'y revenir ultérieurement.
Graine. — La graine, en coupe transversale, offre la forme
d'un rein. Sous le tégument séminal, de couleur brunâtre, l'al-
bumen est très abondant et englobe l'embryon dont la section
est circulaire.
1. E. Decrock. Anatomie des Primulacées, Ann. des Se. Nat. Bot. XIII.
Paris, 1901.
354 JOURNAL DE BOTANIQUE
Après traitement à l'eau de Javel et examen dans l'acide lac-
tique, on peut voir que l'assise externe du tégument est formée
-y
c2Çc
Fig. III. — Poils glanduleux de Myrsinéacéesà diversétats de développement : i, 2, 3, 4et 5,
Ardisia Hamiltonii ; 6 et 7, Theophrasta ftisca ; 8 et ç),Jacquinia ritscifolia (Gross. 300).
de cellules allongées dans le sens tangentiel et dans lesquelles
la cavité n'est plus représentée que par un étroit lumen. Ces
cellules épaissies sont séparées du parenchyme sous-jacent par
L.-A. Mknnechet. — Sur le fruil du Jacquinia ruscifolia Jacq. 355
des bourrelets plus ou moins irréguliers jouant le rôle de véri-
tables piliers de soutien (fig. II).
Dans la région parenchymateuse du tégument séminal,
représentée par six à huit assises de cellules plus ou moins
aplaties, l'oxalate de chaux est abondant surtout vers la péri-
phérie et à l'état de màcles et de cristaux prismatiques.
L'albumen (fig. II), formé de cellules polyédriques allon-
gées dans le sens radial, renferme de nombreux globules gras que
l'on peut caractériser par les réactifs appropriés, tels que l'or-
canette acétique, etc.
Quant à l'embryon, il est, ainsi que nous l'avons dit plus haut,
disposé suivant le grand axe de la graine, mais excentrique.
Les pièces du calice présentent la structure de feuilles à
mésophylle homogène avec quelques cellules scléreuses isolées.
Par suite de l'existence à leur surface de poils tout à fait spé-
ciaux, ces sépales, qui adhèrent intimement aux fruits, méritent
de nous arrêter quelques instants.
POILS DES MyrsinÉACÉes. — Dans un travail précédent (1),
nous avons déjà fourni sur la structure anatomique des poils du
Myrsine africana un certain nombre d'observations.
Il existe généralement chez les Myrsinéacées deux sortes de
poils : les uns, tecteurs; les autres, glanduleux.
Les premiers, signalés depuis longtemps par divers auteurs,
sont pluricellulaires, unisériés. Leur répartition est très diffé-
rente suivant les espèces auxquelles on s'adresse. Chez le Myr-
sine africana ils sont localisés sur la face supérieure de la ner-
vure médiane des feuilles ; celles du Jacquinia ruscifolia pré-
sentent la même particularité.
Quant aux poils glanduleux, leur structure varie avec les
genres considérés. Une partie basilaire formant le pied sup-
porte généralement un massif de cellules constituant le chapeau.
Les poils du Myrsine africana ont déjà fait l'objet d'une
description de notre part, et Solereder (2) a, lui aussi, observé
ceux des Clavija calonetira Mart., Jacquinia armillaris Jacq.,
Ardisia javanica A. DC, Ardisia macrocarpaWall., Aegi-
1. L.-A. Mennechet. Etude botanique des plantes ténifuges, prix Ménier 1901.
— Bibliothèque de l'Ecole de. Pharmacie.
2. Solereder. Systematische Anatomie der Dicotyledonen. Stuttgart, iSoç^
P- 573-
356 JOURNAL DE BOTANIQUE
ceras majus Gârtn. Tout en nous réservant de poursuivre dans
la suite l'étude de ces poils chez les autres Myrsinéacées, nous
nous occuperons pour l'instant de ceux de quelques espèces
appartenant aux genres Ardîsia, Thcophrasta et Jacquim'a.
Les poils glanduleux des feuilles à'Ardtsia Hamiltonii sont
composés d'un pied unicellulaire supportant un massif de plu-
sieurs cellules à contenu rési-
neux jaune brun. Ces poils,
ainsi que l'on peut s'en con-
vaincre par l'examen de feuil-
les jeunes, sont d'origine épi-
dermique.
Les cellules mères des poils
(fig. III, i à 5) se cloisonnent
d'abord parallèlement à la
surface des feuilles; puis, des
deux cellules formées, celle
du bas constitue le pied, tan-
dis que celle du haut se divise
perpendiculairement pour
donner une sorte de chapeau.
Ces poils se rencontrent
sur les deux faces de la feuille,
mais plus nombreux toute-
fois sur l'épiderme inférieur.
Les stomates, entourés de
2 cellules annexes, présentent
Fig. IV. — Epidermes de la feuille VArdisia une répartition analogue.
Hamiltonii A. DC. : — 1, épiderme supé- #
rieur : q, poils glanduleux. — 2, épiderme in- VUS de face, les poils glan-
férieur : p, poils sjlanduleux (Gross. 150). , . ,
duleux se présentent sous
deux aspects, suivant qu'ils sont jeunes ou âgés. Dans le pre-
mier cas, on aperçoit trois cercles concentriques : le plus grand
délimite le chapeau, les deux autres correspondent aux parties
supérieure et inférieure du pied. Les cloisons des cellules sé-
crétrices sont nettement distinctes (fig. IV, 2).
Dans le second cas, par suite de la concrétion du pro-
duit de la glande à la périphérie du chapeau, une dépression
s'est formée, correspondant à la région transparente, en-
tourée d'une zone brune complètement opaque dans laquelle
L.-A. Mennechet. — Sur le fruit du Jacquinia ruscifolia Jacq. 357
on ne peut apercevoir les membranes cellulaires (fig. IV, 1).
11 est à remarquer que, sur la face supérieure de la feuille,
es cellules épidermiques avoisinant le poil affectent une dispo-
sition concentrique, tandis que, sur la face inférieure, elles sont
nettement rayonnantes.
Les poils glanduleux du Myrsine africana présentent les
mêmes particularités.
Dans les Theophrasta fusca Dec. et Jttssieui Lindl., les
poils présentent une origine et un développement analogues,
mais la cuticule qui recouvre les cellules du chapeau se soulève
en donnant ainsi une sorte de calotte dans laquelle vient s'ac-
cumuler le produit de sécrétion, dont une partie se trouve éga-
lement déversée dans le pied (fig. III, 6 et 7).
Un troisième type nous est fourni par le Jacquinia rttscifolia .
Nous avons dit plus haut que le calice persistant et charnu
était parsemé de ponctuations noirâtres dues à des poils glan-
duleux. Nous remarquons encore ici la même structure que pré-
cédemment, mais la calotte, due au soulèvement de la paroi
supérieure, est remplie d'une matière brune très peu soluble dans
l'alcool fort.
La base du poil présente, au contraire, une particularité que
nous n'avons pas rencontrée dans les autres genres : il s'est
produit en effet une sorte de décollement de la cuticule du pied
et c'est dans la partie située autour du pilier central (fig. III,
8 et 9) que l'on constate, dans certains cas, la présence d'un
produit de sécrétion.
On voit, en résumé, que les poils glanduleux ont tous une
origine identique; les modifications, peu profondes d'ailleurs,
n'apparaissent qu'à un moment donné de leur développement.
Dans un premier cas, la cuticule reste adhérente aux cellules
sécrétrices dans lesquelles s'accumule le produit de sécrétion
(Ardisia, Myrsine, etc.).
En second lieu, la cuticule se soulève, ou bien simplement
dans la partie supérieure du chapeau ( Theophrasta fusca, Th.
Jussieui, etc.), ou bien à la fois dans le haut du poil et autour
du pied (Jacçtiinia ruscifolia). La masse sécrétée se localise
toujours dans les espaces ainsi formés.
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|uj Ll BRARY ^cj
358 JOURNAL DE BOTANIQUE
NOTE SUR QUELQUES DIATOMÉES
DE LA MER NOIRE
SUIVIE D'UNE LISTE DE FORMES OBSERVÉES DANS CETTE MER
{Suite.)
Par M. C. MÉRESCHKOWSKY.
(PL II.)
Navicula (Alloioneis) scabriuscula (Cl. et Grov.) Mer.
Amphora scabriuscula Cleve et Grove, Diatomiste, II, p. 56,
pi. III, fig. 7. Cleve, Synops. Navic. Diat., IIe part., p. 140.
Peragallo, Diat. mar. d. France, p. 233, pi. L, fig. 43.
(PL H, fig. 5, 6.)
Beaucoup d'incertitude a régné au sujet de cette espèce et
du Navicula (Alloioneis) mediterranea , et c'est à M. Peragallo
que nous devons d'y voir clair. Cet auteur a démontré [Diat.
mar. d. France, p. 88) que la forme originairement décrite par
Brun sous le nom de Navicula [Alloioneis) mediterranea [Diat.
esp. notiv. p. 35, pi. XV, fig. 11) et celle décrite par Cleve sous
le même nom (Synops. Navic. Diat. IIe partie, p. 33, pi. I delà
Ire partie, fig. 32) sont deux espèces bien différentes et que la
deuxième doit être rapportée à une espèce d' Amphora décrite
par Cleve et Grove sous le nom à' A. scabriuscula comme va-
riété ou simplement comme une forme étroite de cette dernière.
Je puis faire un pas de plus et démontrer que la Diatomée en
question n'est point une Amphore, mais une Navicule dugroupe
Alloioneis.
Jel'ai observée assez souvent dans la Mer Noire, où elle n'est
pas rare, surtout dans les environs de Ialta (Crimée), et la vue
zonale que je reproduis ici (fig. 6) ne laisse aucun doute sur la
nature de cette Diatomée. La forme carrée du frustule un peu
rétréci au milieu, les grands nodules terminaux allongés et
fortement infléchis en dedans, rappelant ceux du N. cancellata
ou du Pinnularia frevelyana, la valve elle-même (fig. 5), tout
indique que c'est une vraie Navicule, et l'endochrome le con-
C. Méeeschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 359
firme. Ce dernier est composé de deux plaques reposant sur les
connectifs avec les bords profondément dentelés, les incisions
formant des lobes pointus et nombreux ; deux sinus profonds
se trouvent au milieu des plaques les divisant en deux parties ;
les deux élaeoplastes (1) sont grands et ont une forme tout à
fait particulière : ils sont allongés, affectant la forme d'une
flamme de bougie ou d'un pinceau avec une extrémité (l'exté-
rieure) arrondie et l'autre (l'intérieure) pointue. La fig. 1 dans
le texte représente un frustule dans une posi-
tion un peu oblique, tel qu'on l'observe géné-
ralement sur le vivant.
Le Navîcula scabriuscula est sans aucun
doute très intimement lié au N. cancellata,
dont il peut être considéré comme une forme
asymétrique. En effet, la forme du frustule
dans sa vue zonale, contracté au milieu, est
la même, les nodules terminaux très déve-
loppés et fortement infléchis en dedans sont
les mêmes, les stries robustes rappellent aussi
celle du N. cancellata, et le fait que ces
stries sont interrompues, surtout vers les
extrémités du frustule, trouve son analogie
dans une pareille interruption des stries ter-
minales chez la var. ïnlerrnpta, une nouvelle
variété du N. cancellata, très fréquente dans F%T '• 7 .Frus,tulc, du
*■ N. scabriuscula dans
le British Coiumbia et se rencontrant aussi une position un peu
-~> , . r . . , , . . oblique , avec endo-
en Californie ; dans cette variété, les stries chrome.
terminales sont interrompues par une fente
étroite comme elles le sont d'ailleurs aussi dans var. ma-
roccana CL, où la fente s'élargit en un large espace trian-
gulaire.
Une autre particularité qui rapproche ces deux espèces
sont les bords dentelés des plaques. Parmi les nombreuses
1. Dans mes Études sur l'endochrome des Diatomées, V partie, p. 13,
j'ai décrit ces élaeoplastes comme des pyrénoïdes, mais c'est une erreur, car
j'en ai vu de tout à fait pareils chez une variété du Nav. cancellata, et j'ai pu
m'assurer sur cette dernière que ces organes sont de véritables élaeoplastes; ils
sont situés sur la face intérieure des plaques, l'un sur une des plaques, l'autre
sur la plaque opposée (en diagonale); ce sont des gouttes huileuses incolores.
Les pyrénoïdes. qui sont immergés dans la substance même des chromatophores,
sont toujours colorés en jaune.
36c JOURNAL DE BOTANIQUE
espèces du genre Navicula sensu stricto (i) que j'ai examinées
sous le rapport de leur endochrome, je n'ai trouvé de plaques à
bords dentelés que chez le N. cancellata (2) et ses variétés
(var. interrupta et var. subapiculata) , et c'est aussi chez le
N. scabrùiscula que les bords sont fortement dentelés. Ceci
indique clairement que cette dernière est intimement reliée à la
première, les deux espèces avec leurs variétés formant ainsi un
groupe bien naturel. Une dernière confirmation de l'exactitude
de cette manière de voir nous est présentée par les élasoplastes.
Nous avons vu quelle forme étrange ils ont chez le N. scabrius-
cula; or c'est précisément la même disposition (en diagonale)
et la même forme (allongée, s'effïlant aux extrémités), qu'ils
possèdent chez le N. cancellata var. interrupta et qui ne se
retrouve dans aucune autre espèce.
Ce cas nous présente un exemple des plus instructifs de l'im-
portance de l'étude de la structure intérieure des Diatomées
dans toutes les questions concernant les affinités de ces Algues ;
sans la connaissance de l'endochrome et des élaeoplastes, la
vraie position du N. scabriuscula ne saurait jamais être recon-
nue d'une manière certaine.
Voici quelques mesures relatives à cette espèce :
LONGUEUR
SA
LARGEUR
LARGEUR
STRIES
du frustule.
maxima.
au milieu.
de la valve.
au
milieu
. près
desbouts.
O.0635
O.025
O.O23
0.013
6-5
8
O.067
—
—
—
—
—
O.073
O.031
O.0275
O.O13
6
8
O.088
O.031
O.0285
—
6
7-8
(A
suivre.)
1. C'est-à-dire à l'exclusion des genres Diploneis, Caloneis, Pinnularia,
Trachyneis et aussi des Naviculae fiunctatae et lyratae qui, d'après mon
opinion, doivent former un genre à part, les deux (ou quatre) plaques reposant
invariablement sur les valves et non pas sur les connectifs, comme chez toutes
les autres Navicules.
2. Études sur l'endochrome des Diatomées, l. c, p. 12, pi. II, fig. 4-5.
Le Gérant : Louis Moeot.
Paris. • J. Mersch, imp., 46''», Av. do Châtillon.
i6e ANNEE N° n NOVEMBRE içb*.
JOURNAL DE BOTANIQUE
LA DOUBLE FÉCONDATION CHEZ LES CRUCIFÈRES
Par M. L. GUIGNARD.
Les observations qui suivent sont le développement d'une
Note communiquée récemment à l'Académie des Sciences (i)
sur la double fécondation chez les Crucifères. Bien que les phé-
nomènes observés ressemblent beaucoup à ceux que j'ai déjà
signalés dans trois autres familles de Dialypétales, les Renon-
culacées, les Résédacées et les Malvacées, étudiées dans ces
derniers temps (2), il m'a semblé qu'il n'était pas complètement
superflu de les exposer brièvement, avec quelques figures à
l'appui. Mes recherches ont porté sur le Capsella Bursa pas-
torts et le Lepidium sativîtm.
Dans ces deux espèces, comme du reste dans la plupart des
autres représentants de la famille, les ovules sont relativement
petits ; mais les coupes en série pratiquées dans l'ovaire aplati,
dont les loges sont multiovulées dans la première espèce, uni-
ovulées dans la seconde, permettent néanmoins d'arriver assez
facilement au but. Les ovules sont, comme on sait, campylo-
tropes et bitégumentés.
A l'état adulte, c'est-à-dire peu de temps avant la féconda-
tion, l'ovule du Capsella examiné dans son plan de symétrie
offre la forme et la structure représentées dans la fig. 1 . Le tégu-
ment externe est formé par deux assises cellulaires, dont
l'une se dédouble vers le sommet (fig. 1 et 4) ; les bords épaissis
laissent entre eux un espace libre, assez large au sommet, for-
mant le canal de l'exostome. En rampant à la surface du funicule
ovulaire (voir fig. 16 et 19 empruntées au Lepidium) , le tube
pollinique n'a aucune résistance à vaincre pour arriver jusqu'au
sommet du tégument interne. Celui-ci, formé de deux assises
cellulaires dans sa région supérieure, de trois assises sur le reste
1. Comptes-Rendus, septembre 1902.
2. L. Guignard, Nouvelles recherches sur la double fécondation chez les
végétaux angiospermes (Comptes-Rendus Acad. des Se, 1900). La double
fécondation chez les Renonculacées (Journal de Botanique, t. XV, 1901).
362 JOURNAL DE BOTANIQUE
de sa surface, a ses bords accolés, de sorte qu'il n'y a pas de
canal d'endostome apparent ; néanmoins, c'est toujours à cet
endroit que le tube pollinique pénètre jusqu'au sac embryon-
naire (1).
Les deux tiers supérieurs du nucelle sont entièrement résor-
bés, y compris l'épiderme, et le sac embryonnaire s'applique
directement contre le tégument ovulaire interne. Avec la région
basilaire du nucelle, le sac forme une sorte de tube en U, à
branches inégales et écartées ; la plus longue, occupée tout
entière par le sac, peut être appelée branche micropylaire et la
plus courte, renfermant le tissu résorbé du nucelle, branche cha-
lazienne. Le tissu de la base du nucelle persiste pendant assez
longtemps après la fécondation, pendant le développement de
la graine.
L'appareil sexuel présente la structure normale. Par ses plus
grandes dimensions, son noyau plus gros et rapproché de la
base, l'oosphère se distingue très nettement des synergides.
Tantôt celles-ci se trouvent de chaque côté du plan de symé-
trie (fig. 1 et 3) ; tantôt elles sont situées du même côté (fig. 2
et 4). La fusion des noyaux polaires est très tardive et, si l'on
n'avait observé avec attention le sac embryonnaire au moment
où les tubes polliniques se dirigent vers les ovules, on pourrait
croire que les noyaux polaires restent distincts jusqu'à la péné-
tration des éléments mâles dans le sac. Les stades des fig\ 2 et 3,
par exemple, sont quelque peu antérieurs à la germination du
pollen sur le stigmate. Dans la fig. 1, la fusion a commencé,
mais les nucléoles des noyaux polaires sont encore distincts ;
elle est achevée dans la fig. 2. Il arrive parfois que le stade de
la première figure n'est pas encore dépassé, alors que le tube
pollinique commence à cheminer dans l'exostome. Le noyau
secondaire est toujours très voisin de l'oosphère. Quant aux
antipodes, elles paraissent réduites à leurs noyaux, relative-
ment petits et situés dans le protoplasme de la base du sac, au
contact du tissu qui forme la branche chalazienne du nucelle ;
ces noyaux se résorbent presque aussitôt après la fécondation.
1. Dans un travail antérieur, j'ai déjà décrit les caractères anatomiques des
téguments du Capsella et des autres Crucifères {Recherches sur le développe-
ment de la graine et eu particulier du tégument séminal, journal de Bota-
nique, 1893).
L. Guignard. — La double fécondation ches 1rs Crucifères. \6%
Les deux tiers inférieurs du sac embryonnaire sont occupés par
une grande vacuole.
Le tube pollinique, très grêle, rampe à la surface du funi-
1
Capsella Bur.ta pasloris (Gr. 500). — Fig. 1 : Coupe de l'ovule adulte dans son pla end
symétrie, avant l'arrivée du tube pollinique; la fusion des noyaux polaires est encore
incomplète; Te, Ti, téguments; nu, reste du nucelle. — Fig. 2 et 3 : partie supérieure
de deux sacs embryonnaires, montrant la position variable des synergides et les
noyaux polaires encore distincts l'un d^ l'autre. — Fig. 4 : stade plus avancé, a
noyau secondaire, complètement formé. — Fig. 5 : fusion dis deux noyaux m.i
le noyau de l'oosphère et le noyau secondaire. — Fig. 6 : noyau mâle encore visibl
contact du novau de l'oosphère; division presque achevée du noyau secondaire. —
Fig. 7 : stade plus avancé que le précédent.
cule ovulaire en s'incurvant de façon variable et pénètre dans
l'exostome largement ouvert, surtout au sommet. La fig. 16
qui le représente dans le Lepidium au moment où son extré-
364 JOURNAL DE ROTAN1QUE
mité vient d'atteindre le sommet du tégument interne, pourrait
tout aussi bien s'appliquer au Capsella.
C'est pendant la progression du tube pollinique que l'on
observe le mieux les deux gamètes mâles. Très rapprochés l'un
Caf>sclla Bursa pastoris. — Fig. 8 à 12 (Gr. 230) : sacs embryonnaires montrant la for-
mation successive des noyaux d'albumen. — Fig. 13 (Gr. 100) : es, cellule supérieure du
filament suspenscur fortement renflée; e, embryon; les noyaux d'albumen libres occu-
pent la paroi du sac et ont été représentés en faisant varier la mise au point. — Fig. 14
(Gr. 60) : stade plus avancé du développement; les noyaux d'albumen sont encore libres
dans toute l'étendue du sac embryonnaire.
de l'autre, dans la plupart des cas, ils ont la forme de petits
corps ovoïdes ou très faiblement allongés, paraissant consti-
tués presque entièrement par de la substance nucléaire ; c'est à
peine si on arrive à distinguer, à la périphérie, une mince au-
réole très peu colorable, représentant un cytoplasme propre.
Le tube pollinique s'amincit encore en traversant l'endos-
L. Guignaed. — La double fécondation chez les Crucifères. ^65
tome. Dès qu'il est arrivé sur le sommet du sac embryon*
naire, la sortie des gamètes mâles est si rapide et leur union
respective avec les noyaux femelles si prompte, qu'il ne
m'est pas arrivé de les observer avant leur accolement avec ces
derniers noyaux. L'une des synergides est désorganisée par
cette pénétration ; l'autre, dans la majorité des cas, conserve
encore pendant quelque temps sa structure et son aspect pri-
mitif avant de se résorber (fig. 7).
Au contact des noyaux femelles, les noyaux mâles grossis-
sent rapidement et deviennent plus manifestement granuleux
(fig. 5). Comme chez les autres plantes, c'est celui qui s'est uni
au noyau secondaire qui grossit le plus vite et se fusionne le
plus promptement avec lui ; aussitôt la fusion accomplie, le
noyau secondaire fécondé entre en division pour donner l'albu-
men. Parfois cette division est presque terminée alors que
l'autre noyau mâle est encore reconnaissable au contact du
noyau de l'oosphère (fig. 6).
Les deux premiers noyaux d'albumen s'écartent l'un de
l'autre (fig. 7) et se placent en général contre la paroi du sac em-
bryonnaire, l'inférieur descendant au voisinage de la courbure
de cet organe avant de se diviser (fig. 8). Puis les noyaux
d'albumen, en se multipliant, se répartissent sur toute la lon-
gueur du sac, dans la couche protoplasmique pariétale (fig. 9,
10, 11, 12). L'agrandissement de la cavité s'accentue bientôt au
niveau de la courbure, la branche micropylaire, qui renferme
l'embryon, restant relativement étroite (fig. 13).
C'est après la formation des quatre premiers noyaux de
l'albumen que se produit la division de l'œuf. La cloison trans-
versale qui apparaît établit la ligne de démarcation entre le sus-
penseur et l'embryon proprement dit, dont le développement
est depuis longtemps connu. La cellule supérieure du suspen-
seur filamenteux définitivement constitué se renfle à un moment
donné en forme de vésicule allongée, qui se dilate et surpasse en
diamètre la largeur de la branche micropylaire du sac, occupée
par les autres cellules du filament et par le globule embryon-
naire (fig. 13).
Les noyaux d'albumen restent libres pendant assez longtemps,
à la fois sur la paroi du sac et dans le protoplasme qui recouvre
l'embryon (fig. 14). Lorsque les cotylédons ont commencé à se
7,66 JOURNAL DE BOTANIQUE
former, les cloisons apparaissent d'abord autour de l'embryon,
ensuite sur les parois latérales et profondes du sac embryonnaire.
L'ovule du LepidiuîJi sativum, plus gros que celui du Cap-
Lepidinni sativum. — Fig. 15 (Gr. 200) : coupe de l'ovule adulte dans son plan de symé-
trie, peu de temps avant la fécondation. — Fig. 16 (Gr. 330) : partie supérieure d'un
ovule au moment où le tube pollinique arrive à travers l'exostome au sommet du
tégument interne; ép, ép, restes de l'épiderme du nucelle au sommet du sac embryon-
naire; noyau secondaire du sac définitivement formé par fusion des noyaux polaires;
ng, ng, gamètes mâles.
sella, possède des téguments un peu plus épais (i). L'exostome
est largement ouvert. Le sac embryonnaire a pris la place du
nucelle dans les deux tiers supérieurs de cet organe (fig. 15).
Toutefois, dans l'ovule adulte, on aperçoit encore au sommet
1. J'en ai décrit la structure dans le travail déjà cité. {Recherches sur le
tégument de la graine, etc., p. 3 à 7.)
L. Guignaro. — La double fécondation ches les Crucifères. 367
du sac une sorte de calotte réfringente avec quelques amas
chromatiques, qui ne paraissent être autre chose que des restes
de lepiderme du nucelle (tig. 16, 17). L'appareil sexuel offre
â t>: '/■
Lepidium sativum. — Fig. 17 (Gr. 500) : partie supérieure du sac embryonnaire montrant
l'appareil sexuel et le noyau secondaire avant la fécondation. — Fig. 18 (Gr. 500) :
fusion des noyaux mâles, ng, ng, avec le noyau de l'oosphère et le noyau secondaire.
— Fig. 19 (Gr. 330) : tube pollinique encore visible dans l'exostome après la féconda-
tion; la substance du noyau mâle qui s'est unie avec le noyau de l'oosphère est encore
distincte; formation de=. deux premiers noyaux de l'albumen. — Fig. 20 (Gr. 220),
sommet d'un sac embryonnaire montrant le suspenseur et l'embryon globuleux entourés
par un protoplasme d'aspect réticulé, dans lequel sont disséminés des noyaux d'albumen.
le même aspect que dans le Capsella; la fusion des noyaux
polaires y est un peu moins tardive.
La fig. 16 représente un tube pollinique arrivé à travers
l'exostome, au sommet du tégument interne dont les bords sont
assez étroitement accolés. Son extrémité était nettement arron-
die et, à peu de distance, se trouvaient les deux éléments mâles,
fort rapprochés l'un de l'autre ; on n'apercevait pas le noyau
368 JOURNAL DE BOTANIQUE
végétatif du tube. Ces deux cellules mâles sont déjà formées
dans le grain de pollen avant sa germination, du moins dans le
Lepi'diiim, car il est possible qu'il n'en soit pas de même chez
toutes les Crucifères. Pendant l'accroissement du tube, on
remarque qu'elles restent toujours très voisines l'une de l'autre.
Ici encore, la pénétration des éléments mâles et leur arrivée
au contact des noyaux femelles s'effectue avec une telle
rapidité qu'il ne m'a pas été possible de les rencontrer à
l'état libre. Dans la fig. 18, les deux corps nucléaires mâles
sont situés l'un et l'autre à la partie supérieure du noyau de
l'oosphère et du noyau secondaire ; ils ont déjà grossi et pré-
sentent l'état granuleux, ainsi que la différence de volume que
l'on observe dans les autres cas quelque temps après leur acco-
lement avec ces deux noyaux. On peut remarquer aussi que le
noyau secondaire, qui m'a toujours paru être très rapproché
de l'oosphère avant la fécondation (fig. 17), se trouve ici à
quelque distance. Pendant sa fusion avec le noyau mâle, il des-
cend en effet dans le protoplasme du sac avant de se diviser
et de donner les deux premiers noyaux d'albumen. La position
de ces deux noyaux dans la fig. 19, montre que la division a dû
se produire à une certaine distance du sommet du sac.
Les noyaux d'albumen se multiplient dans la couche proto-
plasmique qui revêt la paroi du sac et se trouvent bientôt répar-
tis dans toute sa longueur. Le protoplasme s'accumule autour
de l'embryon qu'il entoure complètement (fig. 20). En cet en-
droit, il forme un amas d'aspect réticulé, avec de nombreux
noyaux disséminés dans toute son épaisseur. Dans les autres
parties du sac, les noyaux n'occupent pendant assez longtemps
que la périphérie de la cavité. Plus tard, lorsque l'embryon a
atteint environ le tiers de sa grosseur définitive, les cloisons
apparaissent entre les noyaux à partir de la périphérie et sur
tout le pourtour du sac. Le tissu d'albumen formé de la sorte
n'a, comme on sait, qu'une existence éphémère : il est progres-
sivement digéré par l'embryon et disparaît pendant la matura-
tion de la graine, à l'exception de son assise périphérique, que
j'ai désignée dans mes recherches antérieures sous le nom Ras-
sise proléique .
J. Maheu. — Recherches anatomiques sur les Ménispermacées. 369
RECHERCHES ANATOMIQUES
SUR LES MÉNISPERMACÉES
Par M. J. MAHEU.
Les Ménispermacées sont, comme l'on sait, des plantes des
régions tropicales des deux hémisphères, groupées aujourd'hui
en 30 genres avec 125 espèces environ. Ces plantes, au port
très variable, sont herbacées ou ligneuses, dressées ou volubiles,
grimpantes ou sarmenteuses : leur tige présente fréquemment
des anomalies de structure dont quelques-unes sont déjà bien
connues. Nous avons entrepris depuis quelque temps (1) une
série de recherches anatomiques concernant les plantes de cette
famille, et dont nous ne voulons donner ici qu'un premier
aperçu.
Au point de vue histologique, les Ménispermacées peuvent
être réparties en deux groupes: i° espèces à structure nor-
male ; 20 espèces à structure anormale.
Pendant leur jeune âge, le développement de la tige ou de la
racine est normal et la structure histologique offre un certain
nombre de caractères constants chez toutes les plantes de cette
famille.
I. — Histologie comparée de la tige.
Le parenchyme cortical, souvent collenchymateux, est pour-
vu d'éléments de soutien, fibres ou sclérites plus ou moins allon-
gés, à parois ponctuées; parfois on rencontre également des
amas de cellules scléreuses épaisses à peu près isodiamétriques.
L'apparition du périderme est toujours tardive, et son ori-
gine est différente avec les espèces : épidermique chez le T2110-
mitiumpetîo lare Miers; sous-épidermique chez la plupart des
Menispermum; cortical assez souvent et même péricyclique,
comme chez le Cïssampelos obovata DC. La région péricyclique
est fréquemment fibreuse, et souvent aussi les ilôts de fibres
sont réunis entre eux par des cellules scléreuses formant ainsi
un anneau mécanique complet ; c'est ainsi le cas général chez les
1. J. Maheu : Produits fournis à la Matière médicale par la famille des Méni-
spermacées. {Mémoire manuscrit déposé à l'Ecole de Pharmacie de Paris.
Concours pour le Prix Menier, 1900.)
37o JOURNAL DR BOTANIQUE
espèces appartenant à 28 genres parmi lesquels : Abîita, Ana-
mirta, Chasmanthera , Jatheorhiza, Cissampelos, Chondroden-
dron, Menispermum, Cocculus, Parabasna, Pachygone, etc.
Le liber est toujours parenchymateux, formant une zone
criblée annulaire, ou bien des amas criblés isolés, possédant à
leur partie externe des bandes de tissu primaire écrasé.
Les faisceaux ligneux, toujours séparés dans le jeune âge,
sont en très grand nombre, parfois jusqu'à 60 (Coccinium) , et
restent souvent isolés les uns des autres par de larges rayons
médullaires. Ils comprennent des fibres ponctuées étroites
{Mem'spermum), ou larges (Tinomtscium) ; les vaisseaux ont
eux-mêmes des dimensions très variables, suivant que Ton
s'adresse aux plantes dressées ou grimpantes. Le Cocculus lau-
rifolius a des vaisseaux de 60 \l de diamètre environ, ceux du
Menispermum canadense , qui est une liane, atteignent 120 p..
Le cylindre central des lianes de cette famille est profondé-
ment divisé par des lames parenchymateuses ; il appartient au
« type Aristolochia » de Schenck (1).
La croissance en épaisseur est lente et, dans bon nombre
d'espèces, la structure devient tout à fait anormale et présente
des couches libéro-ligneuses plus ou moins excentriques,
reliées les unes aux autres par des îlots de sclérenchyme ; tels
sont: Abuta rufescens Aublet, Selloana, Chondrodendron tomen-
tosum R. et P. ; de nombreux Chasmanthera, Anomospermum
Schomburkii Miers, grandifolium Miers, Cissampelos mauri-
tiana Wall., incanus Miers, Pachygone domingensis Eichl.,
Chondrodendron sp.! Knig. ; le Zaniagar, etc.
On sait que GÉRARD (2) admet que ces formations sont d'ori-
gine tertiaire, naissant dans un parenchyme secondaire issu lui-
même de l'endoderme pour la tige et du péricycle pour la racine.
Chacune des assises de ce parenchyme deviendrait successive-
ment génératrice de dedans en dehors, et le nombre des couches
cribro-vasculaires est indéfini.
Anomalies de structure. — i° Dans le parenchyme cor-
tical. — Certains Menispermum possèdent dans l'écorce des
arcs libéro-ligneux surnuméraires, orientés normalement, pro-
venant du fonctionnement local de cambiums restreints, diffé-
1. Schenck : Anatomie der Lianen. i vol. Leipsig-, 1893. 62, 70, 353, pi. II et III.
2. Gérakd : Sur les formations anormales des Ménispermées. C. R., 1886.
J. Maheu. — Recherches anaiomiques sur les Ménisfermacées. 371
rendes au milieu du tissu cortical. Ces formations sont identiques
à celles de diverses plantes appartenant aux familles des Schi-
zandrées, Lardizabalées et Aristolochiacées.
2° Dans l'endoderme. — On peut les signaler chez le Pareira
Fig. i. — Feuille de Bnrasaïa madagascarie7isis (coupe transversale) : e, épiderme
//, hypoderme ; mf>, mésophylle palUsadique ; m, inésophylle lacuneux ; Se, sclérites;
end, endoderme; sel, sclérenchyme ; B, bois; C, cambium; L, liber.
brava R. et P. et le Coccultis laurifolius DC, et voici leur mode
particulier de différenciation. Aux dépens de l'endoderme, il
apparaît d'abord une zone de tissu cortical secondaire, et c'est
dans ce nouveau parenchyme que prennent naissance des arcs
cribro-vasculaires surnuméraires complétant le système général
libéro-ligneux.
3° Dans le péricycle. — L'apparition de formations surnu-
méraires dans cette région a déjà fait l'objet de nombreuses
recherches, en particulier de MOROT (i), de HÉRAIL (2),
1. Morot : Recherches sur le péricycle. Ami. Se. nat. Bot., 1885, 6e s., XX.
2. Hérail : Recherches sur l'anatomie comparée de la tige des Dicotylédones.
Ann. se. nat. Bot., 1889, f s., II.
372 JOURNAL DE BOTANIQUE
SCHENCK(i), etc. Elles sont identiques à celles des Phytolac-
cacées, et à la liste des plantes déjà citées par les auteurs
précédents nous pouvons ajouter les Cocculus Lasaba DC. et
Cissampelos Pareira. Les cercles de faisceaux libéro-ligneux
péricycliques apparaissent dès la seconde année.
4° Par fonctionnement irrégîdier du cambùim normal. —
Dans le Coccultis Thunbergii, le Cissampelos hexandra, le cam-
bium peut être inactif, par places ou progressivement sur toute
sa surface ; il apparaît alors en dehors de lui une nouvelle assise
génératrice.
L'activité du premier cambium ayant cessé progressivement,
il se forme de nouvelles formations intravasculaires en anneaux
ou en arcs successifs qui apparaissent dans la zone interne de l'é-
corce; de là les structures anormales rencontrées, par exemple,
chez le Cocctdus platyphylla, X Anomospenmim grandiflorum,
VAbiita Sellionna, le Cissampelos manritiana. Dans cette
dernière espèce, on observe souvent des îlots de parenchyme
inclus dans les faisceaux ligneux fortement sclérifiés et ayant
l'apparence de tissu criblé intraligneux, mais dans lequel nous
n'avons pu jusqu'à ce jour retrouver d'éléments criblés.
En ce qui concerne ces anomalies de structure, la même
question s'est posée à l'esprit des divers observateurs qui se
sont occupés de la question. Quelles sont les causes de leur
apparition? Les conditions biologiques de la végétation de ces
plantes expliquent-elles suffisamment des particularités anato-
miques? En un mot, faut-il voir, dans le développement des
faisceaux surnuméraires et dans la dislocation du cylindre cen-
tral, une simple adaptation au mode de vie (lianes).
VAN TlEGHEM et Herail nient cette dernière hypothèse, en
se basant sur ce fait que le Cocculus lauri/blius DC. est un
arbre dressé possédant des formations anormales, tandis qu'au
contraire celles-ci n'existent pas chez des lianes telles que : Coc-
culus caroliuus DC, Menispermitm cauadense L., Anamirta
Cocculus Wight et Arn.
Pour SCHENCK, le cycle des adaptations est plus ou moins
limité : les divers échelons de ce cycle seront d'autant plus
i. Schenck : Anat. d. Lianen, loc. cit.
J. Maheu. — Recherches anatomiques sur les Ménispermacces. 373
nombreux pour un groupe biologique que ce dernier comprend
un plus grand nombre de représentants; dans les derniers éche-
lons adaptationnels les mêmes particularités anatomiques pour-
Fig. 2. — Feuille de Burasaïa gracilis (coupe transversale) : ep, épiderme; se, sclérites;
end, endoderme ; sel, sclérenchyme à cellules canaliculées; B, bois; L, liber; m, méso-
phylle.
ront manquer, mais le cas le plus général étant l'anomalie, ce
caractère devient franchement caractéristique. Le rôle de l'adap-
tation paraît dès lors indubitable.
La tige, dans sa jeunesse, conserve la structure normale, puis
se modifie tardivement, se soumettant pour ainsi dire à de nou-
velles conditions d'existence. Les modifications qui apparaissent
ainsi tendent vers le même but, qui est la conservation de
l'espèce, puis sa reproduction. Ces particularités de structure
une fois acquises, le végétal peut les conserver, et donner par
374 JOURNAL DE BOTANIQUE
atavisme, au bout d'un nombre considérable de générations, des
types qui dès leur naissance seront aptes à développer les
organes nécessaires à leur manière de vivre. Cette hypothèse
est appuyée par les expériences de DE VRIES qui a pu fixer la
monstruosité à tige tordue, par croisements d'individus anor-
maux sélectionnés, chez le Dïftsacus sîlvestris, et obtenir jusqu'à
40 °/0 d'individus anormaux. Des modifications analogues ont
pu se produire ainsi chez les Ménispermacées et devenir ensuite
héréditaires.
Pour quelques auteurs le morcellement du corps ligneux
favorise la torsion des lianes ; HABERLANDT considère cette dis-
position comme un moyen de défense du liber aux flexions et
à l'écrasement produit par la pression radiale dans l'accroisse-
ment du tronc. Les différenciations histologiques surviennent
dès le moment où l'adaptation commence à se manifester par la
torsion du tronc, les faisceaux libéro-ligneux se disloquent alors
et la tige acquiert ainsi une plus grande flexibilité. Le mouve-
ment de torsion continuant, l'enroulement peut devenir inverse
(ce que l'on observe sur une corde fortement tordue) et ainsi
s'expliquerait à notre avis la dislocation de la racine, dont la
structure se modifie seulement par contre-coup. Après cette dis-
location la tige n'offrant plus la rigidité nécessaire pour la
garantir de l'écrasement, il apparaît, dans les divers paren-
chymes, des cordons de soutien, fibres ou sclérites, et le péri-
cycle se lignifie à son tour (Coccuhis TJittnbergîi DC).
Le développement excentrique des couches libéro-ligneuses
peut s'expliquer par la pression de la tige contre l'arbre lui
servant de soutien, les couches se développant surtout dans le
sens où elles rencontrent le minimum de résistance ; de plus, ce
côté libre recevant plus de rayons lumineux doit aussi s'accroître
davantage comme le prouvent les observations faites sur les
arbres en bordure des forets.
Quelles que soient les explications que l'on cherche à donner
de ces anomalies, il n'en paraît pas moins certain qu'il existe une
corrélation directe entre la manière de végéter de ces lianes
Ménispermées et leur structure anatomique.
J. Maheu. — Recherches anatoniiqucs sur les Ménispermacées. 375
II. — Feuille.
Pétiole. — Le système libéro-ligneux du pétiole est composé
de faisceaux séparés, disposés en arc ouvert, et leur disposition
varie seulement dans la partie basilaire souvent très renflée.
Fig. 3. — Feuille de Chasmanthcra strigosa (coupe transversale) : e, cellules lignifiées;
e, épiderme ; Ce, cellules seléreuses cristalligènes ; VA- vaisseaux annelés ; VS, Vais-
seaux spirales ; L, liber; PI, parenchyme libérien collenchymateux; Sel, sclérenchyme ;
Pg, poil glanduleux.
L'arc s'étale en éventail et les faisceaux se rangent suivant un
plan parallèle aux deux faces épidermiques [Cissampelos
Pareïrd) ; parfois leur disposition normale persiste dans le trajet
du renflement (Cocctdus laurifolùis). Dans les feuilles dont le
pétiole présente un renflement double, les faisceaux sont répartis
sur un plan parallèle aux faces épidermiques.
La seule modification histologique que présente ces renfle-
ments, c'est, avec l'accroissement naturel du tissu parenehyma-
teux, la disparition du tissu fibreux péricyclique.
376 JOURNAL DE BOTANIQUE
Limbe. — Le limbe de la feuille, peu sensible aux varia-
tions biologiques, nous fournit un certain nombre de caractères
communs peu variables.
L'épiderme vu de face est formé de cellules hexagonales
plus petites à la face inférieure. Stomates à la face inférieure
seulement et semblant se développer de la même manière que
chez les Magnoliacées et les Anonacées. Dans les Coccuhis lau-
rifolùts DC. et C.caroh'nus DC, les cellules latérales, paral-
lèles à l'ostiole, sont encore visibles sur les feuilles adultes; il
en est souvent de même pour Y A nantir la Cocciilus. Mais dans
les espèces dont l'épiderme inférieur est fortement onduleux,
comme dans les Cissampelos et le Menispermum canadense L.,
ces cellules se confondent plus ou moins avec les cellules épider-
miques avoisinantes.
L'insuffisance de nos échantillons ne nous a pas permis
d'étudier avec tout le soin possible les trichomes-hydathodes
dont parle Haberlandt dans VAnamzrta. Nous espérons pou-
voir revenir prochainement sur ce sujet.
La cuticule est lisse (Cocculus laurifolms DC.) ou ondu-
leuse sur les deux faces de la feuille {Cissampelos, Anamirià),
enfin onduleuse sur une face, lisse sur l'autre {Menispermum.
canadense 'L,.); elle renferme parfois des cristaux clinorhom-
biques d'oxalate de chaux, et KRAUSS a constaté chez le Coccu-
lus laurifolius la formation de cristaux sous l'influence de l'alcool
ou de la glycérine (i). La face inférieure de certains Cissam-
pelos est pourvue de bâtonnets cireux.
Auer signale, dans V Anomospermum retictilalum, la gélifi-
cation complète des parois des cellules épidermiques dont il ne
subsiste que la cuticule ; cette transformation mucilagineuse
existe de même chez le Cissampelos Pareira, mais elle est moins
complète.
Quelques espèces possèdent un hypoderme dont la présence
est parfois un excellent caractère taxonimique. C'est ainsi que
le Burasaïa madagascariensis DC. (fig. i) est la seule espèce
de ce genre présentant un revêtement hypodermique de deux
assises de cellules. Il semble donc que l'anatomie donne pleine-
ment raison à ceux des botanistes qui rapprochaient cette plante
i. Krauss. Pringsheim's Jarhb., 1870, VIII, 421-426.
J. Maheu. — Recherches anatomiques sur les Ménispermacées . 377
de X Anamirta Coccitlus et, comme eux, nous inclinons à penser
que cette espèce doit être exclue du genre Biirasaïa (fig. 2) et
devenir Y Anamirta madagascariensis .
Les poils glanduleux des Ménispermacées (fig. 3) sont
1-2- cellulaires et répartis principalement à la face inférieure des
Fig. 4 — Coupe transversale du pédoncule fructifère d' 'Anamirta Cocculus : e, épiderme;
Pc, parenchyme cortical; end, endoderme; Sel, sclérenchyme; B, liber; VL, vaisseaux
ligneux; Sm, sclérenchyme médullaire; Se, sclérite; ms, moelle spongieuse.
feuilles. Les poils tecteurs ne se rencontrent que chez le Chas-
manthera strz'gosa, mais ils sont alors pluricellulaires avec
extrémité souvent lignifiée (fig. 3).
Le mésophylle est d'ordinaire bifacial avec une seule assise
de cellules palissadiques, ou deux [As pidocarya) ou même trois
{Fibraurea) ; on doit y signaler aussi la présence fréquente de
sclérites plus ou moins rameux, moins nombreux et moins bien
développés chez les espèces cultivées en serres.
Ce sont les Btirasaïa et les pédoncules fructifères & Ana-
mirta (fig. 4) qui renferment ces éléments de soutien en plus
grande quantité et le mieux développés.
378 JOURNAL DE BOTANIQUE
Le système fasciculaire des nervures est disposé en arc pro-
tégé par le sclérenchyme fibreux péricyclique, dont la plupart
des éléments sont remplis, dans le genre Chasmanthera par un
cristal prismatique d'oxalate de calcium (fig. 3, Ce).
III. — Appareil sécréteur.
Dans le tissu parenchymateux du pétiole et des nervures,
ainsi que dans les tissus corticaux et médullaires de la tige, on
rencontre des organes sécréteurs déjà signalés par différents
observateurs et considérés par Prantl (i) comme comparables
aux files des cellules tannifères des Sambucus.
D'après nos observations, ce sont en effet des tubes sécré-
teurs très allongés, dépourvus à l'âge adulte de parois transver-
sales, s'insinuant entre les cellules parenchymateuses voisines
et parfois très difficiles à caractériser.
On peut les mettre en évidence par les réactions microchi-
miques portant soit sur la membrane (iode et chloroiodure de
zinc), soit sur le contenu (sulfate de cuivre ammoniacal et per-
chlorure de fer). Nous espérons bientôt être fixés sur la nature
réelle de ces éléments, qui sont vraisemblablement de véritables
laticifères inarticulés à contenu riche en tannin.
Parmi les observations présentant un certain intérêt au
milieu de nos recherches, notons l'étude du Cocculus toxiperus
Weddell qui fait partie des plantes servant à la confection du
curare du Haut-Amazone. Cette plante n'est pas un Cocculus
et doit être rapportée au genre Strychnopsis.
Une autre espèce reçue deSan-Salvador, où elle est employée
sous le nom de Zaniagar, appartient au genre Cissampelos ;
elle est très proche sinon identique au Cissampelos hexau-
dra Roxb.
1. Die natùrl. Pflanzf., 1II-2, p. 79-80.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacàes. 379
REMARQUES SUR LES SPHACÉLARIACÉES
{Suite.)
Par M. Camille SAUVAGEAU.
B. — Sphacelaria Harveyana Sauvageau mscr.
M. Perceval Wright a bien voulu me communiquer un cer-
tain nombre de fragments de Cystophora, triés par Harvey, qui
portaient de petites touffes largement insérées, de 1-3 millimè-
tres de hauteur, et marqués simplement : « Sphacelaria, Cape
Riche, W. Australia, collected by W. H. Harvey. » Cette plante
que j'appelle 5\ Harveyana se rapproche plus du S. Hystrix
que des autres espèces.
Le .S. Harveyana est nettement parasite; les filaments s'en-
foncent dans le Cystophora sur une longueur de plusieurs arti-
cles, sans le déformer; chaque touffe est un ensemble de petites
touffes élémentaires qui cependant ne m'ont pas semblé reliées
par des filaments endophytes. Les filaments dressés ont une
grande ressemblance avec ceux du >S\ Hystrix; ils n'émettent
toutefois aucun rhizoïde descendant ; j'ai seulement vu plusieurs
fois des rhizoïdes irréguliers, monosiphoniés, nés au point
d'émergence des touffes, et qui rampent à la surface du sub-
stratum sans porter aucun filament dressé; peut-être pénè-
trent-ils dans le Cystophora ? L'accroissement en largeur de la
touffe se fait par l'émergence de nouveaux filaments dressés.
Les filaments principaux, un peu plus étroits à la base,
mesurent en leur milieu 40-60 y-, et, suivant leur âge, se termi-
nent par un long sphacèle, ou en pointe avec des poils plus
rapprochés. Les articles secondaires sont moins hauts que
larges. Les rameaux primaires sont nombreux, isolés ou
opposés, sympodiaux; les poils, relativement larges, mesu-
rent 12-15 V"'
Je n'ai vu aucun propagule, mais trois sortes d'organes
reproducteurs. Les organes pluriloculaires, moins volumineux
et plus globuleux que ceux du .S. Hystrix, mesurent seulement
40-50 [x sur 32-36 y-; leur pédicelle est unicellulaire. Sur un cer-
tain nombre d'entre eux, qui étaient vidés, j'ai reconnu que les
logettes sont de deux sortes, comme dans le ^. Hystrix et
3?o JOURNAL DE BOTANIQUE
avec les mêmes dimensions, correspondant à des anthéridies et
à des sporanges pluriloculaires ; on les trouve dans une même
touffe, mais sur des filaments particuliers.
Les sporanges uniloculaires, produits par des filaments spé-
ciaux, et peut-être même par des touffes spéciales, allongés à
l'état jeune, arrondis, un peu aplatis à l'état adulte, de 60-70 p.
de diamètre, naissent sur l'axe, plus souvent sur les rameaux;
leur pédicelle est unicellulaire.
Le 61. Harveyana se rapproche donc du 61. Hystrix par sa
taille, son parasitisme, sa ramification, la présence simultanée
d'anthéridies et de sporanges pluriloculaires. Il s'en distingue
par l'absence de rhizoïdes descendants, de thalle rampant épi-
phyte, et par conséquent par un parasitisme plus accentué
rappelant les espèces du groupe du S. bracteata. On pourrait
le considérer comme une forme australienne du .S. Hystrix à
organes pluriloculaires de moindres dimensions.
Les propagules du S. Harveyana sont inconnus, et la plante
est si bien pourvue de sporanges que les propagules semblent
inutiles ; toutefois, leur présence chez toutes les espèces du
groupe du 5". cirrosa combat cette hypothèse. D'ailleurs, cer-
tains filaments de diamètre un peu plus fort, en voie d'accrois-
sement, stériles, ou portant quelques rares sporanges sur leurs
rameaux inférieurs, pourraient bien être de futurs filaments à
propagules ; la comparaison avec le 61. Hystrix serait alors plus
complète.
Sphacelaria Harveyana Sauvageau. — Plante très voisine du
S. Hystrix. Touffes de 1-3 millimètres de hauteur, formées de filaments
dressés réunis en petites touffes élémentaires. Filaments de 40-60 \l de
largeur, sans rhizoïdes descendants. — Sporanges uniloculaires de
60-70 [J-. Organes pluriloculaires, portés sur d'autres filaments, plus
globuleux que ceux du 5". Hystrix, de 40-50 \l sur 32-36 jx, de deux
sortes : les uns, à petites logettes, ou anthéridies ; les autres, à grandes
logettes. Propagules inconnus.
Hab. — Parasite sur Cystophora. — Australie (Cape Riche,
Harvey leg. ; Herb. Trinity Collège, Dublin.)
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 381
G. — Sphacelaria bipinnata Sauvageau mscr.
Syn. Stypocaulon bipinnatum Kùtz.
Sphacelaria Lebelii Sauvageau olim.
t
Echantillons étudiés :
1 . Norvège ; « Sphacelaria pennata » ; Lyngbye scripsit ; Herb.
Bory in Herb. Thuret; sans substratura; sporanges unilocu-
laires.
2 . Norvège ; « Sphacelaria pennata cura fructu » ; Lyngbye scripsit ;
Herb. Bory in Herb. Thuret; sans substratum; sporanges
uniloculaires.
3 . ? « Sphacelaria pennata cum fructu, misit Lyngbye » ; Herb.
Muséum Copenhague; sans substratum; sporanges unilocu-
laires et pluriloeulaires.
4. Norvège; « Sphacelaria pennata, ad littus Svinôer, Octob.
iS 17, Lyngbye dédit»; Herb. Muséum Copenhague; sans
substratum; sporanges uniloculaires et pluriloeulaires.
5. Norvège, Fœô près Haugesund; 20 juillet 1902, sur Halidrys ;
stérile; Foslie leg. et ded.
6. Norvège; « Hauck et Richter, Phykotheka universalis, n° 319;
Sphacelaria cirrhosa (Roth) Ag., Norvegia, Svinôr prope
Lindesnàs, 19. vm-1885. M. Foslie leg. »; sans substratum;
Herb. Thuret, stérile; Herb. Muséum Copenhague, quelques
rares sporanges uniloculaires.
7. Norvège, Lindesnàs; 1e1' septembre 1SS5, sur Halidrys; spo-
ranges uniloculaires; Foslie leg. et ded.
S. Norvège, Hvidingsoe; 26 juillet 1872, sur Halidrys ; « P. Ma-
gnus leg. Nordsee n° 13, Sph. cirrosa » ; Herb. Muséum Co-
penhague; sporanges uniloculaires et propagules.
9. Bahusia ; septembre 1S44, sur Halidrys; Areschoug misit;
Herb. Muséum Copenhague; stérile.
10. Bahusia, Graivarne ; juillet, sur Halidrys; S. cirrosa, Areschoug,
Algae Scandinavicae exsiccatae n° 7 ; Herb. Muséum Copen-
hague; stérile.
1 1 . Bahusia, Slâp Hall. bor. ; juillet, sur Halidrys; S. cirrosa Ag.,
Areschoug, Algoe Scand. exsicc. n°35; Herb. Thuret; spo-
ranges uniloculaires et pluriloeulaires.
12. Bahusia; juillet; 5. cirrosa, Rabenhorst, Algen Europa's
n° 1457; sans substratum; Herb. Thuret; sporanges unilocu-
laires et pluriloeulaires et propagules.
382 JOURNAL DE BOTANIQUE
13. Bahusia, Lysekil; 28 août 1S99; Bôrgesen leg. et ded.; sans
substratum; sporanges uniloculaires.
14. Angleterre; sur Halidrys ; S. cirrosa, John Cocks, Collection
of British Sea-Weeds, n° 76; Herb. Thuret; quelques jeunes
sporanges pluriloculaires.
15. Normandie, Cherbourg; Plage des Flamands, 5 août 1S53;
Rochers du Hommet, 7 août 1853; Baie Ste-Anne, 9 août 1853;
sur Halidrys; Thuret leg. sub nom. S. cirrosa Ag.; Herb.
Thuret; sporanges uniloculaires et pluriloculaires.
16. Normandie, Carteret, les Moitiersd'AUonne; juillet et août 1865
et 1866, sur Halidrys; Lebel leg. sub nom. nov. 6". amphi-
carpa in Herb. Muséum Paris, Herb. Thuret et Herb. Sau-
vageau; sporanges uniloculaires et pluriloculaires.
17. Bretagne, Roscoff; 31 juillet 1900, sans substratum; juillet 1901,
et 1901 sans date de mois, sur Halidrys; Mlle A. Vickers leg.
et ded. , sporanges uniloculaires et pluriloculaires.
iS. Bretagne, Brest; sur Halidrys ; « Sphacelaria cirrosa Ag.,
Cm. Alg. mar. Finist. , n° ^1 ex Herb. Crouan ; rade de Brest » .
Crouan scripsit; Herb. Muséum Paris; sporanges unilocu-
laires et pluriloculaires.
19. Bretagne, Quélern (Finistère); 16 septembre; Ledantec leg. et
ded. ; sans substratum ; Herb. Thuret ; sporanges uniloculaires
et pluriloculaires.
20. Morbihan ; sans substratum ; « Sphacelaria cirrhosa Ag.,
M. ProuhetiS47; 197 Kûtz; Morbihan » Lenormand scripsit;
Herb. Lenormand (Faculté des Sciences de Caen); spo-
ranges uniloculaires et pluriloculaires.
Sphacelaria bipinnala sur Cystoseira fibrosa. (Voy. plus loin p. 390).
Dans un autre Mémoire (1) j'ai donné à cette espèce le nom
de S. Lebelii pour rappeler que le docteur Lebel, de Valognes,
l'a distinguée il y a près de quarante ans, ainsi qu'en témoigne
son Herbier (in Herb. Muséum Paris). Il la récoltée à diffé-
rentes reprises sur des Halidrys siliquosa rejetés sur le rivage
à Carteret (Manche). Ce Sphacelaria avait d'autant plus attiré
l'attention de l'algologue normand que les parasites et les épi-
phytes sont rares sur X Halidrys et qu'il le trouvait garni simul-
tanément de sporanges uniloculaires et pluriloculaires.
Mais, en réalité, les véritables caractères distinctifs de cette
1. C. Sauvageau, Sur les Sphacelaria d'Azistralie (Notes from the Botanical
School of Trinity Collège, Dublin, n° 5, 1902).
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 383
espèce ont échappé à Lebel. Il croyait qu'en plus des deux
sortes de sporanges, le sphacèle renfermait aussi des éléments
propagateurs et, pour rappeler cette particularité, il Ta dis-
tribuée à ses correspondants sous le nom, resté inédit, de
■S1, amphicarpa. J'ai moi-même employé provisoirement [00] ce
nom qui consacrait une erreur d'observation.
Depuis, grâce à l'obligeance de M. Lignier, professeur à la
Faculté des Sciences de Caen, j'ai pu la rapporter avec certi-
tude au Stypocaulon bipinnatum de Kùtzing. On sait que,
pour Kûtzing, la présence de rhizoïdes corticants était un carac-
tère distinctif du Stypocmilou par rapport au Sphacelaria. Il a
décrit et figuré son Stypoc. bipinnatum [55, p. 28 et pi. 95]
d'après une plante du Morbihan qui lui fut envoyée par Lenor-
mand sous le n° 197 ; elle présente un axe couvert de rhizoïdes
sur lequel des rameaux pennés portent de nombreux sporanges
uniloculaires.
Or, j'ai vu dans l'Herbier Lenormand, avec l'étiquette citée
plus haut, deux petites feuilles portant chacune plusieurs touffes.
Celles-ci étant séparées de leur substratum, on ne peut en vé-
rifier le parasitisme; néanmoins, la présence de rhizoïdes et de
nombreux sporanges uni- et pluriloculaires ne laisse aucun
doute sur l'identité de ce n° 197 avec la plante qui croît sur
X Halidrys. Le nom de Sphac. Lebelii sera donc remplacé par
celui de Sphac. bipinnata (1).
Les nombreux échantillons que Mlle Vickers a bien voulu
m'adresser de Roscoff (2) sont identiques à ceux de Crouan, de
1. Picconc, probablement sous l'inspiration de Grunow, et d'ailleurs sans
aucun renseignement, a cité un Sphac. bipinnata (Kûtz.) dans ses Listes des
Algues de Madère et des Canaries [84, p. 51 et p. 54]. Or, les supports sur les-
quels j'ai rencontré le 6". bipinnata : V Halidrys siliquosa et le Cystoseira fi-
brosa ne croissent ni à Madère ni aux Canaries, et, bien que Bory dise que le
Fucus siliquosus est parfois jeté à la côte des Canaries (îles Fortunées) par les
lames du large, il reste un doute sur l'identification de l'espèce citée par Piccone.
— M. Reinke considérait le Stypoc. bipinnatum comme synonyme du S. cir-
rosa ; il n'a donc pas eu l'occasion de créer la combinaison de noms employés ici.
2. Je ne connaissais encore le S. bipinnata que par quelques exemplaires d'her-
bier lorsque, parmi de nombreuses touffes de 51. cirrosa, attachées au C. discors,
récoltées à Roscoff le 31 juillet 1900, j'en remarquai deux, séparées de leur
substratum, qui me semblèrent correspondre à la plante de Lebel, et m'ont
incité à prier Mlle Vickers de rechercher en 1901 des Halidrys avec leur Spha-
celaria. Je cite ce fait à l'appui de celui que j'ai signalé précédemment (p. 330)
pour montrer que le >S. bipinnata, méconnu jusqu'à présent, se distingue cependant
bien du S. cirrosa, même isolé de son substratum.
384 JOURNAL DE BOTANIQUE
Lebel et de Thuret ; je les prendrai comme types en faisant
remarquer que je connais seulement des individus d'été.
Le »S. bipinnata forme des touffes assez grosses, de 2 cm. de
hauteur, prenant en herbier une couleur brun roux, tandis que
celles du 61. cirrosa ont généralement une teinte plus olivâtre ;
cette différence est un assez bon indice pour distinguer à l'œil
nu les deux espèces séparées de leur substratum.
Le thalle pénétrant, inséré en un point quelconque du sup-
port, très nettement limité de celui de V Halidrys (fig. 42, A)
s'insinue assez profondément, sans jamais émettre de branches
endophytes établissant une communication entre les touffes. Il
en sort plusieurs filaments dressés ; la touffe s'accroît latéra-
lement par des rhizoïdes descendants puis rampants, qui restent
plus ou moins lâchement enchevêtrés, et ne se soudent pas en
disque ; certains rampent plus ou moins loin, comme des stolons,
adhèrent à la surface de Y Halidrys et émettent des filaments
dressés pareils à ceux qui sortent de la portion endophyte ; j'en
ai vu quelques-uns s'épater en petit disque superficiel. Cette
disposition, qui permet d'enlever des portions de touffe, com-
plètement épiphytes, a sans doute fait méconnaître le parasi-
tisme originel du S. bipinnata, facile à constater cependant
toutes les fois que l'on pratique une série de coupes par la base
d'une touffe.
Les filaments principaux, ou axes, se terminent encore en
été par un long sphacèle, et sont des pousses indéfinies. Plus
étroits à la base, ils atteignent bientôt leur diamètre maximum
qui varie de 50-80 \i.\ leur paroi, peu épaisse, laisse à la plante
une certaine souplesse. Les articles secondaires sont parfois tous
approximativement aussi larges que hauts; toutefois, les articles
secondaires supérieurs, fertiles ou non, sont fréquemment plus
courts que les articles secondaires inférieurs, comme on le voit
sur la figure 42, D (1), et dans ce cas, ces derniers présentent
souvent quelques cloisons transversales, ou obliques-incurvées.
Le cloisonnement longitudinal est toujours moindre que dans le
^S1. Hysirix. Les axes primaires émettent souvent, dès leur
base, des rameaux aussi longs qu'eux et qui se comportent
pareillement. Ils produisent des rameaux de premier ordre
1. J'ai indiqué le même fait chez le S. spuria.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 385
pouvant dépasser un centimètre de long, et ramifiés eux-mêmes
une ou plusieurs fois. Leur diamètre va en diminuant, et on n'y
Fig. 42. — Sphacelaria bipinnaia Sauv., de Roscoff, juillet igoi. — A, Coupe dans YHali-
drys, montrant la portion endopliyte du Sphacelaria ; on n'a pas représenté à la base des
filaments les rhizoïdes corticants. (Gr. 150). — B et C, Rameau montrant la disposiiton
des sporanges uniloculaires et pluriloculaires (Gr. 30). — D, Fragment d'un Clament
principal montrant la différence de hauteur des articles secondaires supérieurs et infé-
rieurs, et le cloisonnement transversal ou oblique de ceux-ci (Gr. 150).
retrouve plus la différence de hauteur signalée précédemment
entre les articles secondaires; ceux qui sont monosiphoniés, ou
386 JOURNAL DE BOTANIQUE
presque monosiphoniés, ne sont pas rares. Tous les rameaux
courts sont terminés en pointe, et leur caractère sympodial est
très net. Les rameaux sont isolés ou opposés; parfois, leur dis-
position est régulièrement pennée, mais jamais suivant toute la
longueur du filament qui les porte. Le nom spécifique de bipïn-
nata ne doit pas induire en erreur; les rameaux primaires sont
souvent simples.
Les axes qui s'élèvent directement du thalle endophyte ou
épiphyte, et les filaments principaux qu'ils portent à leur base,
produisent des rhizoïdes de 25-35 p. de diamètre d'autant plus
nombreux, et insérés d'autant plus haut, que la plante est plus
âgée. Ces rhizoïdes naissent sur les articles secondaires infé-
rieurs ou supérieurs ; ils descendent le long des filaments sans y
adhérer, en se dirigeant directement vers la base, ou en s'en-
roulant en spirale ; ils se recouvrent mutuellement et donnent
aux filaments un diamètre double ou triple. Sur eux, naissent
parfois en abondance des filaments dressés qui restent habituel-
lement grêles, simples et courts, deviennent fructifères et rendent
ainsi très touffue la partie inférieure des filaments principaux.
D'ailleurs, les rhizoïdes fructifères ne sont pas rares, en parti-
culier ceux qui s'écartent des filaments; ils produisent, çà et là,
des sporanges uniloculaires ou pluriloculaires.
Tous les échantillons de Roscoff portaient des sporanges.
Généralement, l'ensemble de la ramification d'un axe en produit
d'une seule sorte ; toutefois, on rencontre souvent les sporanges
uniloculaires et pluriloculaires dans une même touffe, mais
rarement mélangés sur un même rameau. Ils sont bien plus
abondants sur les rameaux de dernier ordre que sur les fila-
ments longs, sont assez régulièrement distribués de la base au
sommet d'un même rameau, sur des génératrices quelconques,
mais toujours sur les articles secondaires supérieurs.
Les sporanges uniloculaires sont particulièrement nombreux
(fig. 42, C); une touffe en renferme des milliers. Ovales au
début, puis complètement sphériques, ils sont souvent un peu
aplatis lors de la maturité, et masquent leur pédicelle toujours
court et unicellulaire ; leur plus grand diamètre, souvent de
90 p., varie de 85 à 120 p. (fig. 41, L). La paroi s'épaissit pro-
gressivement; lors de la maturité, elle se gonfle beaucoup au
sommet, suivant un cercle, puis se dissout sans bavures, et le
C. Sauvageau. — Remarqttes sur les Sphacélariacées. 387
sporange vidé conserve sa forme sans se plisser. Un nouveau
sporange peut naître dans sa cavité. Il n'est pas rare qu'un
sporange se développe au sommet d'un rameau.
Les sporanges pluriloculaires sont portés par un pédicclle
uni- ou bicellulaire, avec la même disposition que les précédents,
comme on le voit sur la figure 42, B , où les trois sporanges infé-
rieurs étaient vidés et où les deux rameaux inférieurs montrent
les pédicelles de sporanges vidés ou détruits. Leur structure et
le mode de déhiscence sont les mêmes que dans le .S. Hystrix,
mais leur paroi paraît se détruire plus rapidement. Ils sont cylin-
driques, hauts de 72-120 a, souvent 100 [*., larges de 40-60 ^,
souvent 50 a. Sur tous les échantillons que j'ai eus entre les mains,
secs ou conservés dans l'alcool, les sporanges pluriloculaires
étaient assez foncés, comme si leurs éléments motiles possé-
daient des chromatophores, et cependant toutes les logettes que
j'ai mesurées sur les sporanges vidés avaient approximativement
4-5 [J- de hauteur. En conséquence, les zoospores sont donc
toutes semblables, et leurs dimensions doivent bien peu différer
de celles des anthérozoïdes du .S1. Hystrix.
Les sporanges uniloculaires, que par analogie on a tout lieu
de considérer comme asexués, sont tellement abondants qu'ils
pourraient amplement suffire à la propagation de la plante. Si
les sporanges pluriloculaires ne sont pas des anthéridies devenues
inutiles, ce qui à priori est peu probable (1), on doit s'attendre
à trouver chez le ^S. bipinnata une reproduction isogamique,
par opposition à la reproduction hétérogamique des ,S. Hystrix
et £. Harveyana.
Le .S. bi p i 1111a ta existe probablement sur les côtes de Bretagne
et de Normandie, partout où croît X Halydris. D'après les frères
Crouan, il est fréquent à Brest, car, dans leur Florule [67, p. 1 64) ,
et sur l'étiquette du n° 33 de leur exsiccata [52], ils citent
le 51. cirrosa « sur X Halydris siliqtwsa et diverses Algues ». Ils
ont donné à l'Herbier du Muséum un grand fragment & Halydris
portant une douzaine de touffes d'un Sphacelaria qui est bien
celui de Lebel, et dont j'ai vérifié le parasitisme. La plante
récoltée par Ledantec, à Brest, paraît plus âgée que les autres
plantes françaises examinées ; le sommet des filaments principaux
1. Cependant, j'ai montré naguère [09,2] que tel est le cas chez le Tilopteris.
388 JOURNAL DE BOTANIQUE
est cloisonné en articles courts; d'ailleurs, les articles des plus
gros filaments, de 80-85 H- de largeur, sont tous moins hauts que
larges, et cependant les cloisons transversales ne sont pas
rares. Les articles de la plante communiquée à Kûtzing par
Lenormand sont pareillement moins hauts que larges, comme
Kûtzing l'indique dans sa diagnose ; je ne les ai pas vu divisés
par des cloisons transversales. Au contraire, l'exemplaire an-
glais de John Cocks et ceux récoltés en Scandinavie par Ares-
choug, M. Foslie, M. Bôrgesen, correspondent bien à la plante
de Roscoff.
Les exemplaires de Lyngbye appartiennent aussi certaine-
ment au S. bipinnata. Ils sont très fructifères, plus trapus que
les précédents , et furent sans doute récoltés à un moment plus
avancé de la saison. D'ailleurs, Lyngbye avait probablement
en vue cette espèce quand il a décrit son £. pennata dans le
Tentamen [19, p. 105 et pi. 31] (1), bien qu'il le cite seulement
sur « Fucus serratus, Ahnfcltia plicata, Laminaria saccharina
et autres Algues »; malheureusement, tous ses exemplaires sont
séparés de leur substratum.
Néanmoins, il n'est pas possible de reprendre l'ancien nom
de 6\ pennata, au lieu de >S\ bipinnata, pour l'opposer à 5\ cir-
rosa. On croirait en effet que Lyngbye récoltait simultanément
les touffes sur des supports variés, puis en faisait au hasard
des parts à distribuer. C'est ainsi que les deux échantillons de
l'Herbier de Copenhague, cités plus haut, sont bien le >S. bi-
pinnata, mais mélang-é à un £. cirrosa ordinaire croissant sur une
Floridée (Polysiphonia ?); un autre exemplaire, de la même col-
lection, marqué « Conferva pennata, Lyngbye dédit », est un
5\ cirrosa. stérile, à ramification peu régulière, épiphyte sur
une Floridée. Enfin, j'ai encore examiné, dans cette collection,
une plante marquée « Conferva scoparia, Ceramium penna-
tum Roth, Lyngbye dédit », qui est un Chsetopteris plumosa
vieux et bien fructifié. En outre, la plante distribuée par Greville
sous le nom de vS\ pennata, dans les Algse Britanuicœ est un
6\ cirrosa ordinaire né sur le Corallina officinalis. J'ai déià dit
plus haut qu'un exemplaire de Conferva pennata donné par
Dillwyn est le Sph. pluuiigera.
1. La description et la figure du Conferva pennata, dans le Flora Danica
(PI. i486), sont bien inférieures à celles du Tentamen.
C. Sauvageau. — Reuiarques sur les Sphacélariacées. 389
Aucun des exemplaires précédents ne possédait de propa-
gules. J'en ai vu seulement sur la plante récoltée dans la mer du
Nord par M. Magnus, représentée dans l'Herbier de Copenha-
gue par un grand fragment & Halidrys qui porte plusieurs
touffes parasites, et sur la plante détachée de son substratum,
distribuée par Rabenhorst. Sur la première ils étaient rares ;
quelques rameaux portaient en outre des sporanges unilocu-
laires, rares aussi, et je n'ai point vu de sporanges plurilocu-
laires. Sur la seconde, les sporanges sont de deux sortes, mais
peu nombreux, tandis que les propagules sont fréquents ; ceux-ci
sont trifurqués, à rayons légèrement rétrécis à leur base; le
poil médian est court, à peine sorti de sa gaîne; la forme des
rayons des propagules rappelle celle de la variété du 61. cirrosa
que je décris plus loin sous le nom de septeiitrionalis. A part
cela, ces deux plantes sont identiques à celle de Roscoff.
La rareté des propagules sur le S. bipinnala, et leur présence
sur des exemplaires peu fructifies, ne sont probablement pas
de simples coïncidences, mais plutôt la conséquence du nombre
habituellement considérable de sporanges uniloculaires. Or,
dans sa liste des Algues de Berwick, M. Batters [89, p. 63] cite
le 61. cirrosa comme « épiphyte sur X Halidi'ys siliquosa, le
Cladophora rupestris et diverses autres Algues » ; il dit que la
plante fructifie en juin et juillet et ajoute : « les propagules,
dont la taille varie notablement, sont beaucoup plus communs
chez nous que les sporanges, qui ont été rarement trouvés sur
les spécimens de Berwick ». Il y aurait lieu de rechercher si la
remarque de M. Batters s'applique indistinctement au S. cirrosa
des divers substratums, ou seulement au .S. cirrosa autre que
celui de X Halidrys, lequel, à Berwick comme dans la Manche
et en Scandinavie, est sans doute le ,5. bipinnala.
Du fait que tous les exemplaires de S. bipinnala, encore at-
tachés à X Halidrys, que j'ai examinés, présentent des caractères
constants, distinctifs des^S. cirrosa nés dans d'autres conditions,
j'ai conclu que les exemplaires d'herbier cités plus haut, com-
plètement séparés de leur substratum, avaient été parasites sur
X Halidrys.
L' Halidrys habite le nord de l'Europe ; on le rencontre en
39<J JOURNAL DE BOTANIQUE
place seulement à basse mer, mais comme il peut flotter facile-
ment et long-temps, il est souvent entraîné par les courants et
rejeté sur les côtes ; aussi, sa limite méridionale est-elle mal
déterminée. Montagne le cite aux Canaries ; je doute qu'il y
croisse réellement. Je l'ai signalé moi-même dans le Golfe de
Gascogne, sur la côte nord de l'Espagne, et à La Corogne ;
cependant je ne l'y ai jamais récolté en place, bien que j'aie
herborisé par de très bonnes marées ; l'embouchure de la Gi-
ronde est peut-être sa limite méridionale réelle. En mars 1900
et en juin 1902, je l'ai trouvé en quantité considérable, à basse
mer, à Ars-en-Ré (Ile de Ré); toutefois, malgré une recherche
attentive, je l'ai toujours vu intact, sans autre épiphyte que
quelques très rares touffes & Ectocarpîis fasciczilahis. D'ailleurs,
il est possible qu'il en soit toujours ainsi, malgré ce que j'ai dit
précédemment de la fréquence du S. bipinnata dans les Her-
biers, récolté sous le nom de 51. cirrosa. En effet, Lebel spé-
cifie dans ses notes qu'il trouve le Sphacelaria sur des Halidrys
rejetés à la côte, et tous les exemplaires récoltés par Thuret
à Cherbourg ont également été pris sur des Halidrys rejetés,
bien que celui-ci y soit abondant à basse mer.
Le S. bipinnata croît donc probablement, tout au moins en
France, sur des individus d' Halidrys de la mer profonde ne
découvrant pas à basse mer. Il n'en est pas de même dans le
Nord; d'après M. Foslie (in litt.) on peut le récolter par de
bonnes marées sur la côte de Norvège où il est fréquent.
Cependant le >S. bipinnata habite un autre substratum : le
Cystoseira fibrosa, sur lequel je l'ai récolté en place à l'île de
Ré (7 juin 1902) et à La Corogne (novembre 1S95) et sur un
exemplaire rejeté à Guéthary (31 mai 1898). Or, la distribution
géographique du C. fibrosa est inverse de celle de Y Halidrys ;
on le rencontre au Maroc, mais tandis qu'il croît en Irlande et
sur les côtes de la Manche, il ne remonte pas jusqu'au Nord de
l'Angleterre. Par suite, ces deux Fucacées pourraient donc se
suppléer comme substratum du 6\ bipinnata; toutefois les ob-
servations à ce sujet manquent jusqu'à présent. Si le parasite
de Y Halidrys a été constamment confondu avec le vS\ cirrosa,
les chances étaient assurément plus grandes pour qu'il en fût de
même du parasite du C. fibrosa, support beaucoup plus banal
dans notre pays.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 391
La plante du C. fibrosa a les mêmes caractères que celle de
Y Halïdrys . Toutefois, son parasitisme, quoique fort net est
moins large et moins apparent. Les exemplaires de Guéthary,
peu nombreux et chétifs, montraient uniquement des sporanges
et pas de propagules. A l'île de Ré, le & bipïunata n'était pas
rare, mais ses touffes étaient en partie cachées par Y Ectocarpus
fasciculatus beaucoup plus abondant ; un bon nombre d'entre
elles étaient stériles, d'autres présentaient des sporanges uni- et
pluriloculaires et des propagules. Sur certains filaments, ceux-
ci étaient abondants ; leur poil médian avortait souvent de
bonne heure, comme dans l'exemplaire de Rabenhorst, cité
plus haut, mais d'autres fois se développait normalement ; les
rayons sont plus longs et plus fusiformes. Le >S. bipiimata était
au contraire le seul parasite du C. fibrosa de La Corogne ; il pré-
sentait, outre les sporanges, des propagules dépourvus de poils
et à rayons épais et fusiformes.
Lloyd a distribué le .S. bipiniiata dans ses « Algues de
l'Ouest de la France » sous le n° 113 et comme ►S. cïrrosa, avec
la remarque suivante : « Parasite sur plusieurs Algues. — Les
échantillons en forme de boule représentent la var. segagropïài ;
ils ont été cueillis à Belle-Ile en juillet-août 1848 sur le Cyslo-
seira fibrosa , ou bien étaient jetés à la côte ». Assurément,
dans l'esprit de Lloyd, parasite est employé dans le sens d'épi-
phyte. Or, les échantillons de cette collection que j'ai examinés
sont parasites, correspondent parfaitement au *5\ bipïunata et
portent des sporanges des deux sortes et quelques très rares
propagules. Les rameaux primaires sont longs, et garnis de
rameaux secondaires courts, très rapprochés, qui donnent à la
plante une plus grande raideur. Les exemplaires que Lloyd
attribue à la var. segagropila sont simplement plus touffus.
La présence de propagules sur les exemplaires parasites du
C. ftbrosa était intéressante à signaler; de plus, autant qu'on
en peut juger d'après quelques échantillons, les rayons des
propagules du .51. bipïunata paraissent varier comme ceux du
vS1. cïrrosa.
Ainsi, le S. bipïunata est nettement distinct du .9. Hystrix II
n'a pas le même substratum ; il est plus grand et plus souple;
ses rhizoïdes bien plus abondants, souvent corticants, enchevè-
392 JOURNAL DE BOTANIQUE
très et touffus à la base, émettent des stolons écartés au lieu de
former un petit thalle dense, appliqué. Le 6\ Hystrix présente
une alternance de générations entre une plante petite, sexuée,
printanière, et une plante plus grande, asexuée, estivale. Le
,S. bipinnata, au contraire, est d'aspect constant, et jusqu'à pré-
sent rien n'indique une alternance de générations ; les propa-
gules, qui paraissent plus rares que les sporanges plurilocu-
laires, peuvent coexister avec eux. Les organes plurilocu-
laires, à logettes de deux dimensions chez le S. Hystrix, sont
uniformes chez le .S. bipinnata.
Bien que M. Reinke ait décrit les sporanges uniloculaires du
-5\ Hystrix, je n'en ai moi-même jamais rencontré; ils doivent
être très rares. Ils sont très fréquents au contraire chez le £. bi-
pinnata, mais diminuent beaucoup de nombre sur les individus
pourvus de propagules.
La présence ou l'absence de sporanges uniloculaires, orga-
nes asexués de reproduction, paraît donc, aussi bien chez le
£\ Hystrix que chez le vS. bipinnata, en relation étroite avec celle
des propagules, organes de multiplication végétative ; il y a un
balancement organique entre les deux sortes d'organes. Quant
aux organes pluriloculaires, ils semblent indiquer une sexualité
hétérogamique chez le S. Hystrix, une sexualité isogamique
chez le S. bipinnata (i).
Il est possible, comme on le dira à propos du .S. cirrosa,
que le £\ bipinnata existe en Nouvelle-Zélande.
(A suivre.)
i. Je ne connais pas le 3". bipinnata dans la Méditerranée. Cependant, Kût-
zing a décrit [49, p. 463] et figuré [55, PI. 89, fig. 1] un Sph. rhizophora croissant
à Naples sur de grandes Algues. Hauck, M. Ardissone, M. Reinke considèrent
cette espèce comme synonyme du 3. cirrosa, tandis que ni M. Falkenberg ni
M. Berthold ne la citent dans leurs Listes des Algues de Naples. La plante a un
centimètre de hauteur; sa taille et la présence de rhizoïdes font penser au S. bi-
pinnata.
Le Gérant : Louis Morot.
e ans. — J. Mersch, imp., 46,s, Av. de Chàtiiicn.,
i6" ANNÉE. N° 12. DÉCEMBRE 1902.
JOURNAL DE BOTANIQUE
REMARQUES SUR LES SPHACÉLARIACÉES
{Suite.)
Par M. Camille SAUVAGEAU.
Sphacelaria bipinnata Sauvageau. — Plante en touffes volumi-
neuses et souples, de 1-2 centim. de hauteur, prenant souvent en her-
bier une couleur brun roux. Thalle inférieur, pénétrant en faisceau
compact bien limité, puis en outre épiphyte par ses rhizoïdes formant
un amas spongieux assez volumineux et des stolons d'où s'élèvent
aussi des filaments dressés. Axes, ou pousses indéfinies, de 50-85 \l de
largeur, à articles secondaires moins hauts ou aussi hauts que larges,
parfois à articles secondaires inférieurs plus hauts que les supérieurs,
peu cloisonnés longitudinalement, émettant souvent à leur base des
rameaux pareils à eux. Rameaux primaires longs, ramifiés une ou plu-
sieurs fois, les derniers rameaux souvent monosiphoniés. Rhizoïdes
descendants nés sur la portion inférieure des axes, nombreux, souvent
corticants; quelques-uns, errants, portent parfois des organes repro-
ducteurs.— Sporanges uniloculaires fréquents, à pédicelleunicellulaire,
de 85-120 u., souvent 90 a. Sporanges pluriloculaires fréquents, à pé-
dicelle uni- ou bicellulaire, nés habituellement sur d'autres filaments,
cylindriques, de 72-120 [i, souvent 100 jx, sur 40-60 p., souvent 50 ijl,
uniformément à logettes petites, de 4-5 [x. de hauteur. Propagules plus
rares, à 3 rayons, à poil médian souvent court ou à peine sorti de sa
gaine.
Hab. — Parasite sur Halidrys siliquosa. Norvège ! Suède ! An-
gleterre! Normandie! Bretagne! et probablement partout où croît
Y Halidrys.
Parasite sur Cystoseira fibrosa. Belle-Ile! Ile de Ré! Guéthary!
La Corogne! et probablement partout où croît le C. fibrosa.
D. — Sphacelaria fusca Agardh.
Dillwyn rapporte avec doute au Coiiferva fusca de Hudson
la plante qu'il a décrite et représentée dans ses British Con-
fervse [09, tab. 95]. Elle formait, sur les pierres et les rochers,
des touffes hautes de 3 à 5 pouces. Ses filaments portaient des
sporanges uniloculaires, globuleux, petits, sessiles ou briè-
394 JOURNAL DE BOTANIQUE
vement pédoncules et des propagules [tab. 95, fig. B et C].
C. Agardh [28, p. 35] fait de cette Conferveun Sphacelaria,
d'après la description donnée par Dillwyn. J. Agardh, qui en
parle ensuite [48, p. 33], dit que cette plante est mal connue,
que Dillwyn même la connaissait imparfaitement, attendu que
celui-ci lui envoya un Polysiphonia sous le nom de Conferva
fusca, alors que le dessin publié dans les Brilish Confervse est
évidemment un Sphacelaria.
Harvey a décrit et figuré le S. fusca [46, PL CXLIX]
d'après deux exemplaires reçus l'un de Mrs. Griffïths, l'autre
de Ralfs (1), mais il avoue être d'autant moins sûr de son identi-
fication que sa plante a 1-2 pouces de long, tandis que Dillwyn
lui en attribue 3-5. Il a donné une vue d'ensemble qui montre
bien le port de la plante et un dessin grossi d'un propagule
trifurqué dont le pied s'élargit régulièrement de la base au
sommet, et dont les rayons se terminent en pointe. C. Agardh
est l'auteur de la combinaison de noms : Sphacelaria fusca,
mais Harvey est en réalité l'auteur qui a distingué la plante
ainsi désignée (2).
Lorsque Kûtzing publia son Species Algaru?n, il ne connais-
sait le kS. fîisca que par les descriptions [49, p. 464], mais plus
tard, dans ses Tabulas [55, pi. 90], il l'a représenté d'après un
exemplaire anglais, et son dessin correspond très bien à celui
de Harvey. MM. Holmes et Batters [92, p. 81] considèrent le
S. fusca de Harvey comme une variété fzisca Holm. et Batt. du
6\ cirrosa. Ils l'ont récolté sur différents points du littoral de la
Grande-Bretagne, mais ils ne donnent aucun détail à son sujet.
Enfin, M. Reinke [91, 2, p. 10] en fait un simple synonyme du
.S. cirrosa.
Le ^S. fusca paraît avoir beaucoup embarrassé les frères
Crouan. Dans leur exsiccata des Algues marines du Finistère,
ils ont distribué sous le n° 35 un 6\ cirrosa var. fusca Crouan
mscr. qu'ils rapportent à la plante de Dillwyn. Puis, dans leur
1. Les trois premières localités citées par Harvey sont simplement copiées
dans le livre de Dillwyn.
2. D'ailleurs, il ne me paraît pas certain que la plante de Harvey soit la
même que celle de Dillwyn. Sur la figure B, de Dillwyn, les propagules trifurqués
ont leurs trois rayons renflés à l'extrémité, ce qui correspondrait plutôt à des
propagules jeunes du 61. cirrosa de la forme nieridionalis. Mais en l'absence de
comparaison avec des échantillons authentiques, toute discussion serait oiseuse.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Spkacélariacées. 395
Florule [6j, p. 164], ils reviennent sur cette détermination et
attribuent leur n° 35 au .S1, cirrosa var. fiatentissima de Gre ville,
bien que, en réalité, celui-ci soit totalement différent. En même
temps, ils rétablissent le .S. fusca comme espèce distincte, pour
une autre plante du Finistère. Or, j'ai étudié deux exemplaires
de leur n° 35 : l'un de l'Herbier Thuret, l'autre de la Faculté des
Sciences de Dijon qui, l'un et l'autre, sont des filaments lâche-
ment ramifiés à rameaux longs et semblables aux axes. Le pre-
mier porte à la fois quelques sporanges uniloculaires et un
grand nombre de propagules, et c'est peut-être sur l'ensemble
de ces deux caractères que les frères Crouan ont jugé avoir en
main la plante de Dillwyn. Mais, en réalité, ce n° 35 ne corres-
pond pas du tout à la plante de Harvey, car les propagules tri-
furqués ont leurs trois rayons courbés, un peu renflés en leur
milieu, rétrécis à leur base, comme ceux du S. cirrosa. Le
deuxième exemplaire, au contraire, porte seulement des propa-
gules à pied cylindrique grêle, et deux rayons rectilignes, cy-
lindriques ; c'est plutôt un S . furcigera en mauvais état.
Le £. fusca que les frères Crouan rapportent dans leur
Florule, avec un point d'affirmation, à la plante figurée par
Harvey, n'a pas été distribué en exsiccata, mais il est représenté,
dans l'Herbier du Muséum, par deux touffes authentiques, fai-
sant partie d'une collection d'Algues donnée au Muséum par
ces botanistes, et aussi dans l'Herbier Lenormand par quelques
touffes de même origine. Ces échantillons, qui croissaient sur des
pierres, sont complètement stériles; les quelques propagules tri-
furqués que j'ai rencontrés étaient mêlés ou adhérents à la
plante, mais pas nés sur elle, et je n'ai vu aucun stérigmate.
Malgré cela, l'aspect général correspond si bien à celui de la
plante de Harvey que je n'hésite pas à accepter la détermina-
tion des frères Crouan.
La description et les dessins de Harvey restent donc les
meilleurs documents sur lesquels s'appuie le 51. fusca, qui me
paraît suffisamment caractérisé pour être rétabli comme espèce.
On verra que je l'ai retrouvé en Bretagne, et il est probable
que, mieux connu, il paraîtra moins rare.
J'ai étudié dans l'Herbier Harvey (Trinity Collège, Dublin)
un échantillon marqué « S. fusca, Sidmouth, June 1827, Mrs Grif-
396 JOURNAL DE BOTANIQUE
fiths » accompagné d'un croquis fait par Harvey, et qui, selon
toute apparence, est la plante authentique, et un autre échan-
tillon très semblable marqué « S. fusca, Exmouth, Mrs Gulson »
qui est la même plante, mais en moins bon état de conservation.
J'ai étudié aussi dans l'Herbier Lenormand une touffe accom-
pagnée de la mention « Sphacelarïa fusca Ag., St Michael's
Mount, Cornwall » (Harvey scr.) « M. Harvey 1847 » (Lenor-
mand scr.), qui est sans aucun doute une portion de l'envoi de
Ralfs à Harvey. La plante a 2-3 centimètres de hauteur; sa ra-
mification est très espacée, et les filaments principaux, presque
cylindriques, mesurent 60 p., parfois 70-80 p- à leur base ; les plus
âgés se terminent graduellement en pointe avec des poils plus
rapprochés. Les rameaux sont longs, presque toujours isolés,
parfois de même diamètre que l'axe qui les porte (mais non
constamment comme sur le dessin de Harvey) et certains ra-
meaux courts sont notablement plus étroits; les articles, aussi
longs ou plus longs que larges, ne sont pas cloisonnés trans-
versalement. Harvey dit, après Dillwyn, que les articles sont
marqués d'une bande transversale médiane ; cette apparence,
due à des globules de matière tannique dont la distribution dé-
pend probablement du procédé de dessiccation, n'a pas la régu-
larité que leur attribue l'auteur anglais, ni rien de caractéris-
tique (1). Les poils n'ont pas été remarqués par Harvey; ils
sont cependant nombreux. Les propagules, trifurqués et carac-
téristiques, naissent souvent au-dessous d'un poil. Leur pied,
étroit à la base, s'élargit graduellement jusqu'au sommet
(fig. 43) ; les rayons sont rectilignes, raides, non rétrécis à
leur insertion, cylindriques ou légèrement atténués de la base
au sommet; ils ne sont jamais pointus, comme sur les dessins
de Harvey et de Kûtzing. Voici sans doute à quoi tient cette
différence : les deux articles de l'extrémité de chaque rayon,
même sur les propagules d'aspect adulte, sont plus longs que
les autres, non cloisonnés, et à paroi plus mince ; par suite, sur
des échantillons secs, ils sont plus ratatinés, plus rétrécis, et les
rayons semblent pointus ; toutefois, ce n'est qu'une apparence.
On trouve aussi quelques propagules à deux rayons (fig. 43, C),
mais non situés dans un même plan avec le pied, ce qui indique
1. J'ai déjà eu l'occasion de faire la même remarque à propos du S. brachy-
gonia. Cette disposition du contenu cellulaire n'est d'ailleurs pas rare.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 397
l'avortement du troisième rayon. Le sphacèle en calotte, bien
marqué, n'est jamais prolongé en poil. Par sa faible ramification,
et surtout par la forme de ses propagules, le S.Jusca est suffisam-
ment distinct du 61. cirrosa pour en être séparé spécifiquement.
F'g- 43- — Sphacelaria fusca Agardh. — A, B, Propagules adultes trifurqués, et C, propa-
gule jeune bifurqué, pris sur la plante de Sidmouth. — D, Propagule très jeune, pris
sur la plante de Saint-Malo {A à D, Gr. 80).
C'est bien la même espèce que Thuret a récoltée à Saint-
Malo. La plante, d'un brun roux, présente à l'œil nu un aspect
un peu différent du .S. arrosa ordinaire ; on devine que les fila-
ments sont moins ramifiés et plus parallèles; elle a un peu l'as-
pect d'un 6". radïcans qui serait épiphyte. Ce vS. fusca formait
sur le Cladophora rtipestris de nombreuses touffes étroites à la
base, rapprochées mais isolées, nées sur un petit disque rampant
qui, peu à peu, s'étend et finalement entoure la cellule de Cla-
dophora d'un collier cylindrique, qui la serre sans la tuer, car
398 JOURNAL DE BOTANIQUE
elle réagit en épaississant notablement sa membrane ; à une
petite distance au-dessus et au-dessous, celle-ci reprend son
épaisseur normale (i). Sur la plante de Saint-Malo, comme sur
celle d'Angleterre, les filaments dressés n'émettent aucun rhi-
zoïde. Les touffes sont en très bon état; sur certaines, les ra-
meaux longs, arrivant tous à la même hauteur, sont un peu plus
étroits que le filament principal émis par le thalle rampant, et
on peut suivre celui-ci de la base au sommet. Les propagules,
abondants, correspondent bien à ceux des exemplaires anglais ;
tous ont des rayons (habituellement 3, rarement 2) rectilignes,
cylindriques ou graduellement atténués, jamais rétrécis à leur
insertion ni renflés en fuseau, à l'inverse de ce qui se voit chez
le ^S". cirrosa, et le sphacèle en calotte ne se prolonge pas en
poil.
Je n'ai vu ni sur la plante anglaise ni sur celle de Saint-Malo,
les sporanges uniloculaires figurés par Dillwyn.
J. Agardh a distribué, sous le nom de Sphacelarïa Novze-
Hollandiâs Harv., dans la collection « Algae Mullerianae, Cu-
rante J. G. Agardh distributae » une plante qui se rapproche
beaucoup du S. foisca, et que j'ai étudiée sur les exemplaires de
l'Herbier Thuret (2). Elle diffère de celle d'Angleterre et de
Bretagne par le plus grand diamètre des filaments principaux
qui mesurent 1 00-110 p. à la base, et par une ramification plus
serrée au sommet. Mais les propagules, très nombreux, sont bien
les mêmes, et aucun sphacèle en calotte ne se prolonge en poil.
J'ai trouvé dans les touffes, d'assez nombreux propagules en ger-
1. Le Cladophora rupcstris est plus souvent chargé de végétations épiphytes
que les autres espèces du genre, car il est pérennant et croit à des niveaux
variés. J'ai pensé cependant qu'il pourrait être un substratum habituel du S. fusca-
En effet, si les touffes insérées sur un filament de Cladophora sont assez rap-
prochées l'une de l'autre, elles paraissent de prime abord n'en faire qu'une, et
l'on s'expliquerait ainsi la hauteur de 3-5 pouces, vraiment excessive pour un
Spliacelaria, que Dillwyn attribue au 6". fusca. Toutefois, j'ai trouvé un iS". cir-
rosa, de Brest, sur le même Cladophora rupeslris ; mon hypothèse ne peut
donc être vraie qu'en partie. J'ai déjà rappelé que M. Batters cite à Berwick le
C. rupestris [89, p. 63], comme l'un des supports habituels du S. cirrosa ; il y
aurait lieu de rechercher si le ■S', cirrosa et le S. fusca y sont réunis.
2. Ils sont séparés de leur support, et ont probablement été détachés de
plus grandes Algues, sur lesquelles ils étaient épiphytes, envoyées en vrac par
Ferd. von Mueller. Il serait donc possible que les exemplaires adressés par
J. Agardh à d'autres grandes collections ne correspondissent pas à ceux de l'Her-
bier Thuret.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Spkacélariacées. ^gg
mination, retenus par des Calothri'x et des détritus. Or, tous,
au Heu de former un disque, allongeaient leur pédicelle ou leurs
rayons en un filament rampant-, mais encore insuffisamment
long- pour indiquer son rôle ultérieur; le mode de germination
des propagules du 6\ fusca est peut-être différent de celui des
S. Hystrix et 6\ cirrosa.
Sphacelaria fusca Agardh. — Plante en touffes de 2-3 centim.
de hauteur. Thalle inférieur en disque petit, compact, d'une seule
épaisseur de filaments rayonnants. Filaments dressés de 60-80 [j. de
largeur (100-110 sur la plante d'Australie), à rameaux longs peu nom-
breux, espacés (plus nombreux, surtout au sommet, sur la plante
d'Australie). — Propagules à pédicelle sY-largissant graduellement de
la base au sommet, à 3 rayons rectilignes, plus rarement 2, non rétré-
cis à leur base, cylindriques ou légèrement atténués de la base au
sommet ; sphacèle en calotte ne se développant pas en poil. Spo-
ranges uniloculaires et pluriloculaires inconnus.
Hab. — Sur des pierres et sur d'autres Algues [Cladophora rupes-
tris). Angleterre! (Sidmouth, Mrs Griffiths; Exmouth, Mrs Gulson;
St Michael's Mount, Ralfs), Bretagne! (Saint-Malo, Thuret; Brest,
Crouan), Australie! (F. von Mueller).
E. — Sphacelaria cirrosa Agardh.
Echantillons étudiés :
1. Feroë, Svinô; 1e1' novembre 1897; propagules; Bôrgesen leg. et
ded.
2. Norvège, Trondhjemfjord, Vanvick ; 18 août 1S92 ; propagules;
ibid., 19 août 1892 ; sporanges uniloculaires rares et propa-
gules nombreux ; Foslie leg. et ded.
3. Norvège, Haugesund ; juillet 1900, sur le cuir d'un vieux soulier
dragué à 25 mètres de profondeur, mélangé au Chsetopleris ,
propagules; E. Norum leg. et ded.
4. Norvège, Svinor; 17 août 18S5, sur Rhodomela ; propagules;
Foslie leg. et ded. — Le Rhodomela portait aussi des touffes de
S. fur ci géra (1).
1. Le S. furciçera n'avait pas encore été cité sur la côte de Norvège. Les
propagules présentent exactement les mêmes variations que sur la plante d'Hel-
goland (Voy. chap. X). Ces variations semblent donc bien sous la dépendance
de la latitude. (Pour le 5". furcigera, voy. en outre p. 402.)
Je signalerai en même temps la présence du S. britaunica aux Feroë, d'après
un échantillon fructifié que M. Bôrgesen m'a récemment communiqué (sub n° 304).
Cette espèce doit assurément se trouver aussi en Norvège.
4oo JOURNAL DE BOTANIQUE
5. Norvège, Svinor; 6 septembre 1SS5, sur feuilles de Laminaria
digitata; 7 septembre 1SS5, sur Polyides ; 4 septembre 1S95,
sur Polysiphonia nigrescens; tous avec propagules; Foslie leg.
et ded.
6. Norvège, Svinor; 19 août 18S5, sur Asperococcus compressas;
propagules et sporanges uniloculaires; Foslie leg. et ded.
7. Mer du Nord; août 1889; sub. nom. 5. cirrosa f. âsgagropila;
propagules ; Reinbold leg.; Herb. Thuret.
8. Helgoland ; 13 septembre 1893, sur Cladostephus; propagules;
Kuckuck leg. et ded.
9. Bahusia ; août, sur Fucacée ; propagules; Areschoug leg. {Algœ
Sca?idinavicce exsiccatcs n° 109); Herb. Thuret.
10. Kattegat, Hofmansgave; septembre 1826, sur Fucus serratus ;
propagules et sporanges uniloculaires très rares; Vahl leg.;
Herb. Mus. Copenhague.
11. Kattegat, Trindelen ; 21 septembre 1893 ; propagules; Rosen-
vinge leg. ; Herb. Mus. Copenhague.
Comme c'était à prévoir, le 6". olivacea Pringsh. n'est pas limité à Helgoland.
l'en ai vu dans l'Herbier du Muséum de Copenhague un exemplaire danois (Lille
belt, 29 juin 1891) récolté par M. Rosenvinge; il est stérile, mais avec un beau
disque et suffisamment caractérisé. M. Foslie m'en a communiqué un exemplaire
norvégien, pourvu de sporanges uniloculaires, récolté par M. Strômfelt à Mos-
terhavn, sur un stipe de Laminaria kyperborea. Le pédicelle de ces sporanges
est simple, comme sur la plante d'Helgoland, et non ramifié, comme sur la plante
de Kiel, rapportée par M. Reinke au 6". olivacea.
Enfin, je signale encore comme plantes danoises intéressantes, vues dans
l'Herbier du Muséum de Copenhague, le S. plumigera (Sundet, Steom Fyr,
2 août 1894, Rosenvinge leg.) et la forme écossaise du 6". racemosa (Aalborg
Bugt, 15 juillet 1892, Rosenvinge leg.).
Ce même Herbier me permet de rapporter le 5. fasciculata de Schousboe
2l\\ S. brachy gonia. « Sous le nom de Sphacelaria fasciculata, dit M. Bornet
[92, p. 240], Schousboe a décrit et figuré une Algue de Gibraltar qui a l'aspect
du 6". radicans Harv. et qui porte, comme celui-ci, des sporanges globuleux
sessiles. Comme le Sph. radicans ne parait pas avoir été observé plus bas que
le sud de la Bretagne, et que l'unique exemplaire vu par Schousboe ne s'est pas
trouvé dans sa collection, il m'est impossible de savoir exactement ce que l'au-
teur a voulu représenter. » Le manuscrit de Schousboe indique : « Semel tantum
legi inter Algas e Gibraltario missas caespitibus Spkacelarias secundatae inter-
mixtam. » Or, l'Herbier de Copenhague renferme, sur deux micas, trois minus-
cules touffes de 1/2 centim. de hauteur, étiquetées par Schousboe : « Sphacelaria
fasciculata sp. nov. Schousb., tab. ined. Decbr. 1827. Tingi. » Cette plante,
qui est certainement le 6". brackygonia, croit par conséquent à Tanger et à
Gibraltar. Ses filaments sont bien les mêmes que ceux de la plante de Montagne ;
les propagules naissent par deux, superposés. Toutefois, ceux de la base sont
vieux et réduits à leur pédicelle; la plupart des autres sont très jeunes, comme
ceux que j'ai représentés sur la figure 32, C, d'où la ressemblance des filaments
qui les portent avec le .S. radicans ; enfin, plusieurs propagules sont parfaite-
ment caractérisés, dans l'état représenté sur la figure 32, F. A sa base, la
plante forme de petits disques et des stolons; elle croît probablement sur des
rochers.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 401
12. Kiel ; octobre iSSS; propagules et sporanges uniloculaires (Hauck
et Richter, Phykoiheka univer salis n° 367). Reinke leg.; Herb.
Thuret et Herb. Mus. Copenhague.
13. Grande-Bretagne, sur Corallina ofjîcinalis ; propagules; Gre-
ville leg. {Alga? Britannica n° 24, sub nom. Sphacelaria pe?i-
nata Lyngb ); Herb. Mus. Copenhague.
14. Grande-Bretagne, Bognor; novembre 1887; propagules; Holmes
leg.; Herb. Thuret.
15. Grande-Bretagne, Ile de Wight, Steephill Bay; 15 janvier 1886;
propagules et sporanges uniloculaires rares, Foslie leg. et ded.
16. Normandie, Cherbourg ; 19 juin 1S57, sur Cysloseira granulata ;
stérile; Thuret leg.; Herb. Thuret.
17. Normandie, Gatteville ; août-septembre 1847, sur Cystoseira dis-
cors; propagules; Thuret leg.; Herb. Thuret.
18. Bretagne, Roscoff; 31 juillet 1900, sur Cystoseira discors; fin
novembre 1900, sur Corallina ofjîcinalis ; touffes à sporanges
uniloculaires moins nombreuses que celles à propagules;
Mlle A. Vickers leg. et ded.
19. Bretagne, Roscoff; 9 février 1902, sur Cystoseira granulata ; sté-
rile; Mlle A. Vickers leg. et ded.
20. Bretagne, Roscoff; 9 mai 1902, sur Cladostephus veriicillatus et
sur Floridées variées ; touffes à sporanges uniloculaires moins
nombreuses que celles à propagules ; Mlle A. Vickers leg. et
ded.
21. Bretagne, Brest, Laninon ; 4 septembre 1884, sur Cladophora ru-
pestris ; propagules ; Ledantec leg.; Herb. Thuret.
22. Bretagne, Concarneau; 14 et 15 avril 1900, mélangé à S. Plu-
mula, sur pierres draguées ; propagules ; Sauvageau leg.
23. Bretagne, Le Croisic; septembre 1891, sur Fastigiaria furcel-
lata ; sporanges uniloculaires nombreux, propagules rares;
Sauvageau leg.
24. Ile de Ré, Ars-en-Ré; 27 mars 1900 et 7 juin 1902, sur Fucus
serratus, nombreuses touffes stériles, quelques-unes à propa-
gules; 30 mars 1900, sur Cladostephus veriicillatus, stérile;
Sauvageau leg.
25 . Golfe de Gascogne, Guéthary ; mai à septembre 1898, sur rochers,
Lithothamnion, Halopithys, Codium adhâerei2s, Cladostephus,
Araignées de mer, etc.; propagules. Biarritz, 8 juillet 1902, sur
rochers ; propagules ; Sauvageau leg.
26. Golfe de Gascogne, San Vicente de la Barquera (Espagne); 6 sep-
tembre 1896, sur Cysloseira discors, Fucus vesiculosus cris-
palus; propagules ; Sauvageau leg.
402 JOURNAL DE BOTANIQUE
27. Golfe de Gascogne, Gijon (Espagne); 17 septembre 1895, sur Cys-
toseira discors ; sporanges uniloculaires, sporanges plurilocu-
laires; propagules ; 21 septembre 1895, sur Chorda Filum;
propagules ; Sauvageau leg.
28. Maroc; a Algae Schousboeanae. Sphac. cirrosa Ag. n° 114 Sph.
secicndata Schousboe (part.) (Born.) Tanger, décembre 1827 »;
propagules; Herb. Thuret (1).
29. Madère, sur Cystoseira; Mandon leg. {Algée maderenses nu 30);
propagules ; Herb. Mus. Paris.
30. Marseille ; février 1820; sporanges uniloculaires abondants, pro-
pagules rares; Schousboe leg.; Herb. Thuret.
31. Presqu'île de Giens ; 17 mai 1899, sur Cystoseira; propagules;
Sauvageau leg.
32. Antibes ; 28 février 1S63 ; propagules; Thuret leg.; Herb. Thu-
ret ; Ilette, 21 mai 1899, sur Cystoseira, et Golfe Jouan, 23 mai
1899, sur Cystoseira ; propagules ; Sauvageau leg.
2,^. Nice; propagules ; Herb. Lebel in Herb. Mus. Paris.
34. Porto Maurizio ; août 1884; propagules; Strafforello leg.; Herb.
Thuret.
35. Corse ; novembre 1897; propagules; Bôrgesen leg.; Herb. Mus.
Copenhague.
36. Minorque, Favaritz; 22 juin 1SS0, sur Cystoseira; propagules;
Rodriguez leg.; Herb. Thuret; Isla del Aire; 10 juillet 1880;
Rodriguez leg-. et ded.
37. Alger; « ad Folia Cauliniae, Deshayes leg. »; propagules ; Herb.
Montagne in Herb. Mus. Paris. Sur Dictyota dichotoma, Durieu
leg.; propagules ; ex Herb. Mus. Paris.
38. Portici ; sur Cladostephus verticillatus ; sporanges uniloculaires
nombreux; propagules rares ; Mazza leg.; Bornet comm.
39. Adriatique; « Sphacelaria irregularis Kùtz.. Suhr determ. »;
propagules ; Reinbold ded.
40. Adriatique, Istrie; <r Sphacelaria cervicomis, Ardissone de-
term. »; propagules ; Herb. Lebel in Herb. Mus. Paris.
41. Adriatique, Rovigno ; 27 mai 1895; sporanges uniloculaires très
nombreux mais tous avortés, propagules rares ; 3 octobre 1899;
1. En disséquant le lS". secundata de Schousboe, j'ai rencontré quelques
petites touffes de S. furcigera bien caractérisées par leurs propagules. Comme
on l'a vu chapitre X, le 6". furcigera n'était pas cité du Golfe de Gascogne
aux Canaries; Tanger est une localité nouvelle. Comme autres localités intéres-
santes pour la distribution géographique du S. furcigera, je le citerai sur
Sargassum siliquosum, Mer de Chine, Herb. Sonder in Herb. Le Jolis. Dans
l'Herb. Lenormand, j'en ai vu une touffe marquée ■■ Iles Sandwich n° 1202,
Sphac. cirrosa envoyé à M. de Martens » (Lenormand scrips ). Ces échantillons
portaient uniquement des propagules.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées . 403
sporanges uniloculaires peu nombreux mais en bon état, propa-
gules rares ; Kuckuck leg. et ded.
42. Adriatique, Rovigno; ierjuin 1900, sur Codium Bursa; propa-
gules nombreux; Station zoologique leg. et ded.
43. Crimée, Baie de Sébastopol ; 9 décembre 18S9 ; propagules ;
Pereyaslavzeva leg., Herb. Thuret.
44. Australie, Swan River; sur Posido?iia australis ; propagules;
Harvey leg.; Herb. Harvey in Herb. Trinity Collège, Dublin.
(n° 106 A, écrit au crayon, probablement par Harvey).
45 . Australie, Port Jackson ; sur Fucacée ; sporanges uniloculaires,
propagules; Harvey leg. ; Herb. Harvey in Herb. Trinity Col-
lège, Dublin.
46. Nouvelle-Zélande; sur Floridée ; sub nom. S. formula Kùtz.
Herb. Lenormand.
Après avoir extrait du .S. cirrosa, tel que le comprennent
les auteurs, les >S. Hystrix, bi'pznnataetfusca, je conserve le nom
de 5\ cirrosa aux autres Sphacelaria européens, non parasites,
qui portent des propagules trifurqués et dont les rameaux sont
nettement distincts des axes. Ainsi limité, il est encore aussi
varié dans son appareil végétatif que le disait C. Agardh dans
la diagnose que j'ai citée au début de ce chapitre (1).
Le £\ cirrosa vit sur les rochers et sur les autres Algues ;
j'ai indiqué dans la liste ci-dessus un certain nombre de substra-
tums, mais ils sont assurément beaucoup plus nombreux. Les
seuls exemplaires que j'ai eus en grande quantité à ma disposi-
tion, et que j'ai observés sur le vivant, ou conservés dans l'alcool,
sont ceux de Roscoff, reçus de Mlle Vickers, et ceux récoltés
par moi-même à l'île de Ré, à Guéthary, à la presqu'île de
Giens, aux environs d'Antibes; les autres sont des échantillons
de collection.
1. M. Reinke rapporte au 6\ cirrosa le S. japonica décrit et figuré par
Martens [66, p. 112, PI. I, fig. 5]. Il a sans doute eu entre les mains l'exemplaire
original, car la diagnose et le dessin publiés par Martens sont tout à fait insuffi-
sants pour justifier ou condamner cette assimilation, ou même pour permettre
une détermination. D'après le même auteur, le Spk. firmuia de Kûtzing, créé,
pour une plante stérile rencontrée à Biarritz sur le Gigartina acicularis, serait
synonyme du Styp. scoparium. L'étude de l'échantillon original permettrait
senle de se prononcer. Cependant, je suppose qu'il s'agit du 6\ cirrosa. Sur le
dessin de Kûtzing [55, p. 26 et pi. 86, III], les quatre rameaux inférieurs sont
insérés sur deux articles, comme dans les Stypocaulon, mais Kûtzing a plus
d'une fois commis cette erreur pour des Sphacelaria avérés et inversement; les
trois rameaux supérieurs sont insérés comme dans les Sphacelaria. L'auteur ne
mentionne pas de rhizoïdes.
404 JOURNAL DE BOTANIQUE
Le thalle rampant est un disque de petite taille, compact,
formé d'une seule épaisseur de filaments rayonnants; parfois,
l'un d'eux s'étend plus loin, s'étale à son extrémité, et forme un
nouveau disque. Il n'est pas rare que les individus qui croissent
sur les rochers, les Lithothamnion, les Codium, transforment
leurs rameaux inférieurs en stolons qui produisent aussi de nou-
veaux disques à leur extrémité ou sur leur parcours (fig. 45, Zj).
Cette transformation s'observe également sur les rameaux plus
élevés quand, pour une raison quelconque, ils arrivent au con-
tact d'un support.
Les filaments dressés, très rapprochés l'un de l'autre, mesu-
rent 1/2 à 2 centim. Ils sont toujours ramifiés; les rameaux,
longs ou courts, espacés ou rapprochés, isolés ou opposés, par-
fois presque pennés ou unilatéraux, montrent tous les intermé-
diaires entre les formes que l'on pourrait appeler irregularis et
pennata, et qui ne coïncident ni avec les différences de support,
ni de station, ni de distribution géographique; je considère
donc ces dénominations comme superflues.
Cependant, le port général n'est pas le même chez les plantes
des régions septentrionales, et particulièrement de Norvège, et
chez celles des régions méridionales, particulièrement de France,
avec toutefois des formes de passage. Les premières sont plus
longues et plus souples; les filaments principaux, assez grêles,
mesurent 40-60 y- de largeur, et leurs cloisons longitudinales
sont peu nombreuses ; les articles secondaires sont souvent plus
hauts que larges ; parfois, les articles secondaires inférieurs sont
plus longs que les articles secondaires supérieurs, comme dans
le .S. bîpinnata, et ils peuvent alors présenter quelques cloisons
transversales; les rameaux primaires, espacés, longs, de plus
faible diamètre, arrivent souvent au même niveau que les fila-
ments principaux et présentent peu de poils. Les secondes sont
plus raides et plus trapues; les filaments principaux, assez
rigides, mesurent souvent 60-90 f. de largeur, et leurs cloisons
longitudinales sont plus nombreuses ; les articles secondaires
sont généralement aussi hauts ou moins hauts que larges ; les
rameaux primaires sont courts, raides, plus divariqués, pré-
sentent souvent plusieurs poils et se terminent en pointe.
C'est cette dernière forme que l'on rencontre aussi dans la
Méditerranée. On verra plus loin qu'à ces différences dans le
C. Sauvageau. — Ronarques sur les Spliacélariacées. 405
port en correspondent d'autres dans la forme des propagules.
Habituellement, la plante n'émet aucun rhizoïde. Cependant,
il en naît parfois quelques-uns des articles basilaires qui s'étalent
en un petit disque. Exceptionnellement, ils suivent le filament
principal sur une certaine longueur.
A l'inverse de ce qui existe chez le .S. bipiiinata, les propa-
gules sont très fréquents; les sporanges uniloculaires sont
rares, et les sporanges pluriloculaires sont exceptionnels.
Habituellement décrits comme présentant trois rayons cylin-
driques (Kûtzing, M. Reinke... etc.), les propagules montrent
dans leur manière d'être d'intéressantes variations, méconnues
jusqu'à présent, et qui se produisent suivant la latitude à
laquelle a poussé la plante. D'après M. Reinke, les rayons
sont cylindriques chez le ►S. cirrosa, fusiformes chez le S. Hys-
trix, et la foi en cette distinction a induit M. Kuckuck en
erreur lorsqu'il dit [94, p. 228] n'avoir jamais trouvé à Helgo-
land le vrai ^S. cirrosa, cependant si commun dans la Baltique ;
en réalité, il l'a trouvé, mais avec les propagules de la forme
méridionale, semblables à ceux du ^S. Hysirix.
En effet, le 61. cirrosa des régions septentrionales, et en par-
ticulier de la Norvège (1), porte des propagules dont la lon-
gueur respective du pied et des rayons varie, comme cela se
voit d'ailleurs, chez les autres espèces de Sphacelaria, mais
dont les rayons sont uniformément cylindriques. Cependant,
ceux-ci présentent toujours, à leur point d'insertion, un léger
rétrécissement qui n'existe jamais chez le S. fusca (fig. 44,
A, B, C); en outre, ils sont toujours plus ou moins arqués, à
convexité tournée vers le haut.
Le sphacèle en calotte se développe ou non en poil, les deux
cas se montrant sur un même individu. Les propagules à trois
rayons sont la règle générale (2) ; néanmoins, ceux qui en pré-
sentent deux ne sont pas très rares, et si l'un des bras a avorté,
les deux rayons restant ne sont pas dans le même plan ; cepen-
dant, toute trace du rayon avorté peut disparaître; les rayons
1. Plusieurs des échantillons norvégiens, étudiés ici, ont déjà été cités par
M. Foslie [91, p. 17].
2. Il y a trois quarts de siècle, J. Agardh [36, p. 110, PI. XV, fig-. 43] a repré-
senté deux propagules du >S. cirrosa; l'un parait avoir trois rayons et l'autre
quatre. Je ne sais jusqu'à quel point on en peut tenir compte. Ce qu'il appelle
« une racine articulée » est probablement le poil du propagule.
4o6 JOURNAL DE BOTANIQUE
sont alors dans le même plan, et la ressemblance avec les propa-
gules du S. fm'cigera en est beaucoup augmentée. J'ai retrouvé
cette forme à trois bras cylindriques jusqu'à Concarneau. Tou-
tefois, bien au Nord de cette localité, les propagules commen-
cent à changer de forme. Ainsi, sur l'échantillon anglais dis-
Fig. 44. — Sphacelaria cirrosa f. septentrionales, — A, B, C, Propagules pris sur la plante
du Trondhjemfjord, du 19 août 1892 (Gr. 80). — D, Sommet d'un rameau envahi par un
parasite, pris sur la plante de Svinor, 6 septembre 1885 (Gr. 150).
tribué par Gre ville comme >S\ pcnnaia, sur ceux d'Helgoland,
de Bognor, de l'île de Wight, les rayons deviennent nettement
fusiformes; en même temps, les rameaux primaires de ces exem-
plaires deviennent plus courts, les articles des filaments prin-
cipaux diminuent de hauteur, comme je l'ai dit précédemment.
Cette différence s'accentue sur les exemplaires français et
espagnols à partir de la Manche jusqu'à Madère (i). J'ai repré-
1. A part celui de Concarneau, qui a été dragué. Il est possible que des
S. cirrosa récoltés à Concarneau sur les Algues que la marée découvre rentre-
raient dans le cas général.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 407
sente (fig. 45, A, B, C) trois propagules de la plante de
Roscoff; ils sont identiques à ceux du S. Hystrix ; les rayons
sont nettement renflés en fuseau, plus rétrécis à leur base ; le
Fig. 45. — Sphacelaria cirrosa, f. meridionalis. — A, B, C, Propagules de la plante de
Roscoff sur Cystoseira discors, 30 juillet 1900. — D, Propagule germant, ayant déjà
produit un disque (prothalle) sur lequel poussent deux filaments dressés; Guéthary, sur
les rochers, 2 août 1898. — E, Rameau primaire transformé en stolon et produisant un
disque à son extrémité (Ibid.) (A à E, Gr. 80).
sphacèle en calotte se prolonge ou non en poil; l'avorteraent
de l'un des rayons devient beaucoup plus rare, mais je n'ai
jamais vu de propagules à quatre rayons.
Une autre différence survient chez les exemplaires de la
Méditerranée. Habituellement, la forme des rayons est la même
que sur nos côtes de l'Océan ; parfois, cependant, elle corres-
408 JOURNAL DE BOTANIQUE
pond à la forme septentrionale (i). De plus, aussi souvent que
j'ai pu examiner un certain nombre de filaments, ou que ces
filaments étaient chargés de propagules, ceux-ci présentaient
soit trois, soit quatre rayons symétriquement disposés. Les
exemplaires croissant sur le Codium Bursa, que j'ai reçus de la
station de Rovigno, mélangés au .S. tribuloides, étaient en fort
bel état et couverts de propagules qui portaient tous des rayons
cylindriques, mais les propagules à trois rayons étaient bien
moins nombreux que ceux à quatre rayons; j'en ai vu aussi
quelques-uns à cinq rayons. Enfin, sur des touffes de .S. cirrosa
que j'ai trouvées sur des D 'ic iy v la die ho io ma récoltés à Alger,
les propagules portaient trois, quatre ou cinq rayons rangés
autour du sphacèle en calotte, développé ou non en poil. Un
fragment du 6\ cirrosa sur Posidouïa Caulini cité par Mon-
tagne, dans sa Flore de l' Algérie [46, p. 42], m'a montré unique-
ment des propagules à trois ou quatre rayons, aucun à cinq
rayons. Il n'y a donc pas à en tirer de conclusion spéciale pour
la localité (2).
D'après M. Ardissone [87, p. 91] les propagules du vS\ cirrosa
présentent « deux ou trois, rarement quatre ou cinq rayons » ; cet
auteur ayant comparé ses échantillons méditerranéens à des
plantes du Nord de l'Europe, je suppose qu'il a vu sur celles-ci
les propagules à deux rayons ; à ma connaissance, il est le seul
auteur qui parle de propagules à cinq rayons, mais malheureu-
sement sans indiquer dans quelle localité il les a rencontrés.
Meneghini [42, p. 334] dit aussi « propagules à trois ou quatre
rayons ». Lorsque M. Reinke étudie le .S. cirrosa de la Baltique
[89,2, p. 65] il dit : « propagules avec des rayons cylindriques,
allongés, le plus souvent trois, plus rarement deux », puis,
dans son Mémoire sur les Sphacélariacées [91,2, p. 11] : « les
propagules sont très caractéristiques ; ils sont typiquement à
trois rayons, plus rarement à deux ou à quatre, cylindriques,
un peu atténués vers l'extrémité ». L'auteur ne dit pas si ce
1. Constaté sur les échantillons de Corse, Minorque, Sébastopol, Rovigno,
3 octobre 1899 et 1" juin 1900. Je remarque toutefois que ces échantillons (à part
celui de Rovigno de 1900) étaient très pauvres en propagules.
2. M. Vinassa [91, p. 248J a constaté, sur des exemplaires méditerranéens, que
le poil des propagules du J>\ cirrosa est présent ou absent. Il dit que, clans ce
dernier cas, l'un des trois bras se déplace légèrement et semble continuer direc-
tement le pédicelle. Je n'ai jamais rien vu de semblable.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Sphacélariacées . 409
nombre de quatre a été vu sur des plantes du Nord ou sur des
échantillons de la Méditerranée.
Quoi qu'il en soit, nous sommes en présence d'un fait non
encore mentionné, et cependant du plus haut intérêt au point de
Fig. 46. — Sphacelaria ci'rrosa des Feroë, Ier novembre 1897.
anormaux (Voy. le texte) (A à E, Gr. 80).
Propagules normaux et
vue de la variation spécifique. Le S1, cirrosa des mers du nord
de l'Europe présente des propagules généralement à trois rayons,
parfois deux rayons cylindriques ; celui de la Manche et de
l'Océan présente des propagules généralement à trois rayons
en fuseau, très rarement à deux rayons. Ces formes corres-
pondent à des différences de l'appareil végétatif et, bien qu'elles
passent de l'une à l'autre, je propose de les désigner par les
noms de f. septentrional! s et f. meridionalis . Dans la Méditer-
ranée, l'appareil végétatif est le même que dans l'Océan; les
rayons des propagules sont habituellement de la deuxième
410 JOURNAL DE BOTANIQUE
forme, parfois cependant de la première, mais ces rayons sont
au nombre de trois ou de quatre, parfois de cinq; je sépare
cette forme sous le nom de f. mediterraiiea.
J'ai déjà mentionné les formes bizarres que les propagules
du S. furcïgera prennent aux Feroë. Le .S. cirrosa de ces mêmes
îles, que M. Bôrgesen m'a soumis, présente des anomalies sem-
blables. Les filaments dressés, grêles, peu ramifiés, portent
de nombreux propagules; j'en ai dessiné plusieurs sur la
figure 46. Les propagules A et B ont été pris sur un même
filament; le premier a une tendance à se rapprocher de la
forme meridionalis , et on en trouve dont les rayons sont
notablement plus longs, légèrement renflés en leur milieu; le
second correspond bien à la forme septeiitrionalis ; sur l'un
et l'autre, le poil est rudimentaire. Ces deux formes sont de
beaucoup les plus communes, mais on rencontre les bizarreries
les plus variées. Ainsi, sur les propagules iï et F, deux rayons
seulement se sont développés, le troisième étant à l'état rudi-
mentaire, et, dans F, ils ont pris un développement considé-
rable. Sur D, le propagule était d'abord normal, puis deux
rayons se sont beaucoup développés : l'un s'est trifurqué pour
donner un propagule de deuxième génération de »S. cirrosa;
l'autre s'est bifurqué pour donner un propagule de deuxième
génération ressemblant beaucoup à ceux du S.furcïgera. Enfin,
le propagule C a fourni aussi une double génération, mais
chaque fois à rayon unique; le sphacèle en calotte, rejeté sur le
côté, indique la longueur du pied et du premier rayon (1).
Les propagules en germination étaient fort nombreux sur le
C. discors de Roscoff. Comme M. de Janczewski l'a indiqué
[73, p. 258], le pied du propagule et les rayons jouent le même
rôle dans la germination; ils sont physiologiquement iden-
1. J'ai représenté sur la figure 44, D, le sommet d'un filament norvégien
portant de nombreux ramuscules qui paraissent dus à l'action d'un parasite,
probablement d'une Chytridiacée. Le parasite, appelé par M. Kny Ckytridhim
Sphacellarum, qui déforme souvent, en sphère ou en poire, le sphacèle des
filaments principaux, des rameaux ou des propagules, est très fréquent chez le
6". cirrosa, comme d'ailleurs chez bien d'autres espèces. La déformation dont il
est question ici est toute différente : elle se manifeste sur plusieurs articles
superposés d'un filament ou d'un propagule jeune, qui s'allongent chacun en un
ou deux ramuscules diversement orientés. Je l'ai remarqué snr plusieurs exem-
plaires norvégiens et sur ceux de Minorque ; la figure 44, D, représente l'un des
cas les plus simples; elle suffira pour éviter les confusions possibles.
C. Sauvageau. — Remarques sur les Spkacélariacèes. \\\
tiques. Étant donnée la forme du propagule, celui-ci, lorsqu'il
tombe sur un substratum plan, le touche par trois pointes, la
quatrième pointe restant dressée. Si le propagule tombe au
milieu de filaments, une seule ou deux pointes pourront toucher
le support, comme dans la figure 45, D, qui représente un cas
simple. Quoi qu'il en soit, la ou les pointes touchant le substra-
tum s'étale en un disque sur lequel les filaments dressés croissent
ensuite, chaque disque donnant un nouvel individu. Les pointes
qui ne le touchent pas ne se développent jamais en filament
dressé; elles s'allongent un peu, produisent 1-2-3 P°ils indi-
quant un sympode à 1-2-3 générations, habituellement d'un
seul article primaire chacune, puis cessent tout accroissement.
Un propagule qui tombe au milieu d'un faisceau de filaments,
allonge parfois 1-2 de ses pointes en un stolon plus ou moins
long, à la recherche d'un support sur lequel il se fixe et
s'étale en disque. On trouve dans la nature des propagules en
germination à toutes les époques de l'année; j'ai vu des disques,
ayant déjà produit cinq jeunes pousses dressées, qui étaient
encore en relations avec leur propagule originel, en parfait
état.
En faisant remarquer que, pour fournir des filaments dressés,
le propagule produit d'abord un disque, M. de Janczewski com-
pare celui-ci à un prothalle. C'est en effet une sorte d'intermé-
diaire entre l'élément de multiplication et la plante elle-même.
Il y a là comme une alternance de générations dans le cycle
d'une plante asexuée. Les choses se passent de même chez le
>S. Hystrix; toutefois, le cycle total de la végétation y est plus
complexe, puisqu'une alternance de générations existe en outre
entre la plante sexuée et la plante asexuée.
L'abondance habituelle des propagules du S. cirrosa, la
perfection de leur forme et la facilité avec laquelle ils germent,
rendent pour ainsi dire superflue la présence d'autres organes
de multiplication.
Et en effet, les touffes à sporanges uniloculaires sont bien
moins fréquentes que celles à propagules; toutefois, quand les
sporanges existent, ils sont abondants et couvrent les filaments.
Ainsi, parmi une trentaine de touffes récoltées à Roscoff le
9 mai 1902, presque toutes munies de propagules, une seule
4i2 JOURNAL DE BOTANIQUE
avait des sporanges uniloculaires. Ceux-ci étaient d'ailleurs en
parfait état, mais il n'en est pas toujours de même. Par exemple :
les sporanges uniloculaires des exemplaires norvégiens, ceux de
certains exemplaires de Rovigno, m'ont paru presque vides,
comme s'ils ne devaient pas arriver à maturité. Ils sont portés
par les mêmes individus que les propagules, sur les filaments
principaux ou sur les rameaux; d'abord allongés, ils s'arron-
dissent progressivement et mesurent 75-100 p de diamètre; le
pédicelle est unicellulaire.
Les sporanges pluriloculaires sont encore plus rares, et je
suis persuadé que ceux dont parlent les auteurs appartiennent
pour la plupart au .S. bipinnata, tout au moins s'il s'agit de la
plante de l'Océan. J'en ai vu une seule fois : sur le C. dïscors
de Gijon, dans lequel j'ai fait de nombreuses coupes sans cons-
tater de parasitisme. La plante de Gijon était d'ailleurs parfaite-
ment caractérisée : filaments principaux raides, portant de
nombreux rameaux primaires, courts et raides, parfois eux-
mêmes ramifiés, aucun rhizoïde, et thalle rampant en disque
petit, dense, et bien limité. Une même touffe portait simulta-
nément des propagules, des sporanges uniloculaires et des spo-
ranges pluriloculaires; j'ai même vu quelques propagules sur un
filament couvert de sporanges pluriloculaires. Ils sont cylin-
driques, comme ceux des S. Hystrix et bipinnata de 70-80 u. de
long ; leur largeur est de 60-65 p. Tous sont à logettes de petites
dimensions. Le pédicelle est généralement bicellulaire. Si l'on
pouvait conclure, d'après les exemplaires de Gijon, on dirait que
le 6\ cirrosa produit des sporanges pluriloculaires à la fin de
l'été, lorsque le S. Hysirix a perdu les siens depuis longtemps ( 1 ) .
Cependant, la plante méditerranéenne est peut-être plus fré-
quemment fructifère que celle de l'Océan. En effet, on sait que
1. Les frères Crouan ont signalé en 1860 [60], puis dans leur Florule du
Finistère [67, p. 164], le .S. céespitula Lyngb. comme une plante très rare,
trouvée sur la partie inférieure renflée du Saccorhiza bulbosa. Ils l'ont trouvée
en trop faible quantité pour la distribuer dans leur exsiccata. Dans l'Herb.
Crouan, conservé à Quimper, j'ai vu un unique sachet sur lequel était inscrit :
«Spkacelaria czespitula Lyngb. (cum fructu!), sur la fronde de Lam. bulbosa.
C'est à la base, sur la partie bulbeuse, qu'il gazonne, mais en très petite quan-
tité. Très rare. >» L'échantillon inclus dans le sachet, composé de quelques courts
filaments insérés sur un petit fragment du support, était tellement minime que,
pour l'étudier, j'ai dû demander l'autorisation de le prendre en totalité.
Or, la plante conservée par les frères Crouan n'appartient certainement pas
au 5". casspitula de Lyngbye, car aucun des articles secondaires n'est cloisonné
C. Sauvagkau. — Remarques sur les Sphacélariacées. 413
Kùtzing a créé son £\ irregularis pour un Sphacelaria médi-
terranéen qui, d'après le dessin des Tabîdée, paraît garni de
sporanges pluriloculaires. Depuis, les auteurs ont employé le
nom & irregularis pour marquer l'opposition entre la ramifica-
tion du kS. cirrosa considéré, et la ramification de celui qu'ils
appelaient pennata; M. Ardissone, dans sa diagnose du 5\ cir-
rosa, indique même comme douteuse l'existence des sporanges
pluriloculaires. Cependant, Meneghini, qui écrivit son chapitre
sur le kS. cirrosa [42, p. 332] avant que Kùtzing eût publié le
►S. irregularis, spécifie que cette Algue vit en épiphyte sur
d'autres Algues, décrit longuement les sporanges plurilocu-
laires, et il en parle comme d'organes abondants. Comme je l'ai
déjà fait remarquer à propos du S. Hyslrix et du S. rhizo-
phora, il y aurait donc lieu d'examiner à nouveau et de plus
près le 6\ cirrosa de la Méditerranée.
On a vu précédemment que tous les exemplaires de Sphace-
laria du groupe cirrosa que j'ai étudiés sur le C. ericoides, le
C. fibrosa et X Halidrys étaient parasites et correspondaient
aux vS. Hystrix et iS. bipinnata et que tous ceux étudiés sur
le C. discors étaient épiphytes et correspondaient au iS. cir-
rosa. Si le fait est sans exception, il facilitera beaucoup
la détermination. \J Halidrys est une Algue toujours très
propre, et les épiphytes ou les parasites qui peuvent l'envahir
sont probablement très peu nombreux. Il n'en est pas de même
du Cyst. fibrosa; en outre des Sph. sympodicarpa, S. Plunmla,
S. bipinnata, Ect.fascictdatus, que j'ai cités sur ses branches,
on y trouve un grand nombre d'autres petites Algues. On peut
donc s'attendre à voir le ,S. cirrosa pousser à sa surface, car
cette espèce ne choisit guère son support; les déterminations
spécifiques nécessiteront alors une certaine attention.
transversalement. Les filaments dressés, hauts de 2-3 millim., trapus, sont ramifiés
à la manière des espèces du groupe cirrosa. J'ai vu sur un même filament des
sporanges uniloculaires et des sporanges pluriloculaires; l'un des filaments
portait des rhizoïdes très divariqués, nés à des hauteurs très inégales. J'ignore
si la plante est parasite. Son substratum n'est pas celui sur lequel on trouve
habituellement le .S". Hystrix ; la présence de quelques rhizoïdes et de sporanges
pluriloculaires font hésiter à la rapporter au vS. cirrosa. Le prétendu S. csesfii-
tula des frères Crouan doit donc être recherché à nouveau au même titre que
les >S. irregularis et rkicophora de la Méditerranée.
D'après M. Farlow [81, p. 76], le 6". cirrosa est commun sur la côte nord
atlantique des Etats-Unis. Les sporanges sont plus fréquents en hiver qu'en été,
dit l'auteur, mais sans spécifier de quels sporanges il parle.
4i4 JOURNAL DE BOTANIQUE
Je rapporte au ►S', arrosa deux plantes australiennes non
nommées, récoltées par Harvey, que M. P. Wright m'a commu-
niquées. Elles sont épiphytes, portées par un disque étroit ; les
filaments principaux, très nettement différenciés, à articles se-
condaires moins hauts ou aussi hauts que larges, peu cloisonnés
longitudinalement, ne produisent aucun rhizoïde. Les rameaux
primaires inférieurs sont espacés et relativement courts ; ceux
qui naissent plus haut sont plus rapprochés, parfois opposés,
longs, cylindriques, plus étroits que l'axe, arrivent à la même
hauteur que lui, et, par suite, la plante paraît grêle à sa base,
touffue à son sommet.
Les deux plantes portent des propagules trifurqués, à poil
médian développé ou non. Dans la plante de Swan River (sur
des feuilles que j'ai déterminées anatomiquement Posidom'a
austrah's), les propagules grands, à rayons cylindriques,
courbés, étranglés à leur base, rappellent la f. septentrionalis .
Celle de Port-Jackson, épiphyte sur une Fucacée, rappelle au
contraire la f. mcridionalïs , les propagules sont nombreux et
grêles; les rayons, légèrement renflés, et les pieds sont environ
moitié moins longs et moitié moins larges que sur les individus
de Swan River. Cette différence mériterait d'attirer l'attention.
Les propagules de la plante de Port-Jackson sont cantonnés
sur les rameaux les plus rapprochés du sommet ; les rameaux
situés au-dessous sont au contraire abondamment pourvus de
sporanges uniloculaires en bon état, à pédicelle unicellulaire,
et identiques à ceux des individus européens.
L'Herbier Lenormand renferme un fragment d'une Floridée
de la Nouvelle-Zélande ayant quelque ressemblance avec un
Alinfeltïa, qui porte un Sphacelaria, déterminé « Sphacelaria
firmula Kùtz. », d'une écriture que je crois être de v. Martens, à
qui Lenormand soumit fréquemment les échantillons que lui en-
voyaient ses correspondants.
La plante, très adhérente à son support par un petit disque,
à filaments dressés souples, peu cloisonnés, à rameaux longs,
parfois unilatéraux, généralement simples, est très attaquée
par un parasite occasionnant des déformations comparables à
celles que j'ai signalées chez le S. cirrosa de Norvège. Aussi,
les propagules sont-ils très rares ; ils ont trois rayons rétrécis à
C. Sauvagbau. — Remarques sur les Spkacêlariacées. 415
leur insertion. Sur certains filaments dressés, des rhizoïdes en-
roulés sont bien les mêmes que ceux du S. bipïiuiata, mais
moins nombreux. La plante de Nouvelle-Zélande tient du ,S. cir-
rosa et du 6". bipiiinata; le fait qu'elle n'est pas parasite peut
être attribué à la nature du support; nous avons constaté, en
effet, à propos du ,S. biradiata, que la diastase qui sépare les
cellules d'une Fucoïdée est parfois insuffisante pour la pénétra-
tion dans une Floridée.
Sphacelaria cirrosa Agardh. — Touffes habituellement raides, de
1/2-2 centim. de hauteur. Thalle inférieur en disque petit, compact,
d'une seule épaisseur de filaments rayonnants. Filaments dressés de
40-100 tx. de largeur, à articles secondaires moins hauts ou plus
hauts que larges. Ramification habituellement bien fournie. Rhizoïdes
absents ou très rares. — Sporanges uniloculaires peu communs, de
75-100 u.. de diamètre, à pédicelle unicellulaire. Sporanges plurilocu-
laires très rares, dans les mêmes touffes que les précédents, cylin-
driques, de 70-80 [/.. sur 60-65 V- Propagules très fréquents, à rayons
courbés, rétrécis à leur base, cylindriques ou fusiformes, habituelle-
ment au nombre de 3, parfois 2-4-5, à poil développé ou non.
1 lab. — Sur les supports les plus variés : rochers, Corallines,
Chlorophycées, Fucoïdées, Floridées, Zostéracées. — Feroë! Nor-
vège! Suède! Danemark! Golfe de Kiel! Helgoland! Grande-Bre-
tagne! Normandie! Bretagne! Ile de Ré! Golfe de Gascogne! Maroc!
Madère! Golfe du Lion ! Golfe de Gênes! Corse! Minorque! Adria-
tique! Crimée ! Algérie! Australie! Nouvelle-Zélande !
A. — f. septentrionalis. — Plante plus souple, à articles secon-
daires des axes souvent aussi hauts ou plus hauts que larges. Propa-
gules à trois rayons cylindriques, parfois deux.
B. — f. meridionalis. — Plante moins souple, à articles secon-
daires des axes souvent aussi hauts ou moins hauts que larges. Propa-
gules à trois rayons fusiformes.
C. — f. mediterranea. — Plante semblable à la précédente. Pro-
pagules à 3-4-5 rayons cylindriques ou fusiformes.
Les auteurs ont distingué plusieurs variétés de £\ cirrosa.
J'ai dit plus haut que les variétés pennaia et irregularis (1),
admises par Hauck puis par M. Reinke, ne me semblent pas
1. Le Sph. cirrosa var. subsecunda Grunow [Piccone, 84, p. 53], des Canaries,
très voisin du 6". irregularis Kûtz., dit Grunow, en diffère par ses rameaux çà
et là unilatéraux. Ce caractère parait bien insuffisant. D'ailleurs, il s'agit très
probablement d'un état du 6". Hystrix et non du vS\ cirrosa.
4i6 JOURNAL DE BOTANIQUE
mériter d'être maintenues. La variété a?gagropïla, établie par
C. Agardh, a été retrouvée par M. Wittrock [84, p. 283] sur
les côtes de Suède, en boules de 1-4 centimètres de diamètre.
M. Reinke la cite à Kiel, et il suppose qu'elle est due à des
individus de >S. cirrosa détachés de leur substratum et s'ac-
croissant ensuite de toutes parts, enpelottes; toutefois, il l'a
trouvée en place, de la grosseur d'une tête d'homme, fixée
sur le Fastigiaria furcellata (1). On a vu précédemment que
Lloyd appelait ainsi un état très dense de »S. bïpimiata. Je ne
connais pas autrement la variété œgagropila, mais j'en ai
étudié deux autres : variété nana et variété pâte ntissima.
[A suivre.)
NOTE SUR QUELQUES DIATOMÉES
DE LA MER NOIRE
SUIVIE D'UNE LISTE DE FORMES OBSERVÉES DANS CETTE MER
{Fin.)
Par M. C. MÉRESCHKOWSKY.
Navicula scopulorum Bréb.
(PI. II, fig. 1,2.)
L'endochrome de cette Diatomée est des plus curieux (2). Il
est composé de seize à trente-six corpuscules disposés par paires
le long des connectifs, chaque corpuscule étant formé de deux
tiges longitudinales étroites réunies au milieu par une barre
1. D'après M. Wittrock, la var. êegagropila est très rare. Ill'arecueillie à l'île
de Gothland, et on ne l'avait pas vue en Suède depuis que C. Agardh la trouva
à Skanôr; les exemplaires signalés par Kùtzing seraient simplement des touffes
de 6". cirrosa f. typica arrachées à YHalidrys (Voy. précédemment, p. 329, en
note). M. Wittrock a presque toujours constaté l'existence d'une cavité au centre
de la boule, tandis que les aegagropiles de Cladophora présentent à leur centre
un corps étranger. L'auteur remarque que tous ses exemplaires portent une
Diatomée épiphyte, Epilhemia lurgida, qui existe aussi sur l'échantillon original
d'Agardh.
2. L'endochrome de cette espèce a été décrit dans mes Etudes sur l'endo-
chrome des Diatomées (Mémoires de l'Académie des Se. de Saint-Pétersbourg,
1901, vol. XI, n" 0, p. 12, pi. II, fig 29-31). Si je touche de nouveau à ce sujet
dans cet article, c'est que celui-ci a été écrit et envoyé pour être imprimé le
3 décembre iqoo, à une époque où je ne savais point encore si mon travail sur l'endo-
chrome des Diatomées serait accepté ou non, la dernière supposition me paraissant
même, vu le nombre considérable des planches coloriées, la plus probable.
C. Méreschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 417
étroite transversale reproduisant ainsi exactement la lettre H
(fig. 2). Chaque corpuscule possède un pyrénoïde arrondi
d'aspect oléagineux, placé au milieu de la tige transversale.
Cette structure de l'endochrome est si extraordinaire et si
différente de celle de toutes les autres espèces du genre Navi-
citla, ainsi que des genres voisins, que le Navicula scopulorum
devrait selon mon avis être séparé du genre Navicttla et former
un genre à part ; et la forme de la valve de cette espèce si diffé-
rente aussi de toutes les autres espèces ne fait que corroborer
cette manière de voir.
J'ai aussi étudié l'endochrome de V Amphora inflexa Bréb. (1)
et j'ai trouvé une grande analogie entre cette dernière et le
N. scopulorum. Chez VA. inflexa l'endochrome est composé de
quatre plaques ayant exactement comme ici la forme d'une
lettre H, réunies deux à deux par un pyrénoïde allongé situé
au milieu de la barre transversale, et chez une autre espèce
voisine, l' Amphora pontica Mer. , le nombre de ces plaques est
même de huit, formant quatre paires. En comparant la structure
de l'endochrome de ces deux Amphores avec celle d'un grand
nombre d'autres espèces que j'ai étudiées, j'arrive à la conclu-
sion que l'ancien genre Okedenia était un bon genre, un genre
naturel, et je propose de le rétablir. Et comme l'endochrome de
Y Okedenia inflexa et de Y Okedenia pontica est presque le
même que celui du A", scopuloruîii, je crois que le genre Okedenia
est directement dérivé du N. scopulorum, dont il peut être con-
sidéré comme un type asymétrique, ce qui est confirmé par une
certaine ressemblance dans les valves de toutes ces formes.
Je me demande même s'il ne serait pas mieux de ranger le
N. scoptUorzim dans le genre Okedenia (2), que d'en créer un
nouveau.
Navicula (Liàellus) reticulata Mer. nov. spec.
(PI. II, fig. 25, 32.)
Valve très aplatie, de forme rhombique, pointue aux extré-
mités, longueur 0,033-0,038 mm., largeur environ 0,0095 mra-5
1. Etudes sur l'endochrome des Diatomées, 1. c, p. 27, pi. VI, fig-. 8-10.
2. C'est la manière de voir que j'ai définitivement adoptée. Voir : On Okedenia.
Annals and Magasine of Natural History, 1901, vol. VIII.
4i8 JOURNAL DE BOTANIQUE
pores centraux petits, rapprochés, pores terminaux éloignés du
bord. Striation aussi fine que chez le N. complanata. Frustule
délicat, un peu étroit, avec des extrémités arrondies, zone
avec des plis nombreux très fins et rapprochés, environ
12 par 0,01 mm. Endochrome réticulé formé d'un seul chroma-
tophore de forme très particulière, composé de deux bandes
longitudinales genouillées, réunies par une ou deux bandes
transversales, formant ainsi un réseau.
L'endochrome de cette espèce a été décrit dans mes a Etu-
des sur l'endochrome des Diatomées », (lre partie, p. 14 pf. II,
fig. 35-37). Les figures que j'y ai données sont exactes, mais
leur interprétation laisse à désirer, car à cette époque je n'a-
vais pas encore pu arriver à me faire une idée suffisamment claire
de la disposition très compliquée de l'endochrome dans le frus-
tule. Depuis j'ai eu l'occasion de l'observer de nouveau et je
suis en état maintenant d'en donner une description plus com-
plète et plus exacte qui devra remplacer celle contenue dans les
« Etudes ».
Cette espèce, très répandue dans la Mer Noire (Sébastopol,
Ialta) et à Villefranche, et que j'ai aussi rencontrée en grand
nombre dans l'océan Pacifique (Californie), diffère si essentiel-
lement par son endochrome du N. complanata, dont l'endo-
chrome a été décrit par Cleve {Synops. Navic. Diat. Iro partie,
p. 153), que pour cette seule raison elle doit être considérée
comme une espèce distincte, quoique, sous d'autres rapports,
elle rappelle le N. complanata. Cette dernière espèce possède
2 plaques quadrangulaires très courtes, situées l'une dans la
moitié supérieure du frustule, l'autre dans sa moitié inférieure.
Ici les deux plaques sont genouillées et beaucoup plus allon-
gées, occupant toute la longueur du frustule. Dans les figures
28 et 30, on les voit en acb et & cy & ; la première plaque acb re-
posant sur le connectif supérieur est représentée par une teinte
plus foncée que la plaque opposée #' cx b' appliquée au connectif
inférieur. Chaque plaque est composée de deux moitiés réunies
par une partie médiane ; la partie supérieure a est rapprochée
de la valve droite ; arrivée à peu près au milieu du frustule, elle
tourne brusquement vers le côté de la valve gauche et passe par
la partie médiane c dans la moitié inférieure b ; l'autre plaque,
appliquée au connectif opposé, est également constituée de deux
C. Méreschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 419
moitiés a? et b' réunies par une partie médiane cy et chaque moi-
tié occupe une position opposée aux deux moitiés de la pre-
mière plaque. Aux angles det d' les deux plaques sont réunies
par deux bandes transversales qui ne sont pas visibles dans la
vue zonale et sont représentées sur la figure 29 en ^ et ^' (1),
de sorte qu'en réalité il n'y a qu'une seule plaque très découpée
et formant une espèce de réseau. La position des bandes trans-
versales est variable
(fig. 29 et 31); quelque-
fois il n'y en a qu'une
seule (fig. 32).
Cette structure, comme
l'on voit, est très compli-
quée et difficile à com-
prendre. Pour la rendre
plus claire, je donne ici
deux figures schémati-
ques dont une (fig. 2 du
texte) représente un frus-
tule entier dans une posi-
tion un peu oblique.
Quant au N. compla-
nala, il me paraît probable
que les deux plaques dont
sonendochrome est com-
posé sont également réu-
nies par une étroite bande transversale, comme on peut en ju-
ger d'après les figures de Cleve, surtout celle qui représente la
valve. Ceci est d'autant plus vraisemblable que chez le N. Libel-
las dont j'ai aussi étudié l'endochrome (2) (il est presque iden-
tique à celui du N. complanala, voir la figure 4 ci-jointe), les
deux plaques sont en effet réunies par une étroite bande trans-
versale ; elle est souvent difficile à voir et a pu par conséquent
échapper à l'observation de Cleve.
Fig. 2. — Figure schématique, d'un frustule de Li-
bellas relicutaltis Mer. dans une position oblique.
a c b, une moitié du chromatophore ; a' c' b', l'autre
moitié, disposée sur la zone opposée; d et a',
bandes transversales.
Fig 3. — Figure schématique du chromatophore du
Libelkis reticulatiis vu par la zone. Mêmes lettres
que dans la ligure précédente.
1. Il ne faut pas confondre ces bandes transversales traversant la cellule d'un
côté à l'autre avec les parties moyennes c et c' des bandes longitudinales qui
ne traversent pas la cellule, mais restent appliquées aux connectifs.
2. Éludes sur l'endochrome des Diatomées, 1. c., p. 14, pi. II, fig-. 27-28.
Dans la fig. 27, la bande qui réunit les deux moitiés de la plaque est représentée
par erreur comme étant interrompue, ce qui n'est pas le cas.
420 JOURNAL DE BOTANIQUE
Ce dernier type peut facilement être déduit du type plus
compliqué du N. retictdata en supposant qu'une partie seule-
ment des bandes longitudinales s'est conservée (a et a' de la
fig. 28) l'autre moitié [b b}) ayant disparu. En comparant la
fig. 3 du texte avec la fig. 32 de la planche, on pourra facile-
ment se convaincre que l'endochrome du N. Libelliis (et très
probablement du N. complanata aussi) n'est qu'une réduction
ou simplification de l'endochrome du N. reticulata.
Ce n'est pas cependant par l'endochrome seul
que cette espèce diffère du N. complanata : sa valve
est aussi plus large (0.095 mm' au ^eu ^e °-°05 mm.)
de forme rhombique (fig. 26, 27) au lieu d'être lan-
céolée-linéaire, les extrémités du frustule (fig. 25,
28, 30) sont arrondies et non pas tronquées.
Fig. 4. — En-
dochrome du
Navictila Li-
bellus vu du
côté de la
valve.
Galoneis taurica Mer. nov. sp.
(PI. II, fig. 13.)
Une description détaillée de cette espèce sera
donnée dans mon ouvrage sur les Diatomées de la
Mer Noire. Je ne la mentionne ici que pour donner
la figure d'une valve que je viens de trouver tout
récemment dans un slide contenant des Diatomées
des îles Baléares; elle n'est pas très typique, étant
un peu étroite, avec des stries rejetées plus près du
bord dorsal que d'ordinaire; longueur 0.0466 mm.,
largeur 0.0067 mm-, stries 6.5 par o. 01 mm. La zone du C. tau-
rica est plissée.
J'ai observé cette Diatomée à l'état vivant à Villefranche ;
son endochrome (1) est composé de 4 plaques, 2 sur chacun
des connectifs, séparées par une fente transversale très étroite.
Cette structure diffère si essentiellement de celle de toutes
les autres espèces du genre Caloneis, aussi bien que des genres
voisins, qu'il me semble qu'après tout, on ne pourra pas éviter
la création, pour cette forme, d'un genre nouveau. La zone
plissée est aussi une indication que le C. taurica est quelque
chose de bien à part.
1. Études sur l'endochrome des Diatomées, 1. c, p. 6, pi. I, fig. 20.
C. Méreschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 421
Pinnularia ambigua Cl.
(PI. II, fig. 7, 8.)
Je donne ici la figure d'une valve et d'un frustule entier d'un
individu observé dans la Mer Noire. La valve ressemble d'une
manière frappante au N. retusa Bréb. (Perag., D. de France,
pi. XIII, fig-. 11), n'en différant que par sa forme plus régulière-
ment linéaire, sans atténuation vers les extrémités, et par le
raphé qui est plus droit et ne présente pas de renforcements
partiels.
Mais la vue zonale du Pinnularïa ambigua est bien diffé-
rente et intéressante sous plusieurs rapports. Le connectif est
plissé — seul cas à ma connaissance d'une zone plissée chez le
genre Pimiularïa, — ce qui semble démontrer que ce caractère
n'a pas toujours une grande valeur, au point de vue taxonomique.
Un autre fait intéressant, c'est la présence d'un sillon longitudi-
nal obscur sur les deux côtés de la valve, qui semblerait indiquer
que cette Diatomée est apparentée au genre Caloiiefs. Il me pa-
raît cependant que ce genre, tel qu'il a été établi par Cleve,
n'est pas tout à fait naturel et qu'il devrait être débarrassé des
espèces qui, probablement, ne lui appartiennent pas (le groupe
Quadriseriatœ de Peragallo, par exemple). L'étude de l'endo-
chrome viendra, un jour, jeter de la lumière sur cette question.
La présence du P. ambigua dans la Mer Noire est aussi un fait
qui mérite l'attention. Avec plusieurs autres faits du même
ordre, il prouve que la flore de la Mer Noire est en partie dérivée
des régions septentrionales, et qu'il a dû exister autrefois une
communication directe entre cette mer et la Mer du Nord. (Voir,
à ce sujet, l'introduction précédant la liste des espèces de la Mer
Noire.)
Mastogloia trachyneis Mer. nov. spec.
(PI. II, fig. 22-24.)
Valve large, elliptique lancéolée, extrémités rostrées, lon-
gueur 0.17-0.040 mm., largeur 0.0095-0.0147 mm.; partie ter-
minale de la valve surélevée en mamelon ; raphé droit, aire axiale
étroite, linéaire, traversée par les stries transversales, aire cen-
trale petite, arrondie, lisse. Structure de la valve double, com-
posée de deux couches, l'une formée d'alvéoles allongées dis-
422 JOURNAL DE BOTANIQUE
posées en lignes obliques décussées, l'autre présentant des stries
transversales au nombre de 9 par 0.0 1 mm. au milieu de la valve.
Logettes uniformes, au nombre de 3 à 4 par 0.01 mm., formant
une bande étroite n'atteignant pas les extrémités de la valve.
La structure de la valve ressemble à celle du genre Trachy-
neis; en abaissant ou élevant l'objectit, on aperçoit distincte-
ment tantôt l'une, tantôt l'autre des deux couches, la deuxième
couche devenant alors indistincte ; dans les figures 22, 23, on
voit distinctement la couche à alvéoles ; dans la figure 24, ce
sont, au contraire, les stries transversales qui sont distinctes, et
les alvéoles sont devenues obscures. Ces dernières s'arrêtent à
l'aire axiale, mais les stries la dépassent.
Cette curieuse espèce a beaucoup de ressemblance avec le
M. Gilberti A. S., dont elle diffère par sa plus grande taille,
les mamelons terminaux, la présence d'une aire axiale et le
nombre des stries qui est de 12 par 0.01 mm. chez le M. Gilberti
et seulement de 9 ici. Quant à la structure de la valve, il est
presque certain qu'elle est également complexe chez le M. Gil-
berti, mais, grâce à ses petites dimensions, ce fait a pu facile-
ment avoir échappé aux diatomistes qui l'ont observé.
Voici quelques mesures individuelles peu nombreuses, car
l'espèce est rare :
Longueur de la valve. ... o 017 o 0266 0.027 0.0285 0.034 0.040
Largeur de la valve 0.0095 0.012 0.013 0.012S 0.013 0.0147
LISTE DES DIATOMEES DE LA MER NOIRE.
La liste que je présente ici au lecteur, et qui comprend 456 es-
pèces et variétés, aurait été sans doute plus' complète, si j'a-
vais à ma disposition plus de livres que je n'en possède. Elle
est cependant assez étendue pour qu'on puisse se faire une
idée générale de la flore des Diatomées de la Mer Noire.
Une particularité très intéressante qui nous frappe en par-
courant cette liste, c'est le nombre assez considérable (envi-
ron 40) de formes septentrionales qu'elle contient, formes com-
munes à la Mer du Nord, à l'Océan Atlantique ou Arctique,
mais qui ne se trouvent pas dans la Méditerranée ; telles sont, par
exemple : Navicttla fortis, N. digitoradiata, N. arenicola,
N. seminulum, N. iuflexa, N. halophila, Pinnularia ambigua,
C. Méreschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 42;
Gyrosigma strigosum, Amphova excisa, Chœtoceros teres,
Ch. danicus et d'autres. Comment ces formes septentrionales
ont-elles pu parvenir dans la Mer Noire qui, aujourd'hui, n'a de
connection qu'avec la Méditerranée ?
Je crois voir dans cet ordre de faits une preuve très sérieuse
à l'appui de la théorie, autrefois très répandue, puis un peu
abandonnée, et aujourd'hui reprise de nouveau (1), d'après
laquelle la majeure partie de la Russie centrale a été occupée,
à l'époque glaciaire, par une vaste mer qui s'étendait jusqu'à la
Mer Noire, la Mer Caspienne et la Mer d'Aral, réunissant ces
trois bassins, aujourd'hui isolés ou presque isolés, avec la Mer
du Nord et l'Océan Glacial. Ce n'est que tout récemment qu'une
communication entre la Mer Noire et la Méditerranée a été éta-
blie par le percement du Bosphore — circonstance qui explique
une autre particularité de la flore des Diatomées de la Mer
Noire : l'absence d'un nombre considérable de genres (plus de 20)
plus ou moins communs dans la Méditerranée. Ces genres n'ont
évidemment pas eu le temps de se répandre par l'étroit canal
du Bosphore.
Ce n'est pas le lieu, ici, de discuter le pour et le contre de
cette théorie, ni de la comparer à une autre, proposée par le
professeur Ostrooumoff, de Kazan, pour expliquer la présence,
dans la Mer Noire, de certains animaux septentrionaux. Je me
propose de le faire dans un travail ultérieur.
Les espèces et variétés nouvelles contenues dans la liste
seront décrites dans un travail sur les Diatomées de la Mer Noire,
qui est en voie de publication.
I. — DlATOMACEAE MOBILES (2).
A. Raphideae.
Diploneis bomboides A. S. Diploneis bombus v. egena A. S.
— bombus Ehr. — chersonensisvar.apisEhr. (3).
— — v. densestriata A. S. — crabro Ehr.
1. Scharff, The History of the European Fautia. London, 1890.
2. l'emploie ici le groupement que j'ai proposé dans mon article : « Sur la
classification des Diatomées. » Scripta botanica, fascic. XVIII, 1001.
3. Peragallo, Diat. mar. d. France, pi. XIX, fig-. 3-8. Cleve réunit cette
forme au D. ckersonensis, Peragallo en fait une espèce; j'ai choisi « le beau
milieu ».
424
JOURNAL DE
Diploneis crabro v. pandura Bréb.
— — ■ v.separabilisA.S.
— didyma Ehr.
— elliptica Kûtz.
— fusca Greg.
— v. Gregorii Cl.
— hyalina Donk.
— incurvata Greg.
— interrupta Kûtz.
— Kûtzingii Grun.
— v. bullata Cl.
— lineata Donk.
— nitescens Greg.
— notabilis v. expleta A. S.
— papula A. S.
— Smithii Bréb.
— — v. major Cl.
— v. permagna Cl.
— — v. rbombica Mer.
— suborbicularis Greg.
— vacillans A. S.
— — v. delicatula CI.
Caloneis amphisbaena v. Fenzlii
Grun.
Caloneis blanda A. S.
— formosa Greg.
— liber W. S.
— v. elongata Grun.
— v. excentrica Grun.
— v. linearis Grun.
— v. umbilicata Grun.
— musca Greg.
— permagna Bail. fa parva.
— taurica Mer.
Navicula abrupta Greg.
— — v. Rattrayi Pant.
— adhaerens Mer. (i).
— ammophila var. flanatica Grun.
(Schyz.) avenacea Bréb.
— Beketowii Mer.
BOTANIQUE
Navicula cancellata Donk.
— — v. Gregorii Rails.
— — v. subapiculata Grun.
— clavata Greg.
— — v. caribaea Cl.
— — v. impressa Per.
(Lib.) complanata Grun.
(Schyz.) corymbosa Ag. ?
— crucigera W. S. (2).
— cryptocephala Kûtz.
— — v. veneta Kûtz.
— digito-radiata Greg.
— — v. cyprinus (Ehr.) W. S.
— directa W. S.
— eunotiaeformis Grun.
— forcipata Grev.
— — v. densestriata A. S.
— — v. nummularia Grev.
— fortis Greg.
— fraudulenta A. S. (3).
— gregaria Donk.
(Sch. L.) Grevillei Ag.
— halophila Grun.
(Lib.) hamulifera Grun.
— Hennedyi W. S.
— — v. californica Grev. ?
— — v. circumsecta Grun.
— — v. crassa Per.
— — v. nebulosa Greg.
— humerosa Bréb.
— inflexa (Greg.) Ralfs.
— lanceolata v. arcuata Per.
— — v. arenaria Donk.
— latissima Greg.
(Lib.) libellus Greg.
— lyra Ehr.
— — v. atlantica A. S.
— — v. Ehrenbergii Cl.
— — v. intermedia Per.
(Schyz.) mollis W. S.
1. J'en fais un genre à part, Catenula, caractérisé par la présence d'une seule
plaque endochromatique reposant sur le connectif ventral et dépourvue de pyré-
noïde. Voir : Sur Catenula, un nouveau genre de Diatomées, in Scripta bota-
nica, fascic. XIX, 1902.
2. J'ai trouvé cette espèce dans la Méditerranée (Adriatique), où elle n'est
même pas rare.
3. J'ai rencontré cette espèce dans la Méditerranée (Iles Baléares).
C. Méreschkowsky. — Note sur quelqîtes Diatomées de la Mer Noire. 425
(Dickieia) oblita Mer.
— ostrearia Turpin.
— palpebralis Bréb.
— v. angulosa Greg.
— v. BarclayanaGreg. (1).
— ■ v. minor Greg.
— — v. pontica Mer.
— — v. semiplena Greg.
— pinnata var. pontica Mer.
— punctulata var. cluthensis Greg.
(Schyz.) ramosissima Ag.
(Lib.) reticulata Mer.
— rhornbica Greg.
— rhynchocephala Kûtz.
— salva A. S.
— scabriuscula (Cl. et Grove) Mer.
— seminulum var. fragilarioides
Grun.
(Lib.) spectabilis Greg.
— — v. minuta Cl.
— subinflata Grun.
(Scol.) tumida (Bréb.) Rabenh.
Anomœoneis sphaerophora Kûtz.
Okedenia inflexa (Bréb.) Eul. (2).
— pontica Mer.
— scopulorum (Bréb.) Mer.
— — v. perlonga Brun.
Pinnularia ambigua Cl.
— claviculus Greg.
— cruciformis Donk.
— quadratarea A. S.
— — v. fluminensis Grun.
— rectangulata (Greg.) Cl.
— Trevelyana Donk.
Scoliotropis latestriata var
phora Cl.
Stauroneis Gregorii Ralfs.
— salina W. S.
— spicula Hickie.
Trachyneis aspera Ehr.
— — v. intermedia Grun
Trachyneis aspera v. minuta Per.
— — v. pulchella W. S.
— v. vulgaris Cl.
— clepsydra Donk.
Pleurosigma aestuarii Bréb.
— augulatum W. S.
— — v. major V. H.
— — v. (juadrata W. -S.
— v. strigosa W. S.
— australe Grun.
— cuspidatum Cl.
(Rhoic.) falcatum Donk.
— formosum W. S. (3).
— majus Grun.
— marinum Donk.
— Normanii Ralfs.
— rigidum W. S.
Toxonidea insignis Donk.
Gyrosigma attenuatum Kiïtz.
— balticum Ehr.
— fasciola Ehr.
— — v. arcuata Donk.
— macrum W. S.
— prolongatum W. S.
(Donk.) rectum Donk.
— Spencerii W. S.
— v. pontica Mer.
— strigilis W. S.
— Wansbeckii Donk.
— v. subsalina Per.
Tropidoneis elegans (W. S.) Cl.
— lepidoptera (Greg.) Cl.
— monilifera Mer.
Mastogloia angulata Lewis.
am- — apiculata W. S.
— Braunii Grun.
— erythraea Grun.
— v. biocellata Grun.
— Grunowii A. S.
— lanceolata Thwait.
— marginulata Grun.
1. Telle qu'elle est décrite et figurée par Gregory, Diat. Clyde, et non par les
auteurs ultérieurs.
2. Voir C. Méreschkowsky : On Okedenia, Annals and Magazine of Natural
History, 1901, vol. VIII, p. 415.
3. Si le P. décorum est à séparer du P. formosum, il doit être ajouté à la
liste.
426 JOURNAL DE
Mastogloia pumila Grun.
— pusilla Grun.
— Smithii Thwait.
— v. conifera Brun.
— trachyneis Mer.
Orthoneis aspera Per.
— binotata (Roper.) Grun.
— ovata Grun.
— v. intermedia Per.
— splendida (Greg.) Grun.
Cocconeis britannica Naeg.
— costata var. parva Mer.
— dirupta var. flexella Jan.
— granulifera Grev.
— molesta var. crucifera Grun.
— notata Petit (i).
— placentula Ehr.
— v. lineata Grun.
pseudomarginata Greg.
— quarnerensis Grun.
— scutellum Ehr.
— v. adjuncta A. S.
(Perag. D. Fr. pi. IV, fig. 2).
— — v. intermedia Mer.
— — • v. maxima Grun.
— — v. Morrissii W. S.
— — v. niceaensis Per.
— — v. stauroneiformis W. S.
— sigma-crux Mer.
Actinoneis Lorenziana (Grun.) Cl.
Achnanthidiumbrevipes(Ag.)Cl.(2).
— v. biareolata Mer.
— v. intermedia Kùtz.
— — v. minor Per.
— — v. parvula Kùtz.
— — v. seriata Ag.
— cocconeiformis Mer.
BOTANIQUE
Achnanthidium obliqua Mer.
Achnanthes longipes Ag.
Rhoicosphenia curvata (Kûtz.) Grun.
Amphora acuta Greg.
— — v. arcuata A. S.
— acutiuscula Kûtz.
— aleta var. ?
— angularis Greg.
— angusta var. ventricosa Greg.
— arenicola Grun.
— — v. oculata Cl.
— arcus Greg.
— coffaeiformis Ag. (3).
— costata W. S.
— crassa Greg.
— dubia Greg.
— egregia A. S.
Amphora excisa Greg. (4).
— exigua Greg.
— gigantea v. fusca A. S.
— Grseffii (Grun.) Cl.
— — v. minor Per.
— Grevilleana Greg.
— hyalina Kûtz.
— lsevis Greg.
— — v. minuta Cl.
— — v. producta Mer. (5).
— limbata Cl. et Grove.
— lineolata Ehr.
— macilenta (Greg.) Cl.
— — v. ergadensis Greg.
— marina W. S.
— mexicana A. S.
— obtusa Greg.
— v. oceanica Castr.
— ocellata Donk.
— — v. bistriata Per.
1. Se trouve aussi dans la Méditerranée.
2. Je tâche toujours, autant que possible, de me conformer à la terminologie
de Cleve. Mais en retenant le genre Achnanthidium dans le sens de Cleve, je
crains d'être plus catholique que le Pape, puisque dans ses dernières publica.
tions cet auteur paraît ne plus y tenir beaucoup.
3. Si Y Amphora salina est à séparer de VA. coffaeiformis, cette dernière
espèce doit être ajoutée à la liste.
4. Je crois avoir retrouvé cette espèce. Voir mes « Études sur l'endochrome
des Diatomées », irc partie, pi. V, fig. 4-5.
5. C'est l'Amphore figurée par Dannfelt sous le nom d'A. laevis dans son
ouvrage sur les Diat. de la Baltique.
C. Méreschkowsky. — Note sur quelques Diatomées de la Mer Noire
Amphora ocellatav. cingulata Cl.
4^7
ostrearia Bréb
proteus Greg.
— v.
— v. oculata Per
continua Cl.
— robusta Greg.
— Gobii Mer. (i).
Amphora terroris Ehr.
— truncata Greg.
— turg"ida Greg.
— veneziana Mer.
Auricula amphitritis Castr.
— intermedia Lewis.
— quadrangulata Mer.
— — v. sebastopolensis Mer.
— stauroneis Mer.
— spicula Mer.
Auricula spicula v. elegans Mer.
Amphoropsis pontica Mer.
Amphiprora alata Kùtz.
— v. pontica Mer.
— gigantea var. sulcata O'Meara.
— paludosa W. S. (2).
v. hyalina Eul.
— v. obliqua Mer.
Stauronella constricta (Ehr.) Mer. (3).
— — v. linearis Mer.
Epithemia gibba Kùtz.
— — v. ventricosa Kiitz.
— gibberula v. producta Grun.
— — v. semilonga Mer.
— rausculus Kûtz.
— — v. constricta W. S.
B. Carinatae.
Hantzschia amphioxys (Ehr.) Grun.
Nitzschia acuminata (W. S.) Grun.
— angularis W. S.
— — v. affinis Grun.
— apiculata (Greg-.) Grun.
— circumsuta (Bail.) Grun.
— communis v. abbreviata Grun.
— constricta (Greg".) Grun.
— dissipata (Kûtz.) Grun.
— distans Greg.
— distans v. tumescens Grun.
— incolor Mer. (4).
— — v. sigmoidea Mer.
— insignis Greg.
— — v. spathulifera Grun.
Nitzschia lanceolata W. S.
— marginulata Grun.
navicularis (Bréb.) Grun.
— obtusa v. brevissima Grun.
— — v. nana Grun.
— — v. scalpelliformis Grun.
— panduriformis Grun.
— paradoxa (Gmel.) Grun. (5).
— punctata (W. S.) Grun.
— v. elongata Grun.
— sigma W. S.
— — v. intercedens Grun.
— — v. sigmatella Grun.
— spathulata Bréb.
— — v. hyalina Greg.
1. Je donne ce nom en l'honneur de mon excellent ami le professeur de
Botanique à l'Université de Saint-Pétersbourg-, Christophore Gobi.
2. Dans le sens de Cleve et non de Peragallo.
3. C'est le Stauroneis constricta, dont je fais un genre à part à cause de
son endochrome, qui est construit d'après un type entièrement différent de celui
des Naviculacées. Il rappelle bien plus l'endochrome des Nitzschiées. Voir : On
Stauronella, a new genus of Diatoms. Annals and Magazine of Natural Historv,
1901, vol. VIII, p. 424.
4. J'ai observé des milliers d'individus de cette espèce dans la Mer Noire,
à Villefranche et dans l'Océan Pacifique; ils sont toujours absolument incolores,
sans la moindre trace d'un chromatophore quelconque. Voir : études sur l'endo-
chrome des Diat., pi. VII, lig. 8-12.
5. Espèce très commune dans l'eau douce en Californie.
428 JOURNAL UE
Nitzschia subtilis var. paleaceaGrun.
— tryblionella v. levidensis (W. S.)
Grun.
(Hom.) Vidovichii Grun.
— vivax W. S.
Nitzschiella biplacata Mer.
-- compressa Mer.
— gracilis Mer.
— — v. reversa Mer.
— longissima (Bréb.) Ralfs.
— Lorenziana Grun.
— v. incurva Grun.
— membranacea Mer.
— tenuirostris Mer. (i) et fa semi-
circularis.
— tenuirostris v. arcus Mer.
— v. hamulifera Mer.
— v. parva Mer. et fa
minutissima.
Cymatopleura elliptica (Bréb.) W. S.
BOTANIQUE
Cymatopleura solea (Bréb.) W. S. (2)
Surirella Baldjikii Norm.
— caspia Brun.
— fastuosa Ehr.
— — v. fluminensis Grun.
— gemma Ehr.
— lata W. S.
— nervata (Gr.) Mer. (3).
— ovalis v. ovata Kiitz.
— v. minuta Bréb.
— striatula Turpin.
Campylodiscus Daemelianus Grun.
— decorus Bréb.
— echeneis Ehr.
— eximius Greg.
— limbatus Bréb.
— parvulus W. S.
— Ralfsii W. S.
— Thuretii Bréb.
II. — DlATOMACEAE IMMOBILES.
A. Bacilloideae.
Striatella delicatula (Kiitz.) Grun.
— interrupta (Ehr.) Heib.
— unipunctata Ag.
Rhabdonema adriaticum Kùtz.
Grammatophora angulosa Ehr.
— marina (Lyngb.) Kûtz.
— — v. communis Grun.
— v. macileuta W. S.
— v. vulgaris Grun.
— serpentina v. robusta Mer. (4).
Licmophora dalmatica (Kz.) Grun.
— debilis (Kz.) Grun.
Licmophora dubia Grun.
— Ehrenbergii (Kz.) Grun.
— v. ovata W. S.
— flabellata (Carm.) Ag.
— gracilis (Ehr.) Grun.
Grunowii Mer.
v. elongata Mer.
— hastata Mer.
— v. clavata Mer.
— inflata Mer.
— v. intermedia Mer.
— jiïrgensii v. pontica Mer.
1. Le Nitzschiella closterium n'étant qu'un amas confus de formes les plus
hétérogènes, j'ai proposé de laisser ce nom tout à fait de côté. Voir C. Meresch-
kowsky : A list of Californian Diatoms. Annals a. Magaz. of Nat. Hist., 1901,
v. VII, p. 476, et aussi : Etudes sur l'endochrome des Diat. Mém. de l'Acad. de
St-Pétersb., v. XI, n. 6, p. 37.
2. Dans l'eau presque douce, à l'embouchure d'un fleuve.
3. C'est le Plagiodiscus nervatus Grun. Voir Meresckkowsky ; On Poly-
nesian Diatoms. Scripta botanica, fascic. XVIII.
4. Beaucoup plus robuste que l'espèce type qui paraît ne pas se trouver dans
la Mer Noire.
( . Mékeschkowsky. — Noie sur quelques Diatomées de la Mer Noire. 429
Fragilaria vitrea v. minima Ralfs.
S}medra affinis Kûtz.
— — v. delicatula Grun.?
Licmophora Lyngbjei (Kz.) Grun.
membranacea Mer.
— CEdipus (Kz.) Grun.
— ovulum Mer.
— nubecula (Kz.) Grun.
— paradoxa (Lyngb.) Ag.
— pontica Mer.
— remuloides Mer.
— rostrata Mer.
— semiasymmetrica Mer.
subundulata Mer.
Dimeregrammafulvum(Greg.)Ralfs.
— minor (Greg*.) Ralfs.
— — v. nana Greg".
Glyphodesmis distans (Greg.) Grun.
Opephora pacifica (Grun.) Petit var.?
Raphoneis amphiceros v. rhombica
Grun.
Raphoneis liburnica Grun.
Fragilaria coccochromatica Mer.
— hyalina (Kz.) Grun.
— vitrea Kz.
— v. gracilis Grun.
— v. parva Kiitz.
— (Ard.) baculus Greg.
— — crystallina (Lyngb.) Kûtz.
— — fulgens (Kz.) W. S.
— Gaillonii Ehr.
— grandis Mer. (1).
— — v. rostrata Mer.
— (Toxar.) Hennedyana Greg.
— incerta Mer.
— investiens W. S.
— minuta Mer.
— pulchella Kiitz.
— superba Kiitz.
— (Toxar.) undulata (Bail.) Greg.
Thalassionema nitzschioides
Grun. (2).
Thalassionema nitzschioides v. cur-
vata Castr.
B. Anaraphideae.
Eunotogramma sp.
Biddulphiaaurita var. minima Grun.
— laevis var. ?
— mobiliensis Bail.
— pulchella Gray.
— Smithii (Ralfs) V. H.
— Tuomeyi Bail.
— (Cerat.) turgida W. S.
Triceratiumantediluvianum(Ehr.)(3)
— spinosum Grun.
Chaetoceros borealis var. densa Cl.
— bottnicus var. didyma Mer.
— curvisetus Cl.
Chaetoceros danicus Cl.
— peruvianus Brightw et t;' (var.?)
pontica Mer.
— ponticus Mer.
— teres Cl.
Bacteriastrum varians Lender.
Cerataulina velifera Mer.
Rhizosolenia alata Brightw.
— delicatula Mer.
Skeletonema costatum (Grev.) Cl.
Stephanopyxis appendiculata Ehr.
Melosira Borreri Grev.
— — v.octogonaGrun.(4).
1. Voir C. Meresckkoivsky : Note sur les Diatomées de Guénitschesk (Mer
d'Azof). C'est une espèce très répandue et qui, par conséquent, a pu être déjà
décrite sous quelque autre nom. Dans les livres que je possède je ne la trouve
cependant pas.
2. Endochrome granuleux.
3. Peragallo, dans le Texte des Diatomées du monde entier, cite encore le
T. favus, mais je ne l'ai jamais rencontré. Les préparations de Tempère étant
souvent mélangées de Diatomées de provenances diverses, je préfère ne pas
mentionner cette espèce. Même remarque se rapporte à YEupodiscus Rogersii.
4. Van Heurck en fait une variété du M. Jûrgensii. (A Treat. on thc Diat.)
43o JOURNAL DE BOTANIQUE
MelosiraBorreriv.subglobosaGrun. Actinocyclus subtilis (Greg.) Ralfs.
— granulata (Ehr.) Ralfs (i). Coscinodiscus concavus Ehr. (2).
— Jiïrgensii Ag. — excentricus Ehr.
— nummuloides (Bory) Ag. — v. gelatinosa Hensen (3).
Melosira sulcata (Ehr.) Kûtz. — gigas Ehr.
— — v. coronata. — lacustris Grun.
— — v. parva Mer. — lineatus (Ehr.) Kûtz.
Podosira fusca Mer. — monodon Mer.
Hyalodiscus subtilis var. scotica — nitidus Greg.
(Kûtz.) Grun. — — v. subradiata Mer.
Auliscus sculptus (W. S.) Ralfs. — perforatus Ehr.
Actinoptychus splendens (Schadb.) — radiatus Ehr.
Ralfs. — — v. asteromphalus Ehr.
Actinoptychus undulatus Ehr. — v. centralis (Ehr.) Rattray.
Actinocyclus crassus W. S. — — v. concinna W. S.
— Ehrenbergii Ralfs. — subtilis (Ehr.?) Grun.
— Ralfsii (W. S.) Ralfs.
EXPLICATION DE LA PLANCHE II
Fig. 1 . — Navicula scopulorum Bréb. ; une valve avec Tendochrome.
Mer Noire, 630/1. (C'est par erreur que les grossissements indiqués sur
la planche diffèrent de ceux qui sont donnés ici et qui sont les vrais.)
Fig. 2. — Idem, vue zonale. Mer Noire, 630/1.
Fig. 3. — Navicula salva A. S., face zonale; a, carène médiane portant sur
son sommet le raphé. Mer Noire, 1 260/1.
Fig. 4. — Coupe idéale à travers la partie médiane d'une valve du N. salva.
Fie". ç-6. — Navicula scabriuscula Cl. et Grov., valve et face zonale, la
dernière représentant le côté ventral du frustule. Mer Noire, 945/ 1.
Fig. 7-8. — Pinnularia ambigua Cl. Mer Noire, 945/1.
Fig. q-12. — Navictda spectabilis var. minuta Cl. Mer Noire, 630/1.
Fig. 13. — Caloneis taurica Mer., valve. Baléares, 630/1.
Fig. 14-18. — Navicula pinnaia (?) var. pontica Mer. Mer Noire, 630/1.
Fig. 19-21. — Diploneis Smithiivar. rkombica Mer. Mer Noire, 630/1.
Fig. 22-23. — Mastogloia irachyneis Mer. Mer Noire, 945/1.
Fig. 24. — Le même vu à une autre distance focale, 945/1.
Fig. 25-27. — Navicula (Libellus) reticula/a Mer., valve et frustule. Mer
Noire, 1 260/1.
Fig. 28-29. — Le même avec endochrom^. Océan Pacifique (Californie),
1 260/1.
Fig. 30-32. — Le même. Mer Noire, 1260/1.
1. Dans l'eau presque douce.
2. Déterminé par H. Peragallo dans son Texte des Diat. du monde entier. Se
rencontre aussi dans la Méditerranée (Corsica).
3. Frustules réunis par des filaments gélatineux. Je n'ai cependant pas pu
voir les épines sur les bords des valves que Cleve dit exister.
Le Gérant : Louis Morot.
f ctris. — J . aiersch, uup.,<i*'-\ Av. deUwU~.."
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IOURNAL DE BOTANIQUE
[6e année. — Janvier 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE X'J 1.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
1 Day (Mary A.; : The Herbaria of New England [suite] ( Rk., Vol. 3,
n" 35, pp. 281-283).
2 Murray (George) : Report of Department oi Botany, British Muséum,
1900 (/. of B., Vol. XXXIX, 1V468, pp. 424-427).
3 Nicotra (L.) : Per una storia letteraria délia flora italiana {B. S. b. t.,
190-1, p[). 226-228).
4 Palibin(E.) : E. Bretschneider (B.f. P., 1. 1, fasc. 4, pp. 163-173, t portr.).
[En russe.]
5 Pasquale (F.) : Seconda aggiunta alla bibliografia délia flora vascolare
délie provincie meridionali d'Italia (B. S. b. /., 1901, pp. 238-244).
6 Saccardo (P. A.) ed A. Béguinot : Giacomo Petiver e l'invenzione délie
Plantas crsiccatse {B. S. b. /., 1901, pp. 244-251).
7 Trelease (William) : The progress made in Botany during the nine-
teenth century (Transactions of ike Academy of Science of St. Louis.,
Vol. XI, n°7, pp. 125-142).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
8 André (G.) : Etude des variations de la matière organique pendant la
germination (C. R., t. CXXXIII, n" 26, pp. 1 229-1231).
9 Damm 1 Otto ) : Leber den Bau, die Entwicklungsgeschichte und die me-
chanischen Eigenschaften mehrjâhriger Epidermen bei den Dicotyle-
donen (B. B. C, t. XI, ne 4, pp. 219-260, 4 pi.).
10 Delpino (F.) : Sugli Artropodi fillobii e sulle complicazione dei loro
rapport! biologici (B. S. b. t., 1901, pp. 313-320).
ii Harroy iM.) : Mxpériences sur l'assimilation chlorophyllienne (C. R., t.
CXXXIII, n" 22, pp. 890-8011.
12 Macchiati (L.) : L'assimilazione contemporeana del carbonio, dell'
idrogeno e delT ossigeno è una spéciale fermentazione promessa dell1
attività vitale di una diastasi, segregata dalle cellule contenenti pig-
menti clorofdlici (B. S. b. i., 1901, pp. 323-335).
[3 Petit (Louis) : .Sur les globules réfringents du parenchyme chlorophyl-
lien des feuilles (C. A'., t. CXXXIII, u° 26, pp. 1250-1252).
14 SchrodtiJ.i : Zur () -ffuungsmcchanik der Staubbeutel (B. ci. b. (',.,
t. XIX, iv 8, pp. 4.83-488).
15 Smith (F. Grâce) : On the distribution of red color in végétative parts
in the New England flora [B. G., Vol. XXXII, n" 5, pp. 332-342).
— II —
i6 Strasburger (Eduard) : Ueber Befruchtung- (B. Z., 59e ann., IIe part.,
n° 23, pp. 353-368).
17 Zawodny : Ueber die physiologische Bedeutung und Thâtigkeit der
Wurzeln [suite] (D. b. M., XIXe ann., n° 12, pp. 191-192).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
18 Arcangeli (G.) : Gli effetti dell1 inverno 1900- 1 901 sulle piante dell' orto
botanico di Pisa (B. S. b. i., 1901, pp. 211-214).
19 Briquet (J.) : Anatomie comparée de la feuille chez les Pistacia Lentis-
czis, Terebinthus et Saporias (B. H. B., 2° sér., t. I, n" 12, pp. 1301-
1305).
20 Champenois (G.) : Etude des hydrates de carbone de réserve de la
graine SAucubctjaponica L. (C. R., t. CXXXIII, n° 22, pp. 885-887).
21 Copeland (Edwin Bingham) : Meissner on evergreen needles (B. G.,
Vol. XXXII, n°5, pp. 356-358, 1 fig. dans le texte).
22 Deane (Walter) : Albino fruit of Vacciniums in New England (Rà.,
Vol. 3, na 35, pp. 263-266).
23 Dehérain (P. P.) et E. Demoussy : Sur la culture du Trèfle dans des
terres privées de calcaire (C. R., t. CXXXIII, n° 26, pp. 1 1 74-1 177).
24 Dubat (Georges) : Composition des hydrates de carbone de réserve de
l'albumen des graines de quelques Liliacées et en particulier du Petit
Houx (C. R., t. CXXXIII, n° 23, pp. 942-944).
25 Fleurent (E.) : Sur la composition des blés durs et sur la constitution
physique de leur gluten (C. R., t. CXXXIII, n° 23, pp. 944-947).
26 Frye (T. C.) : Development of the pollen in some Asclepiadacea; (B.
G., Vol. XXXII, n° 5, pp. 325-331, 1 pi.).
27 Gain (Edmond) : Sur le vieillissement de l'embryon des Graminées
(C. R., t. CXXXIII, n° 26, pp. 1248-1250).
28 Haglund (Emil) : Nâgra bidrag till den skandinaviska fjallflorans sprid-
ningsbiologi (B. N., 1901, n° 6, pp. 262-272).
29 Haller (A.) et Ed. Heckel : Sur Yibogine, principe actif d'une plante du
genre Tabemœmontana, originaire du Congo (C. R., t. CXXXIII, n° 22,
pp. 850-853).
■j,o Hannig (E.) : Untersuchungen ûber die Scheidewânde der Cruciteren-
fruchte (B. Z., 59e ann., Ie part., fasc. XI-XI1, pp. 207-245, 3 pi.).
31 Heckel et F. Schlagdenhauffen : Sur le Dorstenia Klaineana ,\J\çxrç. du
Gabon, et sur la composition chimique de sa racine comparée à celle du
Dorstenia brasiliensis Lam. (C. R., t. CXXXIII, n° 23, pp. 940-942).
32 Hegelmaier (F.) : Ueber einen neuen Fall von habitueller Polyem-
bryonie (B. d. b. G., t. XIX, n° 8, pp. 488-499).
33 Hildebrand (Friedrich) : Einige biologîsche Beobachtungen {B. d. à. G.,
t. XIX, n° 8, pp. 47-'ls.V-
^4. Hùhner (Paul) : Vergleichende Untersuchungen ûher die Blatt- und
Achsenstructur einiger australischer Podalyrieen-Gattungen [Gastro-
lobium, Pultenaea, Latrobc.i, Eutaxia und Dillwynia [B. B. C, t. XI,
fasc. 3, pp. i43-2I7. « P1-)-
^5 Jurie (A.) : Un nouveau cas de variation de la Vigne à la suite du gref-
fage mixte {C.R., t. CXXXIII, n" 26, pp. 1246-1248).
36 Kjellman (F. R.) : Om arten och omfattningen af det uppbyggande
arbete, som under groningsâret utfôres af svenska vârgroende, polla-
kantiska vâxter sârskildt ôrter (B. Ar., igoi, n° 6, pp. 251-260).
37 Lambert et Heckel: Sur la racine d'Iboga et l'ibogine (C. R., t. ("XXXIII,
n° 26, pp. 1 236-1238).
38 Laurent 1 Emile) : Observations sur le développement des nodosités
radicales chez les Légumineuses (C. R., t. CXXXIII, n° 26, pp. 1241-
124; .
39 Laurent . Emile ) : Sur l'existence d'un principe toxique pour le Poirier,
dans les baies, les graines et les plantules du Gui (C. R., t. CXXXIII,
n° 23, pp. 959-961 ).
40 Marchai (E. M.) : Influence des sels minéraux nutritifs sur la produc-
tion des nodosités chez les Pois (C. R., t. CXXXII, n° 24, pp. 1032-
■033).
41 Matouschek iF.) : Ueber eine merkwûrdige Windbestâubung bei der
Elbe (D. b. M., XIXe ann., n° 12, pp. 177-179).
42 Mattej 1 Gustave-) : Fioritura délia Ed^eworthia chrysantha [B. S. b. t.,
1901, pp. 551-356, 1 fig. dans le texte).
43 Micheletti (L.) : Sulla tossicità dei semi di Lolium temulentum L. (B. S.
b. /., iqoi, pp. 215-2171.
44 Perrot (Emile) : Surl'anatomie du fruit de Coriandre {Bnllet. des scienc.
pharmacologiq., 1901, n° II, pp. 385-391, 2 pi.).
45 Piccioli (L.) : Sulla maturazione biennale del Cerro {B. S. b. t., 1901,
pp. 218-223).
46 Robertson 1 Charles) : Flower visits of oligotropic bées. III {B. G.,
Vol. XXXII, n° 5, pp. 367-368).
Cryptogames vasculaires.
47 Bertrand (C. Eg.) et F. Cornaille : Propriétés des chaînes libéroligneuses
des Filicinées. Elargissement et rétrécissement d'une chaîne. Addition
d'un divergeant. Cas où le divergeant est fermé ou à l'état de pièce
apolaire (C. R., t. CXXXIII, n" 24, pp. 1027-1029).
48 Bertrand (C. Eg.) et F. Cornaille : Les régions d'une trace foliaire de
Filicinée (C. R., t. CXXXIII, n° 27, pp. 1309-1312).
— IV —
Algues.
40 Moore (George Thomas) : New or little known unicellular Algae. II.
Eremosphsera viridis and Excentrosphsera [gen. nov.] {B. G., Vol.
XXXII, n° 5, pp. 309-324, 3 pi.).
50 Pampaloni (L.) : Il Nostoc punciiforme nei suoi rapporti coi tubercoli
radicali délie Cicadee {N. G., nouv. sér., Vol. VIII, fasc. 4, pp. 626-632,
4 fig. dans le texte et 1 pi.).
Lichens.
51 Elenkin (A.) : Les Lichens facultatifs (B. J. P., t. I, fasc. 4, pp. 129-
154, 6 fig. dans le texte et 1 pi. ; 1 genre et 1 sous-genre nouv.). [En
russe, avec résumé français.]
Champignons.
52 Bertrand (Gabriel) : Sur le bleuissement de certains Champignons (C.
R., t. CXXXIII, n° 26, pp. 1233-1236).
53 Costantin (J.) et L. Matruchot : Sur la culture du Champignon comes-
tible dit « Pied bleu s [Tricholoma nudiim~\ (R. g. B., t. XIII, n" 155,
pp. 449-475, 4 fig. dans le texte et 1 pi.).
54 Dumée (P.) et R. Maire : Remarques sur les urédospores de Puccinia
Pruni Pers. {B. S. m. F., t. XVII, fasc. 4, pp. 308-310, 1 fig. dans le
texte).
55 Guéguen (F.) : Le Schisopkyllwm commune, parasite du Marronnier
d'Inde {B. S. m. F., t. XVII, fasc. IV, pp. 283-298, 5 fig. dans le texte).
56 Guilliermond (A.) : Considérations sur la sexualité de certaines levures
(C. R., t. CXXXIII, n° 26, pp. 1252-1254).
57 Neger (F. W.) : Ueber Eriosphasria salisburgensis (Niessl) Neger. Ein
interessauter Fall von Dimorphismus der Ernâhrungshyphen (B. d. b. G.,
t. XIX, n° 8, pp. 467-472, 1 pi.)-
Flores, Ouvrages généraux.
58 Engler (A.) : Das Pflanzenreich (7e livr., [IV. 12] : A. B. Rendle, Naia-
dacecn, 21 pag., 5 fig. dans le texte).
59 Goebel (K.) : Organographie der Pflanzen, imbesondere der Archego-
niaten und Samenpflanzen [fin]. 11er Teil. 2 Heft : Pteridophyten und
Samenpflanzen. Zweiter Teil (pp. 649-839, fig. 433-539. — ■ Iéna, 1901,
Libr. Gust. Fischer).
60 Palladine (V.) : Physiologie des plantes [traduction de Mlle N. Karsa-
koff] (276 pag., 91 fig. dans le texte. - - Paris, 1902, Librie Masson
et O).
Systématique, Géographie botanique.
Phanérogames.
61 Baccarini (P.) : Appunti sulla vegetazione di alcune parti délia Sicilia
orientale [fin'] (N. G., nouv. sér., Vol. VIII, fasc. 4, pp. 577-602).
62 Bargagli-Petrucci (G.) : Le specie di Pisonia délia regione dei Monsoni
(N. G., nouv. sér., Vol. VIII, fasc. 4, pp. 603-625, 1 pi. ; 4 esp. nouv.).
63 Barré (J.) : Catalogue des plantes croissant dans la région indiquée par
la carte géo-botanique de Bonchamp et environs (B. A. G. b., io°ann.,
n° 144, pp. 242-254, 1 carte).
64 Béguinot 1 Augusto) : Intorno a Plant ago crassifolia Forskal ed a Plan-
iago Weldenii Rchb. nella llora italiana (B. S. b. t., 1901, pp. 252-261).
65 Carrier (R. P. J. C.) : La flore de File de Montréal, Canada [suite]
(B. A. G. b., 10e ann., u° 145, pp. 281-283).
66 Claire (Ch.) : Un coin de la flore des Vosges : plantes des environs de
Rambervilliers. Notes et observations [suite] (B. A. G. b., io° ann.,
nos 144 et 145, pp. 256-260 et 283-285 [à suivre]).
67 Coincy (Auguste de) : Un Echium nouveau de la flore atlantique [B. H.
B., 2r sér., t. I, n° 12, pp. 1306-1307).
68 Daniel (L.): Une herborisation à Château-Gontier (B, A. G.b., 10e ann.,
n" 144, p. 242).
69 Goiran (A.) : Una prima mezza centuria di piante osservate sul Vero-
nese {B. S. b. i., iqoi, pp. 269-277 J.
70 Goiran (A.) : Una seconda mezza centuria di piante osservate sul Vero-
nese {B. S. b. i., 1901, pp. 349"355)-
71 Hackel (E.) : Neue Griiser [suite] (Oe. Z., LU ann., n° 12, pp. 457-467;
8 esp. nouv., 1 genre nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 1 Panicum, 1 Ichnanthus, 1 Isachne,
2 Setaria, 1 Olyra, 1 Melinis, 1 Cyphochlœna nov. gen. Trib. Arundinel-
learum.
72 Hayek (Augustv.) : Beitrâge zur Flora von Steiermark [fin] {Oe. Z.,
LIe ann., n° 12, pp. 467-473).
73 Hegi (Gustav) : Das Obère Tcesstal und die angrenzenden Gebiete flo-
ristisch und pflanzengeographisch dargestellt [suite] (B. H. B., 2'' sér.,
t. I, n° 12, pp. 1233-1300 [à suivre]).
74 Knight (0. W.) : Solarium rostratum in central Maine {Rh., Vol. 3, n°35,
p. 276).
75 Kropatschew (L.) : Najas minor Ail. aux environs de St-Pétersbourg
(B. J. P., t. I, fasc. 4, pp. 155-156). [En russe, avec résumé français.]
76 Léveillé (H.) : Essai sur la Géographie botanique du Nord-Ouest de la
France [suite] (B. A. G. b., 10e ann., n° 145, pp. 285-287 [à suivre]).
77 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Les Carex du Japon [suite] (B. A. G. b.,
109 ann., n° 145, pp. 268-280 ; 9 esp. nouv.).
78 Micheletti (Luigi) : Flora di Calabria. Ottava contribuzione [Fanero-
game] {B. S. b. i., 1901, pp. 277-287 61342-349).
79 Montaldini (D. C.) : La Spergularia segetalis Fenzl ed altre specie in-
teressanti, trovate al Trasimeno (B. S. b. i., 1901, pp. 267-269).
80 Murbeck (Sv.) : Om Galeopsis Carthusianorum Neum. [G. pitbescens
Fries, Hartm.], dess s}rstematiska vârde och dess fôrmenta hybrid med
G. Tetrahit L. (B. N., igoi, n° 6, pp. 279-286).
81 Murdoch (John) : A new station for Lactuca Morssii [Rh., Vol. 3, n° 35,
p. 278).
82 Nicotra (L.) : Gli Echinops italiani (B. S. b. t., 1901, pp. 228-237).
83 Norman (J. M.) : Sedum oppositifoliiMii i Xorge {B. Ar., 1901, n° 6,
p. 2SS1.
84 Robinson (B. L.) : The Xorth American Euphrasias {Rh., Vol. 3, n035,
pp. 270-276 ; 2 esp. nouv.).
85 Ross 'Hermann) : Beitrâge zur Flora von Sizilien. II. Teil. Erlâuterun-
gen und kritische Bemerkungen zum Herbarium siculum (B. H. B.,
2esér., t. I, n° 12, pp. 1201-1232, 5 fig. dans le texte).
86 Salmon (C. E.) : Notes on the flora of Sussex (/. ofB., Vol. XXXIX,
n° 468, pp. 403-422).
87 Sernander (Rutger) : Zostera marina funnen i Roslagen (B. N., 1901,
n° 6, pp. 275-277).
88 Sommier (S.) : Cenni sulla flora di Pianosa (B. S. b. i., 1901, pp. 298-
306).
89 Vaccari (Lino) : Flora cacuminale délia Valled'Aosta \fin\ (N. G., nouv.
sér., Vol. VIII, fasc. 4, pp. 527-542).
90 Wagner (Rudolf) : Ueber Erythrina Crista-GalliY.. und einige andere
Arten dieser Gattung \fiii\ (Oe. Z., LIe ann., n° 12, 449-457).
91 Williams (Emile F.) : Tree Willows at Fort Kent Maine, (Rh., Vol. 3,
n° 35) PP- 277-27^)-
92 Witte (Hernfrid) : Nâgra notiser om den fanerogama vinterfloran i
Wastergôtland [B. N., 1901, n° 6, pp. 273-275).
93 Wolley Dod (A. H.) : New plants from the Cape Peninsula (/. of B.,
Vol. XXXIX, n° 468, pp. 397-402 ; 1 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Heliophila, 3 Muraltia, 1 Her-
mannia, 1 Agalhosma, 1 Phylica, 1 Crassula, 1 Stoebe, 1 Matricaria,
1 Wahlenbergia, 1 Roella, 3 Sebasa, 1 Suseda, 1 Gnidia, 2 Hypodiscus.
94 Wollmann : Die Gattung Hieracium von Hermann Zahn, in der 3.
Auflage von W. D.J. Kocks Synopsis der deutschen und schvveizer
Flora (D. b. M., XIXe ann., nos 11 et 12, pp. 164-166 et 185-191).
Cryptogames vasculaires.
95 Baroni (E.) et H. Christ : Filices plantétque Filicibus atfines in Shen-si
septentrionali, provincia Imperii sinensis, a Rev. Pâtre Josepho col-
lectae. Manipulas quintus (B. S. b. i., 1901, pp. 288-292).
96 Baroni (E.) et H. Christ : Filices setciouenses a Rev. Pâtre U. Scallan
collecta; in Se-tciouen, provincia Imperii sinensis, in monte Uo-mi-san
— VII
prope Tcen-to-sen, anno 1899 {B. S. 6. t., 1901, pp. 293-297; 4 esp.
nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Plagiogyria et 3 Aspidium.
97 Davenport 1 George E.) : Miscellaneous Notes on New England Feins.
II (Rà., Vol. 3, n° 35, pp. 266-270).
98 Fernald (M. L.) : The true Lycopodium complanaium and its common
american représentative {Rà., Vol. 3, n° 35, pp. 278-281).
98 a Salmon (C. E.). — Voir n° 86.
MUSCINÉES.
99 Hamilton ^W. P.): Some Kirkcudbright Mosses (/. of B., Vol. XXXIX,
n° 468, pp. 422-424).
100 Nicholson (W. E.) : Fontinalis antipyretica L. var. nov. cymbifolia
(/. of B., Vol. XXXIX, n° 468, pp. 427-428).
101 Zahlbruckner (A.) : Schedas ad « Kryptogamas exsiccatas s. Centuria
\ II (Annalen des A". K. naiurhistorischen Hof muséums in Wien,
t. XVI, fasc. i,pp. 63-90). — Voir nos 101 b, 102 a, 107 a.
Algues.
101 a Moore 'G. T.). — Voir n° 49.
101 b Zahlbruckner (A.). — Voir n° 101 (1 esp. nouv. de Treulepohlia).
Lichens.
10 v c Elenkin (A.). — Voir n° 51.
102 Monguillon (E.) : Catalogue des Lichens du département de la Sarthe
[suite] (B. A. G. b., io° ann., nos 144 et 145, pp. 260-263 et 287-296 [à
suivre\).
102 a Zahlbruckner (A.). — Voir n° 101 (1 espèce nouvelle à'Arikopy-
renia).
Champignons.
103 Bertrand : Des Psathyra (B. S. m. F., t. XVII, fasc. 4, pp. 274-279).
104 Casali (C.) : Terza contribuzioneallaconoscenza délia flora micologica
Avellinese (B. S. b. t., 1901, pp. 335-342).
Liste de 75 espèces, dont une nouvelle, Ascochyta Ferrarisiana, obser-
vée sur feuilles vivantes de Chcnopodium album.
105 Dufour : Une nouvelle localité de YAmanita cassarca. Un nouvel em-
poisonnement par YAmanita pantherina (B. S. m. F., t. XVII, tasc. 4,
pp. 299-301).
106 Juel (0.) : Contributions à la flore mycolcgique de l'Algérie et de la
Tunisie (B. S. m. F., t. XVII, fasc. 4, pp. 257-273, i2fig. dans letexte).
107 Sarnthein (L. Grafv.) : Zur Pilzflora von Tirol (Oe. Z., LIe ann.,
n° 12, pp. 473-48o)-
107 a Zahlbruckner (A.). — Voir n° 101.
— VIII —
Nomenclature.
108 Fernald (M. L.) : The instability of the Rochester nomenclature (B.
G., Vol. XXXII, n° 5, pp. 359-367).
109 Jaczewski (A. de) : Quelques mots à propos de la nomenclature (B. J.
P., t. I, fasc. 4, pp. 157-162). [En russe, avec résumé français.]
Pathologie et tératologie végétales.
110 Delacroix (G.) : Contribution à l'étude d'une maladie nouvelle de la
Pomme de terre produite par le Bacillus Solanicola n. sp. (C. R.,
t. CXXXIII, n° 24, pp. 1030-1032).
1 1 1 Franciscis (F. de) : Sulla presenza dell' Ustilago violacea Pers. nei
fiori di Melandrium pratense Roehl (B. S. b. i„ 1901, pp. 261-266).
112 Joffrin (H.) : Sur deux maladies non décrites des feuilles de Chrysan-
thèmes (C. R., t. CXXXIII, n° 23, pp. 957-959).
113 Molliard (Marin) : Sur une épidémie de Rot brun aux environs de
Paris [B. S. m. F., t. XVII, fasc. 4, pp. 280-282).
114 Mottareale (G.) : Su d'un esemplare teratologico di Papavcr Rhœas L.
(B. S. b. i., 1901, pp. 175-187).
115 Shull (George Harrison) : Some plant abnormalities (B. G., Vol. XXXII,
n° 5. PP- 343-355. 6 %• dans le texte).
116 Stephani Perez (T. de) : Contribuzione ail' entomocecidiolog-ia délia
flora sicula [fin] {N. G., nouv. sér., Vol. VIII, fasc. 4, pp. 543-556).
117 Trotter (A.) : Studi cecidologici. II. Le ragioni biologiche délia ceci-
dog-enesi {N. G., nouv. sér., Vol. VIII, fasc. 4, pp. 557-575A
Technique.
118 Forti (Achille) : L'impiego dell' aldeide formica per impedire la flui-
dificazione nei preparati alla gelatina glicerinata (B. S. b. i., 1901,
pp. 224-225).
119 Lutz (L.) : Procédés de conservation des Champignons avec leurs cou-
leurs {B. S. m. F., t. XVII, fasc. 4, pp. 302-307).
Sujets divers.
120 Beccari (0.) : Trasloco délie collezioni botaniche del Museo di Firenze
(B. S. b. i., 1901, pp. 202-210).
120 a Duîour. — Voir n° 105.
121 Feret (A.) : Les plantes des terrains salés [suite] {B. A. G. b., 10e ann.,
n° 144, pp. 254-256 [à suivre]).
Paris. — J. Mersch, imp., 4<"\ Ay. ûeChàtùloia.
IOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Février 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 2.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
122 Pirotta (R.) e E. Chiovenda : Flora romana. Parte prima : Bibliografia
e Storia [suite] {A. I. R., Xe ann., fasc. 2, pp. 145-304 [à suivre]).
123 Stephani (F.) : Dr Joseph Bernhard Jack {Hdw., t. XL, fasc. 6, Suppl.,
pp. (177H179)).
1 24 Toni (G. B. de) : G. G. Agardh e la sua opéra scientifica (N. N., XIIIe sér.,
pp. 1-28, 1 portr.).
125 Thomas Meehan (/. of B., Vol. XL, n° 469, pp. 38-41, 1 portr.).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
126 Giard (Alfred) : Sur le passage de l'hermaphrodisme à la séparation
des sexes par castration parasitaire unilatérale (C R., t. CXXXIV,
n° 3, pp. 146-149).
127 Haupt (Hugo) : Zur Secretionsmechanik. des extrafloralen Xektarien
{FI., t. 90, fasc. 1, pp. 1-41).
1 28 Kny (L.) : On corrélation in the growth of roots and shoots. II {A. of B.,
Vol. XV, n° XL, pp. 613-618).
129 Kny (L.) : Ueber den Einfluss von Zug und Druck auf die Richtung der
Scheidewânde in sich theilenden Pflanzenzellen (/. zu.B., t. XXXVII,
fasc. 1, pp. 55-98, 2 pi.).
130 Lepeschkin (Wladimir) : Die Bedeutung; der Wasser absondernden
Organe fur die Pflanzen {FI., t. 90, fasc. 1, pp. 42-60).
131 Lewis (Arthur Carr) : Contributions to the knowledge of the physio-
logy of karyokinesis {B. G., Vol. XXXII, n° 6, pp. 423-425).
132 Lindemuth (H.) : Das Verhalten durch Copulation verbundener Pflan-
zenarten (B.d. b. G., t. XIX, fasc. 9, pp. 515-529, 1 pi.).
133 Nathanson (Alexander) : Zur Lehre vom Stoffaustauch {B. d. b. G.,
t. XIX, fasc. 9, pp. 509-513).
134 Nordhausen (M.) : Untersuchungen ûber Asymétrie von Laubblâttern
hôherer Pflanzen nebst Bemerkungen zur Anisophyllie (/. 10. B.,{asc. 1,
pp. 12-54, 9 fig. dans le texte).
135 Schlœsing (Th.) : Contribution à l'étude de l'alimentation des plantes en
phosphore (C R., t. CXXXIV, n° 1, pp. 53-55).
— X
136 Tobler (Friedrich) : Der Ursprung des peripherischen Stammgewebes
(/. w. B., t. XXXVII, fasc. 1, pp. 99-136, 13 fig. dans le texte).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
137 Bois (D.) : Note sur un « broussin » observé chez le Sureau commun
(B. M., 1901, n° 7, pp. 377-378).
138 Brenner (Wilh.) : Klima und Blatt bei der Gattung Querctis(Fl., t. 90,
fasc. 1, pp. 1 14-160, 31 fig. dans le texte).
139 Dehérain (P. P.) et E. Demoussy : Culture de la Luzerne sur des terres
sans calcaire (C. R., t. CXXXIV, n° 2, pp. 75-80).
140 Fritsch (Félix Eugen) : Untersuchungen ûber das Vorkommen von
Kautschuk bei den Hippocrateaceen, verbunden mit einer anatomisch-
systematischen Untersuchung von Blatt und Axe bei derselben Familie
{B. B. C, t. XI, fasc. 5, pp. 283-358, 1 pi.).
141 Halsted (Byron D.) : Branched Broom-rape upon Tomato (Rk., Vol. 3,
n° 36, p. 295).
142 Hayek (August v.) : Zur Blattanatomie von Ligeum spartum L. und
Macrochloa tenacissima (L.) Kth. (Oe. Z., LIIe ann., n° 1, pp. 1-6,
6 fig. dans le texte).
143 Hill (Arthur W.) : The histology of the sieve-tubes of Pinus (A. of B.,
Vol. XV, n° XL, pp. 575-611, 3 P1-).
144 Jeffrey (Edouard C.) : The anatomy and development of the stem in
the Pteridophyta and Gymnosperms (A. of B., Vol. XV, n° XL,
pp. 779781).
145 Meierhofer (Hans): Beitriigezur Anatomie und Entwickelungsgeschichte
der Utrzcu/arî'a-Blastn (FI., t. 90, fasc. 1, pp. 84-113, 9 pi.).
146 Molisch (Hans) : Peristrophe angustifolia Nées, fol. var., eine Cuma-
rinpflanze aus Java (B. d. b. G., t. XIX, fasc. 9, pp. 530-532).
147 Schnegg (Hans) : Beitrâge zur Kenntniss der Gattung Gunnera (FI.,
t. 90, fasc. 1, pp. 161-208, 28 fig. dans le texte).
148 Schroeder (Alfred) : Anatomische Untersuchung des Blattes und der
Axe bei den Lipariese und Bossisese [Trib. Genistese\ (B. B. C, t. XI,
fasc/ 6, pp. 368-417).
149 Shibata (K.) : Die Dcppelbefruchtung bei Monotropa uniflora L. (FI.,
t. 90, fasc. 1, pp. 61-66, 1 pi.).
150 Steinbrinck (C.) : Zum Bewegungsmechanismus desCompositenpappus
(B. d. b. G., t. XIX, fasc. 9, pp. 514-515).
XI —
151 Ternetz (Charlotte) : Morphologie und Anatomie der Aaorella Selago
Hook. fil. {B. Z., 6o° ann., I10 part., fasc. I, pp. 1-20, 9 fig. dans le
texte et 1 pi.).
152 Thiselton Dyer (W. T.) : Morphological Notes. IV. The haustorium of
Loranthus apkyllus (A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 749-757, 1 pi.).
153 Ursprung (A.) : Anatomie von Cadaba glaudulosa Forsk. {B. d. b. G.,
t. XIX, fasc. 9, pp. 501-508, 1 pi.).
154 Vines (S. H.) : The proteolytic enzyme of Nepenthes . III {A. of B.,
Vol. XV, n°LX, pp. 563-573).
155 Worsdell (W. C.) : The morphology of the flowers of Cephalotaxus
{A. of B., Vol. XV, n°XL, pp. 637-652, 1 pi.).
156 Worsdell |W. C.) : The vascular structure of the flowers of the Gne-
taceae (A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 766-772, 1 fig. dans le texte).
157 Zimmermann (A.) : Ueber Bakterienknoten in den Blâttern einiger
Rubiaceen (/. za. B., t. XXXVII, fasc. i, pp. 1-11, 9 fig. dans le texte).
Cryptogames vasculaires.
158 Boodle (L. A.) : Comparative anatomy of the Hymenophyllaceae, Schi-
zaeaceae and Gleicheniaceae. III. On the anatomy of the Gleicheniaceaî
(A. of B., Vol. XV, n« XL, pp. 703-747, 2 pi.).
159 Boodle (L. A.) : On a anomalous leaf of Anémia kirsuta Sw. {A. of B.,
Vol. XV, n° XL, pp. 765-766).
160 Brebner (George) : On the anatomy of Damea and other Marattiaceae
{A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 777"779)-
161 Chauveaud (G.) : Sur la structure de la racine de YAsolla (B. M., 1901,
n° 7, pp. 366-372, 5 fig. dans le texte).
162 Faull (J. B.):The anatomy of the Osmundaceae {B. G., Vol. XXXII,
n°6, pp. 581-420, 4 pi.).
163 Gwynne-Vaughan (D. T.) : Remarks upon the nature of the stèle of
Equisetum (A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 774-776).
164 Gwynne-Vaughan (D. T.) : Some observations upon the vascular ana-
tomy of the Cyatheaceae (A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 776-777).
164 a Jeffrey (Edward C). — Voim0 144.
Muscinées.
165 Philibert (H.) : Etudes sur le péristome [suite] (R. br., 29e ann., n° 1,
pp. 10-13).
Algues.
166 Arber (E. A. Newell): On the effect of nitrates on the carbon-assimi-
lation of marine Algae (A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 669-681).
XII
167 Timberlake (H. G.) : Starch-formation in Hydrodictyon utriculatum
(A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 619-635, 1 pi.).
Champignons.
168 Barker (B. T. P.) : Sexual spore-formation among the Saccharomyce-
tes (A. of B., Vol. XV, n° XL, pp. 759-764).
169 Bertrand (Gabriel) : Sur l'extraction du bolétol (C.R., t. CXXXIV, n° 2,
pp. 124-126).
170 Falck (Richard) : Die Bedingungen und die Bedeutung- der Zygoten-
bildung bei Sporodinia grandis (B. B., t. VIII, fasc. 2, pp. 213-306, 3 pi.).
171 Feinberg (L.) : Ueber der Erreger der Kohlhernie [Piasmodiopkora
Brassicœ Woronin] {B. d. b. G., t. XIX, fasc. 9, pp. 533-536).
172 Kosinski (Ignacy) : Die Athmung bei Hungerzustânden und unter
Einwirkung von mechanischen und chemischen Reizmitteln bei Asper-
gillus niger (f. zv. B., t. XXXVII, fasc. 1, pp. 137-204, 1 pi.).
173 Mazé (P.) : Sur l'assimilation du sucre et de l'alcool par VEuroliopsis
Gayoni {C.R., t. CXXXIV, n° 3, pp. 191-193).
174 Miyaké (Kiichi) : The fertilization of Pythium de Baryanum (A. of B.,
Vol. XV, n° XL, pp. 653-667, 1 pi.).
Systématique, Géographie botanique.
Phanérogames.
175 Ames (Oakes) : Lobelia infiata X cardinalis (Rk., Vol. 3, n° 36,
pp. 296-298).
176 Balle (Emile) : Les Menthes Viroises (B. A. G. b., 11e ann.,n° 146-147,
pp. 23-26).
177 Beauverd (Gustave) : Quelques stations nouvelles des Alpes françaises
(B. H. B., 2e sér., t. II, n° 1, p. m).
178 Bissel (C. H.) : Rediscovery of Phaseolus perennis in New-England
{Rk., Vol. 4, n° 37, p. 13).
179 Blomberg (Cari) : Some plants recently found in and around North
Easton, Massachusetts (Rk., Vol. 4, n° 37, pp. 13-14).
179 bis Carrier (R. P. J. C.) : La flore de l'île de Montréal, Canada (B. A.
G. b., 11e ann., n° 146-147, p. 22). — Voir n° 65.
180 Davis (Charles A.) : The occurrence of Eleocharis diandraat Brunswick,
Maine (Rk., Vol. 4, n° 37, pp. 1-2).
181 Fedtschenko (Olga et Boris) : Matériaux pour la tlore de Crimée [suite]
(B. H. B., 2e sér., t. II, n° 1, pp. 1-23).
— XIII —
182 Fernald (M. L.) : An unarmed Connecticut Blackberry {Rh., Vol. 3,
iv 36, pp. 295-296).
183 Fernald (M.L.): The « fall Dandelions » ofNorth America {Rh., Vol. 3,
n° 36, pp. 293-294).
184 Finet iE. A.) : Les Orchidées de l'Asie orientale (R. g. IL, t. XIII,
n" 156, pp. 497-534. 7 pl-)<
Ce travail comprend lVnumération de tous les échantillons rassemblés clans
les collections de l'Herbier du Muséum d'Histoire naturelle. La zone étudiée
s'étend du Kamtschatka, au nord, jusqu'au Cambodge, au sud; à l'ouest, elle
s'avance jusqu'à l'Oural, la frontière occidentale de la Chine, le Thibet, la
Birmanie et le Siam. Les espèces sont au nombre de 75, dont 10 nouvelles,
savoir : 1 Orchis, 2 Gyninadeiiia, 5 Peristylus et 1 Habenaria. En outre,
l'auteur a retiré 3 espèces du genre Habenaria {II. Susannx, s tenant ha et
radzata), pour constituer le nouveau genre Heiuihabcnaria.
185 Freyn (J.) : Planta; Karoanae amurica; et zeaënses [suite] {Oe. Z.,
LIIe ann., n° 1, pp. 15-25 [à suivre]).
186 Gagnepain (F.) : Zingibéracées nouvelles ou mal connues de l'Herbier
du Muséum (B. S. b. F., 4e sér., t. I, pp. LXXII-XC; 1 genre nouv.,
16 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 1 Globba, 4 Roscoca, 2 Kaenipferia,
1 Aulotandra g. nov., 1 Nanochilus, 5 A /pi nia.
187 Gandoger ( Michel 1 : La flore de l'Afrique australe et les Protéacées {B.
S. b. F., 4e sér., t. I, pp. XCI-XCVI [à suivre])] 5 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Mimetes, 2 Leucospermum, 1 Ni-
venta.
188 Gandoger (Michel) : Les Astragalus américains {B. S. b. F., 4e sér.,
t. I, pp. XIII-XYIII; 2 esp. nouv.).
188 bis Hackel (E.) : Xeue Grâser [suite] (Oe. Z., LU9 ann., n° i, pp. 8-15,
1 fig. dans le texte). — Voir n° 71.
L'auteur décrit 5 espèces nouvelles, savoir : 1 Lusiola, 1 Pharus, 1 Stipa,
1 Oryzopsis, 1 Aphanelytrum (nov. gen.).
189 Handel-Mazzetti (Heinrich v.j : Beitrag zur Flora von Nord-Tirol {Oe.
Z., LIIe ann., n° 1, pp. 26-32).
190 Hegi (Gustav) : Das obère Tosstal [suite] {B. II. B., 21 sér., t. II, n° 1,
pp. 49-108).
191 Hock (F.) : \ eiwandtschaftsbeziehung-en der Yalerianaceen und Dip-
saceen {B. J., t. XXXI, fasc. 3, pp. 405-41 1).
192 Jeffrey (J. F.) : Solanum roslratum Dunal in Britain. — Potentilla
supina L. in East Kent (/. of B., Vol. XL, n° 469, p. 42).
193 Léveillé et Vaniot : Carex Comari Lévl. et Vnt. {B. A. G. b., w ann.,
n° 146-147, p. 16).
193 bis Léveillé (H.) et Eug. Vaniot: Les Carex du Japon [suite] {B.A. G. b.,
11e ann., n° 146-147, pp. 27-32 [à suivre]] 3 esp. nouv.). — Voir n 77.
— XIV
194 Linton (Edward F.) : A Statice hybrid [S. Limonium X rarifïora] (J.
of B., Vol. XL, n°46g, p. 41).
195 Linton (Edward F.) : New hybrid grass (/. of B., Vol. XL, n° 469,
pp. 41-42).
196 Moore (Spencer Le M.) : Some new species from Australia (/. of B.,
Vol. XL, n° 469, pp. 25-30; 7 esp. nouv.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Melaleuca, 1 Tristania, 1 Euge-
nia, 1 Eucalyptus, 1 Stylidmm, 1 Eremopàila et 1 Hemigenia.
197 Pantu (Zach. C.) und A. Procopianu-Procopovici : Beitrâge zur Flora
des Ceahlau (B. E. B., ie ann., n° 1, pp. 80-131).
198 Paulin (A.) : Ueber des Vorkommen von Viola cornuta L. in Krain
(Oe. Z., LIIe ann., n° 1, pp. 25-26).
199 Perkins (J.) : Beitrâge zur Kenntnis der Styracaceae {B. J., t. XXXI,
fasc. 3, pp. 478-48o[ à suivre]', 7 esp. nouv.).
200 Poisson (Jules) : Sur un Castilloa particulier du Guatemala {B. M., 1901,
n° 7, pp. 373-377, 1 fig". dans le texte).
201 Reynier (Alfred) : Annotations botaniques provençales {B. A. G. b.,
11e ann., n° 146-147, pp. 17-21).
202 Ridley (H. N.) : Some Malay Aroids (/. of B., Vol. XL, n° 469,
PP- 34-38; II esP- nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 7 Homalonema, 3 Schismatoglot-
tis et 1 Raphidophora.
203 Rikli (M.) : Die Gattung Dorycnium Vill. {B. /., t. XXXI, fasc. 3,
pp. 314-404, 2 pi. et 1 carte).
204 Schlechter (R.) : Monographie der Diseas [fin] {B.J., t. XXXI, fasc. 3,
pp. 289-313, 2 pi.).
205 Schônland (S.) and Edmund G. Baker: Some South African species of
Cotylédon (f. of B., Vol. XL, n° 469, pp. 9-24 [à suivre]] 6 esp. nouv.).
206 Sheldon (John L.) : Notes on the blue-berried Huckleberry (Rh., Vol. 4,
n°37, P- H)-
207 Spegazzini (C.) : Stipeas Platenses [suite] {A. M. M., t. IV, pp. 57-173,
22 fig. dans le texte ; 36 esp. nouv.).
208 Vladescu (M.) : Beitrâge zur Flora Rumâniens (B. E. B., i,e ann.,n°i,
pp. 161-16S).
209 Volkens (G.) : Die Végétation der Karolinen, mit besonderer Berùck-
sichtigung der von Yap (B. J., t. XXXI, fasc. 3, pp. 412-477, 4 pi.).
Les Phanérogames comprennent 21 espèces nouvelles, savoir :i Schœnus,
1 Epipremnum, 1 Saccolabitim, 1 Crataiva, 1 Vavasa, 1 Buclianania,\ Camp-
nosperma, 1 Semecarpus, 1 Caszeria, 1 Leplospermum, 1 Meryta, 1 Po-
lyscias, 1 Sideroxylon, 2 Tylophora, 1 Dischidia, 1 Oldenlandia, 1 Timonius,
2 Ixora, 1 Psychotria.
— XV —
210 Williams (Emile F.) : Preliminary Lists of New England plants. VIII
(Rk., Vol. 4, n° 37, pp. 15-22).
211 Williams (Emile F.) : Some extensions of range (R/i., Vol. 3, n° 36,
p. 296).
Cryptogames vasculaires.
212 Davenport (George E.) : Miscellaneous Notes on New England Ferns.
III (/?//., Vol. 4, n° 37, pp. 7-13).
212 a Handel-Mazzetti (H. v.). — Voir n° 189.
213 Vladescu (M. ) : Cryptogames vasculaires de la Roumanie. [B. E. B.,
1"' année, n° 1, pp. 1-79 [à suivre]).
213 a Volkens (G.). — Voir n° 209.
MUSCINÉES.
214 Ingham (Wm.) : Hepatics of Yorkshire and Durham (/. of B., Vol. XL,
n° 469, pp. 30-33).
215 Kaalaas (B.) : Cephaiosia? species duaj novae (R. br., 29e ann., n° 1,
pp. 8-10).
216 Lachenaud (G.) : Muscinées nouvelles pour le département de la Haute-
Vienne [2e note] (R. br., 29e ann., n° 1, pp. 13-14).
217 Loeske (L.) : Neue Beitrâge zur Moosflora des Harzes {B. B. C, t. XI,
fasc. 6, pp. 359-367).
218 Macvicar (Symers M.) : Acrobolbus Wilsoni (Tayl.) Nées in Scotland.
— Lejeunea Rossettic.ua Massai, in Scotland (f. of B., Vol. XL,n° 469,
p. 42).
219 Paris (Général) : Muscinées de Madagascar [2e article] (R. <$r. ,29e ann.,
n° t,pp. 1-8; 7 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 3 Mousses et 4 Hépatiques, savoir :
1 Porotrichum, 1 Fissidens, 1 Campylopus ; 1 Fabronia, 1 Pottia, 1 Se /i/o t-
heimia, 1 Garovag/ia.
220 Radian (Simeon St.) : Contributiuui la flora bryologica a României
{B. E. B., ireann., n° 1, pp. 132-160).
221 Radian (Simeon St.) : Contributiuni la dora bryologica a României
(Extr. des Publicatiunite Societatei N~aturalisti/or diu Româuia, 1901,
n° 2, 8 p.).
222 Salmon (Ernest S.) : Bryological Notes [suite] (J. of B., Vol. XL,
n° 469, pp. 1-9, I pi.; 1 esp. nouv. de Catharinea).
223 Stephani (Franz: Species Hepaticarum [suite] [B. H. B., 2e sér., t. II,
pp. 35-48 [à suivre] ; 2 esp. nouv. de Lophosia).
223 a Volkens (G.)- — Voir n° 209.
Les Mousses comprennent 6 espèces nouvelles, savoir : 1 Syrrhopodon,
2 Calymperes, 1 Trichosteleum, 1 Acanthocladium et 1 Ectropotheciuin.
— xvi —
Algues.
224 Collins (F. S.) : Notes on Algae. IV {Rh., Vol'. 3, n° 36, pp. 289293;
2 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Dichothrix et 1 Rhicoclonium.
225 Keissler (Cari v.) : Kurze Mittheilungen uber das Phytoplankton des
Nussensees bei Ischl in Obei-Oesterreich {Oe. Z., LIIe ann., n° 1,
pp. 6-8).
226 Mereschkowsky (C.) : Diagnoses of new Licmophorse [fin ] (N. N.,
XIIIe sér., pp. 29-46, 1 pi.; 18 esp. nouv.).
227 Reinbold (Th.) : Meeresalgen von den Karolinen (raeist von Yap),
welche Prof. Dr. Volkens gesammelt hat (Hdiv., t. XL, fasc. 6,
PP-35°-350-
228 Schmidle (W.) : Einige Algen, welche Prof. Dr. Volkens auf den
Carolinen gesammelt hat (Rdzv., t. XL, fasc. 6, pp. 343-349, 1 pb ;
2 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Plectonema et 1 Pithophora .
229 Teodoresco (E. C.) : Sur le Gomontiella, nouveau genre de Schizophy-
cée iVerhandlung. der k. k. sool.-boian. Gesellschaft in Wien, 1901,
pp. 757-760, 1 pi.).
Lichens.
230 Hue (Abbé) : Causerie sur les Pannaria {B. S. b. F., 4e sér., t. I,
pp. XXXI-LXV).
230 bis Monguillon (E.) : Catalogue des Lichens du département de la
Sarthe [suite] (B. A. G. b.,'\ ie ann., n° 146-147, pp. 35-40). — Voir n° 102.
Champignons.
231 Bucholtz (F.) : Hypogaeen aus Russland [fin] {Hdw., t. XL, fasc. 6,
pp. 305-322; 1 genre nouv., 5 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 1 Tubcr, 2 Secotium, 1 Dendrogaster
gen. nov. Hysterangiacearum, 1 Hymenogaster.
232 Hennings(P.) : Fungi Australice occidentalis. II [a cl. Pritzel collecti]
{Hdw., t. XL, fasc. 6, pp. 352-355, 1 fïg. dans le texte).
Description de 6 espèces nouvelles, savoir : 1 jEcidhttn, 1 Microthyrium,
1 Rhytisma, 1 Myriangium, 1 Pestalozcia et 1 Fusarium.
233 Hennings (P.) : Fungi Indice orientalis. II (Hdzu., t. XL, fasc. 6,
PP- 323"342; 31 esP- nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 1 Thelcphora, 1 Cladoderris, 1 Lack-
nocladium, 3 Polyporus, 1 Alerulius, 1 Marasmius, 1 Psilocybe, 1 Stro-
pharia, 1 Psalliota, 2 Tubaria, 1 Naucoi-ia, 1 Pholiota, 1 Volvaria,
1 Omph.ilia, 1 Mycena, 1 Lepiota, 1 Tylostoma, 1 Podaxon, 1 Ascobolus,
1 Daldinia, 1 Poronia, 2 Xylaria, 1 Botryodiplodia, 1 Oospora, 1 Antro-
mycopsis.
XVII
234 Holway E. W. D.) : Puccinia inanipes n.sp.[sur Etipatorùim brevipes\
(B. G., Vol. XXXII, nû 6, p. 422).
235 Howard (Albert): On Diplodia cacaoicola P. Henn., aparasiticFungus
on Sugar-Cane and Cacao in the West Indies {A. 0/ B., Vol. XV,
n" XL, pp. 683-701, 1 pi.).
236 Maire (René) : De l'utilisation des données cvtologiques dans la taxo-
nomie des Raxidiomycètes (B. S. b. F., 4e sér., t. I, pp. XIX-XXX).
237 Silsbee (Francis H.) : Volvaria volvacea in Lawrence, Massuchusetts
(#//., Vol. 4, n° 37, pp. 3-5).
237 a Volkens (G.). — Voir n° 209.
238 Webster > Hollis) : Remark on Volvaria (P/i.,\'o\. 4, n°37, pp. 5-7).
Nomenclature.
239 Barnhart (John Hendley) : Basilima, Schisonoius, Sorbaria (B. G.
Vol. XXXII, n° 6, pp. 440-442).
240 Britten (Jamesi : The nomenclature o{ Lachnanthes(J. o/B., Vol. XL,
00469, pp. 23-25).
Paléontologie.
241 Scott (D. H.): On a primitive type of structure in Calamités (A. o/B.,
Vol. XV, n° XL, pp. 773-774).
Pathologie et tératologie végétales.
242 Chifflot : Sur l'origine de certaines maladies des Chrysanthèmes (C. P.,
t.CXXXIV, n° 3, pp. 196-198).
M. Joffrin a décrit récemment comme nouvelles une maladie vermiculaire
et une maladie cryptogamique des Chrysanthèmes. D'après M. Chifflot, il
s'agirait en réalité de deux maladies déjà connues.
La première se confondrait, en effet, avec celle qui a été signalée, en
1900, par M. Osterwalder et qui doit être attribuée à un Nématode du genre
Aphclenckus, et non à un Tylenchus.
La seconde serait due non pas à un Septoria nouveau, mais au Scptoria
Chrysantliemi Cav., connu depuis longtemps.
243 Darboux (G.) et C. Houard : Aide-mémoire du Cécidiologue pour les
plantes d'Europe et du bassin de la Méditerranée [Hilfsbuch fur das
Sammeln der Zoocecidien mit Berûcksichtigung der Xâhrpflanzen
Europas und des Mittelmeerg-ebietes] (68 pag. — Berlin, 1902, Ge-
brueder Borntraeger, éditeurs. — Prix, cartonné, 2 M.).
Les Zoocécidies, c'est-à-dire les déformations qui apparaissent sur une
plante à la suite de la réaction qu'elle exerce contre l'action d'un animal
parasite, ont fait, dans ces dernières années surtout, l'objet d'importantes re-
cherches,et l'on sait combien nombreuses et variées sont ces déformations,
et à combien de groupes zoologiques différents appartiennent leurs auteurs.
— xvin —
MM. Darboux et Houard ont publié il y a quelque temps un Catalogue
systématique des zoocécidies observées sur les plantes d'Europe et du bassin
méditerranéen et dont le nombre s'élève à environ 4.200. Ce Catalogue
forme un volume de près de 600 pages, illustré de 863 figures, contenant
une diagnose sommaire de chacune de ces productions. Mais il a semblé aux
auteurs qu'à côté de cet ouvrage volumineux, il y avait place pour un Aide-
mémoire dans lequel le cécidiologue trouverait simplement la liste des ani-
maux gallogènes observés sur une plante donnée de la flore européenne et
circumméditerranéenne.
Conçu sur le plan du « Hilfsbuch fur das Sammeln parasitischer Pilze »
de M. G. Lindau, cet opuscule répond aux mêmes besoins. Les plantes
hospitalières y sont énumérées dans l'ordre alphabétique, avec l'indication
pour chacune d'elles des cécidiogènes qui peuvent l'attaquer; des signes
conventionnels, placés à la suite du nom zoologique, renseignent immédia-
tement sur la partie de la plante (tige, feuille, etc.) où s'observe le parasite.
Cette énumération est suivie de la liste alphabétique des genres d'animaux
cécidiogènes avec le nom de la famille à laquelle ils appartiennent.
244 Erikson (Jakob) : Fortgesetze Studien ùber die Hexenbesenbildung
bei der gewohnlichen Berberitze {B. B., t. VIII, 2e fasc, pp. 111-127,
3 pi-)- '
245 Gerber (C.) : Sur un cas curieux de cleistogamie chez une Crucifère
(B. S. b. F., 4e sér., t. I, pp. LXVI-LXXI, 10 fig. dans le texte).
245 a Howard (Albert). — Voir n° 235.
246 Kùster (Ernest): Cecidiologische Notizen {FI., t. 90, fasc. 1, pp. 67-83,
5 fig. dans le texte).
Sujets divers.
247 Blanc (L.) : Projets de cartographie botanique {B. H. B., 20 sér., t. II,
n° 1, pp. 24-34).
248 Bois (D.) : Liste des plantes les plus intéressantes qui ont fleuri dans
les serres du Muséum du 20 juin au 20 novembre 1901 {B. M., 1901,
n° 7» PP- 378-379)-
249 Chabert (Alfred) : La destruction des Rosiers en Savoie [B. H. B.,
2e sér., t. II, n° i, pp. 109-110).
250 Chevalier (Aug.) : Une visite aux établissements de Botanique colo-
niale et d'Agriculture tropicale de Berlin {B. M., 1901, n°7, pp. 380-384).
251 Day (Mary A.) : Herbaria of New Eogland [suite] {Rk., Vol. 3, n° 36,
pp. 285-288).
252 Giard (Alfred) : Pour l'histoire de la mérogonie (Extr. des Compt.
rend, des séanc. de la Soc. de Biologie, séance du 19 oct. 1901,3 pag.).
253 Hock (F.) : Ankômmlinge in der Pflanzenwelt Mitteleuropas wâhrend
des letzten balben Jahrhunderts. V {B. B. C, t. XI, fasc. 4, pp. 261-
281).
XIX —
254 Holway (E. W. D.) : Some erroneous références (B.G., Vol. XXXII,
n° 6, pp. 421-422).
255 Kraemer (Henry) : The position of Plcurococctis and Mosses un trees
{B. G., Vol. XXXII, n° 6, pp. 422-423).
256 Lutz (L.) : Considérations générales sur la flore de Corse {B. S. b. F.,
4°sér., t. I, pp.VII-XIII).
257 Macchiati (L.) : A proposito d'un Afide descritto corne nuovo sul
Nerium Oleander L. (B. S. b. t., 1901, pp. 321-322).
258 Martinez del Campo (Juan) : Algunas plantas mexicanas couocidas
vulyarmente como diuréticas {Anales del Instituio médico nacional,
Mexico, t. V, n° 2, pp. 63-67).
259 Murr (Jos.) : Die Grâberflora der Innsbrucker Umgebung- {D. b. M.,
XIXe ann., n° 12, pp. 179-185).
260 Pantu (Zach. C.) : Vocabular botanic cuprindend numirile scientifice si
populare romane aie plantelor {B. E. B., ire ann., n° i, pp. 169-185
[à suivre]).
261 Robinson (B. L.) : Problems and possibilités of systematic Botany
(Extr. de Science, Vol. XIV, n° 352, 15 pag\).
262 Rosen (Félix) : Studien ùber das natùrliche System der Pflanzen. I
(B. B., t. VIII, fasc. 2, pp. 129-212).
263 Zeiske (M.) : Die Pflanzenformation dar Hochsudeten (B. B. C, t. XI,
fasc. 6, pp. 418-435).
NOUVELLES.
M. Ch. Flahault, professeur à l'Université de Montpellier, a été
nommé chevalier de la Légion d'honneur. Les nombreux amis qu'il
compte dans le monde botanique se réjouissent de lui voir accorder
une distinction si bien méritée.
M. G. Poirault, directeur du Laboratoire de la Vilja Thuret, à
Antibes, a été nommé professeur du cours de cultures méridionales et
coloniales à l'Ecole nationale d'Horticulture de Versailles, en rempla-
cement de M. M. Cornu, décédé.
M. Th. Durand a remplacé M. Crépin à la direction du Jardin
botanique de Bruxelles.
M. F. Lamson-Scribner, chef de la Division d'Agrostologie du
Département de l'Agriculture aux Etats-Unis, a été placé à la tête du
Bureau de l'Agriculture en voie d'organisation aux Philippines.
Un nouveau journal botanique vient d'être fondé à Budapest par
MM. le D1' A. Degen, F. K. Alfôldi et L. Thaisz, sous le titre :
« Magyar Botanikai Lapok (Ungarische botanische Blâtter) ». Nous
avons reçu le premier numéro de cette publication, qui doit paraître
tous les mois. Tous les articles, et jusqu'aux moindres avis, sont
rédigés en allemand en même temps qu'en magyar, ce dont nous ne
saurions trop féliciter les éditeurs .
M. Max Fleischer vient de publier la quatrième série de ses Musci
Archipelagi Indici, contenant les nos 151-200. Le prix est de 22 fr. 50,
franco. S'adresser à M. M. Fleischer, au Jardin botanique de
Buitenzorg (Java), ou à M. C. Warnstorf, à Neuruppin (Allemagne).
~*fG~\&^î~&*-.
Paris. — J. Mersch, imp., 46i', Av. dz Châtilloiî.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Mars 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 3.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
264 BarnhartiJohn Hendley) : Dates of Elliott's Sketch {B. T. C, Vol. 28,
n° u, pp. 680-688).
265 Clarke (C. B.j : Sir Henry Collett [1836-1901] (/. o/B., Vol. XL, n047o,
PP- 73-74)-
266 Smith (Eugène A.) : Biographical Sketch ofDr. Charles Mohr (B. T. C,
Vol. 28, n° 11, pp. 599-604, 1 portr.).
267 Ralph Tate [1840-1901] (/. o/B., Vol. XL, n° 470, pp. 75-76).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
268 Bernard (Noël) : Etudes sur la tubérisation {R. g. B., t. XIV, n° 157,
pp. 5-25 [à suivre], 3 fig. dans le texte).
269 Church l'A. H.) : On the relation of phyllotaxis to mechanical laws.
Part IL Asymmetry and Symmetry (Librie Williams et Norgate,
Oxford, 1902. — Pp. 79-201 [à suivre], fig-. 36-80).
270 GoebellK.) : Morphologische und biologische Bemerkungen. n.Ueber
Homologien in der Entwickelung mànnlicher und weiblicher Ge-
schlechtsorgane (FI., t. 90, fasc. II, pp. 279-305, 9 fig-. dans le texte).
271 Haberlandt (G.) : Ueber fibrillârePlasmastructuren(Z?. d. b. G., t. XIX,
fasc. 10, pp. 569-578, 1 pi.).
272 Herzog ( Jakob) : Ueber die Système der Eestigung und Ernahrung- in
derBliithe(i?. d. b. G., t. XIX, fasc. 10, pp. 564-569).
273 Mazé (P.) : Sur la transformation des matières grasses en sucres dans
les graines oléagineuses en voie (\e germination (C. R., t. CXXXIV,
n° 5i PP- 3°9-3ri)-
274 Ricôme (H.) : Action de la lumière sur des plantes préalablement
étiolées (R. g. B., t. XIV, n° 157, pp. 26-40 [à suivre], 3 pi.).
275 Selby (A. D.) : Germination of the seeds of some common cultivated
plants after prolonged immersion in liquid air (B. T. C, Vol. 28, n° 12,
pp. 675-679).
276 Steinbrinck (C.) : Zum Oeffnungsproblem der Antheren (B. d. b. G.,
t. XIX, fasc. 10, pp. 552-556).
277 Van Tieghem (Ph.) : \Jhypostase, sa structure et son rôle constants,
sa position et sa forme variables {B. M., 1901, n° 8, pp. 412-418).
XXII
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
278 Bennert (Rosina J.) : Seeds and Seedlings oi Avisas ma iriphyllum and
Ar. Draco7iiiu?n (B. T. C, Vol. 29, n° 1, pp. 37-54, 1 pi.).
279 Hammerle (J.) : Ueber das Auftreten von Gerbstoff, Stârke und Zucker
bei Acer Pseudo-Platanus im ersten Jahre (B. d. b. G., t. XIX, fasc. 10,
PP- 538-551)-
280 Heckel (Edouard) : Sur le Menabea venenata Bâillon qui fournit, par
ses racines, le Tanghin de Me'nabé ou des Sakalaves (poison d'épreuve),
encore dénommé Kissoumpa ou Kimanga à Madagascar, sa patrie
(C. R., t. CXXXIV, n° 6, pp. 364-366).
281 Hedlund (Tj : Om frukten nos Géranium bohemicum (B. N., 1902,
fasc. i, pp. 1-39, 2 fig. dans le texte).
282 Holzner : Die aussere Samenhaut der deutschen Drosera-Arttn (Fi.,
t. 90, fasc. II, pp. 342-343, 1 fig-. dans le texte).
283 Holzner : Die Caruncula der Samen von Polygala (FI., t. 90, fasc. II,
pp. 343-344, 1 fig. dans le texte).
284 Horowitz (Arthur) : Ueber den anatomischcn Bau und das Aufspringen
der Orchideenfrûchte (B. B. C., t. XI, n° 7, pp. 486-521, 2 pi.).
285 Karsten (G.) : Ueber die Entvvickelung der weiblichen Blûthen bei
einigen Juglandaceen (FI., t. 90, fasc. II, pp. 316-333, 1 pi.).
286 Magocsy-Dietz (Alex.) : Das Diaphragma in dem Marke der Dicotylen
Holzgewâchse (Maiemalische ttndnatiirwissenschaftlicheBerickte ans
Ungarn,t. XVII, pp. 181-226, 27 fig. dans le texte).
287 Maige (A.) et C. L. Gatin : Sur la structure des racines tuberculeuses
du Thrincia tuberosa (C. R., t. CXXXIV, n° 5, pp. 302-303).
288 Passerini (N.) : Sui tubercoli radicali délia Medicago saliva L. (B. S.
b. i., 1901, n° 8, pp. 365-370, 3 fig. dans le texte).
289 Perrot (E.) : Sur le Ksopo ou Tanghin deMenabé, poison desSakalaves
[Menabea venenata H. Bn.] (C. R., t. XXXIV, n° 5, pp. 303-306).
290 Sperlich (Adolf) : Beitrâge zur Kenntniss der Inhaltsstoffe in den
Saugorganen der griinen Rhinanthaceen (B. B. C., t. XI, n° 7,
PP- 437-485. » P1-)-
291 Tischler (G.) : Ueber die Bildung von « verjûngten » Stâmmchen bei
alternden Weiden (FI., t. 90, fasc. II, pp. 273-278, 2 fig. dans le texte).
292 Webber (Herbert J.) : Spermatogenesis and fécondation of Zamia
(U. S. Departm. of Agricult., Bureau of plant industry, Bull. n° 2,
PP- 7-9^» 7 pi-)-
293 Wittmack (L.) und J. Buchwald: Die Unterscheidung der Mandeln von
âhnlichen Samen (B. d. b. G., t. XIX, fasc. 10, pp. 584-595, 1 pi.).
X XIII
MUSCINÉES.
294 Golenkin (M.) : Uie Mycorrhiza-ahnlichen Bildungen der Marchan-
tiacecn {FL, t. go, fasc. II, pp. 209-220, 1 pi.).
205 Stolz (Friedrich) : Zur Biologie der Laubmoose {FL, t. 90, fasc. II,
PP- 3°5-3'5>-
296 Zederbauer (E.) : Untersuchungen iïber Anlage und Entwicklung der
Knospen an den Vorkeimen einiger Laubmoose {Oe. Z., LIIe ann.,
n° 2, pp. 45-48 [à suivre], 3 pi.).
Algues.
297 Chodat (R.) : Algues vertes de la Suisse : Pleurococcoïdes-Chroolé-
poïdes {Beitràge sur Krypiogamenflora der Schweiz, t. I, fasc. 3, XIII-
373 Pa§-> 2^4 fi§T- dans le texte).
295 Scherffel (A.) : Einige Beobachtungen ùber CEdogonien mit halbkugel-
iger Fusszelle {B. d. b. G., t. XIX, fasc. io, pp. 557-563, 1 pi.).
299 Vuillemin iPaul) : Sur les effets du commensalisme d'un Amylomyces et
d'un Alicrococcus (C. R., t. CXXXIV, n° 6, pp. 366-368).
Champignons.
300 Arthur (J.-C.) : Clues to relationship among heterœcious plant rusts
{B. G., Vol. XXXIII, n° 1, pp. 62-66).
301 Clark (Judson F.) : On the toxic properties of some copper compounds
with spécial référence to Bordeaux mixture {B. G., Vol. XXXIII, n° 1,
pp. 26-48, 7 fig. dans le texte).
302 Clinton (G. P.) : Cladochytrium Alismatis (B. G., Vol. XXXIII, n° 1,
pp. 49-61, 3 pi.).
305 Dumée (P.) et R. Maire : Remarques sur le Zagkouania Philîyreœ Pat.
(B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, pp. 17-25, 1 fig. dans le texte).
304 Harper (Robert A.) : Binucleate cells in certain Hymenomycetes
{B. G., Vol. XXXIII, n° 1, pp. 1-25, 1 pi.).
305 Hétier (Fr.) : Note sur quelques Champignons vivant aux dépens du
cuir (B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, pp. 125-126).
306 Matruchot iL.) et C. Dassonville : Sur une Peigne nouvelle chez le
Chien, et sur le Champignon parasite qui en est la cause [B. S. m. F.,
t. XVIII, fasc. 1, pp. 66-74, 1 fig. dans le texte et 1 pi.).
307 Neger (F. W.) : Beitrâge zur Biologie der Erysipheen. II {FI., t. 90,
fasc. II, pp. 221-272, 27 fig. dans le texte).
308 Salmon (Ernest S.) : Supplemcntary notes on the Erysiphacea; [B. T. C,
Vol. 29, n° 1, pp. 1-22 [à suivre]).
308 a Vuillemin (Paul). — Voir n° 299.
— xxiv —
Systématique, Géographie botanique.
Phanérogames.
309 Ascherson (P.) : Jlgilops speitoides jaub. u. Spach und ihr Vorkommen
in Europa {M. b. L., Ie ann., n° 1, pp. 6-12).
310 Béguinot (Augusto) : Contribuzione alla flora di Procida e di Vivara
(B. S. b. i., 1901, n° 9, pp. 386-399).
311 Beissner (L.) : Conifères de Chine, récoltés par le R. P.Joseph Giraldi
dans le Shen-si septentrional et méridional {B. S. b. i., 1901, n° 8, pp.
357-36i)-
312 Borbas (Vinc. de) : Abies Abies (L.) var. adenoclados Borb. — Salix
silesiaca Willd. — Sesleria varia (Jacq.) var. pseudelongata Murr. —
Torilis hetcrophylla Guss. {M. b. L., Ie ann., n° 1, pp. 28-30).
313 Borbas (Vinc. de) : Abies sive Picea ellipsoconis [M. b. L., i° ann., n° 1,
pp. 26-27, 1 fi g. dans le texte).
314 Borbas (Vinc. de) : Varietates Bursse pastoris {M. b. L., ie ann., n° 1,
pp. 17-24).
31 5 Borbas (Vinc. de) : Verbascum corymbosum Borb. n. sp. verosimiliter
hybrida {D. b. M., XXe ann., n° 1, p. 3).
316 Chabert (Alfred) : Les Euphrasia de la France {B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 2, pp. 121-152 [à suivre]).
317 Eastwood (Alice) : Notes on Californian species oïDelphinium (B. T. C,
Vol. 28, n° 12, pp. 667-674; 4 esp. nouv.).
317 dis Freyn (J.) Plantae Karoanae amurica; et zeaënsae [suite] (Oe. Z.,
LIIcann., n° 2, pp. 62-67; 1 esp. nouv. de Potentillà). — Voir n° 185.
318 Goodding (Leslie N.) : Rocky montain plant studies. I (B. G., t. XXXIII,
n° 1, pp. 66-69; 4 esP- nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Erythrouium, 1 Tradescantia,
1 Iris, 1 Alsine.
318 bis Hackel (E.) : Neue Grâser {Oe. Z., LIIe ann., n° 2, pp. 55-62). —
Voir n° 188 bis.
Description de 8 espèces nouvelles, savoir : 1 Garnotia, 3 Sporobolus,
et 4 Agrostis.
318 ter Hegi (Gustav) : Das obère Tosstal [fin] {B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 2, pp. 185-216). — Voir n° 190.
319 Holuby (Jos.) : Asperula odorata L. var. angustifolia m. {M. b. L.,
1° ann., n° 1, p. 28).
320 Koehne (Emil) : Ly thr um rivulare Wood et Evans {J. of B., Vol. XL,
n° 470, p. 68-69).
321 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Carcx de Chine, d'après l'herbier Emile
Bodinier {B.A. G. b., 11e ann., n° 146, pp. 57-69; 3 esp. nouv.).
— xxv —
322 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Carex d'Espagne {B. A. G. b., irann ,
n° 146, p. 52).
323 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Énumération des plantes de Kouy-
Tchéou, d'après l'herbier d'Fmile Bodinier. Renonculacées (B. A. G. b.,
11e ann., n° 146, pp. 45-51 ', lOesp. nouv. et 1 genre nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Aconitum, 3 Anémone, 1 Bodi-
nieria n. gen., 3 Delphinium, 1 Ranunculus et 1 Thalictrum.
324 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Note sur le Carex ienax Reuter, non
Chapman in Bout nec Berg-gren {B. A. G. b., n° ann., n° 146,
pp. 70- 741-
325 Ley (Rev. Augustin) : Two fresh Rubus forms (/. of B., Vol. XL,
n°47o, pp. 69-70).
326 Loesener (Th.) : Uebersicht ùber die bis jetzt bekanntcn chinesischen
Celastraceen [fin] (B.f., t. XXX, fasc. 5, pp. 449-474; 10 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 9 Evonymus et 1 Celastrus.
327 Neuman (L. M.) : Galeopsis Carthusianorum (Briquet) ett genmale
{B. N., 1902, fasc. 1, pp. 41-45).
328 Olsson (P.) : Hassel i Jamtland {B. N., 1902, fasc. 2, p. 47).
329 Osterhout (George E.) : New plants of Colorado (B. T. C., Vol. 28,
Q° II, pp. 644-645).
Description de 4 espèces nouvelles, savoir : 1 Linum, 1 Mentzelia,
1 Arteiuisia et 1 Agoseris.
330 Petitmengin (Marcel) : Promenades botaniques en Lorraine, 1901
{B. A. G. b., 11e ann., n° 146, pp. 42-44).
331 Ponzo (A.) : Ag"giunte alla flora Trapanese (B. S. b. i., 1901, n° 8,
PP- 37°-3S0-
332 Prain (David) ami Edmund Baker : Notes on Indigofera (/. of B.,
Vol. XL, n° 470, pp. 60-67 [à suivre]).
333 Rogers (Rev. W. Moyle) : Some Clydesdale and S. W. Ayrshire
plants (/. of B., Vol. XL, n° 470, pp. 54-59).
334 Rydberg (Per Axel) : The american species of Limnorchis and Piperia,
north of Mexico (B. T. C., Vol. 28, n° n, pp. 605-643; 8 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 5 Limnorchis et 3 Piperia.
335 Solereder (H.) : Ueber die svstematische Stellung- von Lebeckia? reta-
moides Bak. {B. II. B., 2° sér., t. II, n° 2, pp. 1 17-120).
336 Thaisz (Lajos) : A hazai floranak uj polgara : Astragalus de pressas L.
[A. dépressif L., ein neuer Bùrg-er der ungarischen Flora] {M. b. L.,
Ie ann., n° 1, pp. 24-26 [en magyar, avec un résumé en allemand]).
337 Velenovsky (J.) :.Neunter Nachtrag zur Flora von Bulgarien (Oe. Z.,
LIIe ann., n° 2, pp. 49-55 [à suivre]; 2 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Senecio et 1 Tnymus.
— xxvi —
338 Velten (Cari) : Beitrag-e zur Kenntnis der Flora von Speier a. Rhein
{D. b. M., XXe ann., n° 1, pp. 13-15).
Cryptogames vasculaires.
338 a Goodding (Leslie N.). — Voir n° 318.
Une espèce nouvelle de Alarsilia.
338 b Hegi (Gustav). — Voir n° 318 ter.
MUSCINÉES.
339 Bauer (E.) : Intéressante und neue Moosformen Bohmens {D. b. M.,
XXe ann., n° 1, pp. 1-3).
340 Dixon (H. N.) : Note on Philonotis taxa Limpr. (/. of B., Vol. XL,
n° 47°. PP- 7I"73)-
341 Duncan (J. B.) : Octodiceras fuliauum Brid. in Britain (/. of B.,
Vol. XL, n° 470, pp. 51-53, 1 pi. p. p.).
341 a Hegi (Gustav). — Voir n° 318 /S is.
-\\2 Jones (D. A.)andE. C. Horrell : Tetraplodon Wormskioldii Lindb. in
Britain (/. of B., Vol. XL, n° 470, pp. 49-51, 1 pi. p. p.).
343 Meylan (Ch.) : Recherches sur les Neckera Miensiesii Hook. et tur-
gida Jur. (B. II. B., 2e sér., t. II, n° 2, pp. 153-156).
343 bis Stephani (Franz) : Species Hepaticarum [suite] [B. H. B., 2e sér.,
t. II, n° 2, pp. 157-179*, 4 esp. nouv. de Sphenolobus). — Voir n° 223.
344 Zschacke (Hermann) : Beitrâg-e zur Moosflore Anhalts. 2 {D. b. M.,
XXe ann., n° 1, pp. 9-13 [à suivre}).
Algues.
344 a Chodat (R.). — Voir n° 297.
345 Tscherning (F. A.) : Ueber die Alg-enveg-etation an den Wasserradern
der Schiffsmûhlen bei Wien (Oe. Z., LIIe ann., n'3 2, pp. 48-49).
Lichens.
346 Olivier (Abbé H.) : Quelques Lichens saxicoles des Pyrénées-Orientales
récoltés par feu le Dr Goulard [suite] (B. A. G. b., 11e ann., n° 146,
PP- 55"56 [à suivre]).
Champignons.
347 Arthur (J. C.) : New species of Uredineae (B. T. C, Vol. 28, n° 12,
pp. 6() 1-666).
L'auteur décrit 12 espèces nouvelles, savoir : 5 Puccinia, 3 jEcidmm,
1 Peridermium, 1 Gymnosporangium et 2 Rœstelia.
348 Barbier (Maurice): Liste annotée d'Hyménomycètes des environs de
Dijon [2e partie] (B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, pp. 75-100).
— XXVII
349 Bataille (Fr.) : Miscellanées mycologiqucs \B. S. m. F., t. XVIII, fasc. i,
PP- I33-Ï34)-
350 Duméa (P.) : Nécessité de reviser le genre Amaniia (3. S. m. F.,
t. XVIII, fasc. 1, pp. 101-110).
351 Durand (E. J.j : Dacryopsis EUisiana Massée {B. T. C, Vol. 28, n" n,
j). 646).
L'auteur identifie le Dacryopsis Ei//siaua (Cory/ie Ellisii Berk.) avec
le Grapkium gigautetim (Peck) Sacc.
352 Patouillard (N.) : Champignons algéro-tunisiens nouveaux et peu con-
nus [suite] (B. S. m. F., t. XXIII, tasc. 1, pp. 47-53 [à suivre], 1 fig.
dans le texte).
L'auteur décrit 8 espèces nouvelles (1 Gymuosporangium, 1 Cintractia,
1 Coriinarius, 1 Coprinus, 1 Melanopus, 1 Hydnum, 1 Phragmonxvia,
1 Sphœrclla) et un ^enre nouveau, Helostroma, créé pour le Fusisporium
album Desmazières.
352 a Petitmengin (Marcel). — Voir n° 330.
353 Rolland (L.) : Un Tricholoma de l'Exposition de Besançon [Tr. bisou-
tinurn n. sp.] {B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, p. 26, 1. pi.).
Pathologie et tératologie végétales.
354 Anderson (Alexander P.) : Dasyscypha resinaria causing- canker
growth on Abies balsamea in Minnesota {B. T. C, Vol. jq, n° 1,
PP- 23-34, 2 pi.).
355 Anderson (Alexander P.): Tilleiia horrida Tak. on Rice plant in South
Carolina (B. T. C, Vol. 29, n° i,pp. 35-30).
356 Bubak (Fr.): Ueber einig-e Compositen bewohnende Puccinien (Oe.Z,,
LIIC ami., n° 2, pp. 41-44 [à suivre]; 1 esp. nouv.).
357 Dumée (P.) et L. Lutz : Sur une déformation morchelloïde de Corti-
naire {B. S. m. Fr., t. XVIII, fasc. 1, pp. 13 1-132, 1 fig-. dans le texte).
358 Eriksson (Jakob) : Sur l'origine et la propagation de la rouille des
céréales par la semence [suite] (A. Se. n., 8esér., t. XV, n° 1, pp. 1-64
[à suivre], 6 fig. dans le texte).
359 Jourdain (G.) : La Vigne et le Cœpopkagus echinopus (C. R., t.CXXXIV,
Q°5iP- 3l6)-
360 Magnus (P.) : YVeitere Mittheilung uber die auf Farnkrâutern auftre-
tenden Uredineen {B. d, b. G., t. XIX, fasc. 10, pp. 578-584, 1 pi.).
361 Maire (R.)- ^ur la coexistence de la nielle et de la carie dans les grains
de Blé {B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, p. 130).
3'>j Stewart (F. C.) and H. J. Eustace : An épidémie of currant anthraenose
(2V. Y. A. E. S., Bull, n" 199, dp. 63-80, 1 pi. t.
363 Stewart (F. C.) and H. J. Eustace : I, Trouble with pears in a nursery
cellar; 11, Shot-Hole Fungus on cherry fruit-pedicels; III, Anthrac-
XXVIII
nose of yellow toad-flax ; IV, Imperfect fertilization of peaches;
V, Tile drain clugged by Fungus ; VI, A Fungus in refrigerators (iV.
Y. A. F. S., Bull. n'J 200, pp. 81-101, 5 pi.).
364 Van Bambeke (Ch.) : Sur un exemplaire monstrueux de Polyportis sul-
fureus (Bull.) Fries (B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, pp. 54-64, 3 pi.).
Technique.
365 Moll (J. M.) : Das Hydrosimeter, ein Apparat, um unter constantem
Druck Flûssigkeiten in Pflanzen zu pressen {FI., t. 90, fasc. II,
pp. 334-442, 1 fig. dans le texte).
Sujets divers.
366 Bois (D.) : Liste de quelques floraisons intéressantes observées dans
les serres du Muséum, du 20 novembre au 20 décembre 1901 {B. M.,
1901, n° 8, pp. 427-428).
367 Bureau (Ed.) : Sur les Strychnos africains et les plantes servant à
empoisonner les armes en Afrique {B. M., 1901, n° S, pp. 418-423).
368 Chevalier (Aug.) : Le caoutchouc du territoire du Chari (B. M., 1901,
n° 8, pp. 423-427)-
369 Feret (A.) : Les plantes des terrains salés \suiie\ {B. A. G. b., 1 1° ann.,
n° 146, pp. 53-54 [à suivre].
370 Gillot (Victor et Xavier) : Empoisonnement par les Champignons (B.
S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, pp. 33-46).
371 Hétier (Fr.) : Empoisonnement par VEntoloma lividum {B. S. m. F.,
t. XVIII, fasc. 1, pp. 127-129).
372 Ménier (C.)et U. Monnier : Recherches expérimentales sur quelques
Agaricinés à volve [Amanites et Volvaire] {B. S. m. F., t. XVIII, fasc. i,
pp. m-124).
373 Murr (J.) : Beitrâge zu den Gesetzen der Phylogenesis {D. è. M.,
XXe ann., n° 1, pp. 4-9).
374 Perrot (Emile) : Session générale de la Société mycologique de
France dans le Jura en 1901 (B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 1, pp. I-LXXV,
1 carte et 4 fig. dans le texte).
375 Preda (A.) : Effetti del libeccio su alcune piante legnose che crescono
lungo la costa Livornese {B. S. b. t., 1901, n° 8, pp. 381-384, 4 fig
dans le texte).
376 Bolland (L.) : Photographie des Champignons (B. S. m. F., t. XVIII,
fasc. 1, pp. 27-32, 1 fig. dans le texte).
377 Tanfiljew (G. J.) : Zur Frage iiber die Waldlosigkeit der krimschen
Yaila (B.J. P., t. II, fasc. 1, pp. 3-12 [en russe, avec un résumé en
allemand]).
Piirîs. — J . Merscri, tmo., *"\ Av. «le UuHiilon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Avril 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 4.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
378 Alfoldi (Flatt Karoly) : Dieanonym verfasste Apologie Linné's [« Orbis
eruditi judicium de Caroli Linnœi M. D. scriptis »] (.1/. b. L., t. I, n° 2-
3, pp. 76-84).
379 Alfoldi (Flatt Karoly) : Zur Geschichte der Herbare (AI. b. L., t. I,
n° 2-3, pp. 61-75 [à suivre]).
380 Cowles (H. G.) : A. F. W. Schimper (B. G., Vol. XXXIII, n° 2,
pp. 160-161).
381 Alfred William Bennett [1 833-1 902] (/. of. B., Vol. XL, n° 471,
PP- «3""5)«
Biologie, morphologie et physiologie générales.
381 bis Bernard (Noël) : Études sur la tubérisation [suite] (R.g.B., t. XIV,
nos 158 et 159, pp. 58-71 et 101-119 [à suivre], 5 fig-. dans le texte et
3 pi.). — Voir n° 268.
382 Bouygues : Sur l'origine et la différenciation des méristèmes vascu-
laires du pétiole (C. R., t. CXXXIV, n° 7, pp. 438-441).
383 Jost (L.) : Die Théorie der Verschiebungseitlicher Organe durch ihren
gegenseitigen Druck {B. Z., 60e ann., Ie part., fasc. II, pp. 21-43, ° &£•
dans le texte).
384 Kobus (J. D.) : Die chemische Sélection des Zuckerrohrs (A. J. B.,
2e sér., Vol. III, ie part., pp. 17-81, 11 pi.).
384 bis Bicorne (H.) : Action de la lumière sur des plantes préalablement
étiolées [fin] (R. g. B., t. XIV, nos 158 et 159, pp. 72-88 et 120-137,
6 fig. dans le texte). — Voir n° 274.
385 Van Tieghem (Ph.) : L'hypostase dans le fruit et dans la graine (B. M.,
1902, n° 1, pp. 43-47).
386 Wulff (Thorild) : Botanische Beobachtungen aus Spitzbergen. I, Ueber
die Transpiration der arktischen Gewâchse. II, Ueber das Auftreten
von Anthocyan bei den arktischen Gewiichsen (Lund, 1902, pp. 1-72,
3 fig. dans le texte). — Voir n° 448 a.
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
387 Bessey (Charles E.) : The morphology of the Pine cône (B. G., Vol.
XXXIII, n° 2, pp. 157-159, 1 pi.).
— xxx
388 Celakovsky (L. J.) : Ueber die inversen Placentarbiïndelder Cruciferen
(Oe. Z., LIIe ann., n° 3, pp. 89-92, 1 fig. dans le texte).
389 Chauveaud (G.) : Passage de la position alterne à la position superposée
de l'appareil conducteur, avec destruction des vaisseaux centripètes
primitifs, dans l'Oignon \Allium Cepd\ (B. M., 1902, n° 1, pp. 52-59,
10 fig. dans le texte).
390 Coker (W. C.) : Notes on the gametophytes and embryo of Podocarpus
(B. G., Vol. XXXIII, n° 2, pp. 89-107, 3 pi.).
391 Correns (C.) : Ueber den Modus und den Zeitpunkt der Spaltung der
Anlagen bei den Bastarden vom Erbsen-Typus (B. Z., 60e ann.,
Ile part., n° 5-6, pp. 65-82).
392 Heckel (Edouard) : Nouvelles observations sur le Tanghin du Ménabé
[Menabea veneuata Baill.] et sur sa racine toxique et médicamenteuse
(C. R., t. CXXXIV, n° 7, pp. 441-443).
393 Heckel (Edouard) : Sur la germination des Onguekoa et des Strombonia
{C. R., t. CXXXIV, n° 8, pp. 489-490).
394 Heinricher (E.) : Die grûnen Halbschmarotzer. IV. Nachtrâge zu
Euphrasia, Odontites und Alectorolopîms . Kritische Bemerkungen zur
Systematik letzterer Gattung (/. iv. B., t. XXXVII, fasc. 2, pp. 264-
337. 2 pi.).
395 Hua (Henri) : Quelles espèces produisent le caoutchouc du Dahomey,
d'après les documents fournis par M. Le Testu [B. M., 1902, n° 1,
pp. 62-68).
396 Matouschek (Ferencz) : Rammcuhcs auricomus L., auch eine mala-
kophile Pflanze (M. b. L., t. I, n° 2-3, pp. 57-61).
397 Mùntz (A.) : Les conditions de la végétation des vignobles à hauts
rendements (C. R., t. CXXXIV, n° 10, pp. 575-579).
398 Preston (Carleton E.) : Two instructive seedlings (B. G., Vol. XXXIII,
n° 2, pp. 150-154, 8 fig. dans le texte).
399 Quintaret (Gustave) : Deux lianes à caoutchouc d'Indo-Chine (C. R.,
t. CXXXIV, no 7, pp. 436-438).
Les lianes en question, qui appartiennent à la famille des Apocynacées,
sont l'une YEcdysanthera micrantha, l'autre un Micrechites nouveau que
l'auteur appelle M. napeensis. Toutes deux fourniraient un excellent
caoutchouc.
400 Strasburger (Eduard) : Die Siebtûpfel der Coniferen in Rûcksicht auf
Arthur W. Hill's soeben erschienene Arbeit : The histology of the
Sie\7e-tubes of Pimis (B. Z., 60e ann., IIe part., n° 4, pp. 49-53).
401 Zimmermann (A.) : Ueber die extranuptialen Nectarien einiger Fagrxa-
Arten {A./. B., 2e sér., Vol. III, ic part., pp. 1-7, 7 fig. dans le texte).
XXII —
Cryptogames vasculaires.
402 Leavitt (R. G.) : Notes on Lycopodium {R/i., Vol. 4, n° 39, pp. 57-60).
Muscinées.
403 Beauverie (J.) : Etude d'une Hépatique à thalle habité par un Cham-
pignon filamenteux (C. A'., t. CXXXIV, n° 10, pp. 616-618).
Il s'agit d'une association symbiotique du Fegatella conica avec un
Fusarium.
404 Monkemeyer (W.) : Hypnum fluitans L. mit Anguillulagallen (Hdw.,
t. XLI, fasc. i, Suppl., pp. (22H23), 1 fîg. dans le texte).
404 bis Zederbauer(E.) : Untersuchungen ûber Anlage undEntwicklungder
Knospen einiger Laubmoose [fin] (Oe. Z., LIIe ann., n°3, pp. 96-100,
1 fîg. dans le texte et 1 pi.). — Voir n° 296.
Algues.
405 Brand (F.) : Die C/adophora-Aegagropï\en des Siïsswassers {Hdw.,
t. XLI, fasc. 1, pp. 34-48, 1 pi.).
406 Grintzesco (Jean) : Recherches expérimentales sur la morphologie et la
physiologie de Scenedesmus aculus Meyen (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 3,
pp. 217-264 [à suivre], 2 lïg. dans le texte).
407 Koorders (S. H.) : Notizûber Symbiose einer Cladophora mit Ephydatia
fluviatilis, ineinemGebirgssee in Java (A.J. B., 2e sér., Vol. III, iepart.,
pp. 8-16, 2 pi.).
408 Rosenvinge (L. Kolderup) : Ueber die Spiralstellungen der Rhodome-
laceen (/. w. B., t. XXXVII, fasc. 2, pp. 338-364, 1 pi.).
409 Van Bosse (Mm3 Weber) : Observation au sujet delà « Notiziiber Sym-
biose einer Cladophora mit Ephydatia fluviatilis » de M. Koorders (A.
J. B., 2e sér., Vol. III, Ie part., pp. 16 a-16 b).
Champignons.
410 Lùdi (Rud.) : Beitrâge zur Kenntniss der Chytridiaceen [suite] (Hdw.,
t. XLI, fasc. 1, Suppl., pp. (i)-(io) ).
411 Pulst (Cari) : Die Widerstandsfâhigkeit einiger Schimmelpilze gegen
Metallgifte (/. w. B., t. XXXVII, fasc. 2, pp. 205-263, 2 fig. dans
le texte).
412 Thomas (Pierre) : Sur la séparation du galactose et du glucose par le
Saccharotnyces Ludwigii (C. R., t. CXXXIV, n° 10, pp. 610-612).
Systématique, Géographie botanique.
Phanérogames.
413 Bacon (Alice E.) : The Dwarf Mistltoe at Bradford, Vermont (Rh.,
Vol. 4, n° ^, p. 28).
— XXXII
414 Boissieu (H. de) : Un nouveau Viola de Chine (B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 3» P- 333)-
415 Borbas : Varietates Crepidis conyssefolise binae (M. b. L., t. I, n° 2-3,
p. 85)-
416 Bornmùller (J.) : Ueber die systematische Stellung der Nigella elata
Boiss. (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 3, pp. 329-332).
416 bis Chabert (Alfred) : Les Euphrasia de la France [suite] (B. H. B.,
2e sér., t. II, n° 3, pp. 265-280 [à suivre]\ 2 esp. nouv.). — Voir n°3i6.
417 Chodat (R.) : Plantse Hasslerianae, soit Énumération des plantes récol-
tées au Paraguay parle Dr. Emile Hassler de 1885-1895 et de 1898-1900
[suite] (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 3, pp. 297-312 [à suivre]; 16 esp.
nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 12 Vernouia, 1 Stevia, 3 Eupa-
torium.
418 Chodat (R.) et E. Wilczek : Contributions à la flore de la République
Argentine (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 3, pp. 281-296 [à suivre], 1 fig.
dans le texte; 9 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Ranuuculus, 1 Cardamine,
2 Draba, 2 Sisymbrium, 1 Slellaria, 1 Acazna, 1 Prosopis.
419 Churchill (J. R.) : Some plants from Prince Edward island (Rà., Vol.
4, n° 38, pp. 31-36).
420 Clark (Alice G.) : Utricularia minor in Holbrook, Massachusetts
{Rk., Vol. 4, n° 38, p. 42).
421 Coutinho (Antonio Xavier Pereira) : As Campanulaceas de Portugal
{B. S. B., t. XVIII, fasc. 1-2, pp. 22-44).
422 Coutinho (Antonio Xavier Pereira) : Nota acerca de duas especies do
genero Allium novas para a flora Portugueza {B. S. B., t. XVIII, fasc.
1-2, PP- 45-4-6).
Les deux espèces en question sont Y Allium fallax et VA. narcissi-
florum.
423 Driggs (A. W.) : Notes on the flora of Connecticut (Rk., Vol. 4, n° 38,
PP- 36"39)-
424 Druce (G. Claridge) : « A new hybrid Grass » (/. of B., Vol. XL,
n° 471, pp. 108-109).
425 Eastwood (Alice) : À descriptive list of the plants collected by
Dr. F. E. Blaisdell at Nome city, Alaska [B. G., Vol. XXXIII, n°. 2,
pp. 126-149 [à suivre], 3 fig. dans le texte; 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Delpkinium, 1 Ranuuculus,
1 Cardamine.
426 Eastwood (Alice) : Some new species of Californian plants (B. T. C,
Vol. 29, n° 2, pp. 75-82, 2 pi.).
Description de 9 espèces nouvelles, savoir : 1 Fritillaria, 1 Alonotropa,
XXXIII
i Cycladenia, i Poiciililla, i Orthocarpus, i Spraguea, i Sidalcea,
i Stachys, i Trifolium.
427 Fernald (M. L.) : Early records of Lcontodon in America (Rh., Vol. 4,
n° 38i PP- 39-4°)-
428 Fernald (M. L.) : Some little known plants from Florida and Georgia
(B. G., Vol. XXXIII, n° 2, pp. 154-157; 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 1 Lythruin, 1 Sabbatia, 1 Scuiellaria,
1 Cacalia.
42g Fletcher (Emily F.) : Lonicera sempervirens established in Westford,
Massachusetts (Rh., Vol. 4, n" 38, p. 40).
429 bis Freyn (J.) : Plantœ Karoana: amuricae et zeaënsae [suite] (Oe. Z.,
LIIe ann., n° 3, pp. 110-114 [à suivre]). — Voir n° 317 bis.
430 Graves (C. B.) : Noteworthy plants of Southeastern Connecticut.
III (Rh., Vol. 4, n° 38, pp. 26-28).
431 Hackel (E.) : Eine neue Grasart Ungarns [Atropis pannonica n. sp.]
(M.b. L., t. I, n°2-3, pp. 41-43).
431 bis Hackel (E.) : Neue Grâser [suite] (Oe. Z., LIIe ann., n° 3, pp. 107-
110; 4 esp. nouv.). — Voir n° 318 bis.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Agrostis et 3 Calamagrostis.
432 Jumelle (Henri) : Le Pachy podium Rutenbergianum, textile de Mada-
gascar (C. R., t. CXXXIV, n° g, pp. 564-565).
433 Kennedy (G. G.) : Plants nevv to Eastern Massachusetts (Rh., Vol. 4,
n° 39, pp. 60-61).
434 Kennedy (G. G.) : The Maine coast at Cutler (Rh., Vol. 4, n°38, pp. 23-
26).
435 Mariz (Joaquim de) : Subsidios para o estudo da flora Portugueza :
Caprifoliaceas, Vacciniaceas e Ericineas (B. S. B., t. XVIII, fasc. 1-2,
p. 80 [à suivre]).
436 Merrill (Elmer D.) : Notes on Sporobolus (Rh., Vol. 4, n° 39, pp. 45-49).
437 Poisson (J.) et J. Pax : Sur trois espèces cactiformes d'Euphorbes de
la côte occidentale d'Afrique (B. M., 1902, n° 1, pp. 60-62).
438 Prince (Frances C.) : Some plants of Intervale, New Hampshire (Rh.,
Vol. 4, n° 39, p. 61).
439 Robinson (B. L.) : Lechea major in New Hampshire (Rh., Vol. 4, n°38,
p. 28).
440 Salmon (C. E.) and Arthur Bennet : Norfolk Notes (/. of B., Vol. XL,
n°47!) PP- 94-iQi).
441 Sampaio (Gonzalo) : Um passeio botanico ao Torrâo (B. S. B., t. XVIII,
fasc. 1-2, pp. 4779)-
XXXIV
442 Sargent (Charles S.) : New or little known North American trees. IV
{B. G., Vol. XXXIII, n° 2, pp. 108-125).
L'auteur décrit 1 Prunus et 13 Cratsegus nouveaux.
442 bis Schonland (S.) and Edmund G. Baker : Some South African species
of Cotylédon [fin] (/. of B., Vol. XL, n° 471, pp. 89-94, 5 pi. ; 1 esp.
nouv.). — Voir n° 205.
443 Van Tieghem (Ph.) : Deux Ochnacées nouvelles, intéressantes par leur
habitat géographique (B. M., 1902, n° 1, pp. 47-52).
444 Wagner (Janos) : Ein neues in Ungarn angesiedeltes Unkraut \Physalis
pubescens L.J [M. b. L., t. I, n° 2-3, pp. 55-57).
445 Whitwell (William) : East Sussex Notes (/. of B., Vol. XL, n° 471,
pp. 103-108).
446 Woodruffe-Peacock (E. Adrian) : Iris spuria Linn. in Lincolnshire
(/. of B., Vol. XL, n° 471, pp. 101-102).
447 Wildeman (Em. de) : Etudes sur la flore du Katanga {Annal, du Mus.
du Congo, Bot., IVe sér., fasc. I, pp. 1-24, pi. I-VI; 1 genre nouv.,
17 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Anthephora, 1 Cyanaslrum,
1 Verdickia nov. gen. Liliacearum, 1 Dasystachys, 1 Knipkofia, 1 Albuca,
2 Dioscorea, 1 Morxa, 1 Antholysa, 1 Kacmpferia, 1 Angrascum, 1 Lis-
sochihis, 1 Habenaria, 1 Bonatca.
448 Wildeman (Em. de) et Th. Durand : Reliquiae Dewevreanae ou Enumé-
ration systématique des plantes récoltées par Alfr. Dewèvre en 1895-96
dans l'Etat Indépendant du Congo [jfin] {Ami. du Mus. du Congo, Bot.,
IIIe sér., fasc. II, pp. 81-262).
Indépendamment des nombreuses espèces nouvelles déjà signalées par
les auteurs dans les Matériaux pour la Flore du Congo, ils en décrivent
encore 8 autres, savoir : 1 Sabicea, 1 Beriiera, 1 Randia, 1 Oxyanthus, 1
Tricalysia, 1 Pavetta, 1 Dioscorea et 1 Commeli?ia.
448 a Wulff (Thorild) : Botanische Beobachtungen aus Spitzbergen. III,
Der Polygonboden [Kjellman's « Rutmark »]. IV, Floristische Notizen
(Lund, 1902, pp. 73-115, 1 fig.dans le texte et 4 pi.). — Voir n° 386.
Cryptogames vasculaires.
449 Christ (H.) : Spicilegium pteridologicum austro-brasiliense {B. II. B.,
2e sér., t. II, n° 3, pp. 313-328 [à suivre] ; 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 3 Hymenophylluni et 1 Tricho-
tnanes.
450 Davenport (George E.) : Miscellaneous Notes on New England Ferns.
IV {Rh., Vol. 3, n° 39, pp. 49-55).
450 a Wildeman (Em. de) et Th. Durand. — Voir n° 448. — Cryptogames
vasculaires (pp. 262-266^.
xxxv —
MUSCINÉES.
451 Andrews (A. LeRoy) : A list of Bryophytes from the Mt. Greylock
région (7?/i., Vol. 4, n° 38, pp. 29-31).
452 Arnell(W.) : Novae species generis KaniicS (R. br., 29e ann., n° 2, pp.
26-32, 3 fig. dans le texte, 3 esp. nouv.).
453 Camus (Fernand) : Note préliminaire sur un voyage bryologique en
Corse (R. br., 29e ann., n° 2, pp. 17-26).
454 Camus (Fernand) : Quelques raretés de la flore bryologique française
(R. br., 290 ann., n° 2, p. 26).
455 Douin : Sur quelques Hépatiques du Mont-Dore (R. br., 29e ann., n°2,
PP- 32-34)-
456 Mônkemeyer (W.) : Beitragezur Moosflora Nord-Italiens {Edzv., t. XLI,
fasc. 1, Suppl., pp. (n)-(i4)).
457 Péterfi (Marton) : Catharinea undulata und ihre Verwandtschaft
(M. b. L., t. I, n° 2-3, pp. 46-55).
457 bis Velenovsky (J.) : Neunter Nachtrag zur Flora von Bulgarien [Jîu]
(Oe. Z., LU1' ann., n° 3, pp. 115-121). — Voir n° 337.
L'auteur décrit un Angstrœmia et un Leucodou nouveaux.
458 Warnstorf (C.) : Vier neue exotische Sphagna (M. b. L., t. I, n° 2-3,
PP- 43-46)-
458 a Wildeman (Em. de) et Th. Durand. — Voir n° 448. — Muscinées
(pp. 266-268).
459 Williams (R. S.) : Two new Western Mosses {B. T. C, Vol. 29,
n° 2, pp. 66-68, 2 pi.).
Description d'un Eur'iynchium et d'un Brachythcchim nouveaux.
459 a Wulff (Thorild). — Voir n° 448 a.
Algues.
460 Batters (E. A. L.) : A catalogue of the British marine Algae (/. of B.,
Vol. XL, n° 471, Suppl., pp. 1-8 [à suivre]).
461 Forti (Achille) : Contributo 40 alla conoscenza délia florula ficologica
Veronese (JV. N., sér. XIII, pp. 49-68).
462 Magnus (P.) : Eine kurze Bemerkung zur Cladophora spongiophila
Koorders {Hdw., t. XLI, fasc. 1, pp. (23) -(24)).
462 a Wildeman (Em. de) et Th. Durand. — Voir n° 448. — Algues (pp.
268-269; l esP- nouv.de Trentcpohlia).
Lichens.
462 b Wulff (Thorild). — Voir n" 448 a.
— XXXVI —
Champignons.
463 Hennings (P.) : Einige neue japanische Uredineen. III {Hdw., t. XLI,
fasc. i, Suppl., pp. (i8)-(2i); 8 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 2 Uromyces, 2 Puccinia, 3 jEcidium
et 1 Uredo.
464 Hennings (P.) : Fungi blumenavienses a cl. Alfr. Môller lecti. II {Hdw.,
t. XLI, fasc. 1, pp. 1-33; 73 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Hypomyces, 5 Nectria, 1 Sphas-
rostilbc, 3 Hypocrea, 2 Calonectria, 1 Ophionectria, 1 Aschersonia,
1 Aschersoniopsis n. gen., 1 Ascopolyporus, 1 Myriogenospora, 3 Cc*'-
diceps, 1 Rosellinia, 1 Amphisphœrella, 1 Daldinia, 1 Môlleroclavus n.
gen., 1 Stilbohypoxylon n. gen., 1 Stictis, 1 Midotiopsis n. gen.,
2 Cenangium, 2 Dermatea, 2 Orbilia, 4 Ombrophila, 4 Bulgariopsis n.
gen., 1 Molli s 2 a, 1 Trichobelonium, 1 Gorgoniceps, 1 Belonium, 1 Erio-
pesiza, 6 Helotium, 1 Dasyscypha, 2 Lanaia, 1 Chlorosplenium, 2 Sclero-
tinia, 1 Ciboria, 3 Humana, 2 Lachnea, 1 Plicaria, 1 Aleuria,
1 Geopyxis, 1 Discina, 2 Ascobolus, 1 Psilopezia, 1 Moellerodiscus n. gen.
465 Hennings (P.) : Fungi paraenses a cl. Dr. J. Huber collecti. II {Hdw.,
t. XLI, fasc. 1, Suppl., pp. (i5)-(i8); 13 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 3 Uredo, 1 Stereum, 1 Pterula, 1
Nectria, 1 Phyllachora, 2 Xylaria, 1 Aschersonia, 2 Cercospora,
1 St libella.
466 Long (W. H.) : Texas Fungi. I : Some new species of Puccinia
(B. T. C, Vol. 29, n° 2, pp. 110-116, 6 fig\ dans le texte; 7 esp. nouv.).
467 Peck (Charles H.) : New species of Fungi (5. Z". C, Vol. 29, n° 2,
pp. 69-74).
L'auteur décrit 12 espèces nouvelles, savoir : 1 Tricholoma, 3 Hygro-
phorus, 2 Russîila, 1 Cantharelhis, 1 Marasmius, 1 Entoloma, 1 Locel-
lina, 1 Agaricus, 1 Clavaria.
468 Salmon (Ernest S.) : Supplementary Notes on the Frysiphaceae [j#/te]
(5. 7". C, Vol. 29, n° 2, pp. 83-109 [à jam»/'*]).
468 a Wildeman (Em. de) et Th. Durand. — F<?*> n° 448. — Champignons
(pp. 269-287).
468 <5 Wulff (Thorild). — Pfc»r n° 448 a.
Paléontologie.
469 Fliche (P.) : Un nouveau Cycadeoidea {Bull. Soc. gcol. de Fr., 4e sér.,
t. I, pp. 193-196, 1 fig. dans le texte).
470 Renault (B.) : Sur une Parkériée fossile (C. R., t. CXXXIV, n° io,
pp. 618-621, 7 fig. dans le texte).
Pathologie et tératologie végétales.
470 bis Bubak(Fr.) : Ueber einigeCompositenbewohnende Puccinien [suite]
— XXXVII —
{Oe Z., LIIe ann., n° 3, pp. 92-96 [à suivre]] 2 esp. nouv.). — Voir
n° 356-
471 Fockeu (H.) : Une monstruosité du Citrus Aurantium (R. g. B.,
t. XIV, n° 159, pp. 97-100, 3 fia-, dans le texte).
472 Plitzka(A.) : Beitrag-zur Tératologie der Compositen (Oe Z., LIIeann.,
n° 3i PP- 100-107 [à suivre], 1 pi.).
473 Vuillemin (Paul) : Une série de feuilles d'Orme à ramification latérale.
Nature de cette anomalie (R.g. B., t. XIV, n° 158, pp. 49-57).
Sujets divers.
474 Arnaud : Recherche et dosage du caoutchouc dans quelques lianes
africaines (B. M., 1902, n° 1, pp. 69-76).
475 Blanchard (W. H.) : Our Chokeberries (Rk., Vol. 4, n° 39, pp. 55-57).
476 Bois (D.) : Liste de quelques floraisons intéressantes observées dans les
serres du Muséum, en janvier 1902 (B. M., 1902, n° 1, p. 68).
477 Pfaff (Franz) : Ivy poisoning- and its treatment {R/i., Vol. 4, n° 39,
PP- 43-45)-
478 Schrenk (Hermann von) : On the teaching of vegetable Pathology
{B. T. C, Vol. 29, no 2, pp. 57-65).
CONGRES INTERNATIONAL DE BOTANIQUE
lra Session : PARIS 1900. - 2e Session : VIENNE 1905.
2a Circulaire relative à la constitution et au i7iode de fo?ictionnement
de la Commission internationale de Nomenclature botanique.
Monsieur et honoré Confrère,
A une grande majorité, les questionnaires envoyés avec notre pre-
mière circulaire sont revenus à la Commission permanente du Congrès
avec des réponses affirmatives.
Les points suivants sont donc acquis :
i° L'unification des principes réglant la Nomenclature botanique
est nécessaire ;
20 Le vœu du Congrès concernant la nomination d'une Commission
internationale de Nomenclature botanique est approuvé ;
— xxxviii —
3* La discussion au sujet de la Nomenclature sera ouverte pendant
le prochain Congrès international de Botanique de Vienne en 1905 ;
40 La Commission permanente du Congrès a désigné pour faire
partie de la Commission internationale de Nomenclature les botanistes
dont les noms ont obtenu le plus de suffrages et en en proportionnant
le nombre à l'importance du rôle botanique des divers pays. La Com-
mission internationale de Nomenclature est maintenant définitivement
constituée et se compose des Botanistes suivants (par ordre alphabé-
tique) :
Allemagne : MM. Ascherson, Drude, Engler, Hallier,
K. SCHUMANN.
Amérique du Nord (États-Unis) : MM. Britton, Greene, Ro-
BINSON, DONNEL SiMITH.
Amérique du Sud (Uruguay) : M. Arechavaleta.
Grande-Bretagne : MM. Balfour, Burkill, King (Sir George),
Rendle.
Angleterre (Colonies anglaises) : MM. Bolus, Maiden, Prain.
Autriche-Hongrie : MM. Beck von Mannagetta, Vinc. de
BORBAS, DE DEGEN, FrITSCH, R. VON WeTTSTEIN.
Belgique : MM. Cogniaux, Durand.
Espagne et Portugal : M. Henriques.
France : MM. Cardot, Drake delCastillo, Hua, Patouillard,
Rouy.
Grèce : M. Th. de Heldreich.
Pays-Bas : MM. W. Burck, Goethart.
Italie : MM. Belli, Levier, Saccardo, Sommier.
Russie : MM. W. F. Brotherus, de Jaczewski, Kusnetzoff,
Petunnikoff.
Scandinavie : MM. Fries, Murbeck.
Suisse : MM. Briquet, C. de Candolle, Keller, Schinz.
Voici maintenant quel sera le fonctionnement de cette Commission
qui est chargée de préparer les débats au Congrès international de
Nomenclature à Vienne, en 1905 :
i° Les lois de la Nomenclature botanique votées au Congrès
international de Paris, en 1867, serviront de base au travail prépara-
toire de la Commission comme aux débats en 1905, d'après les indica-
tions du Congrès de botanique à Paris, 1900.
20 Toutes les motions doivent être présentées sous forme d'articles
additionnels, de suppressions d'articles ou d'amendements au Code
de 1867.
XXXIX
3° Chaque motion doit être rédigée en français (i). Elle doit en
outre être motivée aussi brièvement et clairement que possible dans
une des quatre langues internationales (français, anglais, allemand ou
italien). Autant que possible, on fournira des documents statistiques
sur les conséquences des modifications proposées.
4° Les Botanistes qui désirent soumettre des motions au Congrès
doivent les envoyer au Rapporteur général de la Commission de No-
menclature (2), imprimées avec les motifs à l'appui en 60 exemplaires
au moins, avant le 30 juin 1904 (3).
50 Les motions seront communiquées par le Rapporteur général
aux membres de la Commission pour avis préalable.
6° Les réponses données par les membres de la Commission seront
centralisées par le Rapporteur général. Ce dernier rédigera, sur la
base des avis qui lui seront ainsi parvenus, un avant-projet de Code
de Nomenclature botanique et le soumettra aux membres de la Com-
mission. Le travail de la Commission internationale de Nomenclature
et de son rapporteur général devra être achevé à la fin de l'année 1904.
70 La Commission internationale de Nomenclature enverra au plus
tard le 13 décembre 1904, aux Sociétés botaniques principales et
aux grands Etablissements botaniques des divers pays, le projet de
Code botanique qu'elle aura élaboré. Pour faciliter les débats du
Congrès, le nouveau projet sera mis en regard des lois de la Nomen-
clature de 1S67 et des motions parvenues à la Commission. Le texte,
soumis aux délibérations du Congrès, sera donc rédigé en français
d'une façon synoptiqne sur trois colonnes renfermant : l'une, les
lois de 1S67 ; la seconde, les motions parvenues à la Commission ; la
troisième, les règles que la Commission propose au Congrès d'adopter.
8° Les motions qui parviendraient au Rapporteur après le 30Juin 1904,
ne pourront être soumises au Congrès que si elles sont remises au Pré-
sident, imprimées au nombre minimum de 100 exemplaires, avant
l'ouverture des débats.
90 Le Rapporteur conservera en archives tous les documents qui
auront servi à élaborer l'avant-projet et le projet de Code de Nomen-
1. Le français a été, sur la proposition de M. L. N. Britton, déclaré la langue
officielle du Congrès de Vienne 1905. Il est toutefois recommandé aux auteurs de
motions de traduire aussi leurs propositions en anglais, en allemand et en italien,
l'expérience ayant montré que la clarté gagne à subir l'épreuve préalable d'une
traduction.
2. Le Rapporteur général de la Commission internationale de Nomenclature
désigné par le Congrès de Paris 1900 est M. John Briquet, directeur du Conser-
vatoire et du Jardin botanique de Genève (Suisse).
3. Ces exemplaires sont destinés à la Commission internationale de Nomen-
clature. Les auteurs des motions qui désireraient soumettre aux membres du
Congrès l'exposé de leurs motifs devraient faire tirer celui-ci à 100 exemplaires
de plus.
XL
clature. Ces documents seront à la disposition des Congressistes à
Vienne.
io° La Commission fera connaître par une circulaire ultérieure ses
décisions relatives au mode de représentation des Sociétés et des
grands Etablissements botaniques, ainsi qu'au mode de vote au Con-
grès, après entente avec le Comité d'organisation du Congrès de
Vienne 1905.
Veuillez agréer, Monsieur et honoré Confrère, l'expression de nos
sentiments le plus distingués.
Pour le Bureau permanent :
Le Secrétaire Général, Le Préside?it,
E. PERROT. J. DE SEYNES.
Paris. — J. Mersch, imp. , 46", Av. de Qiàtillon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Mai 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 5.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
479 Alfoldi (Flatt Karoly) : Zur Geschichte der Herbare [sutie] (M. b. L.;
Ie ann., n° 4, pp. 115-117 [à suivre]). — Voir- n° 379.
480 Gillot (F. X.) : Notice biographique sur Henri Philibert {B. S. A.,
t. XIV, pp. 129-141).
481 Holtermann (Cari) : Karl Dufft {B. d. b. G., t. XIX, p. (39)).
482 Karsten (G.) : Robert Hegler (B. d. b. G., t. XIX, pp. (36H38)).
483 Krùger (Friedrich) : Albert Bernhard Frank (B. d. b. G., t. XIX, pp.
(10H36)).
484 Legré ^Ludovic) : L' « Ellébore massaliote » de Théophraste (B. S. b.
F., 40 sér., t. II, n° 1-2, pp. 36-43).
485 Macchiati (Luigi) e Ferdinando de Franciscis : Cenno necrologico del
Prof. Giuseppe Camillo Giordano (B. S. b. t., 1602, n° 1, pp. 6-13).
486 Magnus (P.) : Maxime Cornu (B. d. b. G., t. XIX, pp. (47H53)).
487 Rehm (H.) : Nachruf fur den Lichenologen Dr. Ferdinand Arnold
(Hdw., t. XLI, fasc. 2, pp. 72-79).
488 Schenck (H.) : A. F. Wilhelm Schimper {B. d. b. G., t. XIX, pp. (54)-
(70), 1 portr.).
489 Tanfiliew (G.) : J. G. Klinge [1851-1902] (B. J. P., t. II, n° 2, pp. 27-34,
1 portr.).
490 Tanfiljew (G.) : vSsergei Iwanowitsch Korshinsky {B. d. b. G., t. XIX,
PP- (4o)-(47))-
Biologie, morphologie et physiologie générales.
491 André (G.) : Action de la température sur l'absorption minérale chez
les plantes étiolées (C. R., t. CXXXIV, n° 11, pp. 668-671).
491 bis Bernard (Noël) : Études sur la tubérisation [suite] (R. g . B., t. XIV,
nu 160, pp. 170-183 [à suivre], 2 fig. dans le texte). — Voir n° 381 bis.
492 Biffen (R. H.) : Note on some grafting- experiments {A. of B., Vol.
XVI, n°LXI, pp. 174-176).
493 Bourquelot (Emile) : Le sucre de canne dans les réserves alimentaires
des plantes phanérogames (G. R., t. CXXXIV, n° 12, pp. 718-720).
494 Buscalioni (Luigi) : Sull' anatomia del cilindro centrale nelle radici
délie Monocotiledoni (Mlp., Vol. X, fasc. VII-IX, pp. 277-296).
XLII
495 Correns (C.) : Die Ergebnisse der neuesten Bastardforschungen fur die
Vererbungslehre {B. d. b. G., t. XIX, pp. (71H94)).
496 Czapek (F.) : Ueber den Vorgang der geotropischen Reizperception in
der Wurzelspitze {B. d. b. G., t. XIX, pp. (116H130)).
497 Gagnepain (F.) ; Sur le pollen des hybrides (B. S. A., t. XIV, pp. 20-
29, 1 pi.).
498 Kohi (F. G.) : Untersuchungen ùber das Carotin und seine physiolo-
gische Bedeutung in der Pllanze (206 pag., 2 fig. dans le texte et 3 pi.
— Leipzig, 1902, Librie Borntrâger).
499 Molisch (Hans) : Ueber localen Blutungsdruck und seine Ursachen
(B. Z., 60e ann., Ie part., fasc. III, pp. 45-63).
500 Newcombe (Frederick C.) : The rheotropism of roots {B. G., Vol.
XXXIII, n° 3, pp. 177-198 [à suivre\ 7 fig. dans le texte).
501 Passerini (N.) : Sopra la vegetazione di alcune piante alla luce solare
diretta e diffusa {B. S. b. t., 1902, n° 1, pp. 13-25).
502 Pirotta (R.) : Origine e differenziazione degli elementi vascolari pri-
mari nella radiée délie Monocotiledoni (Reale Accadentia dei Lincei,
Vol. XI, sér. 5, fasc. 2, pp. 49-52; fasc. 4, pp. 158-162, 2 fig. dans le
texte).
503 Richter (André) : Etudesur la photosynthèse et sur l'absorption par la
feuille verte des rayons de différentes longueurs d'onde (R. g. B., t.
XIV, n° 160, pp. 151-169 [à suivre]).
504 Vines (S. H.) : Tryptophanein proteolysis (A. of B., Vol. XVI, n° LXI,
pp. 1-22).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
505 Baccarini (P.) : Appunti sulla anatomia délie Epacridee (JV. G., nouv.
sér., Vol. IX, fasc. 1, pp. 81-114, 3 pi.).
506 Boodle (L. A.) : On lignification in the phloem of Helianthus annuus
(A. ofB., Vol. XVI, n° LXI, pp. 180-183).
507 Château (E.) : Le Ranunculus monspeliacus des bords de la Loire
(B. S. A., t. XIV, pp. 202-205).
508 Ducamp (L.) : Recherches sur l'embryogénie des Araliacées {A. Sc.n.,
VIIIe sér., t. XV, nos 2-6, pp. 311-402, 8 pi.).
509 Fritsch (F. E.) : The affinities and anatomical characters of Plagiopte-
ron fragrans Griff. (A. of B., Vol. XVI, n° LXI, pp. 177-180).
510 Gager (G. Stuart) : The development of the pollinium and sperm-cells
in Asclepias Cornuti Decaisne (A. of B., Vol. XVI, n° LXI, pp. 123-
148, 1 pi.).
511 Gagnepain (F.) : Le pollen des Chénopodiacées au point de vue systé-
matique {B. S. A., t. XIV, pp. 179-181).
XLIII
512 Gaucher 1 Louis) : Recherches anatomiques sur les Ëuphorbiacées {A.
Se. n., VIIIe sér., t. XV, nos 2-6, pp. 160-309,81 fig. dans le texte).
513 Geisenheyner (L.) : Kleinere Mittheilungen. 1. Einige Iteobachtungen
an Pfirsichbaumen. 2. Gnaphaliuui, silvaticum L. f. ramosa (B. d. b. G.,
t. XIX, pp. (i4o)-(i43), 1 pi.).
514 Guérin (Paul) : Sur le Boissiera bromoides [B. S. b. F., 40 sér., t. II,
n° 1-2, pp. 68-70, 1 fîg\ dans le texte).
515 Hall (John Galentine) : An embryological study of Limncckaris emar-
ginata (B. G., Vol. XXXIII, n° 3, pp. 214-219, 1 pi.).
516 Heckel (Edouard) : Sur les Daniellia d'Afrique occidentale et sur leurs
produits résineux, leur rapport avec le hammout ou encens du Soudan
français {C. R., t. CXXXIV, n° 14, pp. 784-786).
517 Hérissey (H.) : Sur la digestion delà mannane des tubercules d'Orchi-
dées (C. R., t. CXXXIV, n° 12, pp. 721-723).
v v
518 Jencic (A.) : Heitriige zur Kenntnis der Bastfasern der Thymelaeaceaî
(Oe. Z., LIIe ann., n" 4, pp. 151-154 [à suivre], 1 fig. dans le texte).
519 Leclerc du Sablon : Sur le tubercule du Tamus commuais {R. g. B.,
t. XIV, n° 160, pp. 145-150, 6 fig". dans le texte).
520 Murbeck (Sv.) : Ueber einige amphicarpe nordvvestafrikanische Pflan-
zen (Kongl. Vetenskaps. -Akademieus Fôrhandlingar, 1901, n° 7, pp.
549-571, 5 fig". dans le texte).
521 Pons (Enrico) : Primo contributo per una rivista critica délie specie
italiane del génère Airiplex L. (N. G., nouv. sér., Vol. IX, fasc. 1,
pp. 33-58 [à stiivre], 1 pi.).
522 Sanford (Samuel N. F ) : A cut-leaved Cherry Birch (R/i., Vol. 4, n°4o,
pp. 83-84).
523 Sukatscheff (W.) : Zur Flora des Landes der Don'schen Kosaken
(B. J. P., t. II, n° 2, pp. 47-62 [en russe, avec résumé allemand]).
524 Wagner (Rudolf) : Ueber Roylea elegans Wall. (Oe. Z., LIIe ann., n°4,
pp. 137-143 [à suivre], 3 fig. dans le texte).
Cryptogames vasculaires.
525 Chauveaud (G.) : De la répartition des épaisissements extracellulaires
dans les lacunes corticales de la racine des Prèles \Equiselum] (B. M.,
1902, n° 2, pp. 127-129, 3 fig. dans le texte).
526 Chauveaud (G.) : De la variation de structure existant à l'état normal
entre les racines et les radicelles de la Marsilie \_Marsilia] (B. AL, 1902,
n° 2, pp. 1 14-127, 12 fig. dans le texte).
527 Fliche (P.) : Note sur l'épiphytismc du Polypodium vulgare L. (B. S.
b. F., 4e sér., t. II, DP 1-2, pp. 53-63).
528 Ford (Sibille 0.) : The anatomy of Ceratopteris tkalictroides (A. of B.,
Vol. XVI, n° LXI, pp. 95-121, 8 lîg. dans le texte et 1 pi.).
— XLIV
528 a Geisenheyner (L.) : Kleinere Mittheilungen. 3. Nachtrag zu meinen
« Beobachtungen an Farnen » (B. d. b. G., t. XIX, pp. (143H145)). —
Voir -a0 513.
529 Gwynne-Vaughan (D. T.) : On an unexplained point in the anatomy of
Helmitithostachys seylanica (A. of B., Vol. XVI, n° LXI, pp. 170-173,
1 fig. dans le texte).
530 Hill (T. G.) : On secondary thickening in Angiopteris evecta {A. of B.,
Vol. XVI, n° LXI, pp. 173-174).
531 Lang (William H.) : On the prothalli of Ophioglossunt pendulum and
Helminthostachys seylanica {A. of B., Vol. XVI, n° LXI, pp. 23-56,
3 Pi-)-
532 Tansley (A. G.) and R. B. Lulham : On a new type of Fern-stele, and
its probable phylogenetic relations (A. of B., Vol. XVI, n° LXI, pp.
157-164, 10 fig". dans le texte).
533 Thomas (A. P. W.) : An Alga-like Fern-prothallium (A. of B., Vol.
XVI, n° LXI, pp. 165-170).
534 Van Tieghem (Ph.) : La fleur dans les plantes vasculaires dites crypto-
games (B. M., 1902, n° 2, pp. IU6-114).
Algues.
535 Cavara (F.) : Resistenza fisiologica del Microcoleus chtonoplastes Thur.
a soluzioni anisotoniche {N. G., nouv. sér., Vol. IX, fasc. 1, pp. 59-
80, 1 pi.).
536 Charpentier (P. G.) : Sur l'assimilation du carbone par une Algue verte
(C. R., t. CXXXIV, n° 11, pp. 671-673).
536 bis Grintzesco (Jean) : Recherches expérimentales sur la morphologie
et la physiologie de Scenedesmus acîitus Meyen \_fiii\ (B. H. B., 2e sér.,
t. II, n° 4, pp. 406-429, 4 fig. dans le texte et 5 pi.). — Voir n° 406.
Champignons.
537 Czapek (F.) : Zur Kenntniss der Stickstofïversorgung und Eiweissbil-
dung bei Aspergillus niger [B. d. b. G., t. XIX, pp. (130H139)).
538 Dietel (P.) : Ueber die biologische Bedeutung der Paraphysen in den
Uredolagern von Rostpilzen (Hdw., t. XLI, fasc. 2, Suppl., pp. (58)-
(61), 4 fig. dans le texte).
539 Eriksson (Jakob) : Sur l'origine et la propagation de la Rouille des cé-
réales par la semence [fin] {A. Se. n., VIIIe sér., t. XV, nos 2-6, pp. 65-
160, 2 fig. dans le texte et 5 pi.).
540 Magnus (P.) : Ueber eine neue unterirdisch lebende Art der Gattung
Urophlyctis (B. d. b. G., t. XIX, pp. (145M153), 1 pi.).
La nouvelle espèce en question (Urophlyciis Rïtbsaameni P. Magn.)
forme des nodosités sphériques sur les racines du Rumex scutatus.
XLV —
541 Saida (K.) : Ucber die Assimilation freien Stickstoffs durch Schimmel-
pilze {B.d. b. G., t. XIX, pp. (107H115)).
542 Schertel (S.) : Ueber Leuchtpilze, unsere g-egenwartigen Kenntnisse
von Ihnen; ihr Vorkommen in Litteratur und Mythe {D. b. M.,
XXe ann., n° 3, pp. 39-4-: [à suivre]).
543 Webster (Hollis) : Certain eaters of mushrooms (RA., Vol. 4, n°4o,
PP- 77-79)-
Systématique, Géographie botanique.
Phanérogames.
544 Alverny (A. d') : Le Pin à crochets spontané dans les Cévennes (B. S.
b. F., 4e sér., t. II, n° 1-2, pp. 64-67).
5 45 Andersson (Gunnar) : Tvenne for Sverige nya vaxtarter (B. iV., 1902,
n° 2, pp. 81-89, l carte et 1 fig\ clans le texte). — Voir n° 578 a.
Les plantes en question sont le Nymphsea tctragoiia Georgi (?) et XEqui-
setum maximum Lam.
546 Andrews (A. Le Roy) : A note upon récent treatment of Habenaria ky-
perborea and its allies (Rk., Vol. 4, n°4o, pp. 79-81).
547 Ashe (W. W.) : Notes on some american trees {B. G., Vol. XXXIII,
n° 3, pp. 230-234).
L'auteur décrit 5 espèces nouvelles, savoir : 1 Fraxinus, 1 Tilia et
3 Cratœgiis.
548 Bennett (Arthur) : Notes on Potamogeton (/. of B., Vol. XL, n° 472,
pp. 145-149 [à suivre]] 1 esp. nouv., 1 hybr. nouv.).
549 Bolzon (Pio) : Contribuzione alla flora veneta. Nota nona (B. S. b. t.,
1902, n° 1, pp. 25-28).
550 Borbas (Vinc. de) : De Meliloto Hungariai (M. b. L., ie ann., n" 4, pp.
101-109).
551 Borbas (Vinc de) : A'arietates Galeopsidis pubcscentis Bess. — Linaria
strictissima Schur (M. b. L., Ie ann., n° 4, pp. 117-118).
552 Brunies (Stephan) : Carex baldensis L. und ^Ethionema saxatilc (L.)
R. Br. in Kanton Graubi'mden {B. H. B., 2e sér., t. II, n° 4, pp. 353-
360).
552 bis Chodat (R.) : Planta; Hasslerianse [suite] (B. H.B., 2e sér. t. II, n'4,
pp. 282-403; 9 esp. nouv.). — Voir n° 417.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Conysa, 1 Pterocaulon, 1 Aspi-
lia, 2 Verbe sina, 2 Calea, 1 Porophyllum, 1 Cuphea.
553 Clark (Arthur) : A few plants of the Blue Mills réservation (Rk., Vol.
4, n- 40, pp. 74-76).
554 Cogniaux (Alfred) : Une Orchidée nouvelle de Costa-Rica [Epidendrum
biflorum Cogn. sp. n.] (B. H. B., 2e sér., t. II, nû 4, pp. 337-338, 1 fig.
dans le texte).
— XLVI
555 Daveau (J.) : V? Helminthia spinosa DC. (B. S. b. Fr., 4e sér., t. II,
n° 1-2, pp. 11-15).
555 bis Eastwood (Alice) : A descriptive list of the plants collected by Dr.
F. E. Blaisdell at Nome city, Alaska [suite] {B. G., Vol. XXXIII, n° 3,
pp. 199-213 [à suivre] ; 2 fig. dans le texte, 2 esp. nouv. d' Hedysarum).
— Voir n° 425.
556 Eckardt (W.) : Neue Fundorte seltener Pflanzen im sùdlichen Thûrin-
gen {D. b. M., XXe ann., n° 2, p. 30).
557 Fernald (M. L.) : A cotton-grass new to North America (Rk., Vol. 4,
n° 40, p. 82).
557 bis Freyn (J.) : Planta; Karoanae amuricae et zeaënsae [suite] (Oe. Z.,
LIIeann., n° 4, pp. 156-159 [à suivre]). — Voir n° 429 bis.
558 Gagnepain (F.) : Zingibéracées nouvelles de l'Herbier du Muséum {B.
S. b. F., 40 sér., t. II, n° 1-2, pp. 23-34; 8 esp. nouv. de Renealmia).
559 Guinier (E.) : Le Cerisier de Virginier [Prumis virgitiiana L., Ccrasus
virginiana DC] et le Cerisier tardif [Prunus serotina Ehrh., Cera-
sus serotina DC] {B. S. b. F., 4e sér., t. II, n° 1-2, pp. 20-23).
560 Hackel (E.) : Ueber Alopecurus laguriformis Schur (M. b. L., Ie ann.,
n° 4, pp. 97-100).
561 Hua (Henri) : Le genre Skerbournia Don [Amaralia Wehv.] Etude
historique et critique d'un genre de la flore tropicale africaine (B. S. A.,
t. XIV, pp. 389-402; 2 esp. nouv.).
562 Hua (Henri) : Sur l'identité générique du Zygodia axillaris Benth. et
des Baissea [C. R., t. CXXXIV, n° 14, pp. 856-858).
563 Huber (J.) : Notes sur les arbres à caoutchouc de la région de l'Ama-
zone (B. S. b. F., 4e sér., t. II, n° 1-2, pp. 43-50; 2 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Hevea et 1 Sapium.
564 Jaap (Otto) : Einige Notizen zur Gefasspflanzen-Flora der nordfrie-
sischen Insel Rom (D. b. M., XXe ann., n° 2, pp. 28-29 [^ suivre]).
565 Marcailhou d'Aymeric (Hte et Alex.) : Catalogue raisonné des plantes
phanérogames et cryptogames indigènes du Bassin de la Haute Ariège
[suite] {B. S. A., t. XIV, pp. 1-122).
566 Murr (J.) : Beitrage zur P'iora von Tirol und Vorarlberg. XIII (D. b.
M., XXe ann., n° 2, pp. 23-28).
567 Murr (J.) : Chenopodien-Beitrage (M. b. L., Ie ann., n° 4, pp. m-
«5)-
568 Pieters (A. J.) : The plants of Western Lake Erie, with observations
on their distribution (Extr. du U. S. Fis/i Commission Bulletin for
1901, pp. 57-79, 10 pi.).
568 bis Prain (David) and Edmund Baker : Notes on Indigo fer a [fin]
(J. of B., Vol. XL, n° 472, pp. 136-144). — Voir n" 332.
— XLVII
569 Pugsley (H. W.) : The british Capreolate Fumitories (/. of B., Vol.
XL, n° 472, pp. 129-136 [à suivre], 1 pi.).
570 Rand (E. L.) : Hcmicarpha in Eastern Massachusetts {Rh., Vol. 4,11" 40,
p. 82).
571 Robinson (R. L.) : The New England Polygonums of the section Avi-
cularia {Rh., Vol. 4, n° 40, pp. 65-73, l pl-> l esP- nouv.).
572 Rogers (Rev. W. Moyle) : On the distribution of Rubi in Great Britain
(/. of B., Vol. XL, nu472, pp. 150-157).
573 Rottenbach (H.) : Zur Flora von Berchtesgaden {D. 6. M., XX1' ami.,
n° 3» PP- 44-46).
574 Sabransky (H.) : Fin Beitrag zur Kenntnis den Flora von Tirol (Oe. Z.,
LIIe ann., n° 4, pp. 143-151 ; 1 hybr. nouv. de Cirsium). — Voir n° 580 a.
575 Schinz (Hans) : Die schweizerischen Vertreter der Gattung Alectoro-
lophus der Herbarien des botanischen Muséums der Universitat Zur ich
{B. H. B., 2« sér., t. II, n° 4, pp. 339-346).
576 Schinz (Hans) : Floristische Beitrâge (B. II. B., 2e sér., t. II, n° 4, pp.
34Z-352)-
577 Thaisz (Lajos) : Festuca dalmatica in Ung-arn {M. b. L., Ie ann., n° 4,
pp. IIO-III).
57S Velenovsky (J.) : Planta; nova; bulg-arica; {Oe. Z., LIIe ann., n° 4, pp.
Description de 5 espèces nouvelles, savoir : 1 Centaurea, 1 Anthémis
et 1 Iris.
Cryptogames vasculaires.
578 a Andersson (Gunnar). — Voir n° 545.
578 bis Christ (H.) : Spicilegium pteridolog-icum austro-brasiliense [suite]
{B. H. B., 2e sér., t. II, n° 4, pp. 361-381 [à suivre]] 5 esp. nouv. de
Poly podium). — Voir n° 449.
579 Hofer (Franz) : Die Gefâsskryptogamen des Thierbergs bei Kufstein.
Fin kleiner Beitrag zur Flora Nordtirols (D. b. AI., XXe ann., n° 3,
pp. 46-48).
580 Metcalf (R. E.) : The climbing Fern in New Hampshire {Rh., Vol. 4,
n° 40, p. 83).
580 a Sabransky (H.). — Voir n° 574.
Muscinées.
581 Eoulay (N.) : Une cascade vosgienne : le Saut-du-Bouchot {R. br.,
29e ann., n° 2 bis, pp. 37-55, 2 fig. dans le texte et 3 pi.).
582 Douin : L1 ' Ephemerumtenellum C. Mùll. dans la flore parisienne {R. br.,
29e ann., n° 2 bis, pp. 55-56).
583 Herzog (Th.) : Racomiirium iortuloides n. sp. {B. H. B., 20 sér., t. II,
n° 4, pp. 404-405, 1 fig. dans le texte).
XLVIII
584 Jaderholm (Elof) : Einige Beitràge zur Kenntniss der transkaukasischea
Moosflora (Hdw., t. XLI, fasc. 2, pp. 84-88).
585 Macvicar (Symers M.) : New british Hepaticae (/. of B., Vol. XL,
n° 472, pp. 157-159).
586 Mbnkemeyer : Pleuridium nitidum Rabenh.var. auomahtm Monkem.
{Hdw., t. XLI, fasc. 2, Suppl., pp. (53)-(54)> I %"• dans le texte).
587 Smith (A. M.) : Pogonatum capillare on Mt. Greylock (Rh., Vol. 4,
n° 40, p. 83).
Algues.
588 Arzichowsky (W.) : Zur Morphologie und Systematik der Beggiatoa
Trev. {B. J. P., t. II, n° 2, pp. 35-46, 1 pi. [en russe, avec résumé alle-
mand] ).
588 bis Brand (F.) : Die CladopAora-JEgagrop'ûen des Sùsswassers [fin]
(Hdw., t. XLI, fasc. 2, pp. 49-71). — Vbirn0 405.
589 West (Wm.) : A new Mougeotia (/. of B., Vol. XL, n° 472, p. 144).
Lichens.
590 Saltel (Frère) : Note sur le Xanthosia concolor (B. S. b. F., 4e sér.,
t. II, n° i-2, p. 16).
Champignons.
591 Hariot (P.) etN. Patouillard : Liste des Champignons récoltés au Japon
par M. le Dr Harmand (B. M., 1902, n° 2, pp. 129-133).
Cette liste comprend 39 espèces dont 7 nouvelles, savoir : 1 Polyporus,
1 Xanthochrous, 1 Hydnum, 1 Lentinus, 1 Pleur 0 tus, 1 Anthurus et
1 Der mate a.
592 Hennings (,P.) : Fungi nonnulli novi ex regionibus variis (Hdw., t. XLI,
fasc. 2, Suppl., pp. (6i)-(66)).
Description de 20 espèces nouvelles, savoir : 2 Ustilago, 1 Uromyces, 1
Puccinia, 2 JScidium, 1 Cantharelhis, 1 Disciseda, 1 Asterina, 1 Micro-
peltis, 1 Lisonia, 1 Cryptosporella, 1 Eriosphseria, 1 Dothidella, 1 Pseu-
dope2isa, 1 Lecanidiîitn, 2 Isaria, 1 Fusarium, 1 Uredo.
593 Hennings (P.) : Myriangium mirabile P. Henn. n. sp., sowie Bemer-
kungen ùber verschiedene andere Arten der Myriangiaceen (Hdw.,
t.XLI, fasc. 2, Suppl., pp. (54) -(56)).
Paris. — J. Mersch, imp., 461*, Av. de Chàtiilou.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Juin 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 6.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
593 bis Alfoldi iFlatt Karoly) : Zur Geschichte der Herbare [suite] {M. b.
L., Ie ann., n° 5, pp. 147-151 [à suivre]). — Voir n° 47g.
504 Briquet (John) : Notice biographique sur Joseph Timothée, collecteur
de plantes savoisien (B. II. B., 2e sér., t. II, n,J 5, pp. 491-494).
595 Carruthers : Nehemiah Crew and his * Anatomy » (J.o/B., Vol. XL,
n° 473) PP- 197-200).
596 Saint-Lager : Histoire de l'Abrotonum [suite'] (A. S. b. L., t. XXV,
pp. 1-6).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
597 BeilleiL.) : Recherches sur le développement floral des Disciflores
(A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. 231-410, 118 fig. dans le texte).
598 Bouygues : Contribution à Tétude de l'origine et du développe-
ment de la polystélie dans le pétiole (A. S. L. B., 6e sér., t. VI,
pp. XXXV-XL).
599 Bouygues : Sur l'origine corticale de certains méristèmes vasculaires
dans le pétiole {A. S. L. B., 6e sér., t. XI, pp. LVll-LVlil).
600 Celakovsky (L. J.) : Die Berindung des Stengels durch die Blattbasen
{FI., t. 90, fasc. 3, pp. 433-465, 11 fig. dans le texte).
601 Correns (C): Scheinbare Ausnahmen von der Mendel'schen Spaltungs
regel fur Bastarde (B. d. b. G., t. XX, fasc. 3, pp. 159-172).
602 Devaux : Généralité de la fixation des métaux par la paroi cellulaire
{A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. lxxxvii-xc).
603 Devaux : Sur les réactifs colorants des substances pectiques (A. S. L,
B., 6e sér., t. VI, pp. xxxiii-xxxv et lviii-lix).
604 Haberlandt (G.) : Ueber die Statolithenfunction der Starkekôrner (B.
d. b. G., t. XX, fasc. 3, pp. 189-195).
605 Kienitz-Gerloff (F.) : Neue Studien ùber Plasmodesmen (B. d. b. G.,
t. XX, fasc. 2, pp. 93-1 17, 1 pi.).
605 bis Newcombe (Frederick C.) : The rheotropism of roots [suite] {B. G.,
Vol. XXXIII, n° 4, pp. 263-283 [à suivre], 6 fig. dans le texte). —
Voir n° 500.
606 Petit : Réclamation de priorité à propos de la coloration des mem-
branes végétales par les sels métalliques (A. S. L. B., 6e sér., t. VI,
pp. cxxxvm-cxxxix).
— L
607 Pitard : Le péricycle et la taximonie. — Durée de l'évolution du péri-
cycle (A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. XLVIII-L). — Valeur anatomique
du péricycle (Ibid., pp. lxi-lxvii).
608 Schulz (Aug.) : Ueber die Entwicklungsgeschichte der gegenwârti-
gen phanerogamen Flora und Pflanzendecke Mitteldeutschlaads (B. d.
b. G., t. XX, fasc. 2, pp. 54-81).
60g Seckt (H.) : Ueber den Einfluss der X-Strahlen auf den pflanzlichen
Organismus (B. d. b. G., t. XX, fasc. 2, pp. 87-93).
610 Tschermak (Erich) : Ueber den Einfluss der Bestâubung auf die Aus-
bildung der Fruchthiïllen (B. d. b. G., t. XX, fasc. 1, pp. 7-16, 1 pi.).
611 Vries (Hugo de) : Ueber tricotyle Rassen (B. d. b. G., t. XX, fasc. 2,
PP- 45-54)-
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
612 Areschoug (F. W. G.) : Om bladbyggnaden hos Mangrove-vàxterna
(B. N., 1902, n° 3, pp. 129-140).
613 Beille : Organogénie florale du Boussingaultia baselloides (A. S. L.
B., 6e sér., t. VI, p. CLVi).
614 Brenner (Wilhelm) : Ueber die Luftvvurzeln von Avicennia tomentosa
(B. d. b. G., t. XX, fasc. 3, pp. 175-189, 3 pi.).
615 Cook (Melville Thurston) : Development of the embryo-sac and embryo
of Castalia odorata and Nymphsea advena {B. T. C, Vol. 29, n° 4,
pp. 211-220, 2 fig. dans le texte et 2 pi.).
616 Copeland (Edwin Bingham) : Haberlandt's new organ on Conocephalus
(B. G., t. CXXXI1I, n° 4, pp. 300-308).
617 Dehérain (P. P.) et C. Dupont : Culture des Betteraves fourragères
au champ d'expériences de Grignon en 1900 et 1901 (C. R., t. CXXXIV,
n° 17, PP- 953-958) •
618 Gard : Caractères nouveaux du liège des Vitis (A. S. L. B., 6e sér.,
t. VI, pp. cxxvn).
619 Gard : Influence de la sexualité dans la formation des hybrides binaires
de Vigne (A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. lxvii-lxx). — Étude de
quelques hybrides ternaires de Vigne {Ibid., pp. lxx-lxvii). —
Hybrides binaires de Vitis cordifolia et de V. rupestris (Ibid.,
pp. cxxx-cxxxn).
620 Gard : Sur l'origine normale du premier périderme chez les Vitis (A.
S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. X-xm).
621 Gillot (X.) : Note sur l'action vésicante des Heracleum (A. S. b. L.,
t. XXVI, pp. 129-132).
622 Grùss (J.) : Ueber den Umsatz der Kohlenhydrate bei der Keimung
der Dattel (B. d. b. G., t. XX, fasc. 1, pp. 36-44).
LI —
62^ Guignard (L.) : Sur les Daniellia et leur appareil sécréteur (C. R.,
' t. CXXX1V, n° 16, pp. 885-887).
624 Leisering (B.) : Die Verschiebungen an Helianthuskopfen im Ver-
laufe ihrer Entwickelung vom Aufblùthen bis zur Reife (FI., t. 90,
fasc. 3, pp. 378-432. 3 P1-)-
625 Murbeck (Sv.) : Ueber Anomalien im Baue des Nucellus und des
Embryosackes bei parthenogenetischen Arten der Gattung Alchemilla
(Extr. des Kongl. fysiografiska Sàllskapets Handlingar , t. 13, n° 2,
10 pag., 1 pi.).
626 Perrot (E.) et G. Lefévre : Sur le Kinkeliba; son origine botanique (C.
R., t. CXXXIV, n° 20, pp. 1154-1156).
627 Pitard : Sur la diagnose anatomique des diverses espèces de Gyro-
carpus (A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. CVH-CVIH).
628 Pitard : Sur les faisceaux libériens tertiaires des tiges de Cucurbita-
cées (A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. CiV-CV).
629 Schmidt (Adèle Thérèse) : Zur Anatomie von Cassytha filiformis L.
(Oe. Z., LIIeann.,n° 5, pp. 173-177, 1 pi.).
630 Schwabach (E.) : Zur Entwickelung der Spaltôffnungen bei Coniferen
(B. d. b. G., t. XX, fasc. i, pp. 1-7, 1 pi.).
631 Tschermak (Erich) : Ueber Corrélation zwischen vegetativen und
sexualen Merkmalen an Erbsenmischlingen (B. d. b. G., t. XX, fasc. i,
pp. 17-21).
631 bis Wagner (Rudolf) : Ueber Roylea elegans Wall, [stiite] (Oe. Z.,
LII9ann., n° 5, pp. 185-187 [à suivre], 2 fig. dans le texte.). — Voir
n° 524.
632 Van Tieghem (Ph ) : L'embryon des Ochnacées et son emploi dans la
définition des genres (B. M., 1902, n° 3, pp. 208-218).
633 Winkler (Hans) : Ueber die Régénération der Blattspreite bei einigen
Cyclamen- Arten (B. d. b. G., t. XX, fasc. 2, pp. 81-87).
Cryptogames vasculaires.
634 Chauveaud (G.) : Recherches sur le développement de l'appareil
conducteur dans la racine des Equisétacées (Ballet, de la Soc. philo-
matique de Paris, 9e sér., t. IV, n° 1, pp. 26-45, 13 "g- dans le texte).
635 Steinbrinck (C.) : Ueber den Schleudermechanismus der Selaginella-
Sporangien (B. d. b. G., t. XX, fasc. 2, pp. 117-128, 3 fig. dans le
texte).
Algues.
636 Artari (Alexander) : Zur Frage der physiologischen Rassen einiger
grûner Algen (B. d. b. G., t. XX, fasc. 3, pp. 172-175).
637 Hassenkamp (August) : Ueber die Entwickelung des Cystocarpien bei
LU
einigen Florideen (B. Z., 60e ann., ic part., fasc. IV, pp. 65-86, 12 fig.
dans le texte et 1 pi.).
638 Pitard : Cristallisation artificielle intracellulaire du pigment des Vau-
cheria (A. S. L. B., 6e sér., t. VI, pp. CVI-CVII).
Lichens.
639 Elenkin (A.) : Zur Frage der Théorie des « Endosaprophytismus »
bei Flechten {B. J. P., t. II, n° 3, pp. 65-84; en russe, avec résumé en
allemand).
Champignons.
640 Godfrin (Julien) : Homologie des hvphes vasculaires des Agaricinées
{B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 2, pp. 147-150).
641 Goebel (K.) : Die verschiedene Ausbildung der Fruchtkorper von Ste-
reum hirsutttm (FI., t. 90, fasc. 3, pp. 471-476, 2 fig. dans le texte).
642 Guéguen (F.) : Recherches sur la morphologie, le développement et
la position systématique des Coniothecicum (B. S. m. F., t. XVIII,
fasc. 2, pp. 151-166, 3 pi.).
Systématique, Géographie botanique. Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
643 Albert (Abel) : De quelques Quercus hybrides, ou supposés tels, des
Quercus Ilex et coccifera(B. A. G.b., neann.,n° 149-150, pp. 129-131).
644 Albert (Abel; : Simple note sur un Phagnalon hybride (B. A. G. b.,
ne ann., n° 149-150, p. 132).
645 Audin (Marius) : Compte rendu d'une excursion dans le Haut-Beaujo-
lais (A. S. b. L., t. XXV, pp. 70-72).
646 Audin (Marius) : Études phytostatiques sur le Mont Brouilly (A. S. b.
L., t. XXVI, pp. 97-105).
647 Ascherson (P.) : Erechthites hieracifolius in Schlesien (B. d. b. G.,
t. XX, fasc. 2, pp. 129-140).
648 Beauvisage (G.) : Gênera Montrouzierana plantarum Novae Caledonias
(A. S. b. L., t. XXVI, pp. 1-96).
649 Boissieu (H. de) : Les Viola de Chine d'après les collections de l'Her-
bier de l'Académie internationale de Géographie botanique (B, A. G.
b., 11e ann., n° 149-150, pp. 89-91, 1 esp. nouv.).
'650 Borbas (V. V.) : Primula brevifrons Borb. [P. média var. brevifrons
Borb. = Pr- elatior X Columnas\ (Oe. Z., LIIe ann., n° 5, pp. 195-196).
651 Bornmùller (J.) : Ueber Onobrychis Pallasii (Willd.) und verwandte
Arten in Klein-Asien und Algier (M. b. L., ire ann., n" 5, pp. 130-133).
652 Busse (Walter) : Zur Kenntnis der ostafrikanischen Landolphien (B.
/., t. XXXII, fasc. i, pp. 163-172, 1 pi.; 2 esp. nouv.).
I.III —
653 Busse (W.) und R. Pilger : Ueber Culturformen der Sorgaum-HirsG
aus Deutsch-Ostafrika und Togo {B. /., t. XXXII, fasc. 1, pp. 182-189).
653 Sis Chodat (R.) et E. Wilczek : Contributions à la flore de la Républi-
que Argentine [suite] (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 5, pp. 475-4.17) [à sui-
vre]), 13 fig. dans le texte; 10 esp. nouv.). — Voir n° 418.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Iloffmanseggia, 1 Lathyrus,
1 Asira gains, 7 Patagonium.
654 Degen (A. von) : Bemerkungen iïber einige orientalische Pflanzenarten.
XLI. Semperviviim Simonkaianum n. sp. (M.ô. L., ie ann., n° 5,
PP- 134-138).
655 Donnell Smith (John) : Undescribed plants from Guatemala and other
Central American Republics. XXIII (B. G., Vol. XXXIII, n,J 4,
pp. 549-262, 2 pi.; 17 esp. nouv.). — Voir n° 697 a.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Ouratea, 1 Guarea. 1 Malayba,
1 Gurania, 1 Gonzalea, 1 Psyckotria, 1 Cestrum, 1 Columnei, 1 Bra-
vaisia, 1 Citharexylum, 1 Aristolochia, 1 Piper, \ Mollinedia, 2 Ocolea,
1 Tréma, 1 Cosius.
656 Druce (G. Claridge) : Anglesey and Carnavonshire plants (/. of B.,
Vol. XL, n° 473, pp. 181-188).
656 bis Eastwood (Alice) : A descriptive listof the plants collected by Dr. F.
E. Blaisdell at Xome City Alaska [suite] {B. G., Vol. XXXIII, n° 4,
pp. 284-299, 5 fig. dans le texte; 4 esp. nouv.) — Voir n° 555 bis.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Merteitsia, 1 Pedicularis, 1 Pin-
guicula, 1 Aster.
657 Engler (A.) : Das Pflanzenreich (9e liv. [IV. 236J : Cari Mez, Myrsi-
nacese, 437 pag., 61 fig. dans le texte).
La famille desMyrsinacées est divisée par l'auteur en 2 sous-familles, les
Massoidéées et les Myrsinoïdéées, comprenant, la première 1 seul genre, la
seconde 31 genres dont 7 nouveaux \C0nandriu1n, Sadiria, Afrardisia,
Tetrardisia, Amblyanthopsis, Discocalyx et Grenacheria]. — Les espèces
nouvelles sont au nombre de 334, savoir : 39 Maesa, 6g Ardisia, 1 Mono-
porus, 18 Tapeinosperma, 7 Parathesis, 1 Sadiria, 26 Oncostenion, 2 Am-
blyanthus, 5 Discocalyx, 18 Cybiaiitkns, 5 Grammadenia, 17 Geissan-
t/ius, 20 Conomorphi, 20 Stylo gyne, 4 Badula, 9 Weigeltia, 3 Grena-
cheria, 22 Embetia, 3 Suttonia, 45 Rapanea.
658 Engler (A.) : Campanulaceae africanse (B./., t. XXXII, fasc. 1, pp. 116-
118; 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Cauarina, 1 Lightfootia, 2 Lo-
be H a.
659 Engler (A.) : Cruciferae africana; {B. /., t. XXXII, fasc. 1, pp. 9S-100;
5 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Sisyntbrium, 2 Diceratelia, 1 Far-
setia, 1 Matthiola.
660 Engler (A.) : Liliaceae africanae. II {B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 89-97 ;
21 esp. nouv.).
LIV
Les espèces nouvelles comprennent : i Androcymbium, i Iphigenia,
3 Knipholia, 2 Anthericiim, 2 Chlorophytum, 2 Albuca, 1 Urginea, 2 Dip-
cadi, 2 Scilla, 4 Dracasna, 1 Asparagus.
661 Engler (A.) : Linaceae africanae {B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 104-110 ;
2 genr. nouv., 10 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 7 Hugonia, 1 Lepidobotrys n. gen.,
1 Neclaropctalum n. gen., 1 Phyllocosmus.
662 Engler (A.) : Pedaliaceae africanae {B. /., t. XXXII, fasc. i,pp. m-115,
2 pi. ; 1 genre nouv., 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Pedaliophyton n. gen., 1 Ptero-
discus, 2 Sesamothamnus .
663 Engler (A.) : Rutaceae africanae. II (B. /., t. XXXII, fasc. 1, pp. ng-
121).
Description de 5 espèces nouvelles, savoir : 1 Fagara, 1 Calodendron,
1 Oricia et 2 Teclea.
664 Engler (A.) : Scytopetalaceae africanae {B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp.
101-103 ; 2 esp. nouv.).
L'auteur décrit 1 Scytopetalum et 1 Rhapiopetalum nouveaux.
665 Engler (A.) : Simarubaceae africanae {B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 122-
126, 1 genre nouv., 8 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Hannoa , 1 Brucea, 2 Kirkia,
1 Irvingia, 3 Pistaciopsis nov. gen.
666 Gilg (Ernst) : Ueber die Gruppierung der afrikanischen Arten der
Gattung Strophanthîis Sect. Eustrophanthus {B.J., t. XXXII, fasc. 1,
pp. 153-162; 6 esp. nouv.).
667 Gilg (E.) und W. Busse : Die vonW. Busse in Deutsch-Ostafrikagesam-
melten Strychnos- Arten {B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 172- 181, 1 fig,
dans le texte; 4 esp. nouv.).
668 Gluck (Hugo) : Ueber die systématisent Stellung und geographische
Verbreitung der Utrzczilarta ochroleuca R. Hartman (B. d. b. G., t. XX,
fasc. 3, pp. HI-I56)-
66g Greenman (Jesse More) : Monographie der nord-und centralamerika-
nischen Arten der Gattung Senecio (B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 1-33).
670 Hackel (Ed.) : Neue Gràser (Oe. Z., LIIe ann., n° 5, pp. 187-194).
Description de 7 graminées nouvelles, savoir : 1 Trisetum, 2 Avena,
1 Trichopteryx, 1 Tristachya, 2 Danthonia.
671 Hackel (Ed. 1 : Phleum alpinum subsp. subalpinum var. nudiusculunt
Hack. nova forma {M. b. L., Ie ann., n° 5, pp. 152-153).
672 Haglund (Emil) : Om Eriophorum aquatile Norm. och dess fôrhâllande
till ôfriga arter inom gruppen vaginatum L. Sp. pi. {B, N., 1902, n° 3,
pp. 146-152, 2 fig. dans le texte).
— LV
673 Halacsy (E. de) : Conspectus Florae gracca? (Vol. II, fasc. 1, pp. 1-256.
— Libr'1' G. Engelmann, Leipsig, 1902).
Le Conspectus Flora; gras cas de M. de Halacsy continue à paraître ré-
gulièrement. Le fascicule i du deuxième volume, qui vient d'être publié,
comprend les Composées et le commencement des Campanulacées.
674 Hallier f. (E.) : Hignoniacea; africanaî (B. /., t. XXXII, fasc. 1,
p. 1-7).
675 Knuth (R.) : Ueber die geographische Verbreitung und die Anpas-
sungserscheinungen der Gattung Géranium im Yerhaltnis zu ihrer sys-
tematischen Gliederung (B. /., t. XXXII, fasc. 1, pp. 190-208 [à sui-
vre] ) .
676 Krylow P. N.) : Kurze Uebersicht der Flora des Gouvernements
Tomsk und des Altaigebirges (B. J. P., t. II, n° 3, pp. 85-106 ; en russe,
avec résumé en allemand).
677 Landmark (A.) : Xvt norsk Yoxested for Stellaria lougipes Goldie
(B. N., 1902, n° 3, pp. 141-143).
678 Léveillé (H.) : Contributions à la flore de la Mayenne {B. A. G. b.,
11e ann., n° 149-150, pp. 92-96 [à suivre]).
678 bis Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Énumération des plantes du Kouy-
Tchéou d'après l'Herbier d'Emile Bodinier [suite] {B. A. G. b.,
11e ann., n° 149-150, pp. 97-102 [à suivre]; 7 esp. nouv. de Rubus). —
Voir n° 623.
678 ter Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Les Carex du Japon [suite] {B. A.
G. b., 11e ann., n° 149-150, pp. 103-112 [à suivre]] 3 esp. nouv.). —
Voir n° 193 bis.
679 Magnin (Ant.) : Flore du marais de Couron [Ain] (A. S. b. L., t. XXV,
pp. 79-80).
680 Magnin (Ant.) : Xote sur la flore des marais tourbeux d'Aranc et la
présence du Juncus squarrosus dans le Jura {A. S. b. L., t. XXV,
PP- 73-77)-
681 Magnin (Ant.) : Pierre-Chatelet sa flore {A. S.b. L., t. XXV, pp. 81-83).
682 Maxwell : Excursion botanique à Lacanau (A. S. L. B., 6e sér., t. VI,
pp. XLI-XLIII).
683 Meyran Oct.) : Excursion botanique au col de la Vanoise (A. S. b. L.,
t. XXV, pp. 7-20).
684 Meyran (Oct.) : Herborisation dans la Vallée du Giffre {A. S. b. L.,
t. XXVI, pp. 133-150).
685 Meyran (Oct.) : Note sur le genre Ulex(A. S. b. L., t. XXV, pp. 43-47).
686 Neger (F. W.) : Revision der chilenischen Hieracium- Arten {B. B. C.,
t. XI, fasc. 8, pp. 552-558, 1 fig. dan 'e texte).
— LVI —
687 Pilger (R.) : Acritochseie, eine neue Gramineen-Gattung aus Afrika
(B.J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 53-55).
688 Piper (C. V.) : New and noteworthy Northwestern Plants. VI (B. T.
C, Vol. 29, n° 4, pp. 221-226; 6 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Antcnnaria, 1 Madia, 1 Syn-
thyris, 1 Astragalus, 1 Philadelphus.
688 bis Pugsley (H. W.) : The british Capreolate Fumitories [fin] (J. 0/
B., Vol. XL, n° 473, pp. 173-18 1). — Voir n° 56g.
689 Rendle (A. B.) : Notes on african Convolvulacese. II {J. 0/ B., Vol. XL,
n° 473, pp. 189-191 ; 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Convolvulus et 2 Ipomsea.
690 Roux (Nisius) : Herborisation au col de la Leisse [Tarentaise] {A. S.
b. L., t. XXV, pp. 85-90).
691 Rydberg (Per Axel) : Studies on the Rocky Moutain flora. VIII {B. T.
C., Vol. 29, n° 4, pp. 232-246; 28 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Stanlcya, 2 Thelypodium, 2 Le-
pidium, 3 Roripa, 1 Lesquerella, 1 Physaria, 1 Cardamine, 2 Sophia,
7 Draba, 2 Géranium, 1 Oxalis, 4 Lupinus.
692 Sterneck (Jacob von) : Zwei neue Alectorolophus- Arten (Oe. Z.,
LIIeann., n° 5, pp. 177-182, 1 pi.).
693 Svanlund (F.) : Bidrag till kânnedomen om Blekiug-es Hieraciumflora
(B. JV., 1902, n° 3, pp. 97-112; 1 esp. nouv.).
694 Weber (A.) : Notes sur quelques Agaves du Mexique occidental et de
la Basse-Californie (B. M., 1902, n° 3, pp. 218-224, 2 fig". dans le texte;
2 esp. nouv.).
695 Wildt (A.) : Einige Bemerkungen ûber die Euphrasien Mâhrens
{Oe. Z., LIL ann.,-n° 5, pp. 194-195;.
696 Plantae benguellenses Antunesianse et Dekindtianas a botanicis Musei
Regii Berolinensis descripta; (B. y., t. XXXII, fasc. 1, pp. 128-
i52)-
Description de 48 espèces nouvelles du Benguella, savoir : 1 Proica,
2 Lorauthus, 1 Clemaiis, 2 Polygala, 1 Rhus, 1 Heeria, 1 Ampelocissus,
2 Triuuifcttia, 1 Grewia, 2 Ochna, 1 Doryalis, 1 Combretum, 1 Chryso-
phyllum, 3 Euclea, 1 Dekindtia n. gen. Oleacearum, 5 Nuxia, 3 Tricho-
desma, 1 Vitex, 1 Oldenlandia, 1 Vanguiera, 1 Pleclronia, 1 Cratero-
spermum, 1 Pavetta, 1 Fagodia, 1 Cyphia, 1 Lobe/ia, 2 Vernonia, 1 Bra-
chylsena, 1 Helichrysum, 4 Semcio, 1 Dimorpholhcca, 1 Pleiotaxis.
Cryptogames vasculaires.
697 Borbas (Vinc. de) : Polypodii vulgaris varietates {M. b. L., ie ann.,
n° 5. PP- I39-H°)-
697 a Donnell-Smith (John). — Voir n° 655 (1 Poly podium nouveau).
698 Waisbecker (A.) : Die Farne des Eisenburger Comitats in West-
Ungarn (M. b. L., ie ann., n° 5, pp. 144-147 [à suivre]).
LVII
MUSCINÉES.
699 Camus Fernand) : Une Hépatique nouvelle pour la France, VAdelan-
l/ius decipiens (Hook.) Mitten (B. S. O. F., 2e sér., t. II, n° 1, pp. 1-2).
700 Herzog (Th.) : Das St. Wilhelmer und Oberriederthal im badischen
Schwarzvvald im Kleid seincr Laubmoose (B. B. C, t. XI. fasc. 8, pp.
546-55 O-
701 Hunter (J.) : North Donegal Mosscs (/. of B., Vol. XL, n° 473, pp.
191-196).
702 Millier Karl) : Scapania; Indiae orientalis, curante cl. Gollan annis 1900
et 1901 lecta; (B. B. C, t. XI, fasc. 8, pp. 542-545; 2 esp. nouv.).
703 Renauld (F.) et J. Cardot : Mousses des Canaries récoltées par M. A. Tull-
gren et coup d'œil sur la flore bryologique des îles atlantiques [B. H.
B., 2e sér., t. II, a0 5, pp. 433"453> - P1- ; 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Campylopus, 1 Eur/iyuc/iiuni,
1 Thamnium et 1 Amblystegiuni.
703 bis Stephani iFranz) : Species Hepaticarum [suite] [B. H. B., 2e sér.,
t. II, n° 5, pp. 454-474 [à suivre]] 6 esp. nouv.). — Voir n° 343 dis.
Les espèces nouvelles comprennent : 3 Acrobolbus et 3 Syzygiella.
Algues.
704 Schmidle (W.) : Algen, insbesondere solche des Plankton, aus dem
Xyassa-See und seiner Umgebung, gesammelt von Dr Fùlleborn
(B. J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 56-88, 2 pi.; 1 genre nouv., 15 esp.
nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Spiruliiia, 1 P/iormidium,
1 Lyngbya, 1 Anabsena, 1 Calot lirix , 1 Closleriuni, j. Cosmarium, 2 Slaur-
astrum, 1 Spirogyra, 1 Glœocystis, 1 Characiella n. gen. Protococca-
cearum.
Lichens.
704 bis Monguillon (E.) : Catalogue des Lichens du département de la
Sarthe [suite] {B. A. G. b., n'ann., n° 149-150, pp. 1 13-128 [à suivre]).
— Voir n° 230 bis.
Champignons.
705 Aderhold (R.) : Ueber Venturia Cratsegi n. spec. {B. d. b. G., t. XX,
fasc. 3, pp. 195-200, 1 pi.).
706 Arthur (J. C.) : New species of Uredineae. II (B. T. C, Vol. 29, n° 4,
pp. 227-231 ; 8 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Uromyces, 4 Puccinia et
2 Uredo.
707 Bataille (F.) : Miscellanées mycologiques (B. S. m. F., t. XVIII, fa«c.
2, P- 237).
LVHI —
708 Béer (Rudolf) : Coemansiella alabastrina (/. o/B., Vol. XL, n° 473,
pp. 169-172, 1 pi.).
709 Boudier (E.) : Champignons nouveaux de France {B. S. m. F., t. XVIII,
fasc. 2, pp. 137-146, 3 pi.; 8 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Lepiota, 1 Pluteus, 1 Boletus,
1 Polyporus, 1 Pustularia, 1 Ascophanus, 1 Ceratosphœria, 1 Peri-
chxna.
710 Dietel (P.) : Uredineae japonicae. III {B.J., t. XXXII, fasc. 1, pp. 47-
52; 12 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Uromyces, 5 Puccinia, 1 Phrag-
midium, 4 Melampsora, 1 Urcdo.
711 Hennings (P.) : Fungi japonici. III (B. /., t. XXXII, fasc. i,pp. 34-36;
17 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 JEcidium, 2 Uredo, 2 Exobasi-
dium, 1 Corticium, 1 Polyporus, 1 Trametes, 1 Hymenogasler, 1 Dime-
rosporium, 1 Eutypella, 1 Eutypa, 1 Plicaria, 1 Micro glossum, 1 S^fo-
r/di, 1 Monilia, 1 Didymobotryum.
712 Massée (George) and Ernest S. Salmon : Researches on coprophilous
Fungi. II (^/. o/B., Vol. XVI, n°LXI, pp. 57-93, 2 pi. ; 2 genr. nouv. et
18 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Ascodesmis, 1 Arachniotus, 2 My-
xotrichum, 2 Arachnomyce g. n. Perisporiacearum, 2 Chastomium,
1 Nectrîa, 1 Cephalosporiiim, 1 Acremonium, 1 Sepedonium, 1 Œdoce-
phalum, 1 Trichothecium, 1 Trickosporium, 1 Chaetostroma, 1 Graphium,
1 Gymnodochium g. n. Didymosporearum.
713 Molliard (Marin) : Basisporium gallarum n. g., n. sp., (5. 6". wz. F,
t. XVIII, fasc. 2, pp. 167-170, 1 pi.).
714 Oudemans (C. A. J. A.) : Beitrage zur Pilzflora der Niederlande (5.
5. C, t. XI, fasc. 8, pp. 523-541 ; 75 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Mucrouella, 2 Clavaria, 1 Lyco-
perdon, 1 Humaria, 1 Phi aléa, 1 Calospora, 1 Gnomonia, 2 Leptosphse-
ria, 1 Rhopographîis, 1 Mucor, 2 Aposphxria, 3 Ascockyta, 1 Camaro-
sporium, 1 Chsetomella, 4 Cylospora, 1 Cytodiplospora, 1 Darluca,
1 Dothiorella, 1 Hendersonia, 1 Leptostroma, 4 Leplotkyrizim, 1 Macro-
phoma, 7 P/ioma, 6 Phylloslicta, 1 Rhabdospora, 1 Septoria, 2 iaW-
nesia, 1 Melanconium, 2 Myxosporium, 1 Acrostatagmus, 1 Amblyo-
sporium, 1 Fusidium, 1 Ramularia, 1 Spicaria, 1 Sporotrichum,
2 Cladosporium, 1 Coniotheciutu, 1 Ilcterosporium, 3 Slemphyliutn,
1 Vcrlicicladium, 3 Tilachlidium, 1 Fusarium, 1 Volutella.
715 Patouillard (N.) : Champignons de la Guadeloupe, recueillis par le
R. P. Duss [3e série] (#. 6". w. i^., t. XVIII, fasc. 2, pp. 171-186, 3 fig.
dans le texte, 1 genre nouv., 29 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Collybia, 1 Favolus, 1 Trogia,
5 Crcpidotus, 1 Melanopus, 1 Leptoporus, 3 Ptcrula, 1 Lycogalopsis,
1 Lycoperdon, 1 Mycenastrum, 1 Coleosporium, 1 Tremella, 1 #*>/<?-
— MX
tiuni, i Rosellinia, i Hypomyces, i Hypocrea, 2 Ackermannia nov. gen.,
1 Endogone, 1 Mycogala, 1 Phleospora, 1 Hobsonia, 1 Stilbum.
716 Penzig (O.)etP.A. Saccardo : Dia^noses Fungorum novorum in insula
Java collectorum. Séries tertia [Mlp., Vol. XV, fasc. VII-IX, pp. 201-
260; 12 genr. nouv. et 145 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Pesiaa, 1 Barlasina, 1 Hu-
maria, 1 Lacknea, 2 Helotium, 1 PAia/er, 3 Mollisia, 8 Pcaicella, 1 Pseudo-
helotium, 3 Trichopeziaa, 4 Dasyscypha, 1 Pirottaza, 2 Arenaea nov. gen.,
2 Helotiella, 1 Solenopczia, 1 Lanaia, 1 Podobelonium, 3 Belonidium,
2 Davincia nov. gen., 6 Erinella, 1 Ascobolus, 1 Sorokinia, 1 Coryne,
3 Orbilia, 1 Delpontia nov. gen., 1 Stegia, 1 Montoniella nov. gen., 1 Oï-
tkris, 2 Patinella, 1 Karschia, 1 Paiellaria, 1 Rinia nov. gen., 1 Hypo-
xylon, 3 Xylaria, 1 Didymosphairia, 1 Vcnturia, 1 Teickospora, 1 Nectria,
1 Corallomyces, 1 Hypocrea, 1 Podocrea, 1 Fleischeria nov. gen.. 1 Gw-
dyceps, 1 Grapkiola, 1 Vermicularia, 1 Haplosporeila, 1 Diplodia,
2 Botryodiplodia, 1 Pellionella, 1 Septoria, 1 Rhabdospora, 1 Ptilyctœna,
1 Sphazronasmella , 1 Zylhia, 1 Aschersonia, 1 Phseodisczda, 1 Excipula,
1 Oncospora, 1 Trickosperma, 1 Glœosporium, 2 Melauconium, 1 Pesta-
loszia, 1 Ckron/osporiuni, 1 Xenopus nov. gen., 1 Cylindrium, 1 Pkyso-
spora, 1 Œdocephalum, 1 Gliocladiîim, 1 Mycogone, 2 Torula, 1 Campso-
trichum, 1 Trichobotrys nov. gen., 1 Trichosporium, 1 Cladotrichum,
1 Neomickelia, 2 Helmiuthosporium,\ Sporodesmitim, 1 Xenosporium nov.
gen., 1 Helicosporium, 9 Stilbum, 2 1 s aria, 1 Gibellula, 1 Ciliciopodium,
2 Arthrosporium, 1 Graphium, 2 Sporocybe, 1 Didyniobotryum, 2 Podo-
sporium, 1 Harpographium, 1 Illosporium, 1 Dendrodockium, 2 H\<me-
nula, 1 Volutina nov. gen., 1 Patouillardiella, 1 Epicoccum, 1 Listero-
myces nov. gen., 1 Exosporium, 1 Bonordeniella nov. gen.
717 Ranojevic (N.) : Beitrag zur Pilzflora Serbiens' {Hdw., t. XLI, fasc. 2,
pp. 89-66).
718 Sydow (H. et P.) : Einige neue Uredineen (Cte. iT., LII° ann., n° 5, pp.
182-185; 13 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Uromyces, 1 Puccinia, 3 ^S'«-
dium, 7 Uredo.
71g Vestergren (Tycho) : Verzeichnis nebst Diagnosen und kritischen Be-
merkungen zu meinem Exsiccatenwerke « iMicromycetes rariores se-
lecti », Fasc. 11-17 (5. vV., 1902, n° 3, pp. 113-128 [à suivre]).
720 Kryptogamenflora der Mark Brandenburg (T. I, fasc. 1. — Berlin,
Librie Borntrâger : C. Warnstorf, Moose, pp. i-ii2[à j»/or^]).
Nomenclature.
721 Rakete (Rudolf) : Zur Nomenklaturfrage (Z>. <5. il/., XXe ann., n° 3,
pp. 42-44).
722 Saint-Lager : La perfidie des synonymes dévoilée à propos d'un Astra-
gale (^. 6". 3. Z.,t. XXVI, pp. 1 13-127).
723 Shear (C. L.) : Generic nomenclature (5. C, Vol. XXXIII, n° 3, pp.
220-229).
— LX —
Paléontologie.
724 Renault (B.) : Sur quelques Cryptogames hétérosporées (B. S. A.,
t. XIV, pp. 339-352, 3 fig. dans le texte et 1 pi.).
725 Zeiller (R.) : Nouvelles observations sur la flore fossile du bassin de
Kousnetzk [Sibérie] (C. R., t. CXXXIV, n° 16, pp. 887-891).
Pathologie et tératologie végétales.
726 Appel (Otto) : Der Erreger der « Schwarzbeinigkeit » bei den Kartof-
feln {B. d. b. G., t. XX, fasc. 2, pp. 128-129).
727 Appel (Otto) : Zur Kenntniss der Bakterienfâule der Kartoffeln {B. d.
b. G., t. XX, fasc. 1, pp. 32-35)-
728 Audin (Marius) : La chlorose de la Vigne dans le Beaujolais (A. S. b. L.,
t. XXV, pp. 64-69).
729 Beauverie (J.) : Sur une forme particulièrement grave de la maladie
des Platanes due au Glœosporium nervisequum Sacc. (A. S. b. L.,
t. XXVI, pp. 107-111).
730 Bubak (Fr.) : Ueber einige Compositen bewohnende Puccinien \_fiii\
{Oe. Z., LIIe ann., n° 4, pp. 165-167). — Voir n° 470 bis.
731 Brzezinski (F. P.) : Etiologie du chancre et de la gomme des arbres
fruitiers (C. R., t. CXXXIV, n° 20, pp. 1170-1173).
732 Camus (E. G.) : Note sur une monstruosité d'origine parasitaire du
Salix hippophaefolia Thuill. (B. S. b. F., 4e sér., t. II, n° 1-2, pp. 70-71,
1 pi.).
733 Cecconi ^Giacomo) : Quinta contribuzione alla conoscenza délie galle
délia foresta di Vallombrosa {Mlp., Vol. XV, fasc. VII-IX, pp. 261-
276).
735 Château (E.) : Notes téraiologiques (B. S. A., t. XIV, pp. 192-
201).
736 Delacroix (G.) : Les ennemis et les maladies du Théier (Extr. àujourn.
d'Agricult. iropic, 1902, n° 9, 6 pag.j.
737 Delacroix (G.) : Rapport sur une maladie bactérienne nouvelle de la
Pomme de terre (Extr. du Bull, du Minist. de l'Agricult., 1901, n° 5,
21 pag.).
738 Heinricher (E.) : Notiz zur Erage nach der Bacterienfâule der Kartof-
feln {B. d. b. G., t. XX, fac. 3, pp. 156-158).
739 Kausch (C.) : Ueber natùrliche Kopulation bei Waldbâumen {D. b. M.,
XXe ann., n° 2, pp. 21-23, 4 pi.).
740 Pierce (Newton B.) : Black rot of oranges {B. G., Vol. XXXIII, n° 3,
pp. 234-235).
Description d'une maladie observée sur les oranges en Californie et due
à XAltemaria Ci tri n. sp.
LXI
740 bis Plitzka (A.) : Beitrag zur Tératologie der Compositen [Jîu] \Oe. Z.,
LII° ann., nû 4, pp. 159-164, 1 pi.). — Voir n° 472.
741 Prunet (A.) : Développement du Black Rot (C. /?., t. CXXXIV, n° 18,
pp. 1072-1075).
742 Roux (J. A. Cl.) : La chlorose ou flavescence des végétaux fruitiers
dans la partie moyenne du bassin du Rhône (A. S. b. L., t. XXV, pp.
48-63).
743 Thiselton-Dyer (W. T.) : Morphological Notes. V. Abnormal fruits.
Prccocious germination in a Melon. VI. Abnormal fruits. Pleiotaxy
of gyna;ceum in Orange {A. of B., Vol. XVI, n° LXI, pp. 149-155,
2 pi.).
744 Tischler (G.) : Ueber Ile te roder <z-Gallen an den Wurzeln von Circaea
Ititetiana L. {B. d. b. G., t. XIX, pp. (95)-(n>7), i hg. dans le texte et
1 pi.).
745 Tobler (F.) : Eine Monstrosit.ït von Polyirichum {Hdzv., t. XLI, fasc.
2, Suppl., pp. (5Ô)-(58), 1 fig. dans le texte).
Technique.
746 Lagerheim (G.) : Metoder for pollenundersôkning {B. N., 1902, n° 2,
PP- 75-78).
L'auteur, pour étudier le pollen des plantes hybrides sèches, le gonfle à
l'acide lactique qui, contrairement au chloral hydraté, donne des prépara-
tions durables. Il place les anthères dans une ou deux gouttes d'acide dilué
qu'il fait bouillir sous le couvre-objet. Les préparations peuvent être avan-
tageusement lutées avec un mélange par parties égales de mastic et de paraf-
line (point de fusion, 55-600), qu'il applique à l'aide d'un solide fil de cuivre
recourbé fortement chauffé.
Sujets divers.
747 Brenner (Wilh.) : Zur Entwickelungsgeschichte der Gattung Quercus
{FI., t. 90, fasc. 3, pp. 466-470).
748 Buscalioni (Luigit : Il progetto d'impianto di un Istituto botanico inter-
naaionale nell' Amazzona [N. G., nouv. sér., Vol. IX, fasc. 1, pp. 1-
32)-
749 Costantin (J.) : Liste de quelques floraisons intéressantes observées
dans les serres du Muséum depuis le 28 janvier 1902 (B. M., 1902, n°2,
P- 133)-
750 Gagnepain (F.) : La connaissance des hybrides botaniques et de leurs
parents [Ribes Gordoniamim\ {B. S. A., t. XIV, pp. 82-91).
751 Hétier (Fr.) : Champignons vendus sur le marché d'Arbois (B. S. m.
F., t. XVIII, fasc. 2, pp. 234-236),
752 Hôck (F.) : Allerweltspflanzen in unserer heimischen Phanerogamen-
Flora [suite'] (D. b. M., XXe ann., n° 2, pp. 17-21).
— LXII —
753 Jaccard (Paul) : Gesetze der Pflanzenvertheilung in der alpinen Région
{FI., t. 90, fasc. 3, pp. 349-377)-
753 bis Murr (J.) : Beitrâge zu den Gesetzen der Phylogenesis [suite] {D.
b. M., XX" ann., n° 3, pp. 35-39). — Voir n° 373.
754 Perrot (Emile) : La vente des Champignons sur les marchés des diffé-
rentes villes d'Europe (B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 2, pp. 187-216).
755 Saint-Lager : Signification de la désinence ex de quelques noms de
plantes (A. S. b. L., t. XXV, pp. 21-42).
756 Vuillemin (Paul) : Sporange et sporocyste (B. S. b. F., 4°sécr., t. II,
n° 1-2, pp. 16-18).
757 Wittmack (L.) und J. Buchwald : Pflanzenreste aus der Hûnenburg
bei Rinteln a. d. Weser und eine verbesserte Méthode zur Herstellung
von Schnitten durch verkohlte Hôlzer {B. d. b. G., t. XX, fasc. 1, pp.
21-31, 1 ph).
Paris. — J. Mersch, imp., 46'5, Av. de Cbàtillon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Juillet 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 7.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
75S Fiori (Adr.) : In memoria del Prof. Cav. Antonio Mori (B. S. b. i., 1902,
n° 4, pp. 58-59).
759 Pantanelli (Enrico) : Antonio Mori, ricordi di un suo allievo (B. S. b. i.,
1902, n° 4, pp. 59"64)-
760 Saccardo (P. A.) : Lalconoteca dei Botanici nel r. Istituto hotanico di
Padova [Supplemento] {Mlp., Vol. XV, fasc. X-XII, pp. 416-437).
761 Sarntheim (Ludwig von) : Hieronymus Gander (Oe. Z., LU1' ann., n°6,
pp. 240-243).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
762 André (G.) : Sur les phénomènes de migration chez les plantes ligneuses
(C. R., t. CXXXIV, n° 25, pp. 1514-1517).
762 bis Bernard (Noël) : Etudes sur la tubérisation [suite] (R. g. B.,
t. XIV, n° 161, pp. 139-154 [à suivre] ). — Voir n° 491 bis.
763 Charabot (E.) et A. Hébert : Mécanisme des variations chimiques chez
la plante soumise à l'influence du nitrate de sodium (C. R., t. CXXXIV,
n° 21, pp. 1228-1230).
764 Devaux (H.) : Sur une action permanente qui tend à provoquer une
tension négative dans les vaisseaux du bois (C. R., t. CXXXIV, n° 23,
pp. 1366- 1369).
765 Fairchild (David G.) : Notes of travel. VIII. American autumn foliage in
Europe (B. G., Vol. XXXIII, n°5, pp. 376-378).
766 Javillier (Maurice) : Sur la recherche et la présence de la présure dans
les végétaux (C. R., t. CXXXIV, n° 2^, pp. 1373-1374).
767 Leisering (B.) : Winkler's Einwande gegen die mechanische Théorie
der Blattstellung (/. w. B., t. XXXVII, fasc. 3, pp. 421-476, 2 pi.).
768 Maquenne (L.) : Contribution à l'étude de la vie ralentie chez les graines
(C. R., t. CXXXIV, n° 21, pp. 1243-1246).
769 Miyaké (Kiichi) : On the starch of evergreen leaves and its relation to
photosynthesis during the winter (B. G., Vol. XXXIII, n° 5, pp. 321-
34o).
769 bis Newcombe (Frederick C.) : The rheotropism of roots [fin] {B. G.,
Vol. XXXIII, n° 5, pp. 341-362, 2 fig. dans le texte). — Voir n° 605 bis.
LXIV
770 Nikitinsky (J.) : Ueber die Zersetzung der Huminsâure durch physi-
kalisch-chemische Agentien und durch Microorganismen (/. w. B.,
t. XXXVII, fasc. 3, pp. 365-420, 4 fig. dans le texte).
771 Pantanelli (Enrico) : Studi sull1 albinismo nel Regno végétale {Mlp., Vol.
XV, fasc, X-XII, pp. 363-415, 1 pi.).
771 bis Richter (André) : Étude sur la photosynthèse et sur l'absorption
par la feuille verte des rayons de différentes longueurs d'onde \fin\ {R.
g. B., t. XIV, n° 161, pp. 131-138). — Voir ^503.
772 Sukatscheff (Ludmila) : Bemerkungen ùber die Einwirkung des
Alkohols auf das Keimen einiger Samen (B. B. C, t. XII, fasc. 1, pp.
136-138).
773 Stâger (Rob.) : Chemischer Nachweis von Nektarien bei Pollenblumen
und Anemophilen (B. B. C, t. XII, fasc. 1, pp. 34-43).
774 Tompa (Arthur) : Beitrage zur pflanzlichen Elektrizitât (B. B. C, t. XII,
fasc. 1, pp. 99-136, 3 fig. dans le texte).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
775 Barillé(A.) : Analyse chimique du Piper Famechoni Heckel ou Poivre
de Kissi [Haute-Guinée] (C. R., t. CXXXIV, n° 25, pp. 1512-1514).
776 Bissell (C. H.) : Biological relation of Polygonum Hariwrightii to P. am-
phybium {Rk., Vol. 4, n° 41, pp. 104-105).
777 Eggleston (W. W.) : The stature attained by Euphrasia Oakesii {Rh.,
Vol. 4, n° 41, p. 108).
778 Hansgirg (Anton) : Zur Biologie der herabgekrûmmten Laubblâtterder
Aralia spathulata und Meryta Senfftiana (Oe. Z., LIIe ann., n° 6,
pp. 217-222 [à suivre]).
779 Ippolito (G. d') : Contributo all'anatomia comparata del caule délie Mag-
noliacee {Mlp., Vol. XV. fasc. X-XII, pp. 438-460).
v v
779 bis Jencic (A.) : Beitrage zur Kenntnis der Bastfasern der Thyme-
lseacea; [fiit\ {Oc. Z., LIIeann., n°6, pp. 228-231). — Voir n° 518.
780 Laubert (R.) : Ueber die Polymorphie unserer Eichen {D. b. M., XXe
ann., n° 4, pp. 49-51, 1 pi.).
781 Overton (James Bertram) : Parthenogenesis in Thalicirum purpu-
rascens{B. G., Vol. XXXIII, n° 5. pp. 363-375, 2 pi.).
782 Schulze (Hilmar) : Beitrage zur Blattanatomie der Rutaceen(Z?. B. C.,
t. XII, fasc. 1, pp. 55-98, 2 pi.).
783 Strasburger (Eduard) : Ein Beitrag zur Kenntniss von Ceratophyllum
submersion und phylogenetische Erôrterungen {J. w B., t. XXXVII,
fasc. 3, pp. 477-526, 3 pi.).
784 Trotter (A.) : Intorno a tubercoli radicali di Datisca cannabina L. {B.
S. b. i., 1902, n° 2-3, pp. 50-52).
— LXV —
785 Van Tieghem tPh.) : Le cristarque dans la tige et la feuille des
Ochnacées (B. M., 1902, n° 4. pp. 266-273).
786 Van Tieghem (Ph.) : Sur la préfloraison des Ochnacées {B. M., 1902, n°4,
PP- 273-279).
787 Vôchting (Hermann) : Ueber die Keimung der Kartoffelknollen (B.Z.,
6uc ann., Ie part., fasc. V, pp. 87-114, 2 pi.).
787 bis Wagner (Rudolf) : Ueber Roylea elegans Wall. [suite] (Oe. Z.,
Lll° ann., n° 6, pp. 222-228 [à suivre]). — Voir n° 631 bis.
Cryptogames vasculaires.
788 Bertrand (C. Eg.) et F. Cornaille : La pièce quadruple des Filicinées et
ses réductions (B. S. b. F., 40 sér., t. II, fasc. 3-4, pp. 81-85).
789 Bertrand (C. Eg.) et F. Cornaille : Les caractéristiques de la trace fo-
liaire marattienne et de la trace foliaire ophioglosséenne. Exemples et
modifications de ces traces (B. S. b. F., 4e sér., t. II, fasc. 3-4,
PP- «7-93)-
79.) Bertrand (G. Eg.) et F. Cornaille : Les caractéristiques de la trace fo-
liaire onocléenne et les principales modifications de cette trace (B. S,
b. F., 4° sér., t. II, fasc. 3-4, pp. 1 18-125).
Algues.
791 Artari (Alexander) : Ueber die Bildung des Chlorophylls durch grime
Algen [B. d. b. G., t. XX, n°4, pp. 201-207).
792 Dangeard (P. A.) : Le caryophysème des Eugléniens {Bt., 8e sér., fasc.
3-6, pp. 358-360).
793 Dangeard (P. A.) : Recherches sur les Eugléniens {Bt., 8e sér., fasc. 3-6,
PP- 97"357> 53 n&- dans le texte et 4 pi.). — Voir n° 843 a.
794 Dangeard (P. A.) : Sur le caryophysème des Engléniens {C. R.,
t. CXXXIV, n° 2^ pp. 1365-1366).
795 Lutz (L.) : Recherches sur la nutrition des thallophytes à Paide des
amides {B. S. b. F., 4e sér., t. I, fasc. 7, pp. 325-334).
796 Matruchot (L.) et M. Molliard : Variations de structure d'une Algue
verte sous l'influence du milieu nutritif (R. g. B., t. XIV, n° 161,
pp. 1 13-130 [à suivre], 3 pi.).
Champignons.
797 Grùss (J.) : Biologische Erscheinungen bei der Cultivirung von Usti-
lago Maydis (B. d. b. G., t. XX, n° 4, pp. 212-220, 1 pi.).
797 a Lutz (L.). — Voir n° 795.
798 Prowazek(S.) : Zur Kerntheilung der Plasmodiophora Brassiez ^ Woron.
{Oe. Z., Llle ann., n° 6, pp. 213-217, 2 fig. dans le texte).
LXVI —
Systématique, Géographie botanique, Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
799 Andrews (Luman) : Gleditschia triacanthos established in Connecticut
{Rh., Vol. 4, u°4i, pp. 103-104).
800 Balle (Emile) : Carex des environs de Vire (B. A. G. è., 11e ann.,
n° 151, pp. 142-158).
801 Bargagli-Petrucci (G.) : Rivista del génère Conoccphalus Bl. (N. G.,
nouv. sér., Vol. IX, fasc. 2, pp. 213-230, 1 fig. dans le texte et 8 pi.;
8 esp. nouv.).
802 Beauverd (Gustave) : Un cas de dissociation d'hybride chez le Primula
vulgaris X P- officinalis [P. brevistyla DC] {B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 6, p. 567).
803 Bissell (C. H.) : Some noteworthy plants of Connecticut {Rh., Vol. 4,
n° 41, pp. 98-100).
804 Blomberg (Cari) : Utricularia minor in Vinnicunnett, Massachusetts
(Rh., Vol. 4, n°4i, pp. 102-103).
805 Boissieu (H. de) : Le Sisyrinchium mucronatum Mich. [S. Bermu-
diana L. pro p.] dans l'Ain (B. S. b. F., 4e sér., t. I, fasc. 7, pp. 271-
275)-
805 bis Chabert (Alfred) : Les Euphrasia de la France [fin] (B. H. B.,
2e sér., t. II, n° 6, pp. 497-520). — Voir n° 416 bis.
805 ter Chodat (B.) et E. Wilczek : Contributions à la flore de la Répu-
blique Argentine [fin] [B. H. B., 2e sér., t. II, n° 6, pp. 521-544,
13 fig. dans le texte, 1 genre nouv., 10 esp. nouv.). — Voir n° 653 bis.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Anartrophyllum, 1 Astcricium,
1 Oligocladus n. gen. Ombelliferarum, 1 Monnina, 1 Euphorbia, 1 Clic
nopodium, 1 Nitrophila, 1 Atriplex, 1 Oxybaphus, 1 Iresine.
806 Christ (H.) : Quelques remarques sur la végétation de la Riviera di
Levante (B. S. b. i., 1902, n° 2-3, pp. 38-43).
807 Christ (H.) : Encore quelques notices sur la végétation de la Riviera
di Levante (B. S. b. i., 1902, n° 4, pp. 71-73).
808 Cockerell (D. A.) : A new Heliotr opium (B. G., Vol. XXXIII, n° 5,
PP- 378-379).
809 Druce (G. Claridge) : Helianthemum Brezueri Planch. (/. of B., Vol.
XL, n°474, pp. 231-233).
809 bis Freyn (J.) : Plantae Karoanae amuricae et zeaënsae [suite] (Oe. Z.,
LII° ann., n° 6, pp. 231-236 [à suivre]). — Voir n° 557 bis.
810 Gadeceau (Emile) : Liste de quelques espèces nouvelles pour la florule
de Belle-Ile-en-mer [Morbihan], et de quelques raretés retrouvées
dans l'île (B. S. b. F., 4e sér., t. I, fasc. 7, pp. 269-270).
8n Gagnepain (F.) : Zingibéracées nouvelles de l'Herbier du Muséum :
genre Costus {B. S. b. F., 4e sér., t. II, fasc. 3-4, pp. 93-106; 8 esp.
nouv.).
812 Goiran (A.) : Délia comparsa di Ma/va crispa L. nel Veronese (B. S.
b. i., [902, n° 4, pp. 70-71).
812 bis Hackel (E.) : Neue Grâser [suite] (Oe. Z., LIIe ann., n° 6, pp. 237-
240 [à suivre]). — Voir n° 670.
Description de 4 espèces nouvelles, savoir : 1 Spartina, 1 Chloris,
1 Cortaderia et 1 Diplachne.
813 Héribaud Joseph (Frère) : La flore d'Auvergne en 1901 {B. S. b. F.,
4e sér., t. I, fasc. 7, pp. 275-325).
814 Hervey (E. Williams) : Rare plants about New Bedford {Rh., Vol. 4,
n° 41, pp. 106-107).
815 H6ck(F.) : Ankômmlinge in <ler Pflanzenwelt Mitteleuropas wâhrend
des letzten halben Jahrhunderts. V {B. B. C, t. XII, fasc. 1, pp. 44-
54).
816 Hua (Henri) : Le genre Neurotheca Salisb., d'après les récents docu-
ments africains {B. S. b. F., 4e sér., t. I, fasc. 7, pp. 258-269; 3 esp.
nouv.).
817 Hua (Henri) : Observations sur deux plantes du Gabon ayant fleuri
dans les serres du Muséum (B. M., 1902, n° 4, pp. 281-283).
817 bis Jaap (Otto) : Einige Notizen zur Gefâsspflanzen-Flora der nord-
friesischen Insel Rom {D. b. M., XXe ann., n° 4, pp. 60-62). — Voir
n° 564.
818 Malinvaud (Ernest) et Frère Héribaud Joseph : Un Carex nouveau
pour la flore française [C. Grioletii Rœm.] (B. S. b. F., 4e sér., t. I,
fasc. 7, pp. 334-335, 1 fig. dans le texte et 1 pi.;,
819 Marshall (E. S.) : West Sussex plant-notes for 1901 (/. of Bot.,
Vol. XL, n° 474, pp. 213-226).
820 Mouillefarine (Edm.) : Sur une nouvelle localité du Viola cortiuta L.
{B. S. b. F., 4e sér., t. II, fasc. 3-4, pp. 107-109).
820 bis Murr (J.) : Beitrâge zur Flora von Tirol and Vorarlberg. XIII
{D. b. M., XXe ann., n° 4, pp. 51-56). — Voir n° 566.
82 1 Reynier (Alfred) : Botanique rurale. Diverses récoltes en Provence et
annotations {B. A. G. b., 11e ann., n" 151, pp. 161-164 [à suivre]).
822 Rich (Wm. P.) : Oak Island and its flora {Rh., Vol. 4, n° 41, pp. 87-
94)-
823 Robinson (E. L.) : Veronica Chamasdrys in New England {Rh., Vol. 4,
n° 41, pp. 107-108).
824 Sprenger (C.) : Asparagus Sprengeri Regel var. ochroleuca Spr.
{B. S. b. i., 1902, n° 2-4, pp. 56-57).
— lxviii —
825 Sprenger (C.) : Una nuova varietà di Asparagus [A. Sprengeri Regel
var. falcatoides Spr.] {B. S. b. i., 1902, n° 2-3, pp. 55-56).
826 Terracciano (Nicola) : Il génère Eclipta nella flora italiana (B. S. 6. i.,
1902, n° 4, pp. 65-69).
827 Williams (Frédéric N.) : British Hawkweeds of the Cerinthoidea
group (f. of B., Vol. XL, n° 474, pp. 229-230).
828 Zodda (Giuseppe) : Revisione monografica dei Delfinii italiani secondo
Huth e dei Meliloti italiani secondo O. E. Schulz {Mlp., Vol. XV,
fasc. X-XII, pp. 342-362).
829 Zodda (Giuseppe) : Studii sul génère Serapias (N. G., nouv. sér.,
Vol. IX, fasc. 2, pp. 173-189).
Cryptogames vasculatres.
830 Camus (Fernand) : Lettre à M. Malinvaud sur V Hymenophyllum tun
bridgeuse {B. S. b. F., 4e sér., t. II, fasc. 3-4, pp. 111-114).
831 Christ (H.) : Filices novae {B. H. B., 2e sér., t. II, n° 6, p. 561 ; 1 Gym-
no gramme nouv.).
831 bis Christ (H.) : Spicilegium pteridologicum austro-brasiliense [suite]
(B. H. B., 2e sér., t. II, n° 6, pp. 545-560 [à suivre]] 6 esp. nouv.). —
Voir n° 578 bis.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Doryopteris, 2 Pteris, 1 Blech-
num, 1 Asplenium, 1 Diplazium.
832 Harper (Roland M.) : Notes on Lycopodium clavatum and its variety
monostachyon {Rh., Vol. 4, n° 41, pp. 100-102).
MUSCINÉES.
833 Armitage (Eleonora) : Mosses of Co. Limerick (/. of B., Vol. XL,
n° 474, pp. 226-228).
8^4 Barsali (E.) : Prime Muscinee dei Livornese (B. S. b. i., 1902, n° 2-3,
PP- 33-37)-
835 Dismier (G.) : Le Frullania fragilifolia Tayl. aux environs de Paris;
étude sur sa distribution géographique en France {B. S. b. F., 4e sér.,
t. II, fasc. 3-4, pp. 115-118).
836 Dismier (G.) : Une Hépatique nouvelle pour la chaîne des Vosges
(B. S. b. F., 4L' sér., t. I, fasc. 7, pp. 242-243).
837 Howe (Marshall A.) : Notes on American Hepaticas {B. T. C, Vol. 29
n° 5, pp. 281-289).
838 Lamarlière (L. Géneau de) et J. Maheu : Sur la flore bryologique des
grottes du Midi de la France {B. S. b. F., 4e sér., t. I, fasc. 7,
PP- 243-256).
839 Massalongo (C.) : Sulla scoperta in Italia dei Peialophyllum Ralfsii
Gott. {B. S. b. i., 1902, n° 2-3, pp. 37-38).
LXIX
840 Nicholson (W. E.) : Notes on a few Mosses from South- Western Swit-
zerland (R. br., 29e ann., n° 3, pp. 57-62).
841 Paris (Général) : Muscinées de l'Afrique Occidentale française (R. àr.,
29e ann. , n° 3, pp. 63-72; 16 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Ectropotkecium, du Haut Sé-
négal ; 2 Campylopus, 1 Leucoloma, 1 Leucobryum, 1 Oc/irobryum, 2 Ca-
lymperes, 2 Macromitrium, 1 Bryum, 1 Trachypus, 1 Leptohymenium,
1 Rhapkidostegium, 1 Ectropothecium, du Fouta Djallon; 1 Porotrichum,
de la Côte d'Ivoire.
V
842 Podpera (J.) : Die geographische Verbreitung und Gliederung der
buhmischen Arten der Gattung Bryum (B. B. C, t. XII, fasc. 1,
PP- 1-33)-
843 Zschacke (H.) : Webera proligera (Lindb ) Kindb., ein neuer Bûrger
der Moosflora des anhalt. Unterharzes {D. b. M., XXe ann., n° 4, p. 56).
Algues.
843 bis Batters (E. A. L.) : A catalogue of the british marine Algae [suite]
(/. 0/ B., Vol. XL, n° 474, Suppl., pp. 25-32 [à suivre]). — Voir
n° 460.
843 a Dangeard (P. A.). — Voir n° 793.
L'auteur, dans la partie systématique de son travail, décrit 7 esp. nouv.,
savoir : 5 Euglena, 1 Pkacus et 1 Trachelomonas.
844 Forti (Achille) : Contributo 40 alla conoscenza délia florula ficologica
veronese {N. N., Ser. XIII, pp. 97-124).
845 Mazza (Angelo) : Flora marina del Golfo di Napoli. I {N. iV.,Ser. XIII,
pp. 125-152).
Lichens.
846 Zanfrognini (Carlo) : Contribuzione alla flora lichenologica dell'
Emilia (N. G., nouv. sér., Vol. IX, fasc. 2, pp. 190-21 1 [à suivre]).
Champignons.
847 Griffiths (David) : Concerning some West American Fungi (B. T. C,
Vol. .H), n° 5, pp. 290-301, 5 fig. dans le texte; 12 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Tilletia, 1 Usiilago, 2 Sorospo-
rium, 1 Gymnoconia, 3 Pucciuia, 2 ^Ecidium, 1 Ciaviceps.
848 Lister (Arthur) and Miss G. Lister : Notes on Mycetozoa (/. of B.,
Vol. XL, n° 474, pp. 209-213, 1 pi.).
848 bis Salmon (E. S.) : Supplementary Notes on the Erysiphacea: [fin]
{B. T. C, Vol. 29, nos 4 et 5, pp. 181-210 et 302-316, 3 pi.). — Voir
n° 468.
849 White (V. S.) : TheNidulariacea; of North America {B. T. C, Vol. 29,
n° 5, pp. 251-280, 5 pi., 1 genre nouv., 4 esp. nouv.).
— LXX
Les espèces nouvelles comprennent : i Cyathia, i Nidula gen. nov.,
2 Granularia.
Pathologie et tératologie végétales.
850 Trotter (A.) : Contributo alla teratologia végétale {B. S. b. i., 1902,
n° 2-3, pp. 44-50, 1 fîg. dans le texte).
851 Voglino (P.) : Sopra una malattia dei Crisantemi coltivati (Mlp., Vol.
XV, fasc. X-XII, pp. 329-341, 1 pi.).
Technique.
852 Kohi (F. G.) : Ein neuer Apparat zur Démonstration von Wachsthums-
und Plasmolvse-Erscheinungen. Ein photographisches Auxanometer
(B. d. b. G., t. XX, n° 4, pp. 208-212, 1 pi.).
Sujets divers.
853 Ammidown (L. E.) : Saleratus as a protection against ^«.y-poisoning
(Rk., Vol. 4, n° 41, pp. 105-106).
854 Bacon (Alice E.) : Some cases of poisoning by Cypripedium spectabilc
in Vermont {Rà., Vol. 4, n° 41, pp. 94-97).
855 Gérôme : Note sur quelques floraisons ou fructifications intéressantes
observées dans les serres du Muséum {B. M., uj02, n° 4, pp. 279-281).
855 bis Schertel (S.) : Ueber Leuchtpilze, unsere gegenwârtigen Kennt-
nisse von ihnen ; ihr Vorkommen in Litteratur und Mythe [suite]
{D. b. A/., XXe ann., n° 9, pp. 56-60 [à suivre]). — Voir n° 542.
Pari?. <— J. Mersch, imp., 4*", Av. do Châtilîon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
i6° année. — Août 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 8.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
S56 Alfôldi (Flatt Karoly) : A herbariumok torténetéhez [Zur Geschichte
der Herbare] [suite] (M. b. L., Ie ann., n°6, pp. 178-185 [à suivre], en
hongrois et en allemand). — Voir n° 593 bis.
857 Lignier (0.) : L. J. Léger {Bull, de la Soc. Linn. de Normandie, 5e sér.,
Vol. 5, pp. 116-131, 1 portr.).
858 Linton (E. F.) John Clavell Mansel-Pleydell (/. of B., Vol. XL,n°475,
pp. 260-263, 1 portr.).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
859 Bain (Samuel M.) : The action of copper on leaves, with spécial réfé-
rence to the injurious effects of fungicides on Peach foliage {Bull, of
the agricultural Experiment Station of the University of Tennessee,
Vol. XV, n° 2, pp. 21-108, 8 pi.).
859 bis Bernard (Noël) : Études sur la tubérisation [fin] {R. g. B., t. XIV,
n° 162, pp. 269-2 yq). — Voir n° 762 bis.
860 Copeland (Edwin Bingham) : The mechanism of stomata {A. of B.,
Vol. XVI, n° LXII, pp. 327-364, 1 pi.).
861 Fischer (Hugo) : Ueber Stârke und Inulin {B. B. C, t. XII, fasc. 2,
pp. 226-242).
862 Freidenfelt (T.) : Studien ûber die Wurzeln krautiger Pflanzen. I. Ue-
ber die Formbildung der Wurzel vom biologischen Gesichtspunkte
{FI., t. 91, fasc. I, pp. 115-208, 20 fig. dans le texte et 4 pi.).
863 Gallardo (Angel) : Interpretaciôn dinâmica de la division celular (Thèse
de la Faculté des scienc. de TUniv. de Buenos Aires, 1902, 101 pag.,
6 fig. dans le texte).
864 Hansgirg (Anton) : Neue Beitrâge zur Pflanzenbiologie, nebst Nachtrâ-
gen zu meinen « Phytodynamischen Untersuchungen » {B.B. C, t. XII,
fasc. 2, pp. 248-278).
865 Loew (0.), K. Aso und S. Sawa: Ueber die Wirkung von Manganver-
bindungen auf Pflanzen (.F/., t. 91, fasc. I, pp. 264-273, 1 fig. dans le
texte).
866 Maquenne (L.) : Sur la conservation du pouvoir germinatif des graines
{C. R., t. CXXXV, n° 3, pp. 208-209).
867 Newcombe (Frederick C.) : Sachs' angebliche thigmotropische Kurven
an Wurzeln waren traumatisch {B. B. C, t. XII, fasc. 2, pp. 243-247).
LXXII —
868 Miehe (Hugo) : Ueber corrélative Beeinflussung des Geotropismus eini-
ger Gelenkpflanzen (/. w. B., t. XXXVII, fasc. 4, pp. 527-593, 6 fig.
dans le texte).
869 Pollacci (G.) : L'assimilation chlorophyllienne (Extr. des Archiv. ita-
lienn. de Biolog., t. XXXVII, fasc. III, 3 pag.).
870 Schlagdenhauffen et Reeb : Sur la présence de la lécithine dans les
végétaux (C. R., t. CXXXV, n° 3, pp. 205-208).
871 Terracciano (Achille) : Contributo alla biologia délia propagazione
agamica nelle Fanerogame (Contribuzione alla Biologia végétale,
Vol. III, fasc. 1, pp. 1-68, 6 pi , avec un résumé français).
872 Van Tieghem (Ph.) : Sur l'homologie du sac pollinique et du nucelle
chez les Endoprothallées ou Phanérogames (B. M., 1902, n° 5,
pp. 382-384).
873 Wettstein (R. v.) : Bemerkungen zur Abhandlung E. Heinricher's :
« Die grûuen Halbschmarotzer, IV » (J. w. B., t. XXXVII, fasc. 4,
pp. 685-697).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
874 Albo (Giacomo) : Sul significato fisiologico délia nicotina nelle piante
di Tabacco (Coiitribusione alla Biologia végétale, Vol. III, fasc. 1,
pp. 71-91, avec un résumé français).
875 Borzi (A.) : Anatomia dell' apparato senso-motore dei cirri délie Cu-
curbitacee {Contribusione alla Biologia végétale, Vol. III, fasc. 1,
pp. 121-188, 3 pi., avec un résumé français).
876 Chauveaud (G.) : De l'existence d'éléments précurseurs des tubes cri-
blés chez les Gymnospermes (C. R., t. CXXXIV, n° 26, pp. 1605- 1606).
877 Endriss (W.) : Monographie von Pilostyles Ingas (Karst.) [Pilostyles
Ulei Solms-Laub.] (FI., t. 91, fasc. I, pp. 209-236, 29 fig. dans le texte
et 1 pi.).
878 Ernst (A.) : Chromosomenreduction, Entvvickelung des Embryosackes
und Befruchtung bei Paris quadrifolia L. und Trillium grandiflorum
Salisb. (FI., t. 91, fasc. I, pp. 1-46, 6 pi.).
879 Fairchild (David G.) : Notes of travel. IX. A precocious Poplar branch
(B. G., Vol. XXXIII, n°6, pp. 461-462, 1 fig. dans le texte).
880 Goebel (K.) : Morphologische und biologische Bemerkungen. 13, Ueber
die Pollenentleerung bei einigen Gymnospermen. 14, Zur Entwickel-
ungsgeschichte des Boragoids (FI., t. 91, fasc. I, pp. 237-263, 19 fig.
dans le texte).
881 Goffart (Jules): Recherches sur l'anatomie des feuilles dans les Renon-
culacées (Archiv. de l'Instit. bot. de l' Univ. de Liège, Vol. III, 190 pag.,
14 pi.).
T.XJCIII —
882 Gravis (A.) et P. Donceel : Anatomie comparée du Chlorophytum ela-
tum Ait. et du Tradescantia virginica L. {Archiv. de l'Instit. bol. de
l'Univ. de Liège, Vol. II, 58 pag., 5 pi.).
882 bis Hansgirg (Anton) : Zur Biologie derherabgekriimmtenLaubblâtter
der Aralia spathulaia und Meryla Senfftiana [fin] (Oe. Z., LII9 ann.,
n° 7, pp. 270-273). — Voir n° 778.
883 Hill (T. G.) : On variation in the flowers of certain species of Primula
{A. of B., Vol. XVI, n° LXII, pp. 317-326, 1 fig. dans le texte).
884 Joesting (Friedrich) : Beitrâge zur Anatomie der Sperguleen, Polycar-
peen, Paronychieen, Sclerantheen und Pterantheen {B. B. C, t. XII,
fasc. 2, pp. 139-181, 2 pi.).
885 La Floresta (P.) : La formazione di radici avventizie nelle foglie di
Gasteria acinacifolia Haw. {Con/ribusione alla Biologia végétale,
Vol. III, fasc. 1, pp. 95-117, 1 pi., avec un résumé français).
886 La Floresta (P.) : Struttura ed accrescimento secondario del fusto di
Xanthorrhœa {Ccntribuzione alla Biologia végétale, Vol. III, fasc. 1,
pp. 191-208, 1 pi., avec un résumé français).
888 Leavitt (R. G.) : Subterranean plants of Epiphegus {B. G., Vol. XXXIII,
n° 5, p. 376, 1 fig. dans le texte).
888 Lignier (0.) : Sur la valeur morphologique des pièces florales chez le
Dicentra spectabilis DC. {Bail, de la Soc. Linn. de Normandie, 5e sér.,
Vol. 5, pp. 106-112).
889 Lonay (Hyacinthe) : Contribution à l'anatomie des Renonculacées :
Structure des péricarpes et des spermodermes {Archiv. de l'Instit.
bot. de l'Univ. de Liège, Vol. III, 164 pag., 21 pi.).
890 Micheels (Henri) : Contribution à l'étude anatomique des organes
végétaux et floraux chez Carludovica plicata Kl. {Archiv. de l'Instit.
bot. de l'Univ. de Liège, Vol. II, 110 pag., 11 pi.).
891 Muth (Franz) : Untersuchungen ùber die Entwickelung der Inflores-
cenz und der Blùthen, sowie iïber die angewachsenen Achselsprosse
von Symphytum officinale {Fl., t. 91, fasc. I, pp. 56-114, 7 pi.).
892 Péchoutre (F.) : Contribution à l'étude du développement de l'ovule
et de la graine des Rosacées {A. Se. n., 8e sér., t. XVI, n° 1-2, pp. 1-158,
166 fig. dans le texte).
893 Rimbach (A.) : Physiological observations on the subterranean organs
of some californian Liliaceae {B. G., Vol. XXXIII, n° 6, pp. 401-420,
1 pi.).
894 Solereder (H.) : Ueber die anatomischen Charaktere des Blattes bei
den Podayrieen und Genisteen {B. B. C, t. XII, fasc. 2, pp. 279-288).
895 Sterckx (R.) : Recherches anatomiques sur l'embryon et les plantules
dans la famille des Renonculacées (Archiv. de l'Instit. bot. de l'Univ.
de Liège, Vol. II, 120 pag., 24 pi.).
— LXXIV —
896 Thiselton-Dyer (W. T.) : Morphological Notes. VIL Evolution of pit-
chers in Dischidia Rafflesiana (A. of B., Vol. XVI, n° LXII,
PP- 365-369» 2 pi.).
897 Van Tieghem (Ph.) : L'hypostase dans l'ovule et la graine des Rosa-
cées {A. Se. 11., 8e sér., t. XVI, n° 1-2, pp. 159-160).
897 bis Wagner (Rudolf) : Ueber Roylea elegans Wall, [fin] (Oe. Z.,
LIIe ann., n° 7, pp. 267-270). — Voir n° 787 bis.
898 Webb (Jonathan E.) : A morphological study of the flower and em-
bryoof Spirsea {B. G., Vol. XXXIII, n° 6, pp. 451-460, 28 fig. dans le
texte).
899 Wilcox (E. Mead) : Numerical variation of the ray-flovers of Compo-
sitae {B. G., Vol. XXXIII, n° 6, pp. 462-465, 1 fig. dans le texte).
Cryptogames vasculaires.
900 Denke (P.) : Sporenentwicklung bei Selaginella {B. B. C, t. XII, fasc. 2,
pp. 182-199, 1 pi.).
901 Farmer (J. Bretland) and T. G. Hill : On the arrangement and struc-
ture of the vascular strands in Angiopteris evecta, and some other
Marattiaceae (A. of B., Vol. XVI, n° LXII, pp. 371-402, 1 fig. dans le
texte et 3 pi.).
902 Yapp (R. H.) : Two Malayan « myrmecophilous » Ferns, Polypodium
[Lecanopteris] camosum [Blume] and Polypodium spinosum Wall. (A.
of B., Vol. XVI, n° LXII, pp. 185-231, 3 pi.).
MUSCINÉES.
903 Nye (Harriet A.) : The blooming of Hepaticas {Rh., Vol. 4, n° 42,
pp. 127-128).
Algues.
904 Brand (F.) : Zur nâheren Kenntniss der Algengattung Tre71tepoh.Ua
Mart. (B. B. C, t. XII, fasc. 2, pp. 200-225, 1 pi- ; 2 esp. nouv.).
905 Elenkin (A.) : Quelques observations sur la vie des Beggiatoa (B.f. P.,
t. II, fasc. 4, pp. 127-131 [en russe, avec résumé français]).
906 Fritsch(F. E.): Algological Notes: I, Observations on species of Apha-
nochastc ; II, The germination of the zoospores in Œdogonmm {A. of.
B., Vol. XVI, n° LXII, pp. 403-417, 2 fig. dans le texte).
907 Heydrich (F.) : Das tetrasporangium der Florideen, ein Vorlâufer der
sexuellen Fortpflanzung (Bibliotkeca botanica, fasc. 57, 9 pag., 1 pi.).
908 MacMillan (Conway) : Observations on Pterygophora {M. b. S., Vol. II,
fasc. 6, pp. 723-741, 6 pi.).
908 bis Matruchot (L.) et M. Molliard : Variations de structure d'une
Algue verte sous l'influence du milieu nutritif [suite] {R. g. B., t. XIV,
n° 162, pp. 254-268 [à suivre], 1 pi.). — Voir n° 796.
— LXXV —
909 Scherffel (A.) : Mycologische und algologische Notizen (Hdw., t. XLI,
fasc. 3, Suppl., pp. (105W107), 1 fig. dans le texte).
910 Wisseling (C. von) : Untersuchungen ûber Spirogyra. Vierter Reitrag
zur Kenntniss der Karyokinese (B. Z., 60e aan., Ie part., fasc. VI,
pp. 1 15-138, 1 pi.).
Champignons.
911 Dietel (P.): Remerkungen ùber Uropyxis und verwandte Rostpilzgat-
tungen (Hdzv., t. XLI, fasc. 3, pp. (107H113)).
912 Fernbach (A.) : Influence de l'acide sulfocyanique sur la végétation de
YAspergillus niger (C. R., t. CXXXV, n° 1, pp. 51-52).
913 Juel (H. 0.) : Ueber Zellinhalt, Refruchtung und Sporenbildung bei
Dipodascus (FI., t. 91, fasc. I, pp. 47-55, 2 pi.).
914 Marchai (Em.) : De la spécialisation du parasitisme chez X Erysiphe
graminis (C. R., t. CXXXV, n° 3, pp. 210-212).
915 Mazé : La zymase de X Eurotiopsis Gayoni (C. R., t. CXXXV, n° 2,
pp. 113-116).
916 Shibata (K.) : Cytologische Studien ûber die endotrophen Mykorrhi-
zen (/. w. B., t. XXXVII, fasc. 4, pp. 642-684, 2 pi.).
917 Smith (Ralph E.): The parasitism of Botrytis cinerea(B '. G., Vol. XXXIII,
n° 6, pp. 421-436, 2 fig. dans le texte).
Systématique, Géographie botanique, Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
918 Becker (Wilh.) : Verzeichnis der in den « Violae exsiccatae II und III
ausgegebenen Veilchen nebst den Diagnosen neuer Formen (D. b. M.,
XXe ann., n° 5, pp. 69-72 [à suivre]).
919 Benz (Robert v.) : Hieracienfunde in den ôsterreichischen Alpen
(Oe. Z., LIIe ann., n° 7, pp. 260-267 [à suivre]).
920 Blanchard (W. H.) : Some Vermont and New Hampshire plants in the
middle Connecticut valley. I (Rà., Vol. 4, n° 42, pp. 129-133).
921 Borbâs (Vinc. de) : Hazânk meg a Ralkân Hesperis-ei [Species Hespe-
ridum Hungariae atque Haemi] (M. b. L., Ie ann., n° 6, pp. 161- 167 [à
suivre], 1 fig. dans le texte).
922 Brainerd (Ezra) : Two more rare plants from lake St. John, Québec
(RA., Vol. 4, n° 42, pp. 128-129).
922 bis Carrier (R. P. J. C.) : La flore de l'île de Montréal, Canada [suite]
(B. A. G. b., 11e ann., n° 152, p. 188). — Voir n° 179 bis.
923 Comère (Joseph) : La flore du canal du Midi dans la région toulousaine
(Lxtr. des Compt. rend, du Congrès des Soc. savant, en 1901 , 8 pag.).
— Voir n° 947 a.
— LXXVI —
924 Eggleston (W. W.) : The discovery of Comandra livida and Lycopo-
dium sitchense on Mt. Washington (Rà., Vol. 4, n° 41, pp. 97-98).
924 bis Fedtschenko (Mme Olga) et Boris Fedtschenko : Matériaux pour la
flore du Caucase [suite] (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 7, pp. 583-601). —
Voir n° 181.
925 Fernald (M. L.) : An anomalous Skullcap [Scutellaria Churchilliand]
{Rh., Vol. 4, n° 42, pp. 137-138, 1 pi.).
926 Fernald (M. L.) : The Seneca Snakeroot in Maine {Rh., Vol. 4, n° 42,
PP- 133-m)-
926 bis Freyn (J.) : Plantae Karoanae amuricae et zeaënsse [suite] (Oe. Z.,
LIIe ann., n° 7, pp. 277-283). — Voirn0 809 bis.
926 ter Hackel (E.) : Neue Graser [suite] (Oe. Z., LIIe ann., n° 7, pp. 273-
276). — Voirn0 812 bis.
927 Jadin (F.) : Essai de classification des Simarubacées basée sur les ca-
ractères anatomiques (Extr. des Compt. rend, de l'A. F. A. S., Con-
grès d'Ajaccio, 1901, 7 pag.).
927 bis Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Enumération des plantes du Kouy-
Tchéou, d'après l'herbier d'Emile Bodinier [suite] (B. A. G. b., 1 ie ann.,
n° 152. pp. 166-174; 13 esp. nouv.). — Voir n° 678 bis.
Les espèces nouvelles comprennent 6 Clematis, 6 Corydallis et 1 Pas-
si jï or a.
927 ter Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Les Carex du Japon [suite] (B. A.
G. b., 11e ann., n° 152, pp. 175-187, 2 esp. nouv.). — Voir n° 678 ter.
928 Maiden (J.-H.) : On Eucalyptus tereticornis Smith and E. rostrata
Schlectendal (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 7, pp. 569-582).
929 Marshall (Rev. E. S.) and W. A. Shoolbred : Glamorganshire plants
(/. of B., Vol. XL, n° 475, pp. 248-250).
930 Matsumura (J.) : Revisio Alni specierum japonicarum (/. C. Se,
Vol. XVI, 2e part., 15 pag., 4 pi.).
931 Merrill (Elmer D.) : The North American species of Spartina (U. S.
D. A., Bureau of plant industry, Bullet. n° 9, 11 pag. ; 1 esp. nouv.).
932 Moore (Spencer Le M.) : Alabastra diversa. IX. Dr. Rand's Rhodesian
Rubiaceae (/. of B., Vol. XL, n° 475, pp. 250-256 [à suivre] ; 9 esp.
nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Oldcnlandia, 2 Pentanisia,
1 Vangueria, 1 Anthospermuni, 1 Xysmalobium, 1 Schisoglossum,
1 Asclepias et 1 Cynaiichum.
933 Murr (J.) : Bursa pastoris (L.) nov. var. evonymocarpa mh. (M. b. L.,
Ie ann., n° 6, p. 186).
934 Oborny (Ad.) : Beitrâge zur Ifieracium-Flora des oberen Murthales
in Steiermark (Oe. Z., LIIe ann., n° 7, pp. 253-258; 1 esp. nouv.).
— LXXVII —
935 Robinson (B. L.) : Tvvo new Hypericums of the adpressum group
(JE*., Vol. 4. n°42, pp- i35-'37, i P1-)-
936 Taliew tW.) : Lamium glaberrimum sp. nova [sect. Lamiopsis Boiss.]
{B.J. P., t. II, fasc. 4., pp. 132-136 [en russe, avec diagnose latine],
1 fïg. dans le texte et 1 pi.).
937 Van Tieghem (Ph.) : Quelques genres nouveaux d'Ochnacées. Consti-
tution actuelle de la famille (B. M., 1902, n° 5, pp. 371-381).
938 Williams (Frédéric N.) : Hieracium anglicum Pries and its varieties
(J. of B., Vol. XL, n° 475, pp. 257-260).
939 Williams (Frédéric N.) : Note synoptique sur le genre Mœnckia
(B. H. B., 2e sér., t. II, n° 7, pp. 602-613).
940 Yabe (Y.) : Revisio Umbelliferarum japonicarum (/. C. Se, Vol. XVI,
2^ part., io8pag.,3pl.).
Cryptogames vasculaires.
940 bis Christ (H.) : Spicilegium pteridologicum austro-brasiliense [suite]
(B. H. B., 2e sér., t. II, n° 7, pp. 633-650 [à suivre] ; 4 esp. nouv.). —
Voir n° 831 bis.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Aspidium, 1 Pkegopteris,
x Cystopteris, 1 Alsopltiia.
940 a Eggleston (W. W.). — Voir n° 924.
941 Waisbecker (Antal) : Vasvârmegye harasztjai [Die Farne des Eisen-
burger Comitats in West-Ungarn] {M. b. L., Ie ann., n° 6, pp. 168-178
[en hongrois et en allemand] [à suivre]).
Muscinées.
942 Dismier (6.) : Le Cephalosia catenulata (Hûben.) à Cherbourg (R. Br.,
29e ann., nù 4, pp. 86-88).
943 Dismier (G.) : Quelques Muscinées nouvelles ou rares pour les Ar-
dennes françaises (R. br., 29e ann., n° 4, pp. 89-90).
944 Levier (E.) : Riccia Crosalsii nova species (R. br., 29e ann., n° 4,
pp. 73-75, 1 hg. dans le texte).
945 Mùller (C.) : Symbolse ad Bryologiam Australie III (Hdw., t. XLI,
fasc. 3, pp. 1 19-134; 40 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Acaulon, 1 Phascum, 1 Ephe-
merella, 1 Funaria, 1 1 Distichophyllum, 9 Hepaticina, 2 Eriopus, 2 Pi-
lotrichella, 1 Trachyloma, 3 Cryphxa, 2 Leptodon, 2 Dusenia, 4 Mnioden-
dron.
945 bis Paris (Général) : Muscinées de Madagascar. 3e article (R. br.,
29e ann., n° 4, pp. 76-86). — Voir n° 219.
Les Mousses nouvelles comprennent : 1 Dicranolouia, 1 Ochrobryum,
1 Pottia, 3 Hyophila, 1 Trickostomum, 1 Epipterygium, 1 Taxithelium,
1 Leucobryum, 1 Thuidium, 1 Isopterygium, 1 Bryum; les Hépatiques :
1 Cheilolejeunea et 1 Bryopteris.
— LXXVlII —
v
946 Podpera (J.) : Zwei neue Laubmoosarten der Flora Mâhrens (Oe. Z.,
LIIe ann., n° 7, pp. 258-260).
Algues.
946 bis Batters (E. A. L.) : A Catalogue of the british marine Algae [suite]
(/. of B., Vol. XL, n° 475, Suppl., pp. 33-40 [à suivre]). — Voir
n° 843 bis.
946 a Brand (F.). — Voir n° 904.
947 Collins (F. S.) : The marine Cladophoras of New England (Rk.,
Vol. 4, n° 42, pp. m-127, 1 pi.).
947 a Comère (Joseph). — Voir n° 923.
948 Yendo (K.) : Corallinse verse of Port Renfrew {M. b. S., Vol. II, fasc. 6,
pp. 711-722, 12 pi.; 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Cheilosporum et 2 Corallina.
949 West (G. S.) : On some Algae from hot springs (/. of B., Vol. XL,
n° 475, pp. 241-248, 1 pi.; 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Aulosira, 1 Symploca et 1 Phor-
midium.
Lichens.
950 Fink (Bruce) : Contributions to a knowledge of the Lichens of Minne-
sota. VI. Lichens of Northwestern Minnesota. (M. b. S., Vol. II, fasc. 6,
PP. 657-709).
Champignons.
951 Hennings (P.) : Einig-e neue Pilze aus dem Berliner botan. Garten
(Hdw., t. XLI, fasc. 3, pp. 135-139; 19 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Physalospora, 1 Pleospora,
1 Niptera, 1 Phyllosiicta, 2 Phoma, 1 Cytospora, 1 Cytosporella, 3 Asco-
chyta, 1 Diplodiella, 2 Diplodia, 1 Sphasropsis, 1 Hendersonia, 2 Cama-
rosporium, 1 Fusarium.
952 Hennings (P.) : Fungi costaricenses a cl. Dr. H. Pittier mis. (Hdw.,
t. XLI, fasc. 3, Suppl., pp. (ioi)-(io5); 11 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Uromyces, 1 Uredo, 1 Corti-
cium, 1 Pleosphasrulina, 3 Phyllachora, 1 Taphrina, 1 Asckersonia,
1 Hainesia, 1 Trichosporium.
Paris. «» J. Mersch, imp., 46", Av. de Châtillon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Septembre 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 9.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
952 bis Alfôldi (Flatt Karoly) : A herbariumok torténetéhez [Zur Ge-
schichte der Herbare] [suite] (M. b. L., Ie ann., n° 7, pp. 210-215 [à
suivre]). — Voir n° 856.
953 Britten (James) : Buchanan's A van plants (/. 0/ B., Vol XL, n° 476,
pp. 279-282).
954 Harmand (Abbé) : Note nécrologique sur Vénance Payot {B. S. b. F.,
4e sér., t. II, pp. 168-169).
Biologie, morphologie et physiologie générales
955 Albo (Giacomo) : Alcune considerazioni sul significato fisiologico degli
alcaloidi vegetali (N. G., nouv. sér., Vol. IX, n° 3, pp. 285-300).
L'auteur résume son travail dans les trois propositions suivantes :
I. Les alcaloïdes n'ont de fonction protectrice qu'incidemment et contre
quelques animaux seulement.
II. Ils ne sont pas des produits de rebut de la plante qui les forme.
III. Directement ou indirectement ils prennent part à la nutrition de la
plante elle-même.
956 Cavara (F.) : Brève contribuzione alla conescenza del nucleolo {B. S.
b. t., 1902, n° 5-6, pp. 108- 11 2, 1 fig. dans le texte).
957 Daguillon (Aug.) : Observations sur la distribution des poils à la
surface de la tige chez quelques espèces herbacées (R. g. B., t. XIV,
n° 163, pp. 289-299, 2 fig. dans le texte).
958 Gerassimow (J. J.) : Die Abhângigkeit der Grosse der Zelle von der
Menge ihrer Kernmasse {Zeitschrift fur allgemeine Physiologie, t. I,
fasc. 3, pp. 220-258).
959 Griffon (Ed.) : Recherches sur l'assimilation chlorophyllienne des
feuilles dont on éclaire soit la face supérieure, soit la face inférieure
(C. R., t. CXXXV, n° 5, pp. 303-305).
960 Jost (L.) : Zu Schwendener's Antwort auf meine Einwânde gegen die
mechanische Blattstellungstheorie (B. Z., 6o° ann., IIe part., n° 15,
pp. 225-228, 2 fig. dans le texte).
v
961 Nemec (B.) : Die Perception der Schwerkraftreizes bei den Pflanzen
{B. d. b. G., t. XX, fasc. 6, pp. 339-354)-
962 Poisson (Jules) : Observations sur la durée germinative des graines
(C. R., t. CXXXV, n°6, pp. 333"335).
A
— LXXX —
963 Wiesner (J.) : Regulirung der Zweigrichtung durch a variable Epi-
nastie » (B. d. b. G., t. XX, fasc. 6, pp. 321-327).
964 Zacharias (E.) : Ueber die « achromatischen » Bestandtheile des Zell-
kerns (B. d. b. G., t. XX, fasc. 6, pp. 298-320, 1 pi.).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
965 Arcangeli (G.) : Sulla Drosera rotundifolia L. {B. S. b. t., 1902,
no 5-6, pp. 85-88).
966 Chauveaud (G.) : Développement des éléments précurseurs des tubes
criblés dans le Thuia orientalis (B. M., 1902, n° 6, pp. 447-454, 6 fig.
dans le texte).
967 Chiîflot (J. B. J.) : Contributions à Tétude de la classe des Nym-
phéinées {Annal, de l'Univers, de Lyon, nouv. sér., I, Scienc, Médec,
fasc. 10, 294 pag., 214 fig. dans le texte).
968 Cook (Mel. T.) : Polyembryony in Ginkgo {B. G., Vol. XXXIV, n° 1,
pp. 64-65, 1 fig\ dans le texte).
969 Hillman (F. H.) : The seeds of Rescue Grass and Chess (U. S. D. A.,
Bureau of plant industry , Bullet. n° 25, 4 pag., 3 fig. dans le texte).
970 Hua (Henri) : Description de deux fruits d'Apocynacées africaines
(B. M., 1902, n»6, pp. 479-481).
971 Langeron (Maurice) : Le genre Aleurites Forst. [Euphorbiacées]
Systématique, Anatomie, Pharmacologie (160 pag., 52 fig., Paris,
1902).
972 Mouillefarine : Question sur le Gentiana ciliata (B. S. b. F., 4e sér.,
t. II, pp. 169-170).
973 Revedin (Pietro) : Studia sopra i peli délie Borraginacee (Al. G., nouv.
sér., Vol. IX, n° 3, pp. 301-318, 44 fig. dans le texte).
974 Van Tieghem (Ph.) : Structure de l'ovule des Caricacées et place de
cette famille dans la classification (B. M., 1902, n° 6, pp. 436-442).
Algues.
974 bis Matruchot (L.) et M. Molliard : Variations de structure d'une
Algue verte sous l'influence du milieu nutritif [fin] (R. g. B., t. XIV,
n° 163, pp. 316-332). — Voir n° 908 bis.
975 Timberlake (Hamilton Greenwood) : Development and structure of the
swarmspores of Hydrodictyoïi (Transact. of the Visconsin Acad. of
Scienc, Arts and Letters, Vol. XIII, pp. 486-522, 2 pi.).
Champignons.
976 Kostytschew (S.) : Der Einfluss des Substrates auf die anaërobe
Athmung der Schimmelpilze (B. d. b. G., t. XX, fasc. 6, pp. 327-334).
— r.xxxi —
977 Magnus (P.) : Uebereine Function der Paraphysen von LJredolagern,
nebst einem Beitrage zur Kenntniss der Gattung Coleosporiuni [B. d.
b. G., t. XX, fasc. 6, pp. 334"339» ï P1-)-
978 Meyer (Arthur) : Die Plasmaverbindungen und die Fusionen der Pilze
der Florideenreihe (B. Z., 60e ann., Ie part., fasc. VII-VIII, pp. 139-
178, 1 pl.j.
979 Pinoy : XYcessité de la présence d'une Bactérie pour obtenir la culture
de certains Myxomycètes {B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 3, pp. 288-290).
980 Prillieux (Ed.) : Les périthèces du Rosellinia necatrix (C. R.,
t. CXXXV, n" 5, pp. 275-278).
Systématique. Géographie botanique, Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
981 Aznavour (G. V.) : Plantes recueillies par M. F. X. Lobry dans l'île de
Syra (M. b. L., 1° ann., n° 7, pp. 193-196).
Liste de 45 espèces, dont 1 nouvelle {Salvia Lobry ana).
982 Beauverd (Gustave) : Notes sur les caractères extérieurs du Chaero-
phyllum hirsutitm L. d'après les matériaux des Herbiers Boissier,
Barbey-Boissier et Reuter (B. H. B., 20 sér., t. II, n° S, pp. 709-732,
1 1 fig. dans le texte).
983 Becker ( Wilhelm) : Viola splendida et Viola Sieheana spec. nov. 1902
(B. H. B., 2e sér., t. II, n° 8, pp. 750-752).
984 Beissner (L.) : Conifères de Chine, récoltés par feu le R. P.Jos. Giraldi
dans le Shen-si septentrional et méridional [B. S. b. t., 1902, n° 5-6,
pp. 90-92).
984 bis Benz (Bobert Freih. v.) : Hieracienfunde in den osterreichischen
Alpen [fin] {Oe. Z., LIIe ann., n° 8, pp. 301-303). — Voir ^919.
985 Bonnet (Ed.) : Quelques considérations sur la Géographie botanique
au Maroc, d'après les récoltes de M. R. de Segonzac (B. M., 1902,
n° 6, pp. 476-478)-
986 Borbas (Vinc. de) : Aleciorolophus mclampyroides Borb. et Deg. u. sp.
— Elsholtzia Patrini (Lepech.) in I Iungaria {M. b. L., Ie ann., a0 7,
p. 221).
986 bis Borbas (Vinc. de) : Hazank meg a Balkan Hesperis-ei [Species
Hesperidum 1 Iungariae atque Haemi] [suite'] (M. b. L., Y ann., n° 7,
pp. 196-204 [à suivre]). — Voir n° 921.
987 Camus (E. G.) : Nouvelles observations sur les Saules (B. S. b. F.,
4e sér., t. II, pp. 155-156).
988 Camus (E. G.) : Trois Orchidées nouvelles pour le département de
l'Oise (B. S. b. F., 4e sér., t. II, p. 171).
988 a Chifflot (J. B. J.). — Voir n° 967.
LXXXII
q88 bis Chodat (R.) : Plantae Hasslerianai [suite] (B.H. B., 2esér., t. II,
n° 8, pp. 733-747 [à suivre]] 6 esp. nouv.). — Voir n° 552 bis.
Les espèces nouvelles comprennent 3 Iouidium, 1 Ouratea et 2 Sola-
num.
989 Coincy (Auguste de) : Un Echium méconnu de la flore des Canaries
(B. H. B., 2" sér., t. II, n° 8, pp. 748-749).
990 Fernald (M. L.) : An Osmorkisa new to eastern America (Rh., Vol. 4,
n°43, pp. I53-I54)-
991 Fernald (M. L.) : Taraxacum pahistre in America (Rà., Vol. 4, n° 44,
PP- I55"I57)-
992 Fernald (M. L.) : The chilian Empetrum in New England (Rh., Vol. 4,
n°43» PP- W-151)-
992 bis Freyn (J.) : Planta; Karoanae amuricae et zeaënsae [suite] {Oc. Z.,
LIIe ann., n° 8, pp. 310-317 [à suivre]). — Voir n° 926 bis.
993 Gadeceau (Emile) : Note sur un Carex litigieux de la flore de l'Ouest
de la France {B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 130-134).
993 bis Hackel (E.) : Neue Grâser [suite] (Oe. Z., LIIe ann., n° 8, pp. 303-
310). — Voir n° 926 ter.
Description de 5 Eragrostis, 1 Melica et 1 Uuiola nouveaux.
994 Hall (Harvey Monroe) : A botanical survey of San Jacinto Mountain
(University of California publications , Bolany, Vol. I, pp. i-i4°i
14 pU.
994 a Langeron (Maurice). — Voir n° 971.
995 Lee (Leslie A.) : Aqirilegia canadensis var. parviflora in Maine (Rà.,
Vol. 4, n° 44, p. 169).
996 Legré (Ludovic) : Lettre à M. E. Malinvaud sur la présence du Die-
tamnus albus dans les Bouches-du-Rhône {B. S. b. F., 4e sér., t. II,
PP- 146-147)-
997 Merril (Elmer D.) : Notes on North American Grasses (Rh., Vol. 4,
n°43, pp. 142-147; 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Poa, 1 Panicularia, 1 Bromus et
1 Elymus.
998 Murr (J.) : Weitere Beitrâg-e zur kenntnis der Eu-Hieracien Tirols,
Sûdbayerns und der ôsterreichischen Alpenlânder (Oe. Z., LIIe ann.,
n° 8, pp. 317-322 [à suivre]).
999 Nelson (Aven) : Contributions from the Rocky Mountain herbarium. III
(B. G., Vol. XXXIV, n° 1, pp. 21-35; ïl esP- ncmv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Eriogonum, 1 Pkacelia, 1 Gilia,
2 Lappula, 1 Cryptanthe, 1 Oreocarya, 1 Mimulus, 1 Pentstemon,
1 Synthyris.
1000 Norton (Arthur H.) : New stations for Pcllandra virginica and Couo-
pholis americana in Maine (Rh., Vol. 4, n° 44, pp. 168-169).
LXXXII1
iooi Rey-Pailhade \C. de) : L' ' Huphorbia sulcata en France (/>'. .S", b. /•'.,
4' sér., t. II, pp. 1 57-161, 1 fig. dans le texte).
[002 Rich (Wm. P.) : Juucus Torreyi and Ellisia Nyctelea in Massaehu-
sets (Rh., Vol. 4, n° 44, p. 17111.
[003 Rouy 1G.1 : Le Galium commune Rony dans la flore française (fi. S.
b. F., 4" sér., t. II, pp. 138-145).
1004 Salmon (C. E.) and H. S. Thompson : West Lancashire Notes
(/. of B., Vol. XL, n° 476, pp. 293-295).
1005 Sargent (C. S.) : Some additions to the flora of Massachusets {Rk.,
Vol. 4, n° 44, pp. 166-167).
1006 Schônland (S.) and Edmund G. Eaker : New Crassulas trom South
Atrica (/. 0/ B.,Vo\. XL, n° 476, pp. 282-291, 13 esp. nouv.j.
1007 Shaw (Elsie L.) : Carex aurea in Conneeticut {Rk., Vol. 4, n° 44,
p. 168).
1008 Sommier (S.) : La flora dell' Arcipelago Toscano (N. G., nouv. sér.,
Vol. IX, n°3, pp. 319-354 [à suivre]).
iooi) Tordai (Gyorgyi : Az illatos aranka terjedése Magyarorszagben [Die
Verbreitung der Cuscula s/taveolens Ser. in Ungarn] {M. b. L., l°ann.,
n° 7, pp. 216-221).
1010 Van Tieghem (Ph.) : Cercouratée et Monoporide, deux g-enres nou-
veaux d'Ochnacées (B. M., 1902, n° 6, pp. 433-436).
1010 a Van Tieghem (Ph.). — Voim0 974.
ion Waddel (C. H.) : Yorkshire Brambles {J.ofB., Vol. XL, nc 476,
p. 296).
1012 Weber (Alb.) : Les Cactées de Costariea (B. N., 1902, n° 6, pp. 454-
469, 1 fig-. dans le texte; 16 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 8 Cereus, 5 Phyllocactus,
2 Rhipsalis et 1 Pères kia.
1013 Wilcox (Ernest Norton) : Stipa Hassei not a gx>od species (B. G.,
Vol. XXXIV, n° i, p. 60, 1 fig. dans le texte).
1014 Williams (Emile F.) : Two noteworthy Cariées at Sudbury Massa-
chussets (Rh., Vol. 4, n° 44, pp. 167-168).
1015 Williams (Frédéric N.) : Hieracium murorum and H. caesium of
lîritish flora \J. of B., Vol. XL, n° 476, pp. 291-293).
Cryptogames vasculaires.
1015 bis Christ (H.) : Spicilegium pteridologicum austrobrasiliense [fin]
[B. H. B., 2e sér., t. II, nù 8, pp. 689-708; 8 esp. nouv.). — Voir
nu 940 bis.
Les espèces nouvelles comprennent 1 Gleiclienia, 3 Aucimia et 4 Ly-
copodium.
LXXXIV
1016 Collins (J. Franklin) : An extension of range for the typical Lycopo-
dium complauatum (R/i., Vol. 4, n° 43, p. 154).
1017 Davenport (George E.) : Miscellaneous Notes on New Fugland Ferns.
{Rk., Vol. 4, n° 44, pp. 157-166).
1018 Hieronymus (G.) : Selaginellarum species nova; vel non satis cognita:.
IL Selaginella; e subgenere (vel sectione) Heterophyllo {Hdw., t. XLI,
fasc. 4, pp. 170-202 [à suivre]) ; 4 esp. nouv.).
1018 bis Waisbecker (Antal) : Vasvârmegye harasztjai [Die Farne des
Eisenburger Comitats in West-Ungarn] [suite] (M. b. L., Ie ann., n°7,
pp. 204-210 [à suivre] ). — Voir n° 941.
Muscinées.
10 19 Camus (Fernand) : Le Harpanthus Flotowianus Nées ab Es. en
France {B. S. b, F., 4e sér., t. II, pp. 148- 151).
1020 Chamberlain (Edward B.) : Aulacomnium heterostichum in Maine
(R/i., Vol. 4, 11e 44, p. 169).
102 1 Kindberg (N. Conr.) : Grundzùge einer Monographie der Laubmoos-
Gattung Thamnium {Hdw., t. XLI, fasc. 4, pp. 203-224; 2 esp.
nouv.).
1022 Salmon (Ernest S.) : Bryological Notes [suite] (/. of B., Vol. XL,
n° 476, pp. 273-279, 1 pi.). — Voir n° 222.
1022 bis Stephani (Franz) : Species Hepaticarum [suite] (B. H. B., 2e sér.,
t. II, n° 8, pp. 657-688 [à suivre], 2 fig. dans le texte; 26 esp. nouv.
de PlagiocJiild). — Voir n° 703 bis.
Algues.
1022 ter Batters (E. A. L.) : A catalogue of the British marine Alga;
[suite] (J. of B., Vol. XL, n° 476, Suppl., pp. 41-48 [à suivre]). —
Voir n° 946 bis.
1023 Hariot (P.) : Quelques Algues de Madagascar (B. M., 1902, n° 6, pp.
470-472 ; 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles décrites par l'auteur comprennent : 1 Sipàono-
cladus, 1 Phacelocarpus et 1 Delesseria.
1024 Heydrich (F.) : Quelques nouvelles Mélobésiées du Muséum d'His-
toire naturelle de Paris {B. M., 1902, n° 6, pp. 473-476).
L'auteur décrit 1 Melobesia et 3 Lithophylhim nouveaux.
1025 Schmidle (W.) : Notizen zu einigen Sùssvvasseralgen {Hdw., t. XLI,
fasc. 4, pp. 150-163, 2 fig. dans le texte ; 1 genre nouv., 4 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent 1 Stipitococcus, 1 Cephaleuros,
1 Schisothrix, 1 Oodesmus n. yen.
Lichens.
1026 Picquenard (C. A.) : Lichens nouveaux pour la flore de Bretagne
{B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 170-171).
LXXXV
1027 Zanfrognini (Carlo) : Coatribuzione alla flora Hchenologica dell' Emilia
{N. G., nouv. sér., Vol. IX, n° 3, pp. 355-377 [à suivre]).
Champignons.
102S Atkinson (Geo. F.) : Three new gênera of the higher Fungi. I, Eomy-
cenella, a new genus of Hvmenomycetes [1 esp.]; Il, Eoterfecia, the
type of a new genus and family of Elaphomycetes [1 esp.]; III, Dic-
tyobole, a new genus of Phalloids [1 esp.] (B. G., Vol. XXXIV, n° 1,
pp. 36-43, 3 fig. dans le texte).
1029 Boudier (E.) : Observations sur quelques-unes des principales espèces
d'Ammanites (B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 3, pp. 251-273, 1 pi.).
1030 Hennings (P.) : Einige neue Cordiceps-Artea aus Surinam {Hdw., t.
XLI, fasc. 4, pp. 167-169; 6 esp. nouv.).
103 1 Hennings (P.) : Einige neue deutsche Pezizaceen {Hdw., t. XLI,
fasc. 4, pp. 164-166; i esp. nouv. de Pyronema).
1032 Hennings (P.) : Fungi javanici novi a cl. Prof. Dr. Zimmermann col-
lecti {Hdw., t. XLI, fasc. 3-4, pp. 140-149; 19 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 4 Uredo, 1 JEcidium, \ Peri-
sporium, 1 Seynesia, 1 Nectria, 1 Hypocrella, 1 Cordiceps, 1 Zimmerman-
niella n. gen. Dothideacearum, 2 P/tyllackora, 1 Lophiclla^ 1 Brigantiella,
1 Orbilia, 3 Pkyllosticta, 5 Aschersonia, 1 Discomycopsella n. gen.
Leptostromatacearum, 1 Diplopeltis, 1 Amerosporium, 1 Gloeosporium,
1 Helmintkosporiiim, 1 Cercospora, 1 Gibellula, \ Stilbella, 1 Didymo-
stilbe n. gen. Stilbacearum, 1 Didymobotryopsis n. gen. Stilbacearum.
1033 Hennings (P.) : Fungi S. Paulenses a cl. Puttemans collecti {Hdw.,
t. XLI, fasc. 3, pp. 104-118, 1 fig. dans le texte; 43 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 3 Puccinia, 3 Uredo, 1 Dimero-
sporium, 2 Asterina, 3 Asteridium, 2 Mycosphserella, 4 Phyllachora,
1 Dothidella, 1 Auerswaldia, 1 Pseudographis, 1 Cocconia, 1 Putteman-
sia n. gen. Pezizacearum, 3 Pkyllosticta, 1 Ascochyta, 1 Sphœropsis,
2 Diplodia, 1 Pseudomelasmia n. gen. Leptostromatacearum, 3 Pesta-
lozsia, 1 Tetracrium n. gen. Mucedinacearum, 1 Periconia, 1 Helmin-
thosporiui)i, 4 Cercospora, 1 Macrosporhtm, 1 Epicoccum.
1034 Hennings (P.) : Phlebia Kriegeriana P. Henn. n. esp. {Hdw., t. XLI,
fasc. 4, Suppl., pp. (146) - (147) ).
1035 Magnus (P.) : Bemerkungen zu DieteFs Ausfùhrung ùber die Gat-
tung Uropyxis {Hdw., t. XLI, fasc. 4, Suppl., pp. (i45)-(i4o) ).
1036 Raitschenko (A. A.) : Ueber eine Chytridiacee : Rhizophidium sphie-
rocarpum (Zopf) Fischer {B.J. P., t. II, fasc. 4, pp. 1 19-126 [en russe,
avec résumé allemand], 1 pi.).
1036 bis Ranojevic (N.) : Beitrag zur PiLflora Serbiens [fiii] {Hdw., t. XLI,
fasc. 3, pp. 97-103; 1 esp. nouv. d'Ascobolus. — Voir n° 717.
1037 Sarntheim «Ludwig Grai von) : Dr. Josef von Schmidt-Wellenburg
und dessen mykologische Thatigkeit. Ein Beitrag zur Pilzflora von
Tirol und Vorarlberg (Oe. Z., LII° ann., n° 8, pp 293-301).
LXXXVI
1037 a Scherffel (A.)- — Voir n° 909.
L'auteur décrit 1 Chytridium, 1 Lagenidiutn et 1 Aphelidium nouveaux.
1038 Vuillemin (Paul) : Les Céphalidées, section physiologique de la famille
des Mucorinées (Extr. du Bull. mens, des séanc. de la Soc. des Scienc.
de Nancy, 1902, 64 pag., 4 pi.).
1039 Webster (H.) : Clathrtis columnatus in Lawrence, Massachusetts
{Rà., Vol. 4, n"42, pp. 134-135).
Nomenclature.
1040 Levier (E.) : Remarques à propos des genres Calypogeia Raddi
[1818], Kanlia-Kantius S. F. Gray [1821], Cincinnulus Du Mortier
[1822] et Gongylanthus Nées [1836] (B. S. b. i.} 1902, n° 5-6, pp.
92-98).
Paléontologie.
1041 Berry (Edward W.) : Notes on the phylogeny of Liriodendron (B. G.,
Vol. XXXIV, n° 1, pp. 44-63, 1 fig. dans le texte).
1042 Renault (B.) : Sur quelques pollens fossiles. Prothalles mâles. Tubes
polliniques, etc., du terrain houiller (C. R., t. CXXXV, n° 7, pp. 350-
352, 7 fig-. dans le texte).
Pathologie et tératologie.
1043 Arthur (J. C.) : The Uredinea; occurring upon Phragmites , Spartù/a
and Arundinaria in America (B. G., Vol. XXXIV, n° 1, pp. 1-20,
4 fig. dans le texte; 2 esp. nouv. de Puccinia).
1044 Delacroix (G.) : Sur deux maladies du Vanillier (B. S. tn. F., t. XVIII,
tasc. 3, pp. 274-284, 1 fig-. dans le texte; 1 esp. nouv. d' ' Uromyces).
1045 Delacroix (G.) : Sur le mode de développement du Champignon du
« Noir des Bananes » {Glœosporium Musarum Cooke et Massée]
[B. S. m. F., t. XVIII, fasc. 3, pp. 285-287, 1 fig. dans le texte).
1046 Guillon (J. M.) : Sur la possibilité de combattre par un même traite-
ment liquide le mildew et l'oïdium de la Vigne (C. R., t. CXXXV,
n° 4, pp. 261-262).
1047 Henry (E.) : Note sur quelques nouveaux Champignons parasites des
Chênes (B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 151-155).
1047 a Marchai (Em.). — Voir n° 914.
1048 Perrot (E.) : Sur une particularité de structure observée chez cer-
taines feuilles iïAristolockia Sipho(B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 163-
166. 3 fig. dans le texte).
1049 Prunet (A.) : Sur le traitement du Black Rot (C. R., t. CXXXV, n° 2,
pp. 120-123).
1050 Schrenk (Hermann von) : A root rot of Apple trees caused by Thele-
phora galactina Fr. [B. G., Vol. XXXIV, n" 1, p. 65).
LXXXVII
1051 Trotter A.) : Descrizione die alcune galle dell' America ciel Sud
{£. S. 6. i, [go2, n° 5-6, pp. 98-107).
1052 Ward (H. Marshall) : On the relations between host and parasite in
the Bromes and theirbrown rust, Puccinia dispersa Erikss. (A. of B.,
Vol. XVI, n° LXII, pp. 233-3(5).
1053 Weisse (Arthur) : Ueber die Blattstellung an einigen Triebspitzen-
Gallen (/. w. B., t. XXXVII, fasc. 4, pp. 504-642, 3 pi.).
1054 Woods (Albert F.) : Observations on the mosaic disease of Tobacco
{U. S. D. A., Bureau of plant iudustry, Bull. n'J 18, 24 pag., 6 pi.).
Botanique économique.
1055 Bail (CarletonR.) : Johnson grass [Audropogon Zialepensis] : report of
investigations made during the season of 1901 (U. S. D. A., Bureau
of plant iudustry, Bull. n° n, 24 pag., 1 fig. dans le texte et 1 pi.).
1056 Lecomte (Henri) : Nouvelles observations sur la coagulation des latex
à caoutchouc (B. M., 1902, n° 6, pp. 442-444).
1057 Scofield (Cari. S.) : The algerian durum wheats; a classified list, with
descriptions (U. S. D. A., Bureau of plant indusiry, Bull. n° 7,
26 pag., 18 pi.).
Technique.
1058 Dehérain (P. P.) et E. Demoussy : Démonstration expérimentale de la
décomposition de l'acide carbonique par les feuilles insolées(C R.,
t. CXXXV, no 5, pp. 274-275).
1059 Grevillius (A. Y.) : Keimapparat zur Erhaltung konstanter Feuchtigkeit
im Keimbette wahrend einer beliebig langen Zeit (B. B. C, t. XII,
fasc. 2, pp. 289-292, 1 fig. dans le texte).
1060 Lignier (0.) : Sur une canne pour excursions botaniques {Comptes
rendus de l'A. F. A. S., Congrès d'Ajaccio, 1901, pp. 472-477, 2 fig.
dans le texte).
Sujets divers.
1061 Hua (Henri) : Sur les collections botaniques faites au Dahomey par
M. Le Testu (B. M., 1902, n° 6, pp. 478-479).
1062 Lamarlière (L. Géneau de) : Recherches sur le bois de Conifères des
tourbières (R. g. B., t. XIY, n° 162, pp. 241-253; n° 163, pp. 300-315;
10 ûg. dans le texte).
1062 bis Murr (J.) : Beitrage zu den Gesetzen der Phylogenesis [suite]
(D. b. M., XXe ann., n" 5, pp. 73-75). — Voir n° 753 bis.
1063 Poisson (J.) : Sur un point de l'histoire du Paulownia du Muséum
(B. M., 1902, n°6, pp. 444-447).
1064 Robinson (B. L.) : The protection of our native flora (Rk., Vol. 4,
n° 43» PP- l39-H-)-
— Lxxxvin
1065 Shaw (Charles H.) : The development of végétation in the morainal
dépressions of the vicinity of Woods Hole {B. G., Vol. XXXIII, n° 6,
pp. 437-450, 6 fig-. dans le texte).
1065 b*3 Schertel (S.) : Ueber Leuchtpilze, unsere g-egenwârtig-en Kennt-
nisse von ihnen; ihr Vorkommen in Litteratur und Mythe [suite]
(B. b. M., XXe ann., n° 5, pp. 76-77 [à suivre]). — Voir n° 855 bis.
~X32S>?,~
NOUVELLES
Nous avons appris avec un vif regret la mort d'un de nos collabo-
rateurs, M. Marc Micheli, de Genève, décédé le 29 juin dernier.
Ancien élève de Hofmeister et de Sachs, il s'était d'abord occupé de
physiologie végétale et se donna ensuite plus spécialement à la
Botanique systématique. On lui doit notamment une Monographie des
Onagrariées, une Monographie des Alismacées et groupes voisins, et
de nombreux et importants Mémoires sur la famille des Légumineuses.
Grand amateur d'horticulture, il avait réuni dans son jardin du Crest,
à Jussy, près de Genève, une magnifique collection de plantes vivantes.
Par son affabilité, jointe à sa haute compétence scientifique, il avait
gagné l'estime générale, et sa mort laissera un grand vide à la fois
dans le monde botanique et dans le monde horticole.
M. Ed. Reineck remplace M. G. Leimbach, décédé, comme
directeur du « Deutsche botanische Monatsschrift ».
Le 6e fascicule du Flora exsiccata Bavarica (nos 401-500), publié
par les soins de la Société botanique de Ratisbonne, a paru derniè-
rement .
Pari?. — J. Mersch, imp., 46», Av. do Châtillon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
168 année. — Octobre 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 10.
"^KWM^VaVWMMWMMM
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
1066 bis Alfôldi (Flatt Kâroly) : A herbariumok torténetéhez [Zur Geschi-
chte der Ilerbare] [suite] {M. b. L., Ie ann., n° 8, pp. 248-252 [à sui-
vre]). — Voir n° 952 bis.
1067 Henriques (J.) : Notas necrologicas : J. G. Agardh; Maxime Cornu;
D. Miguel Colmeiro (B. S. Br., t. XVIII, fasc. 3-4, pp. 179-181).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
1068 Curtis (Carlton C.) : Some observations on transpiration (B. T. C„
Vol. 29, n°6, pp. 360-373).
1069 Doroféjew (N.) : Beitrag zur Kenntniss der Athmung verletzter Blât-
ter (B. d. b. G., t. XX, fasc. 7, pp. 396-402).
1070 Fitting (Hans) : Untersuchungen ûber den Haptotropismus der Ran-
ken {B. d. b. G., t. XX, fasc. 7, pp. 373-382).
107 1 Friedel(Jean) : L'assimilation chlorophyllienne aux pressions inférieu-
res à la pression atmosphérique (R. g. B., t. XIV, n° 164, pp. 337-355
[à suivre] , 3 fig. dans le texte).
1072 Heald (Fred. D.) : The electrical conductivity of plant juices (B. G.,
Vol. XXXIV, n" 2, pp. 81-92, 2 fig. dans le texte).
1073 Jodin (Victor) : Sur la durée germinative des graines exposées à la
lumière solaire (C. R., t. CXXXV, n° 10, pp. 443-444).
1074 Kohi (F. 6.) : Beitrage zur Kenntnis der Plasmaverbindungen in den
Pflanzen (B. B. C, t. XII, fasc. 3, pp. 343-350, 2 pi.).
1075 Kosaroff (P.) : Untersuchungen ùber die Wasseraufnahme der Pflan-
zen (B. B. C, t. XII, fasc. 3, pp. 293-303).
1076 Noll (F.) : Zur Controverse ùber den Geotropismus (B. d. b. G.,
t. XX, fasc. 7, pp. 403-426).
1077 Torrey (John Cutler) : Cytological changes accompanying the sécré-
tion of diastase(j5. T. C, Vol. 29, n° 7, pp. 421-435, 1 pi.).
1078 Zalenski (Wjatscheslaw v.) : Ueber die Ausbildung der Nervation bei
verschiedenen Pflanzen (B. d. b. G., t. XX, fasc. 7, pp. 433-440).
1079 Zaleski (W.) : Beitrage zur Verwandlung des Eiweissphosphors in
den Pflanzen (B. d. b. G., t. XX, fasc. 7, pp. 426-433).
xc
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
1080 Beyer (H.) : Beitrâge zur Anatomie der Anonaceen, insbesondere
der afrikanischen {B. J., t. XXXI, fasc. IV-V, pp. 516-555, 4 fig. dans
le texte).
108 1 Candolle (C. de) : Nouvelle étude sur les hypoascidies de Ficus (B. H.
B., 2e sér., t. II, n° g, pp. 753-762, 2 pi.).
1082 Daniel (Lucien) : Sur une modification produite chez le Scopolia car-
niolica à la suite de sa greffe sur Tomate (C. R., t. CXXXV, n° 12,
pp. 481-482).
1083 Dehérain (P. P.) et E. Demoussy : Culture du Lupin jaune [Lupinus
luteus] (C. B.,t. CXXXV, n° 11, pp. 445-449).
1084 Fabricius (Max) : Beitrâge zur Laubblatt- Anatomie einiger Pflanzen
der Seychellen mit Berùcksichtigung des Klimas und des Standortes
(B. B. C, t. XII, fasc. 3, pp. 304-342, 3 pi.).
1085 Gemoll (Kurt) : Anatomisch-systematische Untersuchung des Blattes
der Rhamneen aus den Triben Rhamneen, Colletieen und Gouanieen
(B. B. C, t. XII, fasc. 3, pp. 351-424, 5 fig. dans le texte).
1086 Iwanow (Leonid) : Ueber die Umwandlungen des Phosphors beim
Keimen der Wicke (B. d. b. G., t. XX, fasc. 7, pp. 366-372).
1087 Kirkwood (J. E.) and William J. Gies : Chemical studies of the Cocoa-
nut with some Notes on the changes during germination {B. T. C,
Vol. 29, n° 6, pp. 321-359, 5 fig. dans le texte et 1 pi.).
1088 McCallum (William Burnet) : On the nature of the stimulus causing
the change of form and structure in Proserpinaca palustris (B. G.,
Vol. XXXIV, n° 2, pp. 93-108, 10 fig. dans le texte).
1089 Bamaley (Francis) : The trichome structures of Erodium cicutarium
(B. G., Vol. XXXIV, n° 2, pp. 140-142, 1 fig. dans le texte).
1090 Sadebeck (B.) : Ueber die sûdamerikanischen Pissavearten (B. d. b.
G., t. XX, fasc. 7, pp. 383-395, 1 pi.).
1091 Schmidt (Walter) : Untersuchungen ûberdie Blatt-und Samenstruktur
bei den Loteen {B. B. C., t. XII, fasc. 3, pp. 425-482).
1092 Streicher (Otto) : Beitrâge zur vergleichenden Anatomie der Vicieen
(B. B. C., t. XII, fasc. 3, pp. 483-538)-
MUSCINÉES.
1093 Peirce (George J.) : Forcible discharge of the antherozoids in Aste-
rella califoruica (B. T. C., Vol. 29, n° 6, pp. 374-382, 6 fig. dans le
texte).
Algues.
1094 Kuckuck (P.): Zur Fortpflanzung von Valonia Gin. {B. d. b. G., t. XX,
fasc. 7, pp. 355-357)-
— XCI —
1095 Tobler (F.) : Zerfall und Reproductionsvermôgen des Thallus einer
Rhodomelacee (B. d. b. G., t. XX, fasc. 7, pp. 357-365, 1 pi.).
Champignons.
1096 Ferguson (Margaret C.) : à preliminary study of the germination of
the spores of Agaricus canipcstris and other Basidiomycetous Fungi
(U. S. D. A., Bureau of plant industry, Bull. n° 16, 43 pag\, 3 pi.).
1097 Gluck (Hugo) : Der Moschuspilz [Nectria moschata] {B. /., t. XXXI,
fasc. IV-V, pp. 495-5I5» 2 P1-)-
Odin (G.) : Sur l'existence de formes levures stables chez quelques
moisissures (C R., t. CXXXV, n° 12, pp. 479-481).
1099 Schneider (Albert): Contributions to the biology of Rhizobia {B. G.,
Vol. XXXIV, n°2, pp. 109-113, 1 pi.).
Systématique, Géographie botanique, Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
iioo Aigret (Cl.) : Coup d'oeil sur la florule des environs de Villance (B. S.
B. B., t. XL, fasc. 2, pp. 48-62).
1101 Berry (Edward W.) : Liriodendrou Celakovskii Velen. (B. T. C,
Vol. 29, n° 7, pp. 478-480).
1102 Biaz(A.): Note sur V Epipactis scssilifolia Peterm. {Archiv. de la flore
jurassienne, n° 26, pp. 41-42).
1103 Boissieu (H. de): Note sur quelques Ombellifères de Chine d'après
les collections du Muséum d'Histoire naturelle de Paris [B. H. B.,
2e sér., t. II, n° 9, pp. 801-810; 8 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent: 1 Melanosciadum g. nov., 1 Bzt-
pleurtim, 1 Cryptotteniopsis et 5 Pimpinella.
1103 bis Borbàs (V. de) : Hazânk meg a Balkân Hesperis-çx [Species Hespe-
ridum Hungariae atque Haemi] \suité\(M. b. L., Ieann.,n° 8, pp. 229-237,
1 fig-. dans le texte [en hongrois]). — Voir n° 986 bis.
1104 Chenevard (P.) : Contributions à la flore du Tessin (B. H. B., 2e sér.,
t. II, n° 9, pp. 763-782 [à suivre]).
1105 Chevalier (Auguste) : Sur quelques plantes à caoutchouc de la côte
occidentale d'Afrique (C. R., t. CXXXV, n° 10, pp. 441-443; 1 esp.
nouv. de Ficus).
1105 bis Chodat (R.) : Plantse Hasslerianae [suite] (B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 9, pp. (Si 1-S24; 5 esp. nouv.). — Voir n° 988 bis.
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Solauum, 1 Cordia, 1 Helio.
tropium, 1 Lippia.
1105 ter Claire (Ch.) : Un coin de la flore des Vosges [fin] {B. A. G. b.
11e ann., n° 153-154, pp. 275-276). — Voir n° 66.
— XCII
1106 Cundall (R. E. and F.) : Glamorganshire plants (/. of B., Vol. XL,
n°477, PP- l&V-*!)*
1107 Daveau (J .):L 'Helminthia spinosaDC. (B. S. Br.,t. XVIII, fasc. 3 4,
pp. 137-140).
1108 Durand (Th.) et Em. de Wildeman : Matériaux pour la Flore du
Cong-o. XI (B. S. B. B., t. XL, fasc. 2, pp. 62-74; 2 esp. nouv. [1 Uva-
ria et 1 Mo7iedord\).
1109 Dusén (P.) : Om en ny varietet of Saxifraga oppositifolia L. {B. N.,
1902, fasc. 4, pp. 181-185, 1 fig-. dans le texte).
11 10 Eastwood (Alice) : New species of Nemophila from the Pacific Coast
{B. T. C, Vol. 29, n° 7, pp. 471-474, 1 pi. ; 5 esp. nouv.).
1 1 1 1 Engler (A.) : Das Pflanzenreich (10e livr. [IV, 131] : Fr. Buchenau, Tro-
peeolacese, 36 pag., 14 fig. dans le texte ; 1 ie livr. [IV, 48] : K. Schumann,
Maranlacese, 184 pag., 23 fig". dans le texte).
n 11 bis Fedtschenko (Olga et Boris) : Matériaux pour la flore du Caucase
[suite] (B. H. B}; 2e sér., t. II, n° 9, pp. 783-800). — Voir n° 924 bis.
1 1 12 Fleischer (Bohumil) : Malva Zoernigi Fleischer [M. neglecta Fr. Y^sil-
vestris L.] (Oe. Z., LIIe ann., n° 9, pp. 357-358).
11 12 bis Freyn (J.) : Plantae Karoanas amuricae et zeaënsae [suite] [Oe. Z.,
LIIe ann., n° 9, pp. 346-351). — Voir n° 992 bis.
11 13 Harper (Roland M.) : Taxodium distichum and related species, with
Notes on some geological factors influencing their distribution {B. T.
C, Vol. 29, n° 6, pp. 383-399).
11 14 Henriques (J. A.) : De Macieira até Castro Daire (B. S. Br., t. XVIII,
fasc. 3-4, pp. 163-172).
n 15 Lamson-Scribner (F.) and Elmer D. Merrill : New or noteworthy
North American Grasses {B. T. C, Vol. 29, n° 7, pp. 466-470; 6 esp.
nouv. )
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Agrostis, 2 Eiymus, 1 Festuca,
1 Sitanion, 1 Trisetum.
11 16 Magnin (Ant.) : Nouveaux renseignements sur Pedicularis jurana
Steingr. {Arckiv.de la flore jurassienne , n° 26, pp. 43-44).
11 17 Mariz(B. J. de) : Subsidios para o estudo da flora portugueza :Capri-
foliaceae, Vacciniez, Monotropeae, Ericaceae {B. S. Br., t. XVIII, fasc.
3-4, pp. 81-125).
1117 bis Moore (Spencer Le M.) : Alabastra diversa. IX (/. of B., Vol. XL,
n° 477, pp. 305-310, 1 pi./, p.; 6 esp. nouv.). — Voir n° 932.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Amphoranthus g;, nov. Cœsalpi-
nearum, 3 Petalidiuni, 1 Barleria, 1 Justicia.
11 18 Murr (J.) : Észak-Tirol két ibolyâjârôl [Ueber zwei Veilchen von
Nord-Tirol] (M. b, L., Ie ann., n9 8, pp. 225-229 [en hongrois et en
allemand] ).
— XCII1 —
1 1 18 bis Murr (J.) : Weitere Beitrlige sur Kenntnis der Eu-Hieracien Tirols,
Sûdbayerns und der osterreichischen Alpenlânder [suite] {Oe. Z.,
LII° ann., n°9, pp. 351-357 [à suivre]). — Voir n° 998.
11 19 Nelson (Aven) : New plants from Wyoming. XIV {B. T. C, Vol. 29,
n° 6, pp. 400-406; 6 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Eriop/iorum, 1 Trifolium,
2 Mertensia, 1 Plantago, 1 Heliantkus.
1120 Nelson (Elias) : Notes on certain species ot Antennaria (B. G., Vol.
XXXIV. n" 2, pp. 1 14-124).
1 1 2 1 Neuman (L. M.) : Anteckningar till Môens flora {B. N., 1902, fasc. 4,
pp. 187-191, 1 fig. dans le texte).
1121 bis Perkins (J.) : Beitrâge zur Kenntnis der Styracaceae [fin] (B. J.,
t. XXXI, fasc. IV-V, pp. 481-488; 10 esp. nouv.). — Voir n° 199.
1122 Perkins (J.) : Monographische Uebersicht der Arten der Gattung Li-
sianthus (B./., t. XXXI, fasc. IV-V, pp. 489-494; 3 esp. nouv.).
1123 Perkins (J.) : Nachtrag zur Monographie der Monimiaceae in Engler's
Pflanzenreich Heft IV. Beschreibung- einiger neuen Arten (B. J.,
t. XXXI, fasc. IV-V, pp. 743-748; 7 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 3 Mollinedia, 1 Palmeria, et
3 Siparuna.
1124 Podpera (J.) : Ueber das Vorkommen der Avena desertorum Lessing
in Bohmcn {Oe. Z., LIIe ann., n° 9, pp. 333-338).
1125 Reed (Howard S.) : A survey of the Huron River valley (B. G.,
Vol. XXXIV, n° 2, pp. 125-139, 4 fig-. dans le texte).
11 26 Rendle (A. B.) : New chinese plants (/. of B., Vol. XL, n° 477, pp.
310-31 1, 1 pi. p. p.; 1 esp. nouv. de Burmannia).
1127 Richen (Gottfr.) : Nachtrâge zur Flora von Vorarlberg und Liechten-
stein. III {Oe. Z., LIIe ann., n° 9, pp. 338-346).
1128 Riddelsdell (H. J.) : Welsh Hieracia (/. of B., Vol. XL, n° 477, pp.
311-312).
1129 Sampaio (Gonçalo) : Nota sobra as especies do génère Mentha dos
arredores do Porto {B. S. Br., t. XVIII, fasc. 3-4, pp. 126-136).
1130 Tischler (Georg) : Die Berberidaceen und Podophyllaceen. Versuch
einer morphologisch-biologischen Monographie {B. J., t. XXXI, fasc.
IV-V, pp. 596-727, 30 fig. dans le texte).
1131 Urban (Ign.) : Plantae novae americanae imprimis Glaziovianae. IV.
U. Dammer, Palmae {B.J., t. XXXI, Suppl. n° 70, pp. 21-23; 4 esp.
nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Jessenia, 2 Cocos et 3 Orbi-
gnya.
1132 Verbist (A.) : Florule des environs de Hoogstraeten {B. S. B. B., t. XL,
fasc. 2, pp. 32-45).
— xciv —
1 133 Wheldon(J. A.) : Erythrsea littoralis X Centaurium (J. of B., Vol.
XL, n° 477, p. 326).
11 34 Wight (William F.) : The genus Eritrichum'va. North America (B.T.
C, Vol. 29, n° 6, pp. 407-414, 1 fig\ dans le texte; 2 esp. nouv.).
1134 bis Wildeman (Ém. de) : Étude sur la flore du Katonga [suite] {Annal.
du Musée du Congo, Bot., série IV, fasc. II, pp. 25-80, pi. vii-xxvm
[a suivre]] 34 esp. nouv.). — Voir n° 447.
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Dis a, 1 Acridocarpus, 1 Dors-
tenia, 1 Protea, 2 Xylopia, 1 Capparis, 1 Albissia, 3 Cryptosepa/u/u,
1 Dewindtia n. gen. Leguminosacearum, 1 Brachystegia, 3 Cassia, 1 Snii-
thia, 2 Pterocarpus, 6 Dolichos, 2 Vigna, 1 Vignopsis n. gen. Legumino-
sacearum, 4 Liebrechtsia n. gen. Leguminosacearum, 1 Teclea. En outre
l'auteur a créé pour les Dolichos pteropus et Stuhlmannii et le Des/no-
dium megalanthum un autre genre nouveau Droogmansia.
Cryptogames vasculaires.
1 135 Britton (Elizabeth G.) : Trichomanes radicans {B. T. C, Vol. 29, n° 7,
PP. 475-477)-
1 135 a Chenevard (P.). — Voir n° 1104.
1 136 Christ (H.) : Filices Bodinierianae (B. A. G. b., 11e ann., n° 153-154,
pp. 189-274, 10 fig. dans le texte).
Les espèces énumérées dans cet important travail sont au nombre de
174, comprenant 158 Fougères, 3 Prêles, 6 Lycopodes et 7 Sélaginelles.
Parmi les Fougères, 21 espèces sont nouvelles, savoir : 1 Antrophyum, 3 Po-
lypodium, 1 Niphobolus, 1 Adiantum, 1 Doryopterh, 1 Blechnum, 3 As-
plenium, 4 Aspidium, 5 Polyslickum, 1 Gleicheuia.
1136 a Richen (Gottfr.). — Voir n° 1127.
1 136 bis Waisbecker (Antal) : Vasvârmegye harasztjai [Die Farne des Eisen-
burger Comitats in West-Ungarn] [fin] {M. b. L., Ie ann., n° 8, pp.
237-248 [en hongrois et en allemand]), — Voir n° 1018 bis.
Muscinées.
1136 b Aigret (A.). — Voir n° 1100.
1137 Paris (Général) : Muscinées de l'Asie orientale française (R. br.,
29e ann., n° 5, pp. 93-97; 6 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Fissidens, 1 Barbula, 1 Ca-
lymperes, 1 Philouotis, 1 Pogonatuiu, 1 Anomodou.
V
11 38 Podpera (J.) : Einige Bemerkungen zur geographischen Verbreitung
der Laubmoose in Mitteleuropa (B. J., t. XXXI, fasc. IV-V, pp. 587-
595)-
11 39 Ravaud : Guide du bryologue et du lichénologue aux environs de
Grenoble [suite] (R. br., 29e ann., n° 5, pp. 98-103).
Algues.
1 139 bis Batters (E. A. L.) : A Catalogue of the british marine Algae [suite]
{J. of B., Vol. XL, n° 477, Suppl., pp. 49-56). — Voir n° 1022 ter.
— xcv —
1140 Yendo (K.) : Corallinae verae japonicae (/. C. Se, Vol. XVI, 2e part.,
38 pag., 7 pi.; 20 esp. nouv.j.
Les espèces nouvelles comprennent : 8 Amphiroa, 3 Ckeilosporum
et (> Corallina.
Lichens.
1140 a Aigret (A.). — Voir nos 100 et 136 b.
1140 bis Monguillon (E.j : Catalogue des Lichens du département de la
Sarthe [fin] {B. A. G. b., ucann., n° 153-154, pp. 274-275). — Voir
n° 704 bis.
Champignons.
1141 Durand (Elias J.) : Studies in North American Uiscomycetes. II, Some
new or notevvorthy species from central and western New York (B.
T. C, Vol. 2g, n° 7, pp. 458-495; 2 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Ciboria et 1 Sclerotînia.
1142 Ferraris (Teodoro) : Materiali per una flora micologica del Piemonte.
Mixomiceti ed Eumiceti raccolti nei dintorni di Crescentino [seconda
contribuzione] {Mlp., t. XVI, fasc. I, pp. 3-46, 2 pi.).
Cette seconde liste comprend 105 espèces dont 21 nouvelles, savoir :
1 A?t/àos tome lia, 1 Didymella, 2 Pkyllosticta, 2 Phonia, 4 Macropàoma,
1 Sphazronema, 2 Conothyrium, 1 Ascochyta, 1 Diplodina, 1 Hender-
sonia, 1 Septoria, 1 Leptostroma, 1 Colletotrichum, 1 Oospora, 1 Ha-
plaria.
1143 Hennings (P.) : Fungi japonici. IV. {B. J., t. XXXI, fasc. IV-V, pp.
728-742; 12 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Thelephora, 1 Fomes, 1 Poly-
stictus, 1 Calostoma, 1 Dimerosporium, 1 Asterina, 1 Lacknellula, 1 As-
chersonia, 3 Cercospora, 1 Tripos porium.
1144 Noelli (Alberto) : tâcidium Biscuiellas n. sp. (Mlp., t. XVI, fasc. I,
pp. 47-48).
1145 Shear (C. L.) : Mycolog-ical Notes and new species (B. T. C, Vol. 29,
n° 7, PP- 449-457; i-' esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Secotium, 1 Scleroderma, 1 Cu-
curbitaria, 1 Fusicladium, 1 Illosporium, 1 Pkragmidium, 2 JEcidium,
1 Diatrypella, 1 Camarosfioriwn, 1 Haplosporella, 1 Plectrothrix gea.
nov. — L'auteur fait en outre du Polyporus volvatus Peck le type d'un
genre nouveau, Cryptoporus.
1146 Vestergren (Tycho) : Verzeichnis nebst Diag-nosen und kritischen Be-
merkungen zu meinem Exsiccatenwerke « Micromycetes rariores se-
lecti s, Fasc. 11-17 (B. N., 1902, fasc. 4, pp. 161-179).
Nomenclature.
1147 Banker (Howard J.) : A historical Review of tke proposed gênera of
the Hydnacea; {B. T. C, Vol. 29, n° 7, pp. 436-448).
— xcvi
Paléontologie.
1148 Berthoumieu (Abbé) : Flore carbonifère et permienne du Centre de la
France {Revue scientif. du Bourbonnais et du Centre de la France,
159 ann., n° 175-177, pp. 125-138 [à suivre], 2 pi.).
Pathologie et tératologie végétales.
114g Copeland (Edwin Bingham) : Two Fern monstrosities {B. G., Vol.
XXXIV, n° 2, pp. 142-144, 1 fig. dans le texte).
1150 Laurent (Em.) : Un nouveau type de maladie des plantes : la dégéné-
rescence graisseuse (B. S. B. B., t. XL, fasc. 2, pp. 29-32).
1151 Trotter (Alessandro) : Terza comunicazione intorno aile galle (zooce-
cidi) del Portog-allo (B. S. Br., t. XVIII, fasc. 3-4, pp. 152-162).
Botanique économique.
1152 Chevalier (Auguste) : Sur la liane à caoutchouc des forêts du Congo
français (C. R., t. CXXXV, n° 11, pp. 461-463).
1152 a Chevalier (Auguste). — Voir n° 105.
Sujets divers.
1 153 Cléments (Frédéric E.) : A System of nomenclature for Phytogeography
(B.J., t. XXXI, Suppl. n° 70, pp. 1-20).
1154 Moller (A. F.) : Observaçôes phaînologicas feitas em Coimbra em
1901 {B. S. Br., t. XVIII, fasc. 3-4, pp. 173-174).
1 155 Warming (Eug.) : Der Wind als pflanzengeographischer Factor.
Anmerkungen zu Prof. Ad. Hansens « Die Végétation der ostfriesis-
chen Insein » (B. J., t. XXXI, fasc. IV-V, pp. 556-586;.
1156 Williams (Frédéric N.) : Salient characters in Hieracium {J. of B.
Vol. XL, n° 477, pp. 313-316).
£<32S>I-
Pans. — J. Mcrsch, 1111p., 4'"*, Av. de CliàliUon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Novembre 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 11.
"WN^^fV^iW^Hl**»!^*.'
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
1156 bis Alfôldi (Flatt Kâroly) : A herbariumok tôrténetéhez [Zur Ge-
schichte der Herbare] [suite'] (M.b. L., I« ann., fasc. 9, pp. 272-279
[à suivre]). — Voir n° 1066 bis.
1157 Briquet (John) : Notice nécrologique sur Marc iMicheli {B. S. b. F.,
4e sér., t. II, pp. 177-178).
1158 Pirotta (R.) ed E. Ghiovenda : Illustrazione di alcuni Erbarii antichi
Romani (Mlp., Vol. XVI, fasc. II-IV, pp. 49-157).
1159 Schroeter (C.) : C. Cramer {N. N., sér. XIII, pp. 155-176, 1 portr.).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
1160 Andrews (Frank Marion) : Die Wirkung- der Centrifugalkraft auf
Pflanzen (/. w. B., t. XXXVIII, fasc. 1, pp. 1-40, 5 fig. dans le texte
et 1 pi.).
1 161 Chapin (Paul) : Einfluss der Kohlensaure auf das Wachsthum {FI.,
t. 91, fasc. 2, pp. 348-379, 1 fig. dans le texte et 1 pi.).
1162 Copeland (Edwin Binghatn) : The rise of the transpiration stream :
an historical and critical discussion {B. G., Vol. XXXIV, n° 3, pp.
161-193 [à suivre]).
1 163 Daniel (Lucien) et V. Thomas : Sur l'utilisation des principes mi-
néraux par les plantes greffées (C. R., t. CXXXV, n° 13, pp. 509-
512)-
1 163 bis Friedel (Jean) : L'assimilation chlorophyllienne aux pressions
inférieures à la pression atmosphérique [fin] {R. g. B., t. XIV, n° 165,
pp. 370-390J. — Voir n9 107 1.
1 164 MacMillan (Conway) : Suggestions on the classification of seeds
{B. G., Vol. XXXIV, nu 3, pp. 224-228).
1165 Newcombe (Frederick C.) : The sensory zone of roots {A. of B.,
Vol. XVI, n° LXIII, pp. 429-447, 1 fig. dans le texte).
1 166 Pocher (Pierre-Paul) : Expériences sur la germination des grains de
pollen en présence des stigmates (C. R., t. CXXXV, n° x6, pp. 6^4-
636).
1167 Thiselton-Dyer (W. T.) : Morphological Notes. VIII. On polycotyle-
dony (A. of B., Vol. XVI, n° LXIII, pp. 553-558, 3 pi.).
— xcvm
1168 White (Charles A.) : The saltatory origin of species (B. T. C, Vol.
29» n°8, pp. 511-522).
1169 Wiedersheim (Walther) : Ueber den Einfluss der Belastung auf die
Ausbildung von Holz- und Bastkôrper bei Trauerbaumen (f. w. B.,
t. XXXVIII, fasc. 1, pp. 41-69).
1170 Worsdell (W. C.) : The évolution of the vascular tissue of plants
(B. G., Vol. XXXIV, n° 3, pp. 216-223, 7 fig. dans le texte).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
1 171 Fairchild (David G.) : The Sensitive as a weed in the tropics (B. G.,
Vol. XXXIV, n° 3, pp. 228-230, 1 fig-. dans le texte).
11 72 Guignard (L.) : Sur la double fécondation chez les Crucifères (C. R.,
t. CXXXV, n° 13, pp. 497-499)-
1 173 Hillman (F. H.) : The seeds of Rescue Grass [Bromus um'oloides] and
Chess [Bromzis secalinus\ (U. S. D. A., Bureau of plant industry,
Bull. n° 25, 4 pag., 3 fig. dans le texte).
1174 Hoffmann (Ralph.) : Virulence of the wild Parsnip (Rk., Vol. 4, n°45,
p. 188).
1175 Jeffrey (Edward C.) : The structure and development of the stem in
the Pteridophyta and Gymnosperms {Philosophie al Transact. of the
Roy. Soc. of London, Sér. B, Vol. 195, pp. 119-146, 6 pi.).
1176 Koorders (S. H.) : Notizen mit Abbildungen einiger interessanter cau-
liflorer Pflanzen (A. f. B., 20 sér., Vol. III, 2e part., pp. 82-91,
11 fig. dans le texte).
1177 Leavit (R. G.) : Seed dispersai of Viola rotundifolia (Rh., Vol. 4,
n° 45, pp. 183-184).
117S Liénard (E.) : Sur la composition des hydrates de carbone de réserve
de l'albumen de quelques Palmiers (C R., t. CXXXV, nu 15, pp. 593-
595)-
1 179 Neubert (Richard) : Untersuchungen ûber die Nutationskrùmmungen
des Keimblattes von Alliiim (f. w. B., t. XXXVIII, fasc. 1, pp. 119-
145, 10 fig. dans le texte).
1180 Nieuwenhuis-Uexkùll (Margarete) : Die Schwimmrichtung der
Frûchte von Thuarea sarmeniosa Pers. {A. J . B., 2e sér., Vol. III,
2e part., pp. 1 14-123, 2 pi.).
1181 Ortlepp (Karl) : Die Keimpflànzchen von Salvia pratensis L. (D.
b. AI., XXe ann., nos 6, 7, 8, pp. 98-99).
1182 Treub (M.) : L'organe femelle et l'embryogenèse dans le Ficus hirta
Vahl (A. f. B., 2e sér., Vol. III, 2e part., pp. 124-157, 10 pi.).
XCIX'
1183 Vôchting (Hermann) : Ueber den Sprossscheitel der Linaria spuria
(/. w. B., t. XXXVIII, fasc. i, pp. 82-118, 2 pi.).
Cryptogames vasculaires.
1 184 Brebner (George) : On the anatomy of Danaea and other Marattia-
ceae (A. of B., Vol. XVI, n° LXI1I, pp. 517-552, 2 fig. dans le texte
et 2 pi.).
1 185 Campbell (D. H.) : Studies on the gamctophyte of Selaginella (A. of
B., Vol. XIV, n° LXIII, pp. 419-428, 1 pi.).
1 186 Harvey-Gibson (R. J.) : Contributions towards a knowledge of the
anatomy of the genus Selaginella {A. of B., Vol. XVI, n° LXIII,
pp. 449-466, 2 pi.).
1186 a Jeffrey (Edward G.). — Voir n° 1175.
1 187 Solms-Laubach (H. Graf zu) : Isoctes lacustris, seine Verzweigung
und sein Vorkommen in den Seen des Schwarzwaldes und der Vo-
gesen {B. Z., 6o° ann., Ie part., fasc. IX, pp. 179-206, 1 pi.).
MuSCINÉES.
11SS Quelle (F.) : Bemerkung ùber die « Rhizoidinitialen » in den Ven-
tralschuppen der Marchantiaceen (fldzo., t. XLI, fasc. 5, Suppl., pp.
(i74)-(I7r>>-
Algues.
1189 Fritsch (F. E.) : The structure and development of the young plants
in Œdogonium (A. of B., Vol. XVI, n° LXIII, pp. 467-485, 3 fig. dans
le texte).
1190 Hunger (F. W. T.) : Ueber das Assimilationsproduct der Dictyota-
ceen (/. w. B., t. XXXVIII, fasc. 1, pp. 70-82).
1191 Vogler (Paul) : Die Anwendung der Variationsstatistik zur Untersu-
chung von Plankton-Diatomeen {FI., t. 91, fasc. 2, pp. 380-383).
Champignons.
1192 Lesage (Pierre) : Germination des spores de Sterigmatocystis nigra
dans la trachée de quelques oiseaux (C. R., t. CXXXV, n° 16, pp.
632-634).
1193 PottS (George) : Zur Physiologie des Dictyostelium mucoroides (FI.,
t. 91, fasc. 2, pp. 281-347, 4 fig. dans le texte).
1194 Ruhland (W.) : Die Befruchtung von Albugo Lepigoni und einigcn
Peronosporeen (Hdzv., t. XLI, fasc. 5, pp. (i79)-(i8o)).
Systématique, Géographie botanique, Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
1195 Bacon (Alice E.) : Anagallis arvensis and cœrulea in Vermont (Rk.,
vol. 4, n° 45, pp. 185-186).
i ig6 Becker (Wilhelm) : Berichtigungen zu den Violae exsiccatae. Viola
montana X pumila und Viola canina X Montana hybridae novae {D.
b. M., XXe ann., nos 6, 7, 8, pp. 88-90).
1197 Becker (Wilhelm) : Ergebnisse einer Revision der Violae des Herba-
rium Barbey-Boissier (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 10, pp. 852-856).
1 197 bis Becker (Wilhelm) : Verzeichnis der in den Violae exsiccatae II und
III ausgegebenen Veilchen nebst den Diagnosen neuer Formen
[suite] {D. b. M., XXe ann., nos 6, 7, 8, pp. S5-88). — Voir n° 918.
1198 Berger (Alwin) : Il génère Echidnopsis (Mlp., Vol. XVI, fasc. II IV,
pp. 158-163, 1 pi.).
1198 bis Borbâs (V. de) : Hazânk meg a Balkân Hesperis-ei [Species Hes-
peridum Hungariae atque Haemi] [suite] (M. b. L., Ie ann., fasc. 9,
pp. 261-272 [à suivre]). — Voir n° 1103 bis.
1199 Chandler (Harley P.) : A revision of the genus Nemophila (B. G.,
Vol. XXXIV, nû 3, pp. 194-215, 4 pi.).
1200 Collins (J. Franklin) : The distinctive features of Iris Hookeri [Rk.,
Vol. 4, n° 45, pp. 179-180, 1 pi.).
1201 Coste (Abbé H.) : Flore descriptive et illustrée de la France, de la
Corse et des contrées limitrophes (T. II, fasc. 2, pp. 97-224, fig. 1330-
1635)-
Ce fascicule comprend les Paronychiées, Crassulacées, Cactées, Fi-
coïdées, Grossulariées, Saxifragées, Ombellifères (à suivre).
1202 Cotton (J. S.) : Three new plants from Washington (B. T. C, Vol.
29, n° 9, pp. 573-574)-
Description de 1 Glyceria, 1 Astragalus et 1 Orthocarpus nouveaux.
1203 Druce (G. Claridge) : Some Kentish plants (J. of B., Vol. XL,
n° 478, pp. 350-353).
1204 Dunn (S. T.) : Origin of the Deadnettles in Britain (/. of B., Vol.
XL, n° 478, pp. 356"36°)-
1205 Eastwood (Alice) : New Western plants (B. T. C, Vol. 29, n° 8,
PP- 523525 5 5esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Castillcia, 1 Lappula, 1 Cory-
dalis et 2 Campanula.
1206 Fernald (M. L.) : Aster îmdulatus X Novi-Belgii (Rh., Vol. 4, n° 45,
pp. 186-187).
1206 bis Freyn (J.) : Plantse Karoanae amurica- et zeaënsaj [suite] (Oe. Z.,
LIIC ann., n° 10, pp. 396-408 [à suivre] ; 1 esp. nouv. d'Euplirasia).
— Voir n° 11 12 bis.
1207 Freyn (J.) : Plantai novae Orientales. VI [B. H. B., 20 sér., t. II, n° 10,
pp. 833-851 [à suivre]).
1207 bis Hackel (E.) : Neue Graser [suite'] (Oe. Z., LII° ann., n° 10, pp.
373-380- — Voir n° 993 bis.
Description de 9 espèces nouvelles, savoir : 1 Zeugites, 1 jEluropus,
1 Stiburus, 6 Poa.
1208 Halâcsy (E. de) : Conspectus Florae Graeca: [suite] (Vol. II, fasc. 2,
pp. 257-612).
Ce fascicule, qui termine le second volume, comprend la fin des Cam-
panulacées, les Lobéliacées, Ericacées, Pyrolacées, Monotropacées, Sty-
racées, Ebénacées, Jasminacées, Oléacées, Asclépiadacées, Apocynacées,
Gentianacées, Cyrtandracées, Polémoniacées, Convolvulacées, Cuscutacées,
Borraçinacées, Solanacées, Scrofulariacées, Orobanchacées, Acanthacées,
Verbénacées et Labiées.
1209 Handel-Mazzetti (Heinrich v.) : Nachtrag- zur Flora von Seitenstetten
und Umgebung- (Oe. Z., LIIe ann., n° io, pp, 381-389).
1209 bis Hayek (August von) : Beitrâge zur Flora von Steiermark [suite]
(Oe. Z., LIP ann., n° 10, pp. 408-413 [à suivre]). — Voim0 72.
1210 Magnin (Ant.) : Les P£uphraises du Jura, d'après de Wettstein, Alf.
Chabert et les floristes jurassiens (Archiv. de la flore jurassienne,
3e ann., n° 27, pp. 45-51).
12 11 Magnin (Ant.) : Localités nouvelles pour les Juras bàlois et soleurois,
vaudois et idanien [Archiv. de la flore jurassienne, 3e ann., n° 27,
PP- 51-53)-
1212 Maycr (C. Joseph) : Das Teufelsthal am Albulapass (D. b. AI., XXe
ann., nos 6, 7, 8, pp. 99-101).
1 213 Moore (Spencer) : Mr. T. Kâssner's british East African plants : Com-
posita;, Acanthaceae (/. of B., Vol. XL, n° 478, pp. 339-346; 7 esp.
nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Gutcnbergia, 1 Vernonia ,
1 Jilepkarispermum, 1 Crassocephalum, 1 T/iuubergia, 1 Barleria,
1 Jitsiicia.
1213 bis Murr (J.) : Weitere Beitrag-e zur Kenntnis der Eu-Hieracien
Tirols, Sudbayerns und der usterreichischen Alpenlander [suite
(Oe. Z., LIIe ann., n° 10, pp. 389-396 [à suivre]). — Voir n° 11 18 bis.
12 14 Penzig (0.) : Die Fortschritte der Flora des Krakatau (A. J. B.,
2e sér., Vol. III, 2e part., pp. 92-113, 7 ûg. dans le texte).
12 15 Piper (C. V.) : Notes on the biennial and perennial West American
species of Lappula (B. T. C, Vol. 29, n° 9, pp. 535-549; 9 esp.
nouv.).
1215 bis Reynier (Alph.) : Diverses récoltes en Provence et annotations
[suite] (B. A. G. b., uc ann., n° 155, pp. 289-292 [à suivre]). — Voir
n° 821.
1216 Sukatscheff |W.) : Zur Flora des Gouvernements Charkovv (B. J. P.,
t. II, fasc. 5, pp. 154-168, en russe).
Cil
1217 Tourlet (E. H.) : Description de deux rosiers appartenant à la flore
d'Indre-et-Loire (B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 196-203).
1218 Wheldon (J. A.) and Albert Wilson : West Lancashire plants (/. of
B., Vol. XL, n° 478, pp. 346-35°)-
Cryptogames vasculaires.
1219 Christ (H.) : Filices Faurieanae. IV (B. H B., 2e sér., t. II, n° 10,
pp. 825-832; 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Athyrium et 1 Aspidium.
1219 a Hayek (A. v.). — Voir n° 1209 bis.
1220 Slosson (Margaret) : The origin of Asplenium ebenoides {B. T. C,
Vol. 29, n° 8, pp. 487-485, 7 fig. dans le texte).
1220 a Solms-Laubach (H. zu) : — Voir n° 1187.
MUSCINÉES.
1221 Bergevin (Ern. de) : Promenade bryologique au Jardin public de
Coutances [Manche] {B. A. G. b., ii^ann., n° 155, pp. 279-288).
1222 Britton (Elizabeth G.) : The european species of Sematophyllmn
(/. of B., Vol. XL, n° 478, pp. 353-355)-
1223 Dismier (G.) : fungermannia exsecta Schm. et /. exsectœformis
Breidl. {B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 204-209).
1224 Evans (Alexander W.) : Hepaticse of Puerto Rico. I, The species of
Lcptolejeunea, including an account of their végétative reproduction
{B. T. C, Vol. 29, n° 8, pp. 496-5IO> 3 P1-)-
1225 Grout (A. J.) : Notes on Vermont Mosses (Rk., Vol. 4, n° 45, pp.
180-183).
1225 bis Kindberg (N. Conr.) : Grundziïge einer Morphologie der Laub-
moss-Gattung Thamtiium [fin] (Hdw., t. XLI, fasc. 5, pp. 225-268).
— Voir n° 1021.
1226 Nicholson (W. E.) : Ephemerum siellalum in Britain (/. of B., Vol.
XL, n° 478, pp. 337-338, 1 pi.).
1227 Péterfi (Mârton) : A Physcomiirella Hampei Limpr. {Physcomi-
irella paiens X Physcomitrium sphzericîtm) hazai elôfordulâsa [Ueber
das Vorkommen von Physcomitrella Hampei L. impr. in Ungarn
(M. b. L., Ie ann., n° 9, pp. 257-261, en hongrois et en allemand).
1228 Schiffner (V.) : Neue Materialien zur Kenntniss der Bryophyten der
atlantischen Insein {Hdw., t. XLI, fasc. 5, pp. 269-272 [à stiivre}\
1 esp. nouv. de Riccid).
1228 bis Stephani (Franz) : Species Hepaticarum [suite] (B. II. B., 2e sér.,
t. II, n° 10, pp. 857-888; 37 esp. nouv. de Plagiochila). — Voir
n° 1022 bis.
— cm —
1229 Winkelmann (J.) : Zur Moosflora Pommerns (D. b. M., XXe ann.,
nos 6, 7, 8, pp. 95-98).
Algues.
1229 bis Batters (E. A. L.) : A Catalogue of the british marine Alga; [suite]
(f. 0/ B., Vol. XL, n° 478, Suppl., pp. 57 -64 [à suivre]). — Voir
n° 1139 àis.
1230 Collins (F. S.) : An algologist's vacation in Eastern Maine (R/i., Vol.
4. n°45> pp. I74-I79)-
1231 Fritsch (F. E.) : Algological Notes. III. Preliminary report on the
phytoplankton of the Tharaes (A. of B., Vol. XVI, nu LXIII, pp.
576-584).
1232 Mereschkowsky (C.) : Sur un nouveau genre de Diatomée [Licmo-
sphenia {N. N., sér. XIII, pp. 177-183, 5 fig. dans le texte; 5 esp.
nouv.).
1233 Serbinow (J. L.) : Ueber eine neue, pyrenoidlose Race von Chlamy-
domonas stellata Dill (B. J. P., t. II, fasc. 5, pp. 143-153, 2 pi., en
russe avec résumé allemand).
Lichens.
1234 Du Colombier (Maurice) : Flore lichénologique des environs d'Or-
léans, 2e liste {B. S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 209-21 1).
Champignons.
1235 Burt (Edward A.) : Some Hymenomycetous Fungi from South Ame-
rica (B. T. C, Vol. 29, n°9, pp. 571-572).
1236 Dietel (P.) : Einige Uredineen aus Japan (Hdw., t. XLI, fasc. 5,
Suppl., pp. (177K178); 3 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Triphragmium (sur Asiilbe
chinensis), 1 Pucciniastrum (sur Castanea vulgaris), 1 Phakopsora
(sur Krauukia floribunda).
1237 Hennings (P.) : Eine neue norddeutsche Phalloidee [Antkurus borealis
Burt var. n. Klitcingii P. Henn.] Hdw., t. XLI, fasc. 5, Suppl., pp.
(i69)-(i74), 1 fig. dans le texte).
1238 Webster (H.) : A form of the bitter Boletus (Rk., Vol. 4, n° 45,
pp. 187-188).
1239 White (V. S.) : Some Mt. Désert Fungi (B. T. C, Vol. 29, n" 9,
PP- 55°-5635 6 esP- nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Hydnum, 1 Boletus, 1 CUto-
cybe, 1 Cortinarius, 1 Flammula.
Paléontologie.
1240 Benson (Margaret) : The fructification of Lyginodendron oldhamium
(A. of B., Vol. XVI, n° LXIII, pp. 575-576, 1 fig. dans le texte).
i24-i Weiss (F. E.) : The vascular branches of Stigmarian rootlets (A. of
B., Vol. XVI, n° LXIII, pp. 559-573, 1 pi-)-
Pathologie et tératologie végétales.
1242 Freeman (E. M.) : Experiments on the brown rust of Bromes [Pucci-
nia dispersa] {A. of B., Vol. XVI, n° LXIII, pp. 487-494).
1243 Penzig (0.) : Note di teratologia veg-etale (Mlp., Vol. XVI, fasc. II-IV,
pp. 164-178, 3 pi.).
Botanique économique.
1244 Chesnut (V. K.) : Plants used by the Indians of Mendocino county,
California (U. S. H., Vol. VII, n° 3, pp. 293-408, 13 fig\ dans le texte
et 12 pi.).
1245 Chevalier (Auguste) : Sur les Landolphiées donnant le caoutchouc
des herbes au Congo français (C. R., t. CXXXV, n° 13, pp. 512-515).
1246 Murr (J.) : Zur Kenntnis der Kulturgeholze Tirols. III (D. b. M.,
XXe ann., nos 6, 7, 8, pp. 101-104).
Technique.
1247 Lamarlière (L. Géneau de) : Quelques observations sur le molybdate
d'ammonium employé comme réactif des membranes cellulaires {B.
S. b. F., 4e sér., t. II, pp. 183-196).
Sujets divers.
1248 Hill (E. J.) : Notes on migratory plants (B. T. C, Vol. 29, n° 9,
PP- 564-57°)-
1249 Hope (C. W.) : The « Sadd » of the Upper Nile : its Botany compared
with that of similar obstructions in Bengal and American waters
{A. of B., Vol. XVI, n° LXIII, pp. 495-516).
1250 Jones (L. R.) : The Pringle and Frost herbaria at the University of
Vermont {Rh., Vol. 4, n° 45, pp. 171-174).
1251 Laubert (R.) : Unsere Fruhling-sboten. Phanologische Skizzen {D.
b. M., XXe ann., nos 6, 7, 8, pp. 90-95).
1252 Rolland (L.) : Conférence sur les Champignons qui tuent (Extr. des
Annal, de l' Associât, des Natural. de Lev a llois- Perret, 7e ann.,
12 pag., 2 fig. dans le texte et 1 pi.).
Pal là. — J . ftici sidi, iinp., 4J", AV. de Clialulon.
JOURNAL DE BOTANIQUE
16e année. — Décembre 1902.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE N° 12.
Biographie, Bibliographie, Histoire de la Botanique.
1252 ois Alfoldi (Flatt Karoly) : A herbariumok torténetéhez [Zur Ge-
schichte der Herbare] [suite] (M. b. L., Ie ann., n° 10, pp. 315-317 [à
suivre]). — Voir n° 1156 bis.
1253 Barnhart (JohnHendley) : Dates ofthe a Nova Gênera » of Humboldt,
Bompland and Kunth (B. T. C, Vol. 2g, n° 10, pp. 585-598).
1254 Notes on the Banksian Herbarium (/. of B., Vol. XL, n° 479, pp.
388-390).
1255 Thomas Comber (/. of B., Vol. XL, n° 479, pp. 386-388, 1 portr.).
Biologie, morphologie et physiologie générales.
1256 Bernard (Noël) : Conditions physiques de la tubérisation chez les
végétaux (C. R., t. CXXXV, n° 17, pp. 706-708).
1256 bis Copeland (Edwin Bingham) : The rise of the transpiration stream ;
an historical and critical discussion [fin] {B. G., Vol. XXXVI, n° 4,
pp. 260-283, 1 fig. dans le texte). — Voir n° 1162.
1257 Gidon (F.) : Sur l'époque de la feuillaison des arbres aux divers ni-
veaux d'altitude de la Grande-Canarie {B. A. G. b., 11e ann., n° 156,
PP- 3°8-3i 3).
1258 Hedgcock (George G.) : The relation of the water content of the soil
to certain plants, principally mesophytes (Boianical Survey of Ne-
braska, 1902, 79 pag.).
1259 Kurzwelly (Walther) : Ueber die Widerstandsfâhig-keit trockener
pflanzlicher Organismen gegen giftige Stoffe (/. w, B., t. XXXVIII,
fasc. 2, pp. 291-341).
1260 Mannagetta (G. Beck v.) : Ueber die Umgrenzung der Pflanzenforma-
tionen (Oe. Z., LIIe ann., n° 11, pp. 421-427).
1261 Matruchot (L.) et M. Molliard : Modifications produites par le gel
dans la structure des cellules végétales {R. g. B., t. XIV, n° 166, pp.
401-419 [à suivre], 3 pi.).
1262 Nathansohn (Alexander) : Ueber Kegulationserscheinungen in Stoff-
austausch (/. w. B., t. XXXVIII, fasc. 2, pp. 241-290).
1263 Schmid (B.) : Beitrâg-e zur Embryo-Entwickelung ciniger Dicotvlen
{B. Z., co° ann., Ie part., fasc. X-XI, pp. 207-230, 1 fig. dans le texte
et 3 pi.).
— CVI
1264 Schoute (J. C.) : Ueber Zellteilung-svorgang-e im Cambium (Verhan-
delingen der Koninklijke Akademie von Wetenschappen te Amsterdam,
2e sér., t. IX, n° 4, 60 pag\, 20 fig\ dans le texte).
1265 Vries (Hugo de) : Die Mutationstheorie (T. II, ielivr., pp. 1-240, 45fig.
dans le texte et 2 pi.).
Biologie, morphologie et physiologie spéciales.
Phanérogames.
1266 Bougault (J.) et G. Allard : Sur la présence de la volémite dans
quelques Primulacces (C. R., t. CXXXV, n° ig, pp. 796-797).
1267 Donard (E.) et H. Labbé : Sur une matière albuminoïde extraite du
grain de Maïs {C. R., t. CXXXV, n° 18, pp. 744-746).
1268 Dop (Paul) : Sur le développement de l'ovule des Asclépiadées (C R.,
t. CXXXV, n° 19, pp. 800-803).
1269 Dop (Paul) : Sur le pollen des Asclépiadées (C. R., t. CXXXV, n° 17,
pp. 710-712).
1270 Land (W. J. G.) : A morphological study on Thuja (B. G., Vol. XXXVI,
n°4, PP- 249-259, 3 pi.).
1271 Maquenne (L.) : Sur l'acide solide de l'huile ÏÏElasococca vernicia
[C. R., t. CXXXV, n° 17, pp. 696-698).
1272 Noack (Fritz) : Bliïtenbiologische Beobachtung-en aus Brasilien (B.
B. C, t. XIII, fasc. 1, pp. 112-114).
1273 Russel (W.) : Essai sur la localisation de la daphnine chez le Daphne
Laureola (R. g. B., t. XIV, n° 166, pp. 420-426).
1274 Spiess (Karl v.) : Ginkgo, Cephaloiaxus und die Taxaceen. Eine phy-
logenetische Studie (Oc. Z., LIIe ann., n° 11, pp. 432-436 [à suivre]).
1275 Williams (Frédéric N.) : Heredity in Hieracium [J. of B., Vol. XL.,
n° 479, PP» 3^5-386).
MUSCINÉES.
1276 Bergevin (Ernest de) : Interversion dans la croissance des organes
sexuels du Plagiothecium sylvaticum L. (R. br., 29e ann., n° 6, pp. 1 15-
119, 1 fig\ dans le texte).
Algues.
1277 Ernst (A.) : Siphoneen-Studien (B. B. C, t. XIII, fasc. 1, pp. 1 15-148,
5 PL)-
1278 Lùtkemùller (J.) : Die Zellmembran der Desmidiaceen (B. B., t. VIII,
fasc. 3, pp. 347-414, 3 P1-)-
Champignons.
1279 Baccarini (P.) : Appunti biologici intorno a due Hypomyces (N. G.,
nouv. sér., Vol. IX, fasc. 4, pp. 483-498).
— CVII —
1280 Blutkewitsch (Wl.) : Umwandlung der Eiweissstoffe durch die nie-
deren Pilze im Zusammenhange mil einigen Bedingungen ihrer
Entwickelung (/. to. B., t. XXXVIII, fasc. 2, pp. 147-24.0).
128 1 Falck (Richard) : Die Cultur der Oidien und ihre Riïekfûhrung in die
hohere Fruchtform bei den Basidiomyceten {B. B., t. VIII, fasc. 3,
PP- 307-346, 6 pi.).
12S2 Guilliermond (A.) : Observations sur la germination des spores du
Sacckaro)>iyces Ludwigii (C. R., t. CXXXY, n° 17, pp. 708-710).
1283 Pétri (L.) : La formazione délie spore nell' Hydnangium cameum
W'allr. {N. G., nouv. sér., Vol. IX, fasc. 4, pp. 499514, 1 pi.).
Systématique, Géographie botanique, Flores, Comptes rendus
d'herborisations et de voyages.
Phanérogames.
1284 Aznavour (G. V.) : Enumération d'espèces nouvelles pour la flore de
Constantinople, accompagnée de notes sur quelques plantes peu con-
nues ou insuffisamment décrites qui se rencontrent à l'état spontané
aux environs de cette ville (M. b. L., Ie ann., n° 10, pp. 291-304 [à
suivre]).
1285 Bailey (W. Whitman) : Some notable plant stations in Rhode Island
{Rh., Vol. 4, n° 46, pp. 198-199).
1285 bis Borbâs (V. de) : Hazânk mega Balkân Hesperis-ei [Species Hespe-
ridum Hungaria; atque Haemi] [suite] {M. b. L., Ie ann., n° 10, pp. 304-
313 [à suivre]). — Voir n° 1198 bis.
i;86 Briquet (John) : Note complémentaire sur les colonies végétales xéro-
thermiques du fond de la vallée de l'Arve (B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 11, p. 962).
1287 Fernald (M. L.) : Two Northeastern Veronicas {Rh., Vol. 4, n° 46,
pp. 191-195).
1288 Fredrikson (A. Th.) : Ett litet bidrag till kânnedomen orn vâstra Me-
delpads flora {B. N., 1902, fasc. 5, pp. 235-239).
1288 bis Freyn (J.) : Plantai Karoanae amuricae et zeaënsae [suite] {Oe. Z.,
LIIC ann., n° 11, pp. 442-450 [à suivre]). — Voir n° 1206 bis.
1288 ter Freyn (J.) : Planta; novae Orientales [fin] [B. H. B., 2e sér., t. II,
n° 11, pp. 897-917). — Voir n° 1207.
1289 Gâyer (Gyula) : Botanikai kirândulâs Vasmegyében [Botanischer Aus-
flug in das Eisenburger Comitat] {M. b. L., Ie ann., n° 10, pp. 313-314).
1290 Geheeb (Adalbert) : Zur Aufklarung einiger exotischer Laubmoose,
welche als « species nova; » in die Litteratur Eingang fanden, jedoch
auf bereits bekannte Arten zuriickzufuhren sind {B. B. C, t. XIII,
fasc. 1, pp. 105-111).
— CVIII —
1291 Girod : Observations sur quelques plantes du Jura méridional [A.fl.j.,
30 ann., n° 28-29, PP- 63-65).
1292 Graves (C. B.) : Valerianella in New Eng-land {Rh.^ Vol. 4, n° 46, pp.
195-196).
1293 Greenman (J. M.) : A new Western Camassia {B. G., Vol. XXXVI,
n° 4, pp. 307-308).
1293 bis HackeKE.) : Neue Grâser [suite'] (Oe. Z., LIIe ann., n° 11, pp.
450-454; 5 esp. nouv. de Poa). — Voir n° 1207 bis.
1293 ter Hayek (August von) : Beitràge zur Flora von Steiermark [suite]
{Oe. Z., LIIe ann., n° 11, pp. 437-442 [à suivre]). — Voir n° 1209 bis.
1294 Heldreich (Th. de) : Un nouveau Myosurus [M. HeldreicAii L,év\.]
{B. A. G. b., ii0 ann., n° 156, pp. 296).
1295 Léveillé (H.) : Onothéracées du Japon {B. A. G. b., 11e ann., n° 156,
pp. 314-316, 2 fîg-. dans le texte; 1 esp. nouv. d'Epiiobium).
1296 Léveillé (H.) : Renonculacées de Corée {B. A. G. b., 11e ann., n° 156,
pp. 297-301 ; 5 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 2 Tkalictruui, 1 Clematis, 1 Erai;-
i/iis et 1 Aquilegia.
1297 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Carex de Corée (B. A. G. b., 11e ann.,
n° 156, pp. 305-307 [à suivre]] 3 esp. nouv.).
1298 Léveillé (H.) et Eug. Vaniot : Typha Bodinieri Lévl. et Vnt. (B. A.
G. b., 11e ann., n° 156, p. 295).
1299 Meylan (Ch.) : Localités et plantes nouvelles pour les Juras neuchâ-
telois, dubisien et vaudois {A.fl.j., 3e ann., nos 28-29, PP- 60-62).
1300 Moore (Spencer) : New or noteworthy South African plants {J. of B.,
Vol XL, n° 479, pp. 380-385; 7 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Geigeria, 1 Cenia, 1 Cineraria,
2 Schizoglossum, 1 Brachystelma, 1 Chaztacanthus.
1301 Murr (J.) : Beitrag-e zur Flora von Tirol und Vorarlberg-. XIV (D.
b. M., XXe ann., n° 9-10, pp. 1 17-123).
1302 Nordstrom (Karl Bernh.) : Erigcron acris L. X canadensis L. in
Pommera {D. b. M., XX0 ann., n° 9-10, pp. 123-124).
1303 Ôrtenblad (Th.) : Om masurbjorkens[Z?^#/# verrucosa Ebrb.] utbred-
ning- i Skandinavien (B. N., 1902, fasc. 5, pp. 229-234).
1303 bis Pons (Enrico) : Primo contributo per una rivista critica délie
specie italianedel g-enere Atriplexh,. [/in] (N~. G., nouv. sér., Vol. IX,
fasc. 4, pp. 405-433. — Voir n° 521.
1304 Reineck (Eduard Martin) : Riograndenser Orchideen, Cacteen und
Baumbewohner (D. b. M., XXe ann., n° 9-10, pp. 124-128 [à suivre]).
1305 Rich (Wm. P.) : Preliminary list of New England plants. IX, Polygo-
naceae {Rh., Vol. 4, n° 46, pp. 203-206).
1306 Schinz (H.) : Beitriige zur Kenntnis der Afrikanischen Flora [Neue
Folge] (B. H. B., 20 sér., t. II, n'J n, pp. 935-940 [à suivre]).
E. Hackel. ('■ramina (1 PanicumeX 1 Elytrophorus nouv.); Hans Schinz,
Liliaceae (1 Ornithogalum, 1 Anthericus, 4 B:ilbine nouv.); F. Krânzlin,
Orchidaceae (2 Habenaria nouv.); Hans Schinz. H;rmodoraceae (1 Cya-
ne/la nouv.), Saxifragaceae (1 Vahlia nouv.), Rosaceae (1 Cri el uni nouv.),
Leguminosae (1 Albiccia, 3 /Eschynomene, 1 Tcpkrosia nouv.).
1307 Skottsberg (Cari) : Nâgra ord om Sydgeorgiens végétation (B. N.,
1902, fasc. 5, pp. 216-224, 1 pM- — Voir nos 1309 b, 1320 a, 1321 b,
1324 a.
1308 Thérèse (Prinzcssin von Rayern) : Auf einer Reise in Westindien und
Sûdamerika gesammelte Pflanzen [mit Diagnosen neuer Arten von
Neger, Mez, Cogniaux, Briquet, Zahlbruckner und O. Hoffmann]
(B. B. C, t. XIII, fasc. 1, pp. 1-90, 5 pi.; 9 esp. nouv.). — Voir
nos 1309 c, 1320 b, 1322 a, 1324 b, 1328 a.
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Tillandsia, 1 Aliconia, 1 Syni-
bolanthus, 2 Salvia, 2 Solanum, 1 Centropogon, 1 Seiiecio.
Cryptogames vasculatres.
1308 a Freyn (J.). — Voir n° 1288 ier.
1308 bis Hofer 1 Franz) : Die Gefâsskryptogamen des Thierberges [suile]
D. b. M., XXe ann., n° 9-10, pp. 114-1 15). — Voir n° 579.
1309 Meylan (Charles) : Documents cryptogamiques du Jura (B. II. B.,
2e sér., t. II, n° n, p. 959).
1309 a Meylan (Ch.). — Voir n° 1299.
1309 b Skottsberg (Cari). — Voir n,s 1307, 132;) a, 1321 b, 1324 a.
1309 c Thérèse (Prinzessin von Bayern). — Voir nos 1308, 1320 b, 1322 a,
1324 b, 1328 a.
1310 Underwood (Lucien M.) and William R. Maxon : Notes on a collec-
tion of Cuban Pteridophyta, with descriptions of four new species
[B. T. C, Vol. 29, n° 10, pp. 577-584, 1 fig. dans le texte).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Alsophila, 1 Polypodium, 1 As-
plenium et 1 Diplacium.
13 11 Vollmann (Franz) : Die Gefâsskryptogamenflora des Thierberges bei
Kufstein {D. b. M., XXe ann., n° 9-10, pp. 116).
Muscinées.
1312 Bryhn (N.) : Webera serrifolia nomen novum (R. br., 29e ann., n° 6,
pp. 127-128).
1313 Camus (Fernand) : Le Ceraiodon ckloropus Brid. sur le littoral océa-
nique français (B. br., 29e ann., n° 6, pp. 1 19-120).
— ex —
1314 Corbière (L.) : Le Riella de l'Hérault (R. br., 29e ann., n° 6, pp. 109-
114, 1 fîg. dans le texte).
1315 Dixon (H. N.) : New varieties of british Mosses (/. of B., Vol. XL,
n° 479» PP- 374-380).
1316 Matouschek (Franz) : Aeltere und neuere Moosfunde aus Niederos-
terreich (B. b. AI., XXe ann., n° 9-10, pp. 110-114).
1317 Meylan (Ch.) : Contributions à la flore bryologique du Jura (R. br.,
29e ann., n° 6, pp. 120-127).
1317 a Meylan (Ch.). — Voir nos 1299, 1309, 1309 a.
1318 Mùller (Karl) : Ueber die in Baden im Iahre 1901 gesammelten Leber-
moose {B. B. C, t. XIII, fasc. 1, pp. 91-104).
13 19 Paris (Général) : Musci japonici a R. P. Faurie anno 1900 lecti {B.
H. B., 2e sér., t. II, n° 11, pp. 918-933 [à suivre}; 15 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Dicranum, 1 Fissideus, 1 Leu-
codon, 1 Bocia, 1 Garovaglia, 1 Trachypics, 1 Meteorium, 1 Thamnium,
3 Thuidium, 1 Lesctirœa, 1 Rhaphidostegium, 1 Flagiotkecium, 1 Tri-
chostcleum.
1320 Péterfi (Mârton) : Hedwigia albicans (L.) Web. et Mohr var. pulvi-
natam. (M. b. L., Ie ann., n° 10, p. 317).
1320 bis Salmon (Ernest S.) : Bryological Notes [suite] (/. of B., Vol. XL,
n° 479, pp. 369-374, 1 pi.). — Voir n° 1022.
1320 a Skottsberg (Cari). — Voir nos 1307, 1309 b, 1321 b, 1324 a.
1320 b Thérèse (Prinzessin von Bayern). — Voir nos 1308, 1309 c, 1322 a,
1324 b, 1328 a.
Algues.
1320 ter Batters (E. A. L.) : A Catalogue ofthe british marine Aigae \iuitè\
(/. of B., Vol. XL, n° 479, Suppl., pp. 65-84 [à suivre]). — Voir
n° 1229 bis.
132 1 Bôrgesen (F.) : The marine A\gat of the Fa:roes (Extr. de « Botany
of the Faeroes », IIe part., pp. 339-532, 6ofig\ et 1 carte; 5 esp. nouv.).
Le nombre des espèces citées par l'auteur s'élève à 216, dont 5 nou-
velles, savoir : 2 Myrionema, 1 Phasoslroma, 1 Laminaria et 1 Hyella.
1321 a Ernst (A.). — Voir n° 1277.
L'auteur crée pour le Vaucheria tuberosa un genre nouveau Dichoto-
mosiphon.
132 1 b Skottsberg (Cari). — Voir nos 1307, 1309 b, 1320 a, 1324 a.
1322 Svedelius (Nils) : Hafsalger frân Dago {B. N., 1902, fasc. 5, pp. 225-
227).
1322 a Thérèse (Prinzessin von Bayern). — Voir nos 1308, 1309 c, 1320 b,
1324 b, 1328 a.
CXI
LlCHKNS.
1323 Goffart (Jules) : Sur quelques Gyrophora récoltés à Zermatt [Valais]
(B. H. B., j° sér., t. II, n° n, pp. 960-91)1, 1 pi.).
1324 Jatta (A.) : Licheni cinesi raccolti allô Shen-Shi negli anni 1894- 1898
dal rev. Padre Missionario G. Giraldi (N. G., nouv. sér., Vol. IX,
fasc. 4, pp. 460-481; 11 esp. nouv.).
Les espèces nouvelles comprennent : 1 Ramalina, 1 Parmelia, 1 Gyro-
phora, 2 Lccanora, 1 Caloplaca, 1 Rinodina, 3 Biatorina, 1 Synecko-
blastus.
1324 a Skottsberg iCarl). — Voir nos 1307, 1309 b, 1320 a, 1321 b.
1324 b Thérèse (Prinzessen von Bayera). — Voir nos 1308, 1309 c, 1320 b,
1322 a, 1328 a.
1324 bis Zanfrognini (Carlo) : Contribuzione alla flora lichenologica dell1
Emilia [fin] {N. G., nouv. sér., Vol. IX, fasc. 4, pp. 434-459.) — Voir
n° 1027.
Champignons.
1324 c Baccarini (P.) — Voir n° 1279.
L'auteur décrit 2 espèces nouvelles : Hypomyces Arecse et H. conviva.
1325 Fischer (Ed.) : Beitrâge zur Kenntnis der schweizerischen Rostpilze
[suite] (B. H. B., 2e sér., t. II, n° 11, pp. 950-959, 1 fig-. dans le texte ;
1 Uromyccs et 1 sEcidhtm nouv.).
1326 Magnus (P.) : Beitrag zur Kenntnis der Verbreitung der Puccinia
singularis Magn. (D. b. M., XXe ann., n° 9-10, pp. 109-110).
1327 Magnus (P.) : Ueber die richtige Benennung einiger Uredineen nebst
historischer Mittheilung iiber Heinrich von Martius Prodromus flora;
mosquensis (Oe. Z., LIIe ann., n° n, pp. 428-432 [à suivre]).
1328 Murrill (William Alphonso) : The Polyporacese of North America. I.
The genus Ganoderma (B. T. C, Vol. 29, n° 10, pp. 599-608; 5 esp.
nouv.).
1328 a Thérèse (Prinzessin von Bayera). — Voir nos 1308, 1309 c, 1320 b,
1322 a, 1324 b.
Espèce nouvelle : Uredo Theresias Neger, sur Crotalaria auagyroides
(1 fig-)-
Paléontologie.
1328 bis Berthoumieu (Abbé) : Flore carbonifère et permienne du centre
de la France [suite] (Rev. scie?itif. du Bourbonnais , 15e ann., n° 178,
pp. 170-172 [a suivre]). — Voir n° 1148.
Pathologie et tératologie végétales.
1329 Gertz (0. D.) : Tvenne fall af blomanomali (B. N., 1902, fasc. 5, pp.
193-213, 1 pi.).
— CXII —
Botanique économique.
1330 Dehérain (P. P.) et C. Dupont : Culture du blé au champ d'expériences
de Grig-non, en 1902 (C. R., t. CXXXV, n° 17, pp. 654-657).
1331 Guéguen (F.) : Sur un faux Ipécacuanha de la Guyane française
(Bullet. des Scie7tc. pharmacologiq., 1902, pp. 95-102, 1 ûg. dans le
texte et 2 pi.).
1332 Webster (H.) : A new Mushroom for the market (Rh., Vol. 4, n° 46,
p. 199).
Il s'agit de l'apparition, sur le marché de Boston, du Lepiota naucina
qui y est vendu en compagnie de YAgaricus campestris, des Coprinus
atramentarius et comatus, et du Ti-icholoma personaium.
Sujets divers.
1333 Snow (Laetitia M.) : Some Notes on the ecology of the Delaware
coast (B. G., Vol. XXXVI, n° 4, pp. 284-306, 10 fig\ clans le texte
et 1 carte).
-*<3SO-*-
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS D'AUTEURS
Bescherelle (Em.). — Note sur les Mousses nouvelles récoltées à
la Guadeloupe et à la Martinique par le R. P. Duss 6
Bonnet (Ed.). — L'herbier de Laraark, son histoire, ses vicissitudes,
son état actuel 129
Bonnet (Ed.). — Plantes antiques des nécropoles d'Antinoé. . . . . 314
Coincy (A. de). — Enumération des Echium de la Flore Atlan-
tique 213, 226, 257
Coincy (A. de). — Révision des espèces critiques du genre Echium
(3e série) 66, 107
Col. — Sur les relations des faisceaux médullaires et des faisceaux
dits surnuméraires avec les faisceaux normaux 234
COPINEAU (C). — A propos du Metim adonidifolium 255
Gomont (Maurice). — Note sur une espèce nouvelle de Fischcrella
(PI. I) 291
Guéguen (F.). — Anatomie comparée du tissu conducteur du style
et du stigmate des Phanérogames. ... 15, 48, 138, 167, 280, 300
Guignard (L.). — La double fécondation chez les Crucifères. . . . 361
Guignard (L.). — La double fécondation chez les Solanées 145
Guignard (L.). — Les Danicllia et leur appareil sécréteur 69
Hariot (P.). — Voyez Patouillard.
Lamarlière (L. Géneau de) et J. Maheu. — Sur les Muscinées des
cavernes de l'Yonne 266
Le Renard. — Du chémauxisme des sels de cuivre solubles sur le
Pénicillium glaucum 97
Maheu (J.). — Recherches anatomiques sur les Ménispermacées. . . 369
Maheu (J.). Voyez de Lamarlière.
Mennechet (L. A.). — Sur le fruit du Jacquinia ruscifolia Jacq. et
sur les poils épidermiques des Myrsinéacées 349
Méreschkowsky (C). — Note sur quelques Diatomées de la Mer
Noire (PI. II) 319, 358, 416
Patouillard (N.) et P. Hariot. — Le Bovista ammophila Lév. . . 11
RouY (G.). — A propos du Ligusticum adonidifolium Rouy et
Camus 286
cxiv Table alphabétique des noms d'auteurs.
Sauvageau (Camille). — Remarques sur les Sphacélariacées
[suite) 325i 379
Van Tieghem (Ph.). — Constitution nouvelle de la famille des Och-
nacées I°I
Van Tieghem (Ph.)- — Germination et structure de la plantule chez
les Coulacées 221
Van Tieghem (Ph.). — Périblépharide, genre nouveau de Luxem-
bourgiacées 2°9
Van Tieghem (Ph.). — Sétouratée, Campylosperme et Bisétaire,
trois genres nouveaux d'Ochnacées 33
Van Tieghem (Ph.). — Subdivision du genre Ochne et constitution
actuelle de la tribu des Ochnées IJ3
Van Tieghem (Ph.). — Sur le genre Beccarine, de la famille des
Dendrophthoracées l
TABLE ALPHABETIQUE DES MATIÈRES
Anatomie comparée du tissu conducteur du style et du stigmate des
Phanérogames, par M. F. GuÉGUEN 15
Appareil sécréteur des Daniellia 69
Appareil sécréteur des Ménispermacées 378
Beccarine (Sur le genre), de la famille des Dendrophthoracées, par
M. Ph. Van Tieghem 1
Bovista ammophila Lév. (Le), par MM. N. PATOUILLARD et P. Ha-
RIOT II
Chémauxisme des sels de cuivre solubles sur le Pénicillium glaucum
(Du), par M. Le Renard 97
Coulacées (Germination et structure de la plantule chez les) 221
Crucifères (Double fécondation chez les) 361
Cuivre (Chémauxisme des sels de) sur le Pénicillium glaucum. ... 97
Daniellia et leur appareil sécréteur (Les), par M. L. Guignard . . 69
Diatomées de la Mer Noire (Note sur quelques), par M. C. Méresch-
KOWSKY 319
Double fécondation chez les Crucifères (La), par M. L. Guignard . 361
Double fécondation chez les Solanées (La), par M. L. Guignard . . 145
Ecliium de la Flore Atlantique (Enumération des), par M. A. DE
Coincy 213
Echium (Espèces critiques du genre) 66
Faisceaux médullaires et des faisceaux dits surnuméraires avec les
faisceaux normaux (Sur les relations des), par M. COL. 234
Fischerella (Note sur une espèce nouvelle de), par M. M. Gomont . 291
Flore Atlantique {Echium de la) 213
Fruit du Jacquinia ruscifolia (Sur le) et sur les poils épidermiques des
Myrsinéacées, par M. L. A. Mennechet 349
Germination et structure de la plantule chez les Coulacées, par M. Ph.
Van Tieghem 221
Guadeloupe (Mousses récoltées à la) 6
Herbier de Lamark, son histoire, ses vicissitudes, son état actuel (L'),
par M. Ed, Bonnet 129
Jacqtiiuia ruscifolia (Fruit du) 349
Ligusticum adonidifolùim Rouy et Camus (A propos du), par M. G.
Rouy 286
Luxembourgiacées (Périblépharide, genre nouveau de) 289
Martinique (Mousses récoltées à la) 6
Ménispermacées (Recherches anatomiques sur les), par M. j. Maheu. 369
cxvi Table alphabétique des matières.
Mer Noire (Diatomées de la) 319
Meum adonidifoliunt (A propos du), par M. C. CopineAU 255
Mousses nouvelles récoltées à la Guadeloupe et à la Martinique par
le R. P. Duss (Note sur les), par M. Em. Bescherelle 6
Muscinées des cavernes de l'Yonne (Sur les), par MM. L. GÉNEAU DE
Lamarliere et J. Maheu 266
Myrsinéacées (Poils épidermiques des) 34g
Nécropoles d'Antinoé (Plantes des) 314
Ochnacées (Constitution nouvelle de la famille des), par M. Ph. Van
Tieghem 181
Ochnacées (Genres nouveaux d1) : Sétouratée, Campylosperme et
Bisétaire 33
Ochne (Subdivision du genre) et constitution actuelle de la tribu des
Ochnées, par M. Ph. Van Tieghem 113
Pénicillium glaucztm (Chémauxisme des sels de cuivre solubles sur le). 97
Périblépharide, genre nouveau de Luxembourgiacées, par M. Ph.
Van Tieghem 289
Plantes antiques des nécropoles d'Antinoé, par M. Ed. Bonnet. . . 314
Poils des Myrsinéacées 355
Revision des espèces critiques du genre Echium (3e série), par M. A.
de Coincy 66
Sétouratée , Campylosperme et Bisétaire , trois genres nouveaux
d'Ochnacées, par M. Ph. Van Tieghem 33
Solanées (Double fécondation chez les) 145
Sphacélariacées (Remarques sur les), par M. Camille Sauvageau. . 325,377
Tissu conducteur du style et du stigmate 15
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS DES AUTEURS
CITÉS DANS LE BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
Aderhold (R.), lvii.
Aigret, xci.
Albert (A.), Lii.
Albo (G.), LXX1I, LXXIX.
Alfôldi (F. K.), xxix.
Allard (G.), cvi.
Alverny (A. d1), xly.
Ames (O.), xn.
Ammidown (L. E.), Lxx.
Anderson (A.), xxvn.
Andersson (G.), XLV.
André (G.), I, xli, Lxur.
Andrews (A. LeR.), xxxv, XLV.
Andrews (F. M ), XCVII.
Andrews (L.), lxvj.
Appel (O.), lx.
Arber (E. A. N.), xi.
Arcangeli (G.), il, lxxx.
Areschuug (F. W. G.), L.
Armitage (E.), LXVIII.
Arnaud, xxxvn.
Arnell (W.), xxxv.
Artari (A.), Ll, lxv.
Arthur (J. C.), xxiii, xxvr, LVir,
LXXXVI.
Arzichowsky (W.), XLVIII.
Ascherson (P.), xxiv, lu.
Ashe (W. W.), xlv.
Aso (K.), lxxi.
Audin (M.), lu, lx.
Aznavour (G. V.), lxxxi, cvn.
Baccarini (P.), iv, XLU, CVI.
Bacon (A. E.), xxxi, lxx, xcix.
Bailey (W. W.), cvn.
Bain (S. M.), lxxi.
Baker (E.), xxv.
Baker (E. G.), xiv, xxxiv, LXXXill.
Bail (C. R.), lxxxvii.
Balle (E.), xn, lxvi.
Banker (H. J.), xcv.
Barbier (M.), xxvi.
Bargagli-Petrucci (G.), v, lxvi.
Barillé (A.), lxiv.
Barker (B. T. P.), xn.
Baroni (E.), vi.
Barré (J.), v.
Barnhart (J. H.), xvn, xxr, cv.
Barsali (E.), lxviii.
Bataille (F.), xxvn, LVII.
Batters (E. A. L.), xxxv.
Bauer (E.), XXVI.
Beauverd (G.), xu, lxvi, lxxxl
Beauverie (J.), xxxi, lx.
Beauvisage (G.), lu.
Beccari (O.), vin.
Becker (W.), lxxv, lxxxi, c.
Béer (R.), lviii.
Béguinot (A.), i, v, xxiv.
Beille (L.), xlix, L.
Beissner (L.), xxiv, lxxxi.
Bennert (R. J.), xxil.
Bennett (A.), xxxin, xlv.
Benson (M.), cm.
Bcnz (R. v.), Lxxv.
Berger (A.), c.
Bérgevin (E. de), en, cvi.
Bernard (N.), xxi, xxix, xli, cv
Berry (E. W.), lxxxvi, xci.
Berthoumieu, XCVI.
Bertrand, vu.
Bertrand (C. E.), ni, LXV.
Bertrand (G. ), iv, xn.
Bessey (C. E.), xxix.
Beyer (H.), xc
Biffen (R. H.), xli.
cxviii Table des noms d'auteurs
Binz (A.), xci.
Bissel (C. H.), xn, lxiv, lxvi.
Blanc (L.), XVIII.
Blanchard (W. H.), xxxvn, lxxv.
Blomberg (C), xn, lxvi.
Blutkewitsch (Wl.), CVii.
Borgesen (F.), ex.
Bois(D.), x, xvin, xxvni, xxxvn.
Boissieu (H. de), xxxn, LU, lxvi,
xci.
Bolzon (P.), XLV.
Bonnet (F.), lxxxi.
Boodle (L. A.), xi, xlii.
Borbâs (V. de), xxiv, xxxn, xlv,
LU, LVI, LXXV, LXXXI.
Bornmiiller (J.), xxxn, LU.
Borzi (A.), lxxii.
Boudier (E.), lviii, lxxxv.
Bougault (J.), cvi.
Boulay (N.), XLVU.
Bourquelot (Ë.), xli.
Bouygues, xxix, xlix.
Brainerd (E.), lxxv.
Brand (F.), xxxi, lxxiv.
Brebner(G.), XI, xcix.
Brenner (W.), x, L, lxi.
Briquet (J.), n, xlix, xcvii, cvn.
Britten (}.), xvil, lxxix.
Britton (E. G.),xciv, en.
Brunies (S.), xlv.
Bryhn (N.), CIX.
Brzezinski (F. P.), LX.
Bubak (F.), xxvn, xxxvi, lx.
Buchenau (F.), xcn.
Bucholtz (F.), xvi.
Buchwald (J.), xxu, LXli.
Bureau (E.), xxvm.
Burt (E. A.), cm.
Buscalioni (L.), XLI, LXI.
Busse (W.), lu, lui, liv.
Campbell (D. H.), xcix.
Camus (E. G.), lx, lxxxi.
Camus (F.), xxxv, lvii, lxviii,
LXXXIV, CIX.
Cardot (J.), lvii.
Carrier (J. G.), v, xn.
{Bulletin bibliographique) .
Carruthers, xlix.
Casali (C), vu.
Cavara (F.), xliv, lxxix.
Cecconi (G.), LX.
Celakowsky (L. J.), xxx, xlix.
Chabert (A), xvm, xxiv, xxxn.
Chamberlain (E. B.), lxxxiv.
Champenois (G.), II.
Chandler (H. D.), C.
Chapin(P.), XCVH.
Charabot (E.), lxiii.
Charpentier (P. G.), xliv.
Château (E.), xlii, lx.
Chauveaud (G.), xi, xxx, xliii, li,
LXXII, LXXX.
Chenevard (P.), xci.
Chesnut (V. K.), civ.
Chevalier (A.), xvm, xxvm, xci,
xevi, civ.
Chifflot, xvn, lxxx.
Chiovenda (E.), ix, xcvii.
Chodat (R.), xxm, xxxn, xlv.
Christ (H.), VI, XXXIV, LXVI, lxviii.
XCIV, CIL
Church (A. H.), xxi.
Churchill (J. R.), xxxn.
Claire (Ch), v.
Clark (A.), xlv.
Clark (A. G.), xxxn.
Clark (J. F.), xxm.
Clarke (C. B.), xxi.
Cléments (F. E.), xcvi.
Clinton (G. P.), xxm.
Cockerell (D. A), lxvi.
Cogniaux (A.), xlv.
Coincy (A. de), v, lxxxii.
Coker (W.C.), xxx.
Collins (F. J.), lxxxiv.
Collins (F. S.), xvi, lxxviii, cm.
Collins (J. F.), c.
Comère (J.), lxxv.
Cook (M. T.), L, lxxx.
Copeland (E. B,), n, L, lxxi, xevi,
XCVII.
Corbière (L.), cix.
Cornaille (F.), m, lxv.
Correns (C), xxx, xlii, xlix.
Table des noms d'auteurs
Costantin (J.), iv, Lxi.
Coste (H.), c.
Cotton (J. S.), C.
Coutinho (A. X. P.), xxxn.
Cowles (H. C), xxix.
Cundall (F.), xcn.
Cundall (R. E.), xcn.
Curtis (C. C), lxxxix.
Czapek (F.), xlii, xliv.
Daguillon (A.), lxxix.
Damm (O.), I.
Dammer (U.), xctii.
Dangeard (P. A.), LXV.
Daniel (L.), v, xc, xcvn.
Darboux (G.), xvn.
Dassonville (C), xxm.
Daveau (}.), xcn.
Davenport (G. E.), vu, xv, xxxiv,
LXXXIV.
Davis (C. A.), XII.
Day (M. A.), i, xvm.
Deane (W.), m.
Degen (A. von), lui.
Dehérain (P. P.), n, x, L, lxxxvii,
XC, CXI.
Delacroix (G.), vm, lx, lxxxvi.
Delpino (F.), i.
Demoussy (E.), n, x, lxxxvii, xc.
Denke (P.), lxxiv.
Devaux (H.), xlix, lxiii.
Dietel (P.), xliv, lviii, lxxv, cm.
Dismier (G.), lxviii, lxxvii, en.
Dixon (H. N.), xxvi, cix.
Donard (E.), cvi.
Donceel (P.), lxxiii.
Donnell Smith (J.), lui.
Dop (P.), cvi.
Doroféjew (N.), lxxxix.
Douin, xxxv, xlvii.
Driggs (A. W.), xxxn.
Druce (G. C), xxxn; lui, lxvi, c.
Dubat (G.), n.
Ducamp (L.), xLir.
Du Colombier (M.), cm.
Dufour (L.), vu.
Dumée (P.), iv, xxm, xxvn.
{Bulletin bibliographique). exix
Duncan (J. B.), XXVI.
Dunn (S. T.), C.
Dupont (C), CXI.
Durand (E. J.), xxvn, XCV.
Durand (lh.), xxxiv, XCII.
Dusén (P.), xcn.
Eastwood (A.), xxiv, xxxn, xcn, c.
Fckardt (W.), xlvi.
Eggleston (W. W.), lxiv, lxxvi.
Elenkin (A.), iv, lu, lxxiv.
Endriss (W.), LXXII.
Engler (A ), IV, lui, liv, xcii.
Eriksson (J.), xvm, xxvn, xliv.
Ernst (A.), LXXII, CVI.
Eustace (H. J.), xxvn.
Fvans (A. W.), en.
Fabricius (M.), xc.
Fairchild (D. G.), lxiii, lxxii, xcvni.
Falck (R.), XII, CVll.
Fariner (J. B.), lxxiv.
FaullQ. B.), xi.
Fedtschenko (B.), xn.
Pedtschenko (O.), XII.
Feinberg (L.), XII.
Feret (A.), vin, xxvm.
Ferguson (M. C), XCI.
Fernald (M. L.), vu, vin, xm, xxxm,
XLVI, LXXVI, LXXXII, C, CVII.
Fernbach (A.), lxxv.
Ferraris (T.), xcv.
Finet (E. A.), XIII.
Fink (B.), lxxviii.
Fiori (A.), lxiii.
Fischer (E.), cxi.
Fischer (H.), lxxi.
Fitting (H.), lxxxix.
Pleischer (B.), xcn.
Fletcher (E. F.), xxxm.
Fleurent (E.), II.
Miche (P.), xxxvi, xliii.
Fockeu (H.), xxxvn.
Ford (S. O.), xliii.
Forti (A.), vin, xxxv, lxix.
Franciscis (F. de), vin, XLI.
Freeman (E. M.), civ.
cxx
Table des noms d'auteurs {Bulletin bibliographique).
Freidenfelt (T.), lxxi.
Freyn (J.), XIII, c.
Friedel (J.), lxxxix.
Fritsch (F. E.), x, xlii, lxxiv, xcix,
cnr.
Frye (T. C), "•
Gadeceau (E.), lxvi, lxxxii.
Gager (C. S.), XLll.
Gagnepain (F.), xni, XLir, xlvi,
LXI, LXVII.
Gain (E.), n.
Gallardo (A.), lxxi.
Gandoger (M.), xm.
Gard, L.
Gatin (C. L.), xxn.
Gaucher (L.),xliii.
Gâyer (G.), CVH.
Geheeb (A.), cvn.
Geisenheyner (L.), xliii, XLiv.
Gemoll (K.), xc.
Gerassimow (J. J.), lxxix.
Gerber (C), xvm.
Gérôme, lxx.
Gertz (O. D.), CXI.
Giard (A.), ix, xvm.
Gidon (F.), cv.
Gies(W.J.)i xc.
Gilg (E.), liv.
Gillot (V.), xxviii.
Gillot (X.), xxviii, XLI, L.
Girod, cvn.
Gluck (H.), liv, xci.
Godfrin (J.), lu.
Goebel (K.), ix, xxi, lu, lxxii.
Goffart (J.), lxxii, ex.
Goiran (A.), v, lxvii.
Golenkin (M.), XXIII.
Goodding (L. N.), xxiv.
Graves (C. B.), xxxm, cvm.
Gravis (A.), lxxiii.
Greenman ( J. M.), Liv, cvin.
Grevillius (A. Y.), lxxxvii.
Griffiths (D.), lxix.
Griffon (E.), lxxix.
Grintzesco (J.), xxxi, xliv.
Grout (A. J.), en.
Grùss (J.), L, lxv.
Guéguen (F.), iv, lu, cxi.
Guérin (P.), xliii.
Guignard (L.), Ll, xcvni.
Guilliermond (A.), IV, CVli.
Guillon (J. M.), lxxxvi.
Guinier (E.), xlvi.
Gwynne-Vaughan (D. T.), XI, xliv.
Haberlandt (G.), xxi, xlix.
Hackel (E.), v, xm, xxiv, xxxm,
XLVI, LIV.
Hâmmerle (J.), xxn.
Haglund (E.), il, Liv.
Halâcsy (E. de), lv, ci.
Hall (H. M.), lxxxii.
Hall (J. G.), xliii.
Haller (A.), II.
Hallier (E.), LV.
Halsted (B. D.), x.
Hamilton (W. P.), VII.
Handel-Mazzetti (H. v.), XIII, ci.
Hannig- (E.), H.
Hansgirg (A.), LXIV, lxxi.
Hariot (P.), xlviii, lxxxiv.
Harmand, lxxix.
Harper (R. A.), xxm, LXVlil, xcn.
Harroy (M.), i.
Harvey-Gibson (R.. J.), xcix.
Hassenkamp (A.), Ll.
Haupt (H.), ix.
Hayek (A. v.), v, x.
Heald (F. D.), lxxxix.
Hébert (A.), lxiii.
Heckel (E.), n, m, xxn, xxx, xliii.
Hedgcock (G. G.), cv.
Hedlund (T.), xxn.
Heinricher (E.), xxx, lx.
Hegelmaier (F.), n.
Hegi (G.), v, xm, xxiv.
Heldreich(T. de), cvin.
Hennings (P.), xvi, xxxvi, xlviii,
LVIII, LXXVIII, LXXXV, XCV, C1II.
Henriques (J.), lxxxix, xcii.
Henry (E.), lxxxvi.
Héribaud Joseph, lxvii.
Hérissey (H.), xliii.
Table des noms d'auteurs {Bulletin bibliographique).
(XXI
Hervey (E. W.), lxvii.
Herzog- (J.), XXI.
Herzog- (Th.), xlvii, LVII.
Métier (F.), xxili, XXVIII, LXI.
Heydrich [F.), lxxiv, lxxxiv.
Hieronymus (G.), LXXXIV.
Hildebrancl (F.), III.
Ilill (A. W.), x.
Ilill (F. J.), civ.
Hill (T. G.), xliv, lxxiii, lxxiv.
Hillman (F. H.)» lxxx, xcvm.
Hock (F.), xiii, XVIII, lxi, lxvii.
Hofer (F".), xlvii.
Hoffmann (R.), XCVIII.
] foltermann (C), xli.
Holuby (J.), xxiv.
Holway (E. W. D.), XVII, xix.
Holzner, XXII.
Hope (C. W.), civ.
Horowitz (A.), xxii.
Horrell (E. C), xxvi.
Houard (C), xvn.
Howard (A.), XVII.
Howe (M. A.), lxviii.
Hua (H.), xxx, xlvi, lxvii, lxxx,
LXXXVII.
Huber (J.), xlvi.
Hue, xvi.
Hûhner (P.), in.
Hunter (J.), lvii.
Hunger (F. W. T.), xcix.
Ingham (W.), XV.
Ippolito (G. d'), lxiv.
Iwanow (L.), XC.
Jaap (O.), xlvi.
Jaccard (P.), LXU.
Jaczewski (A. île), vin.
Jadin (F.), lxxvi.
Jatta (A.), ex.
Jàderholm (E.), xlviil
Javillier (M.), lxiii.
Jeffrey (E. C), x, xcvm.
Jeffrey (). F.), xiii.
Jencic (A.), XLIII.
Jodin (V.), lxxxix.
Joesting (F.), lxxiii.
Joffrin (H.), vin.
Jones (D. A.), XXVI.
Jones (L. R.), civ.
Jost (L.), xxix, lxxix.
Jourdain (G.), xxvn.
Juel (O.), vu, lxxv.
Jumelle (1 1.), xxxm.
Jurie (A.), m.
Kaalans (15.), xv.
Karsten (G.), XXII, XLI.
Kausch (C), LX.
Keissler (C. v.), XVI.
Kennedy (G. G.), XXIII.
Kienitz-Gerloff (F.), xi.ix.
Kindberg (N. C), lxxxiv.
Kirkwood (J. E.), x< .
Kjellman (F. R.), m.
Knuth (R.), lv.
Knight (O. W.), v.
Kny (L.), IX.
Kobus (J. D.), xxix.
Koehne (E.), xxiv.
Kohi (F. G.), XLII, LXX, LXXXIX.
Koorders (S. H.), xxxi, xcvm.
Kosaroff (P.), lxxxix.
Kosinski (L), xn.
Kostytschcw (S.), lxxx.
Kraemer (H.), xix.
Kropatschew (L.), v.
Krûg-er (F.), xli.
Krylow (P. N.), LV.
Kuckuck (P.), xc.
K iister (E.), XVIII.
Kurzwelly (W.), CV.
Labbé (H.), cvi.
Lachenaud (G.), XV.
La Floresta (P.), lxxiii.
Lagerheim (G.), lxi.
Lamarlière (de), lxviii, LXXXVII,
civ.
I .ambert, m.
Lamson-Sciibni:r (F.), xcii.
Land (W. J. G.), cvi.
Landmark (A.), lv.
CXXII
Table des noms d'auteurs {Bulletin bibliographique).
Lang (W. H.), xliv.
Langeron (M.), lxxx.
Laubert (R.), lxiv, civ.
Laurent (E.), m, xcvi.
Leavitt(R. G.), xxxi, lxxiii, xcvm.
Leclerc du Sablon, xliii.
Lecomte (H.), lxxxvii.
Lee (L. A.), lxxxii.
Lefèvre (G.), LI.
Legré (L.), xli, lxxxii.
Leisering (B.), LI, lxiii.
Lepeschkin (W.), ix.
Lesage (P.), xcix.
Léveillé (H.), v, xm, xxiv, xxv,
LV, CVIII.
Levier (E.), lxxxvi.
Ley (A.), xxv.
Liénard (E.), xcvm.
Lignier (O.), lxxi, lxxiii, lxxxvii.
Lindemuth (H.), ix.
Linton (E. F.), xiv, lxxi.
Lister (A.), lxix.
Lister (G.), lxix.
Loesener (Th.), xxv.
Loeske (L.), xv.
Loew (O.), lxxi.
Lonay (H.), lxxiii.
Long (W. H.), xxxvi.
Ludi (R.), xxxi.
Lûtkemiïller (J.), CVI.
Lulham (R. B.), xliv.
Lutz (L.), xm, XIX, xxvn, LXV.
Macchiati (L.), i, xix, xli.
MacMillan (C), lxxiv, xcvn.
Macvicar (S. M.), xv, xlviii.
Magnin (A.), lv, xciï, ci.
Magnus (P.), xxvn, xxxv, XLI,
XLIV, LXXXI, LXXXV, CXI.
Magocsy-Dietz (A.), xxn.
Maheu (J.), lxviii.
Maiden (J. II.), lxxvi.
Maige (A.), xxn.
Maire (R.), IV, xvn, xxm, xxvn.
Malinvaud (E.), lxvii.
Mannagetta (G. Beck v.), cv.
Maquenne (L.), lxiii, lxxi, cvi.
Marcailhou d'Aymeric, xlvi.
Marchai (E. M.), m.
Marchai (Em.), lxxv.
Mariz (J. de), xxxm, xciï.
Marshall (E. S.), lxvii, lxxvi.
Martinez del Campo (J.), xix.
Massalongo (C), lxviii.
Massée (G.), lviii.
Matouschek (E.), m, xxx, cix.
Matruchot (L.), iv, xxm, lxv, cv.
Mattej (G.), ni.
Maxon (W. R.), cix.
Maxwlel, lv.
Mayer (C. J.), ci.
Mazé (P.), xn, xxi, lxxv.
Mazza (A.), lxix.
McCullum (W. B.), xc.
Meierhofer (H.), x.
Ménier (C), xxvm.
Mereschkowsky (C), xvi, cm.
Merrill (E. D.), xxxm, lxxvi,
lxxxii, xciï.
Metcalf (R. E.), xlvii.
Meyer (A.), lxxxi.
Meylan (C), xxvi, cvin, cix, ex.
Meyran (O.), lv.
Micheels (H.), lxxiii.
Micheletti (L.), m, v.
Miehe (H.), lxxii.
Miyaké (K.), XII, lxiii.
Mônkemeyer (W.), xxxi, xxxv,
XLVIII.
Molisch (H.), x, xlii.
Moll (J. M.), xxvm.
Moller (A. F.), xcvi.
Molliard (M.), VIII, lviii, lxv, cv.
Monguillon (E.), Vil, XVI.
Monnier (U.), xxvm.
Montaldini (D. C), v.
Moore (G. T.), iv.
Moore (sS. Le M.), xiv, lxxvi, ci,
cvm.
Mottareale (G.), vin.
Mouillefarine (E.), lxvii, lxxx.
Muller (K.), lvii, lxxvii, ex.
Mûntz (A.), xxx.
Murbeck (Sv.), VI, xliii, LI.
Table des noms d'auteurs
Murdoch (J.), VI.
Murr (J.), xix, xxvni, xlvi, i.xxvi,
lxxxii, xen, civ, cvin.
Murray (G.), i.
Murrill (W. A.), CXI.
Muth (F.), i, xxm.
Nathanson (A.), ix, CV.
Neg-er (F. W.), iv, xxm, LV.
Nelson (A.), lxxxii, xciii.
Nemec (B.), lxxix.
Neubert (R.), xcvm.
Neuman (L. M.), xxv, xcm.
Newcombe (F. C. ) , xlii, lxxi, xcvn.
Nicholson (W. E.), Vil, lxix, en.
Nicotra (L.), i, VI.
Nieuwenhuis-Uexkiill (M.), XCVHI.
Nikitinsky (J.), LXIV.
Noack (P.), CVI.
Noelli (A.), xcv.
Noll (F.), lxxxix.
Nordhausen (M.), ix.
Nordstrom (K. B.), CVIII.
Norman (J. M.), vi.
Norton (A. H.), lxxxii.
Nye (H. A.), lxxiv.
Oborny (A.), lxxvi.
Odin (G.), xci.
Ôrtenblad (Th.), cvm.
Olivier (H.), xxvi.
Olsson (P.), xxv.
Ortlepp (K.), xcvm.
Oudemans (C. A. J. A.), LVIII.
Overton (J. B.), lxiv.
Palibin (E.), i.
Palladine (V.), iv.
Pampaloni (L.), IV.
Pantanelli (E.), lxiii, lxiv.
Pantu (Z. C), xiv, xix.
Paris, XV, lxix, xciv, ex.
Pasquale (F.), i.
Pisserini (N.), xxu, xlii.
Patouillard (N.), xxvn, xlviii, LVIII.
Paulin (A.), xiv.
Pax (J.), xxxiii.
{/bulletin bibliographique). cxxm
Péchoutre (F.), i.xxm.
Peck(C. H.), xxxvi.
Peirce (J.), xc.
Penzig (().), ux, ci, civ.
Perkins (J.), xiv, XCIII.
Perrot (E.), m, xxu, xxvin, li,
LXH, LXXXVI.
Péterfi (M.), XXXV, Cil, ex.
Petit, xlix.
Petit (L.), i.
Petitmengin (M.), xxv.
Pétri (L.), cvn.
Pfaff (P.), xxxvit.
Philibert (H.), XI.
Piccioli (L.), m.
Picquenard (C. A.), lxxxiv.
Pierce (N. B.), Lx.
Pieters (A. J.), XLVI.
Pilger (R.), lui, lvi.
Pinoy, lxxxi.
Piper (C. V.), lvi, ci.
Pirotta (R.), îx, xlii, xcvii.
Pitard, L, Li, LU.
Podpera (J.), lxix, lxxviii, xciii,
xciv.
Poisson (J.), xiv, xxxiii, lxxix,
LXXXVII.
Polacci (G.), LXXll.
Pons (E.), xliii.
Ponzo (A.), xxv.
Potts (G.), xcix.
Prain (D.), xxv.
Preda (A.), xxvm.
Preston (C. E.), xxx.
Prillieux (E.), lxxxi.
Prince (F. C.), xxxiii.
Procopianu-Procopovici (A.), xiv.
Prowazek (S.), lxv.
Prunet (A), lxi, lxxxvi.
Pug-sley (H. W.), XLVll.
Pulst (C.j, xxxi.
f.'n^lle (F.), xcix.
Quintaret (G.), xxx.
Radian (S. S.), xv.
Raitschenko (A. A.), lxxxv.
CXXIV
Table des noms d'auteurs
Rakete (R.), lix.
Ramaley (F.), xc.:
Rand (E. L.), xlvii.
v
Ranojevic (N.), Lix.
Ravaud, xciv.
Reeb, Lxxir.
Reed (H. S.), xcm.
Rehm (H.), xli.
Reinbold (Th.), xvi.
Reineck (E. M.), CVin.
Renauld (F.), lvii.
Renault (B.), xxxvi, lx, lxxxvi.
Rendle (A. B.), lvi, xcm.
Revedin (P.), lxxx.
Rey-Pailhade (C. de), lxxxiii.
Reynier (A.), xiv, lxvii.
Richen (G.), xcm.
Rich(W. P.), lxvii, LXXXIII, cvm.
Richer (P. P.), xcvn.
Richter (A.), lxii.
Ricôme (H.), xxi, xxix.
Riddelsdell (H. J.), xcm.
Ridley (H. N.), xiv.
Rikli (M.), xiv.
Rimbach (A.), lxxiii.
Robertson (C), ni.
Robinson (B. L.), vi, xix, xxxiii,
xlvii, lxvii, lxxvii, lxxxvii.
Rogers (W. M.), xxv, xlvii.
Rolland (L.), xxvn, xxviii, civ.
Rosen (F.), xix.
Rosenvinge (L. K.), xxxi.
Ross (H.), vi.
Rottenbach (H.), xlvii.
Roux (J. A. A.), lxi.
Roux(N.), lvi.
Rouy (G.), lxxxiii.
Ruhland (W.), xcix.
Russel (W.), cvi.
Rydberg- (P. A.), xxv, lvi.
Sabransky (H.), xlvii.
Saccardo (P. A.), i, lix, lxiii.
Sadebeck (R.), xc.
Saida (K.), xlv.
Saint-Lager, xlix, lix, lxii.
Salmon (C. E.), vi, xxxm, lxxxiii.
{Bulletin bibliog7-aphique).
Salmon (E. S.), xv, xxm, xxxvr,
LVIII, LXXXIV.
Saltel, xlviii.
Sampaio(G.), xxxm, xcm.
Sanford (S. N. F.), xliii.
Sarg-ent (C. S.), xxxiv, lxxxiii.
Sarntheim (L. v.), vu, lxiii, lxxxv.
Sawa (S.), lxxi.
Schenck (H.), xli.
Scherffel (A.), xxm, lxxv.
Schertel (S.), xlv.
Schiffner (V.), en.
Schinz (H.), xlvii, cix.
Schlag-denhauffen (F.), n, LXXll.
Schlechter (R.), xiv.
Schlœsing (Th.), ix.
Schmid (B.), cv.
Schmidle (AV.), xvi, lvii, lxxxiv.
Schmidt (A. Th.), li.
Schmidt (W.), xc.
Schneg-g(H.), x.
Schonland (S.), xiv, xxxiv, lxxxiii.
vSchoute (J. C), cvi.
Schrenk (H. v.), xxxvii, lxxxvi.
Schrodt (J.), i.
Schroeder (A.), x.
Schroeter (C), xcvn.
Schulz (A.), L.
Schulze (H.), lxiv.
Schumann (K.), xcn.
Schvvabach (E.), Li.
Scofield (C. S.), lxxxvi.
Scott (D. II.), xvii.
Seckt (H.), l.
Selby (A. D.), xxi.
Serbinou (J. L.), cm.
Sernander (R.), vi.
Shaw (C. M.), LXXXVllI.
Shaw (E. L.), lxxxiii.
Shear (C. L.), lix, xcv.
Sheldon (J. L.), xiv.
Shibata (K.), x, lxxv.
Shoolbred (W . A.),lxxvi.
Shull (G. H.), vm.
Skottsberg (C), cix.
Slosson (M.), en.
vSmith (A. M.), xlviii.
Table des noms d'auteurs {Bulletin bibliographique).
CXXV
Smith (E. A.), xxi.
Smith (F. G.), I.
Smith (R. E.), lxxv.
Snow (L. M.), cxn.
Solereder (H.), xxv, lxxiii.
Snlms-Laubach (H. zu), xcix.
Sommier (S.), VI, Lxxxm.
Spegazzini (C), XIV.
Sperlich (A.), XXII.
Spiess (K. v), cvi.
Sprenger (C), LXVll, LXVIII.
Stâger (R.), lxiv.
Steinbrinck (C), x, xxi, LI.
Stephani (F".), ix, xv, xxvi.
Stephani-Perez (T. de), vin.
Sterckx (R.), lxxiii.
Sterneck(J. v.), LVI.
Stewart (F. C), xxvn.
Stilbee (F. H.), xvn.
Stolz(F.), xxiii.
Strasburger (E.), il, xxx, lxiv.
Streicher (O.), xc.
Sukatscheff(\V.), xliii, lxix, ci.
Svanlund (F.), LVI.
Svedelius (N.), ex.
Sydow (H.), lix.
Sydow (P.), lix.
Taliew (W.), lxxvii.
Tanfiljew (G. J.), xxviii, XLI.
Tansley (A. G.j, xliv.
Teodoresco (E. C), xvi.
Ternetz (C), XI.
Terracciano (A.), lxxii.
Terracciano (N.), lxviii.
Thaisz (L.), xxv, XLVll.
Thérèse (Princezzin), CIX.
Thiselton-Dyer (W. T.), xi, lxi,
LXX1V, XCVII.
Thomas (A. P. V.), xliv.
Thomas (P.), xxxi.
Thomas (V.), xcvn.
Thompson (H, S.), lxxxiii.
1 imberlake (H. G.), XII, lxxx.
Tischler (G.), xxu, lxi, xciii.
Tobler (F.), x, lxi.
Tobler (P.), xci.
Tompa (A.), lxiv.
Toni (de), ix.
Tordai (( r.), lxxxiii.
Torrcy (J. C), LXXXIX.
Tourlet (E. H.), en.
Trelease (W.), i.
Treub (M.), xcvm.
Trotter (A.), lxiv, lxx, lxxxvii,
xcvi.
Tschermak (E.), L, LI.
Tscherning (F. A.), xxvi.
Underwood (L. M.), CIX.
Urban (I.), XCIII.
Ursprung (A.), xi.
Vaccari (L.), vi.
Van Bambeke (C), xxviii.
Van Eosse (Mme Weber), xxxi.
Van Tieghem (Ph.), XXI, xxix,
XXXIV, XLIV, LI, LXV, LXXII, LXXIV,
LXXVII, LXXX, LXXXIII.
Vaniot (E.), v, xm, xxiv, xxv,
CVIII.
\'elenovsky (J.), xxv, xlvii.
Velten (C.), xxvi.
Verbist (A.), xcm.
Vestergren (T.), lix, xcv.
Vines (S. H.), xi, xlii.
Vladescu (M.), xiv, xv.
Vôchting (H.), lxv, xcix.
Vogler (P.), xcix.
Voglino (P.), lxx.
Volkens (G.), xiv, xv.
Vries (H. de), L, cvi.
Vuillemin (P.), xxiii, xxxvil, LXIl,
LXXXVI.
Waddel (C. H.), lxxxiii.
Wagner (J.), xxxiv.
Wagner (R.), vi, xliii.'
Waisbecker (A.), LVI, lxxvii.
Ward (H. M.), lxxxvii.
Warming (E.), XCVI.
Warnstorf (C), xxxv.
Webb (J. E.), lxxiv.
Webber (H. J.), xxu.
cxxvi
Table des noms d'auteurs {Bulletin bibliographique).
Weber (A.), lvi, lxxxiii.
Webster (H.), xvi, xlv, lxxxvi,
cm, cxn.
Weiss (F. E.), civ.
YVeisse (A.), lxxxvii.
West (G. S.), lxxviii.
West (W.), xlviii.
Wettstein (R. v.), lxxii.
Wheldon (J. A.), xciv, Cil.
White (C. A.), xcvm.
White (V. S.), lxix, cm.
Whitwell (W.), xxxi v.
Wiedersheim (W.), xcvm.
Wiesner (J.), lxxx.
Wig-ht (W. F.), xciv.
Wilcox (E. M.), LXXIV, LXXXIII.
Wilczek (E.), xxxn.
Wildeman (E. de), xxxiv, xcn.
Wildt (A.), lvi.
Williams (E. F.), vi, xv, lxxxiii.
Williams (F. N.), lxviii, lxxvii,
lxxxiii, xcvi, cvi.
Williams (R. S.), xxxv.
Wilson (A.), en.
Winkelmann (J.), cm.
Winkler(H.),Li.
Wisseling- (C. v.), lxxv.
Witte (H.), VI.
YVittmack (L.), xxn, lxil
YYolley Dod (A. H.), VI.
Wollmann, vi, cix.
Woodruffe-Peacock (E. A.), xxxiv.
Woods (A. F.), lxxxvii.
Worsdell (W. C), xi, xcvm.
Wulff (Th.), xxix, xxxiv.
Yabe (Y.), lxxvii.
Yapp (R. H.), lxxiv.
Yendo (K.), lxxviii, xcv.
Zacharias (E.), lxxx.
Zahlbruckner (A.), vu.
Zalenski (W.), lxxxix.
Zanfrognini (C), lxix, lxxxv.
Zawodny, II.
Zederbauer (E.), xxm, xxxi.
Zeiller (R.), lx.
Zeiske (M.), xix.
Zimmermann (A.), xr, xxx.
Zodda (G.), lxviii.
Zschacke (H.), xxvi, lxix.
TABLE ALPHABÉTIQUE DES NOMS DE PLANTES
(Les noms des espèces et genres nouveaux sont imprimés en caractères gras .
Abuta rufescens, 370.
ACANTHACÉES, 243, 250.
Acer pseudo-Platanus, 24.1.
Achyranthes arg-entea, 23.
^Esculus Hippocastanum, 241.
Adoxa Moschatellina, 284.
Ajuga reptans, 172.
Amarantus caudatus, 22.
Amphora excisa, 423 ; inflexa, 417 ;
pontica, 417; scabriuscula, 358.
Anamirta Cocculus, 370; madagas-
cariensis, 377.
Anastatica hierochuntina, 315, 318.
Anchusa italica, 58.
Anomodon apiculatus, 272 ; viticu-
losus, 26g, 271.
Anomospermum grandifolium, 370;
reticulatum, 376; Schomburkii,
37°-
Antirrhinum majus, 170.
Apocynées, 138, 248.
Aralia spinosa, 247.
Ardisia Hamiltonii, 356.
Aristolochiacées, 29.
Arundo Donax, 315, 316.
Asarum canadense, 29.
ASCLEPIADÉES, 142, 248.
Asclepias Cornuti, 143.
Atriplex portulacoides, 21.
Atropa Belladona, 54, 241.
Barbula fallax, 275 ; ruralis, 268, 269,
277; squarrosa, 268.
Barnadesia polyacantha, 306, 308.
BECCARINA Van Tieghem, 1 ; B. xi-
phostachya Van Tieghem, 5.
Bégonia, 244, 250.
Beta vulgaris, 21.
BISETARIA Van Tieghem, 44 ; B. Le-
comtei, 45.
BORRAGINÉES, 57.
Bovista abyssinica, 14; ammophila,
11 ; aspera, 14; bicolor, 14; fusca,
H-
Bovistella ammophila, 13; paludosa,
13; radicata, 13.
Brachymenium Martinicae Besche-
relle, 7 ; mnioides Bescherelle, 7.
Brackenridgea, 46, 203; B. albo-ser-
rata, 47 ; australiana, 46, 203 ;
fascicularis, 203; ferruginea, 475
Forbesii Van Tieghem, 46, 203 ;
Hookeri, 46, 203; nitida, 46, 203;
palustris, 46, 203; serrulata, 46,
203; zanguebarica, 46.
Broussonetia, 241, 243.
Brugmansia candida, 54.
Brunella grandiflora, 174.
Bryum pallens, 271, 277.
Burasaia madagascariensis, 376.
Calendula otficinalis, 306, 308.
Calluna vulgaris, 49.
Caloneis taurica Méreschkowsky,
420.
Campanula glauca, 178; pyramida-
lis, 242; rapuuculoides, 248; Tra-
chelium, 175.
Campaxulacees, 175, 241, 248, 250.
Camptothecium lutescens, 268.
CAMPTOURATEA Van Tieghem,
191 ; C. alaternifolia, 192 ; castanei-
cxxvm
Table alphabétique des noms de plantes.
folia, 192; iiicifolia, 192; persis-
tens, 192; revoluta, 192; semiser-
rata, 192.
CAMPYLOCHNELLA Van Tieghem,
183 ; C. angustifolia, 183 ; arenaria,
183; Tholloni Van Tieghem, 183.
CAMPYLOSPERMUM Van Tieghem,
40, 197; C. affine, 42; angulatunr,
197; angustifolium , 197; bor-
neense, 197 ; calophyllum, 42; Du-
parquetianum, 43 ; Dybovskianum
Van Tieghem, 197; elongatum,
43; Humbloti, 197; la;vigatum,
197; laxiflorum, 197; Mannii, 42,
43; obtusifolium, 197; sumatra-
num, 197.
Caprifoliacées, 283.
Capsella Bursa pastoris, 361.
Carduus argentatus, 306.
Carlina acaulis, 306.
Carthamus tinctorius, 307.
Castanea vesca, 27.
Catalpa, 243, 244.
Centaurea babylonica, 307 ; collina,
307 ; Cyanus, 307 ; hastifolia, 307 ;
Jacea, 305; muricata, 307; Picris,
307; ruthenica, 307; salmantica,
307; solstitialis, 307.
Centranthus ruber, 285.
Cephalanthus, 241, 243.
Cephalaria tatarica, 300,
Ceratites amœnus, 140.
Cerbera Manghas, 140.
CERCANTHEMUM Van Tieghem,
198; C. amplexicaule, 198; anceps,
198; dependens, 198; lanceolatum,
198; Sacleuxii Van Tieghem, 198.
CERGINIA Van Tieghem, 198 ; C. Tho-
reli Van Tieghem, 198.
Cerinthe major, 158.
Chsetoceros danicus, 423 ; teres, 423.
Chénopodiacées, 21.
Cirsium pycnocephalum, 306.
Cissampelos hexandra, 372; mauri-
tiana, 370; obovata, 369; Pareira,
^372> 375-
Chasmanthera strigosa, 377.
Chondrodendron tomentosum, 370.
Citrus Cedrata, 314, 318.
Cocculus carolinus, 372; Lseaba,
372; laurifolius, 370, 375; platy-
phyllus, 372 ; Thunbergii, 372, 374 ;
toxiferus, 378.
Coffea arabica, 280.
Composées, 248, 250, 303.
Conferva cirrosa, 326 ; fusca, 393 ;
intertexta, 326; pennata, 325, 388.
Conomitrium Dussianum Beschc-
relle, 6.
Convolvulacées, 60, 241.
Convolvulus althaeoides, 62; arven-
sis, 60, 62; Scammonia, 62.
Coula edulis, 221.
Croton pungens, 242, 243.
Crucianella latifolia, 283.
Crucifères, 248, 361.
Cryptostemma calendulaceum, 306.
Cucurbita Pepo, 180.
CUCURBITACÉES, 179, 242.
CUPULIFÈRES, 27.
Cuscuta major, 63.
Cyanothyrsus Ogea, 75; Soyauxii,
75-
Cynanchum acutum, 142.
Cynara Cardunculus, 306.
Cynoglossum officinale, 57.
Daniellia oblonga, 69 ; thurifera, 69.
Daphne, 243, 250.
Datura laevis, 150, 160; Stramo-
nium, 56, 150, 241; tatula, 150.
Dichondra argentea, 63; repens, 63.
DIOURATEA Van Tieghem, 188;
D. cardiosperma, 188 ; sculpta Van
Tieghem, 189; surinamensis, 189.
DIPHYLLANTHUS Van Tieghem,
199; D. corymbosus, 200; Dupar-
quetianus, 200.
DIPHYLLOPODIUM Van Tieghem,
200; D. Klainei Van Tieghem, 200;
Zenkeri, 200.
Diploneis Smithii, 319.
Diporidium androvinense, 126; ar-
boreum, 126 ; ardisioides, 127 ;
Table alphabétique
atropurpureum, 126, 181; cilia-
tum, 127; cordatum, 127; Decais-
nei, 127 ; emarginatum Van Tie-
ghem, 127; Humblotianum, 12') ;
inerme, 127; leucophlaeos, 126;
madagascariense, 126; Pcrvillea-
num, 127; pulchrum, 126; rufes-
cens, 127; Schimperi Van Tie-
ghem, 127 ; uniflorum Van Tie-
ghem, 126; Wallichii, 127; Wigh-
tianum, 127.
DIPOROCHNA Van Tieghem, 181 ;
D. Gilgii, 181; Hiernii Van Tie-
ghem, 1S1 ; latisepala Van Tie-
ghem, 181; membranacea, 181 5
paniculata Van Tieghem , 181;
rubescens Van Tieghem, 181.
Dipsacées, 300.
DISCLADIUM Van Tieghem, 125;
D. Bernieri, 125; comorense, 125;
lucidum, 125 ; mossambicence, 125;
nitidum, 125; obtusatum, 125;
squarrosum, 125.
Distichophyllum Dussii Bescherelle,
8; longipilum Bescherelle, 8.
Dodecatheon Meadia, 52.
Dorstenia maculata, 17.
Douglasia Vitaliana, 52.
Echallium Elatarium, 179.
Echium acutifolium, 112; aequale de
Coincy, 232; albicans, 109; altis-
simum, 66, 262; angustifolium,
215, 264; arenarium, 215; asperri-
mum, 66, 261,; Barattei de Coincy,
228 ; Boissieri, 109 ; calycinum,
263; clandestinum, 264; confusum,
220, 229; creticum, 1 1 1 ; decipiens,
230; dumosum de Coincy, 231;
elongatum, 66; flavum, 67, 107,
261; Eontanesii, 107; giganteum,
262; glomeratum, 109, 110; gran-
ditlorum, 259, 264; horridum, 258;
italicum, 66, m, 261, 262; La-
gascae, 109; modestum, 264, 265;
mogadorense, 218; nanum, 219;
petiolatum , 258 ; plantagineum,
des noms de piaules. cxzix
263; pomponium, 109, 262; py-
chnanthum, 216 ; pyramidale, 66;
pyramidatum, 66 ; pyrenaicum,
6(\ 261 ; Rauwolfii, 258; rossicum,
m; rubrum, 11 1; sabulicolum,
229; sericeum, 257; setosum, 220;
suffruticosum, 215; thyrsoideum,
112; trygorrhuum, 226; Valenti-
nura, 107 ; velutinum de Coincy,
260; violaceum, 263; vulgare,
261.
Elvasia, 205; E. calophyllea, 205, 208 ;
canescens, 205; essequibensis,
205; Hostmannia, 205; quinque-
loba, 205.
Encalypta streptocarpa, 268, 271,
277.
Eperua falcata, 96.
Ericacées, 48.
Eucladium verticillatum, 269, 274,
275, 278.
Eurhynchium prailongum, 274, 275 ;
striatulum, 271 ; striatum, 271 ; ve-
lutinum, 271, 274, 277.
Evernia furfuracea, 315, 316.
Eagus silvatica, 28.
Fedia cornucopioides, 285.
Ficus, 241, 243; F. carica, 16.
Fischerella ambigua, 291 ; major
Gomont, 299; muscicola, 291.
Fissidens bryoides, 271.
Forsythia suspensa, 168; viridissi-
ma, 167.
Gaillardia aristata, 305, 308.
Galeobdolon luteum, 171.
Galium Cruciata, 282 ; Mollugo, 282.
Gazania splendens, 306, 308.
Gentiana acaulis, 64.
Gentianées, 64, 241, 250.
Glœotrichia natans, 294; Pisum, 294.
Gnaphalium luteo-album, 315, 317;
undulatum, 306, 308.
Gomphia decorans, 37 ; stipulacea,
37; surinamensis, 189; Theo-
phrasta, 37, 193.
cxxx
Table alphabétique des noms de plantes.
Grimmia apocarpa, 268, 271, 275,
277; orbicularis, 268; pulvinata,
268, 269, 277.
Grindelia robusta, 308.
GYMNOURATELLA Van Tieghem,
193; G. pendula, 193.
Gyrosigma strigosum, 423.
Hapalosiphon arboreus, 297; intri-
catus, 296.
Hebenstreitia dentata, 171.
Helianthus annuus, 146, 306, 307.
Heliotropium grandiflorum, 58; pe-
ruvianum, 58.
HEMIOURATEA Van Tieghem, 190;
] I. pulchella, 190.
HETEROPORIDIUM Van Tieghem,
182; H. abyssinicum Van Tieghem,
182 ; arabicum Van Tieghem,
182.
Hodgkinsonia ovalifolia, 282.
Homalothecium sericeum, 269.
Hookeria Dussii Bescherelle, 9.
Hostmannia, 208 ; H. elvasioides, 206,
208 ; essequibensis, 208.
Hydrophyllées, 59.
Hylocomium triquetrum, 275, 278.
Hypnum cuspidatum, 274, 278 ; fili-
cinum, 275, 277, 278; molluscum,
268, 272, 274, 275; purum, 272,
275 ; Schreberi, 274, 278.
Ipomaea purpurea, 62, 243.
Isonandra, 241, 246.
Jacquinia ruscifolia, 349.
Jasminum nudiflorum, 169.
Knautia arvensis, 302.
Labiées, 171.
Lantana crocea, 175.
Ledum palustre, 48.
Lepidium sativum, 366.
Leptotrichum flexicaule, 268.
Leucobryum perangustum Besche-
relle, 6.
Leycesteria formosa, 283.
Ligusticum adonidifolium, 286; Mu-
tellina, 287.
Limnanthemum exaltatum, 64.
Lippia citriodora, 175, 241.
Lobelia Erinus, 178; inflata, 178;
Kalmii, 178; syphilitica, 178.
Lonicera sempervirens, 283.
Lorostelma Struthianthus, 144.
Luxembourgia Schwackeana, 289.
Lysimachia vulgaris, 52.
Madotheca platyphylla, 271, 277.
Malvacées, 244.
Mastigocladus laminosus, 295.
Mastogloia Gilberti, 422; trachyneis
Méreschkowsky, 421.
Matricaria Chamomilla, 308.
MÉLASTOMACÉES, 248.
MÉNISPERMACÉES, 369.
Menispermum canadense, 370.
Menyanthes trifoliata, 64.
Meum adonifolium, 255, 286; Mutel-
lina, 287.
MICROURATEA Van Tieghem, 190;
M. Glaziovi Van Tieghem, 191 ;
Weddelliana Van Tieghem, 191.
Mitragyne tubulosa, 282.
MONELASMUM Van Tieghem, 202;
M. flavum, 202 ; glaberrimum, 202 ;
macrocarpum, 202; reticulatum,
202; squamosum, 202.
Monotropa hypopitys, 50, 146; uni-
flora, 148.
Mutisia ilicifolia, 306, 307.
Myosotis palustris, 58.
Myrsine af ricana, 355, 357.
Myrsineacées, 349.
Myrtacées, 250.
Navicula arenicola, 422 ; cancellata,
323> 359; complanata,4i8; digito-
radiata, 422 ; fortis, 422 ; halophila,
422; Hennedyi, 320, 321; inflexa,
422; Libellus, 419; Lyra, 321;
pinnata, 322 ; reticulata Méresch-
kowsky, 417; salva, 322; scabri-
Table alphabétique des noms de plantes.
cxxxi
uscula, 358; scopulorum, 416;
semilunum, 422; spectabilis, 320,
321 ; spuria, 323.
Nemophila insignis, 5g.
Nerium Oleander, 138.
Nicandra physaloides, 54.
Nicotiana rustica, 150; Tabacum,
NOTOCAMPYLUM Van Tieghem,
199 ; N. Mannii, 199.
NOTOURATEA Van Tieghem, 191 ;
N. inundata, 191.
NVCTAGINÉES, 25.
Nyctago Jalapa, 25.
Ochna, 119; O. alboserrata, 47, 116;
angustifolia, 183; arborea, 115;
arenaria, 183; atropurpurea, 113;
cardiosperma, 188; coriacea Van
Tieghem, 120; davilliflora, 181;
dubia, 115, 120; ferruginea, 47,
116; fragrans Van Tieghem, 120;
gracilipes, 116; Griffoniana Van
Tieghem, 120 ; huillensis, 181 ;
inermis, 182; leptoclada, 116, 204;
Mannii Van Tieghem, 121 ; Mecho-
wiana, 116; multiflora, 113, 119,
120; ovata, n6; Palisoti Van
Tieghem, 120; parvifolia, 127;
pulchra, 124; stipulata, 37; Wel-
witschii, 116.
OCHNACÉES, 33, 113, 181.
OCHNELLA VanTieghem, 1 22; O. Af-
zelii, 122; alba Van Tieghem, 123;
Barteri VanTieghem, 122; Boivi-
niana, 122; brachypoda, 122;
Bûchneri Van Tieghem, 122; gra-
cilipes, 122; leptoclada, 122; mau-
ritiana, 122; Mechovviana, 122;
ovata, 122; punctulata Van Tie-
ghem, 123; pygmaea, 122; rhizo-
matosa VanTieghem, i23;tenuis
VanTieghem, 122; Welwitschii,
122.
CEnothéracées, 241.
Okedenia inflexa, 417; pontica, 417.
Olea europaea, 314, 317.
Oléacées, 167.
Ombellifères, 250.
Origanum Majorana, 314, 317.
Orthotrichum affine, 274; saxatile,
269, 277.
Ouratea, 36, 186; O. Candollei, 186;
cardiosperma, 36; cassinifolia, 186;
caudata, 186; coriacea, 202; den-
siilora, 202; Devvevrei, 202; Du-
parquetiana, 42; elliptica, 186;
erythrocalyx, 187 ; ûoribunda, 186;
gigantophylla, 37, 193; glauces-
cens, 186; grandiflora, 187; guia-
nensis, 186; lliklcbrandtii, 42; lae-
vis, 202; Lecomtei, 44; longifolia,
186; lucens, 187; membranacea,
186; nitida, 186; oliviformis, 37,
186; parviflora, 38, 190; pellucida,
202; polyantha, 186; salicifolia,
187; stipulacea, 38; stipulata, 36,
37; suaveolens, 186; subscandens,
189; Theophrasta, 193; Zenkeri,
200.
OURATELLA Van Tieghem, 193;
0. Finlayi Van Tieghem, 193;
Lherminieri Van Tieghem, 193;
mexicana, 193.
Pachygone domingensis, 370.
Parietaria officinalis, 15.
Paulownia imperialis, 171, 244.
Pénicillium glaucum, 97.
Peperomia blanda, 17; prostrata,
17-
Pepo macrocarpus, 180.
PERIBLEPHARIS VanTieghem, 289;
P. Schwackeana Van Tieghem,
291.
Periploca graxa, 142.
Phlomis pungens, 173.
Phœnix dactylifera, 316.
Phyllirea média, 169; angustifolia,
169.
Phyteuma hemispha;ricum, 248.
Phytolacca, 243, 250; Ph. decandra,
24; dioica, 24.
Phytolaccacées, 24.
cxxxn
Table alphabétique
Pilotrichidium Dussii Bescherelle, 9.
Pinnularia ambigua, 421, 422.
Piper nigrum, 17.
PipéracÉes, 17, 23g.
PLEURODIDGEA Van Tieghem, 203;
P. alboserrata, 204; ferruginea,
204 ; Lasti Van Tieghem, 204 ; zan-
guebarica, 203.
PLICOURATEA Van Tieghem, 189;
P. parviflora, 190; Planchoniana
Van Tieghem, 190.
POLYGONACÉES, 18, 250.
Polygonum Bistorta, 18.
POLYOURATEA Van Tieghem, 190;
P. hexasperma, 190'; polygyna,
190.
POLYTHECIUM Van Tieghem, 182;
P. Fischeri, 182; Humblotianum,
182; madagascariense, 1S2.
POROCHNA Van Tieghem, 124; P. An-
tunesii, 181; brunnescens, 181;
Hiernii Van Tieghem, 125; Hoff-
manni-Ottonis, 181 ; latisepalaVan
Tieghem, 125; membranacea, 124;
paniculata Van Tieghem, 125;
rubescens Van Tieghem, 124.
Primula acaulis, 51; Auricula, 50;
sinensis, 51.
Primulacées, 50.
Rauwolfia ochrosioides, 140.
RHABDOPHYLLUM Van Tieghem,
201 ; R. affine, 201 ; Arnoldianum,
202; calophyllum, 201 ; refractum,
201.
Rhaphidostegium tenuissimum Bes-
cherelle, 9.
Rhazya stricta, 140.
Rheum officinale, 20.
Rhynchostegium rusciforme, 276;
tenellum, 269, 272, 277, 278.
Rivularia angulosa, 294; Lens, 294.
Rubiacées, 280.
Rumex Hydrolapathum, 20.
Rudbeckia grandiflora, 146; laci-
niata, 146.
Rutidea parviflora, 282.
des noms de plantes.
Salicacées, 18.
Salix capraea, 18.
Salvia pratensis, 174.
Samolus Valerandi, 52.
Sarcocephalus cordatus, 282.
Scabiosa columbaria, 302.
Scolymus maculatus, 306, 308, 309.
SCROPHULARIACÉES, 169.
Senecio cruentus, 305.
Serratula tinctoria, 307.
Sesbania a-gyptiaca, 315, 317.
SETOURATEA Van Tieghem, 39;
S. Glazioviana Van Tieghem, 40;
stipulata, 39; tridentata Van Tie-
ghem, 39; Vellozii Van Tieghem,
40.
Silphium laciniatum, 146.
Solanacées, 53, 145, 248.
Solanum Dulcamara, 53, 56; glau-
cophyllum, 53, 56.
Specularia Spéculum, 178.
Spermosira litorea, 294.
Sphacelaria amphicarpa, 383; bipin-
nata Sauvageau, 329, 381, 393;
cervicornis, 326; cirrosa, 325, 381,
399, 4i5; fuscai 3-6> 393. 3995
Harveyana Sauvageau, 379; Hys-
trix, 326, 331; irregularis, 326;
japonica, 326; Lebelii, 381; pen-
nata, 326, 381 ; radicans, 328; re-
ticulata, 326; rhizophora, 326.
SPONGOPYRENA Van Tieghem, 200 ;
S. cyanescens Van Tieghem, 201 ;
elongatus, 201.
Sterculia, 241.
Stereophyllum Matoubae Besche-
relle, 11.
Stigonema hormoides, 298 ; muscico-
la, 291; tenue, 291; thermale,
291.
Strophanthus hispidus, 140.
Stypocaulon bipinnatum, 326, 381.
Succisa pratensis, 302.
Symphoricarpus racemosus, 284.
Symphytum officinale, 57.
Tagetes patula, 305.
Table alphabétique
Taxithelium thelidiellum Besche-
relle, 10.
Tecoma, 243, 250.
Tectona grandis, 175.
TETROURATEA Van Tieghem, 190;
T. Selloi, 190.
Thamnium alopecurum, 276, 278.
Theophrasta fusca, 357; Jussieui,
357-
Thevetia neriifolia, 140.
Thuidium abietinum, 272, 275, 277.
Tilia, 241.
Tinomitium petiolare, 369.
TRICHOURATEA Van Tieghem, 187;
T. brachyandra, 188; Gardneri Van
Tieghem, 188; nana, 188; nervosa,
188 ; oleifolia, 188 ; parvifolia, 188 ;
pubescens, 188; subvelutina, 188.
TRICHOVASELIA Van Tieghem, 208 ;
T. canescens Van Tieghem, 208.
des noms de plantes. cxxxm
Urticacées, 15.
Valeriana sibirica, 285; tripteris, 285.
Valérianées, 285.
Vallesia glabrata, 140.
VASELIAX an Tieghem, 208; T. quin-
queloba, 208.
Verbascum Thapsus, 169.
Verbena officinalis, 174.
Verbénacées, 174.
Veronica Chamaedrys, 170.
Viburnum Opulus, 241.
Vinca minor, 139.
Virecta carnea, 281.
Vitex Agnus-castus, 175.
Vitis vinifera, 315, 317.
Volkensteinia Theophrasta, 193.
Xeranthemum annuum, 306; cylin-
draceum, 305.
TABLE DES PLANCHES
PI. I. — Fischerella major Gomont 299
PI. II. — Diatomées de la Mer Noire 430
ERRATA
Page m, ligne 15, après achaines, ajoutes : grisâtres (3 mm. 1/2), à
carène et à ailes très proéminentes, tuberculeuses.
Page 192, lignes 9 à 13, au lieu de N. et N., lisez : C. et C.
Page 264, ajoutes en noie : \J Echium filautagineum remonte dans les
îles de la Manche jusqu'à Jersey et Guernesey.
Page 306, ligne 13, au lieu de Helianthemum annuum, lises : Heliantkus
ànnuus.
Paris. — J. Mersch, imp., .; bi . ... . de Chàtillon.
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